13 juillet 2019

Nantes, une ville de merde et de foutre


 
Je reviens de deux jours d'enfer...
Ce n'est pas la première fois que je vais dans cette ville.
Mais à chaque fois que je vais à Nantes, ça pue la merde !!! Cette ville pue la merde et le foutre !
 
A Paris, par exemple, il arrive parfois, que l'été, par temps lourd, il y ait une odeur d’égout qui remonte...
Mais à Nantes, c'est pas "parfois", c'est "tout le temps", toujours, sans arrêt ! Ça pue, c'est fétide, ça schlingue, ça schmoutte, ça coince, ça cogne, ça fouette, ça cocotte, ça daube.
Bref, les habitants aiment ça, puisqu'ils y restent ! C'est des gens qui ont un goût de chiotte, de cagoinsses, de goguenots, de tinettes, qui aiment la merde, la mouscaille, la pisse et le foutre, qui adorent la moule pourrie, la crevette périmée, la petite fille négligée, la chatte qui pue...
C'est pas compliqué, même les mouches à merde, y'en a pas ! C'est trop fort pour elles, elles crèvent toutes dans d'horribles souffrances...
 
Il est à remarquer que dans ces quartiers schlinguants, il y a une foule énorme. Je suis certain que la pestilence les attirent... Et il y a une large majorité de femmes...
Bizarre ? Après tout, c'est p't'être toutes ces gonzesses qui puent de la chatte ?
P't'être qu'à Nantes, elles ne se lavent pas la chagatte, la cramouille, le fendu, le barbu, la raie, la craquette, la moule...
 
P'être que leurs maris aiment se taper des huitres pas fraiches tous les jours ?
 
Vas savoir ???
 
Nantes, la ville qui schlingue et qui en est fière...
 
Je ne boufferai plus de Biscuits Nantais ! J'ai pas envie d'attraper la castapiane ! Ben quoi ? La gonorrhée, la blennorragie, la chaude-lance, la chtouille, la grande vérole quoi !
 

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09 juillet 2019

Bord.. de mer.. !


 
Bord.. de mer.. !
 
Je voulais écrire autre chose...
... mais pour qu'un cargo puisse faire le plein de ses cales, il lui faut d'abord les décharger...
 
Alors, j'écris ce que j'aurais du écrire il y a déjà bien longtemps.
 
Je pensais que les responsables, les dirigeants, les profiteurs, et autres... avaient la manie de présenter la richesse de la France, comme étant la somme de tous ses patrimoines...
C'est une façon de voir les choses, bien entendu.
 
Mais il y a aussi une autre façon de voir la "richesse" de notre pays. C'est de voir comment vivrait la France avec son activité propre...
 
Si nous vivions avec ce que nous produisons, nous aurions des maisons et de la bouffe.
Nous irions tout nus, et pieds nus. Nous aurions 2/3 de voitures en moins, mais qui resteraient au garage, faute de carburant.
 
Mais même si nous occultions notre dépendance énergétique (propre à beaucoup de pays développés), il n'en demeurerait pas moins que nous vivrions à poil, sans machine à laver, sans frigo, sans congélo, sans télé, sans ordi, sans téléphone mobile, sans crayons, sans stylo, sans calculette, sans chaudière, sans aucun appareil...
 
Voilà la "richesse" prétendue de notre pays : Une satisfaction de nos besoins au niveau de celle que nous avions au moyen-âge...
Toutes nos activités de services sont dépendantes de ces ustensiles que j'ai nommé et que nous ne produisons plus. Donc, une majorité de ces activités de services s'effondreraient si nous ne vivions qu'avec ce que nous produisons... J'ai bien dit ou si je ne l'ai pas dit, je complète : Nous aurions une pauvreté comparable à celle que nous avions au moyen-âge...
 
Alors, sur cette constatation, il y a les UMP-istes et autres mondialistes de gauche comme de droite, qui diraient : "Ben voilà, ça prouve que si on veut vivre bien, il faut la mondialisation" !
 
Grave erreur ! Ma démonstration prouve seulement que nous n'avons plus d'activité de production et que c'est là, l'origine du chômage, de la misère galopante qui nous envahissent, de l'accroissement abyssale de notre dette et que si l'on ne fait rien, c'est la situation féodale et rétrograde d'une France sous-développée qui nous attend bientôt...
 
Bien sur, le transfert des biens des pauvres aux riches, de la création de valeurs monétaires artificielles (toujours au détriment des plus pauvres), continuera de profiter à ceux qui profitent de la globalisation.
 
Nous finirons comme ces pays sous développés porteurs de ressources formidables, habités par une minorité d'ultra-milliardaires et une majorité de miséreux...
 
Nous n'avions pas de pétrole, mais nous avions des idées, ce qui faisait que nous savions produire...
 
Maintenant, nous n'avons toujours pas de pétrole, nous ne produisons plus et le peu d'idées que nous avons sont occultées par les riches qui ne veulent pas que ça change...
 
Un petit exemple : Si on exploite l'énergie renouvelable, comment les riches pourront-ils spéculer sur le pétrole ??? C'est vrai quoi ! Personne n'a compris ! Ils sont si stressés, ces pauvres riches ! Ils ont tant de boulot à tout accaparer... Et quand ils s'emparent des énergies renouvelables, c'est pour pomper et gaspiller notre fric, dans des équipements aux rendements infimes !
 
Bord.. de mer.. ! Qu'est-ce qu'on attend pour comprendre que la patrie est en danger ? Nous sommes dans une guerre économique, dans laquelle nous perdons chaque jour toutes les batailles. Et personne ne fait rien !
 
Français, vous êtes contents que 200 millions de Chinetoques bossent comme des malades dans leurs usines ! Vous vous foutez que votre beau-frère soit au chômedu : "L'a qu'à êt'moins faignant, c'lui-là"...
Et si vous songiez à l'avenir de vos enfants. Je ne parle pas aux milliardaires, (ni aux nantis, leurs enfants ont une vie toute tracée comme leur papa : profiteur), mais aux autres : C'est la misère que vous voulez pour vos enfants ??? Accompagnée de la féodalité et de la privation de liberté qui vont nécessairement avec...
 
Bordel de merde !
 

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08 juillet 2019

Mémoires et radotages (217) – Les 80 kilomètres par heure… C’est du pipeau !


GSM

Écrit le 07 juillet 2019
 
On nous en a fait un cinéma, avec le 80 km/h, qui est destiné soi-disant à améliorer la sécurité…
En fait nous savons tous que le but premier est de faire du fric sur l’automobiliste !
 
Je vais donner un exemple de non sécurité qui n’est pas sanctionné et qui devrait l’être :
 
Cela se passait le lundi 1er juillet 2019.
 
J’ai suivi ce camion pendant 20 km… A aucun moment il n’a roulé dans sa file. Lorsqu’il croisait des véhicules, ses roues gauches étaient encore à gauche de l’axe central, provoquant la ire et la peur de ces pauvres usagers qui croyaient avoir vu leur dernière heure venue !
Pour ma part, je voulais le dépasser dans les lignes droites, mais j’ai été obligé d’y renoncer, je ne suis pas cascadeur…
 

 
 

 
Je suis très tenté d’envoyer ces photos à l’employeur de ce chauffeur ainsi qu’à la gendarmerie du siège de l’entreprise…
 
Alors ce genre de conduite, n’est-il pas infiniment plus dangereux que de dépasser la vitesse fixée de 5 km/h ? Et pourtant cet assassin en liberté n’est pas sanctionné !
 

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26 juin 2019

Mémoires et radotages (10) – Europe de merde

GSM

A quoi donc nous sert cette Europe ? Quand j’étais jeune, moi aussi, je la voulais cette Europe, sorte d’état fédéral, ou bien sorte d’union des peuples. Nous aurions eu un président de l’union, des ministres européens, une sécurité sociale, une armée, un smic commun, de la même façon que l’Allemagne de l’ouest a intégré l’ancienne Allemagne de l’est… C’était cela auquel je m’attendais… Hélas, ce n’était pas cela l’idée de ces dirigeants de pacotille. Leur idée, c’était de faire une arme anti sociale, anti syndicat, anti salariat, anti progrés… Et à la place de faire une Europe du capital, du patronat, du bénéfice, de l’enrichissement pendant que le peuple se paupérise, se ‘corvéabilise’ à merci… Oui c’était cela, leur but ! On nous l’a mis bien profond !...
 
Et dire qu’il y a encore plein de gens, valets de ce libéralisme dont ils ne perçoivent même pas qu’ils en sont les larbins, pour dire et répéter comme de vieux phonos aux disques rayés « Oui, mais grâce à l’Europe nous n’avons pas eu de guerre »…
 
Bande de pauvres imbéciles… Quand un père de famille perd son emploi, que sa femme divorce, qu’il devient SDF et dort sur un banc, qu’il cache à ses enfants ce qu’il est devenu, par honte… C’est quoi, comme violence ? C’est le résultat d’une guerre économique dans laquelle la délocalisation est l’arme de destruction massive. Les pertes humaines sont les chômeurs, les gens au RSA, les 150000 SDF, les millions de personnes paupérisées vivant sous le seuil de pauvreté.
 
Quand on ose nous parler de réfugiés (quelques dizaines de milliers, oui mais par an), qui se rajoutent aux 200000 immigrés officiels dont on ne parle pas, ainsi qu’aux 150000 immigrés clandestins… On oublie de dire qu'une grande partie de ces nouveaux arrivants ne trouvent pas de travail et que nombre d’entre eux n’en recherchent pas pour la bonne raison qu’ils préfèrent profiter de l’aumône que les fonds publics leur dispensent sur le dos des plus pauvres des Français, déjà fortement touchés par la misère et dont on veut encore réduire les prestations…
 
Et ce ne serait pas une guerre, dans laquelle nous sommes ? Et le petit peuple Français n’est-il pas en train de la perdre cette guerre en en subissant tous les dommages ?
Et l’insécurité ? Et la colonisation de nos ‘quartiers’ par des idéologies barbares et arriérées, ce n’est pas une invasion et un asservissement, un supplément de privation de notre liberté et de notre droit à vivre dignement ?
 
On a évité la guerre… Mais elle est là à nos portes larvée, incessante, elle progresse sans cesse… Et ceux-là, cette bande de perroquets, quand leurs quartiers préservés jusqu’à présent seront touchés… Ils déchanteront, mais il sera bien trop tard…
 
A moins… Ah moins qu’un sursaut national, nous fasse nous lever, pour refuser ce funeste destin, nous fasse démolir et reconstruire le système européen sur des bases saines cette fois.
A moins que nos nouveaux dirigeants contrôlent et régulent l’immigration afin que l’intégration aux principes de notre république, voire à ceux d’une ‘république européenne’ se fasse sainement, tandis que nous aiderions les ressortissants des pays pauvres ou en guerre à vaincre leurs oppresseurs  et à développer leur activité chez eux… Ce qui supposerait un partenariat avec ces peuples, au lieu de l’habituel pillage de leurs richesses dont nous sommes coutumiers…

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21 juin 2019

Il faut savoir effacer

GSM

Ecrit le 9 mai 2009.

 

Il faut savoir effacer les mots qui coupent, il faut savoir panser les blessures des coups de poignard dans le dos, il faut savoir apprendre de nos échecs. Apprendre, n’est pas forcément progresser. Il faut savoir se protéger, se prémunir, se blinder, se détacher et… oublier les mauvais souvenirs, avant de pouvoir pardonner…

 

Et comme le chantait si bien Charles Aznavour : "Il faut savoir, mais moi... Je ne sais pas..."

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20 juin 2019

Pour vivre en paix, vivons seuls

GSM

17 février 2015
 
L’être humain est une espèce dangereuse. Sortir de chez soi est un risque auquel l’humain est contraint quotidiennement. Il est des régions où la violence et la mort sont permanentes.
 
Les lieux dits pacifiés, sont le siège d’affrontements, de défis, de harcèlements. La vie grégaire de l’homme n’est que violence ou soumission à cette violence.
 
L’ermite ou le berger sont les derniers bastions humains de paix et de sérénité.
 
C'est bon d'être seul ! 
 
Ne pas frayer avec le voisinage a du bon.
 
Oui, parce que tant qu'à fréquenter des cons, autant ne fréquenter que soi-même.
 
Au moins, on n'a pas affaire à plus con que soi...
 
CQFD
 

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18 juin 2019

Ces gens de peu (2)

Je parle peu des "gens de peu", que les autres regardent avec mépris ou bien condescendance.
 
En dehors des catégories des faignants de gauche ou de droite, en dehors de ces gens qui se croient tout permis, il existe une population de devoir et de peine.
 
Chez Aldi, l'homme qui voulait me laisser passer devant lui à la caisse, l'autre jour.
Il avait peu de marchandises dans son chariot. Il était plutôt effacé, de condition modeste. Il est reparti sur sa vieille mobylette, avec son vieux casque et sa canadienne élimée à l'extrême. Cela fait plusieurs personnes comme lui avec qui j'ai les mêmes amabilités. Des "gens de peu", comme ces ouvriers que j'ai eu l'honneur d'avoir dans mes équipes. Des gens qui encaissent les coups du sort, des gens écrasés par le système, mais qui restent dans une attitude de bonté et d'attention aux autres, qui travaillent quoiqu'il leur arrive, sans jamais se plaindre, alors qu'ils le devraient parfois...
 
Il y en a plus qu'on le croit, de ces individus modestes mais avec un cœur énorme. Ils sont malheureusement occultés par les grosses faignasses que j'ai évoqués dans mes écrits antérieurs...
 
Je leur rend un hommage des plus sincère à ces "gens de peu", mais qui sont pour moi, les personnes qui ont le plus de valeur.
D'ailleurs j'ai été très ému chez Aldi, sans en laisser paraître...
 

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14 juin 2019

Laïcité et foi républicaine (3) Dérive identitaire

GSM


Écrit par Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste, publié dans « Pathologies de la démocratie » en 2005, réédité en 2009.
 
Si jadis, comme l’a souligné Célestin Bouglé, bourgeois et nobles ont coexisté difficilement (mais pacifiquement) et travaillé à l’élaboration d’une «  unification nationale », si jadis encore, les villes ont été ces lieux de « démultiplication du lien social », grâce aux contacts sociaux, qu’elles favorisaient, force est de constater qu’il n’en est plus de même à l’heure actuelle.
De nouveau, les sociétés démocratiques adultes se fragmentent et l’antique phénomène de tribalisation fait retour sous une forme actualisée de « communautarisme » (susceptible de se décliner en corporatisme et sécessionnisme de toutes sortes).
 
Sans regretter que le principe de diversité régisse les sociétés modernes, car la promotion des communautés est un des piliers de la démocratie, il s’agit de dénoncer, la tentation qu’ont ces communautés de se transformer en mouvements communautaristes et identitaires.
Pour preuve, le symptôme de cette altération : l’invasion du sanctuaire de la république par le port des signes de propagande religieuses, politique et commerciale
 
« Les sectes », écrit Régis Debray, « ont remplacé les ligues, mais les passions religieuses ne sont pas si différentes des passions politiques. La répression de l’agitation politique parmi les élèves, n’avait en tout cas d’autre principe que celle de l’agitation identitaire actuelle.
Le port du voile peut être tenu pour un acte militant, avec une dimension de propagande missionnaire, doublée de discrimination sexuelle, par nature sexuelle, par nature susceptible de provoquer des manifestations et réactions de signe contraire.
La Kippa, peut appeler le keffieh, le croissant peut provoquer la croix, comme le point tendu appelait hier la main tendue ».
 
A regarder de près une cour ou une classe d’école, on a vite fait de comprendre que les velléités d’unification sociale, si typiques des démocraties modernes, ont volé en éclats.
 
« Il y avait », poursuit Régis Debray, « en un certain sens plus de laïcité dans les collèges jésuites d’antan, avec leurs obligations disciplinaires et la mises en veilleuse du dehors, qu’il n’y en a dans nos collèges en forme de terrains vagues où le brouhaha empêche toute concentration des esprits.
Il y a plus de laïcités dans les maigrichonnes écoles d’Amérique Latine, où l’uniforme est de rigueur (chacun le sien), que dans nos opulents établissements, où s’arborent des T-shirts en cartes d’identité.
Les stéréotypes de la communication sont aujourd’hui bien plus menaçants pour la liberté de conscience, que les dogmes des clergés… L’école est ainsi devenue le haut lieu des tribus, qu’elles soient religieuses, ethniques, économiques… »
 
Si l’on s’attarde ici à évoquer la laïcité (et notamment la laïcité scolaire), c’est parce qu’elle est précisément, l’un des plus surs remparts contre les phénomènes de communautarisme et de tribalisation.
 
NDLR : Les philosophes (dont Régis Debray qui était quand même marqué à gauche), se sont aperçus de cette dérive identitaire de notre société… Mais ils ne proposent pas de mode d’emploi, pour rétablir une vraie laïcité dans notre pays. Constater, c’est une chose, porter remède, en est une autre. C’est donc aux hommes politiques de mettre en place des règles contraignantes, afin de stopper ce cancer qui ronge la démocratie.
 
De timides tentatives de législation (interdiction du port du voile) ont été tentées, mais elles ne sont pas appliquées. Aucune sanction, aucune autorité pour faire appliquer la loi. La peur et le laxisme laissent la gangrène s’étendre dans un climat de permissivité coupable !
 

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13 juin 2019

Soutien au référendum Aéroports de Paris

Déposer un soutien à la proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aéroports de Paris

GSM

Munissez-vous au préalable de votre carte d'identité ou bien de votre passeport. Le soutien en vue d'obtenir une loi référendaire, débute ce 13 juin 2019.

https://www.referendum.interieur.gouv.fr/

 

Pour moi, c'est fait !

 

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10 juin 2019

Laïcité et foi républicaine (4) De la majorité aux minorités


GSM

Écrit par Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste, publié dans « Pathologies de la démocratie » en 2005, réédité en 2009.
 
Si le concept majeur des démocraties naissantes était celui de « majorité »,  celui des démocraties adulte, semble être celui des « minorités » ; et si Alexis de Tocqueville a bien vu les dérives de la majorité démocratique, il a manqué ce que peuvent receler les minorités démocratiques.
 
La particularité des démocraties adultes réside plutôt dans la tyrannie des minorités.
Que la hiérarchie entre majorité et minorités ait disparu marque sans nul doute un progrès en matière de droit.
Il était temps en effet, que les minorités ne subissent plus l’autoritarisme de la majorité.
Mais les choses deviennent plus problématiques quand ces minorités cherchent à imposer au reste du peuple le fait d’avoir des droits spécifiques.
Sous couvert de démocratie, de droit à la différence et de défense de l’identité culturelle, elles commettent, en effet, un acte anti-démocratique en contournant habilement l’égalité des droits et des conditions. On assiste à un phénomène de captation du droit.
 
En France, avec la montée en puissance des communautarismes -qu’ils soient corporatistes, religieux, ethniques ou culturels-, on a pu observer ces nouveaux réflexes, posés comme la marque même d’individus libres et égaux, car les minorités ne prétendent  jamais remettre en cause l’idéal démocratique. Au contraire, elles présentent toujours leur opération de captation du droit, comme la preuve même de leur attachement à la démocratie et tentent de modifier de l’intérieur, la conception démocratique du droit.
Cette « tyrannie des minorités » s’inscrit dans le cadre de la désincorporation de la pensée dont Claude Lefort nous a parlé.
Et si cela a de l’impact, c’est précisément parce que la majorité a perdu de sa légitimité.
De nos jours, minorités et majorité sont tout autant légitimes. L’idée d’une légitimité souveraine a laissé place à l’équivalence des légitimités.
 
Pourtant ces réflexes n’ont rien de démocratiques et renvoient, au contraire, à un usage perverti du droit.
 
La perversion, tel est décidemment le maître mot de la démocratie qui n’arrive pas à dépasser le stade infantile, ou encore l’étalon comportemental des individus et des communautés (quelles que soient leurs formes) qui tentent de transformer le droit en « privilège ». En effet, qu’est-ce qu’un individu pervers, sinon celui « qui veut jouir sans entrave, jouir à tout prix », qui est toujours prêt à obtenir de l’autre ce qu’il ne veut pas ?
Il ne s’agit pas d’un individu « hors la loi » ; bien au contraire, il se sert de la loi, l’instrumentalise…
… Et c’est la loi qui, précisément, va lui procurer la « sécurité » dont il a besoin pour ses jouissances privées.
 
… Les minorités tyranniques ainsi que l’individu pervers « captent » le droit et font en sorte que le processus démocratique travaille à l’entérinement de leur désir.
…Et si les minorités tyranniques sont dangereuses… c’est parce qu’elles ont parfaitement compris le fonctionnement du droit et la meilleure façon de s’y prendre pour pervertir son système : On est ici dans le registre de la domination politique.
 
NDLR du 05/06/2019 : Nous subissons de puis des décennies et de façon de plus en plus pressante, cette tyrannie des minorités qui imposent leur loi à la majorité et ceci de multiples façons :
-Avec un système d’élection aboutissant à une démocratie représentative qui ne l’est pas et permet à une minorité d’imposer sa loi à la majorité.
-Avec un lobbying de petits groupes très marginaux, ou de grands groupes qui font voter des lois que la majorité des citoyens réprouve.
-Avec des consignes de tolérance extrême et de suppression volontaire de moyens afin de permettre dans les faits, ce qui est théoriquement interdit par la loi.
-Avec la sévérité à laquelle s’exposerait tout représentant de l’ordre, de la justice ou le simple citoyen, s’il venait à réagir contre un manquement à la loi d’un contrevenant, c'est-à-dire en inversant les concepts de culpabilité et d’innocence.
-En supprimant le concept de légitime défense, paralysant ainsi toute réaction à l’agression et vouant la société au laxisme et à l’inaction.
-En ignorant la puissance financière qui broie les petits.
 
Merci de nous éclairer madame Fleury, mais vous conviendrez que la tâche est ardue pour tenter de faire passer cette « démocratie adulte » au stade de « démocratie véritable », qui ferait respecter le droit à tous, qui respecterait les minorités sans leur laisser dicter leur loi à la majorité.
 

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