11 janvier 2017

Le ciel est gris comme un ciel de mort (2)

GSM

C’est comme son foutoir, j’ai renoncé à y toucher pour ne pas supporter ses hurlements de louve. Et surtout si la moutarde me monte au nez… Je l’écrabouille comme une merde… Mais plus probablement me fera-t-elle avoir un coup de sang avant…
Alors j’ai missionné mon aîné, son préféré… Il a fait le ménage (12 sacs poubelles) la dernière fois qu’il est venu… Et elle ne dit rien !... Elle a trop peur qu'il s'éloigne d'elle. Pour lui l’amour d’une mère, pour moi la haine d’une épouse… Je suis si content de la complicité et du soutien de mon grand. Il me comprend, lui…
 
Il pleut… Cela doit être la pluie de " l'épisode cévenol " du Gard et de l’Hérault qui est arrivée ici. Si on pouvait conserver cette eau et faire tourner des moulins ou des alternateurs ! Que d’énergie perdue au fil de l’eau ! Sous prétexte de modernisme, quel gaspillage d'énergie et de savoir faire ancestral...
 
Tiens, il y a ‘brèves de comptoir’ au ciné. Mardi à 18 heures, ce serait bien, pendant que mon petit passe sa leçon de code. Au lieu de me faire chier avec ce bouquin dans la bagnole… Zut, ça coûte 6 ou 7 euros quand même !... Mais une fois, rien qu’une fois, tout seul, sans me fader ma mégère… 1h40 de liberté… Et si mon petit s’en aperçoit ? Et si je lui disais, ça serait encore mieux ?
 
Elle a un chat de crevé et bientôt un autre parait-il ! Ça fera plus que huit ! Je serai crevé avant eux… Les vacances de retraité dont je rêvais ne se réaliseront jamais. Elle a sa mère à s’occuper, ses chats, ses sœurs qui la prennent pour une larbine… Je serai trop vieux quand j’aurai le temps et quant à l’argent, je me demande si je l’aurais un jour… Quatre personne sur une retraite, jusqu’à quand cela va-t-il durer ? Jusqu’à l’âge d’être grabataire ou bien mort ?
 
Quand je pense à l’autre con d’Attali « les jeunes Français doivent créer des emplois, ils ne doivent plus compter sur les emplois »…
Moi ça fait des années, depuis que j’ai fermé mon entreprise, que je cherche une idée… Je n’en ai pas trouvé et pourtant je cherche toujours… Il est con ce type qui n’a jamais créé quoi que ce soit sauf des sophismes politiques. Seule une entreprise nouvelle sur cinq subsiste au bout de deux ans…
Je me souviens, Mitterrand et sa clique nous avait fait le même coup. Faites votre entreprise et comme ça on vous efface des chômeurs ! Et après tant pis pour votre gueule, plus de droit au chômage ! Sans compter ceux qui sont en faillite personnelle, léger détail. Ils sont retors ces politiciens. « Tiens saute dans l’eau. Tu apprendras à nager, mais on te lancera pas de bouée ».
 
J’ai envie de me changer. Je vais me prendre une liquette et un costume dans mes penderies… Je peux, j’en ai tellement. J’aime bien celui qui m’a coûté 10 euros acheté sur Ebay. C’était son uniforme dans l’infanterie de marine, au vieux qui me l'a vendu… Il ne me va pas trop mal, pour un gros lard comme je suis devenu. J’avais du lui rajouter une quinzaine de cm d’ampleur récupéré sur les bas de pantalons.
 
Qu’est-ce que je vais porter pour aller voir mon pote dans le Val d’oise. Car il va bien falloir que j’aille le voir depuis le temps... Une vraie expédition. Ca va me coûter un bras en gasoil, mais j’ai économisé sur le poste carburant, alors ? En espérant ne pas me choper un flash comme la dernière fois, il y a deux ans. C’est bien des bandits de grand chemin : traitreusement, par derrière, à la limite entre deux agglomérations mitoyennes. C’est bien un truc pour te baiser la gueule… De la sodomie légale. Hé puis non, j’abandonne ce n’est pas raisonnable, j’ai quand même un déficit global sur mon budget.

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10 janvier 2017

Le ciel est gris comme un ciel de mort

GSM

Le silence n’est même pas interrompu par le tic-tac de l’horloge. Il est vrai qu’elle n’a pas été remontée depuis des années. Je lui dis que les imprimantes matricielles existent encore. Elle répond bien plus tard que je lui ai dit trois choses depuis ce matin : qu’il pleut, que j’ai pu récupérer les fiches de payes et que les imprimantes matricielles existent encore. Elle s’en fout et ironiquement me le fait savoir.
 
Je me lève, je mets mon peignoir et je vais au sous-sol. J’allume les ordis et je vais voir le niveau d’eau dans le seau. Ca va encore pour aujourd’hui. Le groupe de sécurité me fait chier. Le précédent n’avait jamais craché une goutte d’eau. J’allume la radio dans le garage. C’est encore ce Julien Courbet, alerte et tonitruant.
 
C’est bien qu’hier j’ai pu télécharger l’exécutable de multiplan junior sur le site d’un expert comptable. J’ai réussi à ouvrir des fichiers payes des années 90… Il a donné le mode d’emploi pour les transformer en excel. J’en ai fait un et puis j’en ai eu marre. Donc c’est possible au cas où un ancien salarié aspirant à la retraite demanderait un duplicata.
Oui, bien sur j’ai ça sur papier, mais où ?
Pour tout ce que j’avais écrit en GWBASIC, le problème c’est l’imprimante compatible, qu’on branchait en parallèle. Pour le moment compta, traitement de texte, factures, devis, bons de commandes, émissions de chèques et traites sont dans le coaltar. J’ai bien une dernière imprimante citizen à aiguilles, mais je verrais une autre fois, peut-être.
Et si j’adaptais tous ces programmes en un seul progiciel intégré sur excel ? Pas évident. Trop de concentration.
 
Depuis le soupirail, le ciel est gris, comme un ciel de mort. Comme le 21 février 2005.
 
Il respirait la bouche ouverte. On entendait un graillonnement à chaque respiration. Le docteur avait dit que c’était l’eau dans les poumons. Et puis le mouvement de la poitrine s’était amoindri. Je ne regrette pas d’avoir été là. Un rayon de soleil chaud et lumineux nous a fait arrêter nos querelles. Que se passait-il ? Bien sur que l’on savait ce qui s’était passé. C’était fini, du moins dans ce monde.
 
Et depuis, on survit.
 
Il faut que je répare l’encadrement de la fenêtre de la salle de bains. Il faut qu’ils arrêtent de prendre des douches, ils pourrissent tout le bois. Ils n’ont qu’à se laver avec un gant. Il faut que j’en profite pour lessiver les murs et le plafond. Et puis il y a les calfeutrements de l’ancienne porte à la colle à carreaux de plâtre. Elle va encore me faire chier quand je vais déplacer tout son bordel. Est-ce que ça vaut la peine pour tant de haine qu’elle va déverser ?
 
C’est comme le couloir. Je l’avais commencé il y a… les enfants étaient petits… Je dirais une petite vingtaine d’années. J’ai tenu trois jours, sous les reproches incessants. Juste le temps de poser les moulures et les cimaises. Enfin, c’est comme ça.
Si elle était morte, je pourrais enfin faire une bonbonnière. Vieux rose camaïeux et gris…
Ça serait bien…

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04 janvier 2017

Extrait de mon journal du 2007-04-28 - 13:06:02

GSM

28 avril 2007. Je perds la mémoire...

 
Je viens de me rendre compte depuis une semaine, que j'oublie tout. Dans ma nouvelle mission, la personne que je dois remplacer me dit à tout propos, "je vous l'ai déjà dit". Je pensais qu'elle bluffait depuis 3 semaines.
 
Or cette semaine, j'ai eu la preuve par deux fois que cette personne dit bien la vérité : Je l'avais écrit sur mon cahier.
J'ai toujours écrit les choses, mais le fait de les écrire me faisait retenir.
Mais depuis le début de la mission, pour chaque chose dont cette personne me dit : "je vous l'ai déjà dit", je ne me souviens ni des réponses, ni d'avoir même abordé le sujet. Et quand elle tente de me remémorer ce qu'elle m'a dit, je n'en ai pas le moindre souvenir...
Pareil pour l'exécution de tâches simples : J'ai mis une après midi pour remplir 15 cases sur excel.
C'est donc depuis ma reprise de travail, après mon A.T. (Arrêt de travail), que j'ai ces pertes de mémoires. Mais je ne m'en suis pas rendu compte, parce que justement j'oublie tout.
Et donc, je ne peux pas me souvenir de ce que j'ai oublié.
Il m'a fallu un effort d'intelligence et des preuves écrites, pour commencer à réaliser cet état de fait.
Je suis allé voir ma belle-nièce, qui est médecin en Neurologie à la Pitié salpêtrière et on a commencé les nouveaux examens : sang, Rendez-vous IRM, etc...
Pistes recherchées :
-    La forte tension pendant 2 semaines a t-elle endommagé mon cerveau ?
-    Les effets secondaires du Nisis (contre l'hypertension) sont mal connus, y a t-il des dégâts collatéraux ?
 
Ce qui me gênerait, serait que le client dise à mon patron "vous nous avez envoyé un débile mental, un idiot, un abruti qui ne comprend rien..."
Alors j'en ai parlé à mon supérieur, qui m'a rassuré "Ce n'est rien ça va passer". Qu'est-ce qu'il en sait le bougre ?
 
NDLA : Peu après, ma belle-nièce m'avait envoyé une ordonnance. J'étais allé à Paris faire une EEG. Le résultat est un fonctionnement anormal et très lent de la partie du lobe temporal gauche, où siègent les fonctions cognitives... il n'y a eu aucune amélioration. La thèse de l'AVC (par épanchement de sang) est la présomption la plus plausible, d'après le rapport du médecin spécialiste... Les autres examens IRM, scintigraphie et tout le toutim, permettant de visualiser des dégâts dans le cerveau étaient à venir...

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02 janvier 2017

La nuit porte conseil

GSM

La nuit porte conseil, dit-on et c’est vrai.
 
Les choses sont limpides, limpides comme elles n’ont jamais été.
La langue Française n’est pas assez détaillée. Aimer est utilisé pour tout.
Alors quand je dis à un ami : « Je t’aime », je n’ai pas envie de coucher avec lui. Il n’y a pas de verbe pour l’amitié. Faut –il lui dire « Je t’amite » ? Le verbe n’existe pas.
Mes enfants je les aime avec passion, tendresse et pourtant il ne m’est jamais venu à l’idée de pratiquer le sexe avec eux.
Dans le même ordre d’idée je dis « j’aime le camembert. », je n’ai pas pour cela envie de faire l’amour avec un camembert…
Dans l’autre sens, pourquoi avoir nommé la copulation « faire l’amour » ?
 
Autant d’ambiguïtés, de cette langue Française, que je vais lever aujourd’hui.
 
Il faut de suite donner un verbe à faire l’amour. Un nom qui ne soit pas connoté péjorativement. Par exemple « sexer ».
 
Aimer n’est pas « sexer ». En effet j’ai sexé avec des femmes, en toute jovialité, plaisir, sans acrimonie et quand nous nous revoyons, nous nous faisons la bise. Un point c’est tout.
 
Le camembert quant à lui, on ne l’aime pas, on « l’apprécie ».
 
Débarrassé des significations parasitaires nous allons enfin pouvoir parler d’aimer sans rougir et sans tabou…
 
Conjoints, parents, enfants, amis, copains, collègues… On les aime tous à des degrés différents. D’ailleurs amis et copains, qu’est-ce que ça veut dire ? Ceux qu’on aime beaucoup et ceux qu’on aime un peu ? Et alors, ceux qu’on aime moyennement comment les appelle-t-on ?
 
La seule notion de graduation est « l’effeuillage de la marguerite » : Pas du tout, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie. Il est nécessaire de rajouter moyennement, ou disons, que aimer tout court serait par défaut « moyennement »…
 
Alors, pour moi les choses sont claires. J’aime mes enfants à la folie, j’aime celle qui m’a largué sur le blog un peu, j’aime mes parents beaucoup. J’aime ma femme tout court (moyennement)…
 
Mes parents m’ont aimé à la folie, mes enfants m’aiment beaucoup, ma femme un peu et peut-être moyennement avec le temps. Quant à mon ex-amie bloguesque elle ne m’aimait qu’un peu… Pas suffisamment pour me garder, d'autant plus qu'amie bloguesque n'est ni petite amie, ni amie, ni copine; c'est rien du tout en fait, juste une connaissance, une collègue à distance. Donc, il ne faut pas avoir d'amie pour éviter tout quiproquo…
 
Maintenant, tout est clair… Les amitiés, les amours, doivent être à peu près au même niveau de réciprocité, sous peine de capoter, de sombrer…

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29 décembre 2016

Bonne Année 2006

GSM

Et bien oui, 2006, c’est la dernière année vraiment bonne, en pleine santé, aucun souci familial, que du bon. Alors oui vraiment bonne année 2006…
 
Les autres années (2007, 2008… 2013, 2014, 2015, 2016), c’était la merde. Alors je ne les souhaiterai pas…
 
Ah bon ? On serait censé souhaiter uniquement que la prochaine année soit bonne, ça serait cela la tradition ?...
Admettons.
 
Alors pour ceux qui sont dans le train, bonnes années à venir…
Pour ceux qui sont dans le fossé… Ça ne serait pas légèrement indécent d’hypocritement leur souhaiter une bonne année, des fois ? C’est histoire de se donner une bonne conscience… Tu vois un SDF et tu lui dis « Bonne Année »… Tu as de la chance qu’il soit engourdi par le froid et l’alcool… Sinon il te ferait la course à l’échalote, histoire que tu ne te foutes pas de sa gueule… Si tu veux lui souhaiter bonne année, commence par lui apporter des victuailles et de bonnes choses !
 
Soit-disant ça se souhaite à partir du début de l'année ? C'est con ! Si demain, tu souhaites une bonne année à un gonze qui la veille, vient de se casser une patte sur le verglas, il va te filer un de ces coups de béquille !
 
Pour moi, c'est aujourd'hui. Demain, j'ai d'autres choses à faire et à écrire...
 
Bon, ben, bonne année 2017 à ceux qui de toute façon passeront une bonne année parce que c’est programmé comme ça dans leur destin…
 
Je ne souhaite pas bonne fête aux enfoirés qui m'ont porté préjudice, qui ont chié dans mes bottes, qui m'ont entortillé, qui m'ont trahi, qui m'ont poignardé ? Des néfles ! Que dalle !  Qu'ils aillent se faire foutre !
 
Bonne année à mon frère, ma nièce ? Je l'avais toujours fait auparavant, sauf la dernière fois... J'ai fait l'expérience le 1er janvier 2014 d'attendre qu'ils me la souhaite en premier (je suis le plus vieux ils me doivent le respect)... Et bien j'attends encore !... Vive la famille. Alors eux ? Je crois que je ne leur souhaiterais rien encore cette fois...
 
Sinon... Je souhaite une bonne année à mes enfants, qui sont humainement les plus formidables de la terre. J'espère qu'ils trouveront enfin un vrai travail et que mon benjamin sortira de cet état de désespoir et de honte que crée son manque d'avenir.
Sinon... je souhaite une bonne année 2017 à ceux que je connais et que j'apprécie, qui sont de braves mecs et méquesses, les gens de peu, les fidèles, les sincères...
 
Éventuellement, je souhaite également une bonne année à ceux que je ne connais pas, ils bénéficient d'une présomption de bienveillance à priori...

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26 décembre 2016

Un étrange paradoxe personnel

GSM

A la suite d'un précédent article ("la dénonciation"), je constate toujours s'agissant de ma propre personne, un très étrange paradoxe.
 
Je dis que j'ai dénoncé (entre autres), dans le cas de danger pour ma propre personne...
 
C'est vrai ! Mais pour autant, il m'est arrivé de passer outre le danger pour ma propre personne, pour aider quelqu'un accusé injustement, sachant concrètement les conséquences néfastes que cela entrainerait pour moi (J'ai été licencié).
Jamais je n'ai hésité à aller défendre une personne accusée injustement, lorsque javais la preuve et ou la connaissance de la vérité. Heureusement je n'ai pas été licencié à chaque fois que j'ai agi, je dirais, "comme un homme".
Cela a été vrai également concernant le risque vital, que j'ai pris pour porter secours à autrui.
 
Donc je n'ai jamais protégé ma personne à tout prix.
 
Je me suis protégé des malfaisants, mais j'ai pris des risques pour des victimes.
 
Je crois que cette double réflexion, définit ma "morale", mon "code de l'honneur" personnel. C'est très démodé... Tant pis, je ne recommencerai plus.

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15 décembre 2016

La dénonciation

GSM

Un projet de loi actuellement en préparation, préconise une sorte de délation de gens qui grugeraient le fisc...
Je précise qu'il n'est besoin d'aucune loi pour qu'un citoyen lambda dénonce son prochain. La France a connu ça dans les heures sombres de l'occupation et partant du principe que les chiens ne font pas de chats, il y a gros à parier que les "envies" pour ne pas dire les pulsions en la matière, soient certainement toujours aussi présentes dans notre société...
 
J'ai déjà eu à parler de la limite entre la délation et le devoir citoyen...
 
Ma préoccupation n'est à l'instant que de savoir, ce que pour moi, furent ces limites...
 
Ai-je dénoncé un collègue faisant mal son travail ? Jamais, sauf une fois.
 
Cette "fois-là", un collègue faisait si mal son travail, que l'entreprise qui nous employait était sur le point de perdre son client, parce que le client se rendait compte de la vacuité de la prestation du collègue incriminé.
De plus, 4 autres personnes, dont moi-même, risquions d'être saqués dans le même élan par la faute de cet olibrius...
J'ai donc prévenu la direction. J'ai cafté, j'ai mouchardé, c'est vrai. Pourquoi ?
- Parce que nous étions 4 personnes très compétentes menacées d’infamie,
- Parce que je ne voulais pas subir une injustice du fait d'une feignasse, parce que ma réputation, ma crédibilité et mon emploi étaient en jeu.
Il n'était donc pas question pour moi de porter préjudice à ce collègue pour le "plaisir", mais d'éviter qu'il ne porte pas plus longtemps de préjudice moral et financier à des collègues "innocents", dont je faisais partie. J'aurais pu régler cette affaire à ma façon en lui faisant une tête au carré, mais c'est interdit, ça n'aurait pas réglé le problème et j'aurais été lourdé pour faute grave...
 
Faut-il dénoncer un criminel ? Pour moi c'est oui, sans aucune hésitation.
Mais qu'entends-je par criminel ? Je pense à un assassin, à un individu qui par son comportement, fait courir le risque de mort à d'autres personnes : Hold-up, gymkhana sur l'autoroute, preneur d'otage, automobiliste bourré dangereux (mais pour ce dernier cas, il faut le faire au moment des faits, après, c'est trop tard)...
 
Je n'ai jamais dénoncé par intérêt.
- Les entreprises travaillant au noir et qui me faisaient concurrence déloyales : Je ne l'ai jamais fait. Je priais le ciel que l'administration fiscale ou l'Urssaf ou l'inspection du travail, leur tombe sur le poil, mais j'en suis resté là.
 
La seule fois où j'ai appelé l'inspection du travail, c'est sur un chantier présentant un fort danger d'accident mortel permanent et pour lequel mes actions n'avaient aucun résultat positif. L'inspection a elle-même découvert l'identité de l'entreprise responsable... Donc j'ai dénoncé une conduite criminelle, qui mettait en péril des dizaines de personnes et me faisait courir en tant que responsable du chantier, le risque personnel de la prison au cas où j'aurai fermé les yeux.
 
Jamais je n'ai dénoncé quelqu'un dans un processus de lutte pour le pouvoir.
Pourquoi ? Tout simplement parce que je n'ai jamais cherché à piquer la place d'un autre et que j'ai toujours attendu la place qui se libère, ou le poste qui est créée à mon attention.
Par contre j'ai eu à subir les assauts d'affamés qui pour s'asseoir sur mon fauteuil, ont déversé des tas d'accusations sur mon dos, (toutes fausses d'ailleurs car je faisais très bien mon travail). Ces gens-là, dans les cas où j'ai été amené à connaitre leur malfaisance à mon endroit, je leur ai rendu la pareille. Mais contrairement à eux sans avoir besoin d'inventer, leur seule incompétence me fournissait une artillerie de preuves tangibles suffisante à ma défense.
 
J'ai toutefois succombé plusieurs fois sous la dénonciation calomnieuse par autrui, non pas à cause de la dénonciation qui n'était qu'un prétexte non avéré, mais à cause des comploteurs unis contre moi dans une sorte de faux-témoignage, alors que mes soutiens éventuels divisés, avaient lâchement renoncé à me soutenir.
 
Comme quoi, la dénonciation débouche bien souvent sur la calomnie et le faux-témoignage !
 
J'en ai quand-même pris plein la gueule dans ma carrière... Heureusement que j'étais un battant, à l'époque...
 
En résumé : Je dénonce des personnes sur des faits vrais, qui sont un danger pour la société, ou pour moi-même (Et encore, s'il n'est pas dans mon pouvoir de les faire rentrer dans le rang par moi-même).
 J'avoue que j'ai plus souvent dénoncé en bien (dit du bien) des collègues compétents injustement calomniés par des jaloux incompétents. J'ai sauvé leur emploi. Une fois, cela m'a coûté le mien (A la SMAC). Les remerciements ? Ne parlons pas de choses qui fachent. Seule la satisfaction d'une action juste comptait pour moi à l'époque... Parce que ce serait maintenant... Je serais moins idiot !

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25 octobre 2016

La jalousie

GSM

J’ai déjà disserté sur la jalousie. Mais la vie, l’âge, et d’aucuns diront « la sagesse », amènent à réviser notre opinion, à la préciser, à l’éclaircir…
En l’occurrence mon point de vue se simplifie au fil du temps sur ce sujet…
 
Qu’est-ce que la jalousie ?
 
Je distinguais avant, la jalousie amoureuse, qui s’exerce sur celui qu’on aime et la jalousie envie, qui s’exerce sur un autre que l’on déteste parce qu’il a ce que l’on n’a pas…
 
En fait, il n’y a pas de notable différence entre l’un et l’autre cas. La jalousie, dans tous les cas, est un sentiment possessif allié à un sentiment de haine… Il n’y a aucun amour dans la jalousie et il n’y en aura jamais.
 
Combien ce sentiment exacerbé a-t-il pu causer de morts, de misère, de dénonciations, de condamnations sans jugement, animé par les seuls bas instincts de possession et de haine ?
 
La jalousie est un des moteurs malsains de l’inhumanité, qui me dégoûte…

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20 octobre 2016

Je crois

GSM

Je crois, par défaut, à une puissance suprême qui a créé l'univers. Je l'appelle Dieu, mais qu'importe.
Pourquoi ? Parce que nous avons beau pénétrer toujours plus avant dans la connaissance et dans le secret de plus en plus intime de la matière, aussi bien dans l'infiniment petit, que dans l'infiniment grand, nous ne parvenons pas à percer le secret ultime.
 
Nous savons jouer avec la matière, dans certaines limites, faire quelque chose avec quelque chose, mais créer tout avec rien... On ne sait toujours pas... Et je crois que nous ne le saurons jamais.
 
Mais si un jour, tel était le cas, alors nous serions Dieu.
 
Je conçois la position de ceux qui disent "Je n'ai pas de preuve de l'existence de Dieu" et aussi celle de ceux qui n'ont pas la preuve de son inexistence (De plus je n'ai pas la foi inconditionnelle chevillée au corps)...
Je pense qu'il n'y a aucune contradiction entre l'esprit scientifique et la croyance en un grand ordonnateur de l'univers.
 
Mais j'ai du mal à comprendre ceux qui sont certains de l'inexistence ! Cela fait montre d'une certaine arrogance, me semble-t-il. Comme s’ils s’étaient créés eux-mêmes, chacun se considérant comme unique au centre du monde, je pense qu'il y a un manque total d'humilité dans cette attitude, mais cela peut aussi être une sorte de désespérance.
 
Parce que personne ne veille sur eux, parce qu'aucune force ne leur évite de marcher sur une peau de banane, qu'aucune entité céleste n'arrête la circulation pour les laisser traverser, il n'y aurait pas de puissance créatrice dans l'univers ? Et pourtant le miracle de la vie est là, sous les yeux de tous, mais personne ne le voit. Dieu existe-t-il ? Dieu n'existe-t-il pas ? Il serait présomptueux d'être aussi catégorique dans la forme affirmative de l'une ou l'autre des propositions. Il y a un sérieux doute à envisager.
 
Mon principe de vie, c'est "aide-toi, le ciel t'aidera". Mon père de son vivant et mon frère pensent avoir eu les coups de mains nécessaires aux moments cruciaux et croient en Dieu. Je crois que j'ai eu les coups de pouce, ceux qu'on appelle 'la chance', mais qui n'en est peut-être pas, surtout quand ils surviennent aux moments cruciaux... Alors oui, je crois que je crois !
 
Assez blasphémateur (je n'ai cure des différentes églises et chapelles), j'ai souvent prié mon père depuis son décès, car je pense qu'il y a un 'au-delà' et qu'il y est en bonne place. Alors prier quelqu'un qui a eu beaucoup plus de qualité que de défauts, qui n'a jamais fait de mal à son prochain, sauf à se défendre, qui a tenté de remettre un peu de justice et d'équité dans ce monde et qui est forcément quelqu'un de grande valeur morale, je pense pouvoir m'accorder ce droit et l'honorer au même titre que Dieu. Si Dieu existe comme je le pense, il ne m'en voudra pas...
 
Les religions ? Qu'est-ce que cela ? Ce sont des sortes de sectes, de partis, de communautés humaines inventées par des hommes dominateurs pour asservir d'autres hommes. Même si parfois certains méritent mon respect, beaucoup plus que d'autres : Mère Térésa, l'abbé Pierre, sœur Emmanuelle, le père Gilbert. Ils font partie des exceptions que souvent les institutions religieuses rejettent, preuve s'il en est besoin, que les églises sont mauvaises dans leur façon d'envisager l'humain...
 
Dieu existe et certains humains en portent une bonne part en eux. Les religions, leurs dogmes et leurs endoctrinements, pures inventions humaines aux finalités douteuses, je ne sais pas ce qu'elles sont et donc, je n'y crois pas !
 
Addendum du 11/05/2015 à 18h00 :
Je crois en Dieu, au bien et au mal, mais je ne crois en aucune religion.

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02 octobre 2016

Pétri de sincérités successives ?

GSM

À me lire, on trouverait des incohérences et des contradictions dans mes propos. Mais quelle importance ?

 

Je suis "pétri de sincérités successives" comme le disait ?... Je ne me souviens plus qui, Rousseau ? Voltaire ? Montaigne ?... et après tout je m'en fiche, car "la culture est ce qui reste quand on a tout oublié" comme le disait ?... Je m'en fiche, je m'en fous, je m'en tamponne le coquillard !
 
Ce n'est donc pas parce que, d'un article à l'autre, je tiens des propos qui ont des apparences contradictoires, que je vais me formaliser pour si peu.
Les idées sont relatives. Dans un contexte de pensée bien précis, une affirmation sera légitime, alors que dans un autre discours, elle ne le sera pas...
 
L'essentiel est la sincérité de mes propos. J'ai toujours eu le courage de mes opinions, la liberté de mon expression, parfois même au risque de représailles que j'ai parfois subies d'ailleurs. Cela ne m'a pas empêché de recommencer, comme pour affirmer les principes que mon père m'a légué.
 
"Être ou ne pas être" ? Pour moi, j'avais choisi d'être, il y a bien longtemps, envers et contre tout, quelles qu'en soient les conséquences...
Bêtise ? Entêtement ?... Pour moi, c'était mon honneur d'être un homme... Même s'il y avait une part de folie, car mon attitude n'était pas de la témérité écervelée : Je savais d'avance quelles pouvaient être les conséquences de mon attitude et de mes actes...

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