01 décembre 2017

Mémoires et radotages (148) – Disparition de « Mickey »

GSM

Écrit et prononcé le 28 novembre 2017 par Gigi, lors des funérailles
 
Michel, Mickey,
 
C’est ainsi que te surnommait la 121° promotion de l’École des Mines d’Alès, où nous nous sommes rencontrés pour la première fois en septembre 1969. Au cours de ces 4 années d’études en internat, et à vingt ans ça compte beaucoup, cette proximité, la complicité, la fraternité et la solidarité établis naturellement entre nous, ont permis de construire une grande amitié qui a su résister à l’usure du temps. Tu as toujours été un camarade fidèle, calme et très attentif aux autres. Ta présence, bien que discrète, ton humanité, imposaient la sérénité. Ton pragmatisme et ton bon sens faisaient ressortir cette force paisible, cette assurance qui étaient en toi. Pour nous, tu représentais le type cool, avenant, au charme naturel, au regard malicieux, qui avait le don de séduire, qu’il suffisait de côtoyer pour l'adopter, pour avoir envie de compter parmi ses amis, de l'avoir avec soi dans les bonnes virées entre potes. Il y a tant de bons souvenirs !
Je me souviens tout particulièrement de notre stage en Turquie en 1972 dans une mine de charbon d’un autre siècle. Trois mois de découvertes et d’aventures ! Notre amitié s’y est durablement renforcée.
 
Après ces 4 années passées ensemble, nos chemins ont un peu divergé, chacun construisant sa nouvelle vie professionnelle et familiale. Nous nous sommes revus régulièrement, notamment lors de nos retrouvailles de la promotion, où tu étais toujours présent avec ta femme YYYYYYY. Ce fut encore le cas en juin dernier, pour notre plus grand bonheur à tous, malgré ta maladie et les traces qu’elle avait laissées.
Retrouver cette seconde famille était toujours l’occasion, pour tous, de faire ressurgir ces souvenirs de jeunesse, source de grande émotion, de joie et de plaisanteries partagées, montrant que cette amitié était bâtie sur du solide et pour durer longtemps.
Tu étais aussi friand de nature et de randonnées en montagne, afin de garder les pieds bien ancrés sur cette terre. Je me souviens encore de ce magnifique tour de la Vanoise réalisé en 1979, chargés comme des mules, mais tellement heureux de partager ce plaisir et cette amitié.
 
Et puis, alors que tu aurais pu profiter d’une retraite bien méritée, la maladie t’a brutalement frappé. Malgré tous tes efforts et aussi ceux de YYYYYYY et de tes enfants, elle a progressivement gagné du terrain, laissant des séquelles dont tu avais pleinement conscience. On a pu échanger un peu le 11 novembre dernier, chez toi, sans savoir que ce serait pour la dernière fois. Tu essayais bien de masquer ta lassitude et de faire bonne figure, mais on ressentait que tout devenait très compliqué.
Nul ne sait ce qu’il ferait en pareilles circonstances, mais quand tu as compris que tu ne pourrais plus gagner ce combat contre la maladie, tu as décidé lucidement, courageusement d’y mettre fin, épargnant peut être à ta famille l’infinie tristesse de te voir irrémédiablement décliner.
 
Tu nous quittes bien trop tôt Mickey. On aurait tant aimé pouvoir profiter encore longtemps de ton sourire, de partager cette fraternité qui cimentait notre grande amitié. On ne t’oubliera pas et pendant ce dernier long voyage que tu as décidé d’entreprendre, tu seras toujours présent dans nos pensées et dans nos cœurs.
Tous tes camarades de la 121° te disent au revoir Mickey. 
 
 
Communiqué de Zalandeau le 17 novembre 2017 : 
 
Je garde un souvenir ému de Mickey... oh... Je préfère dire Michel et franchement cela m'a fait un coup au coeur de lire cette funeste nouvelle. Lui, si gentil, si cordial, si attachant. Il était l'antonyme de la vulgarité. Peu expansif,, c'est-à-dire réservé, car il avait une certaine classe, il était cependant très chaleureux et c'est cette image que je garderai en mémoire : Un bon camarade...
 
Bien tristement
 
……….
 
Il est vrai, qu’au moment où j’ai lu l’annonce de ton décès, Michel, cela a fait une sorte de « Tac » dans ma poitrine… et pendant un moment, j’ai eu de la peine à reprendre mon souffle et mes esprits… Mais c’est personnel… Aux obsèques Mardi, j’ai pu contenir les larmes, j’avais eu 11 jours pour cela…
Je te dis : A bientôt Michel, parce que « Mickey » n’est définitivement pas le sobriquet sous lequel je veux me souvenir de toi, tu étais bien mieux que cela, bien que nos échanges n'eussent été que des politesses de rencontre !

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27 septembre 2017

Nono assassiné dimanche 8 juin 2008 en Algérie.

GSM

A l'ami disparu trop vite parti, dans cet attentat abject de Dimanche en Algérie.
 
Tu étais un compagnon souriant, enjoué, que toute notre promotion appréciait et aimait.
Tu n'avais aucun don pour la méchanceté.
Toujours rieur, toujours de bonne humeur,
tu restes pour nous, cet ami, que l'on aime,
Mais qu'on ignorait, envoûtés par la vie,
qui nous prend dans son tourbillon.
Et c'est à cet instant de ta disparition,
où ton manque cruel nous frappe,
où l'on sait impossible l'instant de te revoir,
que nous réalisons combien tu nous manques et combien tu nous manqueras.
 
Note de Zalandeau : A cette époque nous n'étions pas touché sur notre sol, par cette engeance islamiste... La bombe avait pété en Algérie... C'était loin... Cela frappait une entreprise Française, un expatrié... Et nous pensions que c'était pour faire partir les éléments qui participaient au développement de l'algérie, afin d'isoler davantage le gouvernement algérien... Une histoire de politique intérieure algérienne... Alors nous étions, nous camarades de promo de 'Nono', dans la seule émotion, la tristesse de voir disparaitre un ami apprécié...
Si nous avions su que les intentions étaient bien plus criminelles encore !

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15 avril 2017

Mémoires et radotages (100) – Un deuil chasse l’autre

GSM

Le 12 avril 2017.
 
Nous sortions du cimetière, pour les préparatifs de l’inhumation de ma sœur… Un message vocal du fils de Joël… Joël, camarade de promotion, est décédé le 11… Cela faisait beaucoup en une journée… J’ai prévenu Jean-Louis, pour qu’il diffuse cette triste nouvelle…
 
Dire que la semaine précédente, je voulais appeler notre Stéphanois pour m’enquérir de sa santé et pour savoir si quelqu’un avait prévu de le véhiculer, si possible, vers notre prochaine réunion d’anciens… Dire que j’avais manifesté mon envie de précipiter ces retrouvailles pour ne pas rater l'occasion encore une fois… A quoi bon ? Encore loupé ! Encore une fois la mort a frappé la première…
 
En 2015, il m’avait accueilli… Toujours aussi gentil, prévenant, il aimait à raconter des histoires salaces mais qui me faisaient tant rire… J’ai passé avec lui une journée fantastique de paix et de gaîté !
 
Il m’envoyait de temps à autre, des devinettes par courriel… Je l’appelais parfois… Mais là… depuis plusieurs mois j’ai carrément loupé le coche… Et pourtant lors de mon dernier appel il était si fatigué que notre conversation n’avait duré que quelques minutes au lieu des discussions fleuves dont nous avions l’habitude… C’est ce qui m’avait alerté et dont j’ai fait part à Didier afin que l’on précipite nos « revoyures »…
 
Bien que son caractère fût farceur et blagueur, il montrait un courage extrême dans cette adversité dont, sagement, il avait compris l’issue funeste qu’il attendait dans un fatalisme apaisé et je dirais serein !
 
Et c’est cette image de l’homme cultivé, mais sans forfanterie, sous ses apparences futiles, mais qui était très fort intérieurement, dans ses abords bon enfant, que je veux conserver… Très fidèle en amitié, très attachant, il est quelqu’un dont je vais avoir beaucoup de peine à me dire que je ne le reverrai plus… Du moins pas tout de suite…
 
J’espère que quelques uns d’entre nous pourront aller lui rendre hommage, auprès de ses enfants, qui comme leur père sont des gens attachants. Je leur présente mes sincères pensées émues…
 
Joël… ce n’est qu’un au revoir…

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25 février 2017

Charme

GSM

Comment ne pas tomber amoureux de l’esprit, du sourire, de la gaité ?...
Il est des pièges dans lesquels on aimerait tomber, sous l’emprise de la séduction.
Le charme est indéfinissable. Il est fait de ces pétillances de l’humour, de ces clins d’œil complices, de ces sourires entrevus, de cette envie de vivre que bientôt nous ressentons…
Est-il question d’inclination, ou le trouble naissant n’est-il qu’une illusion ?
La beauté, c’est un visage qui rayonne, chaleureux et ouvert, des mots apaisants, des idées généreuses, de la culture sans orgueil…
Et de cette beauté, on s’éprend et l’on goûte chaque jour un peu plus, jusqu’à ne plus pouvoir s’en passer…
Alors, la déception est au bout du chemin, car l’être que l’on aime, ne fait que traverser un moment votre vie, sans savoir qu’il brise votre cœur, pour très longtemps…

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21 décembre 2016

Marc,

GSM

Ce 3 août 2015, tu n’étais plus là, mais tu étais là pourtant, dans l'église d'Ambazac. Ton absence se ressentait et ta présence était partout.
Comment expliquer ce qui est étrange avec ce que l’on sait du langage ?
 
Que le monde rationnel était filiforme et superficiel. Les mots inutiles et sans saveur ne servaient qu’à échapper au monde du sensible que ta présence faisait flotter dans l’air.
 
Tu étais bien là, nous voyant nous débattre avec ce dilemme de totale incompréhension. L’abstraction absorbait tout cartésianisme, toute normalité habituelle, les rendant marginaux, abscons.
 
Dans ce monde irréel, la réalité n’avait plus cours. Tout un chacun tentait vainement de planter ses pieds sur le sol, de bouger, de parler, de se prouver son existence, de se maintenir dans ce monde du soi-disant « vrai », refusant de se laisser absorber par ce drôle de sentiment éprouvé.
 
Il fallait à tout prix que nous fussions dans l’excès d’un rire, ou d’une pensée que l’on croyait concrète. Et pourtant tu étais là, il suffisait de ressentir les choses, plutôt que de les fuir…
 
Que nous ayons reçu ou non reçu ton message, ne changerait pas la face de la terre. Bien sûr que nous nous reverrons, tu l’as fait comprendre. Toi-même en aurait rigolé une semaine avant, préoccupé que tu étais par les gens que tu aimes.
 
Ces mots écrits que j’ai crus imbéciles, d’où venaient-ils ? Ils sont sages, ils venaient de toi !
 
En fait, c’est vrai, c’est si limpide : Il ne s’agissait que d’un au revoir et non pas d’un adieu…
 
A bientôt.

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02 décembre 2016

Mémoires et radotages (80) – Ça a commencé un Jeudi soir (fin)

GSM

Je n’ai pas retrouvé le texte expliquant la fin de l’histoire parlant de Ange, le copain de mon petit dernier qui avait un peu vécu chez nous… L’avais-je écrit, ou non ? Sauvegardé ou perdu ? Ma foi, autant qu’il me souvienne, il avait accepté la proposition d’hébergement qui lui avait été faite… Il était donc parti de chez nous (j’ai encore la robe de chambre que nous lui avions offert)…
 
Peu de temps après, mon fils m’apprit que le gamin avait à nouveau abandonné le lycée et par l’assistante sociale du lycée, nous sûmes qu’il avait quitté l’hébergement sans mot dire… Son numéro de mobile n’était plus attribué…
 
Je l’aperçu des mois plus tard, une ou deux fois au supermarché, mais il évita soigneusement tout contact… Nous apprîmes par la bande, qu’il rôderait dans un village à 10 kilomètres…
Fin de l’histoire !
..........
A propos de Jeudi, hier soir jeudi 01 décembre 2016, l’allocution du Culbuto, qui pendant les 10 premières minutes d'un festival d’autosatisfaction a laissé planer un doute plutôt rageant pour qui a suivi les aventures élyséennes du capitaine de pédalo, a cependant fini en apothéose positive : Il ne se représentera pas… Pour lui, ça a fini un jeudi...
 
Je dois lui rendre hommage, pour la première fois (et peut-être la dernière)… Il a su contrairement à Sarko, prendre ses responsabilités ; et ça, c’est très appréciable ! Bravo !
 
L’échiquier politique va donc s’éclaircir. La campagne pestilentielle promet d’être rude…

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01 décembre 2016

Ça a commencé Jeudi soir (2) Suite

GSM

C'était un autre jeudi...
Mon benjamin s'est mobilisé pour son copain car l'internat, c'est juste du lundi soir au vendredi midi... Rien de prévu pour le week end !
 
Nous l'avons hébergé bien des week-ends en alternance avec un autre copain de mon fils qui crèche à 10 bornes.
Mais pour ces vacances de février, il n'y avait que nous... On l'a donc pris chez nous...
Mon fiston s'est démené et lui a trouvé un hébergement provisoire par une association pour le reste des vacances. Mais il a refusé. Il a vraiment un problème psychologique, ce jeune ! Ce matin j'ai emmené cet orphelin de 20 ans à la ville, il avait dit à mon fiston, avoir rendez-vous avec quelqu'un qui pourrait l'héberger...
J'ai trouvé curieux qu'il parte avec une bonne partie de ses bagages...
 
Mon fils en a marre... Il est vrai qu'il s'est investi entièrement pour ce gamin qui refuse toutes les propositions...
Bien qu'il ait laissé un gros sac d'affaires chez nous, Ange, puisque c'est son prénom, ne donne plus signe de vie et ça nous angoisse...
Alors, avec ma femme, on a parlé longtemps et finalement nous nous sommes persuadés qu'il avait peur de nous déranger plus longtemps et qu'il était probablement en voie de recoucher dehors. Nous avions des remords : "On aurait du...", "On a cru que...". Nous avions l'un et l'autre très mauvaise conscience de l'avoir laissé partir, sans comprendre...
 
J'ai proposé à ma femme de l'emmener à l'hypermarché, faire les petites emplettes qu'elle projetait... Car quand on a froid, une galerie commerciale attire ceux qui n'ont pas de toit...
 
Alors que nous errions entre les gondoles, oubliant ce que nous étions venus acheter, pris par nos pensées... Nous l’aperçûmes avec un copain. Nous lui fîmes signe. Il n'avait rien trouvé. Je n'ai pu retenir des larmes d'émotion, (pour un ancien légionnaire, c'est un comble)...
 
Nous l'avons ramené à la maison.
 
Ma femme et moi on se sent bien. Je lui ai dit "Et tu crois toujours que Dieu n'existe pas ?"

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30 novembre 2016

Ça a commencé Jeudi soir

GSM

Jeudi soir (On était en janvier 2012, je crois) :
Nono, mon benjamin, dit à ma femme qu'il vient d'avoir son copain en ligne. Celui-ci, orphelin, 20 ans et en terminale, s'est fait virer de son logement au 30 décembre par l'association qui le prenait en charge... Depuis la rentrée, il dormait dans l'escalier de l'immeuble et ne se présentait plus au lycée et n'avait plus de quoi manger...
Il est d'une timidité maladive...
 
Mon fils lui a laissé un message, mais le gamin avait du éteindre son portable pour économiser la batterie.
J'étais très ému... Nous n'avons pas cessé de parler de cela et avons eu du mal à nous endormir...
 
Vendredi :
Le matin nous avons essayé avec ma femme d’élaborer une stratégie de sauvetage.
J'ai rejoint mon fils au Lycée à l'heure de la récré et lui ai donné de l'argent pour que son copain puisse manger en lui disant de dire que ça vient de ses économies, (sinon il refuserait l'aide).
Je suis allé au CIAS de la ville expliquer le cas. On m'a aiguillé vers l'assistance sociale du lycée, sachant que cette assistante travaillait pour 2 établissements scolaires...
Par chance elle était de permanence au Lycée...
Je lui ai expliqué sans donner le nom du gamin pour ne pas lui nuire, que celui-ci était dans une grande détresse et ai donné les éléments à ma connaissance, demandant si elle pouvait trouver une solution...
Elle m'a dit le nom de l'élève, prouvant ainsi que son cas n'était pas anonyme. Par contre, elle ne savait pas la situation actuelle.
Nous avons partagé nos impressions sur cet élève, très timide, très renfermé, très honteux, comme sauvage et qui a subi des expériences très traumatisantes dans ses familles d'accueil...
Il est si honteux qu'il n'avait pas répondu à plusieurs messages de l'assistante sociale l'invitant à venir la voir à sa permanence. Il avait juste laissé un message au responsable de la cantine disant : "Je suis à la rue, je ne suis plus rien, je ne retournerai pas en classe"...
 
Le but de l'assistante était de trouver un ami du gamin, afin de servir d'interface, tant il se méfie du monde "adulte".
J'ai proposé mon fils qui nous a rejoints dans le bureau de madame X.
 
Vendredi soir : Mon fils m'appelle. J'accepte d'héberger le jeune homme pour le WE. Je vais les chercher...
 
J'ai tout raconté à ma femme, lorsqu'elle est revenue. Elle m'a pris dans ses bras en me disant qu'elle ne savait pas que j'avais du cœur.
 
Et a 10h du soir, j'apprends enfin que mon fiston a réussi à emmener son copain voir l'assistante sociale et qu'une solution est trouvée pour le loger en internat et continuer à lui verser une aide mensuelle...
 
Samedi matin : Mon fils est un garçon formidable. J'attends qu'il se réveille (Il dort dans sa chambre ainsi que son copain, l'un dans le lit l'autre sur le fauteuil), pour lui dire que je suis très, très, très fier de lui !!!

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01 novembre 2016

JOYEUX NOËL ! Hé,Ho ! JOYEUX NOËL QUE J'TE DIS...

GSM

Même pas la politesse de répondre... Ça se prélasse à n'rien foutre... Et c'est même pas poli, en plus !!! On les autorise à dormir où ils veulent... Quels égoïstes... Ils ne pensent qu'à eux. Ils s'en foutent des gens qui travaillent et qui leur souhaitent un bon Noël... C'est pour nous donner mauvaise conscience ?...
Comment ça, il ne bouge plus ?...
Mais c'est vrai, ça... Il est mort...
Ben... Finalement... J'crois qu'c'est pas de sa faute s'il n'a pas répondu...
Je crois que j'ai honte, d'avoir dit ça... Je pense que je suis égoïste... J'ai à manger... j'ai un logis où j'ai bien chaud... J'ai des enfants qui m'entourent... J'ai tout ce qu'il me faut... Enfin... Beaucoup plus que lui...
Et lui, il est mort... Dans mon indifférence... Sous mes quolibets...
Lui, il va rester là comme un chien, comme des milliers d'autres... Pourtant, il est Français comme moi, mais avec moins de chance que moi... Pendant que je vais aller donner un euro à la messe pour soulager ma conscience. Pour me persuader que je suis un bon citoyen, un homme normal, plein de ma légitimité à avoir tout ce que j'ai, pendant qu'eux... n'ont rien...

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31 octobre 2016

SDF (Suite)

GSMSuite de : SDF

http://zalandeau1.canalblog.com/archives/2016/10/26/34484594.html

 

Hier, il m'a bien fallu une heure pour me remettre de ma discussion avec ces pauvres gens et pour ne rien laisser paraître de mon émotion lors de mon entretien.

Les institutions sont faites pour faire perdurer la régression actuelle.Il ne sortira jamais rien des législatives ou des présidentielles.

Le seul vote ou l'on peut dire non, c'est le référendum (et on ne s'en est pas privé).

 
Sinon les autres votes , c'est "vous êtes obligé de voter pour quelqu'un" même que vous n'aimez pas, mais parce que vous le détestez un tout petit peu moins.
Mais ce type (député ou président), il a un chèque en blanc pour cinq ans remis par une majorité mi-no-ri-tai-re d'électeurs qui le détestent.
 
Le système est tellement absurde, que si les français ne votaient pas, un candidat gagnerait parce que sa famille est plus nombreuse que celle des adversaires.
 
Exemple de notre système poussé à l'absurde :
Tartempion : élu 5 voix
Glandu : battu 4 voix
Votes blanc: 44 000 000.
Voilà ce que pourrait engendrer notre système à la con.
 
Sauf que psychologiquement ça déclencherait une crise sans précédent et les français conscients de leur force n'auraient pas de mal à renverser un pouvoir soutenu par personne, même plus par les CRS.
 
Il faudrait vraiment voter blanc, et changer les institutions afin que ce vote compte à part entière . Il signifierait " Nous ne voulons ni de l'un ni de l'autre ; proposez-nous quelqu'un d'autre ! "
On est pas contre l'entreprise, nécessaire à l'économie.
On veut un rééquilibrage entre travail et finances, une France plus juste et sociale (j'ai pas dit socialiste).
Les 200 000 SDF ne votent même pas, car ils sont sans domicile. Donc ceux qui pourraient exprimer leur mécontentement sont privés d'expression. Ca peut continuer longtemps...
Et pendant que nos compatriotes meurent de froid dans la rue, on accueille des étrangers qu'on nourrit et qu'on loge. Où est cette fraternité Française que la destruction du sentiment patriotique et de la notion de nation a permise de manière si injuste ?
 
France de 1789, où es-tu ? Il faut aujourd'hui plus que jamais faire la révolution. Mais pas dans un bain de sang. Une "révolution des oeillets" par exemple. Prenons comme exemple Ghandi et sa révolution pacifique. Si on ne le fait pas, que va t-on laisser à nos enfants ?
 
Liberté, Egalité, Fraternité, A bas la caste de destructeurs de nos valeurs et de notre patrie ! Vive la FRANCE juste, humaine et fraternelle...

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