17 décembre 2018

La France et son armée

GSM

Écrit par Henri ROURE, le mardi 27 novembre 2018 (Envoyé par Trub)
 
Je ne crois ni aux hasards, ni aux coïncidences. Tout a un sens dès lors que les évènements émanent d’une même source. C’est bien sûr le cas en stratégie politique.
Si nous considérons plusieurs faits récents, apparemment indépendants les uns des autres, et si, avec un peu de réflexion et d’attention, nous essayons de leur trouver un ferment commun, nous sommes immédiatement amenés à nous interroger sur les calculs qui sous-tendent certaines actions du gouvernement. Un phénomène latent depuis quelques années vient de prendre une acuité toute particulière avec les dirigeants actuels : les Français ne se contentent plus des paroles issues du système politique traditionnel, ils analysent et ils jugent de la pertinence des décisions.
Désormais ils s’informent grâce aux réseaux sociaux, à internet et à une solidarité qui s’est créée en dehors des cheminements habituels et qui porte un nom : ras-le-bol ! Ils en tirent inévitablement des conclusions.
Dans un panorama d’insatisfaction nationale s’ajoutant à l’insécurité, nous pouvons nous interroger, aussi, sur le fond des relations entre le pouvoir et l’armée. Les forces armées sont les garantes de l’intégrité du territoire, de la défense de la population et des intérêts nationaux. C’est dire que leur mission est essentielle, régalienne, et doit les rendre intimes avec le peuple. Elles sont, d’ailleurs, constituées par des citoyens qui en sont issus. Dans le paysage politique présent il est bon de le rappeler.
Bien avant la révolte des gilets jaunes le président et ses soutiens ont montré à la fois une indifférence hautaine et une crainte inavouée du peuple. Ils persévèrent. Méconnaissant les gens-d’en-bas ils prennent des décisions à l’emporte-pièce, en cohérence avec leur idéologie européiste et mercantiliste, sans se soucier des conséquences sociales, parce qu’ils se sentent assurés de leur intelligence et donc de la qualité de leurs choix. Ils savent, cependant, probablement de manière encore confuse et en sous-estimant les conséquences possibles, qu’ils ne sont pas à l’abri de sévères remous, car leur politique ne sert pas la France indépendante alors que les Français restent toujours attachés à leur pays, à leur mode de vie, à la grandeur de leur histoire et à leur culture.
> Cette crainte a sans doute été confirmée par les actions des gilets jaunes. Cette arrogance va de pair avec une inquiétude. Ils prennent donc quelques précautions pour éviter un mouvement populaire puissant et structuré qui viendrait à mettre en péril la permanence de leur démarche politique. Mais nous pouvons douter de leur compréhension de la situation, donc de la justesse de leur réaction…
Une de leur appréhension, non-dite, serait que les armées sortent de leur neutralité en cas de crise majeure, contestant la globalité de la politique conduite. Cette méfiance est en soi une preuve supplémentaire d’une politique très sensiblement en contradiction avec un destin national indépendant. Ils ont à l’égard des militaires ce même regard qu’ils portent au peuple.
Ils additionnent, donc, des gestes et des décisions vers les armées qui visent à les affaiblir et à les décérébrer mais à les conserver aux ordres. Cette action de défiance complète le désir de ne pas développer un instrument de défense nationale, qui serait en contradiction avec leur idéologie.
> Dans cette ligne, le président émet l’idée d’une armée européenne, rejetant celle de patrie et montrant, à l’évidence, qu’il ignore pourquoi un soldat accepte de mourir.
La Défense est un monde qui lui échappe. Il constitue, par essence, un obstacle au supranationalisme financier. 
 
Aucun président, avant lui, n’a trouvé nécessaire de rappeler qu’il était chef des armées. Les militaires savent parfaitement que celui qui, seul, peut engager le feu nucléaire et décider d’une opération militaire est bien le responsable suprême. Nul n’est besoin de le clamer et de défier et humilier un chef d’état-major pour asseoir une autorité constitutionnelle. Pourtant il est surprenant que le président actuel réponde aux questions d’un journaliste, à bord du porte-avions Charles de Gaulle, tout juste sorti de sa grande visite, avec en fond de tableau un Rafale Marine, comme s’il voulait se mettre sous la protection de ces armées qu’il maltraite par ailleurs. De même en imaginant d’accorder aux grands responsables militaires parisiens une prime conséquente de très haute responsabilité, sachant pertinemment qu’ils sont les véritables chefs opérationnels des armées, alors que cadres et militaires du rang subissent toutes sortes de régressions sociales et financières et se heurtent, au quotidien, à des conditions de vie professionnelles et personnelles difficiles.
 
Les nantis sont censés être du côté du pouvoir ! Diviser pour régner et faire accepter une nouvelle baisse de capacité opérationnelle ?
L’attitude du chef de l’État n’est paradoxale qu’en apparence.
Simultanément le président - par l’intermédiaire de son ministre des comptes publics - rabote le budget de la défense de 400 millions d’euros, malgré la LPM, alors que la menace islamiste intérieure et extérieure est bien présente et que l’immigration musulmane ne cesse pas. Il essaie de dissocier la Nation et son armée, notamment, lors de la commémoration du centenaire de l’armistice de 1918, refusant, en outre, d’honorer les maréchaux qui ont conduit à la victoire l’armée de la nation et non-pas des civils que l’on avait armés. Et, tout récemment, en humiliant les Saint-Cyriens et, en fait tous les militaires, en faisant débaptiser la dernière promotion de l’Ecole Spéciale Militaire au prétexte que le parrain choisi, le général LOUSTAUNAU-LACAU - pourtant héros des deux guerres et de la Résistance, déporté par les nazis.- ne répondrait pas aux critères de la bien-pensance, à laquelle il voudrait se référer, et aux critères de ceux qui ont fait son élection. Il bafoue le contexte historique et la tradition d’une grande école qui a fourni à la France ses sauveurs, des présidents et un saint. En agissant ainsi c’est bien l’intimité du peuple et de son armée qu’il voudrait fracturer. Il affiche le même mépris des militaires que du peuple.
Nous pouvons dès lors nous interroger sur la finalité d’une politique générale qui vise à appliquer contre vents et marées les obligations supranationales du traité de Maastricht en s’opposant, notamment, aux revendications populaires, pour s’inclure dans des règles budgétaires inappropriées et à continuer, par petites touches, à résorber l’héritage gaullien d’une politique militaire indépendante.
La réponse va de soi : il faut tout faire pour réduire encore la souveraineté nationale pour mieux paraître, individuellement, dans la coterie mondialiste. D’ailleurs certaines idées sont étonnantes, sortes de ballons sondes ; mais qu’elles aient pu être émises donne la direction souhaitée par le pouvoir actuel : Partage de la direction de la dissuasion nucléaire avec un autre État, s’ajoutant à la proposition d’armée européenne, partage du siège permanent au conseil de sécurité…D’un personnage aussi complexe, élu grâce à une manipulation médiatico-financière, partenaire des plus fervents « mondialistes », il n’y aurait là rien d’étonnant.
 
Général (2S) Henri ROURE
Ancien officier des Troupes de Marine
27 novembre 2018

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14 décembre 2018

Mémoires et radotages (195) – Terrorisme à Strasbourg – Acquis des Gilets Jaunes


GSM

Écrit le 14 décembre 2018.
 
Ce matin, j’ai sauté de joie ! Ce terroriste de merde, auteur de l’attentat de Strasbourg, a été abattu… Enfin !
 
Il est vrai que quand on a appris qu’il avait disparu, plus le temps passait à le rechercher, plus je me disais que si l’auteur de cet attentat n’était pas retrouvé, c’est qu’il était peut-être téléguidé par le pouvoir afin de faire disparaître les gilets jaunes des écrans…
Mais bon, je pense que l’affaire est réglée sans plus de soupçons de machination encore plus machiavélique…
 
Bon, maintenant, concernant les gilets jaunes, ils ont obtenu pour les moins aisés d’entre eux, des aides (prime + augmentation mensuelle) assez substantielles, qui n’alimenteront pas l’inflation des prix ! C’est très bien ! Ceci dit cela augmentera très sensiblement les dépenses de l’état, donc fera augmenter les prélèvements sur tous les Français et en particulier, la classe moyenne… D’autre part, je sais bien que cet argent donné sous forme d’indemnité ne rapportera aucun droit à retraite supplémentaire ni bien entendu aucune cotisation complémentaires pour les organismes sociaux, ni impôts sur le revenu non plus… Et en plus, ce revenu complémentaire, dans les foyers qui en bénéficieront, ira on le sait bien en grande partie alimenter des dépenses de produits étrangers et des bénéfices capitalistes volatils…
 
Ce sont de bien mauvaises opérations surtout comme je l’ai déjà dit, en ce qui concerne l’exonération des heures sup, qui vont obérer l’embauche et ne rapporter ni droit sociaux supplémentaires  pour les salariés, ni ressources ni impôts sur le revenu supplémentaires pour les organismes sociaux et pour l’état…
 
Mais de toute façon Macron était obligé d’en passer par là ! A trop tirer sur la corde…
 
Mais rien ne change : Aucun effet du CICE sur l’embauche, aucun réinvestissement de l’ISF « libéré » dans l’économie… Il y a là beaucoup de milliards gaspillés qui auraient très bien pu financer ces dépenses à caractère social improvisées…
 
L’état va-t-il se résoudre à faire payer en France, les revenus gagnés en France, même s’il faut dénoncer quelques accords internationaux ineptes ?
Quand à des mesures pour créer des emplois, qui nécessiteraient des barrières douanières contraires à ces foutus traités européens et de l’OMC ???
 
Il ne faut pas rêver ! Le gouvernement actuel ne fera absolument rien et donc le marasme économique continuera !
 
Comme aussi continuera la prolifération des passages à l’acte des terroristes, que les droits de l’homme et internationaux nous « interdisent » de neutraliser tant qu’ils ne nous ont pas fait péter la gueule !!! Logique Bobo de ces pays soi disant démocratiques qui ne savent pas protéger leurs citoyens au nom de principes moraux idiots et d’intérêts financiers internationaux inhumains !
 

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25 novembre 2018

Lutte contre le terrorisme

GSM

Créé par autrui

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28 septembre 2018

Guillaume Roquette sur LCI - On ne fait rien contre le terrorisme

 

GSM

Guillaume Roquette - On ne fait rien contre le terrorisme

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04 septembre 2018

A POITIERS, IL N'Y AURA PLUS DE STATUE DE CHARLES MARTEL !

GSM

A POITIERS, IL N'Y AURA PLUS DE STATUE DE CHARLES MARTEL !
Mais un nouveau monument aux morts (chouhad)
 

La mosquée de Poitiers a été nommée « Pavés des martyrs » en l’honneur des musulmans tombés lors de la victoire de Charles Martel en 732 

 
Ecrit par Emilie Defresne — 7 juillet 2018
                     
C’est l’imam de cette mosquée qui l’explique sans aucune vergogne: Le « Pavé des Martyrs » c’est le nom qu’il a donné à la mosquée de Poitiers en l’honneur des envahisseurs musulmans stoppés en ce lieu-même par Charles Martel, ainsi que l’expose dans la vidéo ci-après, l’imam de l’édifice.
 
 La « bataille du Pavé des Martyrs », c’est le nom par lequel les historiens arabes désignent la bataille de Poitiers qui a vu la victoire en 732 du chef des Francs Charles Martel sur l’armée d’Abd er-Rahman, signant ainsi l’arrêt de leur progression vers le nord de la France et le début de la libération de l’Aquitaine et du Languedoc.
 
 « Nous voulons que ce centre soit une mosquée et un centre de rayonnement culturel », s’enorgueillit le frère-musulman Boubaker El-Hadj Amor. 
 
« Le but de ce centre est de créer les conditions d’une rencontre avec l’islam et parler de cette religion sainte et pour qu’il soit un centre de prédication. Inch’Allah. »
 
 A la place d’une statue du libérateurs de la France, c’est donc un monument à la gloire des envahisseurs qui est dressé en ce lieu mémorable.
 
 C’est dire si c’est bien en conquérant que l’Islam implante en France ses gigantesques complexes politico-culturo-religieux, avec la complicité, -ainsi que s’enorgueillit cet imam-, des autorités de la ville et de celles du ministère.
 
 Génération identitaire qui a été condamnée pour avoir protesté de l’édification d’une mosquée sur le lieu même de la victoire de Charles Martel, c’est confiée à Valeurs actuelles Jeudi 5 juillet 2018:
 
Génération identitaire dénonce « le double discours » de l’imam. 
 
 « Il est très radical et dans l’affrontement. Cette vidéo révèle le double jeu de l’UOIF et de l’islam politique, qui s’apparente à la taqîya et essaie de faire bonne figure dans les médias tout en développant un islam conquérant », confie son porte-parole Romain Espino, tout aussi scandalisé par le financement de cette « mosquée cathédrale » par « une puissance étrangère liée au modèle islamique » avec « la complicité des autorités».
 

Une mosquée financée par le Qatar

 

Dans la vidéo, l’imam de Poitiers depuis 1995 admet en effet avoir bénéficié de fonds étrangers pour poursuivre la construction de la mosquée, interrompue plusieurs années durant en raison d’un manque de financement par les fidèles locaux.
 
 « Ce que nous avons construit, c’est grâce à Dieu et avec l’aide de l’organisation “Qatar Charity” », admet-il.
 
 L’organisation caritative, « bras humanitaire de l’émirat à l’étranger », « est devenue au fil des ans l’un des relais du soft power de Doha dans le monde », écrivaient les journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot dans leur livre « Nos très chers émirs », publié en 2016.
 
 En plus de sa mission humanitaire, « l’autre domaine d’activité de Qatar Charity, c’est le prosélytisme religieux, notamment en Afrique… », ajoutaient-ils, précisant que « l’ONG soutient dans le monde entier des projets de mosquées, d’écoles coraniques et d’instituts de mémorisation du Coran. » Y compris en France.
 
 Le Qatar, dont le mufti officieux est Youssef al-Qaradawi, prédicateur égyptien antisémite, pro-terroriste et interdit de territoire français depuis 2012, investit le plus souvent dans des mosquées gérées par l’UOIF ou ses satellites, comme celle, gigantesque, de Mulhouse, financée à hauteur de 2 millions d’euros.
 
 Plus inquiétant, Qatar Charity a été accusée par les Etats-Unis, Israel et plusieurs pays du Golfe de soutenir le terrorisme.
 
 Selon des documents officiels, produits par la justice américaine, Oussama Ben Laden a utilisé l’organisation pour financer les activités criminelles de sa nébuleuse Al-Qaida dans les années 90.
 
 Des groupes djihadistes au sein de l’opposition syrienne ont aussi bénéficié de son soutien. Des djihadistes ont enfin opéré sous couverture de Qatar Charity au Mali, a révélé le Canard enchaîné.
 

Un projet encouragé par la mairie PS

 

Interrogé sur l’accord donné par les autorités politiques au projet, l’imam de Poitiers évoque le soutien personnel du maire PS, probablement Jacques Santrot.
 
« Bien sûr, le maire, grâce à Dieu, est mon collègue à l’université. Il a encouragé la construction de ce centre, et nous avons pu, grâce à Dieu, obtenir la licence, dit-il. Le problème est que la licence est de dix ans et a expiré en 2013. Mais, grâce à la relation de fraternité et d’amitié entre le maire et moi, il m’incite toujours à accélérer l’achèvement du projet. Que Dieu nous bénisse. Inch’Allah. »
 
 Son successeur socialiste Alain Claeys faisait lui partie des personnalités, qui ont soutenu l’imam et ses fidèles à la suite de l’occupation, en 2012, du chantier de la mosquée par des membres de Génération identitaire, opposés à sa construction.
 
 Des militants (dont cinq seront condamnés) avaient alors déroulé une banderole « 732, Génération Identitaire » sur le toit du bâtiment lors de cette opération symbolique destinée à lancer leur mouvement, qui dénonce depuis « l’islamisation » du pays.
 
 « Ils pestent un peu la haine, ils vivent il y a 13 siècles, ils vivent un peu dans la nostalgie de l’affrontement », avait osé à l’époque l’imam de Poitiers, traitant les activistes de « racistes ».
 
                                                               Qui est l’imam Boubaker El-Hadj Amor ?
 
Depuis le début, Boubaker El-Hadj Amor est le grand architecte de ce projet de Grande mosquée, bâtie sur un terrain de 7 000 m2 et dotée d’une salle de prière pour 700 fidèles et d’un minaret haut de 22 mètres, pour un coût global de plus de 3 million d’euros.
 
 Cet ingénieur en robotique de 61 ans, né en Tunisie et cadre de l’UOIF, devenue Musulmans de France en 2017, a mobilisé tous les réseaux de l’union islamiste, vitrine légale des Frères musulmans en France, pour participer à son financement.
 
Son argument pour les convaincre ? 
 
 « J’ai fait valoir l’histoire de Poitiers. Un lieu de culte et de paix  sur les ruines de la bataille de 732 : tout un symbole », leur a-t-il expliqué.
 

                        Un imam radical, pilier de l’UOIF

 

Celui qui a été vice-président de l’UOIF et président du conseil régional du culte musulman (CRCM) de Poitou-Charentes, a aussi enseigné à l’Institut européen de sciences humaines (IESH), en Seine-Saint-Denis, « un établissement d’enseignement supérieur privé spécialisé dans l’enseignement de la langue arabe, des sciences islamiques et l’apprentissage du Saint-Coran », fondé sous le patronage de l’UOIF.
 
 Le tout premier établissement, installé à Château-Chinon, stipendié par le Qatar, avait accueilli le théologien radical Youssef al-Qaradawi, qualifié même… d’« éminent savant » sur son site.
 
 S’il professe en public un message de « fraternité », Boubaker El-Hadj Amor applique à la lettre le discours radical de l’UOIF.
 
 A propos de la loi limitant le port de signes religieux à l’école, dont le voile islamique, il déclarait en 2004 : 
 
« Nous considérons que c’est une loi injuste, mais la loi est là, il faut faire avec, il faudra attendre que la mentalité globale de la communauté française évolue vers l’acceptation du fait de la visibilité de l’Islam plus que ce qu’elle n’est aujourd’hui… »
 
  Dix ans plus tard, il s’opposait à la diffusion d’un fascicule par le rectorat sur « la prévention de la radicalisation en milieu scolaire ».
 
Mais le Conseil constitutionnel impose l’application de la fraternité à sens unique: de la part des envahis au bénéfice de leurs envahisseurs.
 
Sur le compte Facebook de la Grande mosquée de Poitiers, des photos montrent aussi des fillettes couvertes d’un hidjab, et un message fait la promotion d’une « grande journée de conférence » à Poitiers, à laquelle ont été invités « plusieurs conférenciers de renommée », parmi lesquels Hassan Iquioussen, prêcheur antisémite de l’UOIF, pour qui les attentats sont de « faux problèmes » et « les traîtres » à l’islam méritent « 12 balles dans la tête », mais aussi Hani Ramadan, frère de Tariq Ramadan et prédicateur radical, complotiste et anti-israélien, favorable à la charia et interdit de séjour sur le territoire français depuis avril 2017, dont la conférence ce jour-là était intitulée « l’islam, religion de paix et de tolérance »…
 
 
Les descendants chrétiens de Charles Martel ont été lourdement condamnés, tandis qu’à la place d’une statue du vainqueur-libérateur, se dresse aujourd’hui la revanche des vaincus islamiques avec la complicité des autorités du Régime.


21 août 2018

La guerre est commencée

GSM

Écrit le 2 février 2015.
 
Pour qui ne s’en serait pas aperçu, la guerre est commencée. La guerre contre le terrorisme djihadiste.
« Mais où est-elle ? » se disent certains. Elle est partout autour de nous. Au stade du recrutement, avant l’endoctrinement et le passage à l’acte. Pour recruter, il suffit à l’ennemi d’intéresser les proies potentielles. Un peu de bonhomie, un peu de propos apaisants et chaleureux, un peu de dénigrement du modèle occidental et pourquoi pas, comme je viens de le voir ce matin sur internet, se draper dans une tendance islamiste modérée quitte à se faire passer pour un chiite, alors que, comme chacun sait, le terrorisme a germé dans les plus salafistes des sunnites… Se faire passer pour chiite est alors un masque rassurant, permettant de mettre en confiance le lectorat le plus influençable… Il y a tant d'autres formes de racolage à venir ; les responsables marketing du terrorisme islamique ne sont pas à court d'idées...
 
Alors, aujourd’hui, je suis content ! Je viens de faire un signalement au ministère de l’intérieur.
J’encourage tous ceux qui en auraient l’occasion, à faire leur devoir citoyen…
J’entends déjà ceux qui hurleront à la délation et feront des comparaisons oiseuses avec la période de l’occupation…
Il ne s’agit pas de dénoncer des Français en collaborant avec l’ennemi, mais tout au contraire de dénoncer des ennemis en aidant notre pays, c'est-à-dire nous-mêmes… C’est totalement l’inverse !
 
Il est essentiel de ne pas signaler tout et n’importe quoi et de s’assurer d’abord que le site a des relents de racolage islamiste, ce qui n’a rien à voir avec un site où seule la religion serait abordée de manière paisible…
 
Cette guerre nous concerne tous. C’est par l’union de tous les Français ( disons une grande majorité serait plus pragmatique), que nous éradiquerons cette menace dont nous ne percevons que les prémices. Ne la laissons pas se développer impunément, car demain nous le regretterions.
 
La guerre est commencée.
 

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12 août 2018

Mémoire et radotages (25) - La planche pourrie Turque, la connerie de l’UE

GSMEcrit le 17 décembre 2015

Malgré l'attentat qu'a subi la Turquie, le positionnement de ce pays, n’est toujours pas clair. C’est le moins que l’on puisse dire !
Depuis longtemps, la Turquie affiche une complaisance certaine et avérée vis-à-vis des organisations terroristes opérant en Syrie (pays frontalier) et en Irak.
 
Cela va en réalité beaucoup plus loin. Taxes, rançons, ventes d’œuvres d’art… l’état islamique se finance de différentes manières et beaucoup des chemins qui profitent à Daesh, en finances, en armes, en effectifs, passent par Istanbul, à commencer par la contrebande de pétrole.
Le gouvernement turc était soupçonné de tolérer la concrétisation des transactions de pétrole volé par l’EI en Syrie et en Irak… De nombreux journalistes indépendants, qui enquêtaient sur les collusions possibles entre l’état turc et Daesh, ont d’ailleurs été emprisonnés ou tués…
La preuve officielle du double jeu mené par Ankara a été apportée, lors du fameux raid mené par les forces spéciales américaines conte Abou Sayyaf en Syrie en mai dernier. Ce dernier, tué lors du raid, était l’une des principales figures de l’EI et faisait office de ministre des finances.
Les documents trouvés lors de l’opération, montrent clairement qu’il était en relation directe avec des officiels turc.
Abou Sayyaf avait notamment pour mission, la vente au profit de Daesh, sur le marché noir, de pétrole et de gaz, ce qui représentait des revenus pouvant atteindre 10 millions de dollars par jour ! Les documents saisis révèlent de façon indéniable les liens existants entre la Turquie et Daesh…
On sait que cette contrebande est une des sources principales de financement de l’Etat Islamique. On sait aussi que si le gouvernement turc fermait ses frontières avec la Syrie, Daeh serait rapidement étouffé financièrement…
 
Par ailleurs, le véritable rôle de la Turquie dans le conflit est remis en question par le bilan des opérations militaires. Si depuis son pseudo ralliement officiel à la coalition internationale à l’été 2015, l’armée turque a mené quelques frappes contre des positions sans importance de l’EI, elle en a surtout profité pour cibler les combattants du PKK, c'est-à-dire les troupes Kurdes qui, eux, se battent bien contre Daesh…
 
Dans la région, tout le monde sait qu’il suffirait de libérer les forces actuellement mobilisées face aux troupes turques, principalement Kurdes de l’YPG (parti de l’union démocratique) en Syrie et du PKK (parti des travailleurs du Kurdistan) en Irak. Celles-ci sont actuellement les principales forces combattant Daesh sur le terrain. La Turquie, par son attitude amoindrit  ainsi l’action contre Daesh, en divisant les forces Kurdes…
 
C’est sans compter sur les positions officielles d’Erdogan… En août dernier, l’YPG revigoré par ses victoires de Kobané et de Girê Spî, était sur le point de reconquérir Jarabus, la dernière ville sous contrôle de Daesh sur la frontière turque et point de ravitaillement essentiel pour sa capitale Raqqa, en armes, matériel et recrues. Une fois Jarabus reprise, la chute de Raqqa aurait été inévitable… Mais le président turc a réagi en déclarant que Jarabus constituait une ligne rouge : Si les Kurdes attaquaient, l’armée turque interviendrait contre l’YPG…
 
La ville reste à ce jour aux mains des terroristes, de facto sous protection militaire turque…
 
En outre, c’est avec l’appui des services de renseignement turcs que des milliers de turcs radicalisés ont été recrutés dans les camps de Daesh, que des camps d’entraînement ont été dressés et que des hôpitaux les ont accueillis…
 
Enfin, quant aux armes achetées par l’Arabie Saoudite et par le Qatar, une grande partie a été acheminée vers la Turquie pour être remise à l’Etat Islamique…
 
La Turquie est une planche pourrie qui profite de son appartenance à l’OTAN pour perpétrer ses mauvais coups…
 
Ceci dit, les dirigeants occidentaux, sont bien inconscients de ne pas exclure la Turquie de l’OTAN, de vouloir poursuivre les négociations d’adhésion des turcs à l’EU, de continuer à vendre des armes aux pays du golfe…

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14 juillet 2018

Quelques 14 juillet...

GSM

Histoire de France – Vive le 14 juillet 2009

 

Mémoires et radotages (55) – 14 juillet 2016

 

14 Juillet 2014

Aujourd'hui, ça a été, même bien.
 
J'ai regardé le défilé à la télé.

 

Mal organisé, mauvaise sélection de troupes, mauvaise synchro des musiques, mal filmé, mal commenté, mauvaises images numériques, mais sinon, ça distrait.
Très content de voir toutes ces délégations de nations qui ont défilé avec nous. Mais elles avaient l'air complètement larguées, voire même abandonnées, comme l'étaient les ministres invités. Quand on invite, on met en valeur, on remercie, on chauffe l'ambiance, normalement...
Enfin, ça va, je m'en contente.
 
 
Ensuite le tour de France. Étape 10 : Mulhouse -La planche des belles filles.
J'étais comme avec eux. Pas avec Gallopin, pas avec Nibali, Contador ou qui que ce soit en particulier. Non ! J'étais avec eux, je souffrais avec eux, je pleurais avec eux, je souriais avec eux.
J'étais dans une sorte d'action immobile. Et ça m'a bien plu d'être sur une autre planète : La planète des gens qui vont de l'avant, le nez dans le guidon, la volonté d'atteindre un objectif pour tout bagage et qui l'atteignent...
 
Aujourd'hui fut, dans ma vie de retraité, comme une journée de vacances...
 

 

Et cette année, à quoi aurons-nous droit ?

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12 juillet 2018

Comment traiter les djihadistes Français


GSM

Le quotidien américain The Wall Street Journal révèle comment les forces spéciales françaises recrutent des soldats irakiens dans le but de tuer des ressortissants français membres de l’État islamique à Mossoul. L’objectif : éviter à tout prix le retour des djihadistes en France. 
 
Ecrit par Tamer El-Ghobashy, Maria Abi-Habib et Benoit Faucon, dans The Wall Street Journal le  29 mai 2017 
 
Depuis des mois, les forces spéciales françaises font appel à des militaires irakiens pour traquer et éliminer des ressortissants français membres de la hiérarchie de Daech, selon des sources irakiennes et des responsables français, dont certains sont encore en activité. Les officiers irakiens qui commandent les opérations à Mossoul affirment que les forces spéciales françaises ont fourni aux unités irakiennes spécialisées dans la lutte antiterroriste les noms et les portraits de près d’une trentaine d’hommes identifiés comme des cibles prioritaires. Un nombre, pour l’heure inconnu, de ressortissants français ont été tués par l’artillerie et les forces terrestres irakiennes, assure-t-on de même source, grâce à des coordonnées et d’autres informations transmises par les Français.
 
Cette opération secrète a pour objectif de garantir que les ressortissants français ayant fait allégeance à l’État islamique ne reviennent jamais en France pour y perpétrer des attentats, nous ont confié deux sources proches du ministère français des Affaires étrangères. La France a été frappée par plusieurs attentats meurtriers inspirés par Daech ou commandités depuis les fiefs des militants au Moyen-Orient, y compris ceux de novembre 2015. 
 
Pas d’implication directe des forces françaises
 
Une porte-parole du ministre français de la Défense s’est refusée à tout commentaire sur l’opération. “Les forces françaises travaillent en étroite coopération avec leurs partenaires irakiens et internationaux, a-t-elle déclaré, quelles que soient les origines nationales”, faisant référence aux 1 200 militaires français qui aident les forces irakiennes à reprendre Mossoul.
 
Les forces spéciales françaises ne s’impliquent pas directement – la France a aboli la peine de mort –, se contentant d’orienter les combattants irakiens vers les Français membres de Daech, laissent entendre nos deux sources en relation avec le gouvernement français.
 
Un haut responsable de la police irakienne a montré au Wall Street Journal une liste contenant les noms de vingt-sept personnes censées appartenir à l’État islamique et recherchées par Paris, accompagnée de la photo de cinq d’entre elles. Les forces spéciales françaises ont commencé à faire circuler ce document au début de l’offensive sur Mossoul, l’an dernier. Il est mis à jour au fur et à mesure que ces hommes sont éliminés, nous a expliqué ce responsable.
 
L’un d’entre eux était identifié sous le nom de “Badouch”, et le document précisait qu’il avait été vu, en juillet 2016, au volant d’une Kia blanche dans le nord de Mossoul, vêtu d’une tenue traditionnelle irakienne. Plusieurs des noms sont des alias qui soulignent qu’ils sont venus de France – Abou Ismaël Al-Fransi et Abou Souleïmane Al-Fransi — ou de Belgique, dont étaient originaires certains des auteurs des attentats de Paris. Le ministre belge de la Défense s’est lui aussi refusé à tout commentaire. 
 
Bagdad nie les assassinats
 
La France n’est pas équipée de drones armés. Par conséquent, Paris a envoyé ses unités d’élite à Mossoul afin de repérer les militants français, précise un spécialiste occidental de la sécurité.
 
Une quarantaine de membres des forces spéciales françaises auraient déployé des outils de collecte de renseignements ultramodernes, comme des drones de surveillance et des systèmes d’interception des communications, afin d’aider à localiser les militants, nous a-t-on dit de source tant irakienne que française. “Ils se chargent d’eux là-bas parce qu’ils ne veulent pas avoir à le faire chez eux, commente un officier irakien directement impliqué dans la coordination avec les forces spéciales françaises. C’est leur devoir. Et c’est logique. C’est en France qu’ont eu lieu les attentats les plus meurtriers à l’étranger.” 
 
À Bagdad, on indique toutefois que l’armée irakienne ne participe pas aux assassinats clandestins de combattants de Daech, et que si l’information était avérée elle pourrait entraîner l’ouverture d’une enquête. 
 
1 700 Français dans les rangs de l’EI 
 
Un porte-parole du ministère de la Justice irakien a refusé de dire si le gouvernement détenait des combattants de l’État islamique. Selon les militaires irakiens, la plupart des djihadistes se battent jusqu’à la mort. Une source française proche du dossier explique : 
 
S’ils sont vivants, en prison, après s’être rendus, ils seront exécutés. En Irak c’est la peine de mort pour les membres de l’État islamique. Et la France n’interviendra pas. C’est une solution plutôt pratique.” 
 
Mille sept cents Français auraient rejoint les rangs de l’État islamique en Irak et en Syrie, selon le Soufan Group, une organisation basée à New York et spécialisée dans l’extrémisme. Le gouvernement français estime que des centaines d’entre eux sont morts au combat ou rentrés en France. D’autres pays occidentaux sont en possession des noms de leurs ressortissants ayant prêté allégeance à Daech. Mais seule la France se mobilise pour les traquer à Mossoul, expliquent des officiers irakiens. 
 
“Peu de cadre légal”
 
La France a débattu de la légalité de s’attaquer à ses propres citoyens au moment de rejoindre la campagne de bombardement américaine en Syrie à l’automne 2015. Lors d’une frappe aérienne en octobre cette année qui aurait tué des djihadistes français près de Raqqa, le gouvernement a coupé court aux critiques en citant un article de la charte des Nations unies qui autorise le recours à la force en cas de “légitime défense”.
 
Le droit français et la Constitution offrent peu de protection aux citoyens qui prennent les armes contre le gouvernement, explique Michel Verpeaux, professeur de droit constitutionnel à l’université Panthéon-Sorbonne, à Paris. “Les Français ne se battent pas contre un État mais contre un groupe armé, poursuit-il. C’est une situation très floue avec peu de cadre légal.” 
 
La France souhaitait déchoir de leur nationalité les Français partis combattre avec Daech pour les empêcher de remettre les pieds sur le sol français, une mesure déjà mise en place au Royaume-Uni, mais cette proposition n’avait pas fait l’unanimité.
 
Selon deux officiers irakiens, des dizaines de djihadistes français ont été tués au cours de la bataille de Mossoul. Cette offensive qui dure depuis sept mois, menée par les forces irakiennes et la coalition internationale, est sur le point de déloger les derniers combattants de l’État islamique de la partie ouest de Mossoul, leur dernière place forte en Irak.
 
Les forces spéciales françaises circulent souvent dans Mossoul sans être accompagnées par des militaires irakiens. Elles fouillent les maisons abandonnées par des combattants étrangers, ainsi que des centres de commandement, pour trouver des preuves matérielles ou des documents qui font le lien entre leurs ressortissants et l’État islamique, selon deux agents irakiens de lutte contre le terrorisme.
 
En avril, les forces spéciales françaises ont fait une descente dans un centre médical près de l’université de Mossoul, où ils ont contrôlé l’identité des blessés pour la comparer à la liste des Français qui se battent pour l’État islamique. Les forces françaises, qui portent souvent des uniformes irakiens et conduisent des véhicules portant les insignes militaires irakiens, se préoccupent particulièrement des spécialistes des armes chimiques qui travaillent sur le campus, selon un haut responsable de l’armée irakienne qui coopère avec la France.
 
L’université de Mossoul était un quartier général de l’État islamique jusqu’à ce que les forces irakiennes ne reprennent le site, en janvier, selon ce chef militaire. 
 
Collecte de preuves
 
Les forces spéciales françaises ont une équipe médico-légale qui collecte des preuves matérielles – des échantillons de tissus et d’os prélevés sur les morts et les blessés, ainsi que des gobelets et des ustensiles usagés – afin de trouver des traces d’ADN qui correspondent aux hommes recherchés, selon des responsables irakiens et français.
 
Cette équipe a notamment collecté des échantillons osseux sur un combattant mort pour comparer son ADN à la base de données des Français soupçonnés d’avoir rejoint l’État islamique, selon l’ancien conseiller des affaires étrangères à l’Élysée.
 
En janvier, quatre membres des forces spéciales ont fait du porte-à-porte dans le quartier. Deux des soldats contrôlaient l’identité des habitants pendant que les deux autres montaient la garde. “Ils ont leurs propres cibles”, a précisé un agent de lutte contre le terrorisme en voyant la scène.
 
Depuis quelque temps, les forces spéciales françaises concentrent leur énergie sur l’hôpital Al-Jamhuri, un grand complexe situé dans la vieille ville de Mossoul, d’après deux militaires irakiens qui ont travaillé avec elles. La médina, un dédale de rues et d’allées densément peuplées, compte de très nombreux commerces et reste le dernier quartier de Mossoul sous contrôle de l’État islamique.
 
L’armée française soupçonne que les derniers hauts responsables de l’État islamique, dont plusieurs Français, sont retranchés dans l’hôpital.
 
Note de Zalandeau : En fait, l'état Français devrait envoyer tous les djihadistes Français en Irak, puisque là-bas, on peut juridiquement s'en débarrasser sans contraintes juridique.

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10 juillet 2018

L'armée infiltrée par la cinquième colonne

 

GSM

 

La présence croissante de musulmans au sein de l’armée suscite l’inquiétude

Selon un récent article du Canard Enchaîné, cité par Le Salon Beige, la présence croissante de soldats de confession musulmane au sein de l’armée française serait un véritable sujet d’inquiétude au sein des états-majors.
 
D’après une source militaire citée dans l’encadré, « les chefs de corps ont reçu une note pour leur demander de veiller au grain et d’indiquer tout signe de radicalisation ». Aussi, quelques recrues auraient d’ores et déjà été mises à l’écart. Outre le risque qu’un militaire engagé dans l’opération Sentinelle (protection du territoire national) ne retourne son arme contre la foule ou ses camarades, l’inquiétude plane également sur les anciens soldats, qui pourraient, une fois retournés à la vie civile, se radicaliser et rejoindre les rangs de l’État islamique. « Un phénomène non mesurable mais qui pourrait avoir déjà touché plusieurs dizaines d’ex-militaires aguerris », précise le Canard.
 
 
Si l’on en croit une enquête menée par Christophe Bertossi, de l’Institut français des relations internationales (IFRI), les effectifs de l’Armée française comptent entre 10 et 20 % de soldats musulmans en 2005, pour la plupart d’origine maghrébine. D’après Olivier Roy, politologue spécialiste de l’islam, il y aurait près de 10 % de musulmans sous l’uniforme. « Il suffit de compter le nombre d’aumôniers musulmans pour s’en rendre compte », expliquait-il au Monde des Religions en mars 2015.
 
La France étant engagée sur de nombreux théâtres contre des groupes islamistes, ce constat a de quoi soulever des questionnements quant à leur loyauté. D’autant que les exemples de tensions voire de mutinerie existent.
 
En 1990, un rapport remis par le colonel Yves Biville, chef du Centre d’études sur la sélection du personnel de l’armée de terre (Cespat), au ministre de la défense de l’époque, Jean-Pierre Chevènement, note « l’attitude intransigeante et revendicative tournant à la provocation » de certains JFOM (jeunes Français d’origine maghrébine). Évoquant « la surdélinquance au sein même de leur régiment », le rapport cité par Le Monde Diplomatique explique en outre que « les JFOM commettent 3,5 fois plus de désertions, 6 fois plus de refus d’obéissance, 6 fois plus d’outrages à supérieurs et 8 fois plus d’insoumission ». 
 
En 1999, sur le porte-avions Foch, le journal communiste L’Humanité rapporte qu’une soixantaine d’engagés volontaires musulmans ont pris en otage leur officier pour protester contre une punition collective. Cette sanction aurait été infligée à la suite d’une rebellion survenue alors que des Super-Étendards avaient frappé le Kosovo, considéré par les recrues musulmanes comme un sanctuaire islamique.
 
Récemment encore, en 2009, l’état-major a reconnu, auprès de Libération, que « moins de cinq » engagés volontaires de l’armée de terre (EVAT) ont exprimé, en 2008, le souhait de ne pas partir en opérations extérieures « pour des raisons confessionnelles ». Il s’agissait de jeunes musulmans ne souhaitant pas combattre d’autres musulmans en Afghanistan. « Ces cas sont rarissimes (moins de 0,01% des engagés) mais ils existent », précise Jean-Dominique Merchet.
 
En 1996, après l’abandon de la conscription par Jacques Chirac, l’armée s’est retrouvée confrontée à des besoins de recrutement et a dû élaborer des stratégies pour séduire également les « minorités visibles » que sont les femmes mais aussi les personnes d’origine étrangère. Depuis, leur nombre ne cesse d’augmenter, au point qu’en 2006, l’institution militaire a dû instaurer une aumônerie musulmane.
 
Aujourd’hui, au regard de cette croissance et des antécédents précités, la question de leur loyauté peut effectivement être posée, à l’heure où 300 musulmans (sur un équipage de 3 000) sont engagés à bord du porte-avions Charles de Gaulle au Moyen Orient.

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