07 août 2018

La ruche est vide au pays de la crise

GSM

Ecrit le mardi 15 avril 2014.
 
Aujourd’hui je suis allé voir celui qui est mon ami depuis 32 ans. Le voyage parmi ceux qui travaillent, ceux qui vont travailler, ceux qui sont actifs, me remettait dans la disposition d’esprit la plus positive, celle d’être parmi les gens utiles, qui servent à quelque chose, qui fabriquent, qui inventent, qui construisent…
 
Cela m’a ragaillardi, d’autant plus que je me dirigeais vers une importante zone industrielle, où l’activité a toujours été une ruche dans laquelle j’ai vécu, avec laquelle j’ai travaillé. Une zone industrielle qui sentait bon le travail et le savoir-faire…
 
J’ai sillonné en voiture les villes d’Ivry et de Vitry (sur Seine)… Plus je roulais, plus j’apercevais des friches industrielles, des entreprises fermées, des devantures murées de commerçants divers et variés…
 
Hélas, le rêve s’est achevé, je suis dans le réel d’aujourd’hui. Je suis allé chez mon ancien marchand de matériel… Il a changé de mains. Mais il n’y a plus que trois personnes, patron compris, alors que quelques années auparavant, il y en avait huit. Il est vrai que les clients n’attendent plus leur tour. Je suis le seul et j’en ai croisé seulement un autre en repartant…
Quant aux stocks... Avant, le magasin était tellement plein, qu'il fallait se contorsionner pour passer, alors que maintenant, c'est presque vide... Ils ne vont pas aller bien loin...
 
Punaise ! Là aussi, la crise a frappé très fortement, plus qu’aucune crise de toutes celles que j’ai eu à connaitre (Je n'étais pas né en 1929 !)…
 
Avec mon pote, on a mangé dans un petit rade aux deux tiers vide… Puis, après avoir évoqué le bon temps, nous sommes repartis chacun de notre coté, avec des étoiles dans les yeux.
 
Pendant mon voyage de retour, dans ma tête, ce n’est plus ça. Je ne ressens plus que le sentiment d’appartenir à une ruche vide et même de ne plus appartenir à aucune ruche…
 

Posté par zalandeau à 09:49 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags :


01 août 2018

J'ai toujours refusé de me plier à des modes et tendances - La dichotomie du savoir.

GSM

J'ai toujours refusé de me plier à des modes et tendances qui ne me plaisaient pas. C'est pourquoi j'ai gardé ma liberté de ton et d'expression...
 
Je trouve très troublant et même fort inquiétant la tendance de dérive du langage actuel...
 
Je vois progressivement, alors que le langage populaire Français est en train de s’éteindre en même temps que les cimetières se remplissent de ces gens au bons sens très terre à terre, qu'émergent deux types d’expressions parmi les nouvelles générations.
 
La première catégorie est celle d’une jeunesse de banlieue, autrefois qualifiée de « sauvageonne ». La faiblesse de son vocabulaire n’est pas de sa responsabilité, mais le résultat d’un contexte dont il n’est pas ici le sujet. De fait, cette pauvreté de mots les empêche de s’exprimer, ce qui abouti inévitablement à un comportement violent, seul moyen parfois, de parvenir à communiquer…
Reportons nous à l’histoire. Depuis de nombreux siècles les gens « éclairés » ont prôné l’accès à la culture et à l’éducation. Plus simplement encore, il était demandé que tous sachent lire et écrire correctement…
Ce n’est hélas pas le cas de nos jours, puisqu’une proportion inquiétante de nos jeunes sort du cursus scolaire sans ce viatique minimum, que l’on dit obligatoire…
 
L’autre catégorie est une population de jeunes ayant réussi à intégrer une éducation et une culture suffisante et même souvent brillante… Alors où est le problème. ?
Je n’analyserai pas ici non plus les causes possibles de ce phénomène, mais me bornerai à décrire les symptômes…
Cette nouvelle génération, qui possède un langage très étendu, semble s’exprimer avec une partie seulement de son vocabulaire. Elle se comporte dans son mode d’expression, comme dans sa pensée qui en est génératrice, comme si une autocensure était de règle intangible et incontournable… Au-delà des conséquences immédiates intéressantes d’un langage châtié, poli, je dirai même policé, il y a des « dommages collatéraux », sur la pensée.
 
En effet, en s’autocensurant, les gens s’interdisent d’analyser, de réfléchir sur certains sujets catalogués comme étant « mal-pensants ». Ils se contentent donc de garder des problèmes et des réflexions comme on garde en « quarantaine », les virus informatiques, sans se poser de questions.
J’ai eu à prendre une fois par la main un jeune diplômé d’une école supérieure, dont je trouvais le discours convenu, suffisant et très éloigné des soucis du quotidien. Ce jeune homme qui avait à gérer des ressources humaines, était, heureusement de bonne volonté et se plia de bon gré à mes recommandations.
Ainsi je l’emmenai, fringué en jeans et pull, dans différents bistrots.
J’entamai les conversations, ou plutôt je m’immisçai dans les conversations de comptoir, avant que mon jeune diplômé n’intervint, après avoir bien écouté et jamais de façon agressive ni trop intrusive…
Au bout d’une semaine, cette expérience lui fit prendre une réelle conscience de ce qui préoccupe les gens. Il me dit même, qu’il était très étonné de « l’intelligence » du commun des mortels.
Je n’étais plus étonné de cela depuis longtemps et pas davantage par son étonnement que j’avais bien prévu…
 
En conclusion, (ce post étant déjà bien trop long), il y a dichotomie entre deux catégories de gens : Une qui a le savoir mais l’utilise mal, par esprit de caste et de politiquement correct, l’autre qui n’a pas le savoir et qui ne peut rien utiliser à part la violence pour s'exprimer…

Posté par zalandeau à 08:48 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :

24 juillet 2018

Deuxième contrecoup...

 

GSM

Ecrit le Mercredi 30 avril 2008 09:22:44

 
Je ressens aujourd'hui les effets psychologiques de cette joute verbale, pour ne pas dire engueulade, avec mes deux supérieurs.
 
Certes, je suis content d'être resté la tête haute, fidèle aux traditions mono-séculaires de la famille dont je porte le nom.
 
Mais au-delà, même si j'ai remporté une victoire sur moi-même, même si je leur ai prouvé que je n'étais pas dupe de leur système pervers, je sais que c'est le patron qui est le gagnant. Il n'a rien perdu, sauf un peu de sa superbe.
 
Une entreprise et celle où je travaille en particulier, n'est pas une démocratie. En l'occurrence, le pouvoir a toujours raison... Puis qu'il garde le fric et reste le maître incontesté. C'est celui qui tiens le crayon et le carnet de chèque qui a toujours raison... Et pour clore la digression, je citerai Clint Eastwood, dans une oeuvre cinématographique contemporaine « Le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. ». C'est ainsi que le monde est et le restera !
 
Le patron (ainsi que son larbin de lieut col à la retraite, ancien du génie, mais qui n'en a pas un gramme sur lui), sait qu'il me tient, car il sait que personne dans la société Française n'embauche des gens de plus de 44 ans, et surtout pas ayant dépassé les 50 ans... Alors à 58...
 
Enfin, il faut que j'avoue...
Le bonheur d'un regain d'amour de moi pour ma compagne (et pas trop l'inverse), avait fait passer au second plan, mes soucis financiers et professionnels...
Mais, voila que, coup sur coup, l'amour déserte mon nid et le patron me fait une piqûre de rappel obligatoire dans son système de management inversé ("délation - reproche", ou "carotte et bâton, mais sans la carotte")...
 
Alors aujourd'hui, je ressens bien plus encore ce grand vide autour de moi.
 
Car, au vide affectif récent, se rajoute le vide de la non-reconnaissance réaffirmée, de mes compétences et de mon savoir-faire...
Cela fait beaucoup, pour un seul homme et en si peu de temps...
J'aime être aimé, mais j'aime aussi être apprécié pour mon travail. Ces négations totales sur ces deux points, sont un vrai "attentat" sur mon psychisme...
Heureusement que mon pouvoir d'analyse, sait comprendre tout cela, sait que je ne mérite pas cet état de fait...
Mais malgré tout l'affect en prend un sacré coup...
 
Ajouté à cela, mes soucis de mémoire, ça fait une belle mayonnaise...

 

Posté par zalandeau à 08:48 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags :

23 juillet 2018

Deuil

GSM

- Alors très chère, comment allez- vous ?
Mes hommages du matin... 
Vous savez que l'expression en langue Française est comment dirai-je ?..
Non seulement le fruit de la culture et du rayonnement de l'esprit, mais elle doit aussi, comment dirai-je ?.. Refuser la collusion avec une certaine , comment dirai-je?.. Crudité du langage... Voyez-vous ce que je veux dire ?
 
Depuis que nous nous fréquentons, je trouve, très chère, que certaines de vos fréquentations, sont, comment dirai-je ?..
Disons, que, ces fréquentations risqueraient d'obérer ma crédibilité, ainsi que la votre... Si vous voulez que nous poursuivions vers une union fructueuse et harmonieuse, il serait souhaitable que vous preniez une certaine distance avec des gens, dont les propos sont décalés, voire grossier, sans mesure...
Car voyez-vous dans nos milieux, ce genre d'individu est peu apprécié...

 
Que nous fréquentions des poètes, des écrivaines, des contrôleurs des impôts, enfin quoi des gens, de notre niveau ou des gens utiles, mais un soudard, vous voyez ce que je veux dire...
 
" Bien je vais faire le nécessaire mon amour ! "... dit-elle à son julot, soudard du moment... 
 
Ainsi, le nécessaire fut fait, avec une certaine gêne et des faux fuyants...
" J'ai une liste trop longue, il faut que je la réduise... Mais tu restes mon ami "...
 
Alors supprimons les amis. Cela voudrait dire qu’elle ne garde que les non-amis… Non, ce n’est pas ça.
 
- Moi, j'aurais dit : Tu sais, tes plaisanteries graveleuses, sont totalement déplacées, mon ami (bidon) et moi ne voulons plus de ta présence. Désolé. Je ne suis plus ton amie.
 
" Tu seras toujours mon ami vrai ! ". J'ai du rêver, quand j'ai lu ça...
 
Mon cul ! Faire l'éloge de l'amitié quand on est aussi faux-cul...
 
Quand il te jettera, tu seras seule. De toute façon ton ami cybernétique n'est qu'un leurre...
 
Je garderai dans mon cœur l'autre, pas celle qui est devenue une mijaurée...
L'autre était humaine, bien, quoi...
Du moins je l'ai perçue comme ça...

 
On est fidèle à un caractère, à certaines qualités. Quand les caractères et les qualités changent, que la personne change, poursuivre une amitié est parfois impossible.
 
J'étais ami d'une personne franche, directe, honnête, je ne serai plus ami avec faux-cul, et esbroufe... Cela ne me ressemblerait pas...
 
Je regrette la "mort", de la personnalité de mon amie... L'amour rend parfois certains être, esclaves et aveugles... Au point d'en abandonner leur personnalité, leur libre arbitre et leur intelligence...
 
Mais moi je déplore, la perte et je porte le deuil de l'amitié.
C'est si rare, une vrai amitié...

 
A dire vrai... Je me demande si cela existe... Non, ça n'existe pas !.. Je ne sais plus...
 

Posté par zalandeau à 08:47 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags :

19 juillet 2018

050728 - CL PONARD HIGUET AUCHE bis

GSM

Zalandeau                                                                   à :        M. PONARD
                                                                                               M. HIGUET
Saint Denis le 27/07/05                                                          M. AUCHE
 
 
Affaire :          041355 – 20 cité Aubry Paris 20ème . S.C.I. Villa des Arts.
Objet :             Lettre de Villa des Arts du 26 juillet 2005.
 
Mes remarques à exploiter :
 
-          Le planning raisonnable de MP communiqué au Maître D’ouvrage le 06/04/03 indiquait une date de réception au 16/09/05.
 
-          Le MO nous a demandé de resserrer notre calendrier (planning ind f du 13/04/05 qui produisait une date de réception générale au 1er Août avec réception partielle du Bât B au 12/07/05, du local commercial au 18/07/05 et du Bât A au 26/07/05.
Nous lui avons indiqué qu’il était difficilement « tenable », et avons diffusé l’indice f tel quel en refusant verbalement la demande de M. Jean de le resserrer davantage.
 
-          Les dates limites des raccordements (égout, eau, EDF, Téléphone) ont été communiquées par MP au client depuis le 11/04/03.
 
-          Le client n’a pas fait les démarches concernant l’assainissement et l’eau en temps opportun (rapport MP à Maître D’ouvrage du 26/05/05 + verbalement en réunion du 28/07/05 à Meudon). A ce jour, l’intervention n’est pas programmée par les intervenants. Il est de moins en moins vraisemblable que ces raccordements soient faits en septembre.
 
-          Si l’assainissement, l’EDF et les chapes ciment sont exécutés en septembre, il y aura problème à cause d’une emprise trop petite pour une intervention concomitante.
 
-          L’entreprise de ravalement désignée fin mars n’avait pas reçu de commande, puis bien plus tard une commande incomplète ( courrier de Ravaleurs Franciliens du 10/06/05 adressé au Maître D’ouvrage) par rapport à leur offre et de plus, des demandes de sujétions complémentaires sur l’ échafaudage et le ravalement.. Conséquence : retard de pose de l’échafaudage de 56 J, qui entraîne un retard général du ravalement, mais aussi le retard T.C.E. cps G.O. du Bâtiment B de 36 J. (Voir nos relances de l’entreprise par fax du 13/04/05, lettre RAR du 10/05/05, fax du 12/05/05, fax du 20/05/05, du 24/05/05, du 30/05/05, du 02/06/05, fax + Lettre RAR du 09/06/05, ts les comptes rendus n°33 du 12/04/05 au n°41 du 14/06/05, notre rapport MP à Maître D’ouvrage du 26/05/05).
 
-          La grue n’est toujours pas démontée à ce jour (planifiée initialement du 02 au 09 mai). Cette démarche concerne le Maître D’ouvrage (Voir nos Comptes rendus N°33 du 12/04/05 jusqu’au n°45 du 26/07/05 + verbalement en réunion du 28/07/05 à Meudon) à qui le loueur réclame sa créance impayée par la précédente entreprise de G.O. défaillante, avant de procéder aux demandes administratives et à l’évacuation de ladite grue. Il va sans dire que les trémies sur 3 niveaux sont autant de tâches T.C.E qui ne peuvent s’accomplir..
 
-          De nombreuses entreprises se sont plaintes de retards de paiement.
Les entreprises ne commencent aucun TS sans avoir les OS correspondants, ce qui bloque certains travaux, et ne leur donne pas l’envie d’intervenir.
 
-          Le plombier avait en juillet une créance de 120.000 € sur plusieurs chantiers (courrier de Sedas du 17/05/05 adressé au Maître D’ouvrage). Conséquence : retard du plombier de 41 J sur le bâtiment B principalement. Il vient de recevoir ce 27/07/05 un règlement d’environ 100.000 €. Nous avons pourtant relancé l’entreprise par fax du 20/05/05, Mise en demeure RAR du 12/05/05, fax du 17/06/05, nos comptes rendus n°36 du 10/05/05 jusqu’au n°45 du 26/07/05.
 
-          Le G.O. actuel fait face à des travaux supplémentaires réels et multiples. Nous avons signalé ces difficultés lors de la réunion du 28/07/05 à Meudon et sur notre rapport MP à Maître D’ouvrage du 26/05/05.
 
-          Des travaux acquéreurs sont demandés à notre insu par le Maître d’Ouvrage et (ou) le Maître d’Oeuvre d’Exécution principalement aux entreprises d’électricité et de plâtrerie et après la fin de leur intervention. Ce qui rallonge leur intervention.
 
-          L’architecte de conception m’a déclaré en juin, venir sur le chantier à « contrecœur, n’étant pas payé ». Il n’a effectué les choix de coloris que partiellement et très récemment (voir nos comptes rendus du n°38 du 24/05/05 au n° 45 du 26/05/05 ainsi que notre rapport MP à Maître D’ouvrage du 26/05/05). Ce qui rend impossible (compte tenu des durée de fabrication des portes de hall, des sas, de la vitrine…), l’inscription de ces tâches et des tâches en aval, dans le calendrier le plus pessimiste.
 
-          Résultat : Les tâches qui devaient se dérouler en juillet sont repoussées en septembre. L’exemple type est la chape ciment du Bâtiment A qui aurait eu tout le mois d’août pour sécher, (sachant qu’il y a du parquet dans les appartements).
 
-          Il est à ce jour impossible de terminer en septembre.
 
-          Nota : Notre société  a beaucoup œuvré comme intermédiaire du Maître d’oeuvre d’exécution (qui n’était pas présent à toutes les réunions, pour résoudre les problèmes techniques, et parfois nous en avons résolu seuls pour éviter les pertes de temps. Par exemple : le niveau des chapes flottantes du bâtiment B (notre compte rendu n°39 du 31/05/05).
 
Pour mémoire Retards Amonts des décideurs et payeurs :
 
Au 26/07/05
Maître d’Ouvrage + concessionnaires
Raccordement assainissement
86J
 
Au 26/07/05
Maître d’Ouvrage + concessionnaires
Raccordement eau
25J
 
Au 26/07/05
Maître d’Ouvrage + loueur Grue
Dépose grue
58J
 
Figé
Maître d’Ouvrage + Maître d’œuvre d’exécution
Commande incomplète huisseries incorporables au G.O.
10J
 
Figé
Maître d’Ouvrage (pour Ent SERRE)
Demande d’emprise non faite
14J
 
Figé
Architecte
Choix des teintes Menuiseries hall et SAS
10J
 
Au 26/07/05
Architecte
Choix vitrine
27J
 
     
Total :
 
 
 Pour finir, la situation de nos créances d'honoraires impayés ainsi que la fragilité de la surface financière de notre client (qui réduit comme peau de chagrin), m'incite à vous conseiller notre retrait de la mission, alors même que nous sommes en position inattaquable. Toute tergiversation à ce sujet jouerait contre nous par pourrissement de la situation, enlisement de notre action et donnerait appui à une éventuelle assignation au fond par les juristes adverses.
 
Je vous souhaite une bonne réception.
 
 
- Z -
 
NDLA : La direction avait  pris toutes dispositions pour casser le contrat nous liant à notre client plutôt au bord du gouffre...

Posté par zalandeau à 08:47 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :


18 juillet 2018

Gais et contents, nous étions triomphants... Le cœur à l'aise

GSM

Il était une fois la manif du 7 septembre 2010 : 
 
C'était hier ! Tout d'abord arrivé à 10h00 dans cette sous-préfecture : Pas un pékin... Bravo pour les renseignements du Parti de Gauche !... Puis 4 gus qui discutent... Ils s'en vont... Je les rattrape. Je leur demande... Il paraît que ça se passe à la préfecture... Ah, bon !...
 
J'y va-t-y ? J'y va-t-y pas ? Fait chier... Bon j'y va, ça va faire que 100 bornes au lieu de 55 !.. Bravo pour la liste des manifs éditée sur internet par le Parti de Gauche !...
 
J'arrive enfin !.. Putain ! Ça ne parle que de retraite et des riches qui gagnent trop ! Et la liberté de la presse qu'on bafoue ? Et les mesures dictatoriales ? Et les excès de protection policière du nabot peureux ? Et l'épouvantail insécuritaire, alors qu'aucune mesure prise ne sert à rien ? Et... Bon d'accord, c'est une manif que pour les retraites... Ils peuvent vivre dans un régime fasciste, ils en ont rien à foutre !...
 
Mais qu'est-ce que je fous avec ces cons-là ? Moi, je l'ai, la retraite !... Je suis venu par solidarité avec ceux qui vont se faire baiser ! Et voilà que je les vois préoccupés de leurs seules retraites personnelles... de fonctionnaire, d'ouvrier, d'enseignant... Des autres, ils se foutent bien... L'ouvrier se branle si l'éducation va mal, le prof se bat les couilles de la pénibilité du taf des prolos... Pffff !...
 
Finalement, qu'est-ce qu'il y a comme monde !... Je n'aurais pas cru... qu'il y aurait un rassemblement d'autant d'égoïstes !...
 
160 bornes pour ça !... Je parle de mes déboires à un leader de la "marche", expliquant qu'ils ont du perdre ainsi des manifestants trompés par de faux renseignements : Pas un mot d'excuse pour les conneries sur internet ! Il s'en tamponne bien le coquillard ! Ce qui l’intéresse : c'est le nombre de "ses" militants présents !...  D'abord je ne suis pas militant de ce parti de merde ! Je n'irai plus qu'aux manifs anti-Sarko ! A des manifs politiques !... Pas à des manifs de revendications catégorielles et syndicales... Ils se foutent trop de l'avenir de la société !...
 

Posté par zalandeau à 09:53 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :

17 juillet 2018

Mémoires et radotages (183) – Du Mondial 98 à la coupe du monde 2018

GSM

Je me souviens d’un premier match du « mondial » 98…
 
C’était un vendredi… J’avais fini un chantier de bonne heure et je suis donc rentré chez moi plus tôt qu’à l’ordinaire… Mes trois petits qui avaient 15, 9 et 6 ans étaient assis en rang d’oignon sur le canapé… Ils arboraient des chapeaux et des colifichets à la couleur des Italiens, ceux à la couleurs des Français étaient tous vendus et ma femme qui n’y connaissait rien, avait pris ce qui restait…
Ils attendaient le début d’un match du « mondial » (il fallait prononcer à l’époque « Moundial », maintenant on dit « coupe du monde », tout simplement). Il s’agissait du match France-Italie… J’ai décidé d’accompagner mes gamins et je me suis mis à coté d’eux, contents qu’ils aiment regarder le foot, mais après qu’ils m’aient confirmé que, malgré leurs chapeaux aux couleurs Italiennes, ils supportaient l’équipe de France et non les ritals !
 
C’est ainsi que j’ai suivi les trois derniers matchs de cette coupe du monde 1998, avec mes fils enthousiastes et moi, content d’être avec eux…
Nous avions gagné la coupe en 1998, comme chacun sait…
 
Par la suite, au fil des coupes du monde, je ne regardais pas tous les matchs, mais à chaque fois que je regardais un match impliquant l’équipe de France, je dis bien à chaque fois, elle perdait, que ce soit en coupe du monde, ou en coupe d’Europe…
L’année du coup de boule de Zizou : Bananés !
En Afrique du sud, la grande honte avec ces joueurs voyous et ce sélectionneur de merde : Bananés !
J’en passe et des meilleures !
 
A chaque fois que je regardais un match impliquant l’équipe de France, elle était battue !
 
A tel point qu’en 2018, j’ai tiré un postulat : Si je ne regarde pas les matchs en direct, l’équipe de France gagnera !
Aussi, cette année, je n’ai regardé aucun des matchs de la coupe du monde impliquant la France ! Ce fut dur de résister, mais mon désir qu’elle gagne, était encore plus fort !
 
Et nous avons gagné ! Mon postulat s’est donc vérifié ! Je portais le mauvais œil à ceux que je regardais sur le petit écran en direct ! La bonne preuve, c’est au jour du défilé du 14 juillet précédent, quand j’ai pensé que les deux motards de la gendarmerie allaient se prendre une gamelle, ils se sont viandés aussi sec !
 
Ainsi, je me suis sacrifié pour que le onze tricolore gagne ! Et ça a marché !
 
Aujourd’hui, sur les Champs Elysés, ce n’est pas l’équipe de France, mais moi qui devrait être acclamé par la France entière en délire : J’ai permis, tel un héros de la Grèce Antique, que mon sacrifice fasse triompher les couleurs de la France !
 
Je vous ai fait gagner, non ?
 
Alors, Vive la France et vive moi !
 
Bref ! Plus sérieusement : Maintenant que j’aie quand même mérité le droit de voir au moins la finale en différé… Je ne parviens pas à la trouver sur internet !... Qui m’aidera à trouver un téléchargement gratuit ?

Posté par zalandeau à 08:47 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,

15 juillet 2018

Mémoires et radotages (182) – 14 Juillet 2018 - Un défilé nul pour un président nul

GSM

Écrit le 14 juillet 2018
 
Alors j’ai tenté de regarder le défilé comme chaque année…
Alors du temps de de Gaulle, le défilé, c’était comme une revue de troupe, uniquement… Maintenant c’est au préalable, un show devant la tribune monarchique…
 
Et bien j’en ai eu pour mon pognon !
 
Garde républicaine à pied, à cheval et gendarmes en moto… Et ça te faisait des rondibets et des circonvolutions à la mord-moi-le-nœud, pour le plaisir du monarque, de sa cour et de ses invités (entre autre, un Chinetoque)…
 
On voit les soldats à pied, se regarder deux par deux, langoureusement yeux dans les yeux… Quelle chorégraphie de merde, on dirait des pédoques en train de se draguer. Il ne leur manquait qu'un tutu et des ballerines… L’armée, ce n’est plus ce que c’était !
 
Puis, les gendarmes sur leur moto BMW se frôlent dans leurs figures de patinage sans patin mais avec moto de 250kg… Je me suis dit : ces cons-là, y vont bien se rentrer dedans, cette bande d’andouilles ! Et bien ça n’a pas loupé ! A peine avais-je formulé ma pensée, que deux gros lourdeaux se rentrent dedans et se viandent par terre ! La poilade ! A deux, pour redresser les motos ! La musique de la garde républicaine, qui fait des fausses notes, impressionnée par la scène… Le chinetoque qui rigolait et le Roy de France qui applaudissait pour se donner une contenance ! Bien fait pour sa gueule !
 
Ensuite, la Patrouille de France survole les champs… Trois avions de gauche pour le rouge, trois pour le blanc et trois pour le rouge, enfin… en principe… Sauf que le premier à gauche à lâché du rouge, au lieu du bleu… Rouge, bleu, blanc, rouge, les quatre nouvelles couleurs de la France ! Bravo le personnel au sol qui a mis les fumigènes de couleurs… Encore bourrés ! J'te foutrais ça aux arrêts de rigueur !
 
Défilé des troupes au sol… Ouille ouille, ouille !...
D’habitude on voyait des hommes jeunes, sveltes, marchant parfaitement au pas cadencé…
Mais c’est fini, ça ! C’était avant, dans un autre monde !
Un défilé de vieux, de gros, d’obèses parfois, certains boitant, d’autre marchant avec les jambes pliées, d’autres avec les genoux cagneux, ou bien les jambes arquées, des bigleux qui ne savaient pas où aller… Quelle armée en déroute !
 
Avec la musique et les sapeurs de la légion, les choses sont revenues en place… Le Chinetoque à droite du Roy a rigolé et a imité les geste de balancement des bras des légionnaires en s’adressant au souverain Français… Que put-il bien dire ? Peut-être : «  Chez nous, soldats plus martiaux et rapides que vieux soldats fatigués à toi, Macron ! »
Celui-ci lui répondit… Comme je ne sais pas quoi non plus, j’invente : « Mon cul c‘est du poulet ! Vas voir chez toi, bol de riz ! ».
 
Complètement dégoûté, avant de prévoir et provoquer l’écrasement d’un hélico, ou la panne d’un tank, je préférais éteindre la télé, pour ne pas leur porter la scoumoune !
 
C’était le plus mauvais défilé du 14 juillet que j’aie connu !
 
 

Posté par zalandeau à 08:49 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags :

11 juillet 2018

Ma chronique - De tout et de rien

GSM



De la Panurgie :

Il faudra combien de temps aux Français pour comprendre la situation, pour réaliser les méfaits de leur dirigeant, pour réagir autrement qu’avec le sentimentalisme éprouvé par les mots qu’il leur prodigue ?...


De la solitude brisée :

A croire comprendre ce que je comprends, à entrevoir ce que j’entrevois, je ne savais plus si j’étais fou d’être seul, si je n’avais pas tort… Et voici qu’un économiste du monde diplomatique explique à la radio tout ce que j’ai compris. Il démontre la funeste machination dont nous sommes victime, telle que je la construisais dans mon recul, borné par des raisonnements cartésiens…

Il en arrive dans son explication humaniste aux mêmes conclusions à  connotations révolutionnaires…

Alors je comprends que je ne suis pas plus fou que lui et même aussi lucide…

Sur le coup cela fait du bien… Mais après je me dis que nous sommes deux à penser ce qu’on pense, c’est quand même bien peu devant la compréhension commune de nos concitoyens…


Du martèlement de la pensée unique :

Comment ne pas être taxé d’utopisme et de marxisme, quand le moindre Français le plus à gauche, croit dur comme fer à des mensonges comme « Les bienfaits du libre-échangisme ». Pense-t-il à l’échangisme sexuel, ou bien a-t-il gravé dans son cerveau ce dogme non-démontré et indémontrable du libéralisme ? Comment lui faire comprendre qu’une nation forte est une nation qui protège tous les siens ? Comment lui parler de protectionnisme, d’autogestion ? D’économie planifiée ? De nationalisations ? De TVA sociale ? De suppression de la bourse ? De politique de ré-industrialisation ? De plein emploi garant de notre niveau social ? De solidarité afin de garder notre liberté ?... Le Français a trop assimilé les foutaises conservatrices sans en comprendre la vacuité, alors les remettre en doute… Le formatage des cerveaux parvient à faire admettre l’inacceptable lorsqu’il est au service du capital et à le faire refuser quand il est défavorable au capital, alors même que l’intérêt du plus grand nombre est exactement inverse… Oui, je dis ici, que le Français est endoctriné, au même titre que le Chinois ou l’islamiste… Mais les uns comme les autres ne le savent pas…


De la prévision :

Faire œuvre de prévisionniste en matière géopolitique est à la fois complexe et simple… Les évidences s’imposent d’elles-mêmes et imposent leurs conclusions. Mais encore faut-il que les gens voient les évidences et sachent les interpréter… Et dans ce domaine, il vaut mieux ne rien dire. Car l’expérience historique prouve que les idées des visionnaires servaient la cause des ennemis de ceux que ces mêmes visionnaires voulaient protéger et de plus, leur valaient les avanies les plus féroces et les plus injustes… Ne rien dire vaut mieux que d’être glorifié à postériori par une opinion qui tourne sa veste et ne se souvient pas de son propre comportement…


De la suite dans les idées :

Lorsqu’une droite sociale, équitable, juste, devient une droite de privilèges, de castes, inique et égoïste, est-ce dévier dans notre pensée de citoyen que de passer de l’adhésion à l’opposition ? Est-ce trahir ses idées que de refuser de cautionner ceux qui continuent de suivre cette faction ?...

Posté par zalandeau à 08:45 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags :

02 juillet 2018

Pour qui vos tétons ?

GSMEcrit le 30 mars 2014 (Erections municipales)

Certains par esprit de clan, certains par sympathie, certains sans savoir, beaucoup de gens sont allés donner leur bulletin, bon gré, mal gré, pour tel ou tel face de carème...
 
Le système dont nous pensons qu'il est fort peu démocratique, puisqu'une majorité est souvent une minorité un tout petit peu moins minoritaire que les autres, n'est hélas pas près de s'arrêter...
 
Exemple : Un gus vote pour le candidat C au premier tour. Lequel candidat se maintient pour le deuxième tour...
Et bien le gus, se dit "Si je vote pour C, c'est A ou B qui va l'emporter. Donc, il vote pour B (ou A) parce qu'il déteste tellement A (ou B) qu'il veut lui faire barrage.
 
Tant que les gens seront amenés à voter contre quelqu'un, ils voteront. En cela ils cautionnent ce marché de dupe, dont ils sont les dupes.
 
On ne doit pas voter avec haine, car la haine c'est l'alliée du panier de crabes qui nous gouverne.
 
On devrait pouvoir voter avec confiance.
Pour cela, il faut que nos institutions changent. Le citoyen ne doit pas être un jouet dans les mains des malfaisants. On doit pouvoir ne voter que pour qui on apprécie vraiment ! De toute façon on sera baisé quand-même, tant que le chèque que nous signons sera un chèque en blanc !..
 
Le citoyen doit rester le maître des employés à qui il délègue une parcelle de son pouvoir... Parce que tous ces connards manipulateurs sont nos employés ! Ils ont bien tendance à l'oublier !
 
Alors, pour qui votait-on ? C'est dérisoire... Disons : Pour un con ou une conne, qui va faire ce qu'il ou elle veut...

Posté par zalandeau à 08:49 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :