14 octobre 2017

Aussi loin que l’on aille pour parler des autres, on ne parle jamais d’autre chose que de soi-même

GSM

Lorsque l’on parle, mais surtout lorsque l’on écrit, parle-t-on des autres ou de soi-même ? Lorsque nous tâchons de communiquer, les mots, les phrases et les idées émanent de nous-mêmes. C’est bien par notre compréhension personnelle que nous interprétons le monde qui nous entoure.
 
Aussi loin que l’on aille pour parler des autres, on ne parle jamais d’autre chose que de soi-même.
 
C’est pour cela que nous sommes différents : Parce que notre compréhension, et notre empathie avec ce et ceux qui nous environnent sont différents et varient d’un individu à l’autre. Cela influe sur notre objectivité, qui est empreinte malgré tous nos efforts d’une subjectivité variable suivant les personnes.
 
Cela affecte tous les domaines de la société. Non seulement la vie en groupe, les sciences humaines, les activités professionnelles, artistiques, créatrices, mais aussi la technologie et même les sciences. Même les mathématiques, pourtant réputées être le fort imprenable de la raison cartésienne, sont « habitées » par la subjectivité que les êtres portent en eux !
 
Parler des autres, est-il donc si impersonnel que cela ? Non ! Nous participons tous à ces phénomènes de communication. A ce titre, nous avons la plus grande difficulté pour ne pas alimenter les rumeurs, transmettre et amplifier les mensonges, créer l’injustice et le désordre…

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13 octobre 2017

De l’analyse des lois (1)

GSMEcrit le 13 mars 2016

 

Les projets de lois doivent être analysés par les citoyens avant leur adoption. En pratique, je devrais dire « devraient être analysés ». Ce n’est pas le cas ou bien très peu. Par manque de temps, par ignorance, ou incompétence, tant il est vrai que comprendre des textes parfois ardus n’est pas à la portée de tout un chacun.
 
Nous nous retrouvons à chaque fois dans le cas de figure où les élus commentent et interprètent le texte de la loi auprès de l’opinion publique, en le déformant, en le portant aux nues ou en le fustigeant, suivant qu’ils sont dans la majorité ou dans l’opposition. L’extrême mauvaise foi du personnel politique est à la source du capotage de certaines lois qui auraient été excellentes, mais qui sont à jeter parce qu’elles viennent du camp adverse. Inversement combien de lois scélérates ont été adoptées, parce que les scélérats étaient plus nombreux que les autres ?
Ceci est toujours du à une opposition entre deux camps, qui ne veulent surtout pas reconnaître la pertinence d’une idée si elle provient du camp adverse.
 
Un exemple flagrant est l’idée de la TVA sociale. Nous avons eu tous les cas de figures, concernant cette approche nouvelle de la cotisation sociale patronale (qui ne serait pas la panacée, mais pourrait contribuer à un léger rééquilibrage des injustices ‘cotisationnelles’). Depuis l’époque Mitterrand, l’opposition (de droite puis de gauche) l’a proposée, la majorité l’a donc refusée. La majorité (de droite ou de gauche) l’a proposée, l’opposition l’a fait capoter. A chaque fois, cette bonne idée a été enterrée. Elle sert d’épouvantail que l’on agite devant la populace qui se laisse influencer, par ceux qui gueulent les plus forts et surtout par le camp idéologique auquel l’électeur mouton décervelé adhère, sans aucun esprit d’analyse, par simple réflexe de solidarité imbécile.
 
Je me souviens du référendum que de Gaulle avait organisé et perdu d’ailleurs en 1969. Qu’est-ce qu’un référendum, si ce n’est une loi qui passe par le suffrage direct au lieu du suffrage habituellement délégué à ceux que l’on élit pour nous tromper et nous endoctriner ?
 
De Gaulle voulait décentraliser une partie du centre décisionnel du pouvoir, en régionalisant la France.
1) Les conseils régionaux seraient non seulement aptes à décider dans leurs régions respectives, mais ils se réuniraient nationalement pour participer à la discussion des lois nationales, Oeuvrant ainsi comme le fait le Sénat.
2) D’où la nécessité de dissoudre le Sénat sous sa forme actuelle, assemblée de vieillards séniles qui est complètement coupée des réalités du pays.
 
L’ensemble constituait pourtant un lot cohérent (D’autres sont venus depuis. Ils ont fait la régionalisation, mais ils ont conservé le Sénat).
 
Tous les partis de droite ou de gauche et surtout du centre ont conspué à l’époque cette réforme majeure au motif que l’on ne pouvait pas poser une seule question pour deux modifications majeures (Alors que pour le général, l'un n'allait pas sans l'autre). Poher, le président du sénat avait exercé un prodigieux activisme pour empêcher que l’on supprime la source de revenu sénatoriale. Tous les hommes politiques se sont solidarisés, car les loups ne se mangent pas entre eux.
Le référendum était négatif, de Gaulle ayant mis sont poste en jeu est parti (Il faut bien se dire que ce chantage était de plus l’occasion rêvée pour se débarrasser de cet empêcheur de magouiller en rond qu’était le fondateur de la cinquième république)…
 
Nous avons toujours le Sénat, inutile, et aucune idée territoriale ne remonte au plan national, alors que la régionalisation devait servir à cela...
 
C’est à chaque fois pareil : Des joutes stériles autour de projets de lois que personne ne comprend ni ne cherche à comprendre, alors que les loups politiques s’acharnent à protéger leurs intérêts en mentant aux moutons. Nous, les moutons, ne nous en apercevons pas, continuant à voter pour nos loups favoris sans comprendre que nous votons contre nous-mêmes…

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11 octobre 2017

Le blog est parfois thérapeutique

GSM

Ecrit le 29 janvier 2014
 
Le blog, c’est parfois thérapeutique.
Mais le blog, c’est souvent pathogène.
On s’accroche « aux nuages », donc à rien.
On dit des banalités et on peut être encensé.
Les gens peuvent s'engueuler par blogs interposés. Certains cherchent à semer la zizanie, à provoquer, cachés derrière le bouclier de l'anonymat. C'est comme la vraie vie, mais en pire...
Inversement on peut dire des choses pertinentes et sérieuses et tout le monde passe son chemin.
Parfois on a la bonne surprise, de bien rigoler, on fait des surenchères et au moment où on se sent en pleine forme, l’autre abandonne. On éprouve en permanence des déceptions. On est alors frustré.
On peut être intoxiqué comme par une drogue, dans une sorte de dépendance, parce que l'on imagine que le bon moment est pour tout de suite, ou pour très bientôt.
On est encensé, parfois sincèrement, parfois par intérêt, souvent par flatterie.
Si l’on y prend garde, on « prend la grosse tête ». Et on se croît arrivé, alors qu’on est au bout de nulle part en vérité.
On attrape tous les défauts de la terre : flagornerie, vanité. On croît en l’amitié de la part de certains, qui n’éprouvent en fait rien.
C’est aussi le royaume des pilleurs, des tricheurs, des voyeurs. On y rencontre les éternelles mouches à merde, parce que sur le blog, elles ne risquent pas les coups de tapettes, ni le fly-tox...
Avec certains, il y a une empathie bien sincère, mais si chimérique !
Mais à part ces exceptions que nous rencontrons par ci par là, il y a la déception qu'éprouve le drogué qui sort de son trip. Pour certains finalement, bloguer, au lieu d’être une thérapie, amplifie plutôt les problèmes.
Plus les problèmes s’intensifient, plus on blogue. Ce qui est le propre d’une dépendance.
 
Pour arrêter, c'est comme pour arrêter de fumer, comme pour faire le régime, comme pour sauter par la portière du Transall, il ne faut pas regarder en arrière ni en bas, mais simplement faire le pas en avant, en prenant du recul, en se restreignant, en se mettant en retrait, en se protégeant, afin de garder le plaisir sans les inconvénients.

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08 octobre 2017

Oublier de passer à l’isoloir peut nuire gravement à la santé civique

GSM

Ecrit le jeudi 6 février 2014.

 

Les abstentions lors des dernières Européennes ont étés diversement interprétées, quand à la nature des abstentionnistes, à leur motivations ou plutôt non-motivation, à leur appartenance d’idées. Mais quoiqu’il en soit, beaucoup de lecteurs écrivent aux journaux pour manifester leur désappointement à ce sujet.

 

Lu sur Marianne la lettre d’un lecteur M. B. Brun :

 
J’ai mal à l’Europe, mal à la France, à la démocratie, à la non utilisation de leur bulletin de vote par tous ces citoyens de toutes tendances politiques. Soixante pourcents des Français n’ont pas voté. Quatre-vingt-un pourcent des jeunes de 18 à 34 ans ne se sont pas déplacés au bureau de vote. Mais quel avenir veulent-ils ? Le sort politique de moutons qui subissent ?
Combien d’hommes dans le monde aujourd’hui aimeraient pouvoir voter. Je respecte les abstentionnistes et je reconnais qu’ils sont libres de faire ce que leur conscience leur dicte. Mais j’ai envie de leur poser une question : Comment vos idées, vos rêves, vos projets, vos convictions aboutiront-ils aux oreilles de gens qui se moquent déjà de vous, sauf en cas de vote massif ? Le « non-vote », ces Messieurs de Bruxelles s’en moquent. Au contraire, le noyau dur des droites néolibérales est renforcé. Cette droite néolibérale va accentuer les dérégulations, le démantèlement des services publics (santé, éducation, etc.) et les inégalités.
 
Pour m’être déjà exprimé sur le sujet, je partage bien évidemment cette indignation… Dans ma famille même, mon fils ainé ne m’a pas laissé de procuration rebuté par la démarche y afférente, quand à mon cadet, il a presque fallu que je le traîne au bureau de vote. (Je précise que je ne sais pas pour qui il a voté : Je ne donne pas de consigne en la matière).
Il est vrai que je n’ai jamais endoctriné mes enfants, leur laissant leur libre arbitre…
Il faut bien reconnaître aussi, qu’ils ne cherchent pas à recueillir l’information quelle qu’elle soit, leur écran télé servant quasi-exclusivement aux jeux sur consoles…
 
Et c’est là le danger : Cette dépolitisation de la jeunesse qui les spolie ipso-facto de leurs droits à faire respecter leurs droits, puisqu’ils ne les connaissent même pas…
Alors bien que je n’aime pas les parents qui endoctrinent leurs enfants dans une idéologie, je pense qu’il est de notre devoir, de transmettre ce qui a été l’évolution sociale, les luttes de nos aïeux, et ce que nous avons connu comme progrès en la matière, afin, qu’ils puissent au moins juger de la pertinence ou non-pertinence des mesures prises actuellement.
Mais combien de parents sauront-ils expliquer qu’une autre politique est possible ? Combien ont lu Keynes, Marx, Stiglitz ? Combien connaissent l’histoire de la grande dépression ? Certains ne sauront guère expliquer que ce que nous vivons n’est pas inéluctable et que la politique peut changer, pour peu que l’on se donne la peine de comprendre et de voter !
 
C’est pourquoi, depuis le 7 juin 2009, j’explique la politique à mes deux fils aînés, le cynisme de nos dirigeants et la nécessité de se battre contre de tels dénis de démocraties…
 
Je leur expose les failles de notre constitution et la nécessite d'en changer, la nécessité d'instituer des procédures permettant au peuple de contrôler et de sanctionner nos dirigeants en cas de manquement à leurs engagements, la nécessité qu'il y aurait de voter par nous-mêmes certaines lois essentielles, ou de les abroger par nous-mêmes lorsqu'elles se révèlent néfastes.
 
Alors s'agit-il d'un endoctrinement ? Je ne pense pas, dans la mesure où je ne prêche pas pour  une idéologie, mais seulement pour une démocratie véritable...

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23 septembre 2017

Mémoires et radotages (133) – Une baguette pas cuite s’il vous plaît !

GSM

Écrit le dimanche 17 septembre.
 
Sur le coup de midi et demi, je vais à la boulangerie en ce dimanche, pour acheter une baguette. La queue est parallèle au présentoir de pâtisserie. Je prends ma place… Devant moi, plusieurs femmes, dont une, la cinquantaine environ, la plus éloignée de moi, face à la caisse, regarde dans ma direction… Supposant qu’elle cherche des yeux un gâteau particulier afin de compléter sa commande, je m’écarte du présentoir et me tourne vers celui-ci, afin d’éviter le regard de la dame, qui me semble inquisiteur… Les autres gonzesses se sont écartées elles aussi, semblant indiquer qu’elles sont dans le même groupe… Peut-être me parle-t-on, mais, sourd, je n’y prête guère attention… Une des serveuses que je connais bien me demande combien de baguettes je voulais. Je réponds, tout en pensant que les bonnes femmes qui me précèdent, sont donc, comme je l’avais supposé, accompagnatrices de celle de tête qui s’était tournée vers moi. D'ailleurs je sens toujours des regards. J'attendais ma baguette ‘pas cuite’, quand soudain la curieuse me fait sursauter en me parlant, car elle avait parcouru les trois mètres qui nous séparaient : « Vous ne seriez pas un ancien militaire ? ».
 
Je la regarde ainsi que ses copines toutes tournées vers moi… C’est quoi, me disais-je, un dîner de cons ? J’en ai plein le cul, encore mon habillement qui a frappé ! Et puis les interrogatoires de police, ça suffit ! Les gens de mon âge ont tous plus ou moins été militaires, ce n'est pas pour ça qu'il faut nous faire chier… Mais au lieu de répondre cela, je lui lance tout de go : « Moi, je ne vous ai rien demandé ! ». Elle est retournée à sa place en maugréant très fort avec ses copines, mais ma surdité m’a privé de la teneur de leurs propos surement pas amènes à mon égard. J'ai vaguemnt entendu 'Quel culot', 'Pour qui il se prend"... Pendant ce temps, je prenais ma baguette tendue par la serveuse, je payais par-dessus le présentoir et prononçais mon fameux « M’sieurs dames »… Comprenant que l’émoi était encore à son comble, d'après le brouhaha qui régnait parmi le troupeau de meufs, je rajoutais cependant à haute voix : « Qu’est ce que c’est mal fréquenté aujourd’hui ! »
 
C’est bête, peut-être que j’ai loupé une discussion avec une femme et peut être une invitation et voire même une coucherie et peut-être même une vraie partouze, qui m’aurait fait passer une après-midi excellente d’un point de vue sensuel, va savoir ?
 
Plus sérieusement, il m’étonnerait fort que j’accepte un jour, une relation avec une rombière qui me parle sur un ton inconvenable et dont les exigences n'ont d’égal que la curiosité !
 
Qu’elle et ses copines aillent se faire foutre… mais ailleurs ! Je ne vais pas leur raconter ma vie dans une boulangerie-pâtisserie, non mais ! Le dîner de cons… c’est traumatisant et je crois que j’ai déjà donné… Et même si ç’avait été un déjeuner de foutre… Très peu pour moi, ça ne m’intéresse plus ! Et puis quant à elles "pour qui elles se prennent", ces connasses ?
 
..........
 
Écrit le mardi 19 septembre.
 
Je traverse le marché à pieds, pareillement habillé que dimanche, pour aller acheter ma baguette pas cuite. Il y a un mec qui s'arrête et me détaille de la tête aux pieds avec une moue bizarre. Je le regarde : Il a un chapeau avec une sorte d'étoile de Shériff et surtout une grande plume de je ne sais quoi, glissée dans le galon de son feutre...
 
Je m'immobilise devant lui et lui dis : " Qu'est-ce qui te déranges ? Toi, il ne te manque qu'une plume dans l'cul ! ".
 
Décidément !

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18 septembre 2017

Mémoires et radotages (132) – Eté 2017 ?

GSM

L’été est presque fini et pourtant, il n’a pas encore commencé !
 
Par chez moi, il me semble que la météorologie nationale ne s’applique pas… Les prévisions sont en dessous-de tout ! Rares sont les fois où la température atteinte réellement correspond aux ‘prédictions’ faites la veille sur le petit écran… Le plus souvent les températures effectives maximales sont 3 à 4 degrés en dessous de ce que l’on nous annonce… Le 12 septembre, par exemple, nous n’avons eu que 12,5% au plus, pour une prévision de 18… Quand aux pluies éparses, une pluie continuelle nous a rendu la journée d’une morosité à nulle autre pareille…
 
Fin Août, Bodin nous annonçait que la France avait vécu son été le plus chaud depuis un certain temps, sans préciser que que cela ne s'appliquait pas certaines régions … Pour ma part, je suis en train de vivre l’été le plus froid que j’ai jamais vécu !
 
Parfois, je me demande si les météorologistes enregistrent dans leurs archives les températures réelles prises aux quatre coins du pays, ou bien s’ils prennent en compte leurs prédictions de merde ? Cela expliquerait pourquoi, ils en arrivent à nous annoncer un réchauffement climatique appuyé sur des données antérieures largement fausses…
 
En tous cas, je ne constate dans ma région, qu’un refroidissement climatique…
 
Ce n’est pas compliqué, les radiateurs se sont remis en marche automatiquement depuis le 5 septembre… Depuis la même date, je porte tee-shirt, chemise, pull et veste, pour sortir en ville… Et c’est ce qu’ils appellent l’été le plus chaud… Nous avons froid, pluie, tempête d'équinoxe avaant l'heure... La totale !
Je me souviens d’un été fort chaud, celui de 2003. Il avait fait par chez nous, de 40 à 41 pendant deux mois consécutifs, sans pluie, sans aucun nuage et des périodes à 43 dans le Lyonnais et le bordelais… J’avais même pris des vacances impromptues (ce qui avait un peu déplu à mon dernier employeur (bien qu’il m’eut avoué par la suite que j’avais eu bien raison, parce que la productivité de ses personnels avait été déplorable) et suis allé me réfugier en haut du massif central, ce qui me permettait de n’avoir que 39 et même moins lorsque chaque jour, un orage bienveillant venait rafraichir temporairement la température à  20°.Inutile de dire que ce nuage bienfaiteur n’avait même pas été annoncé par météo France…
 
Je pense que Météo France, appartient à la ‘France qui perd’ et non à celle qui gagne… Comment peut-on encore conserver une bande de nullards pareils, obnubilés par des images satellites qu’ils ne savent pas du tout interpréter. Ils ont rejetés les méthodes de leurs anciens, qui au moins donnaient des prévisions justes à court terme… Alors que maintenant elles ne seraient justes qu’en les annonçant qu’après leur réalisation… Et encore, si ces branleurs prenaient le temps de mettre le nez à la fenêtre…

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13 septembre 2017

Combien coûte le travail…

GSM

La vulgate (au sens populaire et laïc), prétend faire payer aux patrons le coût des charges sociales, c'est idiot car celles-ci sont intégralement répercutées sur le consommateur, quel que soit leur mode de calcul. Peu de gens en fait, connaissent l’importance du coût du travail.
Il dépend en fait des conventions collectives que l’entreprise applique, des taux d’accidents par branche, des fluctuations de taux de cotisations appliquées par les différents organismes d’affiliation et enfin de ces impôts déguisés en « contributions » que l’état dans son génie machiavélique a glissé dans la fiche de paye, comme un tuyau de pompe aspirante dans la poche des salariés…
 
J’affiche ci-dessous une fiche de paie (partie vue et partie non vue) d’un de mes ex-salariés. Mon activité était dans le BTP et plus particulièrement dans le bâtiment.
Elle date de 1992. On pourra constater que depuis lors, la CSG a bien augmenté, la RDS est arrivée par la suite et les divers taux ont progressé. De plus l'affiliation facultative à une mutelle est devenue obligatoire. L’activité (Bâtiment) présente une spécificité au niveau des intempéries et un taux de cotisation accident du travail plus important que la moyenne… Les particuliers ignorent également que les congés payés sont une charge pour l'employeur, puisque pendant ce temps, le salarié ne travaille pas. Des allègements de charges ont également bénéficié depuis, aux petits salaires, financés par le contribuable... Mais ce n'est pas la solution... C'est celui qui "consomme" les travaux qui doit payer...
 
 
 
Quoiqu’il en soit, cela donne un petit aperçu à tous ceux qui, comme un de mes collègues, pourtant cadre, se prévalaient de créer une entreprise dans le BTP, à leur retraite et prétendaient que les charges ne représentaient pas plus de 50 % du salaire… 
Hélas, faisant fi de mes mises en garde, il se croyait plus malin que les autres, lui aussi...
Je pense qu’il a du renoncer…
 
Il est de plus en plus nécessaire et urgent d'asseoir les charges patronales sur le chiffre d'affaire et plus précisément sur la valeur ajoutée par l'entreprise. C'est une condition essentielle à la survie de l'activité dans le privé (c'est à dire 80% des emplois) !!!

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05 septembre 2017

L'habit fait le moine

GSM

Hélas ! Anouilh avait amplement raison... Combien de fois expliqué-je à mes fistons que l'habit fait le moine ? Même moi, qui sais cela, je refuserais d'embaucher quelqu'un qui aurait la dégaine d'un d'jeun habillé en voyou du 9-3...
 
Il y a des codes vestimentaires dans la société, et il faut les respecter, au moins pendant l'embauche et jusqu'à ce que nos vraies qualités et compétences soient révélées à nos supérieurs... Après, on peut se prendre des libertés...
 
C'est ce que je fis dans ce qui fut mon dernier emploi. Je lançai donc le Friday wear... Au grand dam de la direction... Mais j'aime le risque... Et je fus heureusement bientôt suivi par mon ami et mes copains, puis par un certain nombre de collègues...
 
Ensuite je continuai, seul, à aller plus loin : Je faisais le Friday wear tous les jours (le week wear en quelque sorte)... J'étais en treillis camouflé et ne remettais le costard cravate, que pour ne pas heurter quelques clients ou entrepreneurs nouveaux que le premier contact aurait choqué... Ainsi que pour des évènements tels les cocktails dinatoires, les réceptions entre gens qui se croient d'un monde différent et supérieur...
 
Ainsi, je pouvais leur démontrer que je savais donner le change, "paraître" comme eux et le lendemain être comme je suis, avec les mêmes compétences et les mêmes lacunes...
 
Ainsi, il faut parfois montrer au bon moment qu'on est comme les autres...
 
Nota bene : Anouilh, n'aimait pas le fenouil, mais adorait les nouilles... Et souvent, il se tripotait la nouille...

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21 août 2017

Argot : Au temps de l’Argomuche

 

GSM

C’était du temps où c'qu'on s’asseyait sur une pile de traverses de chemin de fer, ou sur un camion de peinture retourné. Les aminches se réunissaient pour casser la graine. On sortait son schlass (pas l’surin, c’était pour les affranchis) et on se taillait un bon morceau de brichton, de ce brignolet à la mie jaune, qu’on accompagnait de sauciflard, ou bien d’une boite de sardines. Les plus pauvres se tapaient un oignon, ou bien du calendos qui courait tout seul, bicause les autres fromtons c’étaient pour les bourges. On arrosait tout ça avec du rouquin, un bon vieux pinard de chez Gévéor. On ne craignait pas de s’envoyer toute la boutanche de gros-qui-tache, ( quand on fait un métier d’homme, on a vite dépensé les calories). Le pichtegorne, c’est c’qui fait marcher la machine et c’est pas le picrate qui va faire la loi… Pas de roteuse on n'avait pas assez d'oseille, c'était pour les julots... Les gagneuses leur rapportaient plus que l'turbin en usine ! Nous on était que des caves !
 
C’était des mecs, y fallait pas leur marcher sur les arpions, passque les nougats, c’est sacré. Y z’hésitaient pas à balancer un coup de targette et la castagne, commencée à coups de lattes, pouvait se terminer avec des pains de deux livres dans la gueule ; un bon parpaing n’ayant jamais fait de mal, sauf à celui qui trinque. Tant pis pour sa tronche si qu'y s’est fait refaire le portrait à l’œil pour pas un rond.
 
Après, ceusses qu’avaient la dalle en pente, allaient au bistrot se jeter un p’tit dernier pousse-au-crime pour la route, histoire de s’rincer la glotte. Parfois on était murgé, complètement cuit, bourré, rond comme une queue de pelle. On serrait la louche des poteaux. Dédé se réconciliait avec Mimile et y s’serraient la pince. Attention, c’est qu’y’en a qu’avaient de foutus battoirs à la place des pognes ! Et puis, on se cassait pour rentrer à la cagna (la casba, la taule, la crêche) voir si bobonne avait bien astiqué la bicoque. Eventuellement ça s’terminait au pieu, par une partie d’jambonneaux et mossieur envoyait la purée histoire de s’vider les burnes.
 
Les ceusses qu’avaient pas d’gonzesse et qu’avaient les valseuses en surpression, hé ben, y s’tapaient la veuve poignet ou y z’allaient au boxon pour tremper leur p’tit Lu et s'vidanger les roupettes.
 
Le plus terrible c’est quand les roussins vous tombaient sur l’palteau, alors fallait se trisser vite fait, mettre les adjas pour pas s’faire alpaguer par les archers.
 
Les macs du mitan, y s’faisaient pas chier : Les marlous allongeaient l’oseille aux argousins ripoux, vu qu’avoir un condé avec la maison Royco, ça évitait de casquer du flouze à un baveux qu’en foutait pas une rame.
Passqu’y faut dire que ces oiseaux-là (les bavards), y z’avaient une fâcheuse tendance à engourdir les biftons que nos gagneuses avaient péniblement affuré à la sueur de leur cramouille. Le grisbi, c’était sacré ! On palpait pas mal d'artiche, mais on gaspillait pas la braise ! Une fois entré dans les fouilles l’auber ne ressortait des profondes et on n’ouvrait l’morlingue qu’en cas d’absolue nécessité ; par exemple l’enterrement d’une écrémeuse (pour quelques talbins de dix sacs, il fallait être louf pour pas raquer).
 
L’mieux, pour un barbeau, pour pas êt’ dans la mouscaille, c’était d’pas fréquenter la maison poulaga et d’planquer ses tapineuses, voire de les dérouiller avec quelques mandales. Les torgnoles, ça discipline ! Les morues qu’avaient encore leur berlingue, on leur faisait faire un p’tit stage à Tanger avant d’les mettre au turf. Gare à celles qui s’faisaient poisser par les bleus et qui finissaient au ballon !
 
Le dimanche, les caves sapés avec leurs plus belles fringues (costard à rayures, limace et cravetouse sans oublier les écrases-merdes bicolores et la gapette à carreaux pour faire un tantinet apache), allaient gambiller au pince-fesses ou bien roupillaient dans leur plumard pour décuiter. Y faisaient une tyrolienne avec leur souris et après, une petite pipe, sauf si leur braquemard affichait fermaga. Dans c’cas là, polope, que dalle, nib…
 
Alors au lieu de rouscailler, apprenez à dégoiser la langue verte, la langue de ceusses qui ne voulaient plus être dans la mouscaille. Ah, ce n’est pas la jactance des grosses légumes, ni des gonzes à têtes de nœuds et de leurs bergères, ni celle des trouducs, des loufiats ou des rombières maniérées ! C’était la manière de jaspiner des titis démerdards, de Paname jusqu’à Pontruche, qui se réunissaient autour d’un perniflard ou d’un pastaga et faisaient péter une roteuse en faisant la foire à la boustifaille, charcutaille et pot-au-rif (pas de poulaga pour meszigues, ça m’file de l’eczéma) , du temps de mon dab et de ma mère tapdur…
 
Je salue au passage mon paternel et ma dabesse, qu’ont jamais eu les chocottes et qu’étaient réglos. Attendez-moi, je poireaute un peu, tant que j’peux arquer, mais quand j’vais décaniller (calencher, canner, claboter, clamser, claquer, passer l'arme à gauche), je radinerai, parole d’homme, et on s'fera une p'tite becquetance, là-haut…
 
Ça sera de nouveau l’bon temps, quoi !

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14 août 2017

Mémoires et radotages (6) – Mensonge, Violence etc…

GSMEcrit le 26 janvier 2016

L’humain… du moins l’appelle-t-on comme cela… n’est pas forcément doté d’humanisme. L’humain peut avoir tous les réglages et tous les dosages possibles entre ‘monstre’ et ‘juste’, entre doux et sanguinaire, entre bienveillant et pervers.
La cruauté souvent dégagée par cette espèce est plus forte que la somme de toutes les cruautés du reste du monde animal !
 
C’est pourquoi l’humain a essayé d’organiser son existence communautaire en régentant des systèmes d’entraide et de solidarité. Mais rien n’est jamais acquis en ce domaine. Souvent les malfaisants s’emparent de ces systèmes pour les faire capoter, pour les réduire et imposer leur ordre et leur dictat. Car la haine aussi peut unir la prédation, contre l’équilibre précaire instauré par la partie ‘humaniste’ du genre humain.
 
Il y a donc des factions, des partis, des sectes, des religions, des groupes de pensées (francs-maçons, énarques, imbéciles présomptueux et creux), qui tentent d’influencer, de manipuler, de régenter le monde, même au prix de sa perte.
Le mensonge est partout, dans tous les replis de la vie sociale, économique, politique, commerciale, technologique, financière…
 
Il faudrait être bien solide pour pouvoir déjouer tous les pièges où l’on veut nous faire tomber… Personne ne le peut… D’ailleurs, cela mènerait à une paranoïa pas plus productive…
 
Samedi dernier il y avait une manifestation contre la suppression de notre hôpital… (Pas d’autre hôpital à moins de 60 km à la ronde… J'y suis allé bien entendu...
-Les socialopes poursuivent et amplifient la politique désastreuse de désertification médicale commencée par leurs prédécesseurs de droite, après avoir affirmés « pas un pouce du territoire à plus d’une demi-heure d’un hôpital », (or, 60 km au bas mot, c'est 60 minutes... largement le temps de clamser!).
-Les élus (maires et députés) de droite et de gauche, qui soutiennent à fond cette politique, sont pourtant venus manifester contre !!! Pourquoi ? Pour tâcher de gagner quelques voix pour les prochaines échéances, pour tromper leurs électeurs, qui bientôt prendront l’exil loin de ce désert provincial ! Ils sont pour la désertification sauf quand il s'agit de LEUR circonscription... Où trouveraient-ils les impôts locaux envolés, pour vivre sur la bêtise de leurs contemporains ?
-Prenant la parole, le personnel médical n’a parlé uniquement que de son emploi, se foutant pas mal de la santé des pauvres couillons… Et voulant sauvegarder ses longues parties de cartes en salles de repos, rémunérées d’un salaire chaque fin de mois.
-La pétition, par ses 18.000 voix a fait voter les morts ! Une manifestation de 2.000 personnes s’est vue attribuer un effectif de 5.000…
 
Mensonges, mensonges et mensonges !
 
Et pour quoi tout cela ? Pour rien cela est certain ! Les manifestations pacifiques n’ont aucun effet. Seuls, le chantage, la violence, la menace, le risque, la peur alliée au doute, peuvent faire changer des programmations d’économies imbéciles. Pas le pacifisme !
 
Le monde marche à la violence, malgré son envie de paix et de dialogue !

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