16 octobre 2017

Nous sommes faits de nos rêves

GSM

Quand j’étais petit (je n’étais pas grand, je montrais mon c.. à tous les passants, etc…), mon Papa dans sa volonté de bien remplir son rôle de Père avait semé en mon cerveau une idée : « Travaille bien en classe, sinon tu seras balayeur ! ».
Je fis mienne cette idée et elle fut le germe de rêves (bien que cauchemars, c’était quand même des rêves) où je me voyais muni d’un balai sans espoir d’évolution, sans espoir d’avenir. (Depuis... j'ai appris qu'il n'y avait pas de sots métiers, mais seulement de sottes gens et que le travailleur quel qu'il soit était une personne éminnement respectable)... Alors dès mon réveil, j’étais motivé pour aller travailler, pour faire le maximum d’efforts dans mes études et puis plus tard dans mes différents métiers…
 
Et il est vrai que je fis beaucoup d’effort. Mon QI n’était que de 105 à l’adolescence, après tout et plus je montais dans le niveau de mon cursus scolaire plus c’était difficile et plus je m’acharnais.
J’avais véritablement beaucoup plus de mal que beaucoup de mes copains à comprendre certaines choses, mais toujours ce rêve de l’échec me motivait à faire le maximum malgré mes capacités moyennes…
 
Il y a eu quand même un avantage à cela, c’est que ce que j’ai réussi avec beaucoup d’effort, à comprendre et à apprendre, je l’ai gardé très longtemps en moi, alors que bien des collègues avaient oublié leurs acquis six mois après l’obtention de leurs diplômes…
……….
Mon enfance a été entourée de nombreux héros. Bien sur, il y avait les Robin des bois, les Zorro, les Lagardère, les Thierry la Fronde, mais aussi, des hommes bien réels comme mon Père (ce héros), de Gaulle, le Général Leclerc, Churchill, Kennedy, Jean XXIII, l’Abbé Pierre…
Au-delà de l’admiration de ces grands hommes, le rêve s’est installé. Rêve endormi ou bien rêve éveillé que tout enfant a en jouant avec ses petits soldats, en dessinant, en inventant des histoires…
Ces rêves ont façonné mes convictions, mes idéaux, ma morale au point d’accompagner une grande partie de ma vie.
 
Je crois pouvoir affirmer que pendant toute cette période j’ai été fait de mes rêves et que mes rêves m’ont guidé pour faire ce que j’ai été…
 
… Jusqu’en 2007-2008, dates de ma sortie de route cérébrale et de ma mise au rencart comme objet obsolète… Les rêves d’avant se sont enfuis, une dure réalité nouvelle se mettait en place avec ses frustrations et de nouveaux cauchemars complètement négatifs cette fois… Le rêve n’était plus moteur, il était incendie, il était explosion et pour la première fois il était le passé et non plus le futur…

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09 octobre 2017

Bulletin N° 7 Dimanche, 25 juin 2000

GSM

Rubriques du bulletin
 
 1  Travail
 2  Moral
 
Travail
 
J’ai participé à mon septième entretien. Sept entretien pour 18 lettres avec mon nouveau CV.
Bon, maintenant le CV ça va, mais les entretiens ne vont pas du tout.
 
Je suis trop familier, trop détendu, trop expansif, trop hors sujet, trop excité, bref je ne convaincs pas.
 
Je ne sais pas me vendre.
 
Le taulier me propose de continuer au delà de mon CDD. en CDI...
Je lui ai dit que j’avais deux autres propositions en vue et que je lui donnerai une réponse  pour le 30 juin.
 
En fait je n’ai rien d’autre en vue.
 
Le stage ICOPREF que j'avais effectué l'hiver 1999/2000 m’ a-t’ il profité ?
 
- J’utilise la méthode comparant CBTP, CBTE, CRTE pour démontrer le glissement spectaculaire des chantiers.
Cela n’est spectaculaire que pour moi, le patron n’y comprenant rien du tout, toujours plongé qu'il est dans les vapeurs alcoolisées.
Quand je pense que André Huot (le formateur ICOPREF nous avait assuré le succès garanti !!!
 
- La technique de créativité m’a réussi pour créer mon dernier C.V.
 
- Le diagramme Causes-effets et l’AMDEC m’ont servi à prouver l’innocence de mon entreprise et à récupérer les 23000 f que mon client devait à ma boite qui n'est toujours pas fermée... Il faudrait que je prenne le temps de la fermer...
 
 
Moral
 
Ma tension est redescendue.
Je m’endors avec de l’Athymil 30. Sinon, niet !
 
Je n’arrive pas à me faire à l’idée que je ne suis plus cadre. Je me révolte à cette idée, et à d’autres moments je me sens dégradé, humilié, une merde!
 
Je dépéris sans réelle responsabilité.
 
Depuis que je travaille près de chez moi, mon couple ne fonctionne plus du tout.
 
Ma compagne m’ a même dit qu’ elle va chercher un H.L.M. Est-ce un coup de bluff? Est-ce que cela a dépassé sa pensée? Le pense t-elle vraiment?
 
Jamais je n’ai réussi a discuter finances avec elle depuis ma nouvelle situation.
Elle continue à dépenser son argent comme avant.
 
Je n’ai pas assez pour vivre, car en fait, dans mon budget je n’avais pas prévu l’argent de poche, mes habits, les travaux dans la maison, etc... Je tape dans mes économies...
 
Elle a acheté un incinérateur puisque le précédent a été donné au ferrailleur.
Elle m’a dit que c’était le sien et qu’il n’était pas question que je m’en serve...
 
Jamais je ne lui ai fait semblable réflexion sur quoi que ce soit. Et pourtant la voiture qu'elle utilise, le toit au-dessus de satête sont les miens, mais je n'aurais jamais eu l'impudence de lui balancer ça à la figure !
 
Je commence à croire que ce qui lui a plu en moi, c’ était ma place  dans la société (ingénieur et chef de service à l’époque).
D’ailleurs, ne m’a t-elle pas dit une fois  qu’elle avait remarqué ma voiture en premier ( ma Muréna que j’ai vendue en février 98 pour payer mes salariés). Je pensais que la plaisanterie était de mise. Je n’en suis plus si sûr à présent.
Elle a retiré les bagues que je lui ai offert. Elle n’ arbore plus que les bijoux de l’autre, le précédent.
Elle a encore dit à mon aîné d’aller voir chez son vrai père si c’était mieux.
 
Décidément je n’ai pas de chance avec mes compagnes.
Ma première femme m’ a traité un jour de minable ! Je ne lui ai jamais pardonné cela. Elle se bourrait la gueule, était-ce mieux ?
Ma seconde ne me l’a encore pas dit mais son comportement vaut-il mieux?
 
Bref, mes objectifs sont :
 
- Retrouver un boulot de cadre à responsabilités, en déplacement (si ce rêve est accessible à un homme de cinquante ans).
-  La laisser refaire sa vie. On est toujours mieux seul que mal accompagné...
- Maigrir. J’ai perdu 2 kilos. Il me faut mobiliser ma volonté pour perdre encore 15 kilos.
 
L’inconvénient, (si je repars en déplacement) est que je ne verrais pas grandir mes deux petits... Ni le grand...
 
Si seulement j’avais le courage d’en finir...

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07 octobre 2017

Mémoires et radotages (140) – Marchons, marchons… Qu'un Macron impur abreuve nos sillons

GSM

Écrit le 06 octobre 2017.
 
Avant-hier, il faisait beau… J’ai marché… Hélas j’avais chaussé des bottes zippées étanches que j’ai perçues en 2008 et jamais mises… De plus j’ai revêtu ma vieille combinaison de saut à laquelle, idée idiote, j’avais rajouté les sangles de sous-pied…
Non seulement les bottes n’étaient pas cassées et faisaient mal, mais les sangles de sous-pieds équipées d’anneaux demi-lunes et de mousquetons me compressaient les os saillants des chevilles et de surcroît, ces sous-pieds tendaient les bas de jambes de la combinaison de sorte que le départ métallique des fermetures éclair serrées par les bottes, me meurtrissaient fortement …
 
J’ai quand même fait mes 8 bornes environ… Au départ, cela fait de plus en plus mal, mais si on s’obstine, au bout d’un moment on parvient à s’habituer à la douleur et à s’arc-bouter sur une idée simple : Continuer, coûte que coûte…
 
Cela m’a rappelé de cuisants souvenirs vécus il y a si longtemps.
En 1978, les rangers données par le fourrier, bien que déjà portées par un autre, n’avaient pas eu le temps de s’adapter à mes pieds (et inversement)… Les chaussettes étaient toutes usées et inaptes à leur utilisation… Il y avait trop de frottement même sur la plante des pieds… J’avais fini par avoir les pieds en sang (quand les ampoules crèvent, les blessures vont plus profondément et saignent). La fin de ces 4 jours de marche avait été très difficile, à cause, non pas de la douleur qui était lancinante, mais de la grande fatigue que celle-ci génère.
C'est aussi à cause de ce souvenir, que je ne me suis pas arrêté pour enlever les sangles de sous-pieds, pour voir si je serais aussi volontaire qu'à l'époque, bien que la douleur soit localisée aux chevilles et non plantaire...
 
En 2006 également, pour seulement quelques 30 petits kilomètres d’entraînement, je me suis cloqué les pinceaux, par une simple bêtise : J’avais mis des socquettes d’été dans des rangers… A-t-on idée d’être aussi con !…
 
Dans les deux cas précédents, il ne fallait pas arrêter, sous peine de ne plus réussir à repartir… Une fois qu’on est arrivé à destination et soigné, on ne parvient plus à marcher. Chaque pas devient un problème et engendre souvent un juron… Alors c’est le repos du guerrier ou du sportif, cela dépend…
 
Heureusement qu’en 2008, j’avais emporté mes chaussants personnels, ‘Patriots’ et grosses chaussettes… Je n’avais eu aucun problème pour cheminer dans des territoires difficiles d’accès…
 
Oui… Alors pourquoi je racontais tout ça ? Ah oui avant-hier j'ai fait à peu près 8 bornes… Du coup hier je change d’accoutrement et je mets des rangers fines (Anciennement pour officiers ou gendarmes). Je veux aller plus loin que la veille… Manque de pot, une douleur de l’articulation de la hanche droite, probablement de l’arthrose, m’a fait renoncer au bout d’un seul kilomètre… « Allo ! Tu peux venir me chercher ? »…
 
C’est ch…. De ne pas pouvoir faire ce que l’on veut… mais seulement ce qu’on peut… Marchons, marchons... si on le peut, parce qu'après, on pourra plus.

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06 octobre 2017

Mémoires et radotages (136) – La vie, la mort, l’amour

GSM

Quand quelqu’un que l’on aime, parent ou ami nous quitte à tout jamais, c’est un peu de nous-même qui disparaît avec lui.
 
Et pourtant il faut s'habituer à l'idée de la mort... A l'idée de quitter ceux qu'on aime par dessus tout.
 
Pourquoi nous fallait-il naître un jour ? Pourquoi nous faut-il mourir ? Pourquoi cette douleur ? Pourquoi ces blessures qui difficilement, se referment avec le temps ?
 
Aurons-nous vraiment existé ? A quoi cela aura-t-il servi ? Qu’aurons-nous fait d’utile ?
 
Pourquoi ne savons-nous que créer la douleur, celle qui persiste et s’apaise si lentement ?
 
Pourquoi les instants de bonheur sont-ils si fugaces et s’effacent comme une nuée un soir d’été ?
Pourquoi la mémoire disparaît, elle aussi ?
 
J’étais à… C’était en… Ils étaient si beaux en habits de rêve, leurs âmes étaient si belles et je les vis peut-être, si étincelants en leurs sourires innocents… Il parait que je les aimais « pour l’infini des temps ». Sont-ils gravés dans une matière qui va disparaître seulement à la fin d’une vie ? Ou plus ? Ou moins ?
 
Peut-être qu’un bout de papier en conservera la trace… Pour qui, pour quoi ?
Aimer et être aimé sont les seules choses qui importent. Pour un an, pour dix ans, pour la vie… On ne sait pas…
 
Il ne restera que quelques papiers jaunis, emportés par le vent…

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29 septembre 2017

Bulletin N° 6 Mercredi, 31 mai 2000

GSM

 
Rubriques du bulletin
 
 1  Travail
 2  Moral
 
Travail
 
J’ai affaire à des entreprises qui sont les mêmes gros cons que j’ai côtoyé à la F.D.B (Fédération départementale du Bâtiment)... Forcément on est dans le même département de gros cons !
Ils font des devis à la louche en deux lignes pour décrire tout un chantier comprenant des dizaines de prestations et divisent leurs prix par 3 en une journée, ce qui en dit long sur leur façon de faire des prix.
Aucune culture du service au client.
Toujours est-il, qu’une de ces entreprises (certifiée d’ailleurs!) n’intervient pas. J’angoisse, bien que je me sache non responsable. J’ai des brûlures d’estomac et ma tension est montée à 16/10. Aucun moyen de pression ne les affecte. Et si on les menace de pénalités, ou de procès, ils s'en foutent. Jamais vu ça !
J’ai voulu un petit salaire, je l’ai!
J’ai voulu un travail peinard, c’est loupé!
 
Et pour couronner le tout, mon patron l'architecte, pour faire des économies m'emmène à une réunion de chantier... 160 KM/H, tout au long du trajet sur des routes vicinales !!! Dans l'habitacle, il règne une odeur de distillerie ! Lui, il n'a pas peur, puisqu'il est bourré ! Mais j'ai bien cru y laisser ma peau, surtout quand on a fait un demi tête à queue !!!
Crever pour un si petit salaire, non !!!
Je n’ai plus qu’à rechercher un autre job. Ça n’a pas l’air, mais c’est difficile de chercher un boulot quand on travaille!
Moral
 
Mon moral est bas. Ma tension est haute!
 
Parce que je fais un début de dépression, d’après mon toubib. Alors j’ai fait un petit tri croisé sur mon anxiété. Qu’est-il le plus dur?
 
Résultats :
 
-Me rendre compte de mon insignifiance                                               53,5 points.
-Me sentir minable                                                                                  52,5 points.
-Ne pas pouvoir me servir de mon savoir faire                                       52    points.
-Savoir que les gens de 50 ans ne sont pas embauchables (ou si peu)    48,5 points.
-Avoir peur de l’avenir                                                                            46,5 points.
-Etre incapable de maîtriser mon travail actuel (mais qui le pourrait?)  45 points.
-Voir diminuer mes facultés intellectuelles                                             42,5 points.
-Etre anxieux pour les études des deux petits                                         42    points.
-Avoir un petit salaire                                                                             41,5 points.
-Avoir à terme une petite retraite                                                            41,5 points.
-Avoir beaucoup de soucis dans mon travail                                          41,5 points.
-Avoir à terme un petit chômage                                                            41    points.
-N’être plus cadre                                                                                   40,5 points.
-Ne pas avoir droit au chômage dans un avenir proche                         40,5 points.
-Avoir un C.D.D. de 3 mois                                                                   37,5 points.
-Avoir de l’appréhension pour l’avenir de mon fils aîné (alors que lui s’en fout) 37    points.
-N’être pas aimé de ma compagne                                                        34    points.
-Avoir perdu ma force physique                                                            27,5 points.
 
 
 
En fait, je ne gagne pas assez de salaire pour vivre, mais j’ai en même temps l’impression de gagner trop pour les résultats professionnels que j’obtiens. Étrange paradoxe qui me met en mauvaise posture pour revendiquer plus, et même, pour vouloir continuer. Il me faut ajouter que cela fait maintenant 4 fois que je vois le taulier en état de distillation prononcée (sans compter les fois où je ne suis pas là pour le voir).
 
Je ne présage rien de bon à continuer de travailler pour un homme présentant des pertes de mémoires pouvant m’être préjudiciable, qui se prend pour Don Quichotte quand il est plein et qui redevient Sancho Pança à jeun.
 
Je n’ai plus qu’à placer mes espoirs dans mon sixième entretien qui aura lieu la semaine prochaine.
 

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19 septembre 2017

Mémoires et radotages (129) – Le verre à moitié plein ou à moitié vide

GSM

Depuis que je m’éloigne temporellement de plus en plus de ma période d’activité professionnelle, quand je porte un jugement sur cette époque, je vois de moins en moins le verre à moitié plein et de plus en plus, par conséquent, le verre à moitié vide.
Je dirais même, que je vois un verre presque totalement vide… Ce dont j’étais fier et content, n’est plus qu’inutilité de prétentieux, poussière cosmique, rien ! Par contre tout devient échec, nullité, à commencer par cette non-réussite chronique dont je suis en grande partie responsable, aidé en cela par une chance pas toujours de mon coté…
 
Je ne dirais pas cependant, que la malchance était mon pain quotidien, car il ne m’est rien arrivé de fâcheux, finalement ! Simplement le petit coup de pouce du destin n’a pas été là… Il faut dire aussi que je n’ai pas souvent pris les bonnes décisions dans les grands choix de ma vie… Mais à ma décharge, on ne sait que les décisions sont bonnes ou non, que très longtemps après…
 
Les femmes… Un véritable échec aussi ! Passés les trois ans fatidiques d’amour hormonal, c’est le chaos…
 
Mais finalement, quand je réfléchis bien, j’ai une chance phénoménale… J’ai deux amis indéfectibles depuis 42 et 35 ans et surtout trois enfants les plus formidables du monde que j’aime et qui m’aiment et cela depuis 29, 28 et 25 ans ! Ce sont les grands amours de ma vie. Et cela, c’est inappréciable !
C’est d’autant plus inappréciable que je ne pense pas avoir mérité cet amour ! Qu’ai-je fait à mes enfants à part les avoir mis dans un monde qui est l’antichambre de l’enfer !
 
Cela ternit bien évidemment ce bonheur d’avoir des enfants formidables que je n’ai pas su préserver et que je ne pourrais pas préserver…
 
Là encore, c’est un verre vide ou plein ? Quel crève-cœur !

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16 septembre 2017

Bulletin N° 5 Samedi, 6 mai 2000

GSM

Rubriques du bulletin
 
 1  Travail
 2  Moral
 
Travail
 
Je viens d’avoir un cinquième entretien.
Toujours grâce à mon CV dernier modèle. Je m’aperçois que je prends une trop grande liberté, puisque, inconsciemment, je m’accoude sur le bureau de mon interlocuteur.
 

On verra bien.

Moral
Mon moral est bas.
 
Quelle peut en être la raison?
 
J’ai découvert que mon patron,  en plus d'être architecte, est un vrai alambic, ce que je n’apprécie pas du tout. Cela sent l'alcool comme dans une distillerie...
Il ne m’informe de rien, et je découvre les problèmes à mes dépends.
Je sers de bouclier, ou plutôt, l’image est meilleure, je suis pris entre le marteau et l’enclume.
C’est une situation que je n’ai pas envie de subir très longtemps!
Le classement est anarchique que dis-je, bordelique, inexistant.
En m’embauchant, il m’avait dit que c’était un de ses soucis, mais quand je lui propose d’organiser une réunion pour définir un classement des
dossiers, alors là plus personne.
Il y a loin de la coupe aux lèvres!
 
Mon aîné ne fout rien au lycée, il est fainéant et contrarie ma nature, ainsi que les ambitions que nous avions pour lui.
 
Ma femme est de plus en plus teigneuse.
Certes, elle est très mal traitée par son patron, qui à mon avis est à moitié fou, disons, psychopathe.
Il dit aux uns du mal sur le dos des autres et inversement, en prenant soin que les gens concernés s’en doutent.
Il change l’organisation plusieurs fois par jour, d’où pas d’organisation.
Il engueule les gens pour avoir fait ce qu’il a demandé de faire peu avant.
Il est le principal obstacle au bon fonctionnement de son entreprise, et faisant régner la terreur, il agit comme s’il voulait bloquer l’initiative et la responsabilité du personnel. Il ne s'en ptrend pas à moi, bien sûr... Et cela vaut mieux...
 
Ma femme est très stressée.
 
Mais de là à me harceler et à reporter sur moi le comportement de son patron à elle, il y a une frontière dont je n’admets pas le franchissement, en fait je ne peux plus la supporter.
 
En résumé, j’avais envisagé à défaut d’ambition légitime de carrière, un bonheur tranquille, fait d’attentions et de tendresses.
 
Qu’est-ce que je peux être con, à mon âge! (NDLA : Je confirme j'étais déjà con à 50 ans)...
 
Je me donne à fond dans mon travail, bien que ne l’aimant pas, et je n’ai rien envie de faire à la maison..
Je n’aime pas mon travail, je n’aime pas être à la maison et supporter ma harpie, je n’aime pas ma vie.
 
Bref j’ai encore fait le mauvais choix.
 
On dirait que la vie ne m’a rien appris.

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14 septembre 2017

Mémoires et radotages (128) – Le complexe de l’habillement

GSM

Je parlais récemment du « Friday ware » que j’avais fait pénétrer chez mon dernier employeur…
Je dois préciser que lorsque j’avais pris la décision sur mon dernier chantier, d’organiser la rotation des camions de livraison, parce qu’aucun andouille parmi mes collègues ne voulait se lancer là-dedans, je me changeais de tenue et adoptais le treillis et les rangers pour aller mettre les pieds dans la boue l’hiver ou revenir blanc de poussière l’été… Deplus la tenue lézard influençait beaucoup l'aptitude à l'obéissance des différents chauffeurs et personnels de manutention...
Personne n’avait osé me faire da remarque sur mon habillement ! Sauf le Directeur d’affaires que j’avais envoyé bouler en lui rappelant qu'autrefois dans sa caserne, il était peut-être tiré à quatre épingles, mais qu’en manœuvre je ne pense pas que ç’avait été le cas (C’était un officierl de carrière, retraité en tant que Lieut-Col, appartenant à cette catégorie de rombiers qui ont le droit de piquer le travail des chômeurs en plus de leur retraite et de critiquer ceux dont ils ne sauraient même pas faire le boulot) !
 
Je me souviens que le patron précédent (père du dernier et supérieur du Directeur d'affaires), décédé au boulot, avait failli lourder un jeune Tech Sup à peine embauché, parce qu’il était venu le premier jour au boulot en pantalon de velours, pull et sans ceinture ! Quel crime abominable ! J’avais pris le jeune homme à part et lui avait demandé « Veux-tu rester dans la boite ? »… Je lui avais expliqué le code vestimentaire obligatoire à arborer dès le lendemain et lui avais donné son après-midi pour faire ses emplettes… Il a ensuite été très apprécié !
……….
Personnellement, depuis que j’ai quitté la vie professionnelle, j’ai un gros problème avec l’habillement, ou du moins, j’ai en moi un conflit entre habillement et apparence !
 
Je déteste être mal habillé lorsque je n’ai pas d’activité salissante… Je me "costardise" donc !... Pour des raisons pratiques, j’aime bien avoir tout sur moi et ne pas trimballer un sac  comme certains le font… Les costards civils ne sont pas pratiques à cet égard… J’ai opté depuis des années pour des tenues militaires d’occasion, que j’obtiens pour des bouchées de pain et que je modifie pour les mettre à ma taille. Elles comportent 4 poches extérieures boutonnées, ce qui me convient parfaitement… J’ai 'civilisé' ces costumes en mettant des boutons ordinaires et des cravates fantaisies… Je me suis d’ailleurs confectionné deux d’entre eux. Je suis bien dans ma peau ainsi ! Sauf que le regard des autres m’insupporte au plus haut point ! Plus personne ne s’habille en costard, ni en plus, comme les miens… Alors des gens me regardent comme des vaches regardent passer les trains… J'emprunte donc des trottoirs de rues moins fréquentées, parce que je ne cherche pas à me montrer aux autres mais à me plaire à moi-même ! Mais bien sur, je ne parviens pas à écarter tous les regards inquisiteurs, surtout dans les lieux fréquentés… Même en treillis, on me regarde !
 
Finalement, ça me fait chier ! Le monde me fait chier ! Je ne regarde pas les autres. Que les autres regardent ce qu’ils veulent, mais cessent de me regarder ! Ils m’emmerdent !
 
Cruel dilemme entre habillement et apparence ! Je ne trouve pas la soluce…

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10 septembre 2017

Bulletin N° 4 Dimanche, 23 avril 2000

GSM

 
Rubriques du bulletin
 
 
 1  Travail
 2  Moral
 
Travail
 
C’est finalement à quatre rendez-vous dont trois grâce à mon CV dernière mouture, que je me suis rendu.
 
Le premier, chez un économiste  où il fallait être opérationnel tout de suite. Je ne faisais donc pas l’affaire.
 
Mon choix s’est donc fait entre un poste relativement bien payé dans une entreprise nationale de construction sur paris en CDD de quatre mois avec beaucoup de dépenses de déplacement à ma charge et une place mal payée chez un architecte mais à coté de chez moie en CDD de trois mois.
 
J’ai donc choisi la deuxième solution.
 
J’ ai commencé à travailler le 14 Avril.
 
Je viens d’avoir un quatrième entretien, celui pour un poste de R.A.Q. sur toute la France. Le recruteur était trop sympa, je suis tombé dans le piège de la trop grande convivialité et du coup, je n’ai pas exprimé complètement mon savoir faire.
 
 
Moral
 
Mon but était un petit boulot avec un petit salaire près de chez moi pour voir mes enfants grandir.
 
Résultat atteint à 100%.
 
Certes j’ai retrouvé un statut social normal.
Mais les choses ne sont pas si simples. Après tout ce n’est qu’un CDD de trois mois.
De plus c’est la première fois que je ne suis pas cadre : Vérificateur chez un architecte.
Je n’ai pas beaucoup de responsabilité. Je ne me doutais pas que les responsabilités et la lutte contre les problèmes complexes me manqueraient autant.
De surcroît, cet objectif bas était basé sur le fait que ne trouverai plus de place à objectif haut. En fait, j’avais le choix, et j’ai pris l’objectif bas...
 
Les conséquences ne sont pas non plus celles que j’attendais.
 
-Comme j’arrive de bonne heure, et bien, je ramène du travail à finir. Drôle de comportement. C'est tout moi, ça !
-Comme je ne suis pas en déplacement je subis chaque jour les attaques de roquet, de la part de ma compagne.
 
Alors finalement, le moral est mitigé.
 
 
Je reporte donc mes espoirs sur ce quatrième entretien pour lequel j’ai envoyé une lettre  de synthèse, ainsi qu’ un additif complétant l’explication de mon fonctionnement.
Et puis, je vais recommencer à regarder les annonces.
Le roquet commence à me faire monter la pression et j’ai bien peur d’exploser d’ici peu.
Finalement, vivre éloignés pendant la semaine est peut être la seule solution pour faire durer mon ménage. L’inconvénient est que je ne profiterai pas de mes enfants.
Le drame est Cornélien...

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08 septembre 2017

Mémoires et radotages (127) – Le domaine du secret

GSM

Je reprends, pour en faire une comparaison, ce que j’avais exprimé avec mon Grand fils. Il aime à expliquer son travail. C’est vrai qu’il est assez volubile à ce sujet et pour tout dire assez bavard… Il me perd dans des détails auxquels je ne comprends que dalle et qui ne me captivent pas, obsédé par la question de fond : Comment parvient-il à survivre avec des revenus si bas et si aléatoires ? Mon pauvre Fiston…
 
Quand j’y repense… Entre mon père et moi, cela se passait très différemment… Il me demandait fréquemment ce en quoi consistait mon travail… Et il est vrai, que, contrairement à Kiki, j’étais très peu loquace à ce sujet… Soit je donnais une définition très succincte, sans m’étendre sur le sujet, soit, carrément, je disais que ce n’était pas intéressant et ne méritait pas d’en parler, ou bien je prétextais qu’en vacances ce n’était pas le moment d’évoquer des sujets qui fâchent !
A aucun moment je n’ai exprimé mes angoisses de recherches d’emploi ni mes difficultés professionnelles, ni même la fierté de mes "exploits" ; c’est à peine si je signalais à ma mère au téléphone un nouvel emploi… Et encore, quand mon occupation du moment faisait partie du domaine public ; sinon cela restait secret pour tout le monde… Il est vrai aussi, que j’ai préservé de la même façon mes enfants et mes conjointes… Autant que faire se peut (sauf dans la période patronale, où j’ai employé ma compagne à des tâches de comptabilité et de relance clients : Hé oui, comme Fillon !) !
 
Et pourtant, j’étais assez fier de ce que je faisais. A l’époque de ma vie professionnelle, je voyais bien plus souvent le verre à moitié plein que celui qui était à moitié vide.
En fait, je n’ai cherché qu’à me dépasser moi-même, plutôt qu’à me mesurer aux autres… Ce qui fait que dans certains domaines, j’étais bien meilleur que les collègues qui m’entouraient, mais dans d’autres… c’était bien le contraire…
Mais à jouer ce petit jeu, je n’ai pas su capitaliser sur un avancement positif de ma carrière…
Ma personnalité a plu à certains (clients, subordonnés, collègues), mais très peu, à quelques exceptions près, à ceux de mes supérieurs qui détenaient la clé de mon futur…
 
Revenant à mon père… Je tenais de lui cette opiniâtreté au travail… Mais, mais, mais...
Une pensée en entraînant une autre… J’ai gardé un très mauvais souvenir… Quand j’ai fondé ma société, lors de ma quête d’associés, mon père, après avoir acquiescé pour participer au capital à hauteur de 25%, s’était rétracté totalement, quand je lui ai demandé s’il pouvait éventuellement participer à 30%... Au lieu de me dire non pour 30 et oui pour 25, il s’était totalement retiré du projet et m’avait envoyé chier ! Carrément...
 
Outre le fait que j’ai été obligé de laisser participer un de mes amis à 50% alors que je n’avais que 25% du capital et que cela me fragilisait et me mettait en porte-à-faux, je me souviens que j’avais conçu une grande tristesse et une grande déception à propos du comportement de mon père… Il n’avait pas confiance en son fils… Et pourtant j’étais le seul de ses trois enfants qui était, pensais-je, totalement digne de confiance… Je m’étais bien fourré le doigt dans l’œil ! Bien plus tard, après que j’ai fermé la boite et remboursé leurs capitaux aux associés, il s’est excusé…
Et il est vrai, que lorsqu’il me demandait au fil des années « c’est quoi les becquets », ou quelque autre question sur l’activité de ma boite, je n’étais que peu enclin à lui répondre, cela me rappelait de mauvais souvenirs. « Tu m’as envoyé chier pour ma boite et bien cela ne te regarde pas » pensais-je à chaque fois avec exaspération !

Posté par zalandeau à 09:08 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
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