05 mars 2017

La maladie

GSM

On est toujours seul, face à la maladie, mais le pire peut-être, seul face à l'incompréhension des gens et seul face à notre incapacité de remettre les choses à leur place, nos actes et nos ressentis à leur place, notre vie à sa place; parce que l'on ne sait plus où est notre place, si même nous en avons encore une...
 
On n'a plus de certitude, on doute de tout et de soi-même. On n'admet pas d'être diminué, on ne s'admet plus. Parfois même on ne peut plus se supporter. Avant on surfait sur la vague et maintenant on se noie, on coule. Et malgré nos appels, personne n'entend...

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04 mars 2017

C'est quoi, l'excellence ?

GSM

La réflexion suivante découle d'un commentaire que je fis sur un blog...
 
Le tout est de se poser la question : Qu'est-ce que l'excellence ?
Le problème, c'est que ce n'est pas forcément la même chose pour soi que pour les autres (collègues, supérieurs, la société, les amis...)

Pour exceller dans la société environnante, il faut dès le début, adopter la vision de la société...

Je peux en parler savamment... Je ne l'ai jamais fait... et je vois où ça m'a mené... Pas bien loin...

Mais, à tout le moins, étant parti de rien pour arriver à pas grand chose, tout seul, je n'ai pas eu de "merci" à dire à personne...
 
Concrètement, très jeune, j'avais déterminé que l'excellence était située dans le travail que l'on m'avait confié et que je devais accomplir... C'est à dire qu'il me fallait tenter de faire du mieux possible...
 
Hélas, je n'avais pas compris que l'excellence n'était pas dans le "faire", mais dans le "être" et surtout dans le "paraître"...
L'obséquiosité vaut mieux que la compétence, le léchage de cul (de bottes pour les gens polis) vaut mieux que l'amélioration des marges, le management par la peur vaut mieux que l'optimisation par la participation...
 
Triste évolution de l'être qui se dit humain et qui entraine la société dans une régression moyenâgeuse funeste...

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03 mars 2017

I have a dream...

GSMEcrit en 2013.

 

I have a dream, en français "J'ai fait un rêve". Les Anglo-saxons ont un rêve, alors que nous, nous faisons un rêve...  Faire un rêve est plus fugace, plus ponctuel que d'avoir un rêve...
Moi, j'en ai eu des rêves, des rêves récurrents, comme des prophéties, comme des buts inéluctables qui  adviendraient forcément parce que je pensais qu'à un tel point de répétition ils ne pouvaient être que réalisés par le destin ou bien la volonté divine...
 
Mais, cela n'a pas été le cas.
 
Je me voyais ingénieur en chef à 50 ans, âge du summum de ma carrière et sans autre vie après. Je voyais mes enfants dans un avenir radieux, parce que je pourrai leur offrir le bénéfice de mes gênes, de l'éducation que je leur donnerai, des moyens financiers et des réseaux qui  leur ouvriraient des situations confortables.
 
Mais la réalité, c'est qu'il y a eu un après-cinquante ans. La réalité, c'est que j'ai "culminé", mais réellement végété à des postes d'ingénieur subalterne, petit chef de service qui refusait d'obéir aux standards du léchage de bottes et qui n'a pas voulu rentrer dans le moule. La réalité, c'est cette retraite, véritable prison pour le corps et pour l'esprit. La réalité, c'est des enfants qui n'ont pas de caractère, pas de travail, pas d'espoir, qui sont à ma charge alors que je n'ai plus les moyens financiers. La réalité est que je n'ai pas de réseau de connaissances haut placées qui m'auraient permis de "pistonner" mes gamins...
 
Oui, j'ai eu des rêves, beaucoup de rêves et bien d'autres concernant ma carrière militaire, que j'ai avortée simplement par de mauvais choix...
 
Avoir des rêves, cela ne veut pas dire les réaliser, ça veut dire espérer, surfer sur les vagues de la vie avec un espoir pour nous soutenir, pour nous aider à continuer la lutte. Mais cela n'a jamais impliqué que ces rêves se réaliseraient. Si nous l'avions su, nous aurions certainement arrêté le combat pour la vie (the struggle for life) bien avant de le commencer.
 
Je crois que mes enfants sont de cette catégorie : Ceux qui n'ont pas de rêve, pas d'espoir, pas d'avenir... Mais comment les blamer ?
 
NDLA : Depuuis, Toto a trouvé un boulot de merde... Nono est toujours en recherche

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28 février 2017

Le ciel est gris, comme un ciel de mort (6)

GSM

2014
 
Je me souviens même que mon fils ainé s’était tapé un tube de mayonnaise en un repas… Mes parents n’étaient pas contents. La mayonnaise il ne fallait en mettre que pour donner du goût. C’était bien trop cher.
Moi, je les ai laissé faire parce que j’avais les moyens et que s’il ne restait pas d’argent à la fin du mois, ce n’était pas grave… Alors comment leur expliquer que pour certains, Papy-Mamie avant et moi maintenant, la fin de mois, elle est bien avant le dernier jour du mois ?
Et pourtant Dieu sait que mes parents nous recevaient bien. Il y avait à manger en abondance. Bien sur, il n’y avait pas de caviar, d’ortolan, de foie gras ni de champagne.
Les cadeaux qu’ils offraient à mes gamins à Noël étaient vraiment des cadeaux de pauvres, mais heureusement les mômes n’ont jamais fait de réflexion.
 
Du coup, plus mes travaux dureront autour de la douche plus je vais économiser d’eau ! Hé, hé, hé… Bande de petits branleurs, je me lave au gant depuis des années et je ne dis rien, merde !
Mes morpions se prennent pour des fils à Papa, ou bien ils croient que je suis Américain, je ne sais pas !
Ils doivent juger à l’apparence. C’est vrai que j’ai des belles fringues, même s’ils ne savent pas qu’elles sont d’occase, alors que les parents de leurs copains sont fringués au mieux comme des bouseux, au pire, comme… des bouseux… Mais ils ont des SUV...
 
Alors évidemment j’ai la couleur du riche, j’ai l’air d’un riche. Enfin, ils commencent à comprendre au fil des années quand je dis à l’un ou à l’autre que dorénavant, je ne pourrais plus offrir ou payer ceci ou cela… Mais pour l’eau, ils devaient croire que c’était gratuit, probablement…
 
Je reviens sur les fringues : Il y en surtout un qui a honte d’être vu avec moi, donc il faut que je les dépose en ville à l’abri des regards de leurs potes…
Evidemment un type en pantalon à pli et veste à quatre boutons métalliques, ça leur fout la honte, surtout quand les gens voient que c’est un uniforme. Certes je transforme ces tenues : Je peins les boutons brillants avec de la peinture mate de la couleur de la veste ou bien je couds des boutons ordinaires. Tout signe distinctif militaire est soigneusement enlevé… Mais aucun des jeunes de maintenant n’ayant vu de vrais militaires dans de vrais uniformes, ils font l’amalgame dans leur imaginaire…
 
Comme pour ma voiture : « Ton père a une BM ? Pfffff ! »… Ben oui, une occase aussi, au prix de l’argus… Mais tellement brillante que… Enfin, ce que les gens sont cons ! Tout ce qui brille n’est pas or ! Bande de sales ploucs ! Ce sont les mêmes imbéciles envieux dont les parents offrent à chacun de leurs futurs héritiers une maison. Ils ont raison, si je pouvais le faire, je le ferais… Aisés, ils le sont, mais de plus envieux, bouseux et cons !
Qu’est-ce que je suis venu faire dans cette galère ? Je ne savais pas que j’étais dans une région d’UMP quand je me suis installé… Et pourtant j’en ai fréquenté des régions UMP ! Paris, Neuilly, Chantilly, Auteuil… Jamais aucun ostracisme, jamais de problème ; des gens courtois, riches, mais polis et respectueux !
 
Il faut croire que dans cette région qui est microscopique (bien qu’il doive y en avoir d’autres en France), être UMP se conjugue d’une autre façon qu’ailleurs. Il y a un concentré d’orgueilleux, vaniteux, égotiques, méprisants, qui ont tous les droits et aucun devoir (tout cela à la fois), qui ne respectent rien qu’eux-mêmes…
On se croirait au 19ème siècle dans les colonies… Le riche, c’est le missié Toubab et le pauvre, c’est l’esclave méprisable que l’on éduque à la cravache… Ici, la noblesse, c'est l'UMP...
 
Putain, mais qu’est-ce que je suis venu foutre chez ces arriérés ?

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26 février 2017

L'auto satisfaction ( I can't get no, satisfaction )

GSM

Journal personnel du 2 mai 2008 :

 

J'en ai marre. Mon patron (ex-fils du patron) est un gros con ! Pourquoi ne s'aperçoit-il pas de la différence entre ces jeunes trouducs et les gens comme moi ? C'est vrai, ça merde !...Je me dis que mes problèmes de mémoire me causent un préjudice dans mon travail, au cours duquel j'exécute moins de tâches qu'avant. C'est vrai ! Mais il faut relativiser... Je vaux quand même un kilomètre de petits merdeux comme ces deux idiots qui n'arrêtent pas de se faire mousser... D'ailleurs, ils ne savent rien faire d'autre que se faire mousser... Mais dans le calbar, ils n'ont que dalle !

 
Quand je compare, je me dis que je n'ai plus rien à foutre avec ces loquedus...
 
Par exemple : Mes collègues ne font que des courriers du genre : "veuillez trouver ci-joint..."... Ok ! Ils en font plein, pour ça ils sont hyper-doués...
 
Perso, je suis (par mon chef et ami), chargé de la partie épistolaire polémiste ( lettres recommandées + AR, mises en demeures, contre-attaques argumentées lorsque nous sommes mis en cause, etc...), que bien entendu, les autres ne savent ni n'osent faire (incultes et couille molle, au singulier car je suppose qu'il n'en ont qu'une, voire pas du tout)...
 
Quant aux réunions avec  les "JACOBS's boys", au cours desquelles, mes collègues récitent  l'avancement du chantier comme on dit sa prière, aujourd'hui, quand arrive mon tour je dis :
 
" Je ne vous parlerai pas de l'avancement du chantier, puisque vous le recevrez prochainement par courriel. Je profite du temps de parole que vous m'accordez, pour aborder des sujets autrement plus importants, qu'il vous faut régler rapidement. Je veux parler de quatre points bloquants, qui actuellement obèrent les possibilité d'avancement des Corps d'état Architecturaux et à terme, mettent en péril la tenue du planning général du chantier et les intérêts essentiels du Maître de l'Ouvrage...". Ils en ont eu tous pour leur grade ! Nomdidiou ! J'te les ai matés ! On n'a pas à couvrir les entrepries défaillantes ! C'est nous-mêmes qui devons être clean. Avec la formalisation écrite que j'ai réalisée ensuite, je suis bordé et mon employeur est couvert... Ce n'est plus un parapluie que j'ai ouvert, mais un véritable chapiteau !
 
Ils viennent tous avec leurs questions ineptes et sans saveur, je viens avec mes injonctions importantes, même si cela les dérange...
 
Alors, même si je ne suis pas reconnu dans mes capacités, j'ai quand même toujours les compétences de mon expérience... Je me demande aussi si mon "chef et ami" parle de mon action auprès de ce con de patron... C'est pas certain... J'ai des doutes...
Je n'ai plus qu'à être content de moi, à défaut d'autre chose. Et puis merde, je fais mon taf et je les emmerde, ces trous du cul !
 
Allez, va !... L'auto satisfaction, c'est mieux que rien...
I can't get no satisfaction,
I can't get no satisfaction.
'Cause I try and I try and I try and I try.
I can't get no, I can't get no
When I'm drivin' in my car
and that man comes on the radio
and he's tellin' me more and more
about some useless information
supposed to fire my imagination.
I can't get no, oh no no no.
Hey hey hey, that's what I say
I can't get no satisfaction,
I can't get no satisfaction.
'Cause I try and I try and I try and I try.
I can't get no, I can't get no.
When I'm watchin' my TV
and that man comes on to tell me
how white my shirts can be.
Well he can't be a man 'cause he doesn't smoke
the same cigarrettes as me.
I can't get no, oh no no no.
Hey hey hey, that's what I say.
I can't get no satisfaction,
I can't get no girl with action.
'Cause I try and I try and I try and I try.
I can't get no, I can't get no
When I'm ridin' round the world
and I'm doin' this and I'm signing that
and I'm tryin' to make some girl
who tells me baby better come back later next week
'cause you see I'm on losing streak.
I can't get no, oh no no no.
Hey hey hey, that's what I say

I can't get no, I can't get no,
I can't get no satisfaction,
no satisfaction, no satisfaction, no satisfaction.

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24 février 2017

Mémoires et radotages (90) – Courage ou solidarité

GSM

Le courage… C’est bien de cela que je parlais à propos de ce jeune… C’est un vaste sujet… Je ne sais plus si j’en ai déjà parlé…
Le courage ce n’est pas une constante de l’être humain… Souvent la lâcheté est la plus forte…
NDLA : GRRR ce qui m’énerve c’est que la touche du « p » fonctionne mal… Il va manquer des « p » dans mon texte…
Nous sommes tous partagé entre courage et lâcheté… Et souvent c’est la peur qui l’emporte ! Cela varie avec les individus, tout le monde n’a pas forcément assez de force de caractère ou de force physique. Cela varie avec la santé ou même la fatigue, qui modifient ces mêmes forces. Et donc, cela varie aussi avec l’âge…
 
Si aujourd’hui je me trouvais seul dans un RER avec une bande de jeunes agressant un (ou une) passager (gère)… que ferais-je ? D’abord aurais-je la force de maîtriser ma peur ? Ensuite, considérant mon bras gauche défaillant et que mes forces ont décliné (mon Nono m’a ouvert une bouteille d’eau il y a peu de temps avec une facilité déconcertante alors que je n’y parvenais pas et que je maudissais les producteurs d’eau de leur vissage plus serré qu’avant)… Que pourrais-je faire, seul ? Je tirerais la sonnette d’alarme, mais c’est tout…
 
S’il y avait foule, est-ce que j’alerterais les autres ? Probablement ! Mais est-ce que cela ferait réagir les gens ? Je n’en suis pas certain…
 
Dans ma vie, finalement je n’ai jamais été mis devant un cas de secours à personne agressée… Alors, il est facile de dire « j’aurais fait ceci, j’aurais fait cela »… On ne sait jamais ce qu’on aurait fait !
 
Ma participation personnelle envers autrui a été somme toute bien modeste car il n'y avait pas d'agresseur. Pas de quoi fouetter un chat…
 
Sinon, je n’ai eu d'occasions, que celles assez fréquentes de porter secours à moi-même, dans des circonstances très difficiles et des lieux infréquentables, mais ce sont d’autres histoires totalement hors sujet…
 
Mais comment réagit-on devant une agression d’autrui dans laquelle on n'est pas impliqué ? Comment, actuellement, une foule entière, paralysée par la peur, peut-elle faire semblant d’ignorer un viol ou une agression ?
 
Il y a un phénomène qui se produit dans la tête des gens. Outre ceux qui tremblent ou ceux qui pensent « Ce n’est pas mon problème », il y a ceux qui se disent « J’y vais si quelqu’un d’autre y va en premier »… Or comme tout le monde pense cela, et bien, personne n’y va…
 
J’ai été gamin (C’est difficile à croire, mais c’est vrai) ! Je me souviens avoir plusieurs fois assisté à des débuts de bagarres. Immanquablement de nombreux hommes adultes venaient séparer les protagonistes !
Les gens parfois couraient après les pickpockets, lorsque la victime demandait de l’aide…
 
Ce n’est plus le cas aujourd’hui…
Alors pourquoi cette différence ?
 
Les hommes faisaient presque tous leur service militaire et souvent avaient fait la guerre, peu importe laquelle ! C’est dans cette occasion que la solidarité virile s’apprend ! Et il suffisait que quelqu’un dise « On y va, les gars ! », pour qu’un vieux réflexe d’équipe, un "esprit de corps", se réveille et précipite les gens dans l’action commune, pour sauver quelqu’un… Enfin pas à tous les coups, bien sur, mais très souvent !
 
Cela n’apprend pas le courage, mais la solidarité et je crois que rien que pour cela, il faudrait rétablir le service militaire…

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18 février 2017

Le ciel est gris, comme un ciel de mort (5)

GSMEcrit en octobre 2014.

 

Et pourtant si le taulier m’avait dit « préparez vous à partir, mon copain sera votre successeur. Vous aurez vos indemnités de licenciement », j’aurais dit OK ! Je lui aurais même dit « à la prochaine fois si vous avez besoin de moi » et j’aurais fait mon boulot consciencieusement jusqu’à mon départ, sans stress, sans guerre, sans me faire voler mon diplôme. J’en étais si fier de mon diplôme. Du coup il ne sera jamais accroché au mur du salon…
 
Les patrons ne connaissent jamais leurs employés. Ils préfèrent jouer du conflit et de la faute grave, pour licencier. Avec moi, il n’a pas réussi, alors son « NON » lui a évité le risque du prudhomme et du procès. Il ne pouvait savoir que je ne suis pas du genre à manger de ce pain là…
 
C’est pour cela que je suis pour le licenciement sans fausse faute, sans mise au placard, sans harcèlement… Mais faudrait-il encore que le code du travail change !
 
Je me demande encore comment j’ai eu la force de faire mon boulot, de faire celui de la larve qui ne foutait rien, de résister, de contre-attaquer et de garder suffisamment d’énergie mentale pour monter mon projet de SARL et le mener à bien et ce, sans la manne des indemnités de licenciement ( Heureusement que mon ami M m’a aidé )… J’étais vraiment un dur, je crois, à l’époque…
 
Si mon cadet avait ne serait-ce que la moitié de mon obstination… Il a dit à sa mère que lui il savait que sa vie après nous ce serait dehors couché sur un carton… C’est bien ce que je redoute au fond de moi, quand je le vois à l’œuvre.
Quand je lui ai dit hier pour la énième fois qu’il fallait qu’il garde la traçabilité de ses recherches d’emploi (lettres, réponses, mails, noter ses relances téléphoniques…) Il m’a dit « Oui, mais »… Gêné mais sans explications parce qu’il n’y a pas d’explication.
 
Si un employeur voyait son inorganisation, il en déduirait un ‘je-m’en-foutisme’ qui le dissuaderait de l’embaucher. D’ailleurs, quand il continue à mettre ses timbres à gauche, à agrafer ses pages n’importe comment et à montrer peu de motivation ciblée sur ses lettres de candidatures spontanées ou pas, je suis sur que les recruteurs l’ont déjà catalogué…
Mais il ne veut toujours pas prendre modèle sur mes lettres, cette tête de cochon ! Et pourtant elles avaient ‘marché’, mes lettres… Que faire ? Il est résigné, fataliste, défaitiste.
Il n’est pas de mon sang ce garçon là ! Ni mon caractère, ni mon groupe sanguin, ni mes cheveux, ni rien de physiquement comparable…
 
Il est bourru et velléitaire. Jamais content ! D’ailleurs quand lundi matin il a lu l’écriteau dans la salle de bains ‘Douches & bains interdits. Lavages aux gants only’, il a fallu qu’il râle. Du coup il ne s’est pas lavé de la journée ! Parce que Môssieur a l’habitude de se laver à la douche tous les jours… Il m’a dit que c’était comme chez Papy-Mamie : Lavage au gant parce que la douche c’était trop cher. Seulement une fois par semaine, la douche…
 
J’ai expliqué qu’ils avaient raison. Avec mille euros de retraite à eux deux, le gaspillage était un luxe qu’ils ne pouvaient se permettre.

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11 février 2017

Le ciel est gris, comme un ciel de mort (4)

GSM

En attendant on rame et ce n’est pas ça qui va relancer l’économie… Parce que l’Hollande y’s’croit malin en pensant "tout ce que je rabote sera compensé par le vidage des bas de laine".
Et bien il se trompe.  Leurs agissements sont si désordonnés qu’il y a une défiance !... Les Français ne prennent pas dans leur bas de laine, ils réduisent leurs dépenses afin de ne pas toucher au bas de laine, voire même de le remplir davantage qu’avant…
Ce n’est pas prêt de repartir. D’autant que comme tout le monde, j’achète le moins cher : Aubergines espagnoles, parce que les Françaises sont trop chères. Si on interdisait ou taxait les aubergines espagnoles à due concurrence, j’achèterais Français… Il faudra bien qu’ils y viennent.
Y’a que pour le raisin. Le Français est tellement meilleur que le Chilien ou l’Italien que je n’achète que du Français. Les autres c’est que de la flotte et un peu de sucre… Mais évidemment j’achète beaucoup moins de raisin vu sa cherté.
Le patriotisme économique, oui, mais on a un budget serré, alors le patriotisme, c’est pour quand on y sera obligé… Et là, l’économie repartira !
Mes deux amis retraités comme moi, ne comprennent pas pourquoi je suis morose alors qu’eux vivent normalement… Ben oui, avec leur retraite il n’ont qu’eux-mêmes à charge. Celui qui paye 3000 euros d’impôt, il ne sait pas pourquoi ? Il oublie les loyers qu’il touche de son locataire ? J’échangerais bien avec lui…
Et puis échanger de voiture au bout de deux ans en perdant 20000 € à la reprise, faut déjà se le permettre… Heureusement qu’il est étranger et ne vote pas, parce qu’il est pour Sarkozy ! Ouf ! Un de neutralisé !
 
Malgré tout je l’aime bien ! C’est un ami fidèle depuis 41 ans ! Il m’avait prêté du pognon, quand j’ai refait ma vie et que j’ai emprunté pour acheter la maison, sinon, je ne sais pas comment cela se serait passé. Il s’était ensuite associé dans ma boite et donc au capital, sinon, je n’aurais pas pu démarrer…
Heureusement que j’avais la maison. C’est dans le garage que je fabriquais mes produits en béton vibré… Bien qu’ayant isolé la porte du garage, ça faisait un boucan dans tout le quartier… Les vieux n’osaient trop rien dire, sauf un à cause de la fumée quand je brûlais les sacs de ciments dans un brasero ! Mais je l’envoyais tellement chier, d’un air menaçant (je savais bien faire l’air menaçant), que personne, pas même le maire n’est venu me rappeler à l’ordre… Trois petits à la maison, il me fallait turbiner dur !
 
Il n’empêche que si j’en suis venu à créer ma boite en un mois et à démissionner, c’est à cause des deux Bernard d'un précédent employeur... La Sorecob…
Deux ans où j’ai été le conseillé, le chouchou, le chef de service respecté de mon patron Bernard Moreau, c'était fantastique ! Puis deux ans d’enfer parce qu’il avait engagé un ami à lui, Bernard Tomaso pour être mon subordonné (Et oui je dis leurs noms... Qu'ils me fassent un procès, j'ai gardé les preuves... Bande d'enculés !)… En fait, le but, c’était de m’évincer et de me dégoûter (je ne le savais pas, bien entendu… Mais j’ai résisté deux ans aux accusations mensongères du dernier venu. Je passais les trois quarts de mon temps à rechercher et obtenir des preuves qu’il mentait… Ce n’était pas compliqué : il m’accusait  de ce que lui-même faisait (aller au ciné pendant les heures de travail, lancer les chantiers sans réceptionner leur conformité, etc…).
Au bout d’un temps, j’avais contrattaqué en enquêtant sur ses non-faits et gestes… Et là c'était plus facile parce que sur lui j'avais des preuves énormes. J’ai pris des photos, j’ai enregistré des déclarations à charge…
 
Quand j’ai déballé ça au patron en lui demandant de lui appliquer un avertissement… Il m’a répondu « NON »…
 
Dans l’heure, ma lettre de démission était rédigée, envoyée en LRAR en ordonnant le délai qui me convenait (le temps que je fasse les démarches légales de la création de ma société)…
Quelle bande d’enculés. Tomaso m’avait même fauché mon diplôme dans un tiroir de mon bureau, lors de ses fouilles, avant que je ne ferme à clefs… Je ne m’en suis aperçu qu’à mon départ… Et dire que je me suis retenu de lui casser sa gueule à cette grosse limace !...

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07 février 2017

Les vieux : Qu'ils débarrassent le plancher !

GSM

« Vieux con ! Qu'est-ce tu fous à emmerder le monde ? Tu nous coûtes des sous et tu fous rien ! T'es un inutile, un nuisible à la société ! T'aurais du travailler jusqu'à la mort pour avoir une retraite ! Et encore ?...
Et puis d'abord, tu nous fais chier dans les allées des supermarchés en plein milieu à pas savoir qu'est-ce que tu cherches !
Et sur la route, tu roules en plein milieu sans savoir où tu vas ! Tu ne peux pas rouler et faire tes courses aux heures où on travaille ? Ou bien aux heures où on dort ?
Non seulement c'est des inutiles, mais ça fait chier le monde et en plus ça nous coûte un max !!! ».
 
....................
 
Il paraît que nous étions dans la société normale, celle des travailleurs, utiles, besogneux... Il nous semblait... Et un beau jour, on a basculé dans l'autre monde : Le monde des morts-vivants, des bouches à nourrir, des parasites... On ne le savait pas, mais on nous le fait savoir, tous les jours, dans la vie, dans les médias, partout.
Nous mangeons le pain des Français, au même titre que les immigrés sans papiers qui viennent manger nos allocations familiales. Bizarre ?... On est Français, non?
Non, on est plus des Français, on est des vieux, c'est pas pareil...
Tout comme les chômeurs ne sont plus des Français, tout comme les malades ne sont plus des Français...
 
Parce que l'état a besoin de diaboliser certaines couches de la société, pour pouvoir justifier des réductions drastiques qu'il veut faire sur des gens qui coûtent et ne rapportent pas... C'est cela la fin programmée de la solidarité nationale...
Haro sur les citoyens Français !... Que l'état donne à ceux qui viennent égorger nos fils et nos compagnes, c'est cela le dessein final... On a élu des vendus, on a des vendus !
 
C'est un peu fort de café, non ?

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02 février 2017

Le temps des souvenirs et de la peur

GSM

Journal intime du 10 juillet 2008...
 
Depuis mon retour de Charikar, j'ai pris 10 kg (en deux mois et demi)...
 
Une semaine de vacances, avec tête qui tourne, sans envie, sans volonté, sans sentiment fort... Et un petit voyage à Alès en train, parce que je ne me sentais pas capable de tenir le volant...
 
Mes fonctions cognitives sont de plus en plus altérées. Mais surtout, ma volonté s'émousse. Pourquoi suis-je allé là-bas dans l'état ou je suis ? Pour me prouver quelque chose...
Je disais volontiers que je n'avais pas peur de la mort... Mais ne pas avoir peur est toujours l'effet de la mobilisation de notre volonté... Si ma volonté disparaît, (c'est à dire les facultés de mobiliser cette volonté), je risque bien d'avoir peur, je risque bien de ne plus maîtriser mon destin...
 
Déjà je ne parviens plus à faire de rangement, je renonce après des heures d'observation...
 
Il me faut faire des tâches simples, manuelles, comme de la couture... Cet après-midi, j'ai réparé mon épaulette, recousu deux boutons, rafistolé ma fourragère, bouffée par les mites, (surtout l'olive TOE)...
Enfin... C'est un retour sur mon passé, que j'ai méprisé, oublié, lorsque je pouvais aller de l'avant...
Mais maintenant que je sais mon avenir bien mince, je reviens sur ce passé, après tout, c'est un truc de vieux; c'est donc que je le suis devenu...
 
Même mon inspiration, qui était relativement importante, commence à faiblir...
J'ai de la peine à comprendre comment j'ai pu écrire tous ces poèmes...
 
Bien. Maintenant, j'écris comme cela vient, le talent en moins...
La dégradation s'accentue...
Je feuillette ces photos d'opérations extérieures et je repense à mon comportement dans la boite où je bosse (il n'y a jamais eu de photo)...
 
Je repense à ces coups de gueule, fustigeant Sarko devant les officiers et sous-off, traînant plus bas que terre le système de "management" de mon patron et son chien-chien (le directeur d'affaires) en face à face avec eux (je gueulais encore plus fort qu'eux)...
Je songe à ce grand malabar que j'ai soulevé de terre, à ce fumeur que j'ai failli trucider dans le train, parce qu'il me fumait sous le pif...
 
Oui, j'ai été un homme, avec tout ce que cela a comporté de courage, de méchanceté, mais surtout de punition. Car avoir le franc parler et la tête brûlée, ne sont jamais récompensés, mais plutôt sanctionnés (carrière au placard, augmentation bloquée)... C'est bien fait pour ma gueule, après tout !
Oui, je n'avais qu'à me comporter comme les autres. Mais je ne suis pas les autres.
Je sais que mon père, là-haut, est fier de moi, même s'il me reproche certainement d'avoir agi comme lui...
 
C'est dans le sang, Papa !
 
La mort aussi est dans le corps. Elle progresse... Jusqu'à quand la mépriserais-je ?
 
La seule faculté que je voudrais garder, est la maîtrise de ma peur... Mais j'ai bien peur d'avoir peur !

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