13 décembre 2017

Soulagé !... Ou pas soulagé ?

GSM

C'était le 7 février 2009...
 
Peu avant midi, je sortis de la caisse d’épargne. Il neigeait encore. Arrivé sous le porche je m’arrêtais pour ranger les bordereaux dans mes poches. Je remarquai un petit garçon dans les neuf ou dix ans, appuyé contre un écoinçon du porche d’entrée. Il était si triste… Il se serrait les bras devant sa poitrine pour avoir plus chaud… Il portait des vêtements usés, sales et ses baskets étaient fendues sur la moitié de leur longueur…
 
Plus je pensais à lui, plus je ne parvenais pas à ranger mes papiers convenablement… Je l’observais du coin de l’œil toujours aussi triste et préoccupé à se réchauffer… J’étais très ému…
 
Je pensais qu’il était peut être abandonné, parce que s’il avait été mon fils, je ne l’aurais pas laissé dehors, avec des vêtements aussi légers pour la saison ! J’étais sur le point de lui demander s’il attendait ses parents, quand je pensais soudainement, avec toutes les histoires qui arrivent maintenant, que si ses parents arrivaient, je pourrais être pris pour un pédophile qui « drague » sa proie…
 
Je boutonnais mes poches et je partis dans la petite rue en direction du parking, tout en ressassant tout ça… J’avais tourné le coin de la rue, quand je me dis, que je ne devais rien négliger… Et si ma première idée était la bonne ?... Pas question de laisser un malheureux petit garçonnet, dans ce froid, sans manger, seul et grelottant. Je rebroussais chemin…
 
Je changeais de trottoir et passant au niveau de la caisse d’épargne je lançais un coup d’œil à la dérobade : Il était encore là… Je résolu de ne pas intervenir tout de suite mais d’attendre un peu, pour voir… Je continuais jusqu’à l’autre extrémité de la petite rue. J’avisais la vitrine du bijoutier… Je fis semblant de regarder les bijoux alors qu’en fait je surveillais, à la dérobade, si l’enfant était toujours là… Je me disais que la caisse d’épargne fermant à midi, je n’avais plus que dix minutes à attendre…
 
Perdu dans mes pensées, j’avais relâché mon attention : il n’était plus là…
 
Quoi conclure ? Je redescendis la rue en courant… A droite, à gauche… Personne… Merde il est peut-être passé dans mon dos !… Je remontais la rue à toute vitesse, au risue de glisser sur le sol gelé et parvins à l’angle du joaillier… Coup d’œil à gauche : Rien ! A droite, je crois que c’est lui… Mais pas sûr… Je m’élançais pour me rapprocher… Une fois parvenu assez près, c’était bien lui… Il marchait, la tête baissée, derrière une femme mince et très élégante (fourrure, bottes cuissardes) que j'avais aperçue dans la caisse d'épargne…
 
Visiblement il la suivait… Elle se retourna pour lui lancer une invective plutôt désagréable…
 
J’étais immobile… Je m’étais certes trompé, mais pas de beaucoup… Je pensais que ce petit garçon ne devait pas être très bien traité… Que c’était peut-être un petit malheureux, mais que je ne pouvais hélas rien faire…

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12 décembre 2017

Gendarmerie et Parquet

 

GSM

 

Gendarmerie & Parquet

 

Encore un qui va se faire virer... Il a dit la vérité, il sera exécuté...

La justice et la politique en France... Avec, avec, Taubira, sur les ro-o-ses !

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10 décembre 2017

L'esprit de corps

GSM

L’esprit de corps, l’individualisme et le panurgisme sont les trois ingrédients qui composent l’homme en dehors de l’affect pur.
L’évolution de l’esprit de corps et de l’individualisme est la cause des bouleversements que connait l’humanité, pour le mieux ou pour le pire.
 
L’individualisme libéral (partie la plus mauvaise de l’intelligence de l’individu) a voulu casser l’esprit de corps du salariat (esprit de classe) et y est parfaitement parvenu. Mais cet individualisme libéral a ses propres solidarités (des intérêts communs) qui constituent son esprit de corps momentané, destiné à écraser l’individualisme des classes populaires qui sont ainsi divisées.
La gauche, dans son esprit de classe s’est associée à ce mouvement de casse en s’acharnant à supprimer le patriotisme, sorte d’esprit de corps de niveau national, qui lui semblait être source de guerre et donc contraire au pacifisme qu’elle prônait (Cela partait d’un bon sentiment).
La suppression du service national (Chirac) a également contribué à supprimer l’esprit de corps, dans ce qu'il avait de plus positif, c'est-à-dire l’esprit d’entraide que tous les hommes, anciens conscrits, conservaient leur vie durant. Il y a maintenant des agressions dans des endroits publics, où peu d’hommes interviennent, favorisant ainsi leur prolifération. La peur l’emporte. Chacun sait qu’il sera seul s’il intervient, alors que dans le passé les réflexes d’entraide donnaient du courage.
On constate d’ailleurs souvent maintenant, que les femmes sont plus courageuses que les hommes dans ces circonstances.
 
La société autochtone se désagrégeant (démantèlement de l’esprit de corps confessionnel, professionnel, militaire, social, etc), elle devient éminemment vulnérable face aux phénomènes de puissance de l’argent qui eux sont relayés par un esprit de corps plutôt négatif, parce que très intéressé, totalement motivé par l’intérêt personnel et non par une entraide purement généreuse.
 
Bien sur il existe encore des esprits de corps totalement corporatistes, uniquement mus par l’intérêt, mais qui ne peuvent que résister sans véritables victoires contre les forces du capital.
 
Suite à cet effondrement du sentiment d’appartenir à une entité et de l’envie de solidarité collective, on a vu l’émergence de communautés plus réduites, en général confessionnelles.
Celles-ci, fortes de leur solidarité sont conquérantes et ne rencontrent que peu d’obstacle à leur extension, aidées en cela par le laxisme de doctrinaires qui voyaient un ennemi dans la solidarité nationale, mais ne perçoivent pas les dangers de communautés à tendance extrémistes, bien plus redoutables.
 
Seule une certaine unité de la population peut résister à la prédation de certaines entités motivées, solidaires et nuisibles.
C’est pourquoi, afin de désamorcer les replis identitaires auxquels nous assistons, il serait nécessaire de ré-insuffler un sentiment d’appartenance à un groupe national qui s’appelle la république Française, la démocratie, la citoyenneté, en inculquant dès l’enfance les valeurs humaines et morales qui ont construit nos sociétés.
 
La gauche va bien être obligée de réviser son logiciel et d’accepter de réinjecter du ‘savoir enseigner’ à la mode ‘hussards de la république’, sans doctrine politique (sauront-ils le faire ?), sans enseignement confessionnel…
 
Une morale laïque pour créer l’esprit de corps du citoyen de la république…

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09 décembre 2017

Ils sont partout ces cons qui méprisent les SDF

GSM

Ils sont partout ces cons qui considèrent les SDF comme des gens ayant choisi librement ce mode de vie ( à part les clochards "professionnels", les SDF n'ont pas choisis d'être exclus ). Ces cons qui disent que les pauvres sont trop aidés et profitent du système. Les SDF Français sont chez eux, en France ! On ne peut pas leur dire "retourne dans ton pays" ! Et pourquoi se fiche-t-on de leur existence ?
 
Ce qui me fait le plus chier, c'est que ces cons, sont très répandus parmi les jeunes...
Moi qui fondait mes espérances en l'avenir, sur la jeunesse, plus compatissante aux misères de la planète... Mon cul !
 
Je me suis mis le doigt dans l’œil jusqu'au trou du cul...
Je suis déçu.
On peut légitimement penser que le monde ne pourra pas changer avec ces cœurs secs comme la pierre... que la politique ne changera pas, que la société ne changera pas, que le monde ne changera pas, sauf en pire...
 
Que s'accomplisse l'apocalypse, dans une extermination totale de l'espèce humaine sur la planète. Nous n'arriverons pas à la faire changer, alors, qu'elle meure...
 
Dieu reconnaîtra les siens.

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08 décembre 2017

Le syndicalisme salarial

GSM

Ecrit le 16 février 2014 :
 
Le libéralisme s’est emparé du capitalisme, mais surtout de l’entreprenariat.
 
Mais de l’autre coté, la force de travail a depuis longtemps essayé de revendiquer de plus en plus de droits. Améliorer le sort de la classe salariale est appréciable.
Le syndicalisme défend les travailleurs, mais parfois il est excessif (chacun connait ma position contre cette énorme connerie des 35 heures) et préfère faire couler l’entreprise que de trouver un compromis. Par excès d’orgueil ! Est-il bien raisonnable de vouloir tout pour l’ouvrier et rien pour le patron ? Est-il bien de sacrifier l'outil de travail ? Est-il bien de privilégier la grosse indemnité et la mise au chômage des salariés que l'ont est censés défendre ?
L’entreprise est le lieu du compromis, le lieu du contrat, dans lequel chacun doit adhérer au partage des fruits du travail. La santé de l’entreprise ne devrait jamais être mise en cause par qui que ce soit, patron ou salariés.
 
L’égoïsme règne souvent des deux cotés, mais le rôle des syndicats attise parfois des situations préjudiciables pour le plus grand nombre. C’est particulièrement vrai en France.
 
Nous sommes restés bloqués dans la mentalité révolutionnaire : Les deux camps se font face pour se défier ou se battre.
Notre attitude Franco-Française est suicidaire. Dans une crise où l’€uro hexagonal est surévalué, dans un système où la délocalisation est légale à défaut d’être réglementée, ne vaudrait-il pas mieux revenir au partenariat qui existe encore dans quelques petites boites de province ?
 
Le patronat a toujours une solution de repli au-delà des frontières, le salarié n’en a pas !
 
Le syndicalisme salarial ne pourrait-il pas, comme son homologue patronal, plutôt faire de la résistance contre les politiciens, pour faire changer le système ?
 
Pourquoi n'adoptons nous pas la négociation préalable comme en Allemagne, pour le syndicat des métaux, avant d'arriver à des épreuves de force totalement préjudiciables à l'entreprise et aux salariés ?

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07 décembre 2017

Mémoires et radotages (150) – Jean d’O et Jojo

GSM

Sacré Jean d’O, il n’a pas de pot ! Lui qui dit qu’il a eu une chance de cocu, et bien pour une fois, il n’a pas le cul bordé de nouilles ! Il lui arrive à peu près la même chose qu’à Cocteau en 1963… Sa mort est éclipsée par celle de Johnny comme Cocteau par celle de Piaf !
 
Jean d’O… Quel personnage talentueux et passionnant… Le voir et l’écouter ont vraiment été très captivants… Il était un hymne à la vie et incarnait l'espérance à lui tout seul. Son esprit très pétillant, et sa fausse modestie savamment travaillée pendant des décennies au point d’en être devenue parfaite étaient « épatants » (c’était son mot)… Il aimait la vie… Remarque… être né avec une cuillère en or dans la bouche et avoir eu toutes les fées penchées sur son berceau… ça aide à avoir l’esprit à l’optimisme !
 
Mais jean d’O… je ne suis jamais allé assister à ses concerts, contrairement à Johnny et pour cause : Je me suis souvent contenté de ses articles dans les journaux, qui m’ont paru souvent très justes, très mesurés et dénués de toutes conventions auxquelles on s’attendrait de la part d’un milieu que l’on dit conservateur… Il était l’un des plus Gaullistes, survivant de cet esprit anticonformiste et transgressif que j’appréciais tant…
 
Quant à Johnny… Le seul concert de lui auquel j’ai assisté, c’était à l’extérieur des palissades (à Saint Laurent du Var)… parce que je n’avais pas les moyens dans les années 60 de me payer une place… Après tout, j’avais le son… à défaut d’image…
Ce que je retiendrais de Johnny, ce sont ses chansons ainsi que son personnage des débuts…
« Retiens la nuit », « Maudite rivière », « Pour moi, la vie va commencer », « Viens danser le twist », « Johnny lui dit adieu » et bien sûr « L’idole des jeunes »…
Mais je n’ai jamais lu ses écrits… et pour cause « Ah que Johnny y savait pas écrire comme y causait ! »… Je n'ai même pas jauni à l'idée que l'idole des jaunes soit décédée...
 
Alors en mémoire de ces évènements… (Ce pauvre Cocteau)…

 

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05 décembre 2017

Mémoires et radotages (149) – La théorie et la pratique

GSMEcrit le 1er décembre 2017

 

Je reçois par courriel un message de la CPAM : 
 
Cher Monsieur Zalandeau,
 
Vous bénéficiez d'une dispense d'avance de frais de consultation chez votre médecin pour les soins en lien avec votre 100%.
 
Or, le mois dernier, vous avez effectué un paiement lors d'une consultation.
 
Afin de bénéficier de cette dispense, pensez à :
- Présenter à votre professionnel de santé votre carte Vitale à chaque consultation,
- Ou, si vous n'avez pas votre carte Vitale, présenter votre attestation de droits téléchargeable sur votre compte ameli, rubrique « Mes démarches », puis « télécharger » et enfin « attestation de droits ». 
 
Et bien, il est vrai chère madame CPAM, que j’aurais pu ne pas payer mon médecin… Mais si, ce faisant, j’aurais pu éventuellement éviter tout à fait légalement les gendarmes pour grivèlerie, le praticien étant très attaché à ses encaissements cash, son cabinet m’aurait été interdit pour toute nouvelle consultation prochaine. Ou bien il se mettrait à me soigner mal de façon à me faire opter pour une migration vers un autre médecin référent… Ce qui me gênerait énormément dans les deux cas…
Peut-être que vous, madame CPAM, seriez en mesure, en plus d’effectuer les remboursements, de m’examiner et de me faire parvenir l’ordonnance en lieu et place de mon médecin… Ce qui me dispenserait effectivement du paiement au dit  praticien !
 
Veillez agréer, Madame CPAM…

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29 novembre 2017

Fiona

GSM

Ecrit le 28 septembre 2013.

 

 
Lorsque un enfant disparaît, enlevé, ou par accident ou maladie, il est très difficile à des parents "normaux" de reconstruire leur vie. Ils restent marqués à jamais, quand ils ne mettent pas fin à leur propre vie pour abréger leur souffrance...
 
Mais avoir son enfant assassiné... Cela dépasse tout ce que l'on peut imaginer. Cela dépasse mon entendement.
Je suis une fois de plus atterré et profondément ému. Mais par dessus tout, une profonde colère m'envahit ! Colère contre ces êtres immondes capables d'actes aussi horribles ! Colère contre la justice qui va donner quoi ? 100 heures de travail d'intérêt général comme peine à cet homme cruel, à cette bête immonde ! J'exagère à peine) ...
 
....................
 
Il est vrai que si on donnait un assassin aux parents des victimes, certains seraient capables de le tuer quelle que soit le degré de culpabilité...
C'est pour cela que l'on a inventé la police et l'institution judiciaire : Pour éviter la loi de la jungle et les règlements de comptes à OK-Coral.
Mais si la justice a le recul nécessaire, elle en a parfois trop. Elle en a tellement, qu'elle en oublie l'horreur de l'acte commis, la dangerosité du coupable et sa capacité à récidiver...
C'est un peu comme les crimes  qui ont lieu au bout de la terre : On s'en fout tous un peu, cela nous concerne beaucoup moins qu'un crime dans notre ville ou dans notre pays. Si, par exemple, les Chinois s'entretuaient, j'avoue même que je serais content de laisser faire...
 
Alors pour les juges de ce pays nommé la France, ne serions-nous pas des Chinois, nous, le peuple qui les nourrit ???
Ne sont-ils pas trop loin de ce peuple et trop absorbés par leur milieu, leurs intérêts ou leurs idéologies ???
 
................
 
Ecrit le 3 novembre 2017
 
Horreur absolue ! Je n'ai pu écrire un seul mot lorsque j'ai appris que la mort de cette petite Fiona était l'oeuvre de ses parents ! Je disais "donner un assassin aux parents des victimes" (pour qu'ils fassent une "justice" immanente et impitoyable)... Ces parents-là, que ne se sont-ils pas suicidés pour ce qu'ils ont faits ? Qu'on me les donne à moi... Et je leur ferais regretter chaque jour d'être tout simplement nés... On dira que je suis, moi aussi, une bête, un monstre... J'ai toujours été ainsi. Qui tue un ou des enfants volontairement devrait périr ! Qui massacre lâchement et sciemment des innocents devrait périr ! Et si la société se veut plus clémente, à tout le moins, elle devrait empêcher de tels monstres de regagner la société à tout jamais...
 
Si Dieu existe, je lui adresse de nouveau la requête d'accueillir cette petite fille auprès de lui dans son paradis... Sinon... d'aller faire griller ses parents, leurs avocats et les juges en enfer !
 

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27 novembre 2017

Mémoires et radotages (147) – L’assassin des rues

GSM

Écrit le 26 novembre 2017
 
Aujourd’hui, c’est dimanche et je vais chercher le pain…
 
Je reviens ensuite à pieds vers le parking où j’ai garé mon automobile…
Je traverse une rue secondaire, la voiture de gauche s’arrête pour me laisser passer… Une autre voiture à droite est arrêtée à un stop…
 
 
Ensuite, la voiture de droite démarre et m’ignore totalement alors que je suis en plein milieu de la chaussée à mon allure de piéton…
 
 
 
Contrairement à mon habitude j’ai vu du coin de l'oeil, la bagnole qui m’arrivait dessus. J’ai bondi je ne sais comment, évitant la voiture, alors que celle-ci était à dix centimètres de moi… Le conducteur s’est arrêté 5 mètres plus loin… 
Surpris de mon agilité et de mon réflexe, j’ai tout de suite repris mes esprits et suis allé à la fenêtre de la passagère et j’ai agoni le mec de tous les petits noms d'oiseau dont je suis coutumier, en gueulant comme un veau : 
« Assassin ! Vieux pé.., enc..é de ta r..e de m…e, vieille sal.pe », j'en passe et des meilleures et j’ai donné un grand coup de poing sur sa vitre latérale passager, provoquant l'effroi de sa bourgeoise…
 
Puis il est reparti, vite fait !… Je me suis dit… Mais comment se fait-il que je n’ai rien fait d’autre ? Un mec de 65 à 70 balais environ, je pouvais me le faire sans risque ?...
 
Il y a quelques années une voiture avec une vieille sortie du diable vauvert m’avait écorché l’avant-bras gauche avec son rétro droit en serrant le trottoir de stationnement, me prenant en sandwich avec ma propre voiture… Je l’avais poursuivie avec ma caisse, doublée, et bloquée ! Elle n’avait rien vu ni rien senti : Je l’avais agonie d’injures versions féminines. Et comme elle niait toujours, je lui avais démantibulé son rétro gauche en m’appuyant dessus  de toutes mes forces en lui disant : « Ça, c’est pour mon avant-bras en sang, vielle pu.e ! »
 
Oui, je sais, ce n’est pas la politesse qui m’étouffe… Mais finalement pour revenir à aujourd’hui… Ce vieux connard, j’avais réussi à l’éviter, in extremis, certes, mais je n’ai eu aucun bobo… Il est donc un peu normal que je n’aie pas attenté à son intégrité physique ni à celle de sa bagnole…
 
Mais qu’est-ce qu’ils font au volant ces abrutis ? Est-ce qu’il regardait ailleurs ? Est-ce qu’il se grattait les couilles tout en les regardant ? Est-ce qu’il est complètement miro et conduit sans lunettes ? Est-ce qu’il roulait une galoche à sa vieille ? Ou bien téléphonait-il (c'est à la mode) ?
 
Je regrette seulement d’avoir été garé à 200 mètres de cet endroit, il a eu le temps de se barrer vite fait, parce que sinon, je lui aurais fait une course à l’échalote comme avec la vieille de l'autre fois… Histoire de mettre les choses au point : « Si t’es un vieux bouc impotent, arrête la voiture et prends une brouette, patate ! »

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24 novembre 2017

On n'est plus ce qu'on était

GSM

J’ai souvent écrit que la vieillesse était un naufrage, tant ce sujet est prégnant . Cela est vrai, mais pour autant, il convient d’expliquer pourquoi.
Bien entendu, chacun pense aux dégradations physiques que le temps provoque chez l’être humain. Mais cela implique que la diminution de notre force, de notre mobilité diminue notre capacité à bricoler, à soulever des charges, à assurer le quotidien de nos tâches ménagères, à grimper sur une échelle, sur un escabeau, puis sur un tabouret, à monter un escalier, à passer de la position assise à la position debout, à nous lever de notre lit...
Pense-t-on aux dégâts de l’âge sur notre libido, sur notre mémoire, sur notre jugement, sur notre compréhension, sur nos réflexes, sur notre capacité à nous défendre contre des agresseurs, ou même contre des escrocs, dont nous ne savons plus déjouer les pièges ?
Et notre caractère ? Untel qui avait du courage, progressivement n’en a plus. Nous rejoignons le club des victimes apeurées. Untel qui portait secours aux autres devient celui à qui il faudrait porter secours…
 
Quant aux dégâts sur notre moral, dans tous les cas où nous pouvons mesurer l’étendue du désastre, c'est à dire si nous parvenons encore à être conscients de ces dégradations progressives, ils sont considérables : dépression, mal-être, honte et repli sur soi-même.
 
Dans le passé, les patriarches avaient la consolation d’être des sages respectés que l’on sollicitait. De nos jours, il n’y a plus de patriarcat. Les vieux n’ont plus seulement soixante ans et de l’expérience inemployée, mais quatre-vingt ans et la tête en vrac.
 
Il vaut peut-être mieux mourir en pleine santé, « mourir de mon vivant », comme disait Coluche, avant que l'inutilité sociale nous marginalise.
 
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