30 septembre 2016

Cognitivité Juin 2013

GSMChronique de nos retrouvailles 2013...

Cette solitude me va bien. J'écris ce que j'ai envie d'écrire, lorsque j'en ai envie.
Pour l'instant, je suis dans une superficialité qui me surprend énormément. Que suis-je devenu ?...
Je suis en train de peaufiner une stratégie pour nos retrouvailles de promo la semaine prochaine en plein dans la fête de la 'zicmu'. La veille, plusieurs de mes collègues et moi-même serons arrivés . J'ai résolu de ne pas appeler ceux qui arrivent la veille, comme moi. S'ils m'appellent (ils savent que je serai là et ont mon numéro), j'irais bouffer avec eux le vendredi soir et(ou) le samedi midi. S'ils ne m'appellent pas, ça sera classé. Cela sera une sorte de test. Je ne veux pas avoir l'air de m'imposer, alors que mon souhait n'est que de les revoir; pas de me faire haïr, pas de gêner, pas d'être envahissant...
Ma deuxième préoccupation c'est mon habillement. Un treillis + un uniforme + une redingote ? Est-ce que j'emporte un ciré blanc ? Chapeau blanc, ou chapeau de brousse Australien ? Est-ce que je cherche inconsciemment à les repousser par une sape particulière ?
Je suis devenu comme... Une femme, on dirait ! Pourquoi attaché-je autant d'importance à mon apparence ? Je n'étais pas comme ça, dans le temps. Mais plus ça va, plus je deviens ainsi... Est-ce que le déséquilibre de fonctionnement de mon hémisphère gauche au profit de l'hémisphère droit est de nature à me faire devenir une autre personne dans mes préoccupations et mes comportements ? En tous cas, ma cognitivité (hémisphère gauche) est de plus en plus indigente, je m'en aperçois chaque jour, hélas, mais heureusement (que je m'en aperçois) !... Quoique... Ne pas être conscient de ma décrépitude serait peut-être meilleur pour moi... Seuls les imbéciles sont heureux. Je suis devenu imbécile dans mes comportements, mais pas dans la conscience de ma dégradation...
Bon, je vais continuer dans ma stratégie et dans la garde-robe... Parce que je ne peux m'en empêcher. C'est plus fort que moi.
 
NDLA : Finalement, ils ne m'ont pas appelé... Ils se sont appelés entre eux. J'ai su qu'ils étaient huit, Qu'ils se sont contactés, qu'ils ont bouffé ensemble, le vendredi soir et le samedi midi et donc... que je n'avais rien à faire avec eux... Je me demande bien pourquoi les avoir revu le samedi soir ? Il y avait tout le monde, y compris ces huit-là...

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29 septembre 2016

La vie sera

GSM

Lorsque l'on se retrouve accidentellement hors du système dont nous tirions notre fierté, hors de notre travail et que l'on se retrouve au bord du chemin, on change d'univers, on entre dans la dépression, voir même dans une phase suicidaire.
 
La perte de ce qui faisait notre identité nous a fait basculer dans cet univers noir du désespoir et du dégoût de soi. Il nous faut alors plusieurs années pour gravir les parois du puits dans lequel le destin nous avait précipité.
 
L'absence de perspective d'avenir, le sentiment d'impuissance, la sensation d'entraves et la perte de notre fierté paralysent notre être au plus profond de notre psychisme au point de nous juger incapables et inutiles.
 
L'occasion de parvenir à faire enfin quelque chose d'utile nous a ensuite aidé à sortir de ce trou fait de vertiges, de malaises, de pensées autodestructrices et de désespoir...
 
Je sais que la vie maintenant ne sera plus comme avant. Mais elle sera et c'est cela qui importe le plus, faite d'un seul choix : mourir égoïstement ou vivre pour ceux que nous aimons et qui ont besoin de nous pour les soutenir...

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25 septembre 2016

Quel bonheur de pouvoir à nouveau bricoler (2013)

GSM

Ecrit Dimanche 28 juillet 2013.

 

Une bonne nouvelle quand même depuis début Juillet. Mon dos ne se bloque plus comme avant pour le moindre faux mouvement. Bien sur j'ai mal et de la peine à me relever, mais... pas de blocage !
 
J'ai commencé début Juillet à rénover mon escalier qui commençait à devenir une ruine... Mes fils m'ont aidé.
Démolition, terrassement, transport en décharge, maçonnerie...

 

Puis, constatant que je ne me bloquais plus le dos, je me suis enhardi : J'ai fini le chaînage béton armé, l'enduit...
Et je me suis lancé seul dans l'enduit de façade en plan depuis 24 ans, puis le ravalement...
 
 
Je suis très content  de pouvoir à nouveau bricoler, alors que depuis des années je ne pouvais même pas ramasser quelque chose sur le sol...
J'ai retrouvé ma fierté d'être utile, ma dignité d'homme, mon autonomie. Je sers à quelque chose. Je sais faire et je fais. Je n'ai plus honte et ça c'est un cadeau du ciel. Je remercie la providence de m'avoir rendu ma condition d'homme... De plus j'ai perdu 6 kilos, ce n'est pas négligeable... Oh bien sur, bien plus lentement qu'avant, avec beaucoup plus de fatigue... Mais avec autant d'envie de faire qu'avant, autant de motivation. Et ça c'est si bon !
 
 
 
 
NDLA : Retour dans le présent. Depuis, les blocages de dos sont revenus, puis le mal aux hanches est apparu, enfin capsulite et tendinite se sont emparées de mon épaule gauche...
Cette année, la façade ouest aurait nécessité quelques retouches, dues à ces putains de matériaux de jointoiement de merde fabriqués en Chine. Mais, installer, monter à l'échelle et travailler d'un seul bras... en plus de l'insécurité, m'est impossible. Prisonnier de mon corps... et ce n'est pas fini ! Cette année, la dégradation de la façade se poursuivra au même rythme que la mienne... En espérant que l'année prochaine... sait-on jamais ?... je puisse réparer ma façade... triomphalement !

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22 septembre 2016

" N'ai-je donc tant vécu que pour cette infâmie et ne suis blanchi dans les travaux guerriers,

GSM...que pour voir en un jour, flétrir tant de lauriers"

 

Il n'y a pas d'armistice pour la défaite. Seule une victoire peut effacer les stigmates d'une semblable honte.

Pour ma part, j'ai rebondi à chaque échec et j'ai eu des petites victoires, pour compenser les déceptions. Je m'étais habitué à cela, jusqu'au jour où...
Jusqu'au jour où j'ai terminé ma vie professionnelle par une défaite définitive, sans rattrapage possible, sans rebondissement possible, sans autre chapitre à construire.
 
Ce que je ne savais pas, c'est que la vie privée était à ce point liée à la vie professionnelle. Sans avenir professionnel, il n'est nul avenir privé, dans la mesure où le statut de retraité inutile retentit sur l'influence et sur le moral. La perte de revenus ligote également toute initiative pour tenter de bouger encore.
 
On ne se sent plus rien, ni dans la société, ni dans sa vie privée, ni dans soi-même.
 
"La vieillesse est un naufrage", comme l'ont dit Châteaubriant et de Gaulle. Ils avaient bien raison. Ils ne parlaient pas seulement des régressions physiques et mentales, mais aussi de cet abominable écrasement de notre fierté et de notre raison d'être.

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14 septembre 2016

Aimer

GSM

Aimer, c'est bien. Cela remplit une vie...
Aimer, à mettre dans un coin au fond de sa mémoire, ses anciennes amours...
 
On a le cœur assez vaste pour aimer plusieurs fois. Mais il vaut mieux n'aimer qu'une seule femme à la fois.
 
Aimer, c'est la pensée emplie d'envie et de tendresse, qui voit passer les jours comme des papillons, légers et si fugaces...
 
A-t-on le droit d'en rire, ou bien est-ce sérieux ? Le secret des cœurs est bien impénétrable...
 
L'amitié, l'amour, la passion, que de sentiments qui se mélangent en des nuances infinies.
 
Apprécier quelqu'un, partager le sens de ses mots, n'est-ce pas l'aimer ?
 
Est-il attachement plus durable, que celui de la communauté de pensée et de parole ?
 
La sensualité n'est pas faite que de plaisir physique, mais aussi de la volupté des mots, des idées et des caractères qui s'accordent.
 
Alors qu'est-ce qu'aimer ? Je ne saurais le dire...

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08 septembre 2016

Mieux je connais les femmes, plus j'aime mes fils

GSM

L'amour ? Tout le monde en parle, mais le connait-on ? Existe-t-il vraiment ?
Il y a tant de sortes d'amours.
 
-Celui qui préside aux relations sexuelles, n'est qu'un surcroit d'hormones dont la fonction n'est que la reproduction en éveillant un désir aussi bestial et irraisonné qu'il est éphémère. Lorsque le taux d'hormone revient à la normale, le couple se déteste, ne comprend pas ce qui a pu l'attirer chez l'autre, c'est la fin d'un mythe, un peu comme la fin d'un orgasme. Ce n'est pas de l'amour, c'est du désir…
 
-Celui qui nait en nous lorsque naît notre enfant, est un amour éternel que seul notre mort termine ou bien quand la chair de notre chair devient un monstre que notre cœur ne saurait aimer. Et encore, peut-être l'aimerait-on quand même. C'est le véritable amour avec la seule envie de protéger nos chers petits.
 
Mieux je connais les femmes, plus j'aime mes fils.

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23 août 2016

La fin est au bout du couloir

GSM

Je ne savais pas que l’amour était aussi de la haine.
Je ne savais pas que la souffrance n’était pas que physique.
Je ne savais pas que l’on n’était pas éternel.
Je ne savais pas que la vie ne servait à rien…
 
La jeunesse s’est enfuie et l’automne des jours, écroule les certitudes, démasque la vérité.
 
Je ne sais que bien peu de chose, devant l’immensité du néant.
Je sais que tous ces mots s’envolent au vent du temps qui souffle sur nos âmes.
Je sais qu’on ne dit pas les choses qui éloignent. Cachez ce mal que je ne saurais voir !
On est si peu, le temps est si compté, que sans compagnie on ne sait oublier les ravages de l’horloge nous entrainant au fond des abysses…
 
Alors, on passe les heures et les jours, on fait semblant, on rit, on gueule, on est indigné par l’iniquité, par le mensonge, par la veulerie, par le cynisme…
 
Parfois on s’essaie à l’amoralité, histoire de savoir enfin ce que c’est, avant que de partir.
 
On croît tromper le temps, mais c’est lui qui nous abuse, accélérant sans cesse le départ pour toujours, le départ pour jamais…
On pare au plus pressé, mais y arrivera-t-on ? Qui va gagner la course ?
 
Bientôt ce silence n’est plus de mise, la vérité éclate après ceux qui ne sont plus. On dit quelques paroles, on rejette la pudeur l’espace d’un instant.
La vie reprend ses droits, jusqu’au prochain départ.
 
Passe, passe le temps, il n’y en a plus pour très longtemps…
© Zalandeau, le vendredi 13 août 2010

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30 juillet 2016

Mon monde merveilleux des souvenirs

 

GSM

J'aime me retrouver dans le monde merveilleux des souvenirs. C'est un petit carré de souvenirs concernant essentiellement mes enfants. Que de pensées agréables, que de bons moments passés, si fugacement et dont je voudrais retrouver la réalité pendant quelques minutes encore.
Hélas le temps qui passe ne ressert pas les plats une seconde fois.
Mais j'ai le droit d'aller dans mon carré magique autant de fois que j'ai envie, autant de fois que nécessaire pour remonter mon moral pendant un temps, comme un plein de carburant fournit une certaine autonomie, un certain rayon d'action...

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16 juin 2016

Mémoires et radotages (49) – Paraître

GSM

J’ai parlé des notions ‘être’ et ‘paraître’, au cours de ces quelques dernières années… J’ai expliqué mon évolution… J’ai dit que, pour moi ‘être’ était directement lié à ‘faire’, pendant ma vie de jeune, puis dans toute ma carrière professionnelle… et comment depuis quelques années, privé de faire, mon ressenti étais que je ‘n’étais’ plus rien… et également pourquoi j’essayais de faire, n’importe quoi, des choses inutiles bien souvent, pour essayer d’être, ne fut-ce que l’espace d’un instant, afin de revivre la vie jubilatoire de celui qui se sent utile, nécessaire et surtout, la plupart du temps est content de ses actes, tâchant chaque jour de ‘faire’ mieux que la veille… C’était si bon…
 
J’ai expliqué mon basculement progressif vers le ‘paraître’… Mais ce n’était plus le ‘paraître utile’ nécessaire du temps d’une vie active où le ‘être’ devait être en harmonie avec le ‘paraître’, pour une plus grande efficacité et une crédibilité absolue. Je basculais en fait, vers le paraître pour paraître.
 
Maintenant, le basculement est total… La condition physique ne permettant plus de 'faire', dans le sens le plus noble qui soit, c'est à dire le travail si beau du travailleur, de l'ouvrier ou de l'artisan, l’acuité intellectuelle amoindrie ne consentant plus la pertinence acerbe pour dire, attaquer, réveiller les consciences, ce qui était également une façon d’agir, une façon de ‘faire’, il me semble ne plus exister… Je suis comme un zombie, voire un individu transparent, un fantôme invisible…
 
Alors, je parais… Pour qui ? Sûrement pour moi, pour me faire exister, le temps d’un regard amusé ou intrigué… Si le ridicule tuait… Alors je serais mort… Et je crois que le jour où je ne paraîtrais plus, c’est que je ne serais pas loin du passage de l’autre coté du miroir…
 
Que ce naufrage est désolant ! Mais pourrait-il en être autrement d’un naufrage ?
 
Heureusement, je peux quand-même me consoler un peu, en me disant que si je suis dans le 'paraître', ce n'est que depuis quelques années, alors que beaucoup de gens que j'ai croisés, n'ont fait que paraître toute leur vie...

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25 mai 2016

Mille euros mensuels de plus...

GSM

Si j'avais mille euros de plus par mois !
Mille euros ! C'est peu de chose.  C'est la différence entre un budget inextricable et l'aisance, la facilité, l'insouciance.
 
Ce serait la possibilité de partir en vacances, ce serait le restaurant et le cinéma sans compter. Il y aurait de petits séjours à la mer, l'Olympia, la Traviata à l'Opéra Garnier. Il y aurait des visites à la famille dans le midi, aux amis de promo. La vie serait douce et onctueuse...
 
Oui, mais je n'ai pas ces mille euros mensuels qui font la différence. Il me faut me débrouiller avec Leclerc et Aldi, grouper démarches et emplettes dans un même voyage, fermer le chauffage quand j'ai dépassé le budget. Il me faut choisir entre lunettes pour moi, ou lunettes pour ma femme, cette année ou bien l'année prochaine.
Les vacances ? C'est celles des autres que l'on regarde à la télé. Les vacances c'est  "peut-être un jour, quand les enfants ne seront plus à charge", en espérant que nous ne serons pas grabataire et que nous pourrons encore profiter de la vie
 
C'est une situation que l'on n'a pas choisie, mais que l'on subit. C'est la vie !

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