20 janvier 2017

Le ciel est gris, comme un ciel de mort (3)

GSM

Ecrit en Octobre 2014
 
Putain de déficit ! Finalement J’ai eu du mal dans mes années longue-maladie, puis invalidité. Je dépensais comme avant. La belle-doche vivait à la maison à mes crochets, je payais sa bouffe, du chauffage à fond la caisse et des tonnes d'eau de chasse d'eau, sans le savoir. J’étais dans le coaltar. Je n’ai aucune tenue de mes comptes en 2007 et 2008. Puis j’ai réalisé la catastrophe. Cela a été très dur de se restreindre…
Enfin, je me dis qu’heureusement je ne gère pas comme Hollande. Ce que j’économise sur un poste sert à compenser le déficit sur un autre poste et non à jeter par les fenêtres. Je crois que je vais réussir à avoir un déficit moindre que celui planifié pour 2014, sauf imprévu. Peut-être 7% au lieu de 10 ?
 
L’année prochaine, j’économise sur l’assurance maison 50 euros, puis sur le forfait mobile 45 € et à partir de septembre je diminue l’assurance décès 370 €. Je vais économiser le car et la cantine scolaire 1000 €. J’espère une petite diminution du chauffage grâce à la laine de verre que j’ai mis dans le comble. J’ai prévu un déficit de 2,9% pour 2015.
 
Ce qu’il ne s’imagine pas ce con d’Hollande, c’est que ce que j’économise, je le retire de son PIB.
 
Raisonnement de ces cons de Bruxelles : le déficit annuel est de 90 milliards (40 d’intérêts et 50 de déficit supplémentaires. Il faut que l’état Français réduise ses dépenses d’autant. Ce faisant il diminue le PIB de 90 Milliards. Du coup il manque 51 milliards de recettes. Il faut donc réduire les dépenses (et donc le PIB) de 51 milliards, ce qui entraine un manque de recettes de 27 milliards et ainsi de suite… Sans compter tous les nouveaux laissés pour compte que la récession va créer…
 
J’estime que l’équilibre sera atteint dans ce système idiot, avec un PIB de la France à 800 Milliards au lieu de 2000, des dépenses publiques réduites à 0 au lieu de 1100 milliards et une population survivante de 15 millions de personnes…
 
Ce sera formidable 49 millions de pollueurs, d’inutiles, de casse-toi pauv'cons, de sans-dents jamais contents et de bouches à nourrir en moins…
Pour les UMP, les LS (Libéraux socialopes), les Verts, quel bonheur ! De l’argent gagné en spéculant sur le marché, de la nourriture et des équipements achetés à l’étranger, tout ira bien…
Sauf qu’il faut qu’ils ne fassent cela qu’en France… Parce que si tous les pays font de même (acheter ailleurs), il n’y aura plus d’ailleurs… Et tous ces gros cons crèveront ! Ils ont déjà eu des avertissements par différents organismes de recherche et notamment de la NASA je crois… Mais tous les nantis rigolent : « Mais non ! Moi je suis plus malin, je m’en sortirais ».
Bien sur qu’ils s’en sortiront en bêchant la terre à la main, en s’entretuant pour quelques arpents de terre, en survivant comme des bêtes dans des trous creusés au burin et au marteau, avec leurs petites mimines…
 
« Si on les avait écoutés les sans-dents ! Maintenant on n’a plus de dents non plus », diront-ils. Nous on s’en foutra ! On sera mort et on rigolera à les voir gémir…
 
Note de l'auteur (NDLA) : Retour à Janvier 2017. Mon budget a évolué avec les économies décrites ci-dessus, ainsi qu'avec d'autres mises en place depuis. Cependant le budget 2016 s'est vu largement impacté par une abondance inhabituelle de frais de réparation de voiture... Ce qui m'a valu d'annuler au cours de l'année, plusieurs événements, comme l'aniversaire de mariage, l'achat de lunettes pour ma femme, le déplacement sur la tombe de mes parents, etc... Et malgré tout cela, je ne dois mon équilibre budgétaire, qu'à la seule astuce d'avoir demandé à mon garagiste le report du réglement de mes dettes de décembre 2016 sur janvier 2017...
Mon budget 2017 ? A quoi bon en parler ? Tout ce qui a été annulé l'année dernière est à nouveau budgeté, en espérant que les surprises ne seront que minimes... Inch Allah !
 
Le budget de l'état à venir ?... Probablement hélas, bientôt sous la férule de Fillon : Même politique d'économies d'une part largement insuffisantes pour couvrir les cadeaux somptuaires prévus aux entreprises, et d'autre part génératrices de récession massive du PIB dans le même tourbillon récessif évoqué plus haut. Pourquoi ? Par simple oubli d'une politique visant à augmenter l'activité économique. C'est à dire une réindustrialisation suffisante de la France ! Il faut que sans augmentation de la consommation, voire même une diminution, l'activité augmente et que les fuites de capitaux et les transferts de richesse vers une minorité cessent : Et cela, Fillon ne l'a pas prévu, étant donné qu'il prévoit de continuer les excès actuels ! C'est pour cela que la mise en oeuvre de son programme sera, comme celui de Sarko, un gigantesque échec ! (ce paragraphe est à l'intention de Guyenne auquel je n'ai pas envie de réécrire les dizaines de pages que j'ai déjà écrites sur l'économie, telle qu'elle devrait devenir en France !)
 

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17 janvier 2017

Mémoires et radotages (85) – Dépression du retraité - Evolution

GSM

Toute ma vie, malgré mes échecs, chacune de mes « réussites » me motivait… Et je peux dire que j’étais suffisamment pugnace et tenace, pour rebondir à chaque échec, jusqu’à temps que j’aboutisse à être satisfait de moi…
 
Ma nouvelle vie de « longue maladie, invalidité puis retraite », m’a rapidement infligé beaucoup de nostalgie, une insatisfaction chronique de mon nouveau quotidien, enfin bref, beaucoup d’amertume ! On le voit dans mes textes écrits à l’époque et déjà diffusés ou pas encore…
À la fin prématurée de mon activité professionnelle, qui m’a attrapé par surprise, n’ayant ni prévu ni préparé ce passage à un autre monde, sans perspective sur l’avenir, je me suis remémoré mon passé… Et ma foi, j’y ai trouvé des motifs de satisfaction… C’était un moyen de compenser cette nouvelle vie totalement insipide. J’estimais l'ensemble de ma carrière active, comme globalement positive…
 
Mais le temps passant, cette autosatisfaction s’est effritée ! Maintenant, je considère que toutes ces petites «  réussites », conformes à mes codes de valeurs, ne sauraient cacher l’immense ratage d’une vie gaspillée vraiment pour rien…
 
Maintenant JE SAIS (comme disait Gabin dans la chanson du même titre), ce que j’aurais du faire, quand j’aurais du le faire et comment j’aurais du le faire… Mais c’est un peu tard…
 
Depuis lors, j’ai tâché de m’occuper, dans tous les domaines de mon savoir faire, mais la force physique et la cognitivité déclinantes ou les circonstances inappropriées ne m’ont pas permis d’obtenir ces petites satisfactions d’antan… Cela a été très frustrant !...
Avec le temps qui a passé (plus de huit années, à ce jour), j’ai trouvé mes petites satisfactions… Certes, elles sont de très modestes envergures, mais qu’importe ! L’essentiel est que le cerveau « floute » quelque peu ce passé qui m’obsédait en se concentrant sur la tâche à accomplir. Finalement, la mutation qualitative de l’opinion  que j’avais sur mon passé d’actif, passant de « satisfaisant », à « inutile et improductif », m’aide beaucoup à apprécier mes petites activités d’aujourd’hui, qui ont par conséquent, moins de mal à supporter la comparaison…
 
Donc, je suis content, quand je fais ma couture pour adapter un costume d’occasion à mon gros bide, même si je me goure et reprends parfois plusieurs fois le même travail ;
je suis content quand j’écris sur mon blog, même si les mots adéquats se font de plus en plus cachés dans les méandres neurologiques ;
je suis content quand je vais acheter ma baguette, même si les gens ne répondent pas à mon « bonjour », car ce sont toujours les mêmes gros cons malpolis ;
je suis content de cuisiner, même si je ne compose que des plats rustiques, sans originalité, les moins chers possibles que je ne sais jamais reproduire à l’identique, par manque de mémoire et défaut de d’enregistrement par écrit, ce qui fait d’ailleurs toute la surprise momentanée d’une saveur nouvelle ;
je suis content d’analyser les programmes des candidats au prochain quinquennat, bien que souvent ceux-ci me fassent frémir d’horreur et que je ne puisse comprendre comment des gens adhérent à des lots d’idées décousues, parfois totalement contradictoires et souvent porteuses de résultats inverses à ceux qui sont promis…
 
Que des petites choses sans importance sociale…
 
Cependant, les conséquences de ce que je considère aujourd'hui comme mon inconséquence passée, continuent à me tarabuster à travers l’amour que j’aie pour mes enfants et les responsabilités que je pense avoir envers eux…

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16 janvier 2017

Je perds mes mots

GSM

Je perds mes mots. C'est un réel problème. Cela fait plusieurs jours que je cherche ce mot. Je sais qu'il est dans ma tête, mais où ?
Comment pouvoir nous exprimer correctement, lorsque l'on ne trouve pas nos mots ? C'est d'ailleurs le problème que rencontrent les jeunes de banlieue. Ils n'ont à leur disposition qu'une cinquantaine de mots. Il leur est difficile de communiquer. Cela participe à leur envie de tout casser, à leurs flambées de violence. Quand on ne sait pas dire, on frappe !
 
Pour ma part je n'en suis pas arrivé là et je n'ai plus l'âge d'aller faire des émeutes dans la rue. D'ailleurs je n'en ai jamais fait...
 
Or donc, j'écrivais un texte, il y a plusieurs jours et je ne trouvais pas ce mot, ce mot qui veut dire... Ah zut ! J'ai eu une idée : J'allais chercher des synonymes...
Opiniâtreté
Volontarisme
Combativité
Acharnement
Assiduité
Constance
Entêtement
Obstination
Persévérance
Ténacité
 
Certes, tous ces mots n'ont pas exactement la même signification. Mais aucun ne me donne à l'aide d'un dictionnaire des synonymes, le mot que je recherche...
Curieusement, c'est avec :
Agressivité
Bellicisme
 
Que j'obtiens le mot tant recherché : Pugnacité
Intrigué par la signification présumée de "Pugnacité", j'en cherche les synonymes. J'obtiens :
Acerbité
Agressivité
Bellicisme
Agressivité
 
Mais, bon sang ? Pour moi, "Pugnacité" n'a pas cette acception si guerrière et si agressive ! Je recherche alors un autre dictionnaire des synonymes. Sur trois dictionnaires, aucun ne connait ce mot... Me voilà bien avec des dictionnaires Français qui ne connaissent pas le Français... Pauvre France !!!
Je continue mes recherches. Sur Wictionnaire :
Combativité
Agressivité
Mordant
Ténacité
 
Cela me va déjà mieux, mais "agressivité" je trouve ça un peu exagéré...
Sur le Dictionnaire de Français Larousse :
Combativité, est Pugnace celui « Qui est combatif, qui aime la discussion. »
 
Sur le Grand Robert de la langue Française :
Est Pugnace celui « Qui aime le combat, la lutte. Ou encore qui est porté à la lutte d'idées. »
 
Je suis enfin rassuré sur la signification de MON mot ! Il me semblait bien que je connaissais sa signification, quand même ! Je n'aurais pas pu l'employer si longtemps à tort, sans discernement...

Il n'empêche que j'avais égaré ce mot dans les méandres de mon cerveau qui, tel le réseau de galerie d'une mine inexploitée, tombe en ruines et s'effondre par-ci, par-là, empêchant la circulation de ma pensée...
 
Quelle merde, la vieillesse ! Il m'a fallu plusieurs jours (je suis incapable de dire s'il s'agit de 2, 3 ou 4 jours...) pour trouver mon mot. Et le pire, c'est que maintenant que je l'ai, je ne retrouve plus le texte dans lequel je voulais l'employer...
 

C'était pour dire que dans ma vie j'ai toujours été pugnace et cela a permis ma "réussite", aussi petite soi-elle... Je viens d'employer les guillemets parce qu'avec le recul, des doutes me sont venus sur la relativité de ces petits motifs de motivation... Mais cela est une autre histoire, que je raconterai une autre fois...

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15 janvier 2017

Que restera-t-il ?

GSM

Que restera-t-il de moi ? Pas un ouvrage, pas un bouquin, pas une œuvre, pas une action, rien.
 
Je comprends que certains hommes à des postes de responsabilités élevés éprouvent, à un moment cardinal de leur vie, le désir irrépressible de laisser une empreinte dans le futur. Ils n'ont alors aucune peine à marquer leur présence par une loi à laquelle s'attache leur nom, par un bouquin rédigé par un nègre, par un bâtiment aussi prestigieux qu'inutile. Oui, c'est parfaitement humain, finalement. Et quand ils ne le font pas, c'est la caste à laquelle ils appartiennent qui donne leurs noms à des rues ou boulevards, histoire de dire "soutenons-nous entre gens de bonne société"...
 
Mais pour moi, dira-t-on "Il a contribué au management pour la construction de tel et tel ensemble de bureaux" ?. Dira-t-on "Il a animé l'avant-garde nord-est de la drop-zone et repoussé l'assaillant" ?. Dira-t-on "Il a enseigné la technique de la progression invisible en territoire hostile" ?. Dira-t-on "Il a rétabli la rentabilité de tel et tel service par un management juste et équitable" ?. Dira-t-on "Les clients voulaient travailler avec lui, parce qu'ils avaient confiance dans le sérieux de ses travaux, l'honnêteté de ses prix et de son comportement" ?. Dira-t-on "C'était un chef juste et équitable, ses équipes ont été heureuses de travailler avec lui" ?
 
Non, on ne dira rien. Comme pour mon père et mes aïeux venus de la perfide Albion pour conquérir un pays dont ils se sont épris et auquel ils ont donné leur patriotisme, nulle épitaphe ne subsistera.
 
Je laisserai un souvenir dans la mémoire des vivants jusqu'à leur propre disparition. Je pense surtout à mes fils... Mais sinon, nulle épitaphe pour la postérité...
 
Ma gloire est celle que je porte en moi, souvent remise en cause par le doute et la vacuité dont j'habille la destinée.
 
Rien ne sert à rien. On nait seul, on vit seul et on meurt seul, emportant nos secrets, nos doutes et nos rancœurs dans (peut-être) un autre monde !

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11 janvier 2017

Le ciel est gris comme un ciel de mort (2)

GSM

C’est comme son foutoir, j’ai renoncé à y toucher pour ne pas supporter ses hurlements de louve. Et surtout si la moutarde me monte au nez… Je l’écrabouille comme une merde… Mais plus probablement me fera-t-elle avoir un coup de sang avant…
Alors j’ai missionné mon aîné, son préféré… Il a fait le ménage (12 sacs poubelles) la dernière fois qu’il est venu… Et elle ne dit rien !... Elle a trop peur qu'il s'éloigne d'elle. Pour lui l’amour d’une mère, pour moi la haine d’une épouse… Je suis si content de la complicité et du soutien de mon grand. Il me comprend, lui…
 
Il pleut… Cela doit être la pluie de " l'épisode cévenol " du Gard et de l’Hérault qui est arrivée ici. Si on pouvait conserver cette eau et faire tourner des moulins ou des alternateurs ! Que d’énergie perdue au fil de l’eau ! Sous prétexte de modernisme, quel gaspillage d'énergie et de savoir faire ancestral...
 
Tiens, il y a ‘brèves de comptoir’ au ciné. Mardi à 18 heures, ce serait bien, pendant que mon petit passe sa leçon de code. Au lieu de me faire chier avec ce bouquin dans la bagnole… Zut, ça coûte 6 ou 7 euros quand même !... Mais une fois, rien qu’une fois, tout seul, sans me fader ma mégère… 1h40 de liberté… Et si mon petit s’en aperçoit ? Et si je lui disais, ça serait encore mieux ?
 
Elle a un chat de crevé et bientôt un autre parait-il ! Ça fera plus que huit ! Je serai crevé avant eux… Les vacances de retraité dont je rêvais ne se réaliseront jamais. Elle a sa mère à s’occuper, ses chats, ses sœurs qui la prennent pour une larbine… Je serai trop vieux quand j’aurai le temps et quant à l’argent, je me demande si je l’aurais un jour… Quatre personne sur une retraite, jusqu’à quand cela va-t-il durer ? Jusqu’à l’âge d’être grabataire ou bien mort ?
 
Quand je pense à l’autre con d’Attali « les jeunes Français doivent créer des emplois, ils ne doivent plus compter sur les emplois »…
Moi ça fait des années, depuis que j’ai fermé mon entreprise, que je cherche une idée… Je n’en ai pas trouvé et pourtant je cherche toujours… Il est con ce type qui n’a jamais créé quoi que ce soit sauf des sophismes politiques. Seule une entreprise nouvelle sur cinq subsiste au bout de deux ans…
Je me souviens, Mitterrand et sa clique nous avait fait le même coup. Faites votre entreprise et comme ça on vous efface des chômeurs ! Et après tant pis pour votre gueule, plus de droit au chômage ! Sans compter ceux qui sont en faillite personnelle, léger détail. Ils sont retors ces politiciens. « Tiens saute dans l’eau. Tu apprendras à nager, mais on te lancera pas de bouée ».
 
J’ai envie de me changer. Je vais me prendre une liquette et un costume dans mes penderies… Je peux, j’en ai tellement. J’aime bien celui qui m’a coûté 10 euros acheté sur Ebay. C’était son uniforme dans l’infanterie de marine, au vieux qui me l'a vendu… Il ne me va pas trop mal, pour un gros lard comme je suis devenu. J’avais du lui rajouter une quinzaine de cm d’ampleur récupéré sur les bas de pantalons.
 
Qu’est-ce que je vais porter pour aller voir mon pote dans le Val d’oise. Car il va bien falloir que j’aille le voir depuis le temps... Une vraie expédition. Ca va me coûter un bras en gasoil, mais j’ai économisé sur le poste carburant, alors ? En espérant ne pas me choper un flash comme la dernière fois, il y a deux ans. C’est bien des bandits de grand chemin : traitreusement, par derrière, à la limite entre deux agglomérations mitoyennes. C’est bien un truc pour te baiser la gueule… De la sodomie légale. Hé puis non, j’abandonne ce n’est pas raisonnable, j’ai quand même un déficit global sur mon budget.

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10 janvier 2017

Le ciel est gris comme un ciel de mort

GSM

Le silence n’est même pas interrompu par le tic-tac de l’horloge. Il est vrai qu’elle n’a pas été remontée depuis des années. Je lui dis que les imprimantes matricielles existent encore. Elle répond bien plus tard que je lui ai dit trois choses depuis ce matin : qu’il pleut, que j’ai pu récupérer les fiches de payes et que les imprimantes matricielles existent encore. Elle s’en fout et ironiquement me le fait savoir.
 
Je me lève, je mets mon peignoir et je vais au sous-sol. J’allume les ordis et je vais voir le niveau d’eau dans le seau. Ca va encore pour aujourd’hui. Le groupe de sécurité me fait chier. Le précédent n’avait jamais craché une goutte d’eau. J’allume la radio dans le garage. C’est encore ce Julien Courbet, alerte et tonitruant.
 
C’est bien qu’hier j’ai pu télécharger l’exécutable de multiplan junior sur le site d’un expert comptable. J’ai réussi à ouvrir des fichiers payes des années 90… Il a donné le mode d’emploi pour les transformer en excel. J’en ai fait un et puis j’en ai eu marre. Donc c’est possible au cas où un ancien salarié aspirant à la retraite demanderait un duplicata.
Oui, bien sur j’ai ça sur papier, mais où ?
Pour tout ce que j’avais écrit en GWBASIC, le problème c’est l’imprimante compatible, qu’on branchait en parallèle. Pour le moment compta, traitement de texte, factures, devis, bons de commandes, émissions de chèques et traites sont dans le coaltar. J’ai bien une dernière imprimante citizen à aiguilles, mais je verrais une autre fois, peut-être.
Et si j’adaptais tous ces programmes en un seul progiciel intégré sur excel ? Pas évident. Trop de concentration.
 
Depuis le soupirail, le ciel est gris, comme un ciel de mort. Comme le 21 février 2005.
 
Il respirait la bouche ouverte. On entendait un graillonnement à chaque respiration. Le docteur avait dit que c’était l’eau dans les poumons. Et puis le mouvement de la poitrine s’était amoindri. Je ne regrette pas d’avoir été là. Un rayon de soleil chaud et lumineux nous a fait arrêter nos querelles. Que se passait-il ? Bien sur que l’on savait ce qui s’était passé. C’était fini, du moins dans ce monde.
 
Et depuis, on survit.
 
Il faut que je répare l’encadrement de la fenêtre de la salle de bains. Il faut qu’ils arrêtent de prendre des douches, ils pourrissent tout le bois. Ils n’ont qu’à se laver avec un gant. Il faut que j’en profite pour lessiver les murs et le plafond. Et puis il y a les calfeutrements de l’ancienne porte à la colle à carreaux de plâtre. Elle va encore me faire chier quand je vais déplacer tout son bordel. Est-ce que ça vaut la peine pour tant de haine qu’elle va déverser ?
 
C’est comme le couloir. Je l’avais commencé il y a… les enfants étaient petits… Je dirais une petite vingtaine d’années. J’ai tenu trois jours, sous les reproches incessants. Juste le temps de poser les moulures et les cimaises. Enfin, c’est comme ça.
Si elle était morte, je pourrais enfin faire une bonbonnière. Vieux rose camaïeux et gris…
Ça serait bien…

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04 janvier 2017

Extrait de mon journal du 2007-04-28 - 13:06:02

GSM

28 avril 2007. Je perds la mémoire...

 
Je viens de me rendre compte depuis une semaine, que j'oublie tout. Dans ma nouvelle mission, la personne que je dois remplacer me dit à tout propos, "je vous l'ai déjà dit". Je pensais qu'elle bluffait depuis 3 semaines.
 
Or cette semaine, j'ai eu la preuve par deux fois que cette personne dit bien la vérité : Je l'avais écrit sur mon cahier.
J'ai toujours écrit les choses, mais le fait de les écrire me faisait retenir.
Mais depuis le début de la mission, pour chaque chose dont cette personne me dit : "je vous l'ai déjà dit", je ne me souviens ni des réponses, ni d'avoir même abordé le sujet. Et quand elle tente de me remémorer ce qu'elle m'a dit, je n'en ai pas le moindre souvenir...
Pareil pour l'exécution de tâches simples : J'ai mis une après midi pour remplir 15 cases sur excel.
C'est donc depuis ma reprise de travail, après mon A.T. (Arrêt de travail), que j'ai ces pertes de mémoires. Mais je ne m'en suis pas rendu compte, parce que justement j'oublie tout.
Et donc, je ne peux pas me souvenir de ce que j'ai oublié.
Il m'a fallu un effort d'intelligence et des preuves écrites, pour commencer à réaliser cet état de fait.
Je suis allé voir ma belle-nièce, qui est médecin en Neurologie à la Pitié salpêtrière et on a commencé les nouveaux examens : sang, Rendez-vous IRM, etc...
Pistes recherchées :
-    La forte tension pendant 2 semaines a t-elle endommagé mon cerveau ?
-    Les effets secondaires du Nisis (contre l'hypertension) sont mal connus, y a t-il des dégâts collatéraux ?
 
Ce qui me gênerait, serait que le client dise à mon patron "vous nous avez envoyé un débile mental, un idiot, un abruti qui ne comprend rien..."
Alors j'en ai parlé à mon supérieur, qui m'a rassuré "Ce n'est rien ça va passer". Qu'est-ce qu'il en sait le bougre ?
 
NDLA : Peu après, ma belle-nièce m'avait envoyé une ordonnance. J'étais allé à Paris faire une EEG. Le résultat est un fonctionnement anormal et très lent de la partie du lobe temporal gauche, où siègent les fonctions cognitives... il n'y a eu aucune amélioration. La thèse de l'AVC (par épanchement de sang) est la présomption la plus plausible, d'après le rapport du médecin spécialiste... Les autres examens IRM, scintigraphie et tout le toutim, permettant de visualiser des dégâts dans le cerveau étaient à venir...

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02 janvier 2017

La nuit porte conseil

GSM

La nuit porte conseil, dit-on et c’est vrai.
 
Les choses sont limpides, limpides comme elles n’ont jamais été.
La langue Française n’est pas assez détaillée. Aimer est utilisé pour tout.
Alors quand je dis à un ami : « Je t’aime », je n’ai pas envie de coucher avec lui. Il n’y a pas de verbe pour l’amitié. Faut –il lui dire « Je t’amite » ? Le verbe n’existe pas.
Mes enfants je les aime avec passion, tendresse et pourtant il ne m’est jamais venu à l’idée de pratiquer le sexe avec eux.
Dans le même ordre d’idée je dis « j’aime le camembert. », je n’ai pas pour cela envie de faire l’amour avec un camembert…
Dans l’autre sens, pourquoi avoir nommé la copulation « faire l’amour » ?
 
Autant d’ambiguïtés, de cette langue Française, que je vais lever aujourd’hui.
 
Il faut de suite donner un verbe à faire l’amour. Un nom qui ne soit pas connoté péjorativement. Par exemple « sexer ».
 
Aimer n’est pas « sexer ». En effet j’ai sexé avec des femmes, en toute jovialité, plaisir, sans acrimonie et quand nous nous revoyons, nous nous faisons la bise. Un point c’est tout.
 
Le camembert quant à lui, on ne l’aime pas, on « l’apprécie ».
 
Débarrassé des significations parasitaires nous allons enfin pouvoir parler d’aimer sans rougir et sans tabou…
 
Conjoints, parents, enfants, amis, copains, collègues… On les aime tous à des degrés différents. D’ailleurs amis et copains, qu’est-ce que ça veut dire ? Ceux qu’on aime beaucoup et ceux qu’on aime un peu ? Et alors, ceux qu’on aime moyennement comment les appelle-t-on ?
 
La seule notion de graduation est « l’effeuillage de la marguerite » : Pas du tout, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie. Il est nécessaire de rajouter moyennement, ou disons, que aimer tout court serait par défaut « moyennement »…
 
Alors, pour moi les choses sont claires. J’aime mes enfants à la folie, j’aime celle qui m’a largué sur le blog un peu, j’aime mes parents beaucoup. J’aime ma femme tout court (moyennement)…
 
Mes parents m’ont aimé à la folie, mes enfants m’aiment beaucoup, ma femme un peu et peut-être moyennement avec le temps. Quant à mon ex-amie bloguesque elle ne m’aimait qu’un peu… Pas suffisamment pour me garder, d'autant plus qu'amie bloguesque n'est ni petite amie, ni amie, ni copine; c'est rien du tout en fait, juste une connaissance, une collègue à distance. Donc, il ne faut pas avoir d'amie pour éviter tout quiproquo…
 
Maintenant, tout est clair… Les amitiés, les amours, doivent être à peu près au même niveau de réciprocité, sous peine de capoter, de sombrer…

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29 décembre 2016

Bonne Année 2006

GSM

Et bien oui, 2006, c’est la dernière année vraiment bonne, en pleine santé, aucun souci familial, que du bon. Alors oui vraiment bonne année 2006…
 
Les autres années (2007, 2008… 2013, 2014, 2015, 2016), c’était la merde. Alors je ne les souhaiterai pas…
 
Ah bon ? On serait censé souhaiter uniquement que la prochaine année soit bonne, ça serait cela la tradition ?...
Admettons.
 
Alors pour ceux qui sont dans le train, bonnes années à venir…
Pour ceux qui sont dans le fossé… Ça ne serait pas légèrement indécent d’hypocritement leur souhaiter une bonne année, des fois ? C’est histoire de se donner une bonne conscience… Tu vois un SDF et tu lui dis « Bonne Année »… Tu as de la chance qu’il soit engourdi par le froid et l’alcool… Sinon il te ferait la course à l’échalote, histoire que tu ne te foutes pas de sa gueule… Si tu veux lui souhaiter bonne année, commence par lui apporter des victuailles et de bonnes choses !
 
Soit-disant ça se souhaite à partir du début de l'année ? C'est con ! Si demain, tu souhaites une bonne année à un gonze qui la veille, vient de se casser une patte sur le verglas, il va te filer un de ces coups de béquille !
 
Pour moi, c'est aujourd'hui. Demain, j'ai d'autres choses à faire et à écrire...
 
Bon, ben, bonne année 2017 à ceux qui de toute façon passeront une bonne année parce que c’est programmé comme ça dans leur destin…
 
Je ne souhaite pas bonne fête aux enfoirés qui m'ont porté préjudice, qui ont chié dans mes bottes, qui m'ont entortillé, qui m'ont trahi, qui m'ont poignardé ? Des néfles ! Que dalle !  Qu'ils aillent se faire foutre !
 
Bonne année à mon frère, ma nièce ? Je l'avais toujours fait auparavant, sauf la dernière fois... J'ai fait l'expérience le 1er janvier 2014 d'attendre qu'ils me la souhaite en premier (je suis le plus vieux ils me doivent le respect)... Et bien j'attends encore !... Vive la famille. Alors eux ? Je crois que je ne leur souhaiterais rien encore cette fois...
 
Sinon... Je souhaite une bonne année à mes enfants, qui sont humainement les plus formidables de la terre. J'espère qu'ils trouveront enfin un vrai travail et que mon benjamin sortira de cet état de désespoir et de honte que crée son manque d'avenir.
Sinon... je souhaite une bonne année 2017 à ceux que je connais et que j'apprécie, qui sont de braves mecs et méquesses, les gens de peu, les fidèles, les sincères...
 
Éventuellement, je souhaite également une bonne année à ceux que je ne connais pas, ils bénéficient d'une présomption de bienveillance à priori...

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26 décembre 2016

Un étrange paradoxe personnel

GSM

A la suite d'un précédent article ("la dénonciation"), je constate toujours s'agissant de ma propre personne, un très étrange paradoxe.
 
Je dis que j'ai dénoncé (entre autres), dans le cas de danger pour ma propre personne...
 
C'est vrai ! Mais pour autant, il m'est arrivé de passer outre le danger pour ma propre personne, pour aider quelqu'un accusé injustement, sachant concrètement les conséquences néfastes que cela entrainerait pour moi (J'ai été licencié).
Jamais je n'ai hésité à aller défendre une personne accusée injustement, lorsque javais la preuve et ou la connaissance de la vérité. Heureusement je n'ai pas été licencié à chaque fois que j'ai agi, je dirais, "comme un homme".
Cela a été vrai également concernant le risque vital, que j'ai pris pour porter secours à autrui.
 
Donc je n'ai jamais protégé ma personne à tout prix.
 
Je me suis protégé des malfaisants, mais j'ai pris des risques pour des victimes.
 
Je crois que cette double réflexion, définit ma "morale", mon "code de l'honneur" personnel. C'est très démodé... Tant pis, je ne recommencerai plus.

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