01 décembre 2018

Pauvres vies

GSM

Pauvres vies, pauvres êtres, demandant au ciel ce que la vie refuse. Pauvres hères, asservis aux passions dévorantes.
Pauvres créatures en fusion de volupté, mais aux cœurs secs, ne comprenant pas que l’amitié se mérite.
Pauvres amis sincères trompés par l’apparence des mots.
Pauvres vies en sursis dans le silence assourdissant de l’égoïsme.
Pauvres cyniques aux appétits féroces, jamais repus de dévorer leurs semblables et qui finiront ou pas, dans les affres de l’enfer.
 
L’humaine condition est la pire qui soit, porteuse de la mort et du néant.
 

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16 novembre 2018

Humain malsain

GSM

Faire le malin est le propre de l'imbécile. Je suis de cette catégorie, sans doute. Bien que j'aie souvent fait l'imbécile sans faire le malin, afin de voir les réactions, avant de contrattaquer.
Amener les gens à dévoiler leur jeu est relativement facile. Savoir qui bave sur notre compte est un jeu d'enfant.
Je dévoilais alors mon caractère à fond, sans retenue, dans une blitzkrieg aux frappes chirurgicales, si je puis dire... Jamais de riposte en loucedé pour me protéger, je n'ai jamais su faire.
Je n'ai jamais su non plus attaquer les autres en premier, ni essayé de leur piquer leur place. C'est d'un mesquin, d'un minable ! Mais nombreux sont ceux qui aiment l'odeur de la merde...
 
Par contre, j'ai su être machiavélique pour protéger le processus de production, la mission ou l'objectif placé sous mon autorité.
C'est bizarre, cette dichotomie de mon comportement suivant qu'il s'applique à moi ou à mon travail ???...
 
Étais-je plutôt un homme de devoir ? Je pense que oui.
 
Pourquoi la vie n'est-elle faite que de rivalités, de jalousies, de haines, de vacheries, de crocs-en-jambes ?
La nature humaine est ainsi faite, que nous passons notre temps à lutter contre ceux de notre espèce.
Il y a ceux qui aiment ça par perversité ou par intérêt. Il y a ceux qui le font par idéal ou par auto-défense.
 
J'ai la chance d'être sorti de ce panier de crabes professionnel.
Il reste néanmoins les humains du quotidien. Ceux qu'on croise ou qu'on fréquente. Lorsqu'il n'y a pas de nécessité, autant les éviter. Du moins, faut-il éviter les malfaisants. Les autres, on peut les garder... 
 

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14 novembre 2018

Oui je suis souvent con, tant pis

GSMJe suis moyennement content d’avoir une maison-prison,
Une taudis qui sent le le graillon.

 
Je suis content de conduire ma voiture,
Si elle pouvait m'emmener loin, sans retour dans une grande explosion.

 
Je suis surpris de me réveiller lors d’un matin nouveau,
Après chaque endormissement.

 
Suis-je content d’avoir des enfants ?
Serais-je content lorsque l’on ne pourra plus manger tous autour de la même table, faute d'argent ?

 
Je ne suis pas content quand elle est là…
A me faire chier, à m'espionner, la méchanceté à la bouche,
Elle m'ignore sauf pour trouver des prétextes de jalousie…
Je suis très mécontent…

 
Je suis prisonnier de ne pouvoir voyager ni prendre l’avion,
Quelle connerie j'ai faite de l’avoir rencontrée.

 
Je suis content quand mon téléphone sonne, l’appel est de quelqu'un d'autre qu'elle, je suis content…
 
Je suis content de ne pas encore trop faire de fautes aux dictées.
 
Je suis content d’ouvrir mes mails et d’y trouver des mots de la tendresse et des sourires;
 
Je suis content d’avoir des amis authentiques, même s'ils ne sont plus nombreux et qu'ils ont leur vie bien ailleurs.
Ils ont réussi à me supporter au fond de mon trou. Cela devrait suffire à dire que si je suis croyant,

 
C'est pour prier pour ceux que j'aime et non pour moi. Et si je remercie Dieu, c'est pas souvent,
 
Où alors c'est d'avance, quitte à être escroqué.

 

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11 novembre 2018

Memento du 3 mars 2013

GSM

J'ai terminé mon costume hier. Commencé le 12 février, terminé le 2 mars = 18 jours...
J'ai observé que pour chaque problème de mauvaise couture, mes tentatives de raisonnement cartésien en vue de rectifier se soldaient par un échec. C'est en tâtonnant, parfois en faisant le contraire de ce que mon cerveau me dictait, que j'ai trouvé les solutions.
Ajouté à cela, la mauvaise coordination de mes doigts, je peux dire que mes pertes de cognitivité sont plus importantes. Il me faut faire avec.
 
J'ai éprouvé depuis mon arrêt professionnel forcé, un vrai traumatisme : Pouvoir constater la dégradation de mes capacités sans jamais pouvoir y remédier malgré les efforts importants que je faisais.
Cela me rappelle dans un autre ordre d'idée la solitude dans laquelle j'étais en maternelle, quand les mouflets faisaient des ronds aux intersections de leurs interlignes avec leurs colonnes, tandis que, seul à savoir lire écrire et compter, je me sentais dans un monde qui n'étais pas le mien.
Le point commun avec ce souvenir, c'est que depuis 2008 je ne suis pas non plus dans un monde qui est le mien. Sauf que c'est l'inverse, maintenant : Je suis nul et les autres compétents !... Mais je crois que je commence à reprendre le dessus et à accepter cette fatalité. C'est comme ça. Je suis lucide, je m'en aperçois, je ne peux y remédier.
 
Alors je me contente de mes petites victoires obtenues presque par hasard, mais toujours avec opiniâtreté, comme du bon vieux temps où j'étais utile.
 
 
Ecrit le 10 novembre 2018
 
Au fait ! Vu que j'ai perdu 18 kg depuis mars 2013... Je pense que je pourrais diminuer l'ampleur de ce costume... Disons de 10 cm minimum...
 
Encore du boulot en vue... Qui ne sert à rien... Mais ça m'occupera un bout de temps...

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07 novembre 2018

Écrit le 20 mars 2013

 

GSM

 

Souvenirs de tout, souvenirs de toi, de vous, d’eux…
Aventures et aventure… J’ai aimé les aventures, j’ai aimé l’aventure…

 
La mort et l’amour ont été des compagnes de vie… Pourquoi, fallait-il tout cela ? Pourquoi j’ai cherché ? Pourquoi j’ai trouvé ces émotions fortes ? Est-ce le destin de l’homme, que de côtoyer les précipices ? Un certain goût du risque, ne m’a-t-il pas poussé ?

 
Un jour, on quitte sans s’en apercevoir ce monde aventureux de l’action pour entrer dans un autre monde, celui du Souvenir.
Il n’y a plus que des souvenirs, souvenir d’avoir été, souvenir d’avoir fait, souvenir d’avoir gagné, souvenir de satisfaction, souvenir de défaite et de cicatrice…
Les souvenirs ne se racontent pas, ils se vivent, au passé, comme un présent ancien, un présent du passé, pour supporter le présent…

 
Finirai-je mes récits ? En ai-je l’envie ? C’est l’instant du souvenir, un moment d’émotion, d’interrogation et de regret, où il n’est pas de place pour la formalisation, mais seulement pour le retour sur soi-même…

 

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25 septembre 2018

Combien sont partis ?

GSM



Combien sont partis, en disant : Je reviens ! Combien sont partis pour ne plus revenir, sans donner de nouvelles ? Sont-ils heureux ? Sont-ils vivants ? Le cœur est si lourd, le cœur semble vide, pour celui qui reste, pour celui qui attend, mais ne voit rien venir…
L’amitié n’existe pas. L’amitié est un leurre, qui jette des paillettes et déroule ses serpentins.
Il n’est point de cœur aguerri à ces funestes abandons.
On reste tout un jour aux attentions futiles, aux rires forcés de plaisanteries sans joie, aux fous rires inextinguibles en marge du chagrin.
Quand les journées moroses attendent l’ami qui ne viendra pas, quand on se couche déçu par les heures écoulées, sans un signe, sans un mot, sans un souffle, les jours sont tristes et l’avenir n’est plus.
On s’endort dans un noir sarcophage de mélancolie, lisière de la vie, avant-goût du néant.
 
Zalandeau

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22 septembre 2018

Extrait de mon journal du mercredi 2007-09-12 08:06:00

GSM

Message à mon supérieur et ami :
 
Il y a deux personnes en moi, dans mon cerveau :
 
La première personne, est celle qui a subi une baisse de sa rapidité d’exécution du travail (divisé par environ 6). Elle a énormément de mal à traiter des données factuelles. Elle lit les mots et ne comprend pas les phrases d’un CCTP ou autre document technique alors qu’avant elle comprenait et enregistrait dans un coin de sa mémoire. Elle ne retient pas les choses factuelles. Elle relit plusieurs fois, en se concentrant à mort, pour arriver à comprendre.
Elle ne comprend plus grand-chose aux problèmes techniques évoqués lors d’une réunion. Non pas parce qu’elle ne comprend plus la technique, mais qu’il lui faut beaucoup plus de temps pour comprendre. Alors, comme on ne répète pas et qu’on passe à un autre problème et bien elle n’a pas le temps de comprendre quoi que ce soit.
Elle se concentre et a un mal de crâne terrible. Elle est obligée de faire des pauses afin que le mal de tête cesse. Cet effort terrible la fatigue, ce qui n’arrange pas son inefficacité et on peut la voir bailler vers dix heures du matin, déjà épuisée. Elle fait plein d’erreurs. Elle passe beaucoup de temps à les corriger. Il y a des erreurs qu’elle ne voit pas, dont certaines sont détectées à temps ou trop tard par ses collègues. Mêmes les tâches de planification sur « Project » qu’elle adorait faire, sont devenues difficiles au niveau de la prise en charge des données.
 
Il y a la deuxième personne, aussi intelligente qu’avant, qui a la même sensibilité qu’avant, la même lucidité, la même conscience professionnelle qu’avant. Cette personne analyse cette situation. Elle a voulu reprendre le travail afin de constater l’étendue des dégâts. Elle s’est aperçu qu’elle retenait bien les données touchant l’affect. Exemple, quand la première personne s’aperçoit d’une erreur ou que quelqu’un lui signale l’erreur, la deuxième personne s’en souvient, parce que tout simplement elle est vexée et a honte. Mais ce n’est pas pour autant que la donnée factuelle objet de l’erreur sera mémorisée. Parfois oui, parfois non.
C’est cette deuxième personne, qui « force » la première à faire son travail, jusqu’à la limite de l’épuisement. Jusqu’à temps que la fatigue qui touche les deux personnes, annihile la force des deux et en particulier la volonté de la deuxième personne.

 

Cette deuxième personne, s’est aperçue, en expérimentant ses capacités résiduelles, que si ses facultés concernant, le « traitement » et la compréhension des données factuelles étaient très diminués, en revanche elle avait des facilités ignorées jusqu’alors, à écrire sur des sujets sociétaux, politiques, se rapportant à l’humain.
Elle s’est rendue compte qu’elle savait écrire un épisode de sa vie. Elle sait communiquer sur les sujets concernant l’affect, concernant l’expérience de sa vie passée et traiter des thèmes sur la psychologie de ses contemporains.
Elle s’est rendue compte qu’elle savait encore apprendre, puisqu’elle a découvert un nouveau mode d’utilisation des indicateurs sur « Project ».
 
Ayant conservé sa lucidité, sa conscience et sa probité, elle est fortement affectée, par son inefficacité. Elle éprouve une honte et une vexation très forte par rapport à sa conscience professionnelle et à son « obligation de résultats » qui n’est absolument pas remplie.
 
Elle a renoncé à ses ambitions passées, légitimes à l’époque, de vouloir un statut social et un emploi en rapport avec ses compétences, puisque ses capacités sont très fortement amoindries et ne le permettent plus.
Elle constate qu’elle n’a plus les moyens de contrôler le cours de sa vie.
La grande occupation de son existence, avant son emploi actuel, était son travail, qui lui procurait accomplissement et satisfaction.
 
Quelle sera sa vie, si elle ne retrouve pas de plénitude dans ce qui fait sa vie ?
 
Elle aborde avec appréhension son avenir (et surtout celui de ses enfants), car avec ce dysfonctionnement, la chute, l’exclusion et la perte de revenus sont les risques majeurs dans cette société actuelle qui ne veut plus prendre en charge ses malades.
Elle ne sait plus trop la différence qu’il y a entre « honte » et « vexation », tant elle vit en permanence ces deux sentiments.
 
Elle a pleuré ce matin en se lavant et en se rasant, cette deuxième personne, tant son désespoir est grand, au sujet de ses possibilités d’assurer un avenir à ses enfants.
 

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17 septembre 2018

La Belle Hélène

Ecrit le 21 juin 2015
 

GSM

Je viens de vivre deux heures un quart de pur bonheur devant Arte. Cette version de l’opérette de Jacques Offenbach, enregistrée au Châtelet le 8 juin dernier, mise en scène par le duo  Barberio Corsetti et Pierrick Sorin est un pur joyau.
 
Ce n’est même pas de la joie mais un véritable rêve, un feu d’artifice de sons et de couleurs.
 
J’ai été emporté sur un océan, loin, bien loin de la terre et de ses tracas.
 
Et que dire des interprètes ? Ils étaient tout simplement divins. A part Pâris, interprété par Merto Sangu, qui selon moi dénotait quelque peu par rapport à l’ensemble, le spectacle était dominé par la mezzo soprano Gaëlle Arquez, par sa voix, sa présence et aussi par sa sensualité.
Car ces coquins de Corsetti et Sorin, outre une mise en scène extraordinaire, des costumes de Cristian Taraborrelli parfois anachroniques qui ne dénotaient pas finalement et ne m’ont aucunement choqué, ont ajouté une petite dose d’érotisme à ce spectacle.
 
J’ai passé un très bon moment devant le petit écran, avec Gaëlle Arquez (Hélène, quel canon !), Gilles Ragon (Ménélas), Jean-Philippe Lafont (Calchas), Marc Barrard (Agamemnon), des cœurs étonnamment à l’unissons et l’orchestre Prométhée magnifique dirigé par un Lorenzo Viotti en super forme.
 
J’encouragerais bien tout le monde à aller au Châtelet pour profiter de ce concentré de bonheur, mais cela se termine demain le 22 juin… Comme c’est dommage…

Distribution

 

·         Livret : Henri Meilhac
 
Note de Zalandeau : Voilà ce que j'ai eu le malheur d'écrire ce 21 juin 2015 sur blog.fr et qui a tant mis en rage ma foldingue, paranoïaque, jalouse et con...
Dur dur ! Ne cédons pas à la dictature des cons !

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03 septembre 2018

Mémoires et radotages (186) - Quel bonheur de pouvoir... Enfin... Oui et non !

GSM

Écrit le 29 août 2018
 
Oui bien sûr, cela faisait deux ans qu'avec ma capsulite je ne pouvais pas faire grand chose. Alors, dans ce sens, je suis content d'avoir pu re-bricoler... Mais contrairement à mon article de 2013, je ne dirai pas :

Quel bonheur de pouvoir à nouveau bricoler (2013)

Mais qu'est-ce que j'en ai bavé ! Vraiment ! Un poteau en BA en ruine, cassé et reconstruit, un dallage de 3,5 M2 affaissé et faisant entrer l'eau dans la maison, cassé et reconstruit avec 3 lits de treillis soudés cette fois, c'est vraiment peu de chose en 2 semaines calendaires...
J'ai mis 7 jours de travail, d'accord, mais en me reposant entre chaque journée ou même demi-journée de travail... Éreinté, fourbu, foutu...
 
Autant que je me souvienne, c'est trois jours de main d’œuvre tout compris qu'il aurait fallu y passer et facturer, si j'avais  encore eu ma boite !!! Heureusement qu'en tant que client je n'ai pas à payer le temps passé !
 
Alors, content de mon travail ? Oui... Mais je m'en serais bien passé ! Et ça m'a bien fait chier !
 
Mes deux cadets m'ont un peu aidé... Sinon, j'aurais mis encore plus de temps... Et puis un marteau piqueur de 30 kg et des pointerolles usées... C'est le bagne, la galère, le boulet de forçat...
 
J'ai inversé les pentes. Le trottoir s'était affaissé coté maison, à cause des travaux du service des eaux en 2014... Et à cause d'eux, de l'eau, j'en avais, mais pas que dans les tuyaux !
Le reste du dallage... Il faudra le refaire aussi... mais si ça pouvait attendre après ma mort, ce serait encore mieux...

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29 août 2018

Riche comme un pauvre pour pas un rond

GSMEcrit au début de ma retraite, quand les revenus baissent beaucoup plus que les dépenses... Et que les moutards sont encore à la maison...

Coincé entre le bonheur du passé et l’asservissement à la présente misère, entre la folie qui m’entoure et le devoir qui me pèse, entre l’amour et la haine, entre l’envie de foncer et l’envie d’en finir, j’erre devant les vitrines, je vois, je sens, j’entends…
A quoi bon ?
 
Entrons boire un coup dans ce bistrot… Hummm, la bonne bière, bien fraiche, un peu amère, dont j’essuie la mousse d’un revers de manche. Les attablés me regardent à travers la vitre. J’ai du faire le geste, machinalement.
 
Un maillot de bain homme, il n’est pas mal, mais bon sur un ventripotent il n’y a rien qui va, c’est comme un tablier à une vache… J’en ai des maillots ! Ho lala ! J’en ai plein. Des qui font une, voire deux tailles en dessous de la mienne. Des que je ne peux plus mettre et qui sont usés. Des que j’ai eu la chance d’avoir l’occasion de porter. J’aurais celui-ci sur moi, je serais svelte, je plongerais et je ferais du sous-l-eau sur 25 mètres, comme dans le temps. Il est bien leur maillot ! Ai-je esquissé une brasse ? Pourquoi me regardent-ils, interrogateurs ?
 
Putain ! Des gros escargots de Bourgogne ! Hummm, le bon goût qu'ils ont sûrement… Mais ce n’est pas bon pour ma santé ! Enfin, ils étaient bons quand même ! Je me suis régalé. Bon je quitte ce lieu de perdition.
 
Le fumet qui sort de cette pizzeria ! J’avais dit que plus tard quand on serait à la retraite et qu’on aurait les moyens, on irait enfin ! C’est vrai qu’on y mange bien, d’après l’odeur… Cela doit être une pizza de la mer, je pense… C’était bon. Je me suis régalé… Je ne sais même pas comment c’est décoré, dans ce restau. J’essaierais de m’imaginer…
 
Bon ! Si je rentrais à la maison ? Je me suis régalé, j’ai plongé, nagé, maigri… Et pour pas un rond !
 
Et dire qu’il y en a qui payent pour ça, les cons !
 
C’est peut-être pour ça que je ne parviens pas à maigrir, malgré mon régime salade ? Je me régale trop en dehors des repas et comme je ne paye pas, j’exagère !
 
Bon, je rentre à la maison ! Retrouver ces programmes de merde, cette salade de merde, ces courgettes de merde, ces aubergines de merdes, ces factures de merde, cette ambiance de merde ! Cette vie de merde…
 
J’ai cru qu’un jour, je pourrais enfin… J’ai cru, mais je me suis trompé. C’est le contraire qui se passe…
 
Et on me reproche de vivre dans le rêve et le souvenir ! Mais si je n’avais pas ça, j’aurais déjà utilisé ma corde, celle avec le nœud du pendu… Elle m'attend et elle me fascine...
 

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