22 janvier 2020

La marche tranquille de l'islamisme

GSM


Paris Match | Publié le 19/01/2020 à 08h55 |Mis à jour le 19/01/2020 à 10h50
 
 
Dans de multiples cités, les salafistes prennent peu à peu possession des rues, des commerces, des écoles... Sous l’oeil inquiet de nombreux musulmans.
 
Le groupe scolaire s’appelle Al-Andalus, du nom donné à la péninsule ibérique sous domination musulmane. C’est aussi le nom qu’Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) a choisi pour sa filiale de communication sur Internet. Cette école privée à Saint-Denis, sous la direction de l’association du Centre d’enseignement génération avenir (Cega), est gérée par Mustapha Halloumi. L’imam salafiste, « défavorablement connu » des services de renseignement, a été écarté de sa mosquée, en 2012, par la mairie d’Epinay. Quatre ans plus tard, l’Education nationale lui a délivré un agrément… Il est 16 h 30, les élèves commencent à sortir. Des fillettes voilées courent vers des pères barbus. Ce n’est pas leur barbe – épaisse, longue, parfois teinte au henné – ni leur qamis, longue tunique traditionnelle affectionnée par les salafistes, qui inquiètent le plus, mais leur nombre : « Quand on ne voit plus les mères, c’est qu’il y a un problème d’intégrisme radical », nous explique-t-on.
 
 
C’est cette islamisation des ghettos urbains, cette « conquête » de l’islam par l’islamisme que dénonce Bernard Rougier, professeur à la Sorbonne-Nouvelle et directeur du Centre des études arabes et orientales (CEAO), dans « Les territoires conquis de l’islamisme » (éd. Puf). « Dans certaines cités, on ne fume plus dans les rues, dénonce une habitante de Saint-Denis. Plus jamais les femmes ne discutent entre elles en bas des immeubles. Les couples ne se tiennent plus la main. On n’entend plus de musique… » Les habitants se retrouvent quasi prisonniers de la « umma », la communauté musulmane. A Trappes, toutes les boucheries sont halal. Même constat dans le quartier de la cité de la Rose-des-Vents, à Aulnay-sous-Bois. Ce mardi 31 décembre, jour de marché, les températures sont glaciales, le ciel bleu vif et les femmes voilées. Quelques-unes disparaissent sous le djilbab, qui montre juste leur visage. Dans des effluves de menthe et d’agrumes, les allées sont bordées de stands de vêtements amples, de voiles islamiques et de livres religieux. Des hommes fument devant des bars bondés. A l’intérieur, pas de femme. « L’accès ne leur est pas interdit, dira une Aulnaysienne, mais ici on pense que les femmes n’ont rien à faire dans un café ! »
 
 
Rougier explique : « Dans les années 1980 et 1990, le monde musulman a connu une révolution silencieuse avec le triomphe d’une version salafiste de l’islam […]. Puis celle-ci s’est exportée. » En France, notamment, où de nombreux militants du Groupe islamique armé (GIA) algérien se sont réfugiés. Aujourd’hui, sur les quelque 4 millions de musulmans français fidèles, environ 50 000 adhéreraient à cette mouvance qui développe une approche littéraliste du Coran. Parmi eux, 12 000 seraient des intégristes virulents : ils n’étaient que 5 000 en 2004. Discrètement, à la fin des années 1990, le salafisme s’est enraciné, a dicté ses règles, avec les notions de pur et d’impur, de légal (halal) et d’illégal (haram). Des quartiers populaires, déjà fragiles, se sont transformés en enclaves militantes, l’Etat a déserté, les solidarités anciennes se sont volatilisées. « Les milieux salafistes ou apparentés ont pris en charge les mécanismes de sociabilité longtemps structurés par le Parti communiste », écrit Rougier. Des religieux jouent le rôle de « grands frères », conseillers, banquiers, référents. Et, comme à la grande mosquée de Sarcelles, limogent manu militari les réfractaires, souvent âgés. Leurs proies : des jeunes oisifs, sans emploi, en rupture scolaire et sociale, parfois délinquants.
Noam Anouar* est un ancien policier du renseignement territorial en Seine-Saint-Denis. Pendant dix ans, il a alerté sa hiérarchie sur la « montée spectaculaire et progressive du salafisme » dans le département, précisant que « la plupart de ses adeptes sont pacifistes. […] Mais le salafisme exècre toute collaboration avec une autorité autre que théologique. Ses adeptes excluent la moindre forme d’expression républicaine, du vote lors des élections à la scolarisation des enfants dans le public… »
 
Des prêches enregistrés par des cheikhs étrangers alimentent les réseaux sociaux. Il y aurait encore plus d’une centaine de mosquées salafistes en France. Certaines, équipées de brouilleurs pour déjouer les écoutes. Cette année, l’imam de Champigny a encouragé le viol conjugal, déclarant que « le devoir de la femme est de se soumettre au désir de son mari », et expliquant que les violences conjugales chez les « mécréants » étaient dues aux femmes qui se refusent à leurs maris, ce qui n’arrive pas avec les bonnes musulmanes… Il n’a pas été inquiété. A Mantes-la-Jolie, Aubervilliers, Pantin, les thèmes de l’islamophobie, des discriminations sont abordés avec agressivité. On appelle à ne pas voter ni se soumettre aux lois, à ne pas se mêler aux juifs, aux chrétiens, aux kouffars (les mécréants). Plus inquiétant, selon les spécialistes : « Des leçons religieuses – des dars – inculquées en petit comité. Ni publicité préalable ni affichage, on connaît leur existence grâce au bouche-à-oreille. » Des cheikhs itinérants abordent les sujets tabous : les « frères qui font le métier de chauffeur de taxi » ont-ils le droit de « charger des femmes mal vêtues », voire de les « accompagner dans des lieux qui sont interdits » ? On conseille de ne pas se raser la barbe, de ne pas se laisser pousser la moustache, de ne pas s’habiller « comme eux » ni de célébrer les fêtes chrétiennes ou les anniversaires… Ils sont français donc non expulsables.
 

Les “fréristes” constituent des listes aux municipales, des groupes de pression pour instrumentaliser la justice, des associations de gauche…

 
Selon Noam Anouar, les recrutements dans les mosquées sont rares. « C’est ailleurs qu’il faut chercher ! Dans les appartements, les halls d’immeuble, les caves, les garages, les écoles coraniques clandestines, les salles de sport… » Via leurs multiples associations, les islamistes distribuent vêtements, nourriture. Sur les terrains de foot, ils offrent des sodas, étendent leur toile dans les lycées, les universités. Mais restent en dehors des mairies… Ils les laissent aux Frères musulmans qui, eux, s’intéressent « à la conquête de l’espace politique institutionnel, explique Bernard Rougier. Les “fréristes” constituent des listes aux municipales, des groupes de pression pour instrumentaliser la justice, des associations de gauche… Leur objectif, c’est la défense d’intérêts communautaires avec comme horizon la transformation du groupe de pression en parti le moment venu. Ils se réclament de la doctrine du “juste milieu”, qui se trouve entre deux abominations équivalentes à leurs yeux : la laïcité d’un côté et le djihadisme de l’autre. […] Et veulent, par une participation prétendument citoyenne, modifier les cultures politiques des Etats de l’Union européenne. »
 
 
En 2006, Mohamed Louizi, un ingénieur marocain, ex-président des Etudiants musulmans de France, a quitté le mouvement qui l’avait enrôlé à l’âge de 13 ans. Et publié « Plaidoyer pour un islam apolitique » (éd. Michalon). « C’est les Frères qui vous choisissent, pas l’inverse, nous raconte-t-il. Très vite, on exige que vous prêtiez allégeance à l’idéologie. Votre patrie n’est plus la France ou le Maroc, c’est l’umma. Elle est spirituelle, régie par un guide suprême à qui l’on doit obéissance et soumission. Nos missions sont menées au nom de Dieu. Et Dieu nous regarde… Imaginez cette pression psychologique écrasante pour un adolescent. On oublie de penser. »
 

Beaucoup de subventions seraient distribuées à des associations culturelles organisant en réalité des activités cultuelles

 
Mohamed décrypte la stratégie d’islamisation globale des Frères en Europe, révèle comment ils s’infiltrent à des postes stratégiques, dans les entreprises ou les conseils municipaux. Des listes communautaires se multiplient, des noms émergent, dont celui de Samy Debah, professeur d’histoire-géographie et fondateur du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF). A Garges-lès-Gonesse, dans le Val-d’Oise, il a créé la surprise en arrivant au second tour des législatives avec 13,94 % de voix. Aux municipales, il espère faire mieux. L’Union des démocrates musulmans français (UDMF), qui se définit comme un « mouvement non confessionnel, laïque et profondément républicain », convoite une cinquantaine de villes, dont Montereau-Fault-Yonne, Mantes-la-Jolie, La Courneuve, Chanteloup-les-Vignes, Villetaneuse, Les Mureaux. Dans le 17e bureau de Maubeuge, aux européennes en 2019, ils ont obtenu 40,94 %. Mais cette performance est à mettre en relation avec un taux d’abstention de 77,14 %. Funeste crédulité ? Ou cynisme électoraliste ?
 
Car « une partie de la gauche a dit aux islamistes : “D’accord, on vous prend sur nos listes, on fait les accommodements nécessaires avec vous.” », affirme Bernard Rougier. Ce que confirme une ancienne élue de Cergy : « Leurs candidats ciblent des postes précis, essentiels pour conquérir une ville. Comme les associations, les finances, l’urbanisme ou la petite enfance. Les édiles cèdent aux exigences en échange de voix électorales. » Beaucoup de subventions seraient distribuées à des associations culturelles organisant en réalité des activités cultuelles. On prête des salles qui sont transformées en lieux de culte, on cède des terrains avec des baux emphytéotiques pour y construire des mosquées. Le 31 décembre 2015, le maire d’Aulnay-sous-Bois prêtait un gymnase à Espérance musulmane de la jeunesse française (EMJF). L’association a invité trois fondamentalistes, pro-djihadistes, à prêcher devant 700 personnes… Autant d’électeurs ? A trois mois des municipales, la bataille ne fait que commencer.
 
* Auteur de « La France doit savoir » (éd. Plon).
  

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14 novembre 2019

Mémoires et radotages (244) – Manif anti « islamophobie »


GSM

Écrit le 13 novembre 2019
 
Le dimanche 10 novembre dernier, une manifestation anti islamophobie a eu lieu.
Le problème, c’est qu’une partie des organisateurs étaient des islamistes extrémistes du genre « frères musulmans » ou consorts… Leurs objectifs étant de rallier les musulmans modérés à la thèse d’une France raciste, genre raciste ethniquement et « ostraciste » religieusement… Ils veulent faire évoluer les arabes ou musulmans vers un radicalisme sur les bases d’une tromperie intellectuelle…
En invoquant des lois « liberticides », s’agissant du port du voile, en prétextant l’attentat perpétré par un vieillard sénile contre deux vieux musulmans à Bayonne, ces organisateurs font un amalgame, toujours orienté vers la victimisation d’une minorité afin de conquérir toujours plus de pouvoirs et de passe-droits par une pression communautaire mobilisée…
 
Un élu de gauche, Amine El Khatmi s’est exprimé sur BFMTV au sujet de cette manifestation. Il a dénoncé cette manipulation de la communauté arabe par les extrémistes islamistes et a simplement voulu prouver que la France et l’état Français n’étaient pas racistes en disant à peu près ceci :
L’année dernière il y a eu une centaine d’agressions de musulmans, 500 agressions de juifs et 1000 agressions de chrétiens… Qui sont les racistes et islamophobes ? Certainement pas les Français de souche ni l’état…
Car si c’était le cas, toutes les mosquées seraient incendiées et les fidèles musulmans seraient abattus en permanence… Ce qui n’est bien évidemment pas le cas…
 
Bien heureusement la manif de dimanche s’est bien déroulée. Les manifestants étaient pour la plupart calmes et raisonnables, comme pour une marche blanche.
 
La présence des islamistes s’est cependant manifestée, lorsque l’un d’eux a appelé la foule à crier « Allah Akbar », afin de banaliser cette expression qui est quand même, il faut le rappeler, le totem verbal des assassins djihadistes…
 
Il est heureusement à noter que pour la première fois, bon nombre de personnalités de gauche, habituellement prompts à participer à ce genre de manif pro communautés minoritaires, se sont fait porter pâles… La prise de conscience du phénomène de conquête politico-religieuse de la république Française par l’islam intégriste se fait jour, même au sein de la gauche…
 
Il n’était que temps ! Je commençais à en avoir marre de cette naïveté affichée par une bonne fraction de l’échiquier politique ! On va peut être pouvoir avancer… Si toutefois Macron cesse de se laver les mains tel Ponce Pilate et commence enfin à rentrer dans le problème au lieu de l’ignorer…
 
Comme toujours, Méluche et quelques élus gauchistes (cocos inclus) ont participé à la manif, cautionnant ainsi les motifs anti-républicains de celle-ci… Mais étant donné que 37% de l’électorat de Méluche est Maghrébin, ceci explique cela : La pêche aux voix prime sur le péril républicain imminent !
 
Que l’on ne me dise pas que les élus de gauche se désintéressent des voix des immigrés… Je ne le croirais pas. On comprend mieux leurs incitations à l’immigration, quand on sait ce qui précède…
 

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04 novembre 2019

L'islamisme, angle mort du quinquennat

GSM

Ecrit par autrui

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17 octobre 2019

Mémoires et radotages (240) – Radicalisation ou pas ?


GSM

Écrit le 16 octobre 2019
 
Pas facile de repérer la radicalisation… Barbe ou pas barbe, poignées de mains aux femmes ou pas… Tout cela ne veut pas dire grand-chose… De plus inciter les gens à signaler des cas suspects… Disons que ceux qui le font déjà n’ont pas attendu cette invitation pour le faire.
Pour les femmes, le port du foulard, ou plus encore, du voile islamique est aussi un cas particulier qu’il ne faut pas sous-estimer…
 
Dans tous les cas, ces signes peuvent ou non être le signe extérieur d’une radicalisation.
 
Dans le cas du voile islamique, il y a, outre le soi-disant respect d’appartenance à une religion que tout le monde connaît, une revendication de montrer à tous, cette religion, comme on brandit un étendard.
Pourquoi ne pas retirer cet accoutrement, dans les lieux publics et le remettre seulement dans les lieux de prière ou toute autre sphère privée ? Parce qu’il peut y avoir, possiblement, une volonté d’imposer ostensiblement sa propre foi, comme un signal précurseur de prosélytisme…
Il ne me viendrait pas à l’esprit une seconde d’arborer une croix ou tout autre signe de foi, ailleurs que dans une église… La foi est personnelle… Sauf dans le cas d’une religion qui prétend dominer le monde…
 
Mais enfin, ceci ne constitue pas de preuve absolue de terrorisme ou de radicalisation extrême, mais juste une foi irraisonnée, ou une domination, ou encore une présomption de provocation…
 
Par contre, sont à retenir comme des signes totalement clairs, les propos totalement disproportionnés de souffrance et de victimisation de musulmans soi-disant stigmatisés à cause des provocations qu’ils ont commises. Ceux-ci sont à coup sur, dans une autre orbite que celle purement d’adepte d’une foi apaisée. Ils montrent ainsi leur volonté d’imposer politiquement l’islam (puisqu’il s’agit de cela), sur les us, coutumes et lois de la république.
 
Lorsqu’en plus, il y a dénigrement de la république, lorsque l’on exprime du mépris pour la France, ou qu’on en brûle le drapeau, ou même encore que l’on caillasse pompiers, ambulances ou médecins… Il faut clairement considérer qu’on est en présence de gens totalement anti-Français, anti-laïcs, anti-occidentaux… Et qu’ils sont un danger potentiel permanent pour notre Pays, notre culture, nos valeurs et surtout nos vies ! Ils sont des munitions prêtes à exploser au moindre passage au stade ultime d’un endoctrinement radical.
 
Il y a plus de chance, dans ce type de comportement, de trouver le terreau des ennemis de la France et des Français, que dans la vieille ménagère avec son foulard, faisant ses courses paisiblement et respectueusement…
 
Ceci dit, je trouve qu’il serait souhaitable, pour calmer les esprits, que les musulmans paisibles abandonnent cet attribut vestimentaire dans l’espace public.
On me rétorquera que cela les dissimulera à nos soupçons… Mais je viens de répondre à cette question : Preuve insuffisante !
 
Et en corollaire, il faudra bien évidemment, si le voile était interdit dans l’espace public, interdire également les Kippas, les croix, etc, etc, etc… Laïcité et égalité obligent !
 

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16 octobre 2019

L'endoctrinement (2)


GSM

Par Jacqueline Costa-Lascoux, directrice de recherche au CNRS, associée au CEVIPOF, Sc po Paris. 3 février 2018
 
Le terreau fertile de la radicalisation
 
La radicalisation est donc un processus de rupture qui a pour but la transformation de soi et la transformation du monde, quels que soient les moyens pour y parvenir, y compris la violence jusqu’au terrorisme. Pour se développer, elle a besoin d’un terreau fertile qui réunit un ensemble d’éléments : la victimisation, le complotisme, le rejet des valeurs républicaines et de la laïcité.
 
1. La victimisation chez ceux qui se sentent peu reconnus, discriminés ou humiliés par la société, par l’école, favorise l’endoctrinement. Mais l’attitude victimaire est ambivalente : certains revendiquent d’être « stigmatisés » pour exister en renvoyant en miroir la culpabilité à « l’homme dominant », la responsabilité à la « société occidentale » ; d’autres, à l’inverse, cherchent le chemin initiatique du héros combattant. Les jeunes radicalisés rejettent la première attitude et la condescendance de ceux qui les assignent à une identité de « victimes de la société », ils veulent devenir des acteurs de leur vie. La question est alors posée du comportement des professionnels et des associatifs, qui, avec de bonnes intentions, entretiennent les images conjointes de l’exclusion et de la compassion. Le regard condescendant est jugé insupportable par les jeunes entrés dans un processus de radicalisation. Entre la bienveillance et le paternalisme, il n’y a qu’un pas. Celui qui possède le savoir, qui exerce le pouvoir, qui est bien « assis » et arbore son paternalisme, est honni - les « idiots utiles » n’ont pas compris que leur crainte de stigmatiser les jeunes des « quartiers » est ridiculisée et rejetée par ces mêmes jeunes. Et c’est là où se noue le lien avec la théorie du complot : « On vous ment », « Les choses ne sont pas telles qu’elles apparaissent » : les radicalisés se veulent des « chercheurs de vérité » pas des assistés.
 
2. Le recours fréquent à la « théorie du complot » est utilisé pour justifier la recherche d’une vérité qui serait « ailleurs », et révèlerait « les mensonges » des médias et des puissants. Le « complotisme » entretient une paranoïa qui favorise le projet d’actions destructrices et mortifères contre « une société du mensonge ». La violence devient alors une catharsis. Mais il permet aussi de se sentir distingué, « d’être dans le secret ». Le complotisme est fréquemment alimenté par un antisémitisme qui s’exprime avec virulence, mêlé à la dénonciation des illuminati, des banquiers, des francs-maçons, de la CIA…La récurrence des images archétypales du complot est étonnante. Elle rassure ceux qui ont été traités de « nuls » à l’école et qui se croient au dessus des lois. Désormais, ce sont eux qui sont dans le vrai ! Avec la théorie du complot, ils se distinguent des autres, arborent le savoir occulte et prédisent « l’avenir sombre d’un monde dépravé », « l’apocalypse ». « Ils savent, les autres sont ignorants ».
 
3. Le rejet du pluralisme des convictions, considéré comme de l’impiété, et de la laïcité, entendue comme une série d’interdits « islamophobes » font le lit de l’embrigadement. Celui-ci se veut la réponse à une série d’interrogations qui n’ont pas été entendues, à une quête de vérité qui n’a pas été satisfaite, à une initiation aux valeurs qui n’a pas été engagée. Cela s’accompagne fréquemment d’un discours sur la dégradation des mœurs, la corruption des politiques, la vanité de la société de consommation. Et les intellectuels, les élus, les éducateurs, qui se croient obligés de dénigrer systématiquement les valeurs de la République, pour prouver leur liberté de pensée et leur compassion à l’égard des « damnés de la terre », développent en fait le tapis rouge sous les pas des nouveaux dictateurs, à l’instar de la fin de la République de Weimar. Certains discouraient pendant qu’Hitler utilisait la propagande par l’image et le son, le symbolisme et les fantasmes.
 

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15 octobre 2019

L'endoctrinement (1)



GSM

Par Jacqueline Costa-Lascoux, directrice de recherche au CNRS, associée au CEVIPOF, Sc po Paris. 3 février 2018
 
L’emprise mentale prospère sur la victimisation de ceux qui se sentent humiliés, atteints dans leur dignité et leur identité. La religion surgit souvent au cœur de cette blessure.
 
En vérité, les facteurs de la radicalisation sont multiples et le processus est intimement lié à des archétypes et aux ressorts psychologiques des idéologies totalitaires, confessionnelles ou non. La réponse ne peut être que citoyenne et républicaine.
 
Le cyber-endoctrinement a quelques années d’avance sur nos méthodes pédagogiques ; il joue sur l’émotionnel, le symbolique et les fantasmes !
 
Les étapes de l’embrigadement
 
L’endoctrinement se présente comme un chemin initiatique, marqué par des épreuves, qui sont autant d’étapes vers la naissance d’un « homme nouveau ».
 
1. La première étape est celle de la séduction. Le repérage se fait par le moyen d’algorithmes permettant de cibler progressivement un noyau de personnes à la recherche d’un « ailleurs », d’une autre vie. C’est la métaphore du pêcheur qui jette son filet pour attraper quelques poissons. Le ciblage prend en compte une batterie de critères qui vont de caractéristiques psychologiques et familiales à des différences culturelles, linguistiques, de genre, des trajectoires migratoires…il utilise des langages différents et certains sites visent plus particulièrement les filles, les convertis, les étudiants. Cette première phase de la séduction joue sur l’isolement, sur des failles narcissiques, l’ennui de soi et du monde, les addictions. Elle reste le plus souvent invisible, car elle a besoin du secret pour manipuler la personne dans son intimité.
 
2. La deuxième étape de l’embrigadement requiert l’implication du manipulé, qui va devenir à son tour manipulateur. Elle est celle du prosélytisme visible qui recourt à des attitudes, des gestes, des paroles, une apparence, destinés à être remarqués. Des applications sur les smartphones servent d’aide-mémoire pour indiquer la liste de ce qu’il est permis ou interdit de faire, ce qui rapporte des points pour aller au paradis et ce qui en fait perdre. L’endoctrinement demande alors à l’internaute de devenir à son tour manipulateur en l’alimentant de slogans et de réponses-types, en indiquant les lieux où se montrer et où tester la résistance des impies. Le manipulé/manipulateur se sent choisi, « élu ».
 
Les signes visibles de l’implication sont récurrents : changements d’apparence physique (maigreur, barbe), de vêtement (djellaba, niquab, pantalons au dessus des chevilles et qui « ne montrent pas l’entrecuisse »), de modes de vie (enfermement dans sa chambre) ; respect formel de prescriptions et de rituels (nourriture, prières, jeûne). Ces changements visibles s’accompagnent de comportements en rupture : décrochage scolaire, abandon d’activités de loisirs ou sportives (sauf les sports de combat) ; éloignement de l’entourage, des anciens copains et copines ; refus de serrer la main d’une personne d’un autre sexe ou d’un mécréant (geste qualifié de « symptôme de schizophrénie » par une psychiatre tunisienne) ; refus de la mixité ; rupture avec la famille ; transformation de la personnalité tel le renoncement à la séduction, l’absence de coquetterie (« on s’enlaidit sciemment ») ; la perte du sens de l’humour, de l’esprit critique et l’interdiction du rire. Si certains de ces signes rappellent des provocations adolescentes, les changements opérés par un processus de radicalisation participent d’une transformation profonde de la personnalité.
 
3. La troisième phase est celle de la dissimulation, l’effacement de toute manifestation extérieure. La personne, déterminée dans son engagement, se « fond » dans l’environnement pour mieux agir. C’est l’étape de la taqiya (dissimulation) où il s’agit de « tromper l’ennemi de la foi ». S’arrêter à qualifier la radicalisation à travers quelques signes visibles est donc en partie un leurre, alors que le moment le plus irréversible et dangereux ne se voit pas : « Il était gentil, il tenait toujours la porte et il sortait avec des filles, je ne comprends pas » disent les voisins. La crainte de se signaler conduit, aujourd’hui, à entrer plus rapidement dans cette troisième phase. Le cyber-endoctrinement peut favoriser des passages à l’acte en quelques jours. La rapidité de l’élément déclencheur rend le phénomène particulièrement difficile à détecter. Lors de la troisième phase, les recrutés sont aux ordres. Ils peuvent commettre des actes graves ou former le « deuxième cercle » de ceux qui fournissent un appui logistique aux auteurs d’agressions. Ils n’ont plus besoin de partir dans un pays éloigné, ils peuvent agir sur le territoire national et, de plus en plus, « infiltrer » les institutions ou les organismes en contact avec des jeunes.
 

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11 octobre 2019

Mémoires et radotages (238) – L’endoctrinement


GSM

Écrit le 09 octobre 2019
 
Comme l’explique si bien Jacqueline Costa-Lascoux, directrice de recherche au CNRS, associée au CEVIPOF, à Sciences po, à  Paris, le 3 février 2018 : 
 
-L’emprise mentale « prospère sur la victimisation de ceux qui se sentent humiliés, atteints dans leur dignité et leur identité. La religion surgit souvent au cœur de cette blessure. »
-Elle joue « sur des failles narcissiques »
-La deuxième étape de l’embrigadement « requiert l’implication du manipulé, qui va devenir à son tour manipulateur »
-Les changements opérés par un processus de radicalisation « participent d’une transformation profonde de la personnalité ». 
 
En résumé, l’endoctrinement radical islamiste (salafiste) prospère sur l’état de fragilité des sujets sur lesquels elle s’exerce. Elle fait ressortir les effets narcissiques enfouis de ces gens mal dans leur peau, ce qui libère leurs tendances manipulatrices à leur tour. Ces futurs assassins n’ont aucun égard pour l’autre, qui ne sera qu’une victime sans importance. Ces endoctrinés présentent alors tous les symptômes, jusqu’alors enfouis, du psychopathe.
 
Il y a donc une lutte à mener contre ces processus de manipulations pervers exercés par les Imams extrémistes, les sites sur Internet et tous autres vecteurs comme la prison et les promiscuité douteuses.
Le psychopathe est un pervers. A ce titre, une fois les tabous déverrouillés, il devient une véritable bombe à retardement, il a toute sa responsabilité et est très difficilement « soignable ».
 
L'état doit les neutraliser. Comment y parviendra-t-il ?
 

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10 octobre 2019

Mémoires et radotages (237) – Le basculement antiterroriste ?


GSM

Écrit le 09 octobre 2019
 
Castaner a parlé : Il ne pouvait pas en savoir plus qu’il n’y en avait dans les dossiers, lorsqu’il s’est exprimé la première fois, juste après l’attentat commis dans la préfecture de police de Paris. Je veux bien le croire et j’en prends acte, contrairement à une opposition qui voudrait le « démissionner »… Ce que je lui reproche simplement, c’est de ne pas avoir précisé le peu d’information dont il disposait alors, au lieu d’affirmer péremptoirement.
Quand on ne sait pas, on le dit et on précise que l’on va tout faire pour le savoir et ensuite en informer les Français… D’ailleurs c’est à cela que sert le parquet anti-terroriste, derrière lequel il aurait pu se retrancher !
 
Macron a parlé : Sur ce qu’il a dit, on ne peut être que entièrement d’accord ! D’ailleurs il avait déjà évoqué le même genre d’idée d’union nationale contre le terrorisme…
En fait ce discours sert à tenter de rassembler les Français, y compris ceux qui ne votent pas pour lui, en fait c’est un discours électoraliste.
 
Par contre, c’est sur ce qu’il n’a pas dit et sur ce qu’il ne fait pas que l’on peut montrer un désaccord total : Quelles actions l’état va-t-il entreprendre pour mieux détecter et surtout neutraliser les radicalisés avant leur passage à l’acte ? Et pour commencer, à débarrasser tous les services de l'état de ces individus dangereux qui y sont infiltrés.
 
Nous sommes dans une guerre, qui se déroule sur notre territoire. Les mesures à prendre ne peuvent être que fortes. Comment protéger les Français sans trop écorner les valeurs de la république ? Cela il ne l’évoque même pas…
……….
Depuis le 3 octobre, la parole s’est beaucoup libérée. On commence à entrevoir le terrorisme des mots comme « islamophobie », dont on taxait ceux qui ne faisaient que dénoncer les salafistes violents. On stigmatisait ceux qui osaient dire la vérité sur les radicalisés islamistes en les accusant de pratiquer la stigmatisation…
La langue de bois commence à tomber et on commence enfin à comprendre qu’à vouloir la tranquillité à tout prix, on favorisait la montée incroyable de l’endoctrinement de ces véritables bombes à retardement que sont les terroristes islamistes…
 
Il n’est que temps de reprendre un discours rationnel. Mais cela n’est pas suffisant. Seuls les actes pour lutter contre notre ennemi intérieur et le neutraliser comptent à partir de maintenant !
 
Macron, on attend !
 

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09 octobre 2019

Attentat… ‘déjoué’ par hasard !

GSMEcrit le 23 avril 2015

J’évoque bien évidemment l’attentat avorté du terroriste le plus maladroit, qui par chance pour nous, s’est tiré dans les pattes (info du 22 avril 2015). Il a hélas visé juste pour massacrer Aurélie Châtelain...
 
Heureux hasard que celui qui veut nuire s’en prenne à lui-même ! Il aurait du viser mieux : Sa tête ou son cœur auraient mieux fait l’affaire ! Alors que là, nous conserverons un serpent supplémentaire dans notre sein !
 
Je suis estomaqué par cette navrante constatation : Nos services régaliens sont bien loin de maîtriser la situation. Il n’y a aucune solution démocratique et humaine de temps de paix, dans la lutte contre ces fanatiques. A une force brutale, il faut opposer une force ciblée infiniment supérieure.
 
Faute de quoi nous serons condamnés à des interventions curatives, comme cela aura été le cas jusqu’à présent, après l’exécution des massacres. Ces méthodes n’empêcheront pas l’activisme terroriste de se développer, la terreur de s’installer et nos services de sécurité de se faire déborder petit à petit.
 
Il y a urgence, depuis Mérah ! Il serait temps, non seulement d’augmenter les moyens préventifs d’investigations humains et techniques, les mesures juridiques d’exception, mais aussi les moyens humains, pour une défense passive efficace. Ce type de guerre nécessite une sorte de maillage omniprésent capable d’intercepter un maximum d’actions extrémistes, d’en diminuer les chances et de réduire peu à peu le nombre de terroristes par neutralisation.
 
L’objectif des djihadistes, en plus de la terreur, est clairement de provoquer une déchirure dans la société en fomentant une guerre de civilisation, voire même de religion. Ils ont deux objectifs différents : La colère aveugle adverse qui augmentera leurs adhérents et la terreur qui affaiblira leurs adversaires. Le tout pour asservir le monde.
 
Si l’état veut éviter que cela ne se produise, il faut bien évidemment qu’il mette en œuvre de manière massive, les moyens anti-terroristes, sinon la situation lui échappera, d’un coté, comme de l’autre !
 
Il y a tant de scénarii pour semer la terreur de manière extrême, par des actions assez simples ! Je n’en évoquerai aucun par esprit citoyen et patriote. Les actes auxquels je pense provoqueraient une déstabilisation immédiate de notre économie et de la société Française toute entière.
J’espère que nos responsables du ministère de la défense et de l’intérieur ont fait cette démarche imaginative afin d’établir les plans préventifs adéquats (j’espère, mais je n’en suis absolument pas certain).
 
Une démocratie a le ventre mou en temps de paix. Il faut faire bloc pour réagir contre ces monstres, car, malgré nous, nous sommes en guerre.

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07 octobre 2019

Mémoires et radotages (236) – Radicalisation terroriste, les langues des medias se délient


GSM

Écrit le 07 octobre 2019
 
A l’occasion de ce dernier attentat dans le service de renseignement de la préfecture de police de Paris, outre tous les procès en paroles déplacées du ministre de l’intérieur, outre le scandale de ce dysfonctionnement extraordinaire de manque de renseignement, ou de non exploitation de renseignement interne dans un service de renseignement, le concept de terrorisme vient de prendre une nouvelle dimension…
 
Certains journalistes qui se taisaient ou qui pudiquement arboraient le discours conventionnel du politiquement correct, commencent à exprimer ce que tout le monde peut savoir dans la vie courante, sur ce phénomène de radicalisation et sur l’immigration incontrôlée…
 
J’ai même été surpris agréablement par le revirement d’un journaliste notoirement de gauche, exprimant des vérités jusque là attribuées à l’extrême droite. Les œillères commencent enfin à tomber… Il le faut si l’on veut enrayer le terrorisme à temps…
Depuis le temps que sur ce blog je dénonce la langue de bois sur ce sujet, c’est un ravissement.
 
Il en sera bientôt fini des efforts du pouvoir actuel pour tenter de faire passer les attentats pour de simples affaires de droit commun perpétrées par des fous…
 
Mais maintenant, il va falloir passer à l’étape suivante : Comment faire pour prévenir ces attentats ? Certes, nos services de renseignements savent empêcher certaines actions terroristes de se produire lorsque des faits tangibles, des paroles tangibles fournissent les preuves nécessaires à une intervention des forces de l’ordre… Par ailleurs beaucoup de radicalisés sont fichés…
Il y a actuellement des radicalisés dans les services publics et dans les fonctions régaliennes de l’état (police, gendarmerie, armée, marine), qui sont un danger potentiel très important… On ne parvient pas à les exclure légalement !
 
Avec le temps de nouveaux individus se radicalisent : Comment les détecter… A temps ?
 
Le gros problème qui se pose c’est : Que faire pour neutraliser  les radicalisés ? Comment prouver que certains signaux plus ou moins explicites soient légalement des motifs d’arrestation ?
Supposons qu’une conversation téléphonique enregistrée stipule qu’un individu va tuer… Son avocat aura beau jeu de le faire acquitter en prétextant que ce n’était qu’une boutade lancée sans réfléchir… Pas de victime, pas de coupable…
 
Ce dont nous sommes certains, c’est que les radicalisés de l’islam sont le terreau qui fournit les terroristes. Faut-il arrêter tous les radicalisés ? Le droit actuel ne le permettrait pas, les droits de l’homme non plus. Le moindre avocat prouverait l’arbitraire d’une telle mesure… Les associations luttant contre les discriminations à sens unique, s’en donneraient à cœur joie…
 
Et ensuite, une fois arrêtés, ils seront relâchés, soit sans condamnation, soit après l’avoir purgée… Et donc ils seront remis sur le « marché » du djihad… dont la cohorte ne cesse de grossir au fil du temps…
 
Comment les neutraliser ? C’est tout le fond du problème.
-L’expulsion est très peu possible, les pays d’origine n’en voulant pas non plus, et pour ceux qui, nés sur notre sol sont Français malgré eux, cela n’est pas possible.
-L’exécution ? On revient à la dictature type nazie ou stalinienne.
-L’internement… C’est ce qu’avaient fait les Américains après Pearl Harbour en enfermant dans des camps tous les résidents japonais…
C’était la guerre… Et précisément, le terrorisme islamiste est une guerre déclenchée contre le monde entier dont la France… L’internement forcément arbitraire (qui nécessiterait la construction de nombreux camps), pourrait donc être une solution si l’état de siège était déclaré ou bien à peu de chose prés, la loi martiale !
 
Dans ce cas, il y aura ipso-facto un pouvoir accordé à l’armée et la suppression de plus ou moins toutes les libertés démocratiques… Avec le risque  de faire subir à la population de nombreuses injustices…
 
Combien de temps cela durerait ? Dans le cas de la seconde guerre mondiale l’internement des japonais avait duré jusqu’à la fin de la guerre. Mais dans le cas de Daesh, cette pieuvre sans territoire mais localisée partout, dont on coupe des tentacules qui repoussent… Quand sera émise la déclaration de reddition de l’organisation ???
 
Sera-t-on obligés d’en arriver là ?
  

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