15 avril 2017

Mémoires et radotages (100) – Un deuil chasse l’autre

GSM

Le 12 avril 2017.
 
Nous sortions du cimetière, pour les préparatifs de l’inhumation de ma sœur… Un message vocal du fils de Joël… Joël, camarade de promotion, est décédé le 11… Cela faisait beaucoup en une journée… J’ai prévenu Jean-Louis, pour qu’il diffuse cette triste nouvelle…
 
Dire que la semaine précédente, je voulais appeler notre Stéphanois pour m’enquérir de sa santé et pour savoir si quelqu’un avait prévu de le véhiculer, si possible, vers notre prochaine réunion d’anciens… Dire que j’avais manifesté mon envie de précipiter ces retrouvailles pour ne pas rater l'occasion encore une fois… A quoi bon ? Encore loupé ! Encore une fois la mort a frappé la première…
 
En 2015, il m’avait accueilli… Toujours aussi gentil, prévenant, il aimait à raconter des histoires salaces mais qui me faisaient tant rire… J’ai passé avec lui une journée fantastique de paix et de gaîté !
 
Il m’envoyait de temps à autre, des devinettes par courriel… Je l’appelais parfois… Mais là… depuis plusieurs mois j’ai carrément loupé le coche… Et pourtant lors de mon dernier appel il était si fatigué que notre conversation n’avait duré que quelques minutes au lieu des discussions fleuves dont nous avions l’habitude… C’est ce qui m’avait alerté et dont j’ai fait part à Didier afin que l’on précipite nos « revoyures »…
 
Bien que son caractère fût farceur et blagueur, il montrait un courage extrême dans cette adversité dont, sagement, il avait compris l’issue funeste qu’il attendait dans un fatalisme apaisé et je dirais serein !
 
Et c’est cette image de l’homme cultivé, mais sans forfanterie, sous ses apparences futiles, mais qui était très fort intérieurement, dans ses abords bon enfant, que je veux conserver… Très fidèle en amitié, très attachant, il est quelqu’un dont je vais avoir beaucoup de peine à me dire que je ne le reverrai plus… Du moins pas tout de suite…
 
J’espère que quelques uns d’entre nous pourront aller lui rendre hommage, auprès de ses enfants, qui comme leur père sont des gens attachants. Je leur présente mes sincères pensées émues…
 
Joël… ce n’est qu’un au revoir…

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13 avril 2017

Priorité à Droite ou à Gauche ?

GSM

Être du PS, c'est... Ça pue...
 
Être de l'UMP, c'est... Ça me dégoûte...
 
Moi je suis... A vrai dire je n'en sais rien... Mais ce n'est pas la peine de tenter de venir m'évangéliser au nom de tel ou tel dogme... Ce n'est pas parce que je ne sais pas à quoi j'appartiens, que je ne sais pas ce que je veux !
 
Je refuse tout prosélytisme (putain, ça fait 5 minutes que je cherche le mot. Je crois que mon cerveau vieillit à grands pas. Déjà, je ne comprends plus les blogueurs Anglais dont je saisissais les nuances il y a moins de 12 mois...).
 
Bon bref, ne profitez pas de ma sénilité galopante pour essayer de me rallier à des chapelles que je ne fréquente pas...
 
Et comme disait feu mon père à des démarcheurs de la foi, qui sonnaient chez les particuliers :
 
Aux MORMONS :
"Mormons... Mords mon zob !" et il leur claquait la porte au nez...
 
Aux JÉHOVAH :
"Jéhovah t'faire foutre !" et il leur claquait la porte au nez...
 
Alors, en ce qui concerne les démarcheurs de la foi politique, ma démarche est semblable. Je ne crois pas en des dogmes non démontrés. Je crois en ce que je veux et surtout au chemin de pensée que ma raison m'indique...

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05 avril 2017

Aimer ou ne pas aimer, that's the question

GSM

Quand on est aimé, on ne doute de rien.
Quand on aime, on doute de tout.
Quand personne ne nous aime, on est malheureux.
Quand on n’a personne à aimer, on est heureux.

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02 avril 2017

Je marchais la tête dans les étoiles

GSM

Il est difficile de penser ce qu'on pense... Tiens, comme ce con qui se donne du "Avocat, Docteur de droit, MBA (US), essayiste, scénariste, pianiste, dessinateur... Export manager dans l’Océan Indien puis en Asie du sud-est ; consultant aux Etats-Unis et en Europe ; puis durant cinq ans au début des années 90, lobbyist-juriste avant d’intégrer le Barreau de Paris il y a dix ans".
C'est de la vanité, vanitas, vanitatum et tutti quanti. Il est vrai que vrai ou faux, cela fait le même effet : Un effet désastreux sur le lecteur.
 
Personnellement, j'en ai fait l'expérience à mes dépends. Je me souviens : mes CV. J'étais si fier de ce que j'avais fait, que j'énumérais mes réalisations, titres et fonctions. Hélas en pure perte. Pour un poste de conducteur de travaux, qu'avaient-ils à foutre du logiciel "devis" que j'avais écrit et de l'informatisation réussie d'un service ? de mes connaissances sur Autocad ? de ma pratique d'Excel (à l'époque où personne ne connaissait même le nom de ce progiciel, c'était comme évoquer des OVNIS et donc passer pour un maboule) ?...
J'en mettais trop, par fierté, mais aussi par vanité certainement. En tous cas, cela passait pour de la vanité et peut-être pour de l'exagération. De même, mes exploits dans tel ou tel domaine n'intéressaient personne et rebutaient les recruteurs.
C'est vrai qu'une telle profusion, non seulement n'est pas crédible (même lorsqu'elle est vraie) et de plus, vexe le recruteur qui se sent minable. Alors comme il ne veut pas être vexé, il ne convoque pas.
 
Sur mes dix dernières années professionnelles, j'ai appris à omettre beaucoup de choses sur mes CV, ne laissant que ce qui peut vraiment intéresser le recruteur. J'ai également compris qu'il fallait résumer de façon à éveiller la curiosité et à me faire convoquer...
Et là, les entretiens, puis les embauches, ont plu comme les averses en hiver. Il faut savoir cacher certaines de nos réussites, lors d'une candidature.
 
Par contre, c'est l'inverse pour garder son poste et pour grimper une fois embauché : Il faut montrer, que dis-je ? Exhiber nos réussites à celui capable de nous promouvoir et encore, faut-il toujours le faire sans le mettre minable, en lui faisant croire qu'il est toujours un peu meilleur que nous (alors que c'est un gros con, illettré et abruti, aviné, ravagé par les mouches à merde).
 
Mais jusqu'à cinquante piges, j'étais trop con : J'ai fait le contraire. J'en ai foutu plein les yeux des recruteurs et par contre, j'ai fait mon boulot dans mon coin, sans signes extérieurs de réussite lorsque j'étais en place, avec modestie et réserve, gardant mes "triomphes" pour moi...
 
Je me suis privé de carrière confortable d'une part et je me suis mis un handicap pour les recherches d'emplois d'autre part... J'avoue que personne ne m'a conseillé. Mais j'aurais pu découvrir bien avant, que je faisais les choses à l'envers... Ça prouve que j'étais con et puérilement infantile dans ma tête.
Je croyais que tout venait à point à qui savait attendre. Je croyais que le chef vérifiait et promouvait au mérite, alors que le chef n'est souvent sensible qu'à la flagornerie, au cirage de pompes, à l'obséquiosité les plus écœurantes, à la fellation, au léchage de cul, à la sodomie... Et plus si affinité...
 
Maintenant je sais, oui je sais (comme disait l'autre). Je suis con, mais je le sais. Mais c'est au moment où je sais, que je n'ai plus besoin de savoir.
 
Alors, j'essaie de passer ce savoir, cette expérience, à mes morpions. Mais comme tous les jeunes, ils considèrent que les conseils ne sont pas bons à recevoir, pendant que je m'évertue à les leur prodiguer, pensant bêtement que mes conseils sont bons à donner...
 
A marcher la tête dans les étoiles, je tombe souvent... Et ça fait mal...

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26 mars 2017

Merci à vous, mes équipes…

GSM

Finalement, on finit par se poser la question de savoir pourquoi on regrette tant le passé de la vie active.
 
Bien sûr, il y a toute une vie d’action aussi excitante que la drogue chez un camé, avec ses petites victoires et ses grosses défaites,
 
Bien sur, il y a le fait qu'avec la tête et les mains, on ait pu fonder une vie et adapter notre travail aux besoins de survie du nid familial que nous avons créé.
 
Mais il y a aussi et cela a été important, la constance d'avoir souvent réussi à créer une microsociété autour de soi, si l'on peut dire. Comment expliquer ? Comme un microclimat, comme un cercle fermé, comme un club privé, en quelque sorte.
 
Les malfaisants étaient en dehors du cercle. Ainsi ceux avec qui on travaillait, aimaient le faire et tiraient le chariot dans le même sens. Qualité, rendement, ambiance, tout était au vert. J’ai souvent eu l’impression, dans les cas ou cette symbiose était réussie, d’être non seulement aidé, mais véritablement porté. C’était comme être dans un véhicule où l’on aurait seulement à indiquer le lieu de destination, tout se faisant alors automatiquement… C’est aussi cela que l'on regrette : Ne plus pouvoir vivre la sensation de se sentir bien dans une équipe qui vous respecte, qui peut-être vous aime et qui en tous cas se mettrait en quatre pour vous. J’ai de la gratitude et tant de nostalgie pour ces gens que j’ai eu tant de chance de côtoyer…
 
Or, le corollaire, c’est qu’il est difficile de réussir à créer et à maintenir ce genre de micro-service. Tant de jalousie et tant de haine s’emploient à le détruire. Parfois, l’échec était rapide, parfois le système s’installait pour plusieurs années. Mais il est à noter que mon départ était toujours consécutif à l’écrasement par des tierces personnes de la synergie mise en place. C’est donc la raison pour laquelle j’ai eu tant d’employeurs (vingt).
Et… Si « les voyages forment la jeunesse », il n’en demeure pas moins que « pierre qui roule n’amasse pas mousse »…
 
Il reste les souvenirs…
 
Merci à : Rouland, Rondeau, Taillet, Delafosse, Guillard, Guillomard, Marchandises, Neves, Bailhache, Dos Santos, Coelho, Khaya, Ferreira, Barge, André, Ropagnol, Ben Slimane, Duvivier, Nigou, Fernandes, Fernandez, Marchais… Et tant d’autres dont j’ai hélas oublié le nom…

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15 mars 2017

Le ciel est gris, comme un ciel de mort (7)

GSM

2014 :
Tiens à propos d’arriéré, voilà le voisin qui passe dans la rue. Je lui jette un œil et comme les autres fois, il regarde de l’autre coté pour pas me voir.  Pourtant je fais du bruit à couper mes fers à té et mes cornières avec la meuleuse !...
 
C’est bien un truc qui me sidère… Du jour où nous avons été à la retraite et qu’il sait que je gagne moins que lui et sa femme, il ne nous parle plus… Alors qu’avant il nous entreprenais à toutes occasions et nous discutions par-dessus le grillage…
 
D’habitude, partout où je suis passé, j’ai vu des gens jaloux parce que celui d’à coté avait davantage, avait mieux, était plus aisé, etc…
Mais lui (et sa femme), c’est le contraire. Leur ‘amitié’ de voisinage est intéressée. Une sorte de fayotage devant le puissant, le nanti.
J’en veux pour preuve qu’il va voir tous les jours un vieux qui a un haras avec des bourrins, un domaine en guise de maison… Il fayotte avec ce vieux, parce qu’il croit qu’il y aura une part pour lui sur le testament… Et quand il y va, c’est toujours en blaser (contrairement à ce que je disais sur les gens habillés comme des bouseux), mais dès qu’il est revenu, il se remet en bouseux… Mais lui il a des excuses ce n’est qu’un prolétaire, pas un propriétaire terrien !
 
Voilà le charmant voisin dont l’arbre si haut m’envoie des feuilles plein ma gouttière et qui chaque fois me cause une inondation, par débordement… Il ne veut pas faire tailler son arbre, mais un jour je pourrais bien choper cette merde à la cravate, puisque de toute manière il n’y a plus de relation de voisinage !
Il a tout du fayot, j’aurais du me douter de ce revirement. Il était délégué ou bien représentant du personnel, il foutait rien. Il m’en parlait du temps où il me pensait grand manitou et avait des étoiles dans les yeux, quand il me parlait des réunions au siège, avion première classe, voiture avec chauffeur, restaurant, hôtel pas miteux…
 
Les pauvres camarades salariés… Il n’a pas du beaucoup les défendre… Mais par contre quel vendu il a du être…
 
Oui, donc je meulais mes profilés de cinq à sept, histoire de faire du boucan dans le quartier. Il n’y a pas de raison. On est bien réveillé à huit heures, par des tondeuses thermiques. On ne nous demande pas notre avis et bien moi non plus !
Depuis lundi, je me suis remis à bosser. La salle de bains était en stand-by aujourd’hui pour permettre « la » douche exceptionnelle pour mes morpions… Le plus jeune n’en a pas profité, il a continué au gant. On dirait qu’il y a pris goût !… Tant pis pour toi, mon gars, demain t’auras plus le droit à la douche. Je reprends mes activités de ponçage, rebouchage, enduit et j’espère bientôt laquage des murs et plafonds…
 
Et puis, la meilleure, c’est que depuis un an je suis descendu 5 fois à 90 kilos… Je viens de passer en dessous (89,5) pour la première fois depuis… Voyons voir ; je regarde mes courbes de poids… depuis le 28 juillet 2009… Ça, ça va m’encourager, je le sens…

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09 mars 2017

Mémoires et radotages (93) - Suite des souvenirs violents - Pfffff ! Ben, dis donc !

GSM

J'avais cinquante sept ans...
Je ferme mon blog et vais faire ma petite marche à pied, profitant d’un « presque soleil ». Disons que ça fait des jours que le ciel est gris, au point de ne pas pouvoir localiser le soleil. Là, on le devinait à travers les nuages blancs.

Je m’équipe et me voilà parti. Je termine la descente, je tourne à gauche. Au bout de quelques pas, je vois sur le trottoir en face, à cent mètres devant moi, deux chiens vagabondant, un « je n’sais pas quoi » noir et un chien loup couleur chien loup.

Un coureur à pied arrive dans l’autre sens à la hauteur des chiens. Le « je n’sais pas quoi » ne dit rien, mais le chien loup lui aboie dessus et lui court après. Celui-ci qui joggait, enclenche la sur-multipliée et le voilà qui s’enfuit comme un dératé. Le chien revient à sa position initiale, fier de sa victoire…

Oui, mais moi, pendant ce temps là, sur le trottoir d’en face, je me rapproche, en me disant qu’à la place du type j’aurais changé de trottoir et que moi, au moins je ne risquais rien. Quelle erreur ! Le chien loup m’aperçoit et lance ses aboiements à mon encontre avec une virulence croissante à mon approche…
Je crie « C’est à qui les clebs qui vagabondent dans la rue, là ? », certain que leur maître est derrière la haie de la propriété dont ils défendent le portail grand ouvert. J’entends pour toute réponse « Vèèèèèèèèèè ! » d’une voix qui tient plus de la marchande de poiscaille que du mannequin de chez Dior ! Mais je n’ai pas le temps de philosopher sur les méfaits du Calva sur la population Normande et en particulier sur la si honorable profession de poissonnier.
 
Le chien loup aboie furieusement, puis prend son élan et traverse la rue droit vers moi.
Je plonge ma main droite dans ma poche, en arrachant au passage le bouton qui tenait le rabat, en sort mon couteau automatique, en fait jaillir la lame, tout en pivotant pour lui faire face, jambes ployées, les deux mains en avant. Le chien en était à son dernier bond quand il stoppa net. Je visais son nez avec ma lame. Je crois qu’il a réalisé que moi aussi j’avais un croc qui pouvait faire mal. Mon cœur battait la chamade.
 
C’est à ce moment que sort par le portail, une grosse dame qui rappelle son chien.
Je reprend mon souffle, range mon surin, me redresse et l’interpelle « Vous n’savez pas que c’est interdit de laisser vagabonder des clébards qui en plus attaquent les passants ? ».
M’attendant de sa part, car c’est ce que j’aurais fait à sa place, à une confusion, mêlée des plus plates excuses que j’aurai bien évidemment acceptées, je reçois « Et alors, Y vous a pas mordu ? ». Puisqu'elle avait donné le coup d'envoi du match, je lui donnais donc du « Espèce de vieille pute ! ». Le tournoi se poursuivit par un revers lifté « Connard ! », auquel je smatchais le long de la ligne par « Vas te faire enculer grosse salope ! ». Fin du match.
Elle referma le portail pour cacher ses formes avachies, avinées et ravinées. Je résolu de rentrer car cette mésaventure m’avait coupé l’envie de marcher. C’est alors que  je vis trois griffures sanguinolentes sur ma main gauche. Je revins à la maison, pris ma tension qui était à 12, mais les pulsations encore à 108 et j’entrepris de désinfecter mes blessures, éventuellement contre  le Tétanos, n’étant pas à jour de mes vaccinations.
 
Je suis écœuré par ces gens, qui non seulement sont en tort, ne s’excusent pas et se croient tout permis. Je crois que si j’avais eu une grenade à ce moment précis, j’aurai débarrassé le monde d’une saloperie en trop. Tant pis pour la barbaque et la graisse qui auraient maculé le quartier…
 
Je reviens sur mon blog en me disant que je voudrais bien être sur une île déserte, mais avec, disons, internet et un supermarché…

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05 mars 2017

La maladie

GSM

On est toujours seul, face à la maladie, mais le pire peut-être, seul face à l'incompréhension des gens et seul face à notre incapacité de remettre les choses à leur place, nos actes et nos ressentis à leur place, notre vie à sa place; parce que l'on ne sait plus où est notre place, si même nous en avons encore une...
 
On n'a plus de certitude, on doute de tout et de soi-même. On n'admet pas d'être diminué, on ne s'admet plus. Parfois même on ne peut plus se supporter. Avant on surfait sur la vague et maintenant on se noie, on coule. Et malgré nos appels, personne n'entend...

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04 mars 2017

C'est quoi, l'excellence ?

GSM

La réflexion suivante découle d'un commentaire que je fis sur un blog...
 
Le tout est de se poser la question : Qu'est-ce que l'excellence ?
Le problème, c'est que ce n'est pas forcément la même chose pour soi que pour les autres (collègues, supérieurs, la société, les amis...)

Pour exceller dans la société environnante, il faut dès le début, adopter la vision de la société...

Je peux en parler savamment... Je ne l'ai jamais fait... et je vois où ça m'a mené... Pas bien loin...

Mais, à tout le moins, étant parti de rien pour arriver à pas grand chose, tout seul, je n'ai pas eu de "merci" à dire à personne...
 
Concrètement, très jeune, j'avais déterminé que l'excellence était située dans le travail que l'on m'avait confié et que je devais accomplir... C'est à dire qu'il me fallait tenter de faire du mieux possible...
 
Hélas, je n'avais pas compris que l'excellence n'était pas dans le "faire", mais dans le "être" et surtout dans le "paraître"...
L'obséquiosité vaut mieux que la compétence, le léchage de cul (de bottes pour les gens polis) vaut mieux que l'amélioration des marges, le management par la peur vaut mieux que l'optimisation par la participation...
 
Triste évolution de l'être qui se dit humain et qui entraine la société dans une régression moyenâgeuse funeste...

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03 mars 2017

I have a dream...

GSMEcrit en 2013.

 

I have a dream, en français "J'ai fait un rêve". Les Anglo-saxons ont un rêve, alors que nous, nous faisons un rêve...  Faire un rêve est plus fugace, plus ponctuel que d'avoir un rêve...
Moi, j'en ai eu des rêves, des rêves récurrents, comme des prophéties, comme des buts inéluctables qui  adviendraient forcément parce que je pensais qu'à un tel point de répétition ils ne pouvaient être que réalisés par le destin ou bien la volonté divine...
 
Mais, cela n'a pas été le cas.
 
Je me voyais ingénieur en chef à 50 ans, âge du summum de ma carrière et sans autre vie après. Je voyais mes enfants dans un avenir radieux, parce que je pourrai leur offrir le bénéfice de mes gênes, de l'éducation que je leur donnerai, des moyens financiers et des réseaux qui  leur ouvriraient des situations confortables.
 
Mais la réalité, c'est qu'il y a eu un après-cinquante ans. La réalité, c'est que j'ai "culminé", mais réellement végété à des postes d'ingénieur subalterne, petit chef de service qui refusait d'obéir aux standards du léchage de bottes et qui n'a pas voulu rentrer dans le moule. La réalité, c'est cette retraite, véritable prison pour le corps et pour l'esprit. La réalité, c'est des enfants qui n'ont pas de caractère, pas de travail, pas d'espoir, qui sont à ma charge alors que je n'ai plus les moyens financiers. La réalité est que je n'ai pas de réseau de connaissances haut placées qui m'auraient permis de "pistonner" mes gamins...
 
Oui, j'ai eu des rêves, beaucoup de rêves et bien d'autres concernant ma carrière militaire, que j'ai avortée simplement par de mauvais choix...
 
Avoir des rêves, cela ne veut pas dire les réaliser, ça veut dire espérer, surfer sur les vagues de la vie avec un espoir pour nous soutenir, pour nous aider à continuer la lutte. Mais cela n'a jamais impliqué que ces rêves se réaliseraient. Si nous l'avions su, nous aurions certainement arrêté le combat pour la vie (the struggle for life) bien avant de le commencer.
 
Je crois que mes enfants sont de cette catégorie : Ceux qui n'ont pas de rêve, pas d'espoir, pas d'avenir... Mais comment les blamer ?
 
NDLA : Depuuis, Toto a trouvé un boulot de merde... Nono est toujours en recherche

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