01 juillet 2017

Le ciel est gris, comme un ciel de mort (8)

GSMNDLA : Ecrit en 2014 (Je pouvais encore bricoler)

J’voudrais bien perdre ne serait-ce que 10 kilos. Je pourrais remettre certains vêtements enfermés dans des malles en attendant l’hypothétique moment… où je puisse me contempler de profil dans la glace sans avoir à chaque fois un haut le cœur… Et puis c’est une question de survie… Si j’avais la santé, j’arriverais plus longtemps à protéger ma couvée… Parce que je sens que les charges de famille, c’est pour jusqu’à ma mort… Et en rêvant un peu plus, si je revenais à mes 72 kilos de 2006… Je bondissais comme un diable, je courais dans les couloirs du métro, d’une correspondance à l’autre. Je semais des jeunes qui tentaient de faire pareil…
 
Enfin, on verra, mais le bricolage, en tous cas, ça aide. Non pas seulement parce que cela fait perdre des calories, mais surtout parce que quand on bosse, on ne pense pas à aller au frigo ou dans le garde-manger…
 
Finalement je suis content pour deux raisons : Et d’une, je maigris et cela m’encourage à continuer. Le challenge, quoi. Et de deux, je travaille et cela me redonne ma dignité d’homme… Pour moi, bosser c’est être… Du genre « je travaille, donc je suis »…
Le coté négatif, c’est que les matériaux sont à des prix terrifiants… 2 litres de barbouille 54,90€ ! Les grandes enseignes s’en foutent plein les fouilles ! Et rien de Français ! Donc je paye pour avoir le droit de me sentir un homme... Avant on me payait pour ça...
Heureusement que pour la clôture j’avais des profilés et du fil de tension qui me restaient (des retours de chantiers de mon ancienne boite, un chantier fait en 91-92 environ)… Comme quoi il ne faut pas tout jeter…
 
Et puis, la rehausse de la clôture… C’est pour ne plus voir la sale gueule de ce faux-cul de voisin, ni des autres, non plus (qui matent mais qui détournent la tête pour ne pas dire bonjour) !... Je me dis " Mais, est-ce qu’en vieillissant je ne changerais pas, ou bien alors est-ce que cela vient des autres ? "... Les nouveaux voisins de l’autre coté, sont des jeunes ! Au début, ni bonjour, ni au revoir, ni diable, ni merde ! En plus ils ne se gênaient pas pour gêner, comme tous les nouveaux d’ailleurs sans exception ! Maintenant à force de leur dire bonjour, ils ont fini par le faire aussi, mais il a fallu quand même deux ans ! Et maintenant ils gênent un peu moins avec leurs véhicules (sauf tous les autres nouveaux, qui continuent allègrement).
Il faut bien constater qu'avec la voisine du bas, une petite vieille, on s’est toujours entendu, même du temps où elle n’était pas encore vieille ! Et l’autre mec un peu plus loin : 95 ans, une gentillesse et une mémoire phénoménale, sa femme atteinte d’Alzheimer… Lui, cancer de la peau, il se casse une patte, sa fille arrive. Elle envoie ses parents dans un mouroir ! Encore un voisin de moins avec qui avoir des relations de bons voisinage. Il en reste un dernier avec qui on se serre la pince en se croisant aux boites aux lettres… C’est le dernier !
Ils avaient tous en commun, les relations de bon voisinage, leur voitures rentrées dans leur garage, ne pas gêner, s’entre-aider, de fréquenter parfois…
 
Les nouveaux, c’est plutôt : les voitures dans la rue (c’est fatigant de rentrer sa voiture) et chacun se range de son coté (même pas l’intelligence d’un stationnement alterné). Parfois on ne peut même pas passer… Fréquemment je rêve d’avoir un Humvee de l’armée américaine et de descendre toute la rue… Même avec une largeur insuffisante... je passerais quand même... et s’il reste quelqu’un dans sa caisse, ça ferait de la sardine en boîte. Hé, hé, hé !...
 
Alors, je ne me trompe pas, c’est surtout les générations qui ont changé. Les nouveaux autres ne sont plus les mêmes autres qu’avant…

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26 juin 2017

Vivre, c'est quoi ?

GSM

Vivre, c'est quoi ? Je me pose la question depuis longtemps. Est-ce suivre son propre égoïsme ? Est-ce partager ? Doit-on vivre seul, ou bien ensemble ? Si c'est ensemble, alors avec qui ? Est-ce que cela en vaut vraiment la peine ?
Lorsque l'on essaye de suivre la société avec les règles morales qui en découlent, on s'aperçoit que certains de nos fantasmes enfoncés au plus profond de nous sont immoraux, mortifères, diaboliques, inhumains, cruels et vont très à l'encontre des règles de vies les plus basiques de cette vie en société...
Alors, faut-il continuer à vivre dans cette société, dans laquelle notre inconscient est si mal à l'aise ? Faut-il vivre seul afin de ne pas tomber sous le coup des sanctions que la société inflige à ceux qui en transgressent les lois écrites et non écrites ?
La plupart des humains ont choisi la soumission plus ou moins forcée en restant dans la communauté humaine quitte à devoir s'auto-contraindre  plus ou moins efficacement. Certains craquent en route et c'est la prison, voire la vie brisée qui les guette.
Alors pourquoi veut-on remettre les parias de la société dans une société qui ne veut pas d'eux et à laquelle ils ne sont pas adaptés ?
Étrange paradoxe, encore un, sur la complexité humaine et surtout sur la perversité de ceux qui veulent régir nos vies...

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17 juin 2017

Mémoires et radotages (111) – Divers (et de printemps)… écologique

GSM

J’ai décidé de réagir ! Je vais refaire de la marche me suis-je dit le week-end dernier !
 
De fait, j’ai marché dimanche 11 juin, lundi, mardi et jeudi… Passant de 4,8 à 8 km parcourus et d’une vitesse moyenne de 3,9 à 4,1 km/h… Je suis loin des cent bornes en 24 heures de ma jeunesse… Jeudi, j’ai été obligé de stopper tant j’avais une douleur de plus en plus intense entre l’omoplate gauche et les vertèbres cervicales et dorsales… Etrange, mais c’est comme ça !
Total… En une semaine, je n’ai pas arrêté de prendre du poids… Ce n’était pas du tout un effet collatéral recherché… Bon ! On verra bien !
Mercredi, je suis allé voir un de mes deux amis ( qui sont, non pas de promotion, mais de ‘profession’ dirai-je).
Lundi, j’avais aussi mis à jour la carte vitale de Toto et j'ai fait 140 bornes en bagnole pour la lui rapporter.
 
Cela fait du bien de ne pas rester à la maison, de voir ceux qu’on aime, de se marrer un bon coup, de parler du bon vieux temps, d’embrasser son fiston tout en lui rendant service…
Même si à chaque fois c’est la soupe à la grimace, la jalousie, la paranoïa, la haine, le harcèlement, les aboiements de roquets qui m’attendent au retour…
 
Depuis mon retour de nos retrouvailles de promo… je me demande s’il y a eu une journée, sans au moins une fois qu’elle me fasse la gueule ?
 
Si on fouillait dans mon cerveau concernant les idées que j’ai sur ma moitié et si ces idées étaient condamnables, comme les actes… J’irai tout droit en prison ! Dieu fasse que je continue à me retenir !
 
……….
 
Il y a un sujet que je croyais avoir raconté… mais je ne le retrouve pas… A classer dans le tag « société des pourris »…
 
C’était du temps où il était ministre et où je travaillais…
J’étais allé faire un devis chez Brhice-Lalhonde. Il habitait dans le Marais, pas loin de l’horrible centre Pompidou…
Pour un écologiste ministre de l’environnement, habiter dans un immeuble non isolé, dans un appartement de 3,20 m sous plafond, avec de grandes baies en simple vitrage, je trouvais cela assez fort de café, eu égard aux frais immenses de chauffage qu’il se permettait en dehors des caméras… Mais passons !
Les Lalhonde employaient une bonne Portougaiche… (Oui, je sais, on dit ‘employée de maison’).
Ils la traitaient purement et simplement comme de la merde ! Surtout la femme Lalhonde, puisqu’elle se la jouait ‘maîtresse de maison’… Quant à Lalhonde, je me suis retenu, pour ne pas lui mettre une pêche dans sa gueule de c.., tant son comportement hautain me donnait des démangeaisons dans les paluches. J’ai été très écoeuré, de voir que ces gens soi-disant de gauche étaient de semblables en….. Et je pèse mes mots !
 
Inutile de dire que j’ai fait un devis d’un prix si exorbitant que j’étais certain de ne pas avoir l’affaire…
 
Voilà un exemple (à ne pas mettre en exemple), d’une famille bobo, de la gauche écologiste… aux comportements aussi peu écologistes que sociaux…

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11 juin 2017

Mémoires et radotages (110) – Un sacré coup de vieux

GSM

J’ai beaucoup parlé de ce changement brusque qui a provoqué tant de bouleversements dans ma tête et aussi dans mon corps… Je n’ai pas du tout parlé des petits soucis de santé de cette vie quotidienne, dues aux pathologies principales et associées, parce que cela me semblait impudique. J’ai connu tant de vieux qui se plaignaient sans cesse de maux continuels, que j’évite d’en parler…
 
J’avais écrit, il y a quelques années, sur la décrépitude de nos cerveaux, disant que je m’apercevais de mes propres diminutions de capacité et de compétence. Je m’apercevais aussi de celles de mes deux amis, qui eux ne s’en apercevaient pas à l’époque…
 
Maintenant, les concernant, tous deux se rendent compte de leur amoindrissement, parce que celui-ci est plus net et d’une évolution plus rapide…
 
Quant à moi, je fus très surpris ces derniers jours et ce sont ces retrouvailles qui m’ont révélé des choses sur ma personne…
Bien sur il y a eu ce récit en voiture, qui m’a fait prendre conscience de l’oubli de bien des noms qui ont jalonnés mon histoire ; ce fut ma première alerte…
J’ai aussi réalisé, mon manque énorme de maîtrise de mes émotions…
Ensuite, depuis mon retour, j’ai téléchargé les photos et vidéos de cet évènement…
Outre le peu de compréhension du processus d’utilisation du site (heureusement que Twain m’a très gentiment aidé par son tutoriel et ses conseils), dont la simplicité était devenue encore trop difficile pour moi, j’ai du constater à ma grande honte, à la vision des vidéos, la réalité de mon comportement… Je radote, puisque je parle tout seul, parfois j’ai l’air d’être totalement absent, alors que mes camarades sont ‘vivants’, vifs, animés… En fait, mon attitude est celle d’un vieillard…
 
J’espère que je n’ai pas mangé la bouche ouverte, comme ma femme me le reproche parfois, ce dont je ne me rends absolument pas  compte. Depuis quand cela m’a pris ? Je n’en sais rien hélas… Et surtout j'espère que mes collègues ne s’en soient pas aperçus, si cela a été le cas… Donc en fait, je viens de me rendre compte que mon cerveau et mon comportement sont devenus ceux d’un vieux de 80 piges (Et encore, il y en a qui sont totalement 'fonctionnels')...
 
C’est peut-être pour cela que Jean-Louis ne m’a pas proposé de prendre le volant au retour…
 
Je suis donc entré dans une nouvelle phase de vieillissement dont je ne perçois plus les effets…
 
Hier j’ai regardé une nouvelle série « Rosewood »… A la fin de chaque épisode, je n’ai même pas compris s’ils avaient pris le meurtrier, qui était-il, comment il a agi, comment ils l’ont confondu… Bref, je n’ai rien compris… Ensuite j’ai regard un bon vieil épisode de « Esprits criminels »… et là non plus, je n’ai rien entravé du tout…
Il y a quelques mois, je rigolais de ma belle-doche à ce sujet… Mais elle a quand même 20 piges de plus !!!
 
Quant à la fatigue… Lundi, mardi, mercredi et jeudi ont été nécessaires pour me reposer d’une grande fatigue. Celle de ce voyage ? Va savoir ?
 
Et bien je peux dire, sans penser me tromper, que le naufrage dont je parle depuis des années se précipite et que le bonhomme est plus près du fond que je ne le pensais… Vaya con Dios !

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10 juin 2017

Défendre quoi ?

GSM

La démocratie, qu'ils avaient dit ! Qu'est-ce qu'on en a à foutre ! C'est comme le Marxisme et le Capitalisme, c'est l'asservissement de l'homme par l'homme...
Vous voyez une démocratie ? Je vois une monarchie...
La civilisation... Pfff ! Il serait temps qu'ils s'en préoccupent !
Je dirais plutôt le libéralisme, qu'ils veulent défendre !
Moi, c'est ma famille que je défends ! Les hordes vont nous submerger !
La planète est à feu et à sang ! Je dois sauver quoi ? L’Europe ? Mon pays ? Mon département ? Mon village ?
Non ! Ma maison, parce qu'il y a ma famille, c'est tout !
Égoïste ? Moi ?... Mais, ils ont tout fait pour que je le devienne.
"Tout pour moi, rien pour les autres", c'était leur devise... Et maintenant ils voudraient qu'on les sauve ? Ca les ferait vraiment chier de ne pas profiter de ce qu'ils ont amassé !
Et bien qu’ils se sauvent eux-mêmes… Ils n’en sont pas capables. Tant pis pour leur gueule…
Ils me paient, pour que je sauve les miens, ceux que j’aime. S’ils savaient !!!
En attendant… Tiens voilà un de ces envahisseurs… plus bas, vers la gauche… Feu ! Ca l’a scié… coupé en deux !
Dans le fond, c’est peut-être à ceux qui me payent pour leur sauver le cul, que je devrais faire subir ce sort ???

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09 juin 2017

Pourquoi ma vie est si inutile ?

GSM

Je ressens cette vie comme inutile, parce que je ne suis plus dans l'action.
 
La vraie vie, c'était cela. Se battre, pour parvenir à remplir les objectifs que l'on me fixait, ou bien, beaucoup plus souvent, les objectifs que je me fixais à moi-même.
Il me fallait me faire violence pour rassembler toute ma pugnacité, mon énergie, pour remporter de petites victoires, ou pour rebondir après de grandes défaites.
 
La vie pour moi, c'était cela : se battre au quotidien. Les petites victoires étaient ce qui m'aidait à tenir, contre vents et marées. Ne pas accepter l'injustice ou l'iniquité, ne pas être terrassé par la défaite, ne pas être le jouet des évènements. Ne pas se laisser piétiner par les prédateurs et pourris de tous poils. Sauver sa vie et parfois celle des autres.
 
C'était beaucoup d'énergie. Avec de la satisfaction au bout.
 
Maintenant, il n'y a plus d'énergie, il n'y a plus de satisfaction, il n'y a plus de motivation à la vie.
C'est dans le souvenir que se trouve l'espoir. Étrange réflexion due à un présent qui semble bien vide et si inutile.

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07 juin 2017

Deuils meurtriers

GSM

Que n'ai-je donc tant vécu que pour voir partir un par un tous ceux que j'aime. Combattre, terrasser, être mis à terre, mourir, ne sont que peu de choses comparés à la perte d'un ami ou de quelqu'un que l'on aime. Il est tant de gens que l'on aime, parfois sans le savoir. L'annonce de leur perte est une blessure qui ne se referme pas.
 
Donnez-nous à combattre et nous combattrons. Mais ne nous donnez pas uniquement nos défunts à enterrer, sans espoir de victoire, sans espoir d'avenir, sans but à atteindre.

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06 juin 2017

Mémoires et radotages (109) – Retour de ‘revoyure’, pêle-mêle

GSM

C’est reparti, pour un tour… Je vais publier ce que j’écris ci-dessous, demain et je vais y parler d’hier…
 
Hier, dimanche 4 juin 2017… (Oui je précise l’année, parce que, au train où vont les choses j’ai peur de ne bientôt plus pouvoir reconstituer les années où les événements se déroulent)…
 
Cher Jean-Louis, nous revenions sur cette autoroute du soleil, pleins d’étoiles dans nos souvenirs récents… Oui, c’est vrai, cela s’est passé très, très bien, fantastiquement bien !
 
Pour ma part (je vais encore pour la énième fois parler de moi), j’ai pu constater en ces deux jours deux aspects de décrépitude de mon cerveau bien plus avancés que je ne le soupçonnais)…
 
Premièrement, pendant ces deux jours de réunion, à de nombreuses reprises mes larmes ont jailli, ma gorge s’est nouée… Pourquoi ? Probablement, parce que je n’ai plus la force mentale pour maîtriser mes émotions… Les émotions ? Des souvenirs et des photos, réminiscences de ‘nos’ disparus, Joël et puis James, plus présents cette fois-ci que les fois passées… Et puis l’un d’entre nous dont l’état visible m’inquiète… Et tous ces gars que j’aime d’amitié et que j’ai peur de ne pas revoir… à la vitesse ou le bateau coule… Ils ont du se dire que j’étais devenu une femmelette ! Peut-être aussi, ma dépression du retraité encore présente ? Tant pis ! Je ne suis plus ce que j’étais, peut être le comprendront-ils et seront-ils indulgents ?
 
Deuxièmement… Hier donc, on revenait… Et je ne sais pourquoi on a abordé les faits et gestes de certaines périodes de ma vie… Et, horreur !... Que de noms propres m’ont échappés… J’en ai éprouvé un grand désarroi, au fur et à mesure que je racontais…
 
Ensuite, tandis que je reprenais la route seul jusqu’à chez moi…
 
Je repensais à toute cette discussion, dont les lacunes m’avaient tant marqué…
 
Je pensais à un moment : « Dire que je n’ai pu me rappeler du nom de Gunter ! »… Oups ! Quoi ? Mais oui, c’est Gunter, le prénom du Boche qui faisait binôme avec moi »… Le nom était réapparu dans une pensée, comme ça, sans crier gare… Parce que nos pensées sont faites avec nos mots, ne l’oublions pas…
 
Et bien plus tard alors que j’étais près d’atteindre la ‘ligne d’arrivée’, En repensant à ces conneries gouvernementales en Afghanistan, je pense « Mais quel con ce Morin ! »… Et je réalise que c’était le nom de cet andouille de la défense auquel j’avais eu à faire et dont je n’avais pas réussi à te citer le nom (Hervé pour les intimes)…
 
Quand au directeur de la ‘piscine’, dont je cherchais le nom du genre ‘Morand’, ce matin j’ai regardé, dans mes écrits… C’était c’t’abruti de Brochant (Pierre pour les intimes)… Que je n’ai pas revu rue Saint Dominique, la dernière fois que j’y suis allé me faire engueuler pour mon manque de discrétion 'bloguesque', remplacé qu’il était par un certain Mangoux… Voilà, voilà…
 
Bon ! Ceci dit, un grand Merci pour ce voyage. Je suis très content… Pleins de souvenirs, peut-être les plus beaux de toutes nos retrouvailles…
 
A plus, ‘courrielement’ (courriellement ?) ou téléphoniquement…

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20 mai 2017

Gratitude et ingratitude

GSM

On est souvent amené à aider son prochain au cours d’une vie.
L’attitude des gens que l’on aide est parfois déroutante. Il y a plusieurs types d’aide qui entrainent des types de réactions très différentes.
 
1ère catégorie :
-         Sauver la vie.
-         Sauver d’un licenciement.
-         Témoigner pour faire disculper d’une accusation injuste.
Les personnes que l’on a aidées nous vouent généralement une gratitude et même de l’admiration.
 
2ème catégorie :
-         Réconforter un blessé.
Les remerciements d’usage sont suivis d’un oubli définitif.
 
3ème catégorie :
-         Sauver d’un suicide.
-         Remonter le moral en étant le confident.
Dans ces cas, après une brève gratitude, les personnes que l’on a aidées nous évitent et se sentent mal à l’aise à notre vue. Elles nous vouent parfois même une haine sans borne.
Cela est du au fait que nous soyons entrés dans leur intimité affective, psychologique. Elles nous reprochent instinctivement de trop les connaître, ce qui est un crime impardonnable. Il s’agit d’un transfert de haine, comme en subissent les psychanalistes.
 
Or ces cas d’aide sont plus courants que les autres. Ils sont de fait très traumatisants, car rendre service pour en récolter de la haine ne nous incite pas à recommencer.
 
Quand on a eu la chance de prendre des risques, pour porter des secours de la 1ère catégorie, on en garde une fierté légitimée par la reconnaissance des personnes que l’on a sauvées.
 
Mais quand avec l’âge on est moins apte à secourir mais plus mature pour écouter et parler, on n’a plus aucune satisfaction d’avoir aidé son prochain. On se dit que moralement, c’était bien ce qu’il fallait faire, mais intimement, on se sent sali, déconsidéré, inutile. Aider devient alors une occupation que l’on préfère éviter…
 
Aussi maintenant, lorsqu’une souffrance s’exprime par les mots de l’intime, je fuis, car je sais que j’en essuierai les éclaboussures les plus violentes… Sauf s'il s'agit de mes enfants, qui eux ne m'en voudraient pas de les connaitre, puisqu'ils savent déjà que je les connais...
 
Ainsi, l’ingratitude humaine, peut décourager les meilleures volontés.

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21 avril 2017

A penser en homme libre

GSM

A penser en homme libre, on n'est point écouté.
A dire des mots à soi, hors la pensée unique, on est ignoré. A aborder des sujets hors consensus, on est dans le désert au milieu de la foule. Si j'aime la meringue en 1er et le caramel en second, alors, là c'est intéressant, c'est primordial, c'est l'essentiel de la vie. Car la vie de nos contemporains, c'est la futilité et l'absence de pensée profonde, surtout en dehors des sentiers battus !

Et bien mes fils, continuez à être comme votre père. Continuez de nager contre les vagues. Je vous ai conté mon histoire. Elle est celle de quelques uns qui ont su dire non. De ceux qui ont traversé la foule à contresens. De ceux qui ont dit : "Non, à part en droit, un homme n'en a jamais valu un autre". Galilée ne peut être égal au grand inquisiteur. Guy Môquet n'est pas équivalent au chef de la gestapo.
 
M'opposer à l'injustice m'a coûté très cher.
- Démontrer que j'avais seul la solution d'un problème, que le professeur et tous les autres élèves étaient dans l'erreur, a été très dur. Ce furent de grands moments de solitude...
Tous ont de la hargne contre vous. Mais quand vous apportez une démonstration imparable parce que mathématique, vous êtes porté aux nues et même jalousé. La victoire a souvent été amère, car la satisfaction n'est jamais à la mesure de l'épreuve psychologique qu'on a traversée pour y parvenir.
Et là, vous vous rendez compte de la nature grégaire de beaucoup d'humains.
- Quand la question ne relève pas d'une démonstration avec des preuves, mais relève de l'affectif, donc du subjectif, vous n'aurez aucun moyen de faire valoir vos thèses. La bataille se livre contre des moulins à vents.
J'ai eu dans le passé, à soutenir un ami, parce que je le savais innocent de ce qu'on l'accusait. Ca m'a coûté ma place, on m'avait prévenu ! Quand j'y repense, je sais que je le referais encore s'il le fallait.
Ça coûte très cher, mais quand je me regarde dans une glace, je n'ai pas à baisser les yeux : l'homme qui me fait face est digne de mon estime. Et jespère que je suis digne de la vôtre...
 
Mais quand une autorité morale connue vous apporte sa caution, cela m'est également arrivé, là encore, la foule en délire ou en haine, ne vous apporte que peu de réconfort.
C'est à ce moment que vous comptez vos très rares amis.

On apprend ainsi, que l'amitié, comme le respect, ça se mérite.
 
Faites vous-même vos expériences, mes enfants, cela vous endurcira, mais vous montrera combien la plupart du temps on est seul, au milieu de la foule...
 
Peu de gens ont compris la parabole de Don Quichotte de la Manche. Ils n'y voient que le coté ridicule et farce de cette œuvre.
Pour ma part, elle rouvre des blessures anciennes.
 
Avoir raison et parfois triompher est souvent infiniment beaucoup plus difficile à vivre que de se laisser perdre...
 
Je vous conseille la lecture de "Amère victoire" de René Hardy... C'est un peu l'histoire de la vie de votre Père... Puissiez-vous y puiser la force mentale nécessaire pour résister à la foule des cons !

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