15 octobre 2018

Ma chronique – Le monde idéal de la « Sarkozye »

GSM

Écrit le dimanche 2 août 2009. 

 
Je crois que je me répète, mais ce n’est pas grave… Il faut bien faire comprendre et pour cela ne pas hésiter à enfoncer plusieurs fois le même clou…
 
Quelques slogans du monarque absolu réactionnaire d’extrême droite sont : 
 
-         Nous vivons plus longtemps, donc nous allongeons la durée du travail.
-         Le service public de santé coûte trop cher nous supprimons des postes en vue de réorganiser selon une meilleure efficience.
-         Supprimer le trou de la sécurité sociale.
 
Les andouilles qui prennent ces propos pour du pain béni (et il y en a), tant pis pour eux.
Les nantis qui sont pour, ils ont bien raison, car on va voir pourquoi.
 
A l’attention des autres lecteurs, pour avoir bien lu les diverses pérégrinations législatives, les court-circuitages institutionnels et les abus de pouvoir concernant les modifications sous-tendues dans ces buts officiels, je répète ci-dessous les véritables buts inavouables et inavoués de ces « réformes », qui se comprennent beaucoup mieux à la lumière de leur véritable explication… 
 
-         Il s’agit de repousser l’âge de la retraite, de telle sorte qu’une foultitude d’individus ne puissent pas réunir le nombre de trimestres nécessaires et perçoivent ainsi des retraites de misère (économies très substantielles pour les organismes de retraites de 5% par trimestre non cotisé :
-         Jeunes poursuivant leurs études,
-         Jeunes ne trouvant pas de boulot, car en France on n’embauche pas un jeune sans expérience, ce qui fait qu’il perd encore du temps,
-         Salariés usés par leur travail qui n’auront pas la force d’aller jusqu’au bout,
-         « Vieux », ne retrouvant pas d’employeur après 50 piges,
-         Chômeurs, considérés comme des « faignants »…
-         Il s’agit de malmener au maximum le service public de santé, afin qu’il y ait engorgement et que se développe un service privé de santé hors de prix, afin :
-         Que les moins fortunés ne puissent plus se soigner (économie pour la sécu),
-         Que plus de vieux (les moins fortunés et il y en aura : cf ci-dessus), ne puissent plus se soigner (économie pour la sécu),
-         Que l’espérance de vie redescende fortement dans les classes sociales défavorisées, faute de soins (économie pour la sécu et pour les caisses de retraites).
 
Tout cela conjugué, nous donnera :
-         Moins de retraités prolétaires que prévu (bouches à nourrir inutile, suivant les réactionnaires qui ne se cachent même plus pour le dire), autant dire de l’eugénisme qui ne dit pas son nom,
-         Beaucoup moins de retraites par répartition distribuées,
-         Beaucoup moins de dépenses publiques de santé,
-         Des économies substantielles de cotisations patronales (pour les patrons bien-entendu),
-         Des soins privés excellents pour les nantis,
-         Des retraites par capitalisation confortables pour les nantis
 
Voilà ce que notre « bon Roy » nikɔla saʁkɔ-nazi a prévu pour le peuple de France…
Vous pouvez lui dire merci d’avance, à moins que son projet ne vous siée point, auquel cas il faudrait peut-être enfin songer à renverser cette monarchie qui ne dit pas son nom…
 
En fait, quels sont les défauts d’une monarchie ? L’accaparation des biens par une caste et l’appauvrissement du plus grand nombre (et même la suppression des bouches dites « inutiles »)…
Ce type de pouvoir, on l’a vu dans notre histoire a été porteur de tous les maux. Car les riches ne consomment pas à due concurrence de leur richesse, les pauvres consommant beaucoup moins, les crises se succèdent aux crises par une mauvaise répartition des richesses…
Si quelques bobos écolos se ravissent d’un retour au servage pour économiser les ressources de la planète (et oui, il y a des cons partout !), il faut bien dire que les nantis ont besoin d’une classe prolétaire consommatrice pour faire perdurer leur richesse…
Mais il ne faut pas conter sur les nantis pour être raisonnables… Ils peuvent aller jusqu’à l’apocalypse, sans se préoccuper s’ils se détruisent eux-mêmes, ou non…
 
Des prolétaires retraités ou malades, ne sont pas que des bouches inutiles, messieurs les énarques arrogants, ce sont aussi des acteurs économiques…
 
Alors ?... Il faut mettre au pouvoir des gens responsables, intelligents, honnêtes…
 
Mais d’abord, débarrassez-vous du serpent que vous avez élu…
 
Note de l'auteur : J'aurais pu remplacer dans le texte ci-dessus le nom de Sarkozy par celui de Macron sans autre forme de procès et servir ce texte actualisé à 2018 sans nulle autre modification, mais je pense que les lecteurs sont assez grands pour le faire tous seuls. Il faut conclure que La Macronie est ce que vous détestiez le plus dans le pouvoir Sarkozyen. La différence ? Cest la forme. C'est aussi la volonté de Macron de donner quelques miettes au bon peuple pour lui faire croire que cela contrebalance les effets énormément néfastes du principal de sa politique...

Posté par zalandeau à 09:47 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :


10 octobre 2018

Michel Onfray – Lettre à Manu sur le doigté et son fondement

GSM

Semaine du 1er octobre 2018
 
Votre Altesse,
Votre Excellence,
Votre Sérénité,
Mon cher Manu,
Mon Roy,
 
Mais aussi:
 
Mon Chéri,
 
Je me permets en effet cette familiarité, mon cher Manu, car des photos t’ont récemment montré partout sur la toile aux Antilles enlaçant un beau black, bodybuildé en prison et luisant de sueur tropicale, ce qui semblait te ravir jusqu'au plus profond – si tu me permets l’expression… Ton sourire béat montre en effet que ta dilection va plus facilement à qui accompagne son selfie avec toi d’un doigt d’honneur qu’aux intellectuels qui n’ont pas l’heur de te plaire parce qu’ils ne te font pas la cour. Décidément, tu sembles n’aimer que ceux qui te font savoir leur amour d’une façon qui ne prête pas à confusion: il faut t’enlacer torse nu pour te plaire, essuyer sa transpiration sur ta chemise blanche, et passer plus de temps en salle de sport qu’en bibliothèque. Je comprends dès lors que le philosophe Etienne Balibar, avec lequel tu dis avoir rédigé un mémoire universitaire sur Machiavel, n’ait plus le souvenir de toi. Il n’est probablement pas assez couvert de sueur, trop âgé et trop intellectuel à ton goût.
 
A ceux qui voudraient augmenter un peu leur culture, ce qui n’est pas de trop ces temps-ci, consultons l’encyclopédie en ligne Wikipédia, soyons fous! Elle nous donne cette signification du doigt d’honneur: "Le majeur dressé autour des autres doigts baissés évoque un phallus et le reste de la main, un scrotum". Traduction pour qui ne maîtriserait pas toutes ces subtilités lexicales, il s’agit tout bonnement d’un "doigt dans le cul". Le doigt, on voit bien à qui il appartient, le cul, on se tâte – si je puis dire! Est-ce le tien personnellement? Auquel cas c’est ton affaire, mais n’en fais pas un étalage public: un président, ça ne devrait pas faire ça comme dirait l’autre… Ce cul, est-ce le nôtre en tant que tu incarnes la souveraineté populaire? Est-ce celui de la France dont tu es le corps mystique? On ne sait. Mais cette fois-ci, ça nous concerne. Et permets qu’on puisse ne pas jouir d’une pareille intromission dans notre intimité sans notre consentement. Demande à madame Schiappa: c’est la définition légale du viol.
 
Quoi qu’il en soit de ce fondement et de son propriétaire, c’est proprement manquer de doigté envers la République que de se laisser mettre de la sorte en arborant ce sourire radieux qui témoigne de ton contentement. Pareil goût relève de ta vie privée qui est celle du second corps du roi, elle ne devrait pas affecter ton premier corps qui est politique et républicain. Ce sourire, c’est le même que tu arborais sur les marches de l’Elysée le jour de la fête de la musique en compagnie d’une brochette d’individus, eux-aussi férus de ce très subtil langage des signes. On ne dira pas que tu caches ton jeu. Il n’y a que les crétins pour feindre que tu dissimules. Tu es du genre à nous le mettre bien profond, pour dire clairement ce qui ne devrait pas te choquer sous forme de mots, puisque la chose te ravit quand elle se trouve exprimée sous forme de geste. Mais mettre ou ne pas mettre, là est la question…
 
Or, cette question, tu l’as franchement résolue. Car, depuis quelque temps, tu montres en effet que, toi ou tes services, vous n’avez pas grand souci de la légalité (je ne parle plus de moralité, on sait désormais dans quelle estime tu tiens toute morale…), je parle de légalité.  En adoptant cet angle de vue, on voit bien comment tu nous la mets, tu nous le mets, tu nous les mets…
 
D’abord, premier doigt, il y eut cette étonnante évaporation de tes bénéfices en tant que banquier chez Rothschild: tu sembles en effet avoir habilement fait disparaître cette somme considérable de ta déclaration de patrimoine avant les présidentielles. Quid en effet des cinq millions d’euros que tu as engrangés comme banquier pendant huit ans et dont personne ne retrouve la trace ? (source : "Cinq millions d’euros en huit ans, où est l’argent, Emmanuel Macron?" dans Economie Matin du 16 février 2017). Cinq millions, ça en fait des billets de cinq euros que tu voles dans la poche des étudiants qui reçoivent l’APL!
 
Ensuite, deuxième doigt, il y eut cette soirée de levée de fonds à Las Vegas qui a permis, via des facturations de Havas-Business, le prestataire de service de cette soirée apparemment effectuée sans appel d’offre, donc illégalement, de dégager de considérables marges, en dizaines de milliers d’euros, pour le candidat que tu étais alors. Qui organisait ce genre de soirée fort peu légale ? Muriel Pénicaud, ton actuelle ministre du travail (source : "Déplacement de Macron à Las Vegas: la très chère soirée organisée par Havas" dans Le Parisien du 8 juillet 2017). Fillon est tombé pour trois costumes: cette seule soirée t’aurait permis d’acheter des pardessus et des pantalons pour tout ton gouvernement et leurs cabinets pendant de longues années. Or, ce ne fut pas la seule soirée ayant permis des largesses à ton endroit.
 
Troisième doigt, devenu président, il y eut l’affaire Benalla. Chacun a eu le loisir, durant ce feuilleton de l’été débordant sur la rentrée, de voir combien et comment tu couvrais qui te couvre. Entre mensonges, stratégies de communication, enfumage, intoxication, désinformation, instrumentalisation, bien malin qui peut désormais savoir où se trouve la vérité. Dans cette affaire, je veux n’en retenir qu’une. C’est une affaire dans l’affaire. Quand ton petit protégé s’est retrouvé en garde à vue, la police n’a pu effectuer une perquisition à son domicile pour cause de légalité: elle n’intervient pas la nuit. Comment se fait-il qu’une équipe ait pu être diligentée pendant ce temps-là au domicile de Benalla pour ouvrir son coffre et faire disparaître son contenu, dont des armes à feu? Qui a dit quoi, et à qui, pour que ce forfait qui entrave la bonne marche de la justice ait été commis? Et par qui? Il faudrait demander à feu Gérard Collomb et lui demander si ça n’a pas un peu à voir avec sa récente démission… On ne fera croire à personne que ce faux cambriolage ait pu avoir lieu à cette heure, dans ce lieu, dans cet endroit de l’appartement d’un homme que tu protèges contre vents et marées, sans que tu sois un peu au courant! Qu’y-a-t-il entre lui et toi pour que se trouvent détruites les preuves des coups tordus de cette affaire? De quels doigts et de quels fondements symboliques, ou non, est-il ici question? (source: "Affaire Benalla. Compagne introuvable, coffre-fort disparu… les zones d’ombre subsistent" dans Ouest-France du 23 août 2018).
 
Puisque nous sommes dans la cambriole, ajoutons un autre forfait, ce sera le quatrième doigt, nous ne sommes pas bien loin de toute la main. Chacun sait désormais que la communication de monsieur Benalla, qui mettait tant dans l’embarras monsieur Collomb (un nom qui, je le jure sur ta tête, n’entre en rien dans ma métaphore filée du doigt et du fondement…), est pilotée par la Reine Mimi.
 
Qui est Mimi? Laissons parler les éditions Grasset qui publient bientôt une biographie non autorisée du personnage. Voici la quatrième de couverture du livre en question : "On l’appelle 'Mimi'. Michèle Marchand, la papesse des paparazzis, la gardienne des rumeurs, des secrets de la politique et des affaires. Elle collectionne les scoops sur les puissants mais elle a compris que le plus utile n’était pas de les vendre. Les posséder suffit. Et en parler, ici ou là. Elle ne dispose d’aucun titre officiel mais 'Mimi' se rend tous les jeudis à l’Elysée. Son agence de presse, Bestimage, a l’exclusivité de l’image de la Première Dame et de celles, privées, du couple Macron. (sic !) Une manne. Et une première. Jamais un couple présidentiel n’avait concédé un tel passe-droit à une 'petite marchande de photos'. Comment 'Mimi' a-t-elle pris le contrôle des secrets de Paris? Pourquoi lui est-il accordé tant de privilèges? Que sait-elle? Que tait-elle? Difficile d’enquêter sur cette femme, puissante et redoutée. Ses amis se taisent et ses obligés ont peur." Et puis ceci, qui ne manque pas de piment : "Garagiste, tenancière de boîte de nuit, mariée à des braqueurs puis à un policier, championne de ski, reine de la presse people… avant d’arriver au cœur du pouvoir. La vie de 'Mimi' est une énigme et un vertige."
 
On comprend que ce vertige en donne à d’autres. Voilà pourquoi, fort étrangement, l’appartement de l’un des journalistes a été cambriolé. Par qui? Toi seul le sait me semble-t-il. Ou Monsieur Collomb, qui a récemment fait ses valises… comme un voleur! Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que l’équipe de monte-en-l’air qui a œuvré sur le coffre fort de Benalla était aussi de service chez l’un des biographes de la désormais fameuse Mimi. (source: "Un des biographes de 'Mimi' Marchand mystérieusement cambriolé" dans L’Obs du 26 septembre 2018).
 
Pour les besoins de ma démonstration, je sais que tu me comprendras, j’ai besoin d’un cinquième doigt. De sorte qu’ainsi, nous pourrons franchement parler d’un "Fist Fucking" – autrement dit, pour ceux qui se trouveraient autant déroutés par cette expression formulée dans la langue de Shakespeare que par  les subtilités lexicales du corps humain, voici une libre traduction de mon cru : "La main, puis tout le bras dans le cul". Tu m’excuseras toutes ces variations proctologiques, mais c’est toi qui m’y contrains, après avoir commencé aux Antilles…
 
A plusieurs reprises, celui qui te sert de Benalla pour tes discours, Sylvain Fort, a fait savoir que tu n’appréciais pas un certain nombre d’intellectuels - dont ma pomme! Il fut dit un temps qu’un genre de "cellule riposte" allait être mise en place pour répondre aux idées "nauséabondes", bien sûr, de ces personnes dont j’étais et dont je suis. Notre Sylvain avait alors sorti du chapeau les noms de Michel Serres et de Pierre Nora: tu voulais du sang neuf et rajeunir la société française, ces académiciens totalisent 174 ans à eux deux, c’est réussi. (source : "Le devoir de mémoire de Macron" dans Le Parisien du 11 juin 2017).
 
Tout le monde a pu voir que tu étais capable de changer la loi pour récompenser Philippe Besson qui est à ta personne ce que Heidegger fut à Hitler, Sartre à Staline, Sollers à Mao (puis à Balladur)… Tu as en effet décidé de faire voter un texte permettant  d’ouvrir une vingtaine de postes de consuls généraux supplémentaires à des fonctionnaires comme à des non-fonctionnaires afin de rendre possible ce hochet à offrir à ton ami avec l’argent de la République. (source: "Ce décret qui permet de nommer Philippe Besson consul à Los Angeles" dans Le Parisien du 30 août 2018).
 
Un homme qui est capable de passer par-dessus la loi pour récompenser un intellectuel qui le…, qui le…,  disons, qui chante ses mérites, n’aurait pas à se forcer beaucoup pour faire savoir combien il lui plairait que ce philosophe, qui lui déplaît, cesse de voir ses cours diffusés sur le service public! Je dis ça comme ça! Après la fraude fiscale, trois doigts, les cambriolages, deux doigts, la promotion d’un ami comme avers d’une médaille dont le revers est l’éviction d’un ennemi, cinq doigt, voilà, le compte est bon: la main est passée tout entier, le bras peut suivre…
 
Voilà un an que Votre Altesse, Votre Excellence, Votre Sérénité, Mon cher Manu, Mon Roy, mais aussi: Mon Chéri, tu es au pouvoir. Et tu nous régales chaque semaine avec de nouvelles aventures. Il te reste quatre ans de règne.
 
Je t’annonce une bonne nouvelle: comme je dispose de plus de temps pour moi depuis que mes cours à l’Université populaire sont passés dans la moulinette de ton rectum citoyen, je me réjouis de pouvoir t’annoncer que je t’écrirai plus souvent que je ne l’avais prévu lors de ma première lettre. Cette perspective nouvelle me donne le même sourire que toi, mais pour d’autres raisons: je suis ravi!
 
On sait que le sage montre la lune et que l’imbécile regarde le doigt: pour ma part, j’en prends le ferme engagement, je ferai part égale entre la lune et le doigt…
 
Salut Manu
 
Michel Onfray
 

Posté par zalandeau à 09:47 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

08 octobre 2018

Mémoires et radotages (189) – Macron – Entre stupeur et dégoût

GSM

Écrit le 05 octobre 2018
 
Je me demande vraiment si l’actualité vaut vraiment la peine d’être commentée… Bien sûr, plus une situation est ridicule, désespérante, voire même navrante, plus les médias de tous poils s’en emparent !
 
Mais précisément je ne suis pas journaliste et faire ce métier de ramasse-merde ne me plairait vraiment pas !
 
Alors je serais bref, voire silencieux sur ce qui est l’actualité tout à fait navrante… Mais cependant une visite présidentielle a, malgré moi, attiré mon attention, mais pas en bien…
 
Fin septembre un certain Macron, vous savez, celui qui se prétend être notre président de la république, celui qui balance des mots perfides envers les Français quand il voyage à l’étranger, celui qui affiche une arrogance et un mépris envers ses concitoyens qui ne font pas partie des « premiers de cordée », même quand il est en déplacement dans l’hexagone et bien fin septembre dis-je, certainement conscient de sa baisse vertigineuses dans les sondages, je le vois, oh, stupeur, je le vois dans les bras d’antillais torse poils en sueur, je le vois faire l’accolade à des gens de la « basse classe » qu’il hait tant !!!
 
Stupeur, c’est bien le mot qui décrit le dégoût que j’ai ressenti pour le gus qui nous sert de président ! Comment ? Ce type parvient lorsqu’il le veut vraiment à cacher son mépris et à simuler la joie et la convivialité avec du petit peuple, alors que quelques jours avant, il donnait des conseils méprisants et condescendants à un demandeur d’emploi déboussolé…
 
Cela laisse à penser à l’immense talent de comédien de ce type et qui dit comédie dit mensonge lorsque l’on n’est pas dans une fiction théâtrale ou filmée…
 
Jusqu’où ira-t-il dans ces gesticulations de familiarité simulées ? Roulera-t-il des pelles aux Français ? Fellation, sodomie voire plus si affinités (disait Coluche) ?
 
Il pourrait aussi, pendant qu’il y est, pour reconquérir l’électorat des amis des animaux, pratiquer la zoophilie devant les caméras et les smartphones !
 
C’est vraiment pitoyable ! Je passe sur le rabaissement de la fonction présidentielle déjà entamé par des déclarations infames et qui se poursuit par ces singeries dont l'excès de populisme est totalement avéré contrairement à certains autres dirigeants diabolisés pour ce motif...
 
Mais cela va peut-être faire prendre conscience à certains électeurs, de la rouerie du personnage et de sa faculté de mensonge et de dissimulation, laquelle, ipso facto est incluse dans ses déclarations et actes de gouvernance de la France : Dire une chose et faire son contraire, maximiser verbalement des intentions qui sont des gouttes d’eau dans la réalisation réelle et vice-versa ! Enfin bref, le sieur président est le roi des arnaqueurs et peut-être que cette comédie Antillaise va enfin ouvrir les yeux de nos concitoyens…
 
Alors, que sur un selfie ou autre image publique, apparaisse le doigt d’honneur d’un de ses éphémères partenaires Antillais, ne me surprend pas et même me laisse à penser que ceux-ci, pas si bêtes, s’ils ne disent pas ce qu’ils pensent, savent quand même le manifester et c’est tant mieux !
 
De toute façon, même si le roi Macron ne nous a pas fait de doigt d’honneur, les plus baisés, c’est quand même les citoyens du peuple Français.
 

Posté par zalandeau à 09:47 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags :

05 octobre 2018

Le paon et le palais

GSM

Auteur inconnu
 
Un jeune paon, imbu de son plumage
> Fût pris dès son plus jeune âge
> En mains par une vieille pintade
> Qui laissa son vieux coq en rade.
 
Lors, notre jeune volatile
> Qui se trouvait fort volubile
> Ne fût plus satisfait de son habitat
> Et se rêva en costume d’apparat.
 
Pourquoi, se disait-il, se contenter
> D’un simple poulailler, fût-il doré,
> Alors que, sans travailler,
> Je puis demeurer au palais.
 
Il me suffit, si mes calculs sont bons,
> De prendre mes congénères pour des pigeons
> Et, pour les prochaines élections,
> De bien jouer les trublions.
 
Ainsi fût fait, et contre toute attente,
> Il prît la place laissée vacante
> Par tous les vieux coqs déplumés
> Dont tout le monde s’était lassé.
 
Pour constituer sa basse-cour
> Il fit appel à des vautours
> Aptes à tondre la laine,
> A amasser toutes les graines.
 
Ses anciens congénères
> Qu’Il jugeait fort vulgaires
> Virent enfin, mais un peu tard,
> Qu’on les prenait pour des bâtards.
 
Fort de son plébiscite aux élections,
> Nôtre dieu-paon, tel Pygmalion,
> Favorisa un jeune sardouk (1)
> Dont il se servait comme bouc.
 
Grisé par ses nouvelles prérogatives,
> Celui-ci, de manière fort hâtive,
> Se crût par son maître autorisé
> De jeunes oisons brutaliser.
 
Las, malgré la volonté manifeste
> De celer ces faits funestes,
> L’histoire vînt à transpirer
> Hors de murs du Palais.
 
Devant ce gros scandale,
> Notre apprenti Sardanapale
> Dût rétropédaler
> A son grand regret
 
Il envoya ses janissaires
> Désigner un bouc émissaire
> Mais la sauce ne prît pas
> Et l’oisillon resta sans voix.
 
Moralité :
> Même les rois de l’enfumage,
> Ceux mêmes qui se voulaient rois mages,
> Tombent un jour de leur piédestal
> Et devront quitter leur habit royal.
 
(1) Sardouk : Coq en Tunisien
 
Poème dédié à Emmanuel 1er

Posté par zalandeau à 09:48 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , ,

03 octobre 2018

Ma chronique - Le discours de Sarkozy le 23 juin 2009

GSM

Aberrant ! Je rêve ! Aurais-je écrit les paroles du discours de Nicolas Sarkozy devant le congrès ?
Mes mots… Il utilise mes mots de Gaulliste, il utilise mes idéaux sociaux et républicains…
Comment cela peut-il être possible ? Après ce qu’il a fait ?... 
 
Cela pourrait être un rêve, comme beaucoup en ont eu avant mai 2007… Une parole qui donne confiance, des promesses qui donnent envie, des perspectives qui donnent espoir…
 
Mais après deux ans de pratique, comment croire un seul mot de ces phrases de rassemblement et d’espérance ? 
 
Cela sera un cauchemar, si ces paroles prennent, comme c’est le cas depuis deux ans, la forme d’une action contraire aux mots qui les portent…
 
Alors comme en 2007, je dis, j’attends, je vois, j’écoute, je constate, je tâche de bien comprendre et je porterai jugement, comme je l’ai toujours fait…
 
De toute façon on ne peut rien faire d’autre étant donné que ce discours a bien entendu semé le doute et redonné une confiance provisoire dans ce monarque qui se pose tant en défenseur des valeurs républicaines.
Par ses mots, il a fait retomber la colère qui montait contre lui, se donnant comme il le dit, le temps de continuer ses « réformes ». 
 
Hélas, ses réformes ne sont jusqu’ici que de la casse sociale et de la distribution aux plus nantis… Et c’est cela qu’il veut poursuivre… 
 
Alors « oui » à Sarkozy, si cet homme là a changé, si cet homme ne ment plus et est subitement devenu sincère…
Mais je dis plus certainement « non » à cette nouvelle escroquerie des mots et des idées, « non » à ses mensonges…
 
Je reste sur mes gardes et ne manquerai pas de donner mon avis…
 
© zalandeau, le vendredi 3 juillet 2009
 
NDLA :  En 2018, neuf années plus tard, nous sommes dans la même situation avec un certain Macron, aussi menteur que le Sarko, autant monarchique, aussi incapable, aux actes aussi catastrophiques et aux effets aussi contraires aux intérêts de la nation...
 

Posté par zalandeau à 09:46 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :


19 septembre 2018

Solidarité intergénérationnelle, l'escroquerie Macron

GSM

Envoyé par Jiellaime. Texte de Jacques Guillemain
Note de Jiellaime : Chers amis retraités, ce qui suit est entièrement exact. Il est important de diffuser au maximum, il faut que chacun le sache et s'en souvienne.
 
Et dernièrement on en prend encore une dose. Notre trop jeune président monte les générations les unes contre les autres, ne tombons pas dans son piège qui se refermera forcément sur lui un jour à moins que d'ici là il ait réussi à supprimer les retraités.
 

Solidarité intergénérationnelle :
l’escroquerie sémantique de Macron pour justifier la CSG
Publié le 15 mars 2018 - par Jacques Guillemain 
Monsieur le Président, vous avez amplement raison de vous inquiéter de la fronde des retraités.
Car ces séniors qui manifestent aujourd’hui vous les avez trahis.
Oui, trahis parce que ces 16 millions de retraités, de plus en plus nombreux, ont voté en majorité pour vous. Et vous les remerciez en massacrant leur pouvoir d’achat.
Votre défense ?
Primo, vous dites que vous aviez annoncé dans votre programme électoral cette inique hausse de CSG.
Oui, mais vous avez néanmoins menti. Car vous aviez dit que les petits retraités percevant moins de 1200 euros, ne seraient pas concernés par cette hausse.
Or, vous prenez en compte le revenu fiscal de référence et le quotient familial du foyer.
Résultat : ce sont plus de 50% des retraités qui sont perdants en 2018.
Secundo, vous invoquez la solidarité intergénérationnelle.
Parce que vous croyez que les retraités vous ont attendu pour aider leurs enfants et petits-enfants ? Un petit retraité sait se priver pour pouvoir offrir un cadeau à ses petits-enfants ou aider ses enfants en difficulté.
Non seulement ils s’investissent massivement dans le bénévolat, mais ils sont là pour garder leurs petits-enfants quand les parents travaillent, ou les garder quand ils sont malades.
Les retraités sont loin d’être les parasites inutiles de la société. Ils sont au contraire le dernier rempart de la famille quand tout va mal.
Par conséquent, monsieur le Président, les retraités se passent très bien de vos leçons de morale sur la solidarité.
Ensuite, vous dites que “l’effort des retraités permet de récompenser le travail”.
Mais monsieur le Président, vous incarnez le parfait contre-modèle de justice sociale. Vous vous moquez du monde.
Votre modèle social, c’est la préférence étrangère, bien loin de la récompense du mérite et de l’effort !
Un paysan qui travaille 15 heures par jour, 365 jours par an, sans W.E ni vacances, et qui survit avec 350 euros par mois, vous croyez que son travail est récompensé alors qu’il nourrit 60 personnes ?
Vous saignez les petits retraités, mais vous dépensez 50 000 euros par an pour chaque Musulman mineur isolé ( Arabe et Africain) qui débarque en France. Ils étaient 4000 en 2010, ils sont
25 000 en 2017. Coût : 1,25 milliard à la charge des départements.
Combien seront-ils en 2018 ? 50 000 ? 100 000 ? Allez-vous prendre en charge toute la jeunesse africaine pendant que nos petits vieux sont abandonnés comme dans nos Ehpad ?
Pour les migrants Musulmans vous ne comptez pas vos sous. Rien n’est trop beau.
Mais pour les Ehpad, qui ont besoin de 8 milliards d’euros, les caisses sont vides.
Vous baissez les retraites, mais vous accordez une pension de 800 euros à tout étranger de 65 ans ( Arabe et africain, Musulmans...) n’ayant jamais travaillé ni cotisé en France.
Une ignominie sans nom.
Et la France continue de payer une retraite à des milliers de centenaires étrangers disparus depuis des lustres ' ( Algérie et Maghreb ! ). Que faites-vous pour réparer cette injustice ? Rien.
Des millions de retraités n’ont pas de mutuelle, mais vous avez augmenté le budget de l’AME qui soigne les sans-papiers, le portant à 1 milliard.
Des millions de retraités vivent dans des conditions précaires.
Le nombre de mal-logés explose. 600 000 retraités ont le minimum vieillesse, et sont donc sous le seuil de pauvreté.
Mais vous logez chaque soir 25 000 clandestins Migrants Musulmans à l’hôtel. Le coût de l’asile dépasse les 2 milliards et l’invasion s’accélère.
Et inutile de culpabiliser les retraités en les faisant passer pour des nantis.
Leur retraite, ils l’ont acquise en travaillant 48 heures par semaine.
A leur époque il n’y avait pas les 35 heures et les 5 semaines de congés payés.
Les retraités, voilà des années qu’on les saigne.
On leur a supprimé la demi-part des veuves en 2008.
 
Note de Zalandeau : N'oublions pas que sous le  quinquennat précédent, vous avez diminué la pension de réversion qui est passée de 56 à 54% et que vous avez des vélléités contre l'existence même de cette réversion !
On les a taxés de 0,3% au titre de la CASA en 2013.
On leur a supprimé la défiscalisation de la majoration de 10% pour les familles ayant élevé 3 enfants ou plus.
Et les retraites ont été gelées pendant 3 ans depuis 2014.
Par conséquent, la CSG, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
En vérité, monsieur le Président, vous n’aimez ni la France, ni les Français.
Pour vous, notre France millénaire n’est qu’une parcelle du grand village mondial que vous appelez de vos vœux.
Le passé ne vous intéresse pas, seul le futur multiculturel monopolise votre action.
Les Français, vous les avez insultés en assimilant l’œuvre civilisatrice de la colonisation à un crime contre l’humanité.
Vous les avez insultés en niant la culture française et Chrétienne , comme si nos grandes cathédrales n’étaient pas la magnifique illustration d’une culture qui remonte au Moyen-Âge.
Et que dire du siècle des Lumières, où des noms comme Montesquieu, Diderot, Voltaire, Rousseau, Bernouilli, D’Alembert, Laplace, Condorcet, Volta ou Lavoisier, ainsi que bon nombre de nos artistes, ont fait rayonner la France.
Notre pays ne serait pas la première destination touristique au monde, avec 89 millions de visiteurs en 2017 selon le ministère des Affaires étrangères, sans son exceptionnel rayonnement culturel.
C’est une évidence qui vous échappe…malheureusement.
Vous êtes un mondialiste et les Français ne sont pas d’accord avec vous.
Selon le dernier sondage d’Opinion Way, 60% des Français ont une image négative de la mondialisation, et même 14% en ont une image très négative.
Les Français ont compris qu’ils étaient les grands dindons de la farce de la mondialisation sauvage, qui livre la France à la concurrence déloyale d’autres pays.
Emplois, salaires et pouvoir d’achat ont pâti de cette concurrence.
Les Français veulent qu’on les protège.
Mais quand un retraité perçoit moins en 2018 qu’en 2012, qu’il est contraint de travailler bien au-delà de 70 ans pour arrondir sa maigre retraite, et qu’il voit que les étrangers sont pris en charge sans limitation de dépenses, comment pourrait-il ne pas se révolter ?
L’immigration Musulmane a transformé la France en modèle d’injustice sociale .
En 2022, les seniors ne voteront pas pour un président qui les aura trahis et appauvris.
 
Jacques Guillemain
 
Note de Jiellaime : Je suis  entièrement d'accord, (je suis retraité), je fais suivre. Faites comme moi, même si vous n'êtes pas retraité, vous le deviendrez un jour, c'est ce que je vous souhaite.  
 
 

Posté par zalandeau à 09:48 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,

05 septembre 2018

Michel Onfray - Lettre ouverte au président Manu

GSM

Écrit par Michel Onfray début septembre 2018
 
https://michelonfray.com/interventions-hebdomadaires/lettre-ouverte-au-president-manu
 
Votre Altesse,
 
Votre Excellence,
 
Votre Sérénité,
 
Mon cher Manu,
 
Mon Roy,
 
La presse a rapporté il y a peu que tu avais nommé un gueux pour représenter la nation à Los Angeles. Il aurait pour seul titre de noblesse diplomatique, disent les mauvaises langues, les jaloux et les envieux, un livre hagiographique sur ta campagne présidentielle. En dehors de ce fait d’arme si peu notoire que personne n’en connaît le titre, pas plus d’ailleurs que celui des autres ouvrages du susdit, la plume est bien de celle qui se trouvent dans les parties les moins nobles de la profession : le croupion, car c’est celle que découvre le plus souvent la position de soumission inhérente à la fonction des gendelettres - la prosternation. De Sartre à BHL chez Sarko (après Mao), d’Aragon à André Glucskmann chez le même Sarko (après Mao lui aussi), de Drieu la Rochelle à Sollers chez Balladur (après Mao également), de Brasillach à Kristeva chez le Bulgare Jivkov (après Mao elle aussi), les cent dernières années n’ont pas manqué d’écrivains doués… pour l’agenouillement politique!
 
Philippe Besson entre dans cette vieille catégorie du valet de plume, mais on sait désormais de quelle plumasserie ce jeune homme comme il faut relève. Ce genre de plume n’est pas celui des plus talentueux, mais c’est celui des plus vendus - je parle de l’homme, pas de l’auteur.
 
Manu, on comprend que, toi qui aime tant les lettres, tu aies envie de câlins venus des écrivains les plus à même de marquer le siècle et d’entrer dans la Pléiade quand tu seras redevenu banquier. Mais si ce siècle doit être marqué par toi, il n’y a pas grand dommage à ce qu’il le soit aussi par Besson le petit (à ne pas confondre avec Besson le grand, l’écrivain Patrick, ni avec Besson la championne d'athlétisme, Colette, ou bien encore avec Eric, le traître passé de Ségolène à Sarkozy en pleine campagne présidentielle, ou bien encore avec le Minimoy, Luc).
 
Avant d’être flagorneur, Besson-le-Petit a été directeur des ressources humaines auprès de Florence Parisot, dame du MEDEF, mais aussi auteur de scénario de téléfilms, donc chevalier des Arts et Lettres. Convenons-en, tout ceci légitime l’affirmation d’Arlette Chabot, qui faisait déjà de l’éditorialisme politique à la télévision quand elle était en noir et blanc, la télévision, et n’avait qu’une seule chaîne. Courageuse, audacieuse, résistante, rebelle, insoumise, l’Arlette n’a en effet pas craint d’affirmer sur l’un des médias qui l’appointent que tout ceci était habituel: Napoléon n’avait-il pas nommé Chateaubriand en son temps et de Gaulle Romain Gary? En effet, en effet… Arlette, chère Arlette, vous qui avez déjà les grades de chevalier puis d’officier de la Légion d’honneur, je vous promets le grade supérieur pour bientôt! Si ce n’est déjà fait, car vous méritez d’y avoir votre rond de serviette, vous serez aussi bientôt invitée à la table de notre grand Mamamouchi en compagnie du vérandaliste Stéphane Bern et des frères Bogdanov, les éminents membres correspondants de la NASA française.
 
Votre Excellence, votre Sérénité, mon Roy, votre Altesse, mon cher Manu, il a tout de même fallu, pour que cette affectation de copinage ait lieu, que tu prennes la décision d’un décret modifiant les règles de la nomination des diplomates afin que ce ne soit plus le Quai d’Orsay qui ait la main mais le gouvernement, c’est à dire, toi tout seul, chacun le sait. C’est ce que les langues vipérines qualifient de fait du prince… Le décret te permet désormais de récompenser des non-fonctionnaires, pourvu qu’ils aient été serviles. Bern ambassadeur chez l’impératrice Sissi ou les Bogdanov nommés pour la même fonction sur Mars, grâce à toi, c’est désormais devenu possible… La France redevient "great again"!
 
J’ai appris qu’en même temps, tu avais rendu possible cet autre fait du prince: madame Agnès Saal a été nommée par un arrêté paru au Journal officiel "haut-fonctionnaire à l’égalité, à la diversité et à la prévention des discriminations auprès du secrétaire général du ministère de la culture". En voilà un beau poste, et si moral en plus! Un beau jouet emblématique du politiquement correct de notre époque.
 
Rappelons un peu le CV de l’heureuse élue que tu gratifies à son tour. Cette dame s’était fait connaître par des notes de taxi dispendieuses, plus de 40.000 euros tout de même, et ce en grande partie au profit de ses enfants, quand elle était directrice générale du centre Pompidou et présidente de l’INA, un institut que tu connais très très bien, n’est-ce pas? Pour ces malversations, elle avait été condamnée à six mois de suspension sans solde (probablement selon les principes de ce que l’on peut désormais nommer la jurisprudence Benalla…), puis à trois mois de prison avec sursis et une double amende. Elle avait été réintégrée en douce au ministère de la culture à l’été 2016 (il faut faire gaffe aux nominations d’été...) comme chargée de mission auprès du secrétariat général en vue de la finalisation de labellisation AFNOR sur l’égalité professionnelle et la diversité.
 
Précisons aussi ceci: selon Mediapart, la même madame Saal, décidément très récompensée - on se demande pourquoi - figurerait également "dans la liste très restreinte des hauts fonctionnaires, qui, par un arrêté du 3 août 2018 signé par le Premier ministre, ont été inscrits à compter du premier janvier 2018, donc rétroactivement, au "tableau d’avancement à l’échelon spécial du grade d’administrateur général". Ce qui, en d’autres termes, veut dire que, pendant les vacances du Roy à Brégançon, cette procédure qui ne relève pas du traditionnel avancement mais d’une volonté politique expresse, a permis à ladite dame de profiter d’une hausse de son traitement allant jusqu’à 6.138 euros par an, indemnité de résidence à Paris comprise, soit au total près de 74.000 euros de traitement annuel. S’y ajoute un supplément sous forme d’indemnité qui augmente sa retraite des fonctionnaires d’environ 10%. Quand tu aimes, mon cher Manu, ça n’est pas pour rien et ça se voit!
 
Françoise Nyssen, rappelons-le pour les millions de Français qui l’ignorent encore, est ministre de la culture. C’est elle qui a mis en musique la mélodie sifflée à son oreille par le président. Face au déchaînement que cette nomination a légitimement suscité, elle fait savoir ceci sur les réseaux sociaux: "J’ai nommé Mme Agnès Saal (j’épèle : S . A . A . L,  car on pourrait mal orthographier…) haute fonctionnaire à l’égalité et à la diversité. J’ai fait de cette cause une priorité dès mon arrivée au ministère de la culture. La qualité de son engagement et de son travail au service de ces valeurs fondamentales devrait guider les commentaires aujourd’hui". On ignore quelle est la "cause" en question: madame Saal, ou les fameuses valeurs ici prises en otage?
 
Mais Françoise Nyssen, c’est également l’éditrice qui a sciemment fraudé deux fois le fisc en ne déclarant pas de considérables agrandissements d’espace, une fois en Arles, au siège de sa maison d’édition, une autre fois à Paris. Le Canard enchaîné, qui a levé le lièvre, a chiffré la fortune économisée par ce double forfait! Ca en fait des APL pour les étudiants désargentés, je te jure!
 
Qui se ressemble s’assemble. Dès lors, il était normal que, sous ton autorité, sous tes ordres, selon ton désir, selon ton souhait, selon ta volonté, selon tes vœux, mon Prince, mon Roy, mon grand Mamamouchi, le vice récompense le vice. En un peu plus d’un an, de Richard Ferrand à Alexandre Benalla, via cette dame Saal, tu nous y as déjà tellement habitués!
 
Sais-tu, mon cher Manu, que des caissières qui ont utilisé à leur petit profit des bons de réduction de deux ou trois euros qui trainaient sur la caisse, ou que des employés de grand magasin qui ont mangé un fruit prélevé dans les rayonnages, ont été sèchement licenciés, eux, sans indemnités, sans planques payées par les contribuables et sans possibilité de retrouver du travail fort bien payé avec les avantages de la fonction à la clé? Probablement une nouvelle belle et grosse voiture avec chauffeur…
 
J’ai appris aussi que ton si bon ami Benalla s’était rendu coupable de charmants forfaits depuis ceux que l’on a bien connus l’été dernier. Mais l’incendie a été joliment éteint - sûrement pas avec l’eau de la piscine que tu t’es fait construire à Brégançon, pas pour toi, oh non, bien sûr, mais par altruisme, pour les enfants du personnel de la résidence royale plus sûrement.
 
En garde à vue, la police a souhaité perquisitionner le domicile de ton si cher ami Benalla. Elle voulait notamment accéder à son coffre-fort. Tenus par la loi à ne pas entrer dans l’appartement avant l’heure légale, les policiers ont posé des scellés le soir et attendu le lendemain. Mais le coffre-fort a été vidé dans la nuit! On a le bras long chez les Benalla puisque du commissariat on peut atteindre un coffre-fort chez soi en pleine nuit. Les quatre armes qui devaient s’y trouver n’y étaient plus - soit tout de même trois pistolets et un fusil, pour un homme qui n’a que deux mains, ça fait tout de même beaucoup… Sa femme avait les clés, il avait dit quelle était à l’étranger : elle se cachait en fait dans le seizième arrondissement de Paris. Il est vrai que pour de nombreux français cet arrondissement de nantis équivaut bien à un pays étranger.
 
Votre Excellence, votre Sérénité, mon Roy, votre Altesse, mon cher Manu, il me semble tout de même qu’il vaut mieux faire partie de ta cour que d’être un senior amputé de sa retraite, être un plumitif courbé plutôt qu’un écrivain debout, être une énarque de gauche qui tape dans la caisse de l’Etat pour financer les transports de sa progéniture, plutôt qu’un étudiant à qui tu voles dans sa poche cinq euros d’APL, être un cogneur de manifestants avec un brassard de la police et une accréditation de l’Elysée qu’un syndicaliste défendant le droit du travail.
 
Votre Excellence, votre Sérénité, mon Roy, votre Altesse, mon cher Manu, j’aimerais que tu m’aimes et ce pour trois raison. La première: pour être nommé sans compétence consul des provinces et des régions françaises dans le sixième arrondissement de Paris, voire le seizième – tu le peux, je le sais, il suffit que tu le veuilles; la deuxième: pour permettre à ma vieille mère qui n’a pas son permis de conduire et qui a quatre-vingt-quatre ans, de pouvoir disposer d’un taxi gratuit à n’importe quelle heure du jour et de la nuit pour aller faire ses visites médicales à une demi-heure de chez elle, le tout payé avec l’argent du contribuable  tu le peux, je le sais, il suffit que tu le veuilles; la troisième:  pour avoir chez moi des armes à feu en quantité, mais aussi et surtout, pour pouvoir tabasser les gens qui me déplaisent en portant un casque sur la tête, en distribuant des coups de matraque et en disposant de CRS ou de la police comme couverture à mes descentes de petite-frappe - tu le peux, je le sais, il suffit que tu le veuilles.
 
S’il te plait, votre Excellence, votre Sérénité, mon Roy, votre Altesse, mon cher Manu: veuilles-le. Je te promets pour ce faire de me prosterner moi aussi, de montrer les plumes de mon cul aux passants, de dire du bien de toi avec des articles, des conférences et des livres, je te jure, j’irai sur les chaînes et les radios du service public pour certifier, comme Arlette Chabot, qu’entre Napoléon, de Gaulle et toi, il n’y a pas l’épaisseur d’une feuille de cigarette, Joffrin ne me reconnaîtra pas, il m’aimera peut-être lui aussi comme il a aimé jadis Bernard Tapie et Philippe de Villiers. Je pourrai écrire aussi une biographie de Stéphane Bern avec une préface de Brigitte ex-Trogneux, passer une thèse de physique quantique avec tes amis les frères Bogdanov comme directeurs de travaux. Je pourrais même consacrer un séminaire de littérature comparée à l’œuvre de Philippe Besson que je mettrai en perspective avec celle de James Joyce. S’il te plait, tu le peux, tu es mon Roy. J’habite place de la Résistance à Caen, fais-moi signe.
 
Veuillez, votre Excellence, votre Sérénité, mon Roy, votre Altesse, mon cher Manu, mon chéri, recevoir l’expression de ma considération la plus courtisane. Vive la République, vive la France, mais surtout: Vive Toi !
 
Michel Onfray
 
Post-scriptum : des bises à la Reine.
Post-scriptum 2: j’apprends à cette heure que tu as fait du jet-ski à fond les ballons avec Brigitte quand tu étais à Brégançon et ce dans une zone interdite à la navigation et au mouillage - tu y as pourtant grandement navigué et vraiment mouillé. Cette réserve marine protégée ne doit être troublé par aucun véhicule à moteur. Il y eut pourtant tes deux jets-ski et ton gros bateau avec un moteur de 150 chevaux - qui sait, peut être empruntés à Nicolas Hulot, car on sait que, comme toi, il est un écologiste qui collectionne les engins motorisés. Protéger l’environnement marin et préserver la biodiversité dans les eaux du parc national de Port-Cros, pour toi qui fume du glyphosate chaque matin au petit déjeuner, ça compte pour rien, n’est-ce pas?
 

Posté par zalandeau à 09:48 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,

16 août 2018

L'étrange perquisition de l'appartement d'Alexandre Benalla

 

GSM

 

L'étrange perquisition de l'appartement d'Alexandre Benalla

Posté par zalandeau à 09:47 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags :

14 août 2018

Les migrants mineurs

GSM

Les migrants mineurs

Posté par zalandeau à 08:48 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

13 août 2018

La situation s'aggrave tout en se clarifiant ...

GSM

https://breizatao.com/2018/05/25/le-voile-islamique-fait-partie-de-la-france-affirme-un-chef-du-parti-demmanuel-macron-qui-veut-des-femmes-voilees-a-lassemblee-video/ 
 
Aurélien Taché Député En Marche :
« je veux des femmes voilées à l’Assemblée, le voile fait partie de la société Française ».
 
Lentement mais sûrement, Emmanuel Macron structure son alliance avec les islamistes, essentiellement les Frères Musulmans, en envoyant des émissaires faire voler des ballons d’essai dans les médias.
 
Dernier épisode en date, le député LREM du Val d’Oise Aurélien Taché a fait savoir que des femmes voilées à l’Assemblée Nationale française auraient « son soutien » car le voile islamique « fait partie de la société française » selon ce parlementaire Macroniste.
 
Cette déclaration s’ajoute au numéro de communication orchestré à l’Elysée par Emmanuel Macron et Yassine Belattar, un proche des Frères Musulmans, autour de la réorganisation politique des zones de peuplement afro-islamique en France (lire ici).
 
Capter le vote musulman.
 
Sur fond d’islamisation fulgurante de l’Hexagone – qui compte désormais près de 10 millions de musulmans – Macron entend empêcher la gauche radicale mélenchoniste de capitaliser sur le vote islamique.
 
Pour y parvenir, une sous-traitance des zones islamiques est donc accordée aux Frères Musulmans qui auront pour tâche, en échange de la protection du gouvernement, de soutenir électoralement Emmanuel Macron.
 
Ainsi se forme, progressivement, la 6ème République française :
 
La république islamique . C'est l'avenir de la France.
 

Posté par zalandeau à 08:48 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : , ,