26 avril 2017

La liberté, on en parle beaucoup mais jamais assez…

GSM

On lit beaucoup d’articles sur la liberté. Et c’est tant mieux. Car c’est probablement ce qu’il y a de plus sacré dans notre relation à l’autre hormis les liens familiaux.
 
J’avais écrit un texte dans lequel je concluais à l’indissociabilité des trois concepts de notre devise : Liberté, égalité, fraternité. Chaque concept donne sa force aux autres, un peu comme l’assemblage en triangle dans une construction métallique (grues à tour, Tour Eifel…). Je ne vais pas ressortir ce texte, il est quelque part dans le blog…
 
On lit beaucoup de conceptions de la liberté. Chacun veut la liberté, toute la liberté, pour lui-même, ne se doutant pas que la liberté d’un seul détruit la notion même de liberté, car il n’y a ni égalité, ni fraternité si la liberté n’est pas partagée.
La liberté n’est effective que lorsque chacun en a une part égale, lorsque chacun se contraint afin que sa liberté propre n’entrave pas la liberté des autres. Dans le cas contraire, il s’agit d’une liberté à sens unique, sorte de privilège, qui aliène les autres.
 
Combien à l’époque actuelle, ce concept de liberté est-il plus que jamais à l’ordre du jour ! Jamais au nom d’elle-même, la liberté n’a autant été bafouée ! Jamais certains n’ont été aussi libres de priver le plus grand nombre de leur simple droit qui est la liberté de vivre, tant l’inégalité et l’égoïsme asphyxient ces droits fondamentaux !
 
Paradoxalement, il faut savoir se priver d’un peu de liberté, afin que les autres aient leur part. Enfin, je veux dire : Il faudrait…
 
Car enfin, la liberté n’est-elle pas aussi de pouvoir choisir son aliénation ? Cela peut être en se restreignant soi-même afin que les autres aient leur part, mais cela peut être en préférant céder au joug d’une domination, psychologique ou même plus subtilement idéologique ; parce que tous les humains, peu habitués à cet infini que le concept de liberté donne, préfèrent un peu de grégarité, ou livrer leur intelligence à des dogmes réducteurs…
 
C’est pourquoi l’état républicain fut autrefois si utile dans ce domaine : Il imposait les limites des libertés de chacun, afin d’imposer un ordre social juste et équitable…
 
Qu’en est-il aujourd’hui ? L’état Français (je ne parle pas des pays étrangers que je ne connais pas), ne remplit plus ce rôle d’impartialité, de régulation, de justice, de moralité laïque et républicaine. Bien qu’ayant conservé la devise et les principes gravés dans le marbre, pour leurrer leurs ouailles, nos dirigeants ont depuis quelques temps abandonné ces objectifs constitutionnels et je dirais même trahi la confiance, le vote et le mandat que les Français leur accordent !
 
Alors la liberté, oui, mais pour qui ? Pour ceux qui profitent d’une mondialisation ? Pour ceux qui sont protégés à vie de la mondialisation ? Pour ceux qui ont les moyens de gagner un procès ? Pour ceux qui peuvent tout acheter ? Pour ceux qui se la coulent douce derrière leurs guichets en se moquant des cochons de payeurs ? Pour ceux qui prennent un plaisir pervers à rendre des verdicts injustes ?
 
Je ne crois pas que cette seule liberté là soit suffisante !
 
Un jour le peuple grondera et en aura assez de cette parodie de liberté : liberté de souffrir, liberté de mourir, liberté de n’être rien, dans une société où l’argent et ceux qui le possèdent sont tout…

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24 avril 2017

Mémoires et radotages (103) – La cata, c’est les Français qui la provoquent

GSM

Hier s’est joué le sort des Français… On sait hélas qui sera élu dans quinze jours !
 
Et comme d’habitude, les Français se font baiser par eux-mêmes… Enfin, disons la moitié… L’autre moitié a obtenu ce qu’elle voulait : Plus de libéralisme, plus de fric, plus de liberté de vivre du système financier, de la spéculation, de la délocalisation, de la libre circulation du pognon…
Quand à la moitié qui refusait d’être les dindons de la farce, ceux qu’on plume et qu’on jette, ceux qu’on pressure pour redistribuer aux nantis, ceux qu’on met en concurrence déloyale, ceux dont on déstructure la vie parce qu’il faut faire des économies sur leurs dos au profit des multinationales… et bien ceux-là, abusés par des cadeaux miroir aux alouettes, se sont joints aux autres. Ils se sont joints à ceux qui vont les plumer…
 
Cela a commencé avec Mitterrand, et cela n’a pas cessé depuis. A chaque fois, on élit des présidents de plus en plus mauvais et on s’aperçoit par la suite, que c’était vraiment celui qu’il ne fallait pas élire… Le candidat qui sans nul doute ne devrait surtout pas être élu dans quinze jours et bien comme depuis près de 40 ans, c’est celui-là qui sera élu. Alors que pourtant, tous les signes montraient et montrent qu’il est celui qui est le plus inféodé à la finance internationale, que se sont ralliés à lui, tous les politiciens de droite, de gauche et du centre qui veulent continuer à profiter du système, voire bénéficier d’un strapontin du coté du vainqueur…
 
Le génie des Français : se faire avoir à chaque élection ! Je crois qu’une dictature, où le candidat s’impose contre la volonté des Français, leur permettrait de se révolter… Alors que là, vu que l’élu est le résultat d’un processus démocratique, ils n’oseront rien dire parce que « nous l’avons choisi »… Sauf que le futur élu, n’est pas celui qu’il laisse paraître (comme d’hab) et a bénéficié d’une cabale visant à éliminer d'autres candidats, alors que lui-même en aurait mérité autant, mais a été protégé par le système médiatico-judiciaire et achèvera son parcours à l’aide de la diabolisation anti-renouveau habituelle. Nous resterons encore une fois, dans ce système honni par la moitié des Français.
 
Je regrette, je ne l’ai pas choisi, moi, de plonger dans le futur quinquennat le plus conservateur qui sera depuis la 3ème république ! Si les Français des classes populaires sont masochistes et cèdent à des promesses imbéciles, qu’ils ne viennent pas faire le malheur de ceux qui ont les yeux grands ouverts !
 
Reste à souhaiter que la grâce divine tombe sur ce candidat et l’empêche de creuser le déficit, l’empêche de baisser les revenus des plus modestes, l’empêche de faire des cadeaux aux entreprises, l’empêche de remplacer les travailleurs Français par la délocalisation, la main d’œuvre étrangère et la main d’oeuvre détachée, l’empêche de favoriser les fuites de capitaux, de bénéfices, l’empêche de faire venir des migrants pour appauvrir nos ressortissants, l’empêche de se servir du terrorisme comme arme d’influence et de chantage contre le peuple Français, l’empêche d’accepter tous les dictats iniques de l’U.E. qui nous détruisent à petit feu, l’empêche de signer les accords TAFTA et CETA qui vont nous saigner à blanc et  nous empoisonner…
 
Dimanche 7 mai, je continuerai à voter contre Macron, en pure perte, je le sais, puisque tout est programmé pour la victoire du plus vénéneux des candidats… Et dans quelques années, on verra qui avait raison… Mais ce coup-ci, je mépriserai ouvertement tous les crevards qui se plaindront. Je leur dirai : je vous avais prévenus : « Vous avez voulu voter pour le système comme ceux qui en bénéficient, c’est tant pis pour vous ! »

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22 avril 2017

En Afghanistan, j’ai vu périr l’occident…

GSM

Avril 2008,
 
L’air qui tremble à l’horizon, par la chaleur réverbérée d’un soleil de plomb…De la poussière… De la poussière et des odeurs… Odeurs d’une nature souvent généreuse…
Douceurs d’autres jours embrumés ou de pluies bienfaitrices…
Climat très rude, continental,  très froid la nuit, parfois très chaud le jour. L’hiver y est paraît-il, froid et enneigé !
 
De l’Indou Kouch, je n’ai distingué, dans l’avion, que les sommets enneigés, qui pointaient au-dessus des nuages…
 
Je n’ai pas fini de revoir ces paysages et ces hommes fiers, mais accueillants…
Il serait pourtant si simple de nouer le dialogue, si toutefois nos dirigeants avaient des intentions pures… Ce qui n’est pas le cas…
 
La Chine s’immiscera certainement en Afghanistan. La Chine, dont la stratégie impérialiste est bien plus élaborée que la nôtre…
Comme en Algérie, comme dans les Emirats, comme en Birmanie, comme au Soudan, comme au Gabon…
 
De mon voyage, OPEX sans espoir de solution, si loin, j’ai ramené avec moi, la certitude, de la décadence de notre « civilisation », incapable de sentir, de comprendre les choses, incapable de la moindre stratégie, incapable du moindre esprit d’invention, incapable de se remettre en question…
 
C’est là-bas, que j’ai compris, que nous ne savions plus que « faire les diplomates », c'est-à-dire, parler pour ne rien dire, nous plier et nous rendre à tous les arguments et continuer d’en faire qu’à notre tête. Nous ne savons que mentir et voler…
 
Les Chinois aussi savent mentir et voler, mais eux apportent quelque chose aux pays dont ils veulent prendre les ressources… Toute la différence est là !

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21 avril 2017

A penser en homme libre

GSM

A penser en homme libre, on n'est point écouté.
A dire des mots à soi, hors la pensée unique, on est ignoré. A aborder des sujets hors consensus, on est dans le désert au milieu de la foule. Si j'aime la meringue en 1er et le caramel en second, alors, là c'est intéressant, c'est primordial, c'est l'essentiel de la vie. Car la vie de nos contemporains, c'est la futilité et l'absence de pensée profonde, surtout en dehors des sentiers battus !

Et bien mes fils, continuez à être comme votre père. Continuez de nager contre les vagues. Je vous ai conté mon histoire. Elle est celle de quelques uns qui ont su dire non. De ceux qui ont traversé la foule à contresens. De ceux qui ont dit : "Non, à part en droit, un homme n'en a jamais valu un autre". Galilée ne peut être égal au grand inquisiteur. Guy Môquet n'est pas équivalent au chef de la gestapo.
 
M'opposer à l'injustice m'a coûté très cher.
- Démontrer que j'avais seul la solution d'un problème, que le professeur et tous les autres élèves étaient dans l'erreur, a été très dur. Ce furent de grands moments de solitude...
Tous ont de la hargne contre vous. Mais quand vous apportez une démonstration imparable parce que mathématique, vous êtes porté aux nues et même jalousé. La victoire a souvent été amère, car la satisfaction n'est jamais à la mesure de l'épreuve psychologique qu'on a traversée pour y parvenir.
Et là, vous vous rendez compte de la nature grégaire de beaucoup d'humains.
- Quand la question ne relève pas d'une démonstration avec des preuves, mais relève de l'affectif, donc du subjectif, vous n'aurez aucun moyen de faire valoir vos thèses. La bataille se livre contre des moulins à vents.
J'ai eu dans le passé, à soutenir un ami, parce que je le savais innocent de ce qu'on l'accusait. Ca m'a coûté ma place, on m'avait prévenu ! Quand j'y repense, je sais que je le referais encore s'il le fallait.
Ça coûte très cher, mais quand je me regarde dans une glace, je n'ai pas à baisser les yeux : l'homme qui me fait face est digne de mon estime. Et jespère que je suis digne de la vôtre...
 
Mais quand une autorité morale connue vous apporte sa caution, cela m'est également arrivé, là encore, la foule en délire ou en haine, ne vous apporte que peu de réconfort.
C'est à ce moment que vous comptez vos très rares amis.

On apprend ainsi, que l'amitié, comme le respect, ça se mérite.
 
Faites vous-même vos expériences, mes enfants, cela vous endurcira, mais vous montrera combien la plupart du temps on est seul, au milieu de la foule...
 
Peu de gens ont compris la parabole de Don Quichotte de la Manche. Ils n'y voient que le coté ridicule et farce de cette œuvre.
Pour ma part, elle rouvre des blessures anciennes.
 
Avoir raison et parfois triompher est souvent infiniment beaucoup plus difficile à vivre que de se laisser perdre...
 
Je vous conseille la lecture de "Amère victoire" de René Hardy... C'est un peu l'histoire de la vie de votre Père... Puissiez-vous y puiser la force mentale nécessaire pour résister à la foule des cons !

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07 avril 2017

De Gaulle, la révolte permanente

GSM

J'ai eu la chance de grandir dans la lumière de deux grands hommes, mon père et De Gaulle.
 
Mon père m'a appris la rectitude, la loyauté, l'esprit de sacrifice, l'amour de ses enfants, la valeur du travail...
 
Le Général, j'ai entendu sa voix, je devais avoir huit ans, sur le vieux poste de TSF à diodes branché sur Paris Inter... J'ai compris que ses mots étaient ceux d'un grand homme. J'avais deviné que les évènements que j'écoutais étaient primordiaux, bien que je ne comprisse pas tout leur sens politique...
Je ne savais pas que je faisais partie des Français qui avaient la chance de reconstruire une société plus juste, plus humaine, plus fraternelle, sous l'égide de celui qui avait su dire NON...
Nous vivions la renaissance de notre Patrie, durement marquée par l'humiliation de la défaite. Cet homme que nous suivions, avait su nous donner le goût d'un destin commun, d'une ambition pour la France, ce pays des droits de l'homme et de la liberté.
J'ai cru alors, qu'il était normal que la société ait une morale du bien contre le mal, du progrès social, de l'enthousiasme pour l'intérêt collectif...
J'ai cru aussi, sous l'action de De Gaulle, homme de la révolte permanente, que notre pays avait vocation à libérer les peuples, à acquérir sa propre indépendance et à choisir une troisième voie, entre le capitalisme et le tout-communisme...
Aussi trouvais-je normal que notre état fut Jacobin et qu'il poursuivit une politique économique planifiée volontariste pourtant dans la droite ligne des créations de manufactures de l'ancien régime et sans considération pour les humeurs de la bourse. 
Je ne m'interrogeais point sur cet "état de vivre", qui était normal et si naturel...
 
Oh, j'avais bien tort, je m'en suis aperçu depuis...
Car après la disparition du Général, la patrie est partie en quenouille, la liberté s'est émiettée, la fraternité a disparu, l'égalité n'est même plus un rêve...
Notre souveraineté, si chèrement acquise, nous venons de la jeter aux orties constitutionnellement, politiquement, militairement, économiquement, menés que nous sommes, par un président, véritable fossoyeur de ce qui faisait la grandeur, le bonheur et la fierté des Français...
 
Non, je ne savais pas le bonheur que nous avions, du temps de ma jeunesse, de vivre les plus grandes aspirations qui amènent l'être au niveau du Divin : Le dépassement de soi-même au profit de tous, l'envie d'une vie plus humaine pour tous, du confort et du bien-être collectif...
 
Maintenant que nous sommes sous le règne de l'arbitraire, de l'égoïsme, de l'accaparation par une minorité, gouvernés successivement par un autocrate népotiste, puis par un européiste dogmatique mou, asseyant leur pouvoir fallacieux sur le mensonge, la division des Français et l'idée qu'il n'y a pas d'autre choix possible, je comprends mieux la chance que nous avions...
 
Il faudrait que la jeunesse connaisse son histoire. Elle y apprendrait que notre destin, pourrait être très différent du sort funeste qui nous attend...
Il suffit de le vouloir, il suffit de trouver l'homme qui saura dire NON, qui saura réconcilier les Français, qui saura faire passer le bien commun avant l'intérêt particulier...
 
Les Français sauront-ils trouver un nouveau De Gaulle pour sauver leur destin ?

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06 avril 2017

Les séquestrations

GSMEcrit le 12 Août 2015

A propos des séquestrations en tous genres de dirigeants par leurs ouvriers... Valls a incité la justice à sévir...
Les séquestrations sont illégales. Point barre ! Ça, c’est un discours de la pensée unique s’appuyant sur la loi…
 
Lorsque la résistance Française clandestine descendait un officier Allemand, c’était illégal, de la même façon…
Mais de nos jours on juge favorablement la résistance, car elle a fini dans le camp des vainqueurs finaux, ce qui la légitimait ipso-facto…
 
Et si les séquestrations de patrons étaient une forme de résistance ?
 
Et si les salariés en avaient marre de voir leur sort aux mains de gens sans scrupules ? S’ils avaient assez de cette accaparation des ressources par des voyous en cols blancs qui se gobergent sur leur dos, arborant la morgue des inconscients repus et nantis ?
S’ils n’en pouvaient plus de voir que l’état ne viendra plus à leur secours, converti qu’il est, cet état providence, au secours unique des privilégiés, pour qui il déroule les plus beaux tapis ?
Si le désespoir était le dernier ressort de ces gens dans leur dignité humaine ?
 
Alors ? La résistance fait partie des droits de l’homme. Il est juste et normal de se défendre de cette agression constante de l’ultra-libéralisme et de l’état son allié, qui accumulent les iniquités, les partialités, les injustices envers le peuple de France. Même si la légalité est quelque peu "ébréchée"!...
 
Louis XVI demandait « C’est une révolte ? »
Il lui fut répondu « Non, Sire, une révolution ! »
 
Dans notre cas, nous n’en sommes pas encore là !
 
Mais quand Nikɔla Saʁkɔzi aurait demandé, dans le vocabulaire approximatif qu’on lui connaît si bien, « C’est quoi ces séquestrations ? »
J’espère que quelqu’un aurait osé lui dire « Sire, c’est une révolution ! »
 
Moi aussi j’attendais de le voir sur la route de Varennes, fonçant droit vers l’est ! Je ne l’aurais pas arrêté…
 
Mais las,  il ne fut pas destitué, mais seulement non-réélu...
 
Quant à "Moi-président" et son Valls... Ils nous avaient bien caché qu'être "de gauche" voulait dire dans leur tête : Défense des privilégiés contre les classes populaires...
 
Retour à avril 2017 : Que les Français se rassurent ! En votant massivement pour le Macron, ils vont assurer la continuité de la prééminence injuste du privilège de l'argent sur les "masses populaires", assurant ainsi une lutte des classes à l'envers... Continuez comme ça, on l'a bientôt, le règne absolu des forces obscures de la bourgeoisie de l'argent...

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31 mars 2017

J'aurais voulu dire, mais je ne le dirai pas

GSM

J'aurais voulu dire, qu'une société qui ne tolère pas la plaisanterie est une société sclérosée.

 
J'aurais voulu dire qu'une société mouton de Panurge est une société morte.
 
J'aurais voulu dire que les handicapés se foutent de la pitié et de la fausse compassion dont ils font l'objet de la part du défilé des donneurs de condoléances, yeux bas, mine triste de circonstance.
 
La société se chie sur elle même. Elle a un ostracisme contre, les jeunes, les vieux, les handi, les noirs, les juifs, les... Il y en a tellement que la liste est interminable.
 
Le devoir de la société c'est de s'occuper de son propre bien. Et la société, et bien, elle comprend toutes les catégories que je viens de citer.
Mais la société, c'est nous tous, et il ne suffit pas de temps en temps de présenter ses condoléance à telle ou telle catégorie, comme le Pape qui s'excuse pour la Shoah... A quoi ça sert ?
 
Prenons les handi. Ce sont des gens comme nous. Tout comme nous, sauf qu'ils ont 2 problêmes de plus que nous.
1°) D'abord leur handicap,
2°) Et surtout leur problème c'est qu'ils voudraient enfin voir leur image dans vos yeux. Mais c'est impossible, vous détournez toujours la tête. C'est bizarre, torti-coli foudroyant ? Est-ce plus joli de l'autre coté ?
Tant que nous serons comme ça et bien les lois, les décrets, pour l'emploi, pour les rampes, pour les commodités adaptées, ça ne sera que du pipeau...
 
Alors arrêtons notre hypocrisie, notre fausse pitié et notre fausse compassion. Les Handi, ils s'en beurrent la raie... Mais surtout ils en souffrent... Mais là, c'est nous qui nous en beurrons la raie, sans le dire en détournant le visage...
 
Mais la quasi-totalité du troupeau bèlant détourne le regard et marmonne des condoléances et des indignations de bon aloi...
 
Mes pauvres handi, mes pauvre noirs, jaunes, pauvres tout court, SDF, vous n'êtes pas sortis d'affaire avec cette société qui fait semblant... Hypocrisie collective, qui n'arrangera aucun problème...
 
Il y a 2000 ans un couillon a été crucifié, parce que la foule ne voulait pas entendre ce qu'il disait...
 
Le monde n'a pas changé... Nous sommes toujours pareils...
 
Vous supprimez ou êtes complice de la suppression de la liberté d'expression.
Votre mimétisme, loin d'être du courage, comme vous le pensez, est de la lâcheté...
 
Le dialogue est la seule arme qui peut enrayer les conflits...
La tyrannie est l'arme qui va nous pêter à la gueule, à cause de notre couardise...
 
Ce n'est pas en tournant le dos qu'on écarte le danger, mais en y faisant face...
 
J'aurais voulu dire, mais je ne le dirai pas...

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26 mars 2017

Merci à vous, mes équipes…

GSM

Finalement, on finit par se poser la question de savoir pourquoi on regrette tant le passé de la vie active.
 
Bien sûr, il y a toute une vie d’action aussi excitante que la drogue chez un camé, avec ses petites victoires et ses grosses défaites,
 
Bien sur, il y a le fait qu'avec la tête et les mains, on ait pu fonder une vie et adapter notre travail aux besoins de survie du nid familial que nous avons créé.
 
Mais il y a aussi et cela a été important, la constance d'avoir souvent réussi à créer une microsociété autour de soi, si l'on peut dire. Comment expliquer ? Comme un microclimat, comme un cercle fermé, comme un club privé, en quelque sorte.
 
Les malfaisants étaient en dehors du cercle. Ainsi ceux avec qui on travaillait, aimaient le faire et tiraient le chariot dans le même sens. Qualité, rendement, ambiance, tout était au vert. J’ai souvent eu l’impression, dans les cas ou cette symbiose était réussie, d’être non seulement aidé, mais véritablement porté. C’était comme être dans un véhicule où l’on aurait seulement à indiquer le lieu de destination, tout se faisant alors automatiquement… C’est aussi cela que l'on regrette : Ne plus pouvoir vivre la sensation de se sentir bien dans une équipe qui vous respecte, qui peut-être vous aime et qui en tous cas se mettrait en quatre pour vous. J’ai de la gratitude et tant de nostalgie pour ces gens que j’ai eu tant de chance de côtoyer…
 
Or, le corollaire, c’est qu’il est difficile de réussir à créer et à maintenir ce genre de micro-service. Tant de jalousie et tant de haine s’emploient à le détruire. Parfois, l’échec était rapide, parfois le système s’installait pour plusieurs années. Mais il est à noter que mon départ était toujours consécutif à l’écrasement par des tierces personnes de la synergie mise en place. C’est donc la raison pour laquelle j’ai eu tant d’employeurs (vingt).
Et… Si « les voyages forment la jeunesse », il n’en demeure pas moins que « pierre qui roule n’amasse pas mousse »…
 
Il reste les souvenirs…
 
Merci à : Rouland, Rondeau, Taillet, Delafosse, Guillard, Guillomard, Marchandises, Neves, Bailhache, Dos Santos, Coelho, Khaya, Ferreira, Barge, André, Ropagnol, Ben Slimane, Duvivier, Nigou, Fernandes, Fernandez, Marchais… Et tant d’autres dont j’ai hélas oublié le nom…

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25 mars 2017

Comment vas-tu, toi ?

GSM

Comment vas-tu,-toi ? J’ai pas de nouvelles.
 
Perso, j’me fais chier comme un rat mort. Et toi, qu’est-ce que tu deviens ?
 
Je sais qu’il ne me répondra pas. Je sais qu’il n’a pas changé d’email. Je sais qu’il reçoit les messages.
Mais c’est ainsi. Il n’y a plus d’intérêt à être dans mon sillage. Il n’y a plus d’intérêt à faire mine d’être ami. Preuve que l’amitié peut n’être que du cinéma, qu’une comédie grinçante, la comédie de la vie ; et moi comme un con, j’y ai crue, parce que je suis resté un gosse aux idées simples et naïves.
Les valeurs auxquelles j’ai crues n’existent pas. Révélation que je ressens comme cruelle au moment où je cherche à trouver un sens à la vie.
 
Finalement, heureusement que cette illusion a perduré pendant toute ma vie passée. Elle m’a aidé, sans que je le sache, à garder cette envie de foncer, cette foi en l’humain, cette abnégation et cette idée de sacrifice. Mais d’un autre coté, savoir que mes valeurs n’en étaient pas, m’aurait évité bien des ennuis, bien des échecs.
 
Si c’était à refaire, je saurais que la seule valeur, c’est me réaliser sans m’occuper des autres, c’est réussir ma vie en mettant des œillères pour ne pas voir ce qui ne me concerne pas.
Une vie passée dans l’illusion d’une réalité qui n’existe pas. Des mots utilisés, amitié, honneur, solidarité, justice, équité, que j’aurais du fouler aux pieds, comme tout le monde.
 
Amère illusion de victoire dans la vie, dont je comprends à présent qu’elle est une amère défaite.

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21 mars 2017

Il était une fois en 2008

GSM

-Croyez-moi, la crise va nous venir des surprimes en Amérique et risque de nous affecter !
-Permettez-moi, Monsieur le Président directeur général, les subprimes et non surprimes, ne sont qu’un aspect secondaire de la crise. La bulle financière établie avec des spéculations sur des produits virtuels est bien plus porteuse d’une crise, qui, n’en doutez pas sera de l’ordre de celle de 29… Ce n’est pas un risque c’est une certitude ! Les subprimes ne sont qu’un détail de plus… Nous n’y échapperons pas… Je vous conseille de rapatrier tous vos placements à promesses de gains mirifiques… Excusez-moi… On m’appelle…
 
(Je sors dans le couloir)
 
-Allo ! Oui et toi ?... Un renseignement ?... Si je peux… Oui… OK… Bon je vois ce que c’est… Et bien tu as une solution fastoche… Tu vas dans format, puis style des barres, oui… Puis dans ligne… Il y a le chiffre 1… Et bien mets 2, 3 4, comme tu veux… Mais je te conseille de ne pas dépasser 3… Ben oui : Une barre basse, une moyenne et une haute… C’est tout ?... Mais non je ne te sauve pas la vie… Allez… Tchao ! A plus !
 
(J’arrive sur le chantier)
 
-Comment tu vas toi ?
-Salut ! Alors tu viens encore nous casser les couilles ?
-Comment ça ? Quand je t’ai donné le plan qui te manquais l’aut’jour, t’étais bien content que j’te casse les couilles !
-Nonnnn ! J’plaisante ! Y’a qu’à toi que je peux demander des renseignements… Tes collègues ?...
-Attends j’te laisse, on s’voit à 11 heures au burlingue. Et pense à nettoyer OK ?
-Ca boume, chef !
 
(Mais qu’est-ce qu’il fout l’aut’gland ?)
 
-Hé, toi… Tu travailles pour qui l’ami ?
-Kéça peut fout’ ?
-Ca peut me foutre que je vais te faire lourder du chantier. Toi et ton collègue.
-Pourquoi ? Ki té toi ?
-Ici, c’est moi qui commande ! Tu passes ton échafaudage dans une porte qui n’est pas assez large… T’es en train d’bouziller l’huisserie du menuisier. Regarde ce que tu as fait ! Ton patron va payer, je vais prendre des photos ! Sur ce chantier on respecte le boulot des autres, sinon c’est la porte et je te fais retirer ta carte d’accès !... J’attends !...
-J’vais Kasser ta gueule !
-Ah oui ? Et ben essaye ! Allez viens ! Toi et ton gugusse ! Allez ! J’vais t’apprendre le respect !...
Et vous-autres, c’est pas salle de spectacle ici… Au boulot !
 
(Merde qui c’est celui-là ?)
 
-Bonjour qui êtes-vous ?
-Pas parle…
-Toi pas parler Français ?... Toi travailler pour qui ?... Toi faire quoi travail ?...(Je désigne le plafond, les murs, le sol, pas de réponse)…
Toi papiers ? (Il me sort un bordereau d’intérim)… Ah, bon tu travailles pour Augagneur ?
-Pas parle…
-Bon ! Toi aller là bas, tourner droite, voir homme grand et gros avec lunettes… Lui Chef à toi ! (Moi avoir fait tellement gestes, avoir impression parler sourd muet ou avec sioux… Hugh !)…
 
C’était le bon temps… Où je m’éclatais, où les jours duraient des minutes, où les minutes n’étaient que des instants… Où le bonheur était dans l’action… Je crois…

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