07 décembre 2019

Mémoires et radotages (42) – La sagesse ?

GSMEcrit le 05 mai 2016

 

J’ai souvent évoqué, depuis ces quelques dernières années, le naufrage incroyable que constitue la vieillesse. D’autre part, on dit que la vieillesse amène la sagesse… Je me pose également des questions sur ce concept…
 
Qu’est-ce que la sagesse dans mon cas ?
Je constate parfaitement, bien que je n’y puisse porter remède, l’amoindrissement de mes propres capacités tant physiques que cognitives… Par contre, certains de mes copains et amis, qui, conscients de leurs diminutions de performances physiques, ne se rendent pas compte de leur régression intellectuelle… qui est pourtant réelle, puisque je le constate en les observant…
Si la sagesse est de s’apercevoir de notre décrépitude, alors je suis sage… mais s’il s’agit de s’y résigner sans maugréer, alors je n’en suis pas un… contrairement à mes copains et amis… Mais eux, ont-ils mérite de supporter une déchéance intellectuelle qu’ils ne constatent pas ? Leur manque de lucidité ne peut être de la sagesse ! Quoique !
 
La sagesse, signe d’un certain sérieux affecté, ce n’est pas moi, non plus… Je suis resté un enfant, émerveillé par mes propres enfants. Je les vois comme la huitième merveille du monde… Dans ce cas, un tel manque de lucidité n’est pas, je crois, un signe d’une quelconque sagesse !
Il en va de même des grosses vannes pourries, qui me font rire… J’aime ça et tant pis pour les grenouilles de bénitiers et autres censeurs de la morale et du bon goût ! Futilité n'est point sagesse non plus !
 
Alors la sagesse, en ai-je ?
 
Je crois que j’ai possédé une certaine sagesse, à une certaine période donnée… Cette période est celle qui a culminé mon évolution, avant la redescente vers le crash final. C’était une époque où j’avais acquis le maximum de compréhension des mécanismes du monde qui m’entourait. Je ne veux pas dire que j’avais atteint toute la compréhension universelle… d’autres en ayant acquis davantage que moi… mais, disons que j’avais acquis mon maximum, atteint mon seuil d’incompétence… D’ailleurs, on devrait dire « mon plafond de compétence »…
 
C’est la période où j’ai été le plus efficace, le plus juste, essayant de maintenir les exemples pris chez mon père, chez de Gaulle, mon père spirituel et à la diffusion de Zorro, véritable modèle de justice…
 
Chimères, idéalisme… ne constituent pas de la sagesse… Peut être de l’imbécillité… Guère plus...
 

Posté par zalandeau à 09:48 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :


23 novembre 2019

Changer d'emploi, scoumoune et déception


GSM

Écrit le 15 mars 2007
 
Mon « chasseur de tête » a donné de ses nouvelles.
Sur sa demande je lui envoie des docs prouvant ma créativité : mon catalogue produits de mon ancienne boite, le manuel assurance qualité, une instruction de pose, des plans de fabrication de moules métalliques, un organigramme.
J’espère que j’ai un peu progressé sur ce poste.
 
Je boite toujours, mais j’ai surtout mal. Espérons que cela ira mieux le jour du rendez-vous…
 
Écrit le 18 avril 2007
 
Comme d’habitude, ça s’est passé comme d’habitude.
Sauf que là, je n’ai pas eu de pincement au cœur, lorsque le cabinet de recrutement m’a annoncé que son client s’était orienté vers d’autres cabinets de recrutement. Je m’y attendais tellement, vu le temps passé à attendre.
Il m’a confirmé qu’il n’avait eu que moi comme candidat dont le profil était le plus en adéquation avec la définition recherchée. Mais l’Entreprise veut exactement le profil : huit tentacules, deux cerveaux, trois bistouquettes et que sais-je encore ? Qu’ils n’arrivaient pas à trouver le profil recherché. Mais qu’ils n’en démordraient pas pour autant.
 
Ah, que je me sens si con dans ce miroir… J’ai établi une performance inégalée !
D’habitude je finis deuxième, pour une seule place. Là je trouve moyen de perdre contre personne. I’m the king of the world ! The only man who loose against himself ! Même Cassius Clay n’a jamais réussi cela : perdre contre lui-même.
 
Je peux donc vous dire chers amis que vous avez devant vous, l’unique exemplaire, de celui qui saura perdre en toutes circonstances, même contre lui-même, même contre personne. C’est une performance et je vous prie de saluer bien bas ce record du monde, que je n’aurai même pas pu imaginer dans mes rêves les plus fous.
 
Oui, pas le moindre pincement au cœur. Et pourtant je m’y voyais dans ce poste : la façon dont je contacterai les organismes, les entreprises et dont je mènerai les cercles de qualité avec les techniques de créativités que j’affinerai et, et, et…
 
C’est peut-être demain que je réaliserai ma déception…
 

Posté par zalandeau à 09:46 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :

21 novembre 2019

Un mercredi 19, il avait un entretien pour une proposition d'emploi



GSM

C'était en Août 2007. Il se souvient...
 
Le problème c'était que cette boîte, cela faisait sept ans qu'elle le contactait (elle lui a proposé 4 ou 5 fois des missions), mais à chaque fois, rien ne s'était jamais concrétisé...
 
Ce coup-ci, il y avait deux semaines, on lui proposait une mission de 5 ans d'organisation pour la société des autoroutes près de Nice...
La semaine précédente on le rappellait pour une mission longue durée sur la région Parisienne, sans vouloir lui en indiquer la teneur...
 
Ce qui était étonnant, c'était l'inconstance de cette boîte dans les propositions d'embauches, mais la constance dans l'offre de collaboration avortée...
 
La différence, c'est que ce coup-ci, le patron l'invitait à manger mercredi midi...
 
Est-ce que la proposition serait à ce point importante, pour qu'il l'invite à déjeuner avec lui ?
Est-ce que c'était une mission de merde et penserait-il lui faire avaler la pilule en l'enveloppant dans un papier de soie ?
 
Est-ce que, c'était pour le remotiver après sept ans de propositions non tenues et le conserver dans les "réservistes" possibles ?
 
Toujours est-il que, étant donné la pathologie dont il souffrait, la meilleure solution était quand même de rester dans la boîte où il était.
Pour le lourder, il fallait à l'époque un processus plus lourd pour son employeur que pour une boîte où il serait en période d'essai, si on s'aperçevait de son handicap cognitif...
De plus s'il était "gardé" moins de 3 mois révolus, il n'aurait pas de chômage...
La mission était probablement en CDD, mais ça ne le gênait pas. Où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir...
 
Il avait consulté les résultats de ladite boîte. Le C.A. était en nette progression, mais le bénéf. n'avait pas bougé. Le taux d'endettement avait augmenté substantiellement, sans être pour autant affolant...
 
Cette boîte était 4 fois plus petite que celle de son employeur. Cela donnait à réfléchir...
 
"Alors j'y vais quand même", dit-il à haute voix. Après tout, il n'était pas obligé d'accepter l'offre que l'on lui ferait...
 

Posté par zalandeau à 09:48 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :

18 novembre 2019

Sujet ? Lecteur ? Non, Humeur !


GSM

2013
 
Je me suis posé la question de savoir si ma façon d'écrire dépendait du sujet ou bien des lecteurs éventuels...
 
L'article que je suis en train d'écrire est un résumé. Je n'ai pas résolu cette question en en jet de plume ou de clavier. Cela a mis un certain temps.
Je dis cela parce que la magie de ces "posts", donne une immédiateté surréaliste à des choses qui demandent du temps et de la réflexion...
 
Finalement, il ressort de mes interrogations, que ma façon d'écrire ces "posts" est essentiellement liée à mon humeur, à mon sentiment du moment...
 
Ceci tranche complètement avec ma façon d'écrire professionnelle qui, forcément, se devait d'être non seulement la plus objective, mais la plus sérieuse et la plus aboutie. Donc, à l'époque, c'était bien le lectorat en premier et le sujet en second, qui imposaient mon style d'écriture, car le seul moyen d'avoir une crédibilité était d'adopter un mode pertinent, un mode attendu de communication, surtout s'agissant de faire passer des idées parfois originales ou dérangeantes.
 
Il va de soi, que je préfère écrire maintenant, parce que j'écris ce que je veux, comme je le veux, sur ce que je veux, quand je le veux, sans aucune auto-contrainte...
 
Bon, je sais, le roi aurait dit "nous voulons", mais je ne suis pas roi, sauf des cons.
 
Voila bien, ci-avant, une phrase déjantée dans ce texte plutôt sérieux. Je peux me le permettre maintenant. C'est un avantage auquel je ne suis pas prêt à renoncer.
 

Posté par zalandeau à 09:47 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :

31 octobre 2019

Mémoires et radotages (15) – Le laxisme mortifère

GSMEcrit le 31 octobre 2015

 

C’était le bonheur, mais on ne le savait pas… moi-même, je ne le savais pas… Ce temps où j’avais des parents, pas riches, mais avec qui nous vivions heureux… Et le 1er Novembre… c’est l’anniversaire du décès de ma mère… Le jour de la Toussaint… Cela a-t-il un sens, de partir le jour de la fête de tous les saints ?… Et je crois que ma mère devait être une sainte. Elle qui n’a jamais éprouvé de haine, de jalousie, de méchanceté… Elle qui n’a prodigué que de l’amour maternel… Oui, je crois…
Ce jour de la toussaint 2011 marquait la fin de cette génération de l’espoir… Depuis, c’est sur moi que repose l’imposante charge d’être le patriarche de la famille… Suis-je assez sage pour mériter cet honneur ? Ai-je accompli mon devoir, comme le firent mon père et ma mère jadis ? Serai-je à leur hauteur ?
Ma mission n’est pas terminée. Je sais que bientôt des évènements adviendront… J’espère en être partie prenante et servir à quelque chose… Au moins à sauver mes enfants…
 
Le monde n’a pas envie d’être sauvé. Le monde va vers sa perte. Le monde veut crever la gueule ouverte… Ou s’il ne veut pas… Du moins il se laisse faire par des apprentis sorciers, dont il ne parvient pas à se débarrasser… par des gens nuls, inutiles et malfaisants…
 

Posté par zalandeau à 09:49 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :


30 octobre 2019

Voyage au bout de la nuit



GSM

Écrit le 5 juin 2007

Le premier pas coûte. Puis on fait le second.
Le trop-plein de notre vie s'écoule.
 
Il ne faut qu'un instant, ou peut-être une éternité, pour qu'enfin le soleil se couche au loin à l'horizon. Le crépuscule noircit et le voyage commence.
 
Nous marchons vers un autre jour, hésitants, maladroits, ne sachant où nous mènent nos pas.
Cette éternité se livre alors à nous, nous enveloppe et nous emporte.
 
Le voyage nous sépare des êtres connus. La vue ne perçoit rien et l'on entend le silence...Un silence absolu et éternel...
 
Vers un autre jour ? Pour qui ? Pour qui l'a mérité, nous dit notre conscience. Dans le silence, seule cette voix intérieure nous interpelle et nous glace d'effroi.
 
Il n'y aura plus d'autre voyage. Derrière le miroir, nul ne peut alors nous voir.
 
Une éternité, une éternité...
 

Posté par zalandeau à 10:28 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :

29 octobre 2019

Après 1 semaine et 1 jour de "vacances"


GSM

Écrit le 4 septembre 2007
 
Après 1 semaine et 1 jour de "vacances", consacrées à des démarches médicales,
j'ai repris le taf aujourd'hui...
 
Je suis toujours aussi nul... J'ai toujours autant de mal à me concentrer, à comprendre, à faire le travail. Et cet épouvantable mal de tête...
 
Et ce qui devait arriver est arrivé. Cela me conforte dans mon appréciation des gens que je fréquente. Zéro, mais pas idiot !
 
Mes jeunes collègues masculins, ont, comme je l'avais prévu, fait part à la direction, de ma nullité...
 
Dans le passé, il m'est parfois arrivé, que par jalousie, parce que j'étais trop compétent, on me débinât, pour essayer de me faire tomber.
Mais en général, je m'en sortais, grâce auxdites compétences...
 
Maintenant, on m'enfonce la tête sous l'eau, parce que par charité, ça fait mal de voir quelqu'un se noyer... Merci, mais donnez-moi le coup de grâce, s'il vous plaît ! Non, c'est plus sadique de me noyer...
 
Jusqu'à avant mars 2007, j'aurais pu dire (sans le dire, bien sur), que je faisais mon travail 2 à 3 fois plus vite et mieux que ces jeunots...
 
Maintenant c'est l'inverse, ils sont 2 à 3 fois plus efficaces et rapides que moi...
J'estime que si j'arrivais à tenir le coup, il me faudrait 36 h de travail par jour, pour arriver à faire ce qu'il font...
 
Je suis énormément diminué...
 
Prochaine étape ? La lettre recommandée pour faute ? (A la 3ème c'est la porte)...
 

Posté par zalandeau à 09:46 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags :

27 octobre 2019

Puis-je parler de la réalité ?


GSM

Écrit le 28 août 2007
 
Puis-je parler de la réalité ?
Puis-je dire la bêtise de mon humaine condition ?
Comment parler de ce bouleversement de ma vie qui me rend proche du débile professionnellement parlant ?
Comment parler de la lecture de phrases techniques ou organisationnelles dont je ne comprends plus le sens ?
 
Comment expliquer que, en vacances, m'occupant des formalités d'inscription de mon cadet à l'IUT, je n'y comprenne rien et ne retienne rien ? Je suis obligé de sous-traiter à ma compagne la compréhension et la mémoire.
 
Et surtout, comment envisager la survie, avec ce handicap neurologique ? Le seul point positif, c'est d'avoir développé ou bien révélé à moi-même, une créativité et une certaine facilité d'expression écrite, que je ne me connaissais pas, comme une sorte de "compensation".
 
En revanche, tout fonctionne bien, lorsque je parle de ma connaissance du monde acquise bien avant, ou quand je m'exprime sur des sujets actuels portant sur l'affect.
 
Il me faudrait, afin de "fonctionner" comme avant, pouvoir rendre affectives, les données factuelles de ma vie professionnelle et privée...
Ou bien, changer de métier et trouver une activité me permettant de me servir, de ma créativité et de ma faculté d'expression toutes "nouvelles"...
 

Posté par zalandeau à 11:50 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags :

13 octobre 2019

L' incompréhension

GSM

Ecrit le 2 août 2015

Pour faire suite à deux de mes articles antérieurs, je voudrais compléter mon propos sur l'incompréhension.
 
J'ai eu la chance dans ma vie, de côtoyer, de communiquer avec des gens "hauts placés dans l'échelle sociale" ainsi que des "petites gens", comme on dit...
Qu'on ne voie pas dans mon propos, de sarcasme. Je ne fais que dire les mots sans langue de bois, les mots que tout le monde entend et comprend. Je me dépêche de le faire avant que plus personne ne les comprenne, ces mots, à cause des ravages de la pensée unique.
 
Et bien je peux affirmer, sans aucune exagération, que l'on trouve la même proportion de cons et de braves gens dans toutes les couches de la société.
De même l'intelligence peut être aussi affûtée chez un manœuvre que chez un PDG (il aurait fallu que je définisse au préalable le mot "intelligence", mais c'est une affaire de spécialiste, cela prendrait trop de temps et ce n'est pas l'objet de mon propos).
 
Il m'est arrivé de "m'entendre" très bien avec des ouvriers spécialisés parlant à moitié le Français, sur des sujets, dont on riait ensemble, et même si le vocabulaire a des trous, on sentait cet esprit pétillant de l'homme pourvu de raison.
Comme il m'est arrivé d'avoir des mésententes totales avec des gens qui emploient et maîtrisent le même vocabulaire que moi.
 
Ne restons pas dans nos tours d'ivoire. Il ne faut pas que les cadres ne fréquentent que des cadres, que les commerçants ne côtoient que des commerçants, que les ouvriers soient rejetés parmi les ouvriers.
 
Le bon sens et la bonne volonté sont partout. La connerie aussi, mais je l'ai déjà dit.
 
Il y a un trésor dans ces rapports humains que j'ai développé au cours de ma vie. J'incite tout le monde à en faire autant et à découvrir ce trésor.
 
Cette vie fut vraiment très enrichissante...
 
Résumons : Ouverture d'esprit et Dialogue sont les clés nécessaires et incontournables de la tolérance et d'un possible avenir...
 
Post scriptum : Nous sommes tous pétris de sincérités successives et si tantôt le passé était jugé minable, il peut demain paraître formidable!
 

Posté par zalandeau à 09:49 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :

12 octobre 2019

Les bambins ont besoin de nous


GSM

Écrit le 5 juin 2007
 
Les bambins ont besoin de nous.
Plus tard quand ils sont grands, nous avons besoin d'eux.
Mais eux ne regardent plus vers nous. Ils regardent l'avenir.
Un jour ils partiront sans se retourner, nous laissant tout désemparés. Je le sais, j'ai fait de même avec mes parents, qui pleuraient à chaque fois que je repartais.
Oui, maintenant je comprends... que la roue tourne... qu'après avoir gravi la montagne, on en redescend nécessairement.
Mais cette escalade qu'est la vie, on ne la fait qu'une seule fois. Quand on redescend, on comprend que c'est le but ultime. Plus on s'approche du bas, plus on comprend les choses, mais c'est trop tard...
 

Posté par zalandeau à 09:47 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,