12 décembre 2017

Gendarmerie et Parquet

 

GSM

 

Gendarmerie & Parquet

 

Encore un qui va se faire virer... Il a dit la vérité, il sera exécuté...

La justice et la politique en France... Avec, avec, Taubira, sur les ro-o-ses !

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04 décembre 2017

La droite, elle me gratte et la gauche, elle me démange...

GSM

Ecrit par autrui en mai 2015

Maintenant, avec Macron, on a la droite et la gauche. Les proctologues vont avoir du pain sur la planche !

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17 novembre 2017

Mémoires et radotages (146) – Comparaison n’est pas Macron

GSM

Écrit le 13 novembre 2017
 
Macron n’a pas que des défauts mais il a aussi des qualités… Maintenant, il s’agit de déterminer lesquelles elles sont et de quelles importances elles sont.
 
En politique intérieure :
 
Il fallait rénover le code du travail ! Mais si on est d’accord sur le principe, on l’est beaucoup moins sur les modalités pratiques, qui en fait, ôtent dans les PME, toutes possibilités d’équilibre entre le salariat et le patronat, donnant pratiquement un boulevard à ce dernier, (je me suis déjà exprimé sur ce sujet). Il est allé au-delà de ses promesses électorales, ce qui déjà nous éclaire sur la considération moyenne qu’il a du monde salarial, contrairement à Sarko.
 
Macron c’est aussi des mesures d'augmentation des minima sociaux. A cet égard on ne saurait qu’abonder sur les mesures envisagées, lorsqu'elles bénéficient aux Français… Sauf que les applications en sont différées, alors que les mesures de "pressuration" des classes moyennes, elles, seront mises en place très rapidement… Avec les conséquences négatives sur le pouvoir d’achat que l’on devine. On peut concevoir qu’il faille faire entrer l’argent dans les caisses de l’état avant d’en faire usage ! Cependant, Macron est très dogmatique puisque, malgré ses dénégations il est toujours avec la diminution de l’ISF, dans cette antienne du « ruissellement » des riches vers les pauvres (l’enrichissement d’aujourd’hui, crée l’investissement de demain et l’emploi d’après-demain). Ce qui est totalement faux, parce que Sarko l’a essayé, ça n’a pas marché, Hollande l’a essayé, ça n’a pas marché non plus… Et bien d’autres avant eux… Ce dogme est complètement désuet parce qu’il n’intègre pas les données de la globalisation : Le marché ! Macron est dogmatique et en plus, dans une démarche complètement injuste ! Il aime les riches. Ce qui fait de lui quelqu'un d'extrêmement partial !
 
L’alignement des retraites des élus sur le reste de la fonction publique est à considérer comme positive (sauf par les élus eux-mêmes, bien entendu)… Bien qu'il faudrait aller plus loin en alignant la fonction publique sur le privé... Mais sait-on jamais ?
 
Suivant le bord auquel ils appartiennent, les électeurs lui attribuent  de l’autorité et d’autres de l’autoritarisme !
Si l’autorité est une excellente chose, elle l’est d’autant plus, quand il s’agit d’actions concernant l'intérêt de tous les Français et que l’on approuve. Elle l'est beaucoup moins lorsque les actions sont subjectives et forment fracture dans l'électorat. D'autre part, nous l’avons bien vu, les dérapages Macroniens sont fréquents en terme de management des serviteurs de la république. Il maîtrise très mal son autorité !
 
Politique étrangère :
 
La politique étrangère du président Macron est bien plus appropriée que celle, totalement nulle de Hollande. Elle se rapprocherait de celle de Sarkozy, sauf que pour le moment on n’a pas encore vu Macron a l’épreuve du feu (Affaire Géorgienne, par exemple).
Cependant, il est à noter qu’à l’occasion de toutes ses visites internationales, il ne peut réprimer son dégoût pour les Français, dont je rappelle qu’il est le Président ! Quel autre président avant lui, a autant émis de propos aussi haineux envers le peuple de France ? Aucun ! Ces propos éclairent davantage sa politique intérieure. D'autre part, quel autre président exprime son soutient à une idéologie théocratique mortifère, que notre actuel président de la République ?
 
Il se targuait d’obtenir des avancées dans l’Union Européenne ! Pour le moment dans l’affaire des travailleurs détachés… les résultats sont extrêmement maigres, ce qui amène à penser que son autorité n’est que de la gonflette et que ses résultats, il ne peut les obtenir qu’avec ceux qu’il a naturellement sous son autorité issues d’un système d’élection complètement périmé. Il est donc autoritariste, mais sans autorité naturelle, ni de volontarisme suffisant (surtout quand il s'agit de remettre en cause le dogme de la prééminence de l'UE !
 
Finalement, bien que très intelligent, il n’a pas de dons exceptionnels, ou bien s’il en a, admettons-le, ils sont en grande partie oblitérés par son adhésion à des dogmes qu’il ne parvient pas à remettre en question, par un autoritarisme non maîtrisé, par une haine de la France (dogmatique aussi) et par un ego, qui lui, est par contre (comme Sarkozy), totalement démesuré !
 
Il est souvent taxé de Bonapartisme : N'oublions pas que le Bonapartisme a conduit à Waterloo et à l'occupation momentanée de la France ! Ce n’est donc pas forcément une bonne chose.
 
La dette :
 
Sarko avait créé un trou gigantesque dans notre déficit budgétaire, une véritable hémorragie ! Hollande n’avait pas su clamper toutes les artères atteintes par Sarko. Macron saura-t-il les suturer ? Si au moins Macron réussit à juguler le déficit budgétaire, je serais prêt à m’estimer content… Le flot d’argent rendu aux riches va-t-il s’investir dans notre économie ? Rien n’est moins sûr ! La baisse de pouvoir d’achat des classes moyennes actives ou retraitées va-t-elle ne provoquer aucune récession ? Il faudrait pour cela que la confiance revienne. Macron réussira-t-il cet exploit, sachant que cela suppose à la fois une reprise de la consommation et une inversion de notre déficit commercial ?
 
Comparaison n’est pas raison. C’est au pied du mur qu’on voit le macron…
 

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30 octobre 2017

Histoire de France - Sarkozy le complexé qui prend sa revanche

GSM

Note de zalandeau : Paru dans Marianne en Février 2008, sous la plume de Bénédicte Charles :

 

Quand les psys se penchent sur le cas Sarkozy

 

Bénédicte Charles | Vendredi 22 Février 2008
 
De très sérieux universitaires planchent à l'Université Paris VII, sur le psychisme de notre Président. Marianne2 y était. L'exposant a parlé d'action et de masturbation.
 
Même le Washington Post (édition du 15 février dernier) le dit : la France entière ne bruisse que d’une question. Et cette question, ce n’est pas : « Carla Bruni va-t-elle tomber enceinte ? », contrairement à ce que croit la presse de notre côté de l’Atlantique. Non, que ce soit au bistrot, au boulot ou dans le métro, ce que les Français — les « vraies gens », quoi — se demandent, c’est : «Sarkozy a-t-il toute sa tête . Il n’est donc guère surprenant de trouver, dans les programmes de l’UFR de Sciences humaines Cliniques de l’université Paris VII, un séminaire de psychanalyse intitulé «Sarkozy, le symptôme – Lecture de l’inconscient». Le psychiatre et psychanalyste Hervé Hubert, qui anime le cours en question, a prévu de consacrer 9 séances au «cas» Sarkozy sur la base de Témoignage, le livre que Nicolas a publié en 2006 et dans lequel il raconte sa vie, de l’enfance à la candidature. Nous avions raté le premier cours— dont la conclusion était, en gros : le principe fondamental du sujet Sarkozy, c’est qu’il nous dit la vérité et qu’il nous aime (enfin, c’est ce qu’il croit. Mais en psychanalyse, c’est ce que croit le patient qui est important, pas la réalité). Voici le résumé du deuxième.
 
Martyr, prédateur, barbare
L’enfant Sarkozy est un enfant souffrant. Pas beau, pas sportif, se croyant mal aimé, et vraiment abandonné par son père. D’où l’ombre de l’enfant qui plane sur les décisions du président : enfant martyr (de la Shoah, de la pédophilie) ou enfant prédateur, barbare (enfant de sans-papiers qu’il faut chasser, racaille des cités qu’il faut éradiquer). On note également l’importance de la notion de puissance phallique chez un masturbateur forcené qui doute, justement, de sa puissance. On apprécie aussi le fait que Nicolas, apprenant à 18 ans que son défunt arrière grand-père était un bijoutier juif de Salonique, se lance immédiatement dans la quête… de sa part d’héritage grand-paternel perdue : il se rend à Salonique pour réclamer 4000 francs (et à l’époque, ce n’est pas rien). C’est que Nicolas, à moitié abandonné par son père qui ne veut même pas verser la pension alimentaire, a décidé que désormais, il se servirait. Dont acte. Mais tout ça, nous dit-on, n’est que quête d’amour…
 
L'action ne doit jamais cesser
L’amour est, avec l’action, le moteur de super Nico. Chez lui, l’action vaut tout. Elle remplace l’acte qui, lui, suppose un avant et un après, une réflexion sur les conséquences, une portée symbolique. L’action, c’est juste le mouvement. Je pense à un truc, je le dis, je le fais. Je réfléchis après. Pour Sarkozy, l’action ne doit pas cesser, ou l’amour ne doit pas cesser, sinon, c’est la destruction. Alors, puisque les Français ne l’aiment plus, Nicolas agit. Et c’est là que son inconscient parle. « Qui parle ? Ça parle », comme dirait l’autre.
Exemple : je vois dans mon agenda que je dois aller au dîner du Crif ce soir. Je me dis qu’il faut trouver quelque chose à dire (action). Puis, je sais pas, l’inspiration sans doute, je dégote ce truc d’enfant de la Shoah. Action encore. Eh bien non : l’enfant de la Shoah, c’est mon inconscient qui me l’a dicté. C’est le petit enfant souffrant en moi qui parle.
Très bien. Mais alors qui, en Nicolas Sarkozy, s’exprime quand il décide de toiletter la loi de 1905, quand il laisse sa directrice de cabinet expliquer que la Scientologie, ce n’est guère plus menaçant qu’un club de bridge ? L’adolescent qui se masturbait en s’imaginant jouer le rôle de Tom Cruise dans Top gun ?

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29 octobre 2017

Où est passée l’honnêteté après le Général ? (3 - Fin))

GSM

Ecrit par Michel Psellos.

 

Coups de pouce appréciés

 

En attendant et pour revenir aux questions de rémunération, la faiblesse des primes à l'Élysée aboutit à la situation anormale d'une rémunération du secrétaire général moins élevée que celle des directeurs de cabinets ministériels : l'habitude fut prise d'y remédier en nommant parallèlement le secrétaire général à une présidence non exécutive d'entreprise publique, assortie d'une modeste rémunération. C'est ainsi qu'Édouard Balladur présida la société du tunnel du Mont-Blanc, qui lui valut ultérieurement quelques déboires médiatiques non mérités (il fut un excellent président qui mit en place un financement particulièrement sain de la nouvelle autoroute blanche). Quant à Jean-Louis Bianco, secrétaire général de l'Élysée sous François Mitterrand, il présida l'Office national des forêts.

 

La réélection de Jacques Chirac, après l'élimination de Lionel Jospin au premier tour des élections présidentielles par Jean-Marie Le Pen, donna au nouveau Premier ministre Jean-Pierre Raffarin l'occasion de réformer enfin le système pour remettre la rémunération des membres du gouvernement en adéquation avec leur niveau de responsabilités.

 

La rémunération des ministres et du Premier ministre fut augmentée d'environ 70% par la loi de finances rectificative du 6 août 2002. Il n'y eut pas de protestation notable, du fait de la torpeur estivale et de la crainte de la gauche d'attiser les ressentiments populistes dont se repaît l'extrême-droite, et les ministres - parmi lesquels le nouveau ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy -, furent heureux de constater le quasi-doublement de leur rémunération à partir du mois d'août 2002.

 

Restait à corriger la rémunération du président de la République. Jacques Chirac choisit de ne pas la modifier en août 2002 pour éviter toute polémique, car le cumul de son ancienne formule avec ses retraites d'ancien conseiller référendaire à la Cour des Comptes, d'ancien député ou ministre et d'ancien maire de Paris suffisait à lui assurer une rémunération globale supérieure à celle de son Premier ministre.

 

Il laissa ainsi un héritage empoisonné à son successeur : pour éviter d'être moins bien payé que François Fillon, Nicolas Sarkozy, qui ne touche aucune retraite, n'eut pas d'autre choix à son arrivée en mai 2007 que d'achever le réalignement de la rémunération du président de la République sur celle du Premier ministre en l'augmentant d'environ 70%, ce que Jacques Chirac aurait dû faire dès 2002 en accompagnant cette mesure de la suspension de ses propres retraites.

 

Nicolas Sarkozy paracheva la réforme en regroupant dans un budget unique l'ensemble des dépenses de l'Élysée, ce qui aurait dû être fait depuis longtemps, mais aussi en accordant à certains de ses collaborateurs des primes hors de proportion avec la rémunération normale d'un fonctionnaire, ce qui passa inaperçu dans un premier temps.

 

Les polémiques n'ont pas manqué sur l'augmentation de la rémunération personnelle du président. Mais la palme en ce domaine revient à Nicolas Sarkozy lui-même, qui essaya de détourner les attaques dans une interview au Parisien du 26 février 2008 en affirmant que l'augmentation de l'ordre de 70% du traitement du Premier ministre, de 12.000 euros à environ 20.000 euros par mois, avait été effectuée... par Lionel Jospin en 1997 et non par Jean-Pierre Raffarin en 2002.

 

Cette affirmation a acquis un statut de vérité officielle malgré les démentis de Lionel Jospin bien peu repris dans la presse, ce qui a permis à Nicolas Sarkozy de la renouveler en 2012.

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28 octobre 2017

Où est passée l’honnêteté après le Général ? (2)

GSM

Ecrit par Michel Psellos.

 

Petites attentions entre amis

 

Jusqu’à la réélection de Jacques Chirac au mois de mai 2002, un seul incident mérite d’être signalé : le décès de Georges Pompidou en 1974 laissa sa veuve fort démunie, car son mari, bien qu’ancien banquier, avait vécu comme l’oiseau sur la branche et n’était pas propriétaire de son logement sur l’Ile Saint-Louis.

 

Son successeur Valéry Giscard d’Estaing régla le problème en faisant verser à Mme Pompidou un complément de pension sur le budget de l’Élysée, sans que les textes le prévoient. Lors de la passation des pouvoirs à François Mitterrand, en mai 1981, VGE lui demanda le maintien de cet arrangement, ce que le nouveau président accepta sans barguigner. L’arrangement fut bien entendu prolongé par son successeur Jacques Chirac, ancien collaborateur fidèle de Georges Pompidou, jusqu’au décès de Mme Pompidou en 2007.

Lors de la même passation des pouvoirs, en 1981, VGE demanda le reclassement de son secrétaire général sortant de l’Élysée, Jacques Wahl, inspecteur général des finances. François Mitterrand accepta et le fit nommer directeur général adjoint de la BNP quelques mois plus tard.

 

L’ironie de l’histoire est que VGE lui-même avait refusé en 1974 de reclasser le secrétaire général sortant, Édouard Balladur, conseiller d’État, qui avait fort bien tenu l’Élysée pendant la maladie du président Pompidou mais avait eu le tort de mal s’entendre avec le ministre des finances VGE. L’insistance de l’entourage de l’ancien président conduisit finalement VGE à lui proposer le poste d’ambassadeur auprès du Vatican. Édouard Balladur le refusa et se souvint longtemps de l’humiliation.

 

Ajoutons que le secrétaire général sortant de François Mitterrand, Hubert Védrine, conseiller des affaires étrangères, ne fut pas non plus reclassé comme ambassadeur en 1995 par le nouveau Président Jacques Chirac (il ne sera nommé ministre des affaires étrangères que deux ans plus tard, sur proposition de Lionel Jospin après la dissolution de 1997), de même que le secrétaire général sortant de Jacques Chirac, Frédéric Salat-Baroux, conseiller d’État, ne fut pas reclassé par Nicolas Sarkozy : le sectarisme n’est pas toujours là où l’on croit.

 

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27 octobre 2017

Où est passée l’honnêteté après le Général ? (1)

GSM

Écrit par Michel Psellos.
 
Michel Psellos nous éclaire sur ce sujet anecdotique mais représentatif des mœurs et de l’exercice du pouvoir sous la Ve République.
 
La règle initiale concernant la rémunération du président de la République a été fixée à l’arrivée du général de Gaulle à l’Élysée le 8 janvier 1959 : bien que les responsabilités du poste aient décuplé ou centuplé, le chef de l’État décide de ne rien modifier et conserve la même rémunération que celle de son prédécesseur René Coty, alignée sur le traitement de base du vice-président du Conseil d’État qui est le plus haut fonctionnaire français.
 
Le Général au régime
 
En ce qui concerne le régime de retraite, le Général ne prévoit rien d’autre que le droit pour les anciens Présidents de la République de siéger à vie au Conseil Constitutionnel.
 
Enfin, il refuse de regrouper dans un budget unique les dépenses de l’Élysée, et préfère maintenir la tradition d’une prise en charge de l’essentiel des dépenses de fonctionnement et de personnel par les ministères : la plupart des conseillers au secrétariat général de l’Élysée sont des fonctionnaires qui restent rémunérés par leur corps d’origine (Inspection des Finances, Ponts et Chaussées, etc…), les autres bénéficient d’un emploi de complaisance auprès d’entreprises publiques comme Air France ou EDF, tandis que les huissiers, serveurs ou jardiniers viennent principalement du ministère de la défense.
 
La rémunération des membres du gouvernement, dont les responsabilités n’ont pas changé par rapport à la IVe République même si le rôle constitutionnel du chef de gouvernement diffère, n’est pas non plus modifiée à l’arrivée de Michel Debré à Matignon : le Premier ministre voit comme le président de la République son traitement aligné sur celui du plus haut fonctionnaire français sans les primes (ce qui correspondrait aujourd’hui à une rémunération d’environ 10.000 euros par mois), les ministres viennent un cran en-dessous, les secrétaires d’État encore un cran plus bas.
 
La pratique des fonds spéciaux de Matignon et des enveloppes en liquides pour les primes des membres des cabinets ministériels permet aux ministres d’améliorer l’ordinaire et d’être un peu mieux payés que leurs fonctionnaires les plus chevronnés, mais il n’en demeure pas moins qu’on ne s’enrichit pas avec un traitement de ministre, sauf cas de prévarication avérée.
 
On raconte que Marcel Dassault, reçu un jour dans le bureau de De Gaulle à l’Élysée et impressionné par le décorum, n’aurait pu réfréner sa curiosité et lui aurait demandé en sortant : «Combien ça gagne, un président de la République ?». La légende ne dit pas si le Général prit la peine de lui répondre.
 
Il faut ajouter pour être complet que le traitement du président de la République n’est que de l’argent de poche, puisque le titulaire de la fonction est entièrement pris en charge par l’Élysée et dispose de plusieurs autres demeures à Rambouillet, Brégançon... dans lesquelles le couvert et la domesticité sont fournis par la République.
 
Le général de Gaulle n’en usa guère car il préférait passer week-ends et vacances dans sa maison de Colombey-les-deux-Églises, mais il répondit un jour à qui lui proposait de supprimer ces autres demeures présidentielles qu’il préférait les garder pour ses successeurs, afin qu’ils aillent en vacances «chez eux et non chez les autres» pour éviter d’être redevables de quoi que ce soit à plus fortuné qu’eux...
 
Sa veuve se contenta jusqu’à la fin de la réversion de sa retraite de général de brigade à titre temporaire, dont le montant ne lui permettait pas d’entretenir convenablement la gentilhommière de Colombey. Celle-ci est toujours la propriété de la famille et, n'étant pas classée monument historique, n'a jamais reçu un sou de l'État. Ses travaux d'entretien sont financés par les visites et, occasionnellement, l’association nationale pour la fidélité au général de Gaulle.

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22 octobre 2017

Histoire de France - Sarkozy, ébauche de psychanalyse

GSM

Note de zalandeau : Ci-dessous une ébauche d’analyse comportementale de Sarkozy, Roy des Francs et surtout des €uros.
 
Libération. 7décembre 2007
 
«Le souci de Sarkozy c'est de toujours vouloir faire la preuve de son existence»
 
Pour Jean-Pierre Winter, psychanalyste, le sentiment d'agitation perpétuelle que donne le chef de l'Etat naît de ce qu'il est constamment dans le «vouloir être», au détriment de la pensée.
Jean-Pierre Winter, psychanalyste, de formation philosophique, est notamment l'auteur de « Les hommes politiques sur le divan » (Calmann-Lévy, 1995) répondait aux questions de Libération.
 
Comment peut-on interpréter l'hyperactivité de Nicolas Sarkozy sur le plan psychanalytique?
 
C'est drôle parce que le mot hyperactivité est très à la mode chez les enfants. Donc c'est un peu comme si vous me demandiez s'il faut donner de la Ritaline à Sarkozy. Je ne suis pas psychiatre, je ne sais pas. Le terme est un peu réducteur, parce qu'il contient déjà une réponse. Ce qui m'interroge chez Sarkozy, c'est la différence entre l'acte et l'agir. Tout se passe comme s'il y avait une espèce de confusion entre les deux. Faire un acte politique, c'est une chose, agir en est une autre. Un acte, c'est par exemple ce qu'a fait De Gaulle avec l'appel du 18 juin. Un acte s'inscrit durablement, tient compte de plein de paramètres pas immédiatement lisibles par tout le monde, ce n'est pas juste un mouvement d'humeur. Dans le cas de l'appel de De Gaulle, il a mesuré les forces en présence, c'est un savant calcul de stratège.
 
Nicolas Sarkozy, par opposition, serait plutôt dans l'agir?
 
Quand on lit le livre de Yasmina Reza (L'aube le soir ou la nuit, récit-portrait du candidat Sarkozy, ndlr), on voit bien qu'il y a chez Sarkozy une profonde défiance à l'égard de la pensée. Dès lors qu'il s'agit d'élaborer la position qui est la sienne, il se fie plus à son intelligence intuitive qu'à une élaboration de ce qu'il est en train de dire, s'en remettant pour cela à des gens comme Guaino (Conseiller spécial du chef de l'État) ou Kouchner (ministre des Affaires étrangères). Quand on le voit s'agiter, du verbe agir cette fois, comme il le fait depuis six mois, on se demande à quel moment il pense à ce qu'il fait, à quel moment il élabore. Il y a une fuite dans l'acte.
Alors c''est vrai qu'il s'entoure, par le biais des commissions, de gens qui se donnent le temps de penser. Mais en même temps il ne leur donne pas le temps de penser puisque les délais sont très court, totalement inhabituels sous la Ve République. C'est ce qui donne ce sentiment d'agitation, c'est qu'on a l'impression qu'il «squeeze» le temps.
 
Tout cela est-il calculé, ou relève-t-il parfois de mouvements d'humeur?
 
Sur le plan politicien, je ne doute pas que ce soit calculé. Il s'est engagé à faire des réformes, il sait que le temps lui est compté, sa crédibilité est en jeu. Sur le plan politique, au sens noble du mot, je ne pense pas que ce soit calculé suffisamment. Sur les effets par exemple de ses réformes menées tous azimuts, dont chacune efface la précédente.
 
Nicolas Sarkozy a l'habitude de tutoyer, et dit «je» à tout bout de champ. Comment faut-il l'interpréter?
 
Il n'y a pas besoin d'être psychanalyste pour constater qu'il personnalise complètement l'action gouvernementale, qu'il se substitue à tout le monde, qu'il fait preuve d'une certaine ubiquité. On peut prendre les choses soit du côté d'une espèce d'hyper-narcissisme, mais ça serait un peu de la psychologie sans grand intérêt, soit il pense qu'il y a besoin d'un chef. Et ce qu'il faut alors interroger c'est l'idée qu'il se fait d'un chef. Or, dans une démocratie, un chef c'est d'abord quelqu'un qui a une grande capacité à déléguer. Et là il y a effectivement un problème. S'il était dans un système tyrannique, finalement il serait très à l'aise... Mais il est bridé par le système dans lequel on est.
Sur le plan psychanalytique, on peut se référer à Paul Valéry, qui n'était pourtant pas psychanalyste mais qui disait: «De temps en temps je pense, de temps en temps je suis». Quand on pense, on n'est pas dans l'être et quand on est dans l'être, on n'est pas en train de penser. Chez Sarkozy, le sentiment qu'il donne est de vouloir être toujours dans l'être. De vouloir toujours faire la preuve de son existence. Tout le temps.
 
A-t-il toujours été comme ça, «dans l'être», ou est-ce depuis son accession au ministère de l'Intérieur puis à l'Élysée?
 
Je pense qu'il a toujours été comme ça, et c'est pourquoi il est si fascinant pour beaucoup de gens, et notamment pour les intellectuels, qui eux ne sont au contraire que dans la pensée. Donc quand Sarkozy, avec sa politique d'ouverture, leur offre l'occasion d'être dans l'action, ils se précipitent, comme toujours dans l'histoire depuis Platon, et plus récemment Heidegger. Les deux seuls qui ont résisté à ça, d'une manière assez courageuse il faut dire, ce sont BHL et Finkielkraut. Sans exprimer d'antipathie profonde, ils ont su rester à la place qui est la leur.

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20 octobre 2017

Mémoires et radotages (141) – Le Théâtre, arme de guerre - Macron

GSM

Écrit le dimanche ‎15 ‎Février ‎2009.
 
Le théâtre est l'art de jouer avec le danger.
Écrire une pièce de théâtre, c'est redonner un sens aux mots.
Le théâtre met en scène le seul animal qui remet en cause la branche où il est assis, le monde dans lequel il vit.
Il fait entrevoir tous les possibles, que la société ne permet pas.
En cela il est révolutionnaire, car il tire sur l'ordre établi. Il peut redonner du sens à la vie, de l'espoir aux désespérés...
 
Écrit le 14 Octobre 2017
 
Le théâtre a bien été cela, dans le passé peut-on dire. Car de plus en plus il ne prend que des formes de comédies de boulevards et par conséquent il ne sert que de plus en plus rarement la cause des peuples… Les mots qui soulèvent les peuples, les gestes qui ponctuent les phrases ne se pratiquent plus au théâtre… Ces mots et ces gestes sont pourtant utilisés au quotidien, par les personnages politiques, dont on peut sans se tromper, affirmer qu’ils sont les comédiens d’aujourd’hui. La comédie humaine que nos politiciens-comédiens jouent se passe quotidiennement à guichets fermés, en spectacle continu.
 
Comme les tragédiens, ils répètent leurs discours et rôdent leurs mensonges en coulisses. Lesquels sont sincères ?
 
Et pourtant… Qui a deviné derrière le discours enflammé de Macron par exemple, qui disait « Vive la république, vive la France », l’air possédé et le geste véhément, que ce dernier se disait dans son fort intérieur « Vive la monarchie de l’argent, vive la globalisation libérale »… Qui le savait ? Manifestement peu de Français savaient cela, ce qui a permis l’élection du plus grand escroc à la présidence de ce qui n’est plus une démocratie et de moins en moins une république…
 
Le théâtre il est sous nos yeux, chaque jour, répercuté par les médias. Nous gobons, bon gré, mal gré, des mensonges, des fausses vérités, des dissimulations, tels que les scènes des vrais théâtres n’en ont jamais générés.
 
Cette comédie dramatique que la politique nous fait vivre, est une violence envers les peuples qu’elle asservit, en jouant sur tous les ressorts de division, de clivage, d’injustice.
 
« Asservissement, injustice, division », est-ce vraiment encore l’image de notre devise « Liberté, égalité, fraternité » ?
 
La violence dans les actes politiques que nous vivons actuellement est une sorte d’acte de guerre… Un théâtral soulèvement populaire serait un très bon dernier acte…

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19 octobre 2017

Mémoires et radotages (142) – La politique des « Premiers de cordée » de Macron

GSM

Ecrit le 18 octobre 2017.
 
L’interview qu’a donnée Macron dimanche 15 octobre sur TF1, m’a fait chier.
 
-D’une part, parce qu’il décalait ainsi le film que je voulais regarder sur cette chaîne.
-D’autre part, parce que, bien que très bon parleur (Je crois qu’il bat ses deux prédécesseurs pour la qualité d’un discours hypnotique propre à endormir, satisfaits, nombre de pigeons qui se laissent bercer par l’abondance d’une parole elliptique n’apportant rien).
J’ai noté qu’il n’avait jamais cru en la théorie du « ruissellement » et qu’il avait manifestement préparé une autre métaphore « les premiers de cordée », mais tout au long de l’interview sur le sujet des gens fortunés, il a bel et bien développé les arguments propres au concept du « ruissellement » ! Dont acte !
 
Un petit point de comparaison sur les actes de Macron et ce que j'aurais souhaité personnellement…
 
-Macron a fortement diminué l’ISF et va se reporter sur les contribuables (classe moyenne et premiers de cordée) par la CSG augmentée, pour récupérer les recettes ainsi perdues. Je souhaitais que l’ISF soit entièrement supprimé, parce que taxer le patrimoine est injuste selon moi, mais en revanche, qu’il soit compensé d’une augmentation du taux marginal de l’impôt sur les revenus des riches, à due concurrence des recettes fiscales ainsi perdues, parce que je pense que ce taux marginal est trop faible actuellement (45%). Les premiers de cordées seront largement gagnants avec seulement 1,7% des revenus, de plus à payer… D’ailleurs, on voit bien que les classes moyennes sont actuellement bien trop imposées (cochons de payeurs, qui pour la plupart, ne savent pas comment faire de l’évaporation fiscale). Ce dispositif d'imposition à 4 tranches remonte à Sarkozy et n’est pas imputable à Macron !...
 
-Macron va diminuer les charges sociales retenues sur le salaire brut et les faire payer à l’ensemble des contribuables (sauf les miséreux) sous la forme d’une flat-tax : L’augmentation de la CSG ! On voit donc, que cette augmentation de CSG sert à deux choses : payer des charges sociales et remplacer les recettes d’ISF). Bien sûr, les grandes fortunes y seront assujettis (mais sauront bien contourner le fisc), par contre les classes moyennes (qui vont de pauvres à supérieures) seront encore les dindons de la farce !
Je souhaitais une baisse des charges salariales patronales compensée par une TVA sociale, tout ceci se retrouvant dans les prix de vente destinés aux consommateurs. C'est-à-dire, encore une fois, au lieu de faire payer les catégories concernées, en ce cas les consommateurs, sous une forme moins choquante et propice à redynamiser nos productions, il préfère s’en prendre aux contribuables… A ce rythme, je pense que les contribuables des classes moyennes paieront bientôt les salaires des riches, des miséreux et des salariés…
 
-La suppression de la taxe d’habitation pour 80% des foyers, qui va ne se faire que progressivement, va créer avec l’application immédiate de l’augmentation de la CSG, un problème de diminution temporaire du pouvoir d’achat, notamment chez les retraités.
Les diminutions de recettes des collectivités locales engendrées, vont faire prendre à ces dernières des mesures d’économies drastiques. Bien souvent cela aura des conséquences sur les foyers qui se verront payer pour des prestations jadis subventionnées et verront immanquablement leur pouvoir d’achat amputé ! 
 
Je vois mal l’évolution du PIB dans notre pays… S’il diminue et c’est à priori ce qui va se passer, adieu veaux, vaches, cochons, couvées, concernant la reprise de la croissance ainsi que les objectifs gouvernementaux de diminution de la dette, qui seront concrètement, fortement minimisés… 
 
Quant aux mesures visant à sortir de l’état d’urgence par la loi « antiterroriste », bien sûr elle comporte des bonnes choses, mais il faut bien dire qu’elle affadit considérablement les moyens juridiques de coincer les terroristes et leur laisse toute latitude en résidence surveillée, ce qui me fait très fortement penser que Macron est plutôt du genre conservateur du terrorisme, comme moyen de gouverner…
 
Le président aime-t-il vraiment les Français ? Cela dépend desquels on parle ! Mais à coup sûr, il aime les « premiers de cordée » !

Posté par zalandeau à 11:08 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
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