14 avril 2019

Mon père a très mal vécu le fait de vieillir et moi... (archive du 11 août 2007)

GSM

Mon père a très mal vécu le fait de vieillir, ou du moins les effets de la vieillesse (force amoindrie etc...).
Je ne le comprenais pas à l'époque et me disais qu'à sa place je serais plus sage...
Et bien finalement je suis comme mon père, je réagis exactement comme lui...
L'année dernière, je me suis battu avec un grand type costaud de 45 ans et je l'ai assommé (tout ça parce qu'il fumait dans le train, que ça m'incommodait et qu'il refusait d'obtempérer).
Il est difficile d'expliquer, pourquoi des gens comme mon père et moi supportons mal le fait d'être amoindris, habitués que nous sommes à nous faire respecter.
D'un jour à l'autre devenir des impotents de la tête (et de la force physique) est peut-être plus dur pour ceux qui étaient des "durs", qui affrontaient la tempête en tête-à-tête, alors que maintenant on est obligés de la contourner...
Pourrais-je un jour être sage, alors que dans mes veines brûle le feu de révolte de ma jeunesse, alors que quand une "pourriture" se met en travers de ma route, j'ai envie de lui casser la gueule sans autre forme de procès. Comment pourrais-je me résigner et m'"habituer" à ce nouveau statut d'"incapable à imposer sa volonté à ceux qui la contrecarrent" ?
 
J'étais le protecteur, le type toujours en avant, derrière lequel tout le monde se réfugiait, qui n'avait peur de rien (ou du moins faisait mine de n'avoir peur de rien), qu'on admirait ou qu'on détestait, mais qu'on respectait...
 
Je ne sais pas si j'arriverais à admettre l'inévitable qui pour moi est inacceptable.
 
Papa, n'a jamais pu se faire à la vieillesse, et je porte ses gènes...
 

Posté par zalandeau à 09:46 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :


07 avril 2019

Honneur et sacrifice

GSM

Ecrit le 11 juillet 2008
 

On a eu bien de l'honneur, de celui que l'on a en soi, que l'on exerce, sans exhibition. Pas celui de ceux qui sont censés vous rendre honneur. Non ! On ne pourrait pas dire que notre honneur a servi à attirer les honneurs.
Il nous a servi à n'avoir pas à rougir de nous, enfin, le moins souvent possible.
Être fier de soi, quoi qu'il nous en coûtât, fut le principe directeur d'une partie notre vie. On savait qu'à chaque occasion, nous nous attirerions la haine des jaloux, la haine des couards et que globalement si on nous a parfois admiré, on nous a plus souvent haï d'être différents.
C'est pourquoi, à chaque fois que nous mettions notre courage en action, nous savions d'avance que nous en paierions le prix au centuple. Nous savions donc que nous sacrifierions notre carrière, notre avenir, notre place dans la société.
Certes, nous avons eu de la "chance", (mais est-ce une chance ?), de ne pas perdre la vie...
Il n'y a pourtant de bon héros, que les héros morts. Alors pourquoi être vivant ?
N'est-il pas plus intolérable, d'être mis d'une certaine manière au ban de la société, parce qu'on est différent, comme un voyou, comme un criminel ? Avec en plus la jalousie des gens, ce qui n'est pas le cas pour un criminel...
Le courage et l'honneur, c'est de savoir qu'il n'y aura que nous-mêmes pour les apprécier et que survivre sera le prix immense à payer ; c'est aussi de savoir qu'il faut de plus en plus de courage au fil du temps, pour en porter le fardeau cumulatif. Il fallait donc que nous soyons sacrément fous ou imbus de nos personnes, pour recommencer...
Amères victoires éphémères sur soi-même mais défaite définitive. L'usure de ce poids à porter nous fait effondrer, là, où le commun des mortels continue allègrement sa route.
Une sorte de mort avant la mort...

Posté par zalandeau à 09:46 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :

04 avril 2019

Mémoires et radotages (5) – Amour, Dieu etc…

Ecrit le 24 janvier 2016.
 
Tout cela pour dire que ceux que nous aimons le plus, ce sont nos enfants puis nos parents, en général… puisqu’il y a

GSM

des ‘anomalies’, des exceptions, des amplitudes différentes selon les individus…
Il y a une chose que je constate et que je ne comprends pas mais qui est ainsi… C’est, dans notre processus de vieillissement, le fait que tout en nous s’affaiblit : force, maîtrise de soi, aussi bien de nos sentiments que de nos caractères, on a davantage de peur à propos de tout….
Mais il est une chose, une seule chose, qui ne faiblit pas, c’est notre amour… L’amour s’additionne et se multiplie, jamais il ne se soustrait ni ne se divise… Curieuse mathématique, inconnue dans le monde scientifique…
 
Que ce soit du premier jour de leur naissance, jusqu’à notre propre disparition, nous aimons nos enfants, toujours autant (sauf si, bien sûr, des changements dans la nature des êtres aimés, vient à perturber la vision que l’on a d’eux)… Sinon, c’est un feu qui brûle sans s’éteindre… Peut-on croire que la mort peut briser ce feu sacré ? Parfois j’en doute… Il est possible que cet amour soit éternel. Qui sait ?
 
Parfois, je pense à ces parents qui perdent un enfant et je me dis que c’est la chose la plus angoissante au monde, plus que notre propre mort, plus que notre propre agonie…
 
Et si Dieu existait ? Pour moi, douter de son existence, c’est croire en lui !
Mais il n’est pas là, s’il existe, pour s’occuper de chacun. Il est partout et nulle part, pour ordonnancer la vie… La vie qui est le seul secret, que nous n’avons pas percé et dont je pense que nous ne découvrirons jamais le principe ultime…
Qui sommes-nous pour croire que nous saurons un jour créer tout, absolument tout, à partir de rien, du néant ?
Alors pourquoi mourir ? Parce que cela fait partie de la vie, qui a un début et forcément une fin. C’est une des lois fondamentales que Dieu a créées… Même si nous essayons d’en repousser les limites, bravement, avec nos petits moyens…
Les ‘miracles’ ? Ils ne sont pas là où on essaye de nous les faire voir… Jésus surfant sur le lac Tibériade… C’est n’importe quoi ! Les miracles sont dans le quotidien, personne ne les voit, ou bien si peu de gens…
Les religions ont été créées par ceux qui voulaient manipuler de grandes masses de gens. Elles ont créé des règlements, des dogmes, imbéciles, non démontrés parce qu’indémontrables ! S’emparer de Dieu et lui prêter des intentions, des volontés codifiées, des dictats… c’est comme essayer d’emprisonner le vent pour se l’accaparer…
 
Dieu n’est à personne et à tout le monde. Dieu ne tue pas, ne dis pas de tuer. Il laisse tout un chacun libre, avec sa conscience, de décider s’il veut faire le bien ou le mal.
Dieu… enfin, s’il existe, donne probablement parfois des coups de pouces au destin… Mais il laisse les hommes s’occuper de leur vie, il les laisse décider ce qui est bien ou mal. Rien n’est écrit dans le petit carnet de Dieu… Tout est possible, même si le pire n’est jamais certain… La seule chose qui soit certaine c’est la vie qui continuera avec ou sans ceux qui décideront de la supprimer.
 
La seule chose qui nous rapproche de Dieu, c’est l’amour et certainement pas les curés, les imams, les bonzes et autres révérends, avec leurs histoires à dormir debout.
 
Nous avons à décider qui est nuisible, qui est utile. Nous avons à décider si nous nous unissons, contre un danger. Nous ne sommes pas obligés de tendre l’autre joue ! C’est un choix qui relève de notre libre arbitre personnel…
« Aide-toi, le ciel t’aidera ! », c’est, selon moi, la transcription du fait qu’il est probablement en nous et que nous n’avons qu’à le rechercher… Plus nous nous prenons en mains, plus nous nous rapprochons de lui, je crois...

Posté par zalandeau à 09:47 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags :

30 mars 2019

Faux-extrait du Dialogue des Carmélites sur Blog.fr… Ou « Pensées profondes sur blog idiot »


·  nenesse1
·  25.09.10 @ 19:27:16
- Les animaux, ça agite plus la compassion, que les Civils Afghans ou Palestiniens bombardés par erreur...
 
·  eliakim
·  26.09.10 @ 00:10:34
- Comme Nénesse je me demande parfois si on se donnerait autant de mal pour "certains" humains que pour des animaux... que je respecte pourtant tout autant que des humains car je respecte la vie avant tout.
 
En Amérique souvent dans les films ou les séries on accepte de faire mourir la grand-mère mais … on sauve le chien ! c’est pittoresque je trouve…
 
Cela ne m'empêche pas de penser que nous ne valons absolument pas plus que n'importe quel animal... peut-être pas moins non plus !
 
Le chien que j’ai le plus aimé s’appelait Biki … il est mort à 19 ans … nous avions alors à peu près le même âge et un grand respect et amour l’un pour l’autre … et les chats… que de belles histoires !
 
J'ai reçu comme certainement bcp d'entre vous des images immondes de souffrances infligées à des animaux ... je n'ai pas fait suivre par une sorte de dégout, de lâcheté aussi peut-être...
 
Les gens sont capables de se tuer donc pourquoi ne tueraient-ils pas des animaux dont ils se disent les maîtres … qui ont pu les distraire ou les amuser un temps … et les gênent brusquement…
 
Je crois Nénesse qu’il n’est pas si mauvais que certains se préoccupent du sort des animaux … on s’est moqué de Brigitte Bardot mais bon, elle a évité peut-être certains excès … sûr qu’elle préfèrera sauver n’importe quel animal plutôt qu’un type de la cité, d’une banlieue… mais d’autres s’élèveront –peut-être- pour défendre des hommes. C’est vrai que nous sommes souvent devenus assez imperturbables… pour les animaux autant que pour les êtres humains et la nature en général.
 
Je me demande parfois si « l’évolution » … a un sens plus positif que négatif… au fond, c’est quoi le meilleur et c’est quoi le pire ?
 
L’univers aurait-il un sens, du sens ?... un but…
 
Et si tout bonnement, comme l’avait prédit Devos : tout ça n’a pas (plus ?) de sens !
 
Je comprends l'indignation et cet espèce de chagrin qui nous donnerait la nausée ... qu'éprouve Gérald...
 
On parle beaucoup des Harkis aussi en ce moment ... à l'époque... on les a pourtant eux aussi jetés par la fenêtre en somme ... Comme on dit : tout va bien et tout le monde s'aime ... tant qu'on n'est pas en crise !
 
Bon ... on est beaucoup trop grave tout à coup !
 
vie... faut se reprendre !
 
Bisous à vous toutes et tous
Et pardon à toi Gérald... j'espère ne pas t'avoir blessé... en fait je crois être aussi ou encore plus triste que toi devant "tous" ces faits...
 
Kim
 
·  nenesse1
·  26.09.10 @ 12:57:05
 
- Non ce n'est pas trop "grave". La pensée n'est jamais "trop" profonde... Elle est souvent plutôt trop superficielle (Ce que je m'efforce de pratiquer, car l'humour est un moyen d'écarter la mélancolie)...
 
Mais de toute façon, j'estime que quelqu'un qui aime les animaux devrait éprouver la même compassion pour les humains... Bardot, n'aime pas les humains. Elle est misanthrope... Elle a été déçue par eux, mais ne l'a jamais été par les bestioles... C'est compréhensible... Elle reporte sur les animaux sa vision anthropomorphique...
 
J’ai aussi été dégouté par exemple, par le massacre de dauphins, par les jeunes des iles Féroé… C’est un « rite », soit disant initiatique de passage à l’âge adulte… Des centaines de dauphins… le rivage rouge de sang, tous les ans… Quel courage ! Et ils font partie de l’Europe, parait-il !...
 
Moi je fous la paix aux bêtes. Je ne chasse pas. Mais qu'elles ne me fassent pas chier, ainsi non plus que les humains...
 
Et j'avoue quand-même que j'irais bien parfois à la chasse à certains humains exécrables, que nous voyons très souvent à la télé, étaler leur morgue, leur cynisme, de manière obscène...
 
 

Posté par zalandeau à 09:48 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :

29 mars 2019

Le Paria

GSM

Ecrit le 10 février 2013

 

Dans ma course au passé, je cherche le pourquoi. Amer et dépité je ne sais plus le sens qu’a eu ma vie et si même elle en a eu un.

 

Aujourd’hui j’ai rencontré un autre moi-même. C’est l’histoire des Etats-Unis qui m’a fourni un collègue de peine. La vie de cet homme a été racontée tant de fois, mais tant de fois enjolivée et magnifiée que je ne pouvais me reconnaitre en elle.

 

Il s’appelait Wyatt Earp. Justicier et recherché, incompris et victime d’ingratitude, je me retrouve en lui.

Certes, je n’ai pas de points communs concernant les crimes et délits de ce célèbre gangster. Mais du point de vue de sa relation à la société, je crois que nous sommes très semblables…

 

Comme lui, j’ai été un paria, pris entre ouvrier et patron, comme lui entre grands et petits voleurs, jamais du bon coté, en première ligne pour les sanctions, dans l’oubli pour les récompenses…

Je ne suis plus seul. Je sais maintenant qu’il y a quelqu’un d’autre sur terre qui s’est posé les mêmes questions il y a un siècle, qui a souffert des mêmes rejets et quoiqu’il fit, subit les mêmes injustices, la même ingratitude.

Je sais maintenant que je ne dois rien au monde, parce que le monde ne m’a rien donné et que je n’ai pas su lui prendre quoi que ce soit.

 

Posté par zalandeau à 11:34 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :


24 mars 2019

Dialogue entre mes deux demi-cerveaux.

GSM

Ecrit le 04 mars 2007

 

-Comment avouer mon Amour à celle que j’aime ? J’ai bien besoin d’un petit coup de main.
-Ha, ha, ha, on a besoin de moi ? Tu n’as qu’à l’impressionner !
-D’abord qui êtes-vous ? Et que me voulez-vous ?
-Peu importe qui je suis, c’est sans importance. Je suis quelqu’un que tu as enfoui dans ton cerveau, alors pour une fois que tu m’appelles, j’arrive ! Tu m’as appelé pour un petit coup de main, me semble t’il ? Ha, ha, ha !
-Qu’entendez-vous par impressionner, j’ai tout pour l’impressionner, je l’aime, je partage la même vision du monde qu’elle…
-Foutaise ! Tu crois à ces bêtises ? Non ! Achète une BM, sapes-toi comme un Milord, roules ta caisse, quoi !
-Mais c’est de la poudre aux yeux, du paraître, du mensonge !
-Et bien, c’est ce qu’il faut. Sinon tu n’as qu’à aller aux putes !
-Non, moi je parle d’Amour avec un grand A !
-Vous me faites rire toi et tes semblables avec ce mot là. Tu n’as qu’à en violer une !
-Mais ce n’est pas bien !
-Aaaaah ! Ne prononces pas ce mot devant moi, ou alors rajoutes « et le mal », ça me fait moins mal aux oreilles !
-Donc, le bien et le mal existent donc ?
-Pourquoi ? Tu en doutais ?
-Ben, je ne savais pas où j’en étais…
-Ah, ah, ah, c’est mon jour de chance. Ne t’a-t-on pas dit qu’il fallait faire le mal ?
-Euh, non ! Je n’essaye pas d’en faire exprès !
-Tu as tort ! Regarde ton collègue qui te tond la laine sur le dos, c’est moi qui lui ai inspiré ses actes ! C’est la bonne recette. Tu prends un innocent, tu le charges, tu te fais passer pour le meilleur et…
-Vous n’avez pas de quoi être fier. D’ailleurs j’ai contrattaqué.
-Tu vois, que tu sais faire le mal ! Certes j’aurai préféré qu’il continue à te faire du mal. Tu as écourté mon plaisir. Mais j’ai quand même gagné : je t’ai fais faire le mal !
-C’est lui qui avait commencé !
-Taratata ! C’est pas moi, c’est l’autre ! Moi, mon but est atteint : Que le mal triomphe !
D’ailleurs, tu crois que tu n’as jamais commencé à faire le mal ? Hein ? Qu’est-ce que tu es allé faire au Zaïre ? Du tourisme ?
-Je suis allé défendre et libérer les habitants du Shaba !
-A d’autres ! Môssieur, arrive de 7000 km, saute d’un avion et vient mitrailler mes petits protégés qui ne t’avaient rien fait ! Ils t’avaient fait quelque chose ? Hein ?
-Ben, non… Mais ils avaient massacré les noirs et les blancs et si nous n’étions pas arrivés cela aurait été 10 fois pire…
-Ah, c’est facile à dire, si, yaka, yfaukon… Tu ne sais pas ce qui se serait passé. C’est vrai que tu as contrecarré mes projets avec tes autres gugusses. Mais ne te défausses pas. Tu es allé au Zaïre, pour faire du tourisme ? On t’a obligé à y aller ? Ta sulfateuse, tu ne savais pas qu’elle crachait la mort ? Tu pensais qu’on te l’avait donnée pour ne pas t’en servir peut-être ?
-Vu sous cet angle…
-Ah, ah, ah, une nouvelle recrue ! Rejoins-moi tu as tout à gagner : Faire le mal et y prendre du plaisir…
-Mais c’est diabolique !
-Merci du compliment ! Et si je te proposais de faire le mal, de devenir riche, célèbre, adulé…
-Comme Bernard Tapie ?
-Oui, ça te plairait ?
-Vous êtes tentateur…
-Je sais, on me le dit tout le temps ! Alors c’est oui ?
-Il faut que je réfléchisse… Devenir un de ceux que je hais et méprise, et bien non… C’est pas à 56 ans qu’on change comme ça !
-Et pourquoi pas ? Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis !
-Ah, mon Dieu !
-Aaaaaaargh ! Non pas l’autre ! Par pitié ne prononce plus ce mot !
-Et pourquoi aurai-je pitié de quelqu’un qui fait le mal ?
-Je crois que tu fais des progrès, tu es impitoyable, petit à petit tu viendras avec moi…
-En tout cas ça ne sera pas pour aujourd’hui !
-Tant pis ! J’attendrai, j’arrive toujours à mes fins ; A bientôt ! Ha, ha, ha, ha …
-Mon Dieu conseillez-moi ! Vous ne dites rien ! Que dois-je faire ? Je ne vous entends pas ! Une idée me traverse : « Je n’ai qu’à agir selon ma conscience »…Mais c’est quoi ma conscience ? Tout le monde a-t’il une conscience ? Comment savoir ce qui est bien ou mal ? « Ma conscience sait ce qui est bien ou mal », « Si je désobéis à ma conscience et que j’agis suivant mes pulsions, alors je fais le mal »…
Est-ce bien vrai Dieu ? Est-ce que ces idées qui me viennent sont bonnes ? Est-ce vous qui me les inspirez ? Etes-vous là ? Existez-vous ?
Je me sens très fatigué, je crois que je vais aller dormir.

Posté par zalandeau à 09:46 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :

23 mars 2019

Le vieux qui a peur de tout

GSM

Ecrit le 07 février 2014

 

Qui pourrait deviner en voyant ce vieux, indécis, hésitant, qui ne sait pas faire, qui a du mal à comprendre, qui a peur de tout, qui pourrait deviner que cet homme était quelqu’un de courageux, entreprenant, qui comprenait vite, qui décidait vite, qui se donnait à fond et agissait en comprenant tous les tenants et aboutissants de ses actes ?
 
Il a du mal à comprendre et surtout à admettre qu’il ait pu changer à ce point.
Certes il admet avec lucidité que ses problèmes de dos, d’arthrose, de perte de force musculaire, et surtout de cognitivité, soient à la source de cette baisse d’activité…
 
Mais pour autant, je me demande (car ce vieux, c’est moi), si tous ces problèmes, certes bien réels ne seraient pas un alibi pour justifier cet esprit d’abandon, de résignation, cette envie de rien…
Comment peut-il se faire que la vieillesse ait aussi un effet sur le caractère de l’individu ?
Est-ce en soi un autre effet direct néfaste du vieillissement ou bien sont-ce les dégâts physiques et intellectuels néfastes, qui engendrent un mal de vivre touchant aussi le caractère ? Effet direct ou indirect ?
 
L’année dernière, j’ai entrepris de finir ma façade que j’avais abandonnée depuis un quart de siècle. Tâche devenue ardue, mais que j’ai menée à bien, bien plus lentement qu’avant, en me mettant au boulot tous les matins à sept heures pour faire l’enduit ciment et en cessant à treize heures complètement vanné… Même si mon rendement journalier était cinq fois moindre qu’avant, j’ai réussi et j’étais content de l’avoir fait…
 
Il y a une semaine, vu le prix que l’on me prenait pour changer les filtres à air (je ne l’avais jamais fait sur cette voiture-là et ne savais même pas où ils pouvaient bien se situer).
J’ai consulté des tutoriels sur internet. Au moins j’ai pu repérer grâce aux photos les emplacements des filtres… Mais pour le mode d’emploi, c’était pour moi d’un compliqué, je lisais et relisais et je ne comprenais rien à la chronologie des opérations…
Je me suis pourtant jeté à l’eau car les filtres étaient déjà achetés… J’ai fait ça en quelques minutes et c’était d’une simplicité désarmante…
 
Je me retrouve avec les plaquettes avant : Des tutoriels que je ne parviens pas à comprendre, une inquiétude même une angoisse… Si j’achète sur Oscaro, ça coûte entre 26 et 40 €. Et s’ils se trompent de modèle ? Si j’achète localement combien cela va me coûter ? Mais dans les deux cas saurais-je le faire ? Si je fais faire combien cela va coûter ?
Je vais demander les prix pour comparer. Je fouille dans mes archives. Du temps où je bossais, sur une autre voiture plus petite le prix était passé de 110 en 2005à 178 euros en 2012... Sur celle-ci bien plus grosse, on tourne peut-être à 210 euros… 170 euros de plus-value pour la pose, c’est notre budget ménager hebdomadaire, la ruine quoi !… Mais j’appréhende de faire moi-même, le mal de dos, la difficulté technique parce que je n’ai rien compris, je n’ai plus confiance en moi… J’en ai pourtant changé des plaquettes, dans ma vie, mais pas sur cette bagnole-là…
 
Je demande un devis par téléphone : 94,50 euros TTC ! Ouf ! Ça va, ce n’est pas trop onéreux. Je prends le rendez-vous.
Mais, mais, mais ? 94 euros pour de si grosses plaquettes alors que ceux tous simples pour la petite bagnole étaient à 178 il y a deux ans ??? Et si ces plaquettes peu chères étaient de la merde ? Les originales ont fait 87000 km quand-même !
Ou alors, putain ! Est-ce qu’avec ma surdité je n’aurais pas compris 94,50 au lieu de 194,50 ??? Ça y est l’inquiétude ! Je fonce leur demander le devis écrit noir sur blanc cet après-midi à l'ouverture.
 
Ça me fait chier, d’avoir des blocages, des peurs, des stress, comme ça dans ma tête…
 
Bon sang ! Qui pourrait me redonner mes vingt ans, ou même mes cinquante ans ???
 

Posté par zalandeau à 17:18 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :

10 mars 2019

Le bonheur est là où l’agression est écartée

Écrit le 12 août 2009
 

GSM

                                                                                                                                          
 
Enfin une journée non agressive ! Une journée où l’on peut laisser le temps au temps, pour dormir, apprécier cette chaleur, siroter un grand verre avec trois glaçons, sans pression d’un harcèlement quel qu’il soit…
 
 
C’est une journée comme elles devraient toutes être : calmes, l’esprit libre de s’envoler vers les chimères ou les souvenirs, pour rêver d’un ailleurs qui n’existe pas ou qui n’existe plus, pour retrouver l’inspiration au bout des doigts et l’envie de dire, l’envie d’exprimer ces sentiments enfouis et ces mots d’autrefois que la bataille de la vie a refoulés comme autant d’obscénités face aux conventions d’une société garde-chiourme de l’immobilité et de la bêtise.
 
 
Ce soleil et ce ciel bleu, silencieux, comme une après-fin du monde, est ce monde que je désire : Celui qui sans humain, est pur et merveilleux, débarrassé de la perversité et du mal…
 
 
Je pense seulement à mes fils, si extraordinaires, si honnêtes, qui se sentent si forts, prêts avec la foi téméraire de la jeunesse à dévorer le monde, mais que je sais si vulnérables, si mal préparés à affronter la noirceur de leurs contemporains et de cette société qui les guette pour les engloutir. Mais ce monde de haine, n’est pas là aujourd’hui. Il est tapi au-delà des collines et des champs, hors de ma perception, certainement endormi par la chaleur. Et bien qu’il y reste ! Aujourd’hui, humains maudits, laissez cette nature vierge de vous m’envelopper, me bercer de douceur, de soleil, de ciel et peut-être même de bonheur…
 
 
De ce bonheur, le même que cet après-midi de mai, où nous dégustions notre gauloise sans filtre, après quelques minutes de poussée d’adrénaline, si heureux de respirer, après l’embuscade.
 
 
De ce bonheur d’avril, une tache rouge à l’avant bras, réalisant que nous avions été attaqué et que le problème était déjà réglé, sans que je ne me soit rendu-compte de rien…
 
 
Le bonheur est là où l’agression est écartée, au moins provisoirement…
 

Posté par zalandeau à 09:47 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

09 mars 2019

Le « bien » ? ... C’est mal !

Ecrit le 3 mai 2009
 

GSM


Il avait appris la notion du bien et du mal. Il l'a appliquée toute sa vie… 
 
Et qu'est-ce que ça lui a rapporté ?
 
- Quand il refusait d'être le mouchard du patron ?
- Quand il refusait d'avoir des subalternes mouchards, étant suffisamment attentif à la réalité des choses ?
- Quand il donnait des primes aux ouvriers, primes qui étaient refusées par la direction au motif qu'elles dépassaient la norme, alors que son service avait la meilleure rentabilité de toute la boite et qu'il se battait jusqu'au chantage pour les obtenir ?
- Quand il bataillait pour la possibilité de parler d'égal à égal avec le client, dans un climat de confiance et d'honnêteté mutuellement apprécié, alors que ses dirigeants préféraient la mollesse d'une soumission, dans laquelle le parler correct cachait la réalité des situations et menait à la catastrophe ?
- Quand il ferraillait pour améliorer des processus caducs, auxquels les cadres dirigeants s'accrochaient comme des naufragés à une épave ?
- Quand sur des chantiers il a pris des risques physiques importants, permettant le meilleur déroulement et la satisfaction de toutes les entreprises, alors qu'il était mal vu de « descendre » dans l'arène comme un « vulgaire » exécutant ?
- Quand il distribuait des journées de vacances supplémentaires à des subordonnés auxquels on n'avait plus le droit de donner de prime (du temps de Raymond Barre, le plus mauvais économiste de la planète) ?
- Quand il a couvert des subordonnés, contre les sanctions injustes d'une direction aveugle, au prix de son propre poste ?
- Quand il a tenté la notion d'objectif zéro mort dans une armée figée dans ses vieux réflexes, qui l'a traité de révolutionnaire puis lui a demandé conseil trente ans après ?
- Quand il a arrêté un cambrioleur armé dans les bureaux de son employeur,  geste récompensé par un blâme ?
 
Quelque part sur terre, certains ont peut-être un souvenir attendri de lui. Il a été fier, de n'être pas comme le modèle standard et d'avoir fait ce qu'il a fait, parce qu'il pensait que c'était « bien » !
 
Mais aujourd'hui… Quand il se retourne sur son parcours… Qu'a-t-il récolté ?
 
Des avertissements, des licenciements, du chômage, des reconnaissances tardives de sa clairvoyance, mais après avoir été sanctionné…
Il ne reste en fait que les sanctions, puisque les reconnaissances n'ont été que verbales.
 
Tous ses collègues ont obéi servilement en mettant leurs idées et leur conscience de coté.
Et maintenant, ceux-ci ont réussi dans la vie… Aisés, reconnus, ils font appliquer à leur tour les iniquités qu'on leur faisait faire auparavant…
Ils dorment bien, sans remords…
 
Qui avait raison ?
 
Eux !
 
Alors, quand on vient lui parler de « bien », il voit rouge !… Il a déjà donné !… Le « bien » n'a rapporté que du « mal ». Ça suffit comme ça !
 

Posté par zalandeau à 09:48 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :

23 février 2019

Mémoires et radotages (8) - Blog, monde de la déraison

GSM


Edité le 08 octobre 2015
 
Pauvre société Française… Cela me fait penser à la société des blogs… Là aussi suivant le logiciel du site, on retrouve des sociétés comme dans le réel !
 
J’avais comparé blog.fr à un village, où tout le monde sait ce que fait tout le monde, tout se sait, tout se dit, vrai ou faux… Mais aussi où on y on partage, on y discute, en essayant de ne pas trop s’engueuler…
 
Je peux maintenant ajouter d’autres comparaisons :
 
Blogspot : Le désert… On a l’impression d’être un méhariste, traversant les immensités sans fins… Mais au moins on maitrise tout, dans le calme silencieux…
 
Wordpress : Cela n’engage que moi, mais J’ai cru être perdu à jamais dans ce labyrinthe, sans jamais pouvoir régler les paramètres qui se dérobaient indéfiniment…
 
Canalblog : C’est une solitude immense au milieu de la foule… Comme un SDF dans la cohue pressée aux abords de la Fnac des Ternes, ou du Drugstore des Champs Elysées… Ou comme un provincial débarqué sur le quai à Montparnasse...
 
Alors je suis revenu au village, tellement la tête me tournait… Et tant pis si le village va terminer le 15 décembre comme Oradour sur Glane… On verra bien… Après, je retournerai sur canalblog et j'entrerai dans la Fnac...
 
Blog, monde de la déraison
 
Tout ce qui fait notre univers bloguesque part en brioche.
Les gens auxquels on s’attache, s’en vont, déçus, amers…
Moi aussi, je suis parti, plusieurs fois…
Moi aussi, je suis revenu…
Moi aussi, j’ai séché mes pleurs et calmé mes souffrances.
Souffrances du virtuel et souffrances du réel.
Mais les souffrances du réel, sont moins fréquentes et elles ont un visage…
Dans ce monde du media et de l’imaginaire, il est difficile de trouver l’équilibre et pour ne pas se noyer, il faut savoir raison garder.
Le monde de l’irréel par ses possibilités, augmente la force du discours sur le psychisme. La nécessité de communiquer, ne doit pas renoncer à l’essentiel : la solitude avec soi-même…
A vouloir trop des autres, on se perd assurément…
A écouter, à attendre, à espérer, il n’est qu’usure et déception.
C’est pourquoi il est nécessaire de garder vigilance et de ne point tomber dans le vortex du virtuel…

Posté par zalandeau à 09:48 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : ,