20 mai 2017

Gratitude et ingratitude

GSM

On est souvent amené à aider son prochain au cours d’une vie.
L’attitude des gens que l’on aide est parfois déroutante. Il y a plusieurs types d’aide qui entrainent des types de réactions très différentes.
 
1ère catégorie :
-         Sauver la vie.
-         Sauver d’un licenciement.
-         Témoigner pour faire disculper d’une accusation injuste.
Les personnes que l’on a aidées nous vouent généralement une gratitude et même de l’admiration.
 
2ème catégorie :
-         Réconforter un blessé.
Les remerciements d’usage sont suivis d’un oubli définitif.
 
3ème catégorie :
-         Sauver d’un suicide.
-         Remonter le moral en étant le confident.
Dans ces cas, après une brève gratitude, les personnes que l’on a aidées nous évitent et se sentent mal à l’aise à notre vue. Elles nous vouent parfois même une haine sans borne.
Cela est du au fait que nous soyons entrés dans leur intimité affective, psychologique. Elles nous reprochent instinctivement de trop les connaître, ce qui est un crime impardonnable. Il s’agit d’un transfert de haine, comme en subissent les psychanalistes.
 
Or ces cas d’aide sont plus courants que les autres. Ils sont de fait très traumatisants, car rendre service pour en récolter de la haine ne nous incite pas à recommencer.
 
Quand on a eu la chance de prendre des risques, pour porter des secours de la 1ère catégorie, on en garde une fierté légitimée par la reconnaissance des personnes que l’on a sauvées.
 
Mais quand avec l’âge on est moins apte à secourir mais plus mature pour écouter et parler, on n’a plus aucune satisfaction d’avoir aidé son prochain. On se dit que moralement, c’était bien ce qu’il fallait faire, mais intimement, on se sent sali, déconsidéré, inutile. Aider devient alors une occupation que l’on préfère éviter…
 
Aussi maintenant, lorsqu’une souffrance s’exprime par les mots de l’intime, je fuis, car je sais que j’en essuierai les éclaboussures les plus violentes… Sauf s'il s'agit de mes enfants, qui eux ne m'en voudraient pas de les connaitre, puisqu'ils savent déjà que je les connais...
 
Ainsi, l’ingratitude humaine, peut décourager les meilleures volontés.

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21 avril 2017

A penser en homme libre

GSM

A penser en homme libre, on n'est point écouté.
A dire des mots à soi, hors la pensée unique, on est ignoré. A aborder des sujets hors consensus, on est dans le désert au milieu de la foule. Si j'aime la meringue en 1er et le caramel en second, alors, là c'est intéressant, c'est primordial, c'est l'essentiel de la vie. Car la vie de nos contemporains, c'est la futilité et l'absence de pensée profonde, surtout en dehors des sentiers battus !

Et bien mes fils, continuez à être comme votre père. Continuez de nager contre les vagues. Je vous ai conté mon histoire. Elle est celle de quelques uns qui ont su dire non. De ceux qui ont traversé la foule à contresens. De ceux qui ont dit : "Non, à part en droit, un homme n'en a jamais valu un autre". Galilée ne peut être égal au grand inquisiteur. Guy Môquet n'est pas équivalent au chef de la gestapo.
 
M'opposer à l'injustice m'a coûté très cher.
- Démontrer que j'avais seul la solution d'un problème, que le professeur et tous les autres élèves étaient dans l'erreur, a été très dur. Ce furent de grands moments de solitude...
Tous ont de la hargne contre vous. Mais quand vous apportez une démonstration imparable parce que mathématique, vous êtes porté aux nues et même jalousé. La victoire a souvent été amère, car la satisfaction n'est jamais à la mesure de l'épreuve psychologique qu'on a traversée pour y parvenir.
Et là, vous vous rendez compte de la nature grégaire de beaucoup d'humains.
- Quand la question ne relève pas d'une démonstration avec des preuves, mais relève de l'affectif, donc du subjectif, vous n'aurez aucun moyen de faire valoir vos thèses. La bataille se livre contre des moulins à vents.
J'ai eu dans le passé, à soutenir un ami, parce que je le savais innocent de ce qu'on l'accusait. Ca m'a coûté ma place, on m'avait prévenu ! Quand j'y repense, je sais que je le referais encore s'il le fallait.
Ça coûte très cher, mais quand je me regarde dans une glace, je n'ai pas à baisser les yeux : l'homme qui me fait face est digne de mon estime. Et jespère que je suis digne de la vôtre...
 
Mais quand une autorité morale connue vous apporte sa caution, cela m'est également arrivé, là encore, la foule en délire ou en haine, ne vous apporte que peu de réconfort.
C'est à ce moment que vous comptez vos très rares amis.

On apprend ainsi, que l'amitié, comme le respect, ça se mérite.
 
Faites vous-même vos expériences, mes enfants, cela vous endurcira, mais vous montrera combien la plupart du temps on est seul, au milieu de la foule...
 
Peu de gens ont compris la parabole de Don Quichotte de la Manche. Ils n'y voient que le coté ridicule et farce de cette œuvre.
Pour ma part, elle rouvre des blessures anciennes.
 
Avoir raison et parfois triompher est souvent infiniment beaucoup plus difficile à vivre que de se laisser perdre...
 
Je vous conseille la lecture de "Amère victoire" de René Hardy... C'est un peu l'histoire de la vie de votre Père... Puissiez-vous y puiser la force mentale nécessaire pour résister à la foule des cons !

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13 avril 2017

Priorité à Droite ou à Gauche ?

GSM

Être du PS, c'est... Ça pue...
 
Être de l'UMP, c'est... Ça me dégoûte...
 
Moi je suis... A vrai dire je n'en sais rien... Mais ce n'est pas la peine de tenter de venir m'évangéliser au nom de tel ou tel dogme... Ce n'est pas parce que je ne sais pas à quoi j'appartiens, que je ne sais pas ce que je veux !
 
Je refuse tout prosélytisme (putain, ça fait 5 minutes que je cherche le mot. Je crois que mon cerveau vieillit à grands pas. Déjà, je ne comprends plus les blogueurs Anglais dont je saisissais les nuances il y a moins de 12 mois...).
 
Bon bref, ne profitez pas de ma sénilité galopante pour essayer de me rallier à des chapelles que je ne fréquente pas...
 
Et comme disait feu mon père à des démarcheurs de la foi, qui sonnaient chez les particuliers :
 
Aux MORMONS :
"Mormons... Mords mon zob !" et il leur claquait la porte au nez...
 
Aux JÉHOVAH :
"Jéhovah t'faire foutre !" et il leur claquait la porte au nez...
 
Alors, en ce qui concerne les démarcheurs de la foi politique, ma démarche est semblable. Je ne crois pas en des dogmes non démontrés. Je crois en ce que je veux et surtout au chemin de pensée que ma raison m'indique...

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05 avril 2017

Aimer ou ne pas aimer, that's the question

GSM

Quand on est aimé, on ne doute de rien.
Quand on aime, on doute de tout.
Quand personne ne nous aime, on est malheureux.
Quand on n’a personne à aimer, on est heureux.

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02 avril 2017

Je marchais la tête dans les étoiles

GSM

Il est difficile de penser ce qu'on pense... Tiens, comme ce con qui se donne du "Avocat, Docteur de droit, MBA (US), essayiste, scénariste, pianiste, dessinateur... Export manager dans l’Océan Indien puis en Asie du sud-est ; consultant aux Etats-Unis et en Europe ; puis durant cinq ans au début des années 90, lobbyist-juriste avant d’intégrer le Barreau de Paris il y a dix ans".
C'est de la vanité, vanitas, vanitatum et tutti quanti. Il est vrai que vrai ou faux, cela fait le même effet : Un effet désastreux sur le lecteur.
 
Personnellement, j'en ai fait l'expérience à mes dépends. Je me souviens : mes CV. J'étais si fier de ce que j'avais fait, que j'énumérais mes réalisations, titres et fonctions. Hélas en pure perte. Pour un poste de conducteur de travaux, qu'avaient-ils à foutre du logiciel "devis" que j'avais écrit et de l'informatisation réussie d'un service ? de mes connaissances sur Autocad ? de ma pratique d'Excel (à l'époque où personne ne connaissait même le nom de ce progiciel, c'était comme évoquer des OVNIS et donc passer pour un maboule) ?...
J'en mettais trop, par fierté, mais aussi par vanité certainement. En tous cas, cela passait pour de la vanité et peut-être pour de l'exagération. De même, mes exploits dans tel ou tel domaine n'intéressaient personne et rebutaient les recruteurs.
C'est vrai qu'une telle profusion, non seulement n'est pas crédible (même lorsqu'elle est vraie) et de plus, vexe le recruteur qui se sent minable. Alors comme il ne veut pas être vexé, il ne convoque pas.
 
Sur mes dix dernières années professionnelles, j'ai appris à omettre beaucoup de choses sur mes CV, ne laissant que ce qui peut vraiment intéresser le recruteur. J'ai également compris qu'il fallait résumer de façon à éveiller la curiosité et à me faire convoquer...
Et là, les entretiens, puis les embauches, ont plu comme les averses en hiver. Il faut savoir cacher certaines de nos réussites, lors d'une candidature.
 
Par contre, c'est l'inverse pour garder son poste et pour grimper une fois embauché : Il faut montrer, que dis-je ? Exhiber nos réussites à celui capable de nous promouvoir et encore, faut-il toujours le faire sans le mettre minable, en lui faisant croire qu'il est toujours un peu meilleur que nous (alors que c'est un gros con, illettré et abruti, aviné, ravagé par les mouches à merde).
 
Mais jusqu'à cinquante piges, j'étais trop con : J'ai fait le contraire. J'en ai foutu plein les yeux des recruteurs et par contre, j'ai fait mon boulot dans mon coin, sans signes extérieurs de réussite lorsque j'étais en place, avec modestie et réserve, gardant mes "triomphes" pour moi...
 
Je me suis privé de carrière confortable d'une part et je me suis mis un handicap pour les recherches d'emplois d'autre part... J'avoue que personne ne m'a conseillé. Mais j'aurais pu découvrir bien avant, que je faisais les choses à l'envers... Ça prouve que j'étais con et puérilement infantile dans ma tête.
Je croyais que tout venait à point à qui savait attendre. Je croyais que le chef vérifiait et promouvait au mérite, alors que le chef n'est souvent sensible qu'à la flagornerie, au cirage de pompes, à l'obséquiosité les plus écœurantes, à la fellation, au léchage de cul, à la sodomie... Et plus si affinité...
 
Maintenant je sais, oui je sais (comme disait l'autre). Je suis con, mais je le sais. Mais c'est au moment où je sais, que je n'ai plus besoin de savoir.
 
Alors, j'essaie de passer ce savoir, cette expérience, à mes morpions. Mais comme tous les jeunes, ils considèrent que les conseils ne sont pas bons à recevoir, pendant que je m'évertue à les leur prodiguer, pensant bêtement que mes conseils sont bons à donner...
 
A marcher la tête dans les étoiles, je tombe souvent... Et ça fait mal...

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26 mars 2017

Merci à vous, mes équipes…

GSM

Finalement, on finit par se poser la question de savoir pourquoi on regrette tant le passé de la vie active.
 
Bien sûr, il y a toute une vie d’action aussi excitante que la drogue chez un camé, avec ses petites victoires et ses grosses défaites,
 
Bien sur, il y a le fait qu'avec la tête et les mains, on ait pu fonder une vie et adapter notre travail aux besoins de survie du nid familial que nous avons créé.
 
Mais il y a aussi et cela a été important, la constance d'avoir souvent réussi à créer une microsociété autour de soi, si l'on peut dire. Comment expliquer ? Comme un microclimat, comme un cercle fermé, comme un club privé, en quelque sorte.
 
Les malfaisants étaient en dehors du cercle. Ainsi ceux avec qui on travaillait, aimaient le faire et tiraient le chariot dans le même sens. Qualité, rendement, ambiance, tout était au vert. J’ai souvent eu l’impression, dans les cas ou cette symbiose était réussie, d’être non seulement aidé, mais véritablement porté. C’était comme être dans un véhicule où l’on aurait seulement à indiquer le lieu de destination, tout se faisant alors automatiquement… C’est aussi cela que l'on regrette : Ne plus pouvoir vivre la sensation de se sentir bien dans une équipe qui vous respecte, qui peut-être vous aime et qui en tous cas se mettrait en quatre pour vous. J’ai de la gratitude et tant de nostalgie pour ces gens que j’ai eu tant de chance de côtoyer…
 
Or, le corollaire, c’est qu’il est difficile de réussir à créer et à maintenir ce genre de micro-service. Tant de jalousie et tant de haine s’emploient à le détruire. Parfois, l’échec était rapide, parfois le système s’installait pour plusieurs années. Mais il est à noter que mon départ était toujours consécutif à l’écrasement par des tierces personnes de la synergie mise en place. C’est donc la raison pour laquelle j’ai eu tant d’employeurs (vingt).
Et… Si « les voyages forment la jeunesse », il n’en demeure pas moins que « pierre qui roule n’amasse pas mousse »…
 
Il reste les souvenirs…
 
Merci à : Rouland, Rondeau, Taillet, Delafosse, Guillard, Guillomard, Marchandises, Neves, Bailhache, Dos Santos, Coelho, Khaya, Ferreira, Barge, André, Ropagnol, Ben Slimane, Duvivier, Nigou, Fernandes, Fernandez, Marchais… Et tant d’autres dont j’ai hélas oublié le nom…

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15 mars 2017

Le ciel est gris, comme un ciel de mort (7)

GSM

2014 :
Tiens à propos d’arriéré, voilà le voisin qui passe dans la rue. Je lui jette un œil et comme les autres fois, il regarde de l’autre coté pour pas me voir.  Pourtant je fais du bruit à couper mes fers à té et mes cornières avec la meuleuse !...
 
C’est bien un truc qui me sidère… Du jour où nous avons été à la retraite et qu’il sait que je gagne moins que lui et sa femme, il ne nous parle plus… Alors qu’avant il nous entreprenais à toutes occasions et nous discutions par-dessus le grillage…
 
D’habitude, partout où je suis passé, j’ai vu des gens jaloux parce que celui d’à coté avait davantage, avait mieux, était plus aisé, etc…
Mais lui (et sa femme), c’est le contraire. Leur ‘amitié’ de voisinage est intéressée. Une sorte de fayotage devant le puissant, le nanti.
J’en veux pour preuve qu’il va voir tous les jours un vieux qui a un haras avec des bourrins, un domaine en guise de maison… Il fayotte avec ce vieux, parce qu’il croit qu’il y aura une part pour lui sur le testament… Et quand il y va, c’est toujours en blaser (contrairement à ce que je disais sur les gens habillés comme des bouseux), mais dès qu’il est revenu, il se remet en bouseux… Mais lui il a des excuses ce n’est qu’un prolétaire, pas un propriétaire terrien !
 
Voilà le charmant voisin dont l’arbre si haut m’envoie des feuilles plein ma gouttière et qui chaque fois me cause une inondation, par débordement… Il ne veut pas faire tailler son arbre, mais un jour je pourrais bien choper cette merde à la cravate, puisque de toute manière il n’y a plus de relation de voisinage !
Il a tout du fayot, j’aurais du me douter de ce revirement. Il était délégué ou bien représentant du personnel, il foutait rien. Il m’en parlait du temps où il me pensait grand manitou et avait des étoiles dans les yeux, quand il me parlait des réunions au siège, avion première classe, voiture avec chauffeur, restaurant, hôtel pas miteux…
 
Les pauvres camarades salariés… Il n’a pas du beaucoup les défendre… Mais par contre quel vendu il a du être…
 
Oui, donc je meulais mes profilés de cinq à sept, histoire de faire du boucan dans le quartier. Il n’y a pas de raison. On est bien réveillé à huit heures, par des tondeuses thermiques. On ne nous demande pas notre avis et bien moi non plus !
Depuis lundi, je me suis remis à bosser. La salle de bains était en stand-by aujourd’hui pour permettre « la » douche exceptionnelle pour mes morpions… Le plus jeune n’en a pas profité, il a continué au gant. On dirait qu’il y a pris goût !… Tant pis pour toi, mon gars, demain t’auras plus le droit à la douche. Je reprends mes activités de ponçage, rebouchage, enduit et j’espère bientôt laquage des murs et plafonds…
 
Et puis, la meilleure, c’est que depuis un an je suis descendu 5 fois à 90 kilos… Je viens de passer en dessous (89,5) pour la première fois depuis… Voyons voir ; je regarde mes courbes de poids… depuis le 28 juillet 2009… Ça, ça va m’encourager, je le sens…

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09 mars 2017

Mémoires et radotages (93) - Suite des souvenirs violents - Pfffff ! Ben, dis donc !

GSM

J'avais cinquante sept ans...
Je ferme mon blog et vais faire ma petite marche à pied, profitant d’un « presque soleil ». Disons que ça fait des jours que le ciel est gris, au point de ne pas pouvoir localiser le soleil. Là, on le devinait à travers les nuages blancs.

Je m’équipe et me voilà parti. Je termine la descente, je tourne à gauche. Au bout de quelques pas, je vois sur le trottoir en face, à cent mètres devant moi, deux chiens vagabondant, un « je n’sais pas quoi » noir et un chien loup couleur chien loup.

Un coureur à pied arrive dans l’autre sens à la hauteur des chiens. Le « je n’sais pas quoi » ne dit rien, mais le chien loup lui aboie dessus et lui court après. Celui-ci qui joggait, enclenche la sur-multipliée et le voilà qui s’enfuit comme un dératé. Le chien revient à sa position initiale, fier de sa victoire…

Oui, mais moi, pendant ce temps là, sur le trottoir d’en face, je me rapproche, en me disant qu’à la place du type j’aurais changé de trottoir et que moi, au moins je ne risquais rien. Quelle erreur ! Le chien loup m’aperçoit et lance ses aboiements à mon encontre avec une virulence croissante à mon approche…
Je crie « C’est à qui les clebs qui vagabondent dans la rue, là ? », certain que leur maître est derrière la haie de la propriété dont ils défendent le portail grand ouvert. J’entends pour toute réponse « Vèèèèèèèèèè ! » d’une voix qui tient plus de la marchande de poiscaille que du mannequin de chez Dior ! Mais je n’ai pas le temps de philosopher sur les méfaits du Calva sur la population Normande et en particulier sur la si honorable profession de poissonnier.
 
Le chien loup aboie furieusement, puis prend son élan et traverse la rue droit vers moi.
Je plonge ma main droite dans ma poche, en arrachant au passage le bouton qui tenait le rabat, en sort mon couteau automatique, en fait jaillir la lame, tout en pivotant pour lui faire face, jambes ployées, les deux mains en avant. Le chien en était à son dernier bond quand il stoppa net. Je visais son nez avec ma lame. Je crois qu’il a réalisé que moi aussi j’avais un croc qui pouvait faire mal. Mon cœur battait la chamade.
 
C’est à ce moment que sort par le portail, une grosse dame qui rappelle son chien.
Je reprend mon souffle, range mon surin, me redresse et l’interpelle « Vous n’savez pas que c’est interdit de laisser vagabonder des clébards qui en plus attaquent les passants ? ».
M’attendant de sa part, car c’est ce que j’aurais fait à sa place, à une confusion, mêlée des plus plates excuses que j’aurai bien évidemment acceptées, je reçois « Et alors, Y vous a pas mordu ? ». Puisqu'elle avait donné le coup d'envoi du match, je lui donnais donc du « Espèce de vieille pute ! ». Le tournoi se poursuivit par un revers lifté « Connard ! », auquel je smatchais le long de la ligne par « Vas te faire enculer grosse salope ! ». Fin du match.
Elle referma le portail pour cacher ses formes avachies, avinées et ravinées. Je résolu de rentrer car cette mésaventure m’avait coupé l’envie de marcher. C’est alors que  je vis trois griffures sanguinolentes sur ma main gauche. Je revins à la maison, pris ma tension qui était à 12, mais les pulsations encore à 108 et j’entrepris de désinfecter mes blessures, éventuellement contre  le Tétanos, n’étant pas à jour de mes vaccinations.
 
Je suis écœuré par ces gens, qui non seulement sont en tort, ne s’excusent pas et se croient tout permis. Je crois que si j’avais eu une grenade à ce moment précis, j’aurai débarrassé le monde d’une saloperie en trop. Tant pis pour la barbaque et la graisse qui auraient maculé le quartier…
 
Je reviens sur mon blog en me disant que je voudrais bien être sur une île déserte, mais avec, disons, internet et un supermarché…

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05 mars 2017

La maladie

GSM

On est toujours seul, face à la maladie, mais le pire peut-être, seul face à l'incompréhension des gens et seul face à notre incapacité de remettre les choses à leur place, nos actes et nos ressentis à leur place, notre vie à sa place; parce que l'on ne sait plus où est notre place, si même nous en avons encore une...
 
On n'a plus de certitude, on doute de tout et de soi-même. On n'admet pas d'être diminué, on ne s'admet plus. Parfois même on ne peut plus se supporter. Avant on surfait sur la vague et maintenant on se noie, on coule. Et malgré nos appels, personne n'entend...

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04 mars 2017

C'est quoi, l'excellence ?

GSM

La réflexion suivante découle d'un commentaire que je fis sur un blog...
 
Le tout est de se poser la question : Qu'est-ce que l'excellence ?
Le problème, c'est que ce n'est pas forcément la même chose pour soi que pour les autres (collègues, supérieurs, la société, les amis...)

Pour exceller dans la société environnante, il faut dès le début, adopter la vision de la société...

Je peux en parler savamment... Je ne l'ai jamais fait... et je vois où ça m'a mené... Pas bien loin...

Mais, à tout le moins, étant parti de rien pour arriver à pas grand chose, tout seul, je n'ai pas eu de "merci" à dire à personne...
 
Concrètement, très jeune, j'avais déterminé que l'excellence était située dans le travail que l'on m'avait confié et que je devais accomplir... C'est à dire qu'il me fallait tenter de faire du mieux possible...
 
Hélas, je n'avais pas compris que l'excellence n'était pas dans le "faire", mais dans le "être" et surtout dans le "paraître"...
L'obséquiosité vaut mieux que la compétence, le léchage de cul (de bottes pour les gens polis) vaut mieux que l'amélioration des marges, le management par la peur vaut mieux que l'optimisation par la participation...
 
Triste évolution de l'être qui se dit humain et qui entraine la société dans une régression moyenâgeuse funeste...

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