28 août 2017

Mémoires et radotages (124) – La « vieillerie » dans toute sa laideur…

GSM

La « vieillerie »… c’est quand on ne cherche plus à se battre, qu’on n’a plus de motivation, qu’on ne fait que survivre… La force mentale diminue, ce qui est finalement bien plus pénalisant que la régression de la force physique.
 
L’autre jour, j’étais dans une démarche comportant un problème de paperasse… Je n’entravais que dalle ! Moins je comprenais, plus je stressais sans pouvoir reprendre le contrôle sur moi-même. C’était comme une sorte de dépression momentanée ! Désespéré, j’étais dans un état de stress comme un gosse abandonné… En tâchant de progresser petit à petit, dans mes difficultés de compréhension des problèmes, j’ai fini par me calmer ; mais il reste cependant à ce jour, une inconnue et cela me tracasse. « Et si je m’étais fait avoir ? Et si le mec allait m’arnaquer ? Et si je ne reçois jamais le document ? Et si, et si, et si… ».
C’est dans ces cas-là, que je me rends compte de l’incapacité qui s’est emparée de mon cerveau, qui m’empêche de pouvoir rapidement faire la part des choses, de prendre les mesures appropriées et surtout de dominer la situation…
 
……….
 
Inversement, avec l’âge il y a des trucs qui ressortent et que notre cerveau avait occultés du temps de notre période de pleine activité. Certains traumatismes sont enfoncés au plus profond par notre cerveau, afin de nous permettre de continuer notre vie le plus normalement possible.
 
Certains sont traumatisés et doivent suivre un traitement et d’autres ont cette faculté de tout prendre sur soi… En fait, ils ont la capacité de mettre ces évènements dans une poche du cerveau avec leur mouchoir par-dessus…
 
Il en a été le cas pour mon père, pour deux sujets : Son enfance malheureuse et l’attaque Allemande au nord de Givet où il a été bien prêt de perdre la vie… Ce n’est qu’au bout de plus de cinquante ans qu’il a eu envie de raconter ces choses de sa vie…
 
Me concernant, j’ai mis vingt huit ans avant de mettre noir sur blanc, les évènements qui furent dangereux pour ma vie, mais qui furent à mon avis bien moins terribles que ceux de mon père.
Il y a un autre sujet, dont j’ai commencé à parler cette année, c’est ma première vie de couple dans la famille de ma première femme. Depuis ma séparation, il y a bientôt vingt-neuf ans, j’ai fait le ‘black-out’ total dans ma tête et ne me suis consacré qu’à mes petits « à moi », dans mon deuxième couple…
 
Je ne pense pas que je raconterai d’un seul coup tout ce passé d’avant… Cela viendra comme cela pourra, sujet par sujet, bribe par bribe, comme un besoin irrépressible.
Mes pensées de ce jour, ce sont de grands remords pour avoir accepté de couper totalement les ponts avec le reste de la famille de mon ex. Pourquoi ai-je accepté ce dictat ? Mon nouvel amour m’a aidé à occulter celui que je portais à mes belles-petites filles… Elles étaient trois… La plus grande doit avoir quarante et un ans…
Elle était très proche de moi, trouvant la tendresse, que son père psychorigide et sévère lui refusait…
 
Je n’ai même pas pensé qu’elle éprouverait un grand vide d’affection et risquerait de faire des conneries… Elle a, paraît-il, dès qu’elle l’a pu, tout fait pour couper les ponts avec ses parents et nul ne sait ce qu’elle est devenue.
J’aurais du garder le contact avec elle et ses sœurs. J’aurais du désobéir à cette vengeance de mon ex : Ce « tout ou rien » qui m’était imposé…
Je ne l’ai pas fait, préférant m’investir exclusivement dans mon nouveau nid. J’ai eu tort, bien sur ! Et cela ressort maintenant.
J’espère que ma petite Lilou ne s’est pas perdue en voulant se sauver, mais franchement j’aurais du être son confident, son conseiller, ce que hélas, je n’ai pas fait et… je m’en veux beaucoup ! Comment ai-je pu mettre mes sentiments sous le boisseau et abandonner Lilou à son sort ?
 
La « vieillerie », c’est aussi le moment venu de l’expiation.

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27 août 2017

Bulletin N° 3 Mardi, 4 avril 2000

GSM

Rubriques du bulletin
 
 1  Travail
 2  Moral
 
Travail
 
J’ai même répondu à une offre d’emploi en proposant de travailler les deux premiers mois sans salaire pour apprendre le savoir faire spécifique de l’entreprise. Mais la réponse est négative. J’ai une réponse, de quoi me plains-je ?
 
Je postule pour des CDD. Mais ça ne donne rien non plus.
 
Je me suis inscrit Chez deux boites d’ intérim. Aucun résultat.
 
J’ai alors réalisé que mes C.V. étaient des repoussoirs à cause du mot “ingénieur”.
 
Au diable ce mot pourri ! Alors en une heure, j’ai refait mon C.V. sous forme de compétences, et j’ai supprimé ce titre qui m’empoisonne vraiment la vie.
 
J’ai mis le turbo ! J’en suis à 91 lettres en cumulé. Les 20 dernières sont des candidatures spontanées.
J’ai contacté toutes les chambres syndicales de SNTP. Certaines ont transmis mon CV nouvelle formule. Sympa !
SNBATI m’a envoyé l’annuaire de ses adhérents et j’ai fait insérer une annonce dans leur bourse du travail.
J’ai écrit à une dizaine d’Architectes du département.
 
 
Moral
 
  Je dois probablement avoir une existence virtuelle.
 
J’envoie peut-être, en réponse à des annonces imaginaires, des lettres transparentes, que personne ne reçoit et personne ne lit.
Je n’ai aucune utilité à la société.
 
C’est bizarre, les impôts et charges que j’ai payé n’étaient pas imaginaires, eux !
 
La société considère que j’existe quand ça l’arrange.
 
Les jours sont longs, longs, longs...
 
Je me suis bien un peu remis à ma façade.
Mais j’ ai trop mal au dos, et aux pieds.
Je ne tiens pas longtemps.
 
 
Et le lendemain, le canard était toujours vivant...
 
Putain, c’est pas vrai ! En deux jours, j’obtiens trois rendez vous pour entretien, étalés sur sept jours.
Le premier, grâce à mon ex-client, dont j’avais repris l’activité il y a trois ans.
Les deux autres, je pense que je les dois à mon nouveau CV.
Ce sont des candidatures spontanées.
 
Le moral est, du coup, gonflé à bloc !
 
 

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25 août 2017

Mémoires et radotages (1)

 

GSMEcrit le 19 septembre 2015

Je le vois bien, ma quantité d’écrits diminue, chaque jour un peu plus. Je m’efforçais à écrire chaque jour, certains ne le comprenaient pas d’ailleurs, arguant que le plaisir c’est d’écrire quand on le veut et non de se forcer à le faire. Mais moi, j’estimais que m’astreindre à cet exercice, c’était entraîner mon cerveau et donc, que l’exercice serait salutaire pour ma santé mentale.
D’autant que, je dois l’avouer, le plaisir d’écrire et la fécondité étaient au rendez-vous et donc la contrainte n’était que théorique.
Ce besoin d’écrire est venu subitement après mon accident hémorragique cérébral. Je suppose que l’amoindrissement de la région de mes fonctions cognitives (situées dans l’hémisphère gauche) m’a fait basculer sur un fonctionnement plus poussé avec l’hémisphère droit… Ceci est d’autant plus plausible que l’inspiration qui me venait soudainement était entièrement de nature affective, motivée par les sentiments et plus du tout par le coté factuel et cartésien de ce que je fus auparavant (de l’Odéon)…
J’ai donc depuis 2007 mis en œuvre une partie créatrice de moi-même que j’avais totalement ignorée pendant 57 ans de ma vie antérieure.

Mais le temps joue son œuvre. Je ne serai pas le d’Ormesson ni le Dutourd du blog, (de toute façon mes dons sont infiniment moindre que les leurs et je n’aurais pas l’impudence de me comparer à eux), mais disons que je parlais plutôt de leur continuité dans l’espace temps. Ma longévité créatrice s’amoindrit au fil de la perte de mon vocabulaire, de ma vivacité et de ma mémoire.

Les sujets me venaient lors d’insomnies et j’étais capable de les transcrire dans la journée.
Maintenant, j’ai oublié les objets de mes pensées, au moment où je suis devant mon clavier.

De plus, mon cerveau ne sait plus ‘défragmenter’ les réflexions diverses qui sont générées en temps partagé. Et mêmes si certaines réflexions sont bonnes, elles ne connaîtront jamais le développement et la formalisation qu’elles méritent.

C’est pourquoi, sur le point de décider d’arrêter l’écriture, et par conséquent le blog, je prends une autre décision, provisoire, bien évidemment. Je vais me laisser écrire ce qui me passe par la tête. Je pensais que ce seraient des mémoires de ma vie que j’écrirais, mais finalement, ce sera un mélange de présent et de passé, de faits authentiques, de sentiments et de sensations. Ma capacité de classement et de rangement étant désormais très basse, les écrits seront les reflets de ce que sera ma pensée au fur et à mesure de sa régression funeste…

Franchement… Ne vieillissez pas ! J’admire mon père dans son talent oral ! Lui qui a si bien su conter son histoire de manière verbale ! Mon talent oral n’est pas au rendez-vous ! Je préfère écrire. Bien entendu, la spontanéité y perd, puisque les exclamations, les hésitations, les erreurs seront forcément moins fréquentes, mais j’essayerai autant que faire se peut, de laisser mon cerveau faire ses erreurs en direct, cela sera plus tristement humain. Quant aux fautes d’orthographe, en ayant une sainte horreur, je tenterai de les corriger. Mais si le niveau de celles-ci venait à augmenter (ce qui est inéluctable), et bien, là encore ce sera un indice de plus sur ce naufrage qui a déjà commencé.

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22 août 2017

Mémoires et radotages (123) – Mes petits – Le temps passe…

GSM

Écrit le 21 août 2017.
 
Il est vrai que je pourrais passer mon temps à dégoiser la langue fleurie de mes vieux, du genre Ménilmuche ou Contrescarpe… Mais à quoi bon ?
Les temps ont changé et les cinquante mots des jeunes cailleras qui ont envahi nos rues ont appauvri une langue Française que je ne reconnais plus…
 
……….
 
Aujourd’hui, mon petit Toto est parti pour aller « taffer », comme il dit… Il était triste après 3 semaines de vacances, chez nous, avec un temps de merde… Cela m’attristait pour lui…
 
Quand j’étais actif, j’aimais le jour de la reprise du boulot, comme j’aimais, bien plus jeune, la reprise de l’école… Je devais être quelqu’un de pas normal… C’était une sorte de drogue, une décharge d'Adrénaline qui me donnait l’ivresse d’aller au combat, même s’il ne s’agissait que de « taf », avec les appréhensions, le stress, mais aussi l’envie de vaincre à tout prix !
 
Revenant à mon Toto, Il m’est difficile de comprendre son désarroi et pourquoi il va à reculons au boulot, alors que ses relations de travail sont quand même "potables", me semble-t-il. Il me peine beaucoup… J’ai eu le cœur serré, très serré… Cela m’a rappelé mes parents, qui avaient les larmes aux yeux dans leurs vieux jours, à chaque fois que nous partions…
Et ben, c’est notre tour… Ma femme pleurait ce matin et moi, j’ai fait un gros effort pour ne pas avoir la larme à l’œil. Parfois, je le reconnais, je n’y parviens pas. D'ailleurs, j'y parviens de moins en moins… On reverra notre grand moutard à la fin de la semaine, pourtant…
 
Dans deux jours, ça sera plus difficile… Car après-demain, c’est mon Kikson qui repartira chez lui, pour retrouver sa bergère… Et ce coup-là, on en aura pour des mois de séparation…
 
On a passé trois semaines de bonheur avec nos trois morpions (Une seule semaine avec notre Kiki). On a fêté les trente quatre piges du Kiki… Ce n’est pas tous les ans qu’il souffle ses bougies à la maison ! Que demander de plus ?
L’histoire se répète… Quand j’étais jeune, je partais sans me retourner, avec juste un petit pincement au cœur tout au plus. Je ne pouvais pas comprendre pourquoi mes parents pleuraient… Maintenant… je comprends… C’est à chacun son tour de vieillir et de ressentit les choses d’une autre façon… Comme des vieux…
 
La « vieillerie »… c’est quand on ne cherche plus à se battre, qu’on n’a plus de motivation, qu’on ne fait que survivre…

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19 août 2017

Mémoires et radotages (4) - L'amour etc...

GSMEcrit le 21 septembre 2015

Ce sont des souvenirs formidables, vraiment… Et c’est peut-être les seules choses qui ont valu le coup dans la vie… Sinon, la vie, le reste de cette vie, c'est-à-dire la plus grande partie, à quoi sert-t-elle ? La vie ne vaut rien… Elle est terne et sans attrait… Il n’y a que ces souvenirs si doux, si réconfortants qui nous maintiennent la tête hors de l’eau…
 
Oui, la vie valait d’être vécue quand l’adrénaline était à son plus haut niveau, quand on prenait des risques les plus fous, attentifs à autrui, avec un but… Aider… son prochain, sans attendre de remerciement… Que nous étions cons ! Maintenant on regrette de n’avoir pas eu de remerciements, de reconnaissance…de gloire, finalement, je crois… On a des remords aussi… des remords d’avoir hypothéqué nos avenirs en des aventures folles sans penser à qui… les mériteraient, ces folies… Gaspiller nos forces et nos efforts pour qui nous n’aimions pas, avec cette certitude de l’absolue nécessité de notre abnégation…
 
Idée complètement folle ! Il n’y a que ceux que l’on aime, qui aient le droit à toutes nos attentions… Tout le reste est de la fumée qui se dissipe sans aucune trace…
 
Aimer, aimer… C’est le grand mot, le seul mot peut être, qui vaille quelque chose ! D’ailleurs comme il est galvaudé par la langue Française… Au moins les Britishs ont fait la différence entre ‘I love une femme’ et ‘I like camembert’… Mais nous, Français si fiers de notre langue… On n’a même pas su le faire : On aime tout avec le même mot…
 
Mais que ce soient les Angliches ou nous, on est aussi cons d’avoir mis le même mot pour aimer et pour baiser ‘faire l’amour’, ‘to make love’… N’importe quoi !
Comment peut-on faire un amalgame entre aimer qui est relatif à l’amitié, et une utilisation de ce même mot pour un simple désir sexuel… Même si forniquer est un moyen de resserrer provisoirement les liens d’un couple… mais si artificiellement… à coup d’hormone… Une jouissance = une dose de drogue, une jouissance = une dose de drogue et ainsi de suite…
 
C’est pitoyable ! Enlève la baise… et il n’y a plus de couple, plus rien !
 
Sauf quand il y a de l’amour, le vrai amour, celui qui n’est pas vicié par le simulacre de la reproduction…
Comment la langue Française dont nous sommes si fiers, a pu laisser une pareille abomination de langage ? Et d’ailleurs, notre langue si riche est parfois très pauvre lorsque nous disons certains mots qui veulent dire des choses complètement opposées et ce dans le même contexte. Par exemple ‘hôte’… C’est a la fois celui qui reçoit et celui qui est reçu…
Et ‘louer’. Le propriétaire comme le locataire proclament avoir ‘loué’ l’appartement…
 
Il y a plein de mots comme cela, j’y pensais ce matin… Mais j’ai oublié…
Bon, je veux bien que dans certains cas le même mot puisse avoir deux ou plusieurs significations différentes, mais seulement lorsque qu’il ne peut y avoir de confusion…
Par exemple, si le docteur dit ‘Allez-vous à la selle ?’… on sait très bien qu’il ne parle pas d’équitation… Remarque… cela nous a valu de bon gros vaudevilles, basés sur la confusion des mots… A toute chose malheur est bon…

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15 août 2017

Bulletin N° 2 Mardi, 28 mars 2000

GSM

Rubriques du bulletin
 
 1  Travail
 2  Moral
 
Travail
 
J’ai faxé à l’amicale de l’école des mines pour leur dire que je n’avais pas les moyens de payer la cotisation annuelle.
 
Ho, Surprise! un appel de leur part.
Un service de placement des anciens élèves en difficulté existe ! Le consultant qui travaille pour l’amicale me dit qu’il a réduit en un temps record le nombre d’anciens non placés.
 
Mais plus la conversation se poursuit, plus le consultant met des réserves sur ses chances d’aboutir. Ca a commencé par “presque à tous les coups”, pour se terminer par “peut-être, il n’y a rien de sur, je vais essayer”.
 
Pas rassurant ! C’était trop beau !
 
J’ai pris des contacts pour une reprise d’entreprise. Deux offres :
 
- La 1ère: CA 600 KF/an à 2 ouvriers (le patron ne travaille plus). Je fais mes comptes, je me demande ce que peut gagner ce patron, 30 KF/an ? Il en veut 300 KF de sa boutique, elle en vaut 50.
 
- La 2ème: 3.000 KF/an. Le patron et la patronne gagnent ensemble 150 KF/an brut. Ils en veulent 450 KF + les stocks. Cette épave vaut 108 KF grand maximum.
   
Les escrocs ! Si on les lançait en l'air, ils resteraient accrochés au plafond !
 
C’est pour cela qu’ils ne trouvent personne.
 
Les annonces classiques ne donnent toujours rien.
 
Mes lettres évoluent, je fais même de l’humour. Humour ou ironie ? Bof ! Je n’arrive plus à distinguer.
Après tout je n’ai rien à perdre.
 
Je cherche de “cadre” à “etam”. Pas “ouvrier” à cause de mon dos.
 
Le beau père de mon ami Mario n’a pas l’air de vouloir me prendre comme sous-traitant en attendant sa cessation d’activité (dans 2 ans).
 
J’ en suis à 65 lettres (18 début janvier).
Je suis très éclectique (offres de 96 à 300 KF).
 
La chambre de commerce n’a plus de Responsable Qualité depuis qu’elle n’a plus de subvention européenne.
Mais si une subvention était accordée...
 
Moral
.
Je commence à envisager toutes les économies possible.
J’ai cessé de fumer (-600 F/mois).
J’ai réduit la bouffe (-870 F/mois).
J’ai remboursé par anticipation ma maison (-2811 F/mois).
J’envisage la vente de ma moto et du Trafic de l'entreprise.
Je croyais que mes clients étaient attachés à moi. Peut-être, mais pas au point de m’embaucher.
A travailler comme un sauvage, on ne tisse pas de réseau et on ne sait même pas comment faire.
Gérard, je suis content de t’avoir eu au bigophone!
Tiens, demain s’il fait beau, j’irai faire un tour de moto.

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12 août 2017

Mémoires et radotages (122) – Paris ! - Nostalgie et amertume

GSM

J’ai connu les locomotives à vapeur. Quand je dis cela, les gens disent que c’est impossible… Et pourtant, il n’y a pas si longtemps de cela qu’elles ont été retirées du service, moins d’un demi-siècle…
Quand j’avais dix ans, mes parents m’ont conduit à la gare de Nice. Je suis allé à Paris dans le train bleu (le Vintimille-Paris). Je me souviens de ces machines à vapeur (les "141" importées du nouveau monde par l’accord prêt-bail), de leurs souffles puissants, de leurs patinages avec emballement des pistons au démarrage, des jets de vapeur, de la fumée… Il me revient les fenêtres des wagons qu’il fallait fermer avant les tunnels, pour ne pas être enfumé. C’est moi qui les ouvrais pour sentir le vent de la vitesse… « è pericoloso sporgersi », me revient en mémoire…
 
J’ai déjà raconté, ma joie de redécouvrir Paris avec mon grand-père ou ma grand-mère, ce n’est pas le sujet d’aujourd’hui…
 
Heureuse époque où le travail abondait, où les gens étaient honnêtes, où les facteurs se promenaient avec des milliers de Francs dans leurs sacs en cuir, pour distribuer les mandats et les retraites, sans jamais être agressés…
Revoir Paris, comme le suggère la chanson de Trénet, pour moi, c’est cela ! C’est revoir un monde où après avoir connu l’occupation allemande, la population Française était apaisée. Les gens s’entraidaient. Les hommes, tous anciens appelés, séparaient les alcoolos qui voulaient en venir aux mains. Seules nos guerres coloniales venaient périodiquement troubler le paysage politique et la tranquillité des Français…
 
Quand parfois je reviens à Paris, j’essaye de revoir tous ces lieux de mon enfance… Et je projette sur tous ces édifices grandioses, ces paysages urbains familiers classés, toute la douceur de vivre que j’ai connue…
 
Dans certains quartiers, c’est beaucoup plus difficile maintenant… Les gens y sont tellement différents, tellement étrangers au sens propre du terme, tellement hostiles parfois, qu’il m’est impossible d’y plaquer une quelconque bonhomie Parisienne… Je me demande dans ces cas-là, si ce que j’ai dans la tête a vraiment existé !
 
Les petites boutiques, qui s’ouvraient sur un tintinnabulement de clochettes, ont disparu en grande partie… J’aimais bien ces devantures en bois où les commerçants accrochaient leurs volets le soir, à la fermeture. J’aimais bien ces droguistes qui vendaient des jouets, des roudoudous, des bâtons de réglisse, des pétards et des lance-pierres…
 
Alors quand je reviens dans ma cambrousse, je préfère penser à ce Paris que j’ai connu et qui restera ainsi dans ma mémoire, pour longtemps je crois…
 
Revoir Paris… Ah, Paris !

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08 août 2017

Mémoires et radotages (2)

GSMEcrit le 11 Novembre 2015 :

Cher Papa, que de choses j’aurais à te demander. C’était au moment où nous avions beaucoup d’expérience commune, au moment où nous aurions pu en parler, que nous ne pouvions plus le faire. Cela fait plus de 10 ans...

D'autre part, je crois que c’est au moment où mes enfants sortent de l’enfance, que je sors de la mienne. La béatitude niaise que j’avais à voir et admirer mes enfants laisse place à une douleur lancinante de voir que leur avenir n’est pas assuré. Leur vie sera extrêmement difficile.

J’ai d’énormes remords de les avoir mis sur terre. Et pourtant, dès le merveilleux choc de leur venue au monde, je m’étais promis de respecter leurs personnes, leurs identités. Je ne devais que les protéger, que les aider, pas empêcher leur développement ! Mais je n’ai pas su créer un environnement privilégié et pérenne. Et ça, je n’y ai pas pensé ! Je n’ai pas pensé une seule minute, que je ne pourrais pas leur assurer un empire financier, ou bien un environnement sociétal fait de réseaux, de renvois d’ascenseurs, sorte de communautarisme entre privilégiés…
Et pourtant, j’aurais du y penser ! C’était mon devoir ! Et si j’avais eu cette démarche intellectuelle, j’aurais compris que n’étant pas capable d’atteindre de tels objectifs, il aurait été plus prudent de ne pas se hasarder d’engendrer des enfants, futurs malheureux sur terre !

Alors maintenant, j’me trimbale avec ces remords et ces souffrances, d’être impuissant pour l’avenir de ceux qui comptent plus que moi.

Finalement, l’égoïsme est parfois une vertu ! Ne pas faire d’enfant n’aurait pas été qu’une insensibilité aux autres, mais en l’occurrence, plutôt une prévenance, une bienveillance envers mes prochains…

Mon égoïsme, en fait, a été de les faire venir sur cette terre sans avenir ! De ça Papa, j’aurais bien voulu débattre avec toi. Oh, je sais bien, tu aurais dit « Mais tu ne pouvais pas savoir ! Ce n’est pas de ta faute ! Tu as fait tout ce que tu as pu ! Et puis, c’est à eux de se démerder ! ».

Tu les aimais tant, mes petits ! Un jour, tu as dit que tu n’en revenais pas, le jour où je t’ai mis Toto dans les bras, quand il était un tout petit nourrisson. Et Maman non plus ! Vous bichiez comme des vieux poux ! Quelle drôle d’expression, d’ailleurs. Elle vient de vous deux. Belle époque de ma jeunesse, insouciante, confiante en vous et en l’avenir, pressé que j’étais de devenir grand, de partir, d’aller m’envoler vers les cimes… Quelles drôles de cimes d’ailleurs ! Le soleil pas si haut que ça, a du me brûler les ailes, sûrement !
Mais j’étais resté pendant cinquante sept ans un enfant, dans ma tête. Un enfant rempli de rêves et d’espoirs, confiant en moi-même, confiant dans le destin que nécessairement mon opiniâtreté me ferait obtenir, à la force des poignets… Ou plutôt à la force de ma volonté, de ma capacité de raisonnement, de mes dispositions techniques, organisationnelles…

N’était-ce pas très puéril ? J’ai vécu dans l’illusion imbécile… Enfin disons que cette illusion a fonctionné pendant cinquante sept ans… Et puis, depuis… depuis huit ans… La réalité est là, sous mon nez ! Triste réalité, implacable ! Prisonnier que je suis de mes incapacités nouvelles !
Tiens par exemple : Cela fait plus d’une semaine que je ne parviens toujours pas à trouver une solution technique pour réaliser le supportage de mon tuyau de descente d’eaux pluviales… Putain de merde ! Dans le temps, le lendemain, au réveil, j’aurais eu la solution. Je suis certain que la solution est simple ! Mais putain ! Je ne la trouve pas !

NDLA : J'ai depuis, eu la solution grâce à un ami blogueur et à mon copain Mario...

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25 juillet 2017

Déficit Budgétaire Zalandeau

 

GSM

Jeudi 1er janvier 2015 :

 

Ça y est, "ma" cour des comptes a finalisé mes comptes pour 2014 ! (Ils sont meilleurs que ceux de la France sous Hollande).
Bien sur j'ai un déficit de 1,94% au lieu des 9,63% prévisionnel... Cela est du en partie à une économie de chauffage, la météo 2014 ayant été plus douce que prévue. La deuxième cause est que mon petit dernier a interrompu ses cours d'auto-école... Donc, que des causes indépendantes de ma volonté, mais qui vont dans le bon sens...

Par contre 2015, ce n'est pas gagné.

Il n'y a bientôt plus de pognon de coté.

 

Et pourtant il faut que j'arrive à un équilibre, très rapidement. Et cela, en dépit des augmentations des prélèvements CSG (auxquels j'espère encore échapper pour 2015), du blocage des retraites, des augmentations d'assurances, de la taxe d'habitation, de la taxe foncière, de l'EDF, du gaz, de l'eau et de l'assainissement. 

 
Mes atouts : mon cadet a le RSA, donc économie d'entretien, le petit a fini ses études, donc économie de car et de cantine (et heureusement il sera encore à charge fiscalement à cause de la déclaration en décalé d'un an), je vais diminuer à son terme le forfait mobile mensuel, je vais baisser le capital de l'assurance décès de moitié... Le reste c'est la bouffe... Diminuer les extras (un kébab par semaine, c’est trop)...
 
Retour à l'équilibre de mon budget ? Objectif : 2016... Ils vont bien inventer quelques pompage de fric supplémentaires... Je suis très pessimiste Il n'est pas près d'avoir ma confiance le petit gros...
 
Ah, mon con de Hollande ! Tu croyais que tu allais boucher les trous en nous rationnant... Hé bien non ! Ton PIB, je vais te le faire descendre... Et même puisque tu n'es pas patriote, je vais faire pareil : Fini les courgettes et les aubergines Françaises deux fois plus chères que les espagnoles ! T’as pas fini d’avoir une balance commerciale à la ramasse, ducon ! 
 
Ma patrie c'est ma famille d’abord, pas toi, gros imbécile ! Et tant pis pour l'économie Française. Ma patrie ce n'est plus que ma famille et rien qu'elle. Ce n'est pas la France qui va me filer du pognon pour compléter les fins de mois...

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22 juillet 2017

Bulletin N° 1 Mercredi 22 mars 2000

GSM

Rubriques du bulletin
 
 
 1  Travail
 
 2  Moral
 
Travail
 
Depuis la fin du stage, mon emploi du temps se décompose ainsi:
Une fois par semaine, je vais à l’ANPE consulter les annonces de “Cadres Hebdo” et relever celles qui  paraissent me convenir. Enfin, quand je dis “me convenir”, je devrais dire “convenir à l’employeur” compte tenu de mon savoir faire.
Le Samedi, ou le Dimanche j’achète le Moniteur et mon beau père me donne les offres d’emploi qui paraissent dans Ouest France.
Le Vendredi ou le Samedi, je reçois Courrier Cadres de l’APEC.
 
Je fais ma petite moisson, dont l’importance est variable. cela va de zéro à 7 annonces par semaine.
J’opère cette sélection pendant le week-end.
durant la semaine, je répond à ces offres.
 
J’accouche dans la douleur, si l’on peut dire, car je ne crée pas plus de trois lettres par jour.
En effet, j’essaye de me mettre à la place du recruteur, et cela prends du temps.
 
Je n’ai pas de jour déterminé dans la semaine pour faire ce travail.
Le seul critère est que j’aie la motivation et que je soie “gonflé à bloc”.
 
Cette semaine sur sept annonces retenues, j’ai répondu à cinq seulement, les autres, poubelle.
 
J’en suis arrivé également à modifier mon C.V. “à la carte”, suivant l’annonce, en modifiant les zones de mon C.V. qui ne sont pas vérifiables.
 
Enfin, cela fait beaucoup de piétinement pour rien.
 
Le rapport est faible. Très peu de réponses, et toutes négatives.
Je préfère avoir une réponse négative, plutôt que rien.
 
Il est humiliant, de prendre autant de temps à concocter une réponse pour avoir en retour un mépris total.
 
Certes, une lettre négative est décevante, mais cela ne dure pas.
Alors que pas de réponse, c’est une alternance d’espoir et de désespoir pendant au moins un mois, et cela fait beaucoup plus mal.
 
Sans compter que c’est un manque de politesse des employeurs.
En temps qu’employeur j’ai toujours répondu à une offre de service.
 
De temps en temps, je bricole sur ma maison, lorsque le moral est entre les deux extrêmes. En général le lendemain j’ai assez de “peps” pour répondre aux offres.
 
Moral
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Mais quand le moral est à zéro, alors là, plus d’activité possible

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