16 février 2019

Le présent du passé

GSM



Quelqu’un a disparu, je ne sais même pas qui
Un de moins sur le blog, je me demande « qui est-ce ? »
Je me creuse la tête, mais je ne trouve pas.
 
{…Alors, nous nous agenouillons autour de lui, pendant que le crépitement du combat continue. Nous récitons le « Notre Père », parce qu’on n’en sait pas d’autre, tête baissée… Fermant les yeux, je le revois, vivant… C’était, il y a quelques minutes, qui semblent déjà si lointaines, comme dans un passé irréel… Il donnait ses ordres sous le feu ennemi, et demandait au radio la liaison avec le PC… J’entends encore sa voix précise et assurée… }
 
Ce matin, j’ai serré dans mes bras un tronc d’arbre de bois mort. Elle venait pourtant de prendre son réveille-matin et de le regarder… Hier, le l’enlaçais, elle s’animait, me caressait les doigts…
 
{…Néfertiti ma royale épouse ! Vous enfin en ces lieux ! Que vous m'avez manqué ! Un seul jour sans vous, est un jour sans vie !
Narrez donc votre périple dans le delta du Nil !
Le fleuve sacré a-t-il, en débordant, ruiné tous mes sujets ?
Je voudrais savoir si nos provisions de récoltes sont toutes épuisées en dédommagement…}
 
Alors, je me réfugie dans mon antre protecteur. Je prépare le nœud salvateur de la vie qui trépasse. Je mets à jour la liste à laquelle je m’accroche, comme à un rocher au milieu des tempêtes.
 
{… Et puis un voyageur crie « On voit la Corse ! ». C’est vrai. Je ne l’aurai jamais imaginée comme ça. Une montagne très haute et pas large, qui sort de l’eau, au loin.
Puis, on voit peu à peu les côtes, avec plein de petites taches blanches, qui sont autant de maisons.
L’arrivée à Bastia est proche.…}
 
Je réponds aux commentaires, avec des rires dans le clavier pour conjurer la morosité, à ces messages si lointains comme irréels, d’une vie au ras du sol, les pieds sur terre, mais aux voix d’outre-tombe, qui reviennent et reviennent encore et toujours.
 
{…« - Gris de 3 ? »
« - 3 de Gris, j’écoute. »
« - Je vois une centaine d’hommes en uniforme rassemblés sur la route. A deux cents mètres. Est-ce que je tire ? »
« - Négatif. Essayez de les identifier. Ce sont peut-être des Paras Zaïrois. »
« - J’ai l’impression qu’ils mont repéré et qu’ils essaient de m’encercler. »
Je réalise que mon ami le Sergent chef Daniel fait partie de la 3ème section de Gris et qu’il est là-bas en fâcheuse posture…}
 
Combien reste-t-il ? Je ne sais pas ! Aurais-je le temps ?
 

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09 février 2019

Animalis tristis

GSM

 

Post coïtum animalis tristis.
 
Post bellum animalis tristis.
 
Post victōrĭa animalis tristis.
 
Post glōrĭa animalis tristis.
 
Post lăbŏr animalis tristis.
 
La retraite, c’est comme le tunnel de la mort : On y entre debout et on en sort les pieds devant.
Après le début de la retraite et avant la mort : animalis tristis aussi...
 
 

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08 février 2019

Nouveau blog : Nouvelle aventure

GSM

Ecrit le dimanche 21 juillet 2013.
 
J’ai créé mon premier blog sur blog.fr, fin janvier 2007.
La liste est longue et je ne m’en souviens plus. Des dizaines. La plupart sur blog.fr, d'autres ailleurs, je ne sais plus où...
 
Mais depuis plus d’une dizaine de jours, je ne parviens plus à créer un autre blog sur blog.fr.
 
Pourquoi ? Un dysfonctionnement de leur logiciel qu’ils ne parviennent plus à gérer (intentionnellement ou non ???)
 
De fait j’ai recréé un blog sur skyrock. Mais cela a tant changé que je ne parviens pas à m’orienter dans la recherche des autres blogueurs.
 
Alors je viens de créer un blog sur blogspot.
J’avoue que je le trouve parfaitement inabouti ! Je pense qu’il me faudra plonger dans google+ pour avoir des fonctions plus complètes. Mais ce faisant, ne prendrais-je pas un risque important en terme d’intrusion du net dans ma sphère (big brother) ???
 
Alors, j’attends un peu et je regarde (wait and see)… Il ne peut être qu'un "blog-brouillon", pas plus !
NB : Canalblog n'était pas encore en projet, blog.fr existant encore...
 

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03 février 2019

La jalousie 2

GSM

Ecrit le 2 mai 2010.

 

Suite de " La jalousie 1 " : http://zalandeau1.canalblog.com/archives/2016/10/25/34480536.html

J'ai fait un cauchemar qui avait pour thème la jalousie... Ce rêve terrifiant a fait ressurgir un vieux démon que je croyais éteint à jamais.
 
Au cours de ma vie, ma vision de la jalousie s'est peu à peu modifiée.
D'abord je différenciais la jalousie et l'envie en l'associant la première à l'amour, ensuite j'ai associé la jalousie et la haine, puis enfin au désir de possession...
 
Je crois en finale que la jalousie est ce qui subsiste de nos instincts animaux. C'est ce qui correspond au marquage du territoire, à l'instinct de possession.
C'est ce qui reste de l'instinct de mâle ou de femelle dominant(e).
 
Dans l'état de jalousie, on se fiche de ce qu'on possède, mais on devient fou dès que quelqu'un y touche, ou dès qu'une personne sous notre emprise nous échappe. On lorgne chez le voisin pour s'emparer de ce qu'il a, afin d'être le plus puissant et de le dominer.
 
La jalousie est la plus mortifère des armes.
 
C'est pourquoi j'ai décidé il y a bien longtemps de ne plus l'être. Mais je sens bien au fond de moi cette part d'animalité qu'il me faut maitriser au nom de mes valeurs...
 
Ainsi, ne m'appartient que ce que j'ai su créer ou que j'ai pu acquérir, par ma compétence ou ma force de travail.
Les êtres humains ne m'appartiennent pas, ils appartiennent à eux-mêmes ; s'ils vont voir ailleurs c'est peut être de ma faute, je n'en veux à personne d'autre qu'à moi-même.
Donc, je n'éprouve plus ce sentiment bestial et irraisonné depuis longtemps et c'est beaucoup mieux ainsi !
 
Ce cauchemar était donc totalement hors de propos... Ce qui en fait bel et bien un cauchemar !
 

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02 février 2019

Il faut à tout prix échapper à la réalité quotidienne du monde

GSM

Pour ce faire, je crois que le meilleur moyen est de se plonger dans notre réalité quotidienne personnelle, celle qui nous environne au plus près de nous, à un mètre de nous, voire à dix centimètres de nous si on le peut.

Lorsque l’avenir est aussi bouché, quand le paysage politique est grimaçant, quand on sait la mort au bout du chemin, il est impérieux de se déconnecter de l’inéluctable, pour se brancher sur l’immédiat.

On ne peut empêcher la montagne de s’écrouler, mais on peut recoudre son bouton de chemise. Alors, à force d’occupations immédiates utiles ou futiles, on ne voit plus la laideur d’un monde que l’humain a rendu abject.

On me rétorquera qu’en procédant ainsi, on participe à cet égoïsme et cette indifférence générale qui ont tant favorisé l’éclosion de cet ordre mondial injuste et inhumain. Cela est vrai.
Mais, empêchera-t-on la montagne de tomber, sauf si l’on mobilise toutes les forces vives capables de conforter la solidité de la montagne et que l’on parvienne à motiver toutes les bonnes volontés dans le même sens, pour le bien de tous.
 
Concrètement, cela est impossible pour le commun des mortels. Alors, on a le choix : Quitter au plus vite la montagne avant qu’elle nous engloutisse ou bien rester et cuire le pain du repas de midi, d’autant que l’on ne sait pas quand la catastrophe se produira, quand les tonnes de rochers nous engloutiront, ni même si cela se produira de notre vivant, tant les causes de décès sont multiples et variées.
 
Il faut rengainer les inquiétudes que l’on a pour nos enfants et se dire que jusqu’à l’extrême limite de nos forces nous les aiderons, comme nous pourrons, du mieux que nous pourrons.
 
Après tout, si nous les avons avertis de ce qui les menace, si on fait tout ce que l’on peut pour ces gens que l’on aime, que peut-on se reprocher ?
 
Je sais que l’on a tendance à se rendre responsable de ce qui va arriver. Mais cela n’empêchera rien, tant cela dépasse les capacités de chacun. Alors œuvrer à la hauteur de nos capacités, dans l’amour de notre famille est le seul réconfort dont il faut bien se contenter.
 
Nous devons nous limiter au possible, car à l’impossible nul n’est tenu.
 
Absorbons-nous, distrayons-nous dans l’immédiateté du quotidien, afin de vivre le moins mal possible ce qu’il nous reste de vie. Mais restons attentifs à la possibilité d’éclosion d’une action collective bénéfique à laquelle adhérer pour la restauration de notre humanité, sachons nous indigner, sachons être disponibles…
 

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26 janvier 2019

L’amour aux hormones sexuelles, aux chiottes ! Vive la tendresse !

GSM

Différente de l'amour et du désir, se rapprochant de l'affection, la tendresse est une forme d'attachement qui lie deux êtres sans qu'il n'existe entre eux d'élément de contrainte, telle que la passion pourrait en imposer.
 
Elle transparait dans les gestes, le toucher, la douceur, la délicatesse, l'attention portée aux besoins d'autrui, le regard, la voix, et constitue une forme de respect de l'autre ; elle se manifeste en effet par des démonstrations d'affection, telle que le câlin ou le baiser, par exemple.
 
La tendresse permet de créer une relation d'affection, qui peut aller de la relation d'amitié à la relation amoureuse. Il est à noter qu'elle n'implique pourtant pas nécessairement de désir sensuel, attendu qu'elle peut être l'élément clé d'une relation familiale.
 
Enfin, disons que ce n'est que mon avis et je le partage...

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18 janvier 2019

Toboggan

 

GSM

Écrit le 24 février 2013
 
Je commence à "re-percevoir" le coté positif des retrouvailles de la promo. C'est bon signe.

 
Je revois les "formidables" aspects de ma vie passée, mon courage, mon abnégation, dont je n'ai rencontré que peu de copies parmi les gens que j'ai fréquenté. Je me dis que si je n'avais pas les qualités pour "réussir", j'avais au moins celles qui peuvent me rendre fier de ma personne et me permettre de regarder les gens dans les yeux. Bien que je n'aime pas trop regarder les gens dans les yeux de peur de les gêner...
 
Ma honte d'être devenu inutile et d'être à la charge de la collectivité diminue.
 
Mon acharnement dans la couture, (dont je ne suis vraiment pas une des recrue les plus douées), me redonne goût à cette vie que j'ai toujours assimilée à l’opiniâtreté, à la volonté, au courage. Cette vie de combat que j'ai eu n'a que peu à voir avec ces misérables travaux de petites mains, mais c'est devenu un travail à mon niveau, ou du moins mes compétences ont diminué à ce niveau.
 
Je me dis qu'il n'y a pas de honte d'être amoindri. Je ne l'ai certes pas fait exprès.
 
Il faut m'habituer à ce nouveau corps, à ce nouveau cerveau.
........??
Quand j'étais jeune, je voyais le sommet de la vie et de la réussite à 50 ans, comme on aperçoit le haut du toboggan au bas de l'échelle. Je n'envisageais même pas une possible vie après cet âge ! Cinquante ans ont sonné, j'ai continué à me hisser sur ce toboggan...
Et alors, je me suis rendu compte qu'il y avait la partie glissante du toboggan et que la dévaler allait très vite sans réclamer nos efforts, indépendamment de notre volonté.
 
J'en suis là de ma vie, après cette glissade par surprise, je bloque mes mains sur les rebords pour ralentir la vitesse.
Je vais peut-être enfin contrôler le dérapage (comme je savais le faire au volant d'une bagnole)...
 

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10 janvier 2019

Mémoires et radotages (197) – Mon budget 2019 - Macron crée les gilets jaunes


GSM

Écrit le 09 janvier 2019.
 
Au moment où se termine une année et où commence une autre, je fais le compte exact de mes dépenses et le bilan dépenses / recettes définitif de l’année achevée. Cela me permet d’en tirer les conclusions et surtout d’établir le budget prévisionnel pour cette nouvelle année, en l’occurrence 2019…
 
Les conclusions : Macron, avec ses conneries de nous avoir niqué 1,9% de CSG, a fait que ma retraite annuelle 2018 a été la même qu’en 2012, étant donné que nos retraites étaient gelées de puis fin 2013...
 
L’inflation officielle entre 2012 et 2018 a été de 4.5%...
 
Même en tenant compte de la baisse de la taxe d’habitation, je dois bien admettre que concernant mon propre budget, le coût des dépenses incontournables (assurances, mutuelles, eau, électricité, assainissement, taxes diverses et variées, etc…) a augmenté de plus de 6% durant cette période…
 
On ne peut pas moins rouler, on ne peut davantage baisser les cadeaux et dépenses diverses…
 
Alors que faire, sinon se rabattre sur le budget nourriture, qui est la variable d’ajustement, comme je le fais chaque année… Le problème, c’est que la bouffe a aussi assez sensiblement augmenté ces derniers temps, alors, comment en réduire encore le montant pour tenter de compenser les dépenses incontournables et obligées ?
 
La boite de thon listao ecoplus est passée en quelque années de 53 à 98 centimes… Le bœuf a augmenté, seul le cochon en promo reste abordable…
 
Il y a deux ans, on pouvait se payer un repas Macdo par semaine pour 4 personnes (48€)…
Il y a un an on pouvait s’offrir un kebab par semaine pour 4 personnes (20€)…
En 2018, j’ai remplacé le kébab par 4 nems pour un repas de 2 personnes par semaine (4€)…
 
Cette année (2019)… Il va me falloir augmenter le budget nourriture, je ne peux quand même pas leur faire bouffer de la merde… Mais comment équilibrer mes comptes, puisque tout va augmenter, à cause du tyran qui nous préside ?
 
D’abord, je vais mettre en concurrence ma complémentaire maladie (qui augmente de manière exponentielle avec l’âge) avec d’autres vraies mutuelles, histoire de voir !
Ensuite je vais appeler mon assurance décès, que j’avais déjà fortement réduite il y a 3 ans, pour leur dire que, même si la prime trimestrielle est modeste, je ne peux plus la payer et que je voudrais bien la résilier avant l’échéance annuelle de septembre ! On va bien voir leur réponse ! Après tout, on ne peut pas tondre un œuf !
 
Je vais changer d’assurance pour la R19. La mutuelle des commerçants et industriels est moins chère en tous risques que celle du BTP au tiers (70€ d’économie annuelle), alors au tiers, je devrais économiser plus, peut être 100 ou 110€…
 
Je vais tenter toutes ces pistes… Il y en a bien qui donneront quelques économies…
 
Ah ! Au fait, merci monsieur Macron pour vos ponctions financières diverses et variées ! Si je vous hais, il y a bien des raisons et le porte monnaie, en est la première…
 

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06 janvier 2019

Quelles sont les vraies valeurs ?

GSM

Plus le temps passe et moins je sais ce que sont les vraies valeurs. Il fut un temps où j'ai cru en l'amour entre un homme et une femme. J'ai découvert, en en faisant l'amère expérience, que ce concept inventé au moyen âge (l'amour courtois), n'est que pure invention par définition et qu'il est impossible qu'il y ait symbiose entre l'eau et le feu.
 
Puis, il y a quelques années j'ai compris à mes dépends que l'amitié, dont je disais qu'elle était choisie et qu'elle était la vraie valeur, pouvait s'évanouir tel un mirage. L'amitié est souvent de circonstance. On est amis comme compagnons de galère, attachés au même banc de nage, mais ce n'est que de la solidarité, de l'alliance de circonstance, de l'esprit de corps. Mais quand la conjoncture change, la synergie disparait et l'amitié avec.
 
Au jour d'aujourd'hui, comme on le dit si improprement, il ne me reste que l'amour filial et l'amour parental. J'y crois dur comme fer. Cette valeur familiale est pour moi la seule qui me motive, me soutient, mais aussi me donne les plus grandes angoisses.
 
Aujourd’hui, je pense encore cela. Quelles désillusions me réservera demain ?
 

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03 janvier 2019

Les Mots et Mes Mots

GSM

Ecrit le 12 mai 2008.
Il me revient avoir déjà parlé des mots, de leurs usages, de leurs pièges. 
J'ai parlé des mots de tout le monde. J'ai parlé des mots menteurs, des mots trompeurs...
J'ai parlé des mots des politiciens, forcément menteurs, trompeurs, faux ( et usage de faux )...
Comment un homme politique dirait-il le fond de sa pensée ? Une révolution immédiate secouerait le pays ! 
 
Non, je veux parler de mes mots à moi. Certainement, le sujet en sera beaucoup plus restrictif... 
 
Mes mots, sont le reflet de ce que je pense à un instant T. Oui, bien sur, je n'ai pas toujours les mêmes idées, ni par conséquent les mêmes mots. Car, nous sommes pétris de sincérités successives et je n'échappe pas à la règle. 
 
Je redoute les gens fondu dans un moule de certitudes immuables... 
 
Peut-on changer d'idée ? Oui, cela est tout à fait possible. Les adages fort heureusement sont là pour "cautionner" cette idée : "Il n'y a que les imbéciles...". 
 
Personnellement, je change avec le mûrissement de mes idées... 
 
Est-ce que je change vraiment ? Non ! Si de Gaulle revenait, je serais à nouveau Gaulliste !
 
Bien sûr, avec l'histoire cachée que l'on connaît maintenant, cela nuancerait mon opinion sur lui, mais pas fondamentalement... Car j'adhère toujours aux grands principes et à l'intégrité de cet homme qui a contribué à forger ma personnalité et ma vision des choses. 
 
Quand je gueulais contre le nain Hongrois de la république, je ne gueulais pas contre le Gaullisme. Qui a dit qu'il était Gaulliste ? Lui ? Et on le croit ? Il ne faut pas croire les mots menteurs des politiques. 
 
C'est précisément parce que j'ai conservé mes idées, que je dénonce, à droite, à gauche et au milieu, ce qui ne me plaît pas, car tout n'est pas noir, tout n'est pas blanc, mais tout peut comporter des aspects très critiquables... 
 
En fait derrière mes mots, il y a surtout un caractère, une volonté, l'envie d'analyser, de comprendre, d'anticiper cette dérive funeste, l'envie de faire comprendre à ceux qui ont le nez dans le guidon, ce qui va se passer... 
 
Quand mes mots parlent de moi, la chose n'est pas aisée. Je sais maintenant laisser ce voile de pudeur que je maintenais devant moi, lorsque j'étais plus jeune. Je sais dire que je me suis trompé, quand je le pense. Je sais aussi dire si mes pensées sont contradictoires et que je ne parviens pas à savoir quelle est la bonne.
 
Je n'ai plus cette honte de l'erreur. La vie m'a enseigné que l'erreur fait partie intégrante de notre construction mentale... 
 
La seule chose que je redoute encore, dans mes mots, c'est la souffrance, c'est le piège que l'affectif tend sur notre chemin... Et c'est quand même par des mots exprimés que l'on peut sortir de cette souffrance... 
 
Ceux qui n'ont pas de mots, n'ont pas la chance de pouvoir se libérer... 
 
Notre société enchaîne ainsi la jeunesse, en la privant du bagage des mots, pare ue l'inculture est la nouvelle orientation de l'éducation. 
 
Quand je dis la société, je veux dire, les puissants, qui savent, que les mots sont délivrance et pouvoir (pour eux). 
 
Alors quand on veut garder le pouvoir pour soi, on garde le pouvoir des mots pour soi... 
 
C'est là que commence le mal de notre société...
 

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