04 mai 2017

Refus de comprendre = Un monde d'intolérants

GSM

Il est désolant de constater que nos semblables ont du mal à comprendre ce qu’ils lisent, ou entendent. Bien souvent, ils projettent leurs à priori sur ce qu’ils perçoivent en déformant ainsi le propos tenu.
Un mot, un seul, même s’il est employé dans une négation, devient ainsi une intention affirmative. Dès lors, il n’existe pas de déclaration équilibrée pour ceux qui déforment ainsi leur perception des choses dites ou écrites. Le pire est en l’espèce, est la mauvaise foi et ensuite l’idéologie qui toutes deux formatent une vision déformée de notre perception.
 
Les médias d’ailleurs, n’œuvrent pas dans le sens d’une amélioration de cette compréhension. Ils ont plutôt tendance à mettre en exergue de simples extraits très courts, dénaturant ainsi les intentions du discours original, avec l’intention bien arrêtée de créer du sensationnalisme, du scandale là ou il ne devrait pas y en avoir.
 
C’est cette tendance de plus en plus généralisée qui pousse les gens à s’exprimer de manière tout à fait neutre. Ce qu’on appelle aujourd’hui la langue de bois ou bien le politiquement correct, n’est qu’une façon lisse de s’exprimer de façon à n’offrir aucune rugosité, aucun mot propice à une interprétation tendancieuse. Bien évidemment, cela engendre une expression qui n’exprime rien, une expression sans contenu, sans signification, présentant seulement des qualités d’esthétisme.
 
Cette façon d’exprimer avec une retenue démesurée, a engendré un mouvement d’autocensure très vaste et très profond qui entrave toute expression sensée, tout acte sensé et fige la société dans un attentisme hypocrite, une indignation permanente, dans un nihilisme et une envie de ne pas essayer de comprendre, mais seulement de rejeter…
 
Ainsi, sommes-nous entrés, par peur de la non-conformité au système ambiant, dans le règne d’une hypocrite lâcheté, qui encourage l’inaction et l’absence d’imagination.
Ces gens n’ont pas compris que, ce faisant, ils entravent la liberté collective en figeant la vision déformée d’un monde imaginaire : Rejet des plaisanteries, rejet de l’opinion de l’autre lorsqu’elle ne correspond pas à la doxa, fustigation de tout ce qui frôle le bord du chemin étroit de la doctrine.
 
En fait la mauvaise compréhension naturelle, a rejoint les formes les plus perverses du refus de comprendre : On comprend par derrière et on s’indigne par devant, pour rester conforme à la pensée unique…
 
Cela engendre un monde sans imagination, sans créativité, sans diversité, uniforme…
 
Et surtout cela génère un monde d'intolérants, de cons, tout simplement. Un monde qui n'est pas appelé à disparaître !
 
P.S. : De plus en plus de Français refusent cette pensée unique et comptent bien s’exprimer en dehors de l’idéologie ambiante, car s’il est de bon aloi de se censurer afin de ne pas être excessif avec soi-même en disant ou écrivant des mots qui dépassent notre pensée, il n’est pas honnête de dire ou écrire le contraire de ce que l’on pense… Sauf à accepter de vivre dans une dictature rampante, ce qui est le cas de cette pensée unique "diabolisante".

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01 mai 2017

Mémoires et radotages (104) – Bonne fête du chômage...

GSM

Il y a deux ans, j’avais encore fait un effort. J'étais allé acheter UN brin en toute fin de matinée à un vendeur indépendant…
 
L'année dernière, elle m’avait tant fait de scène de jalousie et de haine, tant renvoyé à des instants douloureux de ma vie, elle m'avait fait tant de mal avec sa langue de vipère (c’était la fin de ses ragnagnas, le moment le pire, où hormones, paranoïa et haine font un tsunami)…
 
Alors non ! bien que je m'étais dit « Allez, va acheter du muguet, sois magnanime, passe l’éponge une fois de plus »… Et bien non, je n'était pas parvenu à me forcer à faire semblant. Non je ne lui aurais pas donné de muguet, sauf si elle avait pu le bouffer et s’empoisonner avec.
 
Et puis lui souhaiter une bonne fête du travail, c’est quoi ? Il y a longtemps qu’elle n’en a plus. Moi, j’en ai été jeté par le destin. Deux de mes fils en voudraient mais il n’y en a pas. Alstom va passer à la trappe, Whirlpool va délocaliser, chaque jour mille personnes perdent leur dignité et leur liberté relative, parce que la France les laisse perdre leur travail.
 
Ce mot n’a pour moi plus aucun sens. Le travail c’était l’accomplissement d’une vie, l’indépendance dans notre vie privée, le dépassement de soi, l’exaltation d’exister et d’être utile…
Alors, le « non-travail », si je puis donner un nom à un vide existentiel, ai-je envie de le fêter ? Puis-je être joyeux de même l’évoquer ?
 
Non ! C’est au-dessus de mes forces !
 
Par contre le 1er mai, ça pourrait être la fete des Macronistes ! Je m'explique : Le travail ouvrier, ces privilégiés, ils s'en battent les couilles ! la classe ouvrière, ils s'en foutent ! La moitié des Français laissés au bord de la route, ils s'en branlent !
 
Mais les profits par la spéculation boursière, les gros bénéfices des organismes financiers et des multinationales, ça, c'est leur tasse de thé ! Quand la bourse va bien, tout va bien... pour eux !
 
Donc je suggère que le 1er mai soit la fête du libéralisme, la fête du profit, la fête de la dérégulation, la fête de l'égoïsme boursier ! Et pour la moitié des Français qui n'ont même pas les miettes du gâteau... c'est déjà... la fête du chômage...
 
Alors ce matin, de cette année, je lui ai offert CE fameux brin, acheté samedi à Leclerc pour deux francs six sous (c'est une façon de parler), en lui disant "Bonne fête du chômage et de ta future retraite que bientôt, Macron va te repousser et diminuer "...

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27 avril 2017

Le soldat Ryan

GSM

Dans ma vie j’ai vécu une expérience quelque peu traumatisante, militairement parlant s’entend.
Par ailleurs, j’ai vu comme tout le monde des dizaines de films de guerre.
Un seul m’a fait revivre les émotions que j'ai éprouvé dans ma vie réelle, c’est « Il faut sauver le soldat Ryan ». Il faut cependant le regarder au cinéma, car la petite lucarne télévisuelle ne restitue pas l’entièreté de la réalité des combats.
 
J’ai vu des jeunes adultes qui sortaient précipitamment du cinéma en pleurant, peu après le début du film, tellement ils avaient été effrayés par la violence des premières scènes. Ils ont préféré retourner chez eux. Le lendemain, ils étaient encore traumatisés par ce qu’ils avaient « vécu » la veille.
 
Certes, je n’ai pas eu affaire à des situations aussi extrêmes que celle du débarquement. Mais je dois dire que tous les ingrédients distillés par le combat : peur, tétanie, lâcheté, témérité, folie meurtrière y sont restitués. Et l’on s’accroche à son siège pour se persuader que tout cela est derrière nous et l’on espère que cela ne reviendra jamais, jamais, jamais !
 
Mais jamais depuis 70 ans, la barbarie n’avait réapparu au niveau où elle est en train de se développer actuellement, dans le monde. Ce n’est plus Hitler, mais des extrémistes issus d’une religion qui est incapable de les maitriser. C’est aussi une même volonté d’exterminer tous ceux qui ne pensent pas comme eux, tous ceux qui n’acceptent pas l’asservissement à un dogme…
 
On nous a bien endormis avec cette mondialisation dont le mérite était que l'interdépendance des nations créerait la paix universelle. On voit bien qu'il n'en est rien. On comprend maintenant que ce grand marché est une véritable guerre économique, propre à affaiblir des pays que d'autres pays ont l'intention de dominer. On constate de même que la guerre est possible sous toutes ses formes les plus violentes, malgré toutes les affirmations mensongères des imbéciles qui nous gouvernent.
 
Je me dis que la terreur des combats et des violences, même sous une autre forme est peut-être plus près de nous que jamais… Et que nous n'y sommes moins que jamais préparés...

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26 avril 2017

La liberté, on en parle beaucoup mais jamais assez…

GSM

On lit beaucoup d’articles sur la liberté. Et c’est tant mieux. Car c’est probablement ce qu’il y a de plus sacré dans notre relation à l’autre hormis les liens familiaux.
 
J’avais écrit un texte dans lequel je concluais à l’indissociabilité des trois concepts de notre devise : Liberté, égalité, fraternité. Chaque concept donne sa force aux autres, un peu comme l’assemblage en triangle dans une construction métallique (grues à tour, Tour Eifel…). Je ne vais pas ressortir ce texte, il est quelque part dans le blog…
 
On lit beaucoup de conceptions de la liberté. Chacun veut la liberté, toute la liberté, pour lui-même, ne se doutant pas que la liberté d’un seul détruit la notion même de liberté, car il n’y a ni égalité, ni fraternité si la liberté n’est pas partagée.
La liberté n’est effective que lorsque chacun en a une part égale, lorsque chacun se contraint afin que sa liberté propre n’entrave pas la liberté des autres. Dans le cas contraire, il s’agit d’une liberté à sens unique, sorte de privilège, qui aliène les autres.
 
Combien à l’époque actuelle, ce concept de liberté est-il plus que jamais à l’ordre du jour ! Jamais au nom d’elle-même, la liberté n’a autant été bafouée ! Jamais certains n’ont été aussi libres de priver le plus grand nombre de leur simple droit qui est la liberté de vivre, tant l’inégalité et l’égoïsme asphyxient ces droits fondamentaux !
 
Paradoxalement, il faut savoir se priver d’un peu de liberté, afin que les autres aient leur part. Enfin, je veux dire : Il faudrait…
 
Car enfin, la liberté n’est-elle pas aussi de pouvoir choisir son aliénation ? Cela peut être en se restreignant soi-même afin que les autres aient leur part, mais cela peut être en préférant céder au joug d’une domination, psychologique ou même plus subtilement idéologique ; parce que tous les humains, peu habitués à cet infini que le concept de liberté donne, préfèrent un peu de grégarité, ou livrer leur intelligence à des dogmes réducteurs…
 
C’est pourquoi l’état républicain fut autrefois si utile dans ce domaine : Il imposait les limites des libertés de chacun, afin d’imposer un ordre social juste et équitable…
 
Qu’en est-il aujourd’hui ? L’état Français (je ne parle pas des pays étrangers que je ne connais pas), ne remplit plus ce rôle d’impartialité, de régulation, de justice, de moralité laïque et républicaine. Bien qu’ayant conservé la devise et les principes gravés dans le marbre, pour leurrer leurs ouailles, nos dirigeants ont depuis quelques temps abandonné ces objectifs constitutionnels et je dirais même trahi la confiance, le vote et le mandat que les Français leur accordent !
 
Alors la liberté, oui, mais pour qui ? Pour ceux qui profitent d’une mondialisation ? Pour ceux qui sont protégés à vie de la mondialisation ? Pour ceux qui ont les moyens de gagner un procès ? Pour ceux qui peuvent tout acheter ? Pour ceux qui se la coulent douce derrière leurs guichets en se moquant des cochons de payeurs ? Pour ceux qui prennent un plaisir pervers à rendre des verdicts injustes ?
 
Je ne crois pas que cette seule liberté là soit suffisante !
 
Un jour le peuple grondera et en aura assez de cette parodie de liberté : liberté de souffrir, liberté de mourir, liberté de n’être rien, dans une société où l’argent et ceux qui le possèdent sont tout…

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24 avril 2017

Mémoires et radotages (103) – La cata, c’est les Français qui la provoquent

GSM

Hier s’est joué le sort des Français… On sait hélas qui sera élu dans quinze jours !
 
Et comme d’habitude, les Français se font baiser par eux-mêmes… Enfin, disons la moitié… L’autre moitié a obtenu ce qu’elle voulait : Plus de libéralisme, plus de fric, plus de liberté de vivre du système financier, de la spéculation, de la délocalisation, de la libre circulation du pognon…
Quand à la moitié qui refusait d’être les dindons de la farce, ceux qu’on plume et qu’on jette, ceux qu’on pressure pour redistribuer aux nantis, ceux qu’on met en concurrence déloyale, ceux dont on déstructure la vie parce qu’il faut faire des économies sur leurs dos au profit des multinationales… et bien ceux-là, abusés par des cadeaux miroir aux alouettes, se sont joints aux autres. Ils se sont joints à ceux qui vont les plumer…
 
Cela a commencé avec Mitterrand, et cela n’a pas cessé depuis. A chaque fois, on élit des présidents de plus en plus mauvais et on s’aperçoit par la suite, que c’était vraiment celui qu’il ne fallait pas élire… Le candidat qui sans nul doute ne devrait surtout pas être élu dans quinze jours et bien comme depuis près de 40 ans, c’est celui-là qui sera élu. Alors que pourtant, tous les signes montraient et montrent qu’il est celui qui est le plus inféodé à la finance internationale, que se sont ralliés à lui, tous les politiciens de droite, de gauche et du centre qui veulent continuer à profiter du système, voire bénéficier d’un strapontin du coté du vainqueur…
 
Le génie des Français : se faire avoir à chaque élection ! Je crois qu’une dictature, où le candidat s’impose contre la volonté des Français, leur permettrait de se révolter… Alors que là, vu que l’élu est le résultat d’un processus démocratique, ils n’oseront rien dire parce que « nous l’avons choisi »… Sauf que le futur élu, n’est pas celui qu’il laisse paraître (comme d’hab) et a bénéficié d’une cabale visant à éliminer d'autres candidats, alors que lui-même en aurait mérité autant, mais a été protégé par le système médiatico-judiciaire et achèvera son parcours à l’aide de la diabolisation anti-renouveau habituelle. Nous resterons encore une fois, dans ce système honni par la moitié des Français.
 
Je regrette, je ne l’ai pas choisi, moi, de plonger dans le futur quinquennat le plus conservateur qui sera depuis la 3ème république ! Si les Français des classes populaires sont masochistes et cèdent à des promesses imbéciles, qu’ils ne viennent pas faire le malheur de ceux qui ont les yeux grands ouverts !
 
Reste à souhaiter que la grâce divine tombe sur ce candidat et l’empêche de creuser le déficit, l’empêche de baisser les revenus des plus modestes, l’empêche de faire des cadeaux aux entreprises, l’empêche de remplacer les travailleurs Français par la délocalisation, la main d’œuvre étrangère et la main d’oeuvre détachée, l’empêche de favoriser les fuites de capitaux, de bénéfices, l’empêche de faire venir des migrants pour appauvrir nos ressortissants, l’empêche de se servir du terrorisme comme arme d’influence et de chantage contre le peuple Français, l’empêche d’accepter tous les dictats iniques de l’U.E. qui nous détruisent à petit feu, l’empêche de signer les accords TAFTA et CETA qui vont nous saigner à blanc et  nous empoisonner…
 
Dimanche 7 mai, je continuerai à voter contre Macron, en pure perte, je le sais, puisque tout est programmé pour la victoire du plus vénéneux des candidats… Et dans quelques années, on verra qui avait raison… Mais ce coup-ci, je mépriserai ouvertement tous les crevards qui se plaindront. Je leur dirai : je vous avais prévenus : « Vous avez voulu voter pour le système comme ceux qui en bénéficient, c’est tant pis pour vous ! »

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22 avril 2017

En Afghanistan, j’ai vu périr l’occident…

GSM

Avril 2008,
 
L’air qui tremble à l’horizon, par la chaleur réverbérée d’un soleil de plomb…De la poussière… De la poussière et des odeurs… Odeurs d’une nature souvent généreuse…
Douceurs d’autres jours embrumés ou de pluies bienfaitrices…
Climat très rude, continental,  très froid la nuit, parfois très chaud le jour. L’hiver y est paraît-il, froid et enneigé !
 
De l’Indou Kouch, je n’ai distingué, dans l’avion, que les sommets enneigés, qui pointaient au-dessus des nuages…
 
Je n’ai pas fini de revoir ces paysages et ces hommes fiers, mais accueillants…
Il serait pourtant si simple de nouer le dialogue, si toutefois nos dirigeants avaient des intentions pures… Ce qui n’est pas le cas…
 
La Chine s’immiscera certainement en Afghanistan. La Chine, dont la stratégie impérialiste est bien plus élaborée que la nôtre…
Comme en Algérie, comme dans les Emirats, comme en Birmanie, comme au Soudan, comme au Gabon…
 
De mon voyage, OPEX sans espoir de solution, si loin, j’ai ramené avec moi, la certitude, de la décadence de notre « civilisation », incapable de sentir, de comprendre les choses, incapable de la moindre stratégie, incapable du moindre esprit d’invention, incapable de se remettre en question…
 
C’est là-bas, que j’ai compris, que nous ne savions plus que « faire les diplomates », c'est-à-dire, parler pour ne rien dire, nous plier et nous rendre à tous les arguments et continuer d’en faire qu’à notre tête. Nous ne savons que mentir et voler…
 
Les Chinois aussi savent mentir et voler, mais eux apportent quelque chose aux pays dont ils veulent prendre les ressources… Toute la différence est là !

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21 avril 2017

A penser en homme libre

GSM

A penser en homme libre, on n'est point écouté.
A dire des mots à soi, hors la pensée unique, on est ignoré. A aborder des sujets hors consensus, on est dans le désert au milieu de la foule. Si j'aime la meringue en 1er et le caramel en second, alors, là c'est intéressant, c'est primordial, c'est l'essentiel de la vie. Car la vie de nos contemporains, c'est la futilité et l'absence de pensée profonde, surtout en dehors des sentiers battus !

Et bien mes fils, continuez à être comme votre père. Continuez de nager contre les vagues. Je vous ai conté mon histoire. Elle est celle de quelques uns qui ont su dire non. De ceux qui ont traversé la foule à contresens. De ceux qui ont dit : "Non, à part en droit, un homme n'en a jamais valu un autre". Galilée ne peut être égal au grand inquisiteur. Guy Môquet n'est pas équivalent au chef de la gestapo.
 
M'opposer à l'injustice m'a coûté très cher.
- Démontrer que j'avais seul la solution d'un problème, que le professeur et tous les autres élèves étaient dans l'erreur, a été très dur. Ce furent de grands moments de solitude...
Tous ont de la hargne contre vous. Mais quand vous apportez une démonstration imparable parce que mathématique, vous êtes porté aux nues et même jalousé. La victoire a souvent été amère, car la satisfaction n'est jamais à la mesure de l'épreuve psychologique qu'on a traversée pour y parvenir.
Et là, vous vous rendez compte de la nature grégaire de beaucoup d'humains.
- Quand la question ne relève pas d'une démonstration avec des preuves, mais relève de l'affectif, donc du subjectif, vous n'aurez aucun moyen de faire valoir vos thèses. La bataille se livre contre des moulins à vents.
J'ai eu dans le passé, à soutenir un ami, parce que je le savais innocent de ce qu'on l'accusait. Ca m'a coûté ma place, on m'avait prévenu ! Quand j'y repense, je sais que je le referais encore s'il le fallait.
Ça coûte très cher, mais quand je me regarde dans une glace, je n'ai pas à baisser les yeux : l'homme qui me fait face est digne de mon estime. Et jespère que je suis digne de la vôtre...
 
Mais quand une autorité morale connue vous apporte sa caution, cela m'est également arrivé, là encore, la foule en délire ou en haine, ne vous apporte que peu de réconfort.
C'est à ce moment que vous comptez vos très rares amis.

On apprend ainsi, que l'amitié, comme le respect, ça se mérite.
 
Faites vous-même vos expériences, mes enfants, cela vous endurcira, mais vous montrera combien la plupart du temps on est seul, au milieu de la foule...
 
Peu de gens ont compris la parabole de Don Quichotte de la Manche. Ils n'y voient que le coté ridicule et farce de cette œuvre.
Pour ma part, elle rouvre des blessures anciennes.
 
Avoir raison et parfois triompher est souvent infiniment beaucoup plus difficile à vivre que de se laisser perdre...
 
Je vous conseille la lecture de "Amère victoire" de René Hardy... C'est un peu l'histoire de la vie de votre Père... Puissiez-vous y puiser la force mentale nécessaire pour résister à la foule des cons !

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07 avril 2017

De Gaulle, la révolte permanente

GSM

J'ai eu la chance de grandir dans la lumière de deux grands hommes, mon père et De Gaulle.
 
Mon père m'a appris la rectitude, la loyauté, l'esprit de sacrifice, l'amour de ses enfants, la valeur du travail...
 
Le Général, j'ai entendu sa voix, je devais avoir huit ans, sur le vieux poste de TSF à diodes branché sur Paris Inter... J'ai compris que ses mots étaient ceux d'un grand homme. J'avais deviné que les évènements que j'écoutais étaient primordiaux, bien que je ne comprisse pas tout leur sens politique... (Cétait en 1958, de Gaulle était à Alger et j'ai entendu le fameux "Je vous ai compris")...
Je ne savais pas que je faisais partie des Français qui avaient la chance de reconstruire une société plus juste, plus humaine, plus fraternelle, sous l'égide de celui qui avait su dire NON...
Nous vivions la renaissance de notre Patrie, durement marquée par l'humiliation de la défaite. Cet homme que nous suivions, avait su nous donner le goût d'un destin commun, d'une ambition pour la France, ce pays des droits de l'homme et de la liberté.
J'ai cru alors, qu'il était normal que la société ait une morale du bien contre le mal, du progrès social, de l'enthousiasme pour l'intérêt collectif...
J'ai cru aussi, sous l'action de De Gaulle, homme de la révolte permanente, que notre pays avait vocation à libérer les peuples, à acquérir sa propre indépendance et à choisir une troisième voie, entre le capitalisme et le tout-communisme...
Aussi trouvais-je normal que notre état fut Jacobin et qu'il poursuivit une politique économique planifiée volontariste pourtant dans la droite ligne des créations de manufactures de l'ancien régime et sans considération pour les humeurs de la bourse. 
Je ne m'interrogeais point sur cet "état de vivre", qui était normal et si naturel...
 
Oh, j'avais bien tort, je m'en suis aperçu depuis...
Car après la disparition du Général, la patrie est partie en quenouille, la liberté s'est émiettée, la fraternité a disparu, l'égalité n'est même plus un rêve...
Notre souveraineté, si chèrement acquise, nous venons de la jeter aux orties constitutionnellement, politiquement, militairement, économiquement, menés que nous sommes, par un président, véritable fossoyeur de ce qui faisait la grandeur, le bonheur et la fierté des Français...
 
Non, je ne savais pas le bonheur que nous avions, du temps de ma jeunesse, de vivre les plus grandes aspirations qui amènent l'être au niveau du Divin : Le dépassement de soi-même au profit de tous, l'envie d'une vie plus humaine pour tous, du confort et du bien-être collectif...
 
Maintenant que nous sommes sous le règne de l'arbitraire, de l'égoïsme, de l'accaparation par une minorité, gouvernés successivement par un autocrate népotiste, puis par un européiste dogmatique mou, asseyant leur pouvoir fallacieux sur le mensonge, la division des Français et l'idée qu'il n'y a pas d'autre choix possible, je comprends mieux la chance que nous avions...
 
Il faudrait que la jeunesse connaisse son histoire. Elle y apprendrait que notre destin, pourrait être très différent du sort funeste qui nous attend...
Il suffit de le vouloir, il suffit de trouver l'homme qui saura dire NON, qui saura réconcilier les Français, qui saura faire passer le bien commun avant l'intérêt particulier...
 
Les Français sauront-ils trouver un nouveau De Gaulle pour sauver leur destin ?

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06 avril 2017

Les séquestrations

GSMEcrit le 12 Août 2015

A propos des séquestrations en tous genres de dirigeants par leurs ouvriers... Valls a incité la justice à sévir...
Les séquestrations sont illégales. Point barre ! Ça, c’est un discours de la pensée unique s’appuyant sur la loi…
 
Lorsque la résistance Française clandestine descendait un officier Allemand, c’était illégal, de la même façon…
Mais de nos jours on juge favorablement la résistance, car elle a fini dans le camp des vainqueurs finaux, ce qui la légitimait ipso-facto…
 
Et si les séquestrations de patrons étaient une forme de résistance ?
 
Et si les salariés en avaient marre de voir leur sort aux mains de gens sans scrupules ? S’ils avaient assez de cette accaparation des ressources par des voyous en cols blancs qui se gobergent sur leur dos, arborant la morgue des inconscients repus et nantis ?
S’ils n’en pouvaient plus de voir que l’état ne viendra plus à leur secours, converti qu’il est, cet état providence, au secours unique des privilégiés, pour qui il déroule les plus beaux tapis ?
Si le désespoir était le dernier ressort de ces gens dans leur dignité humaine ?
 
Alors ? La résistance fait partie des droits de l’homme. Il est juste et normal de se défendre de cette agression constante de l’ultra-libéralisme et de l’état son allié, qui accumulent les iniquités, les partialités, les injustices envers le peuple de France. Même si la légalité est quelque peu "ébréchée"!...
 
Louis XVI demandait « C’est une révolte ? »
Il lui fut répondu « Non, Sire, une révolution ! »
 
Dans notre cas, nous n’en sommes pas encore là !
 
Mais quand Nikɔla Saʁkɔzi aurait demandé, dans le vocabulaire approximatif qu’on lui connaît si bien, « C’est quoi ces séquestrations ? »
J’espère que quelqu’un aurait osé lui dire « Sire, c’est une révolution ! »
 
Moi aussi j’attendais de le voir sur la route de Varennes, fonçant droit vers l’est ! Je ne l’aurais pas arrêté…
 
Mais las,  il ne fut pas destitué, mais seulement non-réélu...
 
Quant à "Moi-président" et son Valls... Ils nous avaient bien caché qu'être "de gauche" voulait dire dans leur tête : Défense des privilégiés contre les classes populaires...
 
Retour à avril 2017 : Que les Français se rassurent ! En votant massivement pour le Macron, ils vont assurer la continuité de la prééminence injuste du privilège de l'argent sur les "masses populaires", assurant ainsi une lutte des classes à l'envers... Continuez comme ça, on l'a bientôt, le règne absolu des forces obscures de la bourgeoisie de l'argent...

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31 mars 2017

J'aurais voulu dire, mais je ne le dirai pas

GSM

J'aurais voulu dire, qu'une société qui ne tolère pas la plaisanterie est une société sclérosée.

 
J'aurais voulu dire qu'une société mouton de Panurge est une société morte.
 
J'aurais voulu dire que les handicapés se foutent de la pitié et de la fausse compassion dont ils font l'objet de la part du défilé des donneurs de condoléances, yeux bas, mine triste de circonstance.
 
La société se chie sur elle même. Elle a un ostracisme contre, les jeunes, les vieux, les handi, les noirs, les juifs, les... Il y en a tellement que la liste est interminable.
 
Le devoir de la société c'est de s'occuper de son propre bien. Et la société, et bien, elle comprend toutes les catégories que je viens de citer.
Mais la société, c'est nous tous, et il ne suffit pas de temps en temps de présenter ses condoléance à telle ou telle catégorie, comme le Pape qui s'excuse pour la Shoah... A quoi ça sert ?
 
Prenons les handi. Ce sont des gens comme nous. Tout comme nous, sauf qu'ils ont 2 problêmes de plus que nous.
1°) D'abord leur handicap,
2°) Et surtout leur problème c'est qu'ils voudraient enfin voir leur image dans vos yeux. Mais c'est impossible, vous détournez toujours la tête. C'est bizarre, torti-coli foudroyant ? Est-ce plus joli de l'autre coté ?
Tant que nous serons comme ça et bien les lois, les décrets, pour l'emploi, pour les rampes, pour les commodités adaptées, ça ne sera que du pipeau...
 
Alors arrêtons notre hypocrisie, notre fausse pitié et notre fausse compassion. Les Handi, ils s'en beurrent la raie... Mais surtout ils en souffrent... Mais là, c'est nous qui nous en beurrons la raie, sans le dire en détournant le visage...
 
Mais la quasi-totalité du troupeau bèlant détourne le regard et marmonne des condoléances et des indignations de bon aloi...
 
Mes pauvres handi, mes pauvre noirs, jaunes, pauvres tout court, SDF, vous n'êtes pas sortis d'affaire avec cette société qui fait semblant... Hypocrisie collective, qui n'arrangera aucun problème...
 
Il y a 2000 ans un couillon a été crucifié, parce que la foule ne voulait pas entendre ce qu'il disait...
 
Le monde n'a pas changé... Nous sommes toujours pareils...
 
Vous supprimez ou êtes complice de la suppression de la liberté d'expression.
Votre mimétisme, loin d'être du courage, comme vous le pensez, est de la lâcheté...
 
Le dialogue est la seule arme qui peut enrayer les conflits...
La tyrannie est l'arme qui va nous pêter à la gueule, à cause de notre couardise...
 
Ce n'est pas en tournant le dos qu'on écarte le danger, mais en y faisant face...
 
J'aurais voulu dire, mais je ne le dirai pas...

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