19 février 2019

Cette gauche devenue malade de la race

GSM


Ecrit par Jacques Dion le 01 février 2019 sur Marianne.
 
Dans un essai très documenté, le sociologue Manuel Boucher étudie la dérive idéologique qui a mené à une approche ethnique des rapports sociaux et ses conséquences.
 
Quand on veut comprendre pourquoi la notion de « gauche » est devenue un concept vide, on invoque souvent son ralliement à l'idéologie de marché, phénomène dont on trouve les prémices au début du règne de François Mitterrand. C'est juste. Mais on ne saurait oublier un autre aspect de la fracture idéologique ayant balayé les héritiers supposés du mouvement ouvrier. Il s'agit de la racialisation des rapports sociaux. Au fil des ans, l'analyse de classe a été remplacée par une approche ethnique aussi caricaturale que dévastatrice. Manuel Boucher, professeur à l'université de Perpignan, en dresse un tableau accablant dans un livre intitulé la Gauche et la race. L'auteur se revendique lui-même de la gauche, mais pas de n'importe laquelle. Il se réclame de la tradition des Lumières et de la lutte contre toutes les formes d'aliénation au nom de la promotion sociale, toutes choses qui lui paraissent désormais oubliées par certains de ceux qui se réclament toujours de la gauche et de l'anticapitalisme.
 
Pour Manuel Boucher, la mondialisation néolibérale et le déclin de la classe ouvrière ont débouché sur la naissance d'une « gauche culturelle bien-pensante, culpabilisatrice et bourgeoise, d'abord mobilisée sur les questions d'évolution des mœurs, d'écologie, de féminisme et de migration ». Au nom d'un réflexe mémoriel culpabilisateur, les minorités (raciales ou sexuelles) sont devenues les nouveaux « damnés de la terre », en lieu et place des exploités d'antan. Ainsi est née une forme d'identitarisme dit « décolonial » qui fait le pendant à l'identitarisme d'extrême droite, au point d'en être la copie conforme mais à front renversé.
 
Sans vergogne
 
On n’explique pas autrement la profusion de ces groupuscules dits « anti-racistes ». En réalité, ils décrivent la France comme une société d’apartheid comparable à l’Afrique du sud raciste ou à l’Amérique esclavagiste. Ils pratiquent une forme de racisme décomplexé à l’égard des « blancs », bouffent de la laïcité à longueur de colonne et encensent les dogmes les plus éculés de l’Islam, sous prétexte qu’elle est la religion des pauvres. Les prétendus « indigènes de la république » sont la forme la plus caricaturale de cette dérive. Leur égérie, Houria Bouteldja, étale sans vergogne un racisme antiblanc assumé, un antisémitisme qui ferait passer Alain Soral pour un apôtre et une fascination pour l’islam qui la conduit à diaboliser tout esprit se revendiquant de Voltaire.
Le phénomène est d’autant plus inquiétant, que ce courant de (non) pensée se répand, à l’instar des Etats-Unis, comme une traînée de poudre dans le milieu universitaire et dans l’intelligentsia se réclamant de la gauche. C’est en son nom que sont apparus des « camps d’été décoloniaux » interdits aux « non-racisés », autrement dit : aux blancs, comme si la couleur de peau était un critère d’appréciation scientifique validé. Jusqu’ici une telle approche était l’apanage de l’extrême droite. Désormais elle n’épargne pas des partis ou des mouvements se réclamant de la gauche, où l’on trouve des personnalités refusant de se démarquer de Houria Bouteldja – quand elles ne lui font pas allégeance idéologique. On ne citera pas de nom pour ne pas faire de jaloux, mais le livre, fort documenté, constitue un dossier à charge implacable.
Au terme de son réquisitoire, Manuel Boucher écrit : « A l’instar de la période du front populaire, où, dépassant leurs différence, toutes les forces de gauche se sont rassemblées pour combattre le fascisme, aujourd’hui dans un autre contexte, celui de la globalisation, il est temps que les gauches se réunissent à nouveau pour combattre tous les fascimes et les antimouvements identitaires et racistes. » Puisse son appel être entendu.
 

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18 février 2019

« Emmanuel Macron a l’ambivalence des jésuites » (Patrick Rambaud)

GSM
 

Historien affûté, observateur précis, portraitiste redoutable, Patrick Rambaud constitue depuis dix ans une histoire satirique de la Ve République. Dans son nouveau livre, il pressent la montée des « orages ».

26/01/2019 à 6h00   entretien   ZOOM
 
Patrick Rambaud
 
Membre de l’Académie Goncourt. Prix Goncourt 1997. Vient de publier Emmanuel le Magnifique (Grasset)
 
Dans votre livre, vous évoquez par avance les « orages » à venir pour le quinquennat d’Emmanuel Macron. Sentiez-vous venir le mouvement des gilets jaunes ?
 
Patrick Rambaud : Oui, d’une certaine façon. Emmanuel Macron était auréolé de sa jeunesse, de sa prestance, de son dynamisme. Le pays l’observait avec confiance et bienveillance. Il était le plus jeune président de la République, le premier élu grâce à Internet. C’est aussi le moyen de ralliement dont se servent les gilets jaunes. Il y a bien des similitudes entre eux. Lui, comme eux, ont cassé et balayé les partis. Quand les gilets jaunes surgissent, le vent de folie qui secoue le pays lui met tout sur le dos, la suite d’erreurs et de mauvaise gestion depuis quarante ans. Il paie pour tous ses prédécesseurs.
 
Pourquoi ce revirement aussi subit ?
 
P. R. : Emmanuel Macron accumulait les succès. Il avait trop de chance. Il le paie aujourd’hui. L’affaire Benalla a été le déclencheur de cette violente disgrâce. Soudain, tout s’est retourné. Tout, chez lui, est devenu négatif. À la faveur de cette défaveur, ses adversaires essaient de remonter mais n’y arrivent pas. Quand Macron évoque « les Gaulois réfractaires », expression qui renvoie au personnage d’Astérix, on le traite d’arrogant. Il ne l’est pas. C’est seulement un énarque plus malin que la moyenne. Voilà un homme à qui tout a réussi, qui n’a pas connu d’obstacles. On ne le lui pardonne pas. Il a grandi dans les livres, vécu une existence protégée, cherchant la compagnie de personnes plus âgées que lui. Un drôle de personnage. Un solitaire. Grand-père avant d’être père. Son histoire d’amour avec une femme mariée, en province où tout le monde se surveille, l’élève qui part avec la maîtresse, suscite évidemment réprobation et jalousie. Il a reproduit les schémas classiques des romans du XIXe siècle. En cela, c’est un héros de Stendhal et de Flaubert, le frère de Julien Sorel (Le Rouge et le Noir) et de Frédéric Moreau (L’Éducation sentimentale).
 
Vous qualifiez son éducation et son comportement de jésuite. En quoi ?
 
P. R. : Emmanuel Macron n’est pas un homme d’argent. Il veut juste réussir et convaincre, ramener à soi les foules, les évangéliser. Comme les jésuites qui l’ont formé à Amiens. D’où l’ambivalence de son « en même temps », bienveillant et autoritaire.
 
Pourquoi ces orages si soudains, si violents ?
 
P. R. : Les failles sont vite apparues. Il est passé, d’un coup, de l’horizontalité de sa campagne à la verticalité du pouvoir. Dès l’annonce de sa candidature, il file à la cathédrale de Saint-Denis se recueillir devant les gisants de la royauté. Féru de symboles, il fête son anniversaire à Chambord. Il avait réussi à faire passer les réformes sans trop de casse, comme celle de la SNCF, malgré quelques grognements. Il était fondé à croire que ça pouvait continuer. Mais la grogne, devenue révolte avec les gilets jaunes, couve depuis quarante ans. Elle tombe sur lui. Ses atouts sont devenus des poids. On lui reproche ce qu’on lui pardonnait.
 
Comment est-on passé de l’admiration à la haine ?
 
P. R. : Deux sentiments extrêmes, dans les deux cas. Un retournement aussi soudain est très rare. Emmanuel Macron subit le régime des montagnes russes. Il ne jouit de l’effet Coupe du monde que pendant deux jours. Puis éclate l’affaire Benalla. Il fait venir les leaders du monde entier devant l’Arc de triomphe. Deux semaines plus tard, le monument est saccagé et les Champs-Élysées vandalisés.
 
Quelle singularité discernez-vous dans le mouvement des gilets jaunes ?
 
P. R. : Ce sont les premières émeutes parisiennes sans Parisiens. Les premières aussi qui se déroulent le week-end. D’habitude, elles cessent en fin de semaine. Ce mouvement sporadique et de fond ne ressemble à rien de connu. Invoquer la colère ne suffit pas à l’expliquer. On peut comprendre la motivation de ceux qui sont dans la mouise. Ils mobilisent aussi des moyens nouveaux, plus brutaux, plus spontanés, qui accélèrent le temps et suppriment la réflexion. On voit tout en direct. Le vrai et le faux se mélangent dans ce torrent d’informations grotesques (douter de l’attentat de Strasbourg est terrifiant…) Le numérique est un grand malheur. Je m’en préserve en n’ayant ni Internet, ni de réseaux sociaux. On n’ose imaginer Internet au temps de la Collaboration…
 
Que pensez-vous de la forme de cette révolte et du comportement des foules ?
 
P.R. : Personne ne sait comment ça peut tourner. Les mauvais sentiments viennent de loin. Ils sont très anciens. Déjà, la terreur a commencé à poindre, avec ces ronds-points que ne peuvent franchir que ceux qui font allégeance, gilet jaune sur le tableau de bord… Et je ne parle ni des insultes, ni des coups de poing. La violence a toujours existé. Avant, c’était bien pire. Relisez Tacite. Elle est plus douce qu’elle n’était. Que l’on songe aux massacres d’où nous venons.
 
Emmanuel Macron est-il un homme de pouvoir ou de conquête ?
 
P.R. : Assurément, un homme de conquête. Là, il est reparti en campagne. Et il est bon dans cet exercice de reconquête de l’opinion. Mais il est seul.
 
Recueilli par Jean-Claude Raspiengeas
 

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17 février 2019

Non, les fonctionnaires européens ne touchent pas 9 000 euros de retraite à 50 ans

GSM


Non, les fonctionnaires européens ne touchent pas 9 000 euros de retraite à 50 ans

Par Pauline Moullot 21 juin 2017 à 07:28

Une intox de 2009 resurgit sur plusieurs blogs ces dernières semaines. Elle affirme, à tort, que 340 fonctionnaires européens vont toucher 9 000 euros de retraite anticipée à 50 ans.

INTOX. Certaines intox sont coriaces. Ces dernières semaines, c’est un hoax de 2009 qui remonte à la surface et qui a été signalé grâce à l’outil Facebook en partenariat avec Libération (1). Un post publié sur le blog Chieuse à temps complet et intitulé «La retraite à 50 ans avec 9 000 euros par mois pour les fonctionnaires de l’UE a été approuvée» a été partagé plus de 6 000 fois en quelques jours sur Facebook. Il est aussi largement repris par le blog qui partage de nombreuses intox Hors de vos pensées et Le top de l’humour. Un lien d’Alter Info de 2013 est également de nouveau partagé à de nombreuses reprises depuis le mois de mars.
DESINTOX. En 2014 déjà, nos confrères des Décodeurs du Monde avaient dû consacrer un article à ce sujet. C’est quasiment le même texte qui circule aujourd’hui. On y apprend que 340 fonctionnaires européens bénéficieraient d’une retraite de… 9 000 euros dès 50 ans. Dans la version de 2009, une liste de noms était jointe. Dans la version 2017, seul «un certain Jacques B… avec une retraite de 4 728,60 euros pour cinq années de commissaire européen aux Transports», est cité. D’après la version Alter Info publiée en 2013, il s’agit en fait de l’ancien commissaire européen Jacques Barrot. Or, ce dernier est décédé en 2014. Difficile de l’accuser aujourd’hui, en 2017, de toucher 4 728,60 euros mensuels de retraite… C’est donc un copier-coller vieux d’au moins quatre ans qui circule aujourd’hui, avec un titre affirmant que cela «a été approuvé» qui laisse croire que le régime des retraites des fonctionnaires européens vient juste d’être modifié. L’intox part en fait d’un cas de figure avéré mais qui ne concerne pas tous les fonctionnaires, et qui a été monté en épingle depuis plusieurs années pour finir par raconter n’importe quoi.
Le texte d’origine est tiré d’un rapport publié en 2009 sur le site Sauvegarde retraite, qui se présente comme une association souhaitant réformer l’assurance-vieillesse, sur «les retraites de nabab des hauts fonctionnaires européens». En 2009, le Point avait repris le rapport, suscitant l’ire des fonctionnaires européens qui avaient publié un droit de réponse à l’hebdomadaire. Une version courte du rapport avait été aussi reprise et partagée par mail. «Je vous remercie d’envoyer ce message à tout votre carnet d’adresses», était-il indiqué. En 2011, un billet du Club Mediapart (dont le contenu n’a rien à voir avec celui du site) publiait le texte en expliquant «Je reçois ce mail qui je crois, ne pourra que vous intéresser».
La phrase «cette année, 340 fonctionnaires partent à la retraite anticipée à 50 ans avec une pension de 9 000 euros par mois» ne figure nulle part dans le rapport, ni dans l’article du Point. Mais elle est reprise dans une chaîne de mails, et c’est de là que part toute l’intox. Le rapport d’origine se concentre sur 129 personnes, qu’il qualifie de «hauts fonctionnaires» mais qui sont en fait d’anciens commissaires, juristes et magistrats. «Ils sont 129 hauts fonctionnaires européens à bénéficier d’un régime de retraite exceptionnel qui n’a aucun équivalent dans la sphère publique européenne», était-il précisé. Il y est expliqué que la retraite de ces très hauts fonctionnaires est de 4,275 % du traitement par année travaillée, et peut monter jusqu’à 70 % maximum de leur dernier traitement. En vertu de ce principe et de leur ancienneté, le collectif Sauvegarde Retraite a donc calculé les droits acquis par 129 commissaires et magistrats de la Commission européenne et note donc que plusieurs d’entre eux, en fonction depuis plus de dix ans, pouvaient prétendre à une retraite de plus de 10 000 euros mensuels.
Ce système avantageux a été réformé par un règlement de février 2016. Depuis, magistrats et commissaires européens ont droit à une pension qui s’élève à 3,6 % de traitement par année de service (contre 4,275 % auparavant). Par ailleurs, ces très hauts fonctionnaires ne peuvent partir à la retraite qu’à 66 ans. En cas de retraite anticipée, qui peut être obtenue au plus tôt six ans avant l’âge légal (soit à 60 ans), la pension est diminuée. Si un certain nombre de fonctionnaires cités par le rapport pouvaient en effet prétendre à une retraite élevée, le chiffre de 9 000 euros mensuels ne veut rien dire. Selon un rapport du Sénat, la pension moyenne des fonctionnaires européens s’élevait en 2013 à 6 000 euros. Ce montant élevé s’expliquait par la surreprésentation des fonctionnaires de cadres A, expliquait le rapport.
Le rapport, comme l’article du Point, s’appuyait donc sur la situation très avantageuse d’une partie seulement des fonctionnaires européens, ceux qui sont «titulaires d’une charge publique» selon la Commission. Les autres fonctionnaires européens ont, eux aussi, droit à la retraite à 66 ans, avec une décote s’ils prennent une retraite anticipée. Leur pension s’élève à 1,8 % de traitement par année de service.
(1) Pour lutter contre les «fake news», Facebook a mis au point un partenariat avec huit fact-checkers français (dont Libération). Des articles très partagés et signalés par des utilisateurs sont vérifiés par les médias français. Le dispositif est en phase de test.

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15 février 2019

Message intéressant à diffuser

GSM


Les Retraités français qui ont vu, pour la première fois, le montant de leur retraite baisser au 1er janvier 2018 alors que tout augmente vont tout particulièrement apprécier.
 
Ecrit par Mireille MARZARO
Cadre Coordinateur
 
SCANDALE : La retraite à 50 ans avec 9.000 euros par mois pour les fonctionnaires de l'UE a été approuvée!!!.... mais bordel, quand est-ce que ça va péter ?
 
C'est normal qu'il ne reste presque plus rien pour nous ! Vous avez remarqué que nos politiciens se battent comme des fous pour rentrer dans l'administration européenne Pourquoi ?.. Ce qui suit va vous éclairer... C'est tout simplement scandaleux !!!
 
La retraite à 50 ans avec 9 000 euros par mois pour les fonctionnaires de l'UE a été approuvée !!!
 
Cette année, 340 fonctionnaires partent à la retraite anticipée à 50 ans avec une pension de 9.000 Euros par mois.
 
Afin d'aider l'intégration de nouveaux fonctionnaires des nouveaux états membres de l'UE (Pologne, Malte, Pays de l'Est...), les fonctionnaires des anciens pays membres (Belgique, France, Allemagne...) recevront de l'Europe un pont d'or pour partir à la retraite.
 
POURQUOI ET QUI PAIE CELA ?
 
Vous et moi qui travaillons ou avons travaillé pour une pension de misère, alors que ceux qui votent les lois se font des cadeaux dorés
 
 La différence est devenue trop importante entre le peuple et les "dieux de l'Olympe" !!!
 
RÉAGISSONS par tous les moyens en commençant par divulguer ce message à tous les Européens. Bonne journée à tous quand même
 
CES HAUTS FONCTIONNAIRES DE l’Union EUROPÉENNE CONSTITUENT UNE VRAIE MAFIA
 
Les technocrates européens jouissent de véritables retraites de nababs. Même les parlementaires qui, pourtant, bénéficient de la "Rolls " des régimes spéciaux, ne reçoivent pas le tiers de ce qu'ils touchent... C'est dire !
-         Giovanni Buttarelli, qui occupe le poste de "contrôleur adjoint de la protection des données", aura acquis après seulement 1 an et 11 mois de service (en novembre 2010), une retraite de 1 515 € / mois. L'équivalent de ce que touche, en moyenne, un salarié belge ou français du secteur privé après une carrière complète de 40 ans.
       
 - Son collègue, Peter Hustinx, vient de voir son contrat de cinq ans renouvelé. Après 10 années, lui aura droit à près de 9 000€ de retraite par mois.
 
1.Roger Grass, greffier à la Cour de justice européenne, va toucher 12.500€ de retraite par mois.
2. PernillaLindh, juge au Tribunal de première instance, 12.900€ par mois.
3. Ruiz-JaraboColomer, avocat général, 14.000€mois. 
 
Consultez la liste sur :
 
Nom Fonction Institution Ancienneté Pension / mois Ala-Nissila Olavi Magistrat Cour des comptes 3 ans et 7 mois 2 927,95 € Almunia Joaquim Commissaire Commission ...
Dans cette liste vous trouverez un certain Jacques Barrot ( 73 ans) avec une retraite de 4.728,60 € /mois pour 5 années de commissaire européen aux transports À cela il faut ajouter sa retraite d'ancien député, celle d'ancien ministre, d'ancien président du Conseil général de la Haute Loire  de maire d'Yssingeaux et pour couronner cette brillante carrière, le 23 février 2010 il a été nommé au Conseil Constitutionnel.
 
Pour eux, c'est le jackpot. En poste depuis le milieu des années 1990, ils sont assurés de valider une carrière complète et, donc, d'obtenir le maximum : 70 % du dernier salaire. Car, c'est à peine croyable... Non seulement leurs pensions crèvent les plafonds mais il leur suffit de 15 années et demie pour valider une carrière complète alors que pour vous, comme pour moi, il faut se tuer à la tâche pendant 40 ans et, bientôt, 42 ans.
 
Face à la faillite de nos systèmes de retraite, les technocrates de Bruxelles recommandent l'allongement des carrières : 37,5 ans, 40 ans, 41 ans (en 2012), 42 ans (en 2020), etc. Mais, pour eux, pas de problèmes, le taux plein c'est 15,5 ans...
 
 De qui se moque-t-on ? A l'origine, ces retraites de nababs étaient réservées aux membres de la Commission européenne puis, au fil des années, elles ont également été accordées à d'autres fonctionnaires. Maintenant, ils sont toute une armée à en profiter : juges, magistrats, greffiers, contrôleurs, médiateur, etc.
 
Mais le pire, dans cette affaire, c'est qu'ils ne cotisent même pas pour leur super retraite !!! Pas un centime d'euro, tout est à la charge du contribuable...
 
Nous, nous cotisons plein pot toute notre vie et, au moindre retard de paiement, c'est la déferlante : rappels, amendes, pénalités de retard, etc. Aucune pitié !
 
 Eux, ils (se) sont carrément exonérés....On croit rêver ! Rendez-vous compte, même les magistrats de la Cour des comptes européenne qui, pourtant, sont censés "contrôler" si les dépenses de l'Union européenne sont légales, faites au moindre coût et pour l'objectif auxquelles elles sont destinées... ", profitent du système et ne paient pas de cotisations.
 
 Et, que dire de tous ces technocrates qui ne manquent pas une occasion de jouer les "gendarmes de Bruxelles" et ne cessent de donner des leçons d'orthodoxie budgétaire alors qu'ils ont les deux mains, jusqu'aux coudes, dans le pot de confiture?
 
A l'heure où l'avenir de nos retraites est gravement compromis par la violence de la crise économique et la brutalité du choc démographique, les fonctionnaires européens bénéficient, à nos frais, de pensions de 12.500 à 14.000EUR/ mois, après seulement 15 ans de carrière et sans même cotiser.. C'est une pure provocation !
 
Mon objectif est d'alerter tous les citoyens des états membres de l'Union Européenne.
Ensemble nous pouvons créer un véritable raz de marée. Il est hors de question que les technocrates européens continuent à jouir, à nos frais et en toute impunité, de telles retraites. Nous allons leur remettre les pieds sur terre : Sauvegarde Retraites a réalisé une étude précise et très documentée qui prouve par "A+B" l'ampleur du scandale, reprise par les médias....
 
 
On ne peut plus visualiser le lien ci-dessus, ils se sont rendus compte que l'information circulait beaucoup trop,... Alors

14 février 2019

Lettre ouverte

GSM


Lettre ouverte de Jacques GUILLEMAIN ex-officier de l’armée de l’Air . Pilote de ligne retraité .adressée à Mr le premier ministre Edouard PHILIPPE
 
Monsieur le Premier ministre,
 
Vous venez de nous livrer un discours pitoyable comme on en voit peu.
 
Alors que le pays est au bord de l’explosion, que la fracture sociale est totale et que bientôt la fracture identitaire, que vous niez depuis toujours, va désintégrer la nation, vous venez d’ajouter à l’arrogance de l’exécutif envers les Gilets jaunes une humiliation sans précédent.
Vous croyez vraiment que le compte y est avec quelques miettes jetées à des millions de Gilets jaunes en train de crever ? Oui, je dis bien à des millions de GJ.
Car quand 75 % de la population soutiennent encore le mouvement, malgré vos tentatives de le discréditer, malgré les insultes de vos sbires qui les ont traînés dans la boue, on ne parle plus de 10 000 ou 15 000 GJ autour des ronds-points, mais de dizaines de millions de Français, travailleurs et retraités, jeunes et vieux, de droite comme de gauche, qui soutiennent sans restrictions ce cri de détresse de tout un peuple abandonné par une caste dirigeante, arrogante et méprisante qui s’enrichit toujours plus et laisse crever le peuple.
 
Ils vous l’ont dit pendant trois semaines. Ils sont en train de crever. Le 20 du mois, ils doivent choisir entre manger, se chauffer ou faire le plein. Mais vous êtes incapable de comprendre ça.
 
Les caisses sont vides ?
Mais à qui la faute ? Vous avez dilapidé l’héritage des Trente Glorieuses, quand la France avait le 5e niveau de vie au monde, derrière les États-Unis, le Luxembourg, la Suisse et la Suède. Aujourd’hui, les GJ ont le frigo vide.
Qui a fait venir des millions d’immigrés sans diplôme ni qualification, la plupart incapables de s’intégrer dans une économie moderne et performante et qui vont gonfler le flot des assistés ?
Vous l’ignorez sans doute, mais selon l’Insee, le social représente 4 % des revenus d’un natif, mais 22 % des revenus d’un immigré africain.
Cette immigration bas de gamme coûte plus cher en social que sa contribution au PIB. Elle ne fait qu’appauvrir le pays en le nivelant par le bas.
Le taux d’emploi des natifs est de 85 %, celui des immigrés de 65 % !
Vous accueillez des illettrés à l’heure du numérique.
Votre discours n’était que dissimulation sur les véritables causes de votre impuissance à satisfaire les Gilets jaunes. C’est l’immigration de pauvres qui nous a ruinés.
Car ces GJ, c’est à eux que vous faites supporter le coût démentiel de l’immigration, 100 milliards par an, chiffre jamais démenti officiellement.
Les Gilets jaunes paient 1 038 milliards de taxes et impôts. Où vont-ils, puisque vous n’en avez jamais assez ?
Contrairement à votre discours sur la hausse des salaires, il est prouvé que le niveau de vie a baissé de 440 euros depuis 2008.
Depuis 40 ans, la France emprunte pour maintenir à crédit le niveau de vie.
Depuis 40 ans, elle paie 40 milliards d’intérêts à ses créanciers, étrangers pour la plupart. 2 points de PIB ! Plus que la croissance qui est de 1,6 % !
Difficile de s’en sortir dans ces conditions, surtout quand on charge la barque avec toute la misère du monde qui vient profiter de l’eldorado social.
Les caisses sont vides ?
Mais fermez donc les frontières au lieu d’aller à Marrakech signer le Pacte sur les migrations, un torchon onusien qui va signer notre arrêt de mort en légalisant l’immigration clandestine et en accordant le statut de réfugiés aux migrants économiques.
Car au final, c’est bien un droit que l’ONU accorde à tous les migrants et un devoir de les accueillir qu’elle impose aux pays signataires.
Supprimez l’AME, qui coûte 1 milliard chaque année et soigne les sans-papiers couverts à 100 %, alors que plus d’un tiers des Français diffèrent leurs soins faute de moyens.
Arrêtez de payer des retraites de 830 euros à des étrangers (1 300 pour un couple) qui n’ont jamais cotisé ni travaillé en France.
Ça vous permettra d’annuler la hausse de CSG sur les retraites et le gel des revalorisations. Vous saignez des retraités qui ont travaillé pendant 45 ans, sans connaître les 35 heures ou les 5 semaines de congés payés.
Faites donc la traque aux faux mineurs isolés qui représentent 60 % des MNA, selon le Sénat.
Vous n’avez pas un sou à donner aux GJ, mais en 2017 vous avez dépensé 1,250 milliard pour accueillir 25 000 mineurs isolés et en 2018 la facture sera de 2,5 milliards. Dont plus de 2 milliards pour les faux mineurs.
 
Et pendant ce temps, 25 000 de nos paysans sont en faillite et les suicides se multiplient, mais ce sont des GJ, ils peuvent donc crever en silence.
350 euros par mois pour un paysan qui trime 15 heures par jour sans vacances, mais 50 000 euros par an pour chaque MNA !
De l’argent, pour l’immigration de masse, il y en aura toujours. Les Gilets jaunes paieront. Du moins c’est ce que vous pensiez jusqu’à la révolte.
 
Vous attirez toute l’Afrique. Mais peut-être ignorez-vous que le milliard d’Africains produit moins de richesses chaque année que ne produisent nos Gilets jaunes qui sont les forces vives de la nation. Nous leur devons tout.
Ils sont ouvriers, paysans, infirmiers, policiers, chauffeurs routiers, commerçants.
Ce sont eux qui ont fait de la France la 5e puissance économique du monde que vous êtes en train de détruire avec l’immigration de pauvres totalement inutiles.
En Afrique, le PIB par habitant, c’est 1 000 euros par an en moyenne, beaucoup moins au Sahel. Et vous vous étonnez que le tsunami migratoire s’amplifie ?
Votre politique est pitoyable, elle va détruire la France.
La mise à sac des beaux quartiers de Paris, c’est votre faute.
La colère des Gilets jaunes accablés de taxes et impôts, c’est votre faute.
Les 4 morts et les centaines de blessés, c’est votre faute.
Le ras-le-bol des forces de police, dont les effectifs ont été laminés et qui travaillent dans des conditions déplorables, c’est votre faute.
L’effondrement du niveau scolaire et l’islamisation de l’école, c’est votre faute.
Les 1 000 agressions gratuites par jour, c’est votre faute.
Les familles juives qui fuient le 9-3 pour leur sécurité, c’est votre faute.
Le terrorisme qui a fait 250 morts et 1 000 blessés depuis 2015, c’est votre faute.
L’explosion des mini-califats qui envahissent les banlieues, c’est votre faute.
La fracture identitaire et la dislocation de la nation, c’est votre faute.
La faute collective de toute une caste méprisante qui se croit revenue à l’Ancien Régime et s’octroie de plus en plus de privilèges, comme l’a montré la scandaleuse affaire Benalla. Soi disant un simple porteur de bagages, avec appartement de fonction, voiture avec chauffeur, port d’arme, badge d’accès à l’Assemblée, grade de lieutenant-colonel de réserve à 26 ans !
Du n’importe quoi !
Oui, tous ces maux, ces fléaux, vous en êtes tous responsables car votre seule obsession c’est de promouvoir le mondialisme et le multiculturalisme quel qu’en soit le prix pour les natifs.
 
Emmanuel MACRON est au service de l’Union européenne et du grand capital.
 
Et votre seul combat c’est celui que vous menez contre les patriotes et les identitaires, ces salauds de populistes qui ont le culot de défendre leur identité et leur culture, et que les juges rouges harcèlent en permanence pendant que les vraies racailles, qui pourrissent la vie des Français, sont remises en liberté après un simple rappel à la loi.
Notre justice du « mur des cons » est tombée tellement bas qu’un immigré peut violer une jeune gamine de 15 ans en toute impunité, « parce qu’il n’a pas les codes » !
 
CASTANER n’a vu que des néo-nazis chez les Gilets jaunes. Mauvaise pioche. Parmi les 400 manifestants arrêtés, aucun crâne rasé avec tatouage de croix gammée.
 
DARMANIN, encore plus nul, a fait de la surenchère. « Sous les Gilets jaunes, il y a des chemises brunes ».
 
Mais le pompon revient à votre porte-parole Benjamin GRIVEAUX.
« Certaines personnes arborant un gilet jaune remontaient les Champs-Élysées avec des drapeaux en disant : « On est chez nous ». Ceux-là appartiennent à une extrême droite identitaire… Et ceux-là, nous les combattrons à chaque minute, à chaque heure et à chaque journée de ce quinquennat, jusqu’au bout. »
 
Agiter un drapeau en clamant « on est chez nous » va bientôt mener au tribunal !
Après la dictature de la pensée, on passe au cran supérieur, comme à Cuba ?
Vous rendez-vous compte, Monsieur le Premier ministre, combien ces déclarations sont grotesques, mais aussi insultantes pour les Gilets jaunes ?
Vous rendez-vous compte que des millions de Gilets jaunes sont dans la désespérance pendant que vos sbires les insultent et les méprisent ?
Mais où donc êtes-vous allés chercher de telles nullités qui ne comprennent rien à rien. Il aura fallu que Paris s’embrase pour qu’ils réalisent enfin qu’ils étaient à côté de la plaque et que la situation devenait gravissime !
Mais qu’allez-vous faire quand les banlieues vont s’embraser à leur tour, comme en 2005, mais à la puissance 10, alors que 5 000 armes de guerre dorment dans les caves ?
 
Si vous êtes incapables de gérer un paisible mouvement des Gilets jaunes, ce n’est plus
l’état d’urgence qu’il faudra décréter, c’est l’état de siège.
Votre incompétence et votre manque de jugement font peur.
Pour conclure, quelles que soient les mesures que vous prendrez, Emmanuel Macron ne renouera pas avec le peuple. Vous l’avez trop méprisé et trop insulté.
C’est fini, le divorce est définitif.
Et la rupture va s’aggraver avec la mondialisation et l’immigration que vous souhaitez amplifier. Le monde nouveau de MACRON, c’est en marche vers la catastrophe sociale et identitaire. On se demande s’il a tous ses esprits.
 
Jacques Guillemain
 

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13 février 2019

A « Mediapart », une perquisition avortée et contestée

GSM

https://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2019/02/05/a-mediapart-une-perquisition-avortee-et-contestee_5419417_3236.html

Mardi 5 février, Mediapart affiche une « une »de combat. Le site d’investigation fustige, depuis la veille, en gras et sur quatre colonnes, « la dérive autoritaire d’Emmanuel Macron ». Outre la loi controversée « anticasseurs » en discussion au Parlement, le site réagit à la tentative de perquisition dont il a fait l’objet, lundi en fin de matinée, après de nouvelles révélations sur l’ancien conseiller du président de la République, Alexandre Benalla. « Jamais, à “Mediapart”, nous n’avons eu de perquisition, même dans l’affaire Bettencourt », dénonce Fabrice Arfi, coresponsable des enquêtes du journal.
Lire aussi Affaire Benalla : « Mediapart » refuse une perquisition de ses locaux Par cette procédure, à la légalité contestable, les autorités cherchent à s’attaquer au secret des sources, « protection de ceux qui nous alertent, de ceux qui nous permettent de révéler des faits d’intérêt public », a déclaré quelques heures après, lors d’une conférence de presse convoquée à la hâte, le fondateur et directeur de la publication, Edwy Plenel, qui, lors de la perquisition, se trouvait devant la 17e chambre correctionnelle de Paris dans le procès intenté par l’ancien homme politique écologiste, Denis Baupin, à Mediapart et France Inter. « C’est fou, ce pouvoir est fou », lâche-t-il.
Il était 11 h 10 quand deux magistrats du parquet, accompagnés d’enquêteurs, se sont présentés dans les locaux. La conférence de rédaction, où il a été question de la loi « anticasseurs » et des propos de M. Macron sur la presse prononcés jeudi 31 janvier devant un petit groupe de journalistes, vient de s’achever. Dans le cadre d’une enquête ouverte par le procureur de Paris, notamment pour atteinte à la vie privée, les magistrats entendent saisir des éléments liés aux enregistrements, publiés la semaine dernière par Mediapart, d’une conversation entre M. Benalla et Vincent Crase, ex-employé de La République en marche. Selon le site, l’échange a eu lieu le 26 juillet, quelques jours après que les deux hommes ont été mis en examen pour des violences sur des manifestants le 1er mai. Fabrice Arfi explique :
« Comme le droit nous y autorise, parce que c’est une enquête préliminaire, nous avons refusé la perquisition. Cette perquisition est une mise en danger majeure de nos sources. C’est une situation extravagante. Le procureur n’a pas exclu de revenir avec un mandat du juge des libertés et de la détention, qui rendrait la perquisition coercitive. »
Au droit de refuser la perquisition s’est ajouté dans la journée un second élément de contestation. En effet, on a appris qu’aucune plainte pour atteinte à la vie privée n’avait été déposée par Alexandre Benalla ou Vincent Crase. Or, cette absence rendrait l’enquête préliminaire – et donc la perquisition – illégale, le parquet ne pouvant agir de son propre chef.
Contacté, le parquet répond que l’enquête préliminaire est également ouverte pour « détention illicite d’appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d’interception de télécommunications ou de conversations ». Interrogé sur l’illégalité d’une procédure ouverte pour atteinte à la vie privée en l’absence de plainte, il cite une jurisprudence de la chambre criminelle du 31 janvier 2012, qui avait ouvert une exception, dans le cadre de l’affaire des enregistrements réalisés au domicile de Liliane Bettencourt – et déjà publiés par Mediapart. Toutefois, dans le cas cité, des plaintes avaient été déposées deux et trois jours après le début de l’enquête. Fabrice Arfi dénonce :
« Si on résume, nous avons donc un procureur qui ouvre une enquête pour atteinte à la vie privée, sans plainte, mais sur la foi d’un signalement d’un fantôme dont on ne sait rien et qui n’est pas cité ni entendu dans les bandes que nous avons révélées et, à l’abri de ce secret, pense pouvoir perquisitionner un journal sans mandat d’un juge des libertés et de la détention. »
Le parquet assure en effet avoir été « destinataire d’éléments ayant justifié l’ouverture d’une enquête préliminaire », mais refuse de donner plus de précisions.

« L’Etat autoritaire s’affole »

Pour le journaliste de Mediapart, cette tentative de perquisition « est d’autant plus folle » que, lundi matin, le site a donné son accord pour transmettre à la justice le contenu des enregistrements, en réponse à une réquisition émise dans le cadre d’une autre enquête, menée sur les violences du 1er-Mai. « Les enquêteurs sont intéressés par ces bandes, car M. Benalla semble notamment violer son contrôle judiciaire en rencontrant M. Crase. »
Dans un des extraits publiés, on entend l’ex-conseiller se targuer du soutien du président de la République, alors que l’« affaire » qui porte son nom a éclaté quelques jours plus tôt. « Truc de dingue, le patron [Emmanuel Macron], hier soir, il m’envoie un message, il me dit : “Tu vas les bouffer. Tu es plus fort qu’eux, c’est pour ça que je t’avais auprès de moi.” » Mediapart a aussi révélé qu’Alexandre Benalla s’est intéressé de très près à un contrat noué par son ami Vincent Crase avec l’homme d’affaires russe Iskander Makhmudov.
Lire aussi Enregistrements de Benalla : l’opposition dénonce « le sentiment de surpuissance » de Macron et son ex-conseiller Lundi et mardi, l’opposition a commencé à réagir à la perquisition à Mediapart : « L’Etat autoritaire s’affole », a estimé le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui avait, lui aussi, contesté une perquisition à son domicile. « Cette affaire est incroyable, a dénoncé Benoît Hamon, le fondateur de Génération.s. Il y a tout un pan des libéraux qui, historiquement, n’ont jamais aimé les contre-pouvoirs : le peuple, la presse… Macron est dans cette ligne. » « Le pouvoir utilise les services de l’Etat à des fins politiques », a estimé Louis Aliot, député Rassemblement national des Pyrénées-Orientales, sur BFM-TV et RMC.
Pourquoi « Mediapart » a pu refuser une perquisition
Le site d’information Mediapart a refusé, lundi 4 février, une perquisition dans ses locaux dans le cadre d’une enquête sur la diffusion d’enregistrements de l’ex-homme de confiance d’Emmanuel Macron, Alexandre Benalla. « Le droit nous y autorise, parce que c’est une enquête préliminaire », a expliqué au Monde le journalisteFabrice Arfi, représentant du site. En effet, dans le cadre d’une enquête préliminaire, l’assentiment de la personne visée est nécessaire pour mener la perquisition. Devant le refus de Mediapart, les deux procureurs et trois policiers qui s’étaient présentés ont donc dû repartir. Le parquet peut à présent demander un mandat du juge des libertés et de la détention pour rendre la perquisition obligatoire et coercitive. « Le procureur adjoint a mentionné cette possibilité lors de nos discussions », précise Mediapart dans un article.

 

 

 

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12 février 2019

Le baiser de Judas

GSM


Écrit par Michel Onfray
 
Moi qui suis intellectuellement curieux de la façon dont le pouvoir tue la parole du peuple, je dois dire que, ces temps-ci, je suis servi! Ces techniques populicides sont bien connues depuis des années: endoctrinement massif dès le plus jeune âge à l’école, construction et proclamation d’une culture dominante utilisée sur le principe de la propagande, mobilisation permanente des médias de masse à son service, subvention publique du catéchisme d’Etat, élections idéologiquement truquées, criminalisation de l’adversaire, mépris du vote quand il ne convient pas.
 
  Pour tuer le mouvement des gilets-jaunes, on l’a vu de façon éhontée, le pouvoir n’y est pas allé de main morte. La pensée subtile de Jupiter a besoin de la brutalité soldatesque afin de prouver sa nature subtile à ceux qui en douteraient encore. Le président de la République croit que la pensée d’Emmanuel Macron, trop complexe pour être vraiment comprise, entrera plus vite dans la tête des citoyens avec l’aide des flash-balls. Tout aux ordres de la raison jupitérienne, le pouvoir casse des dents, brise des os, fait sortir des yeux de leurs orbites, fracasse des mâchoires, arrache des mains, handicape, invalide, fracture, blesse. Il faudra aussi un jour examiner quelle part aura pris la rigidité présidentielle dans la mort, à ce jour, de onze personnes -qui n’ont pas été tuées par les gilets-jaunes… Cette réponse armée illustre la part du lion dont Machiavel nous dit qu’avec celle du renard, elles se partagent le gâteau politique. Macron ne l’ignore pas, la presse nous a rabâché les oreilles avec un travail d’étudiant qu’il aurait rédigé sur l’auteur du "Prince".
 
   La part du renard est celle de la ruse, elle a bien sûr été utilisée. Dans l’allocution du 10 décembre dernier, le renard en chef annonce qu’une grosse enveloppe fabriquée vite fait bien fait va permettre de distribuer un peu d’argent. Il calme la poignée qui renonce au combat pour sa dignité avec quelques euros. L’aumône a toujours été le contraire de la justice. Ruse du riche qui achète le renoncement du pauvre à être digne avec l’argent qu’il lui prend, tout en épargnant la richesse de l’indigne qui possède vraiment. C’est la vieille histoire du plat de lentilles avec lequel on s’offre ce qui, sinon, aurait pu devenir un empire.
 
   De même, Goupil en chef annonce un long débat entre mi-décembre et mi-mars. Il y aura donc du débat, c’est-à-dire de l’échange, du dialogue, de la conversation, de l’entretien,  de la discussion. Au lieu de cela, on assiste à un enchaînement de monologues devant un public captif, trié sur le volet par les préfets dont c’est le métier de porter la parole présidentielle.  Les maires, il y a peu méprisés et maltraités avec une loi qui supprime l’humanité des petites communes au profit d’une prolifération de communautés de communes inhumaines, assistent à un spectacle que les chaines d’information continue relaient servilement. Les maires gênants ne sont pas invités et, sur le principe du pâté d’alouette, on invite une tonne de cheval docile qui applaudit, opine du chef,  sourit aux bons mots, conclut la prétendue performance avec une standing ovation, et un gramme d’alouette, un maire qui, d’ailleurs se fait huer quand il pose une question non complaisante.
 
   Les journalistes du régime, je songe à Patrick Cohen qui m’a récemment fait le coup sur France 5, contribuent à l’endoctrinement. Sur une chaîne du service public,  il lui suffit d’extraire vingt secondes de cette impertinence dans les six heures complaisante puis de dire, faussement naïf, après la diffusion du sujet: "Alors, ils sont truqués ces débats? Voyez-bien qu’on peut y dire ce que l’on veut." Il est bien évident qu’avec ce montage on peut, en analysant le gramme d’alouette dans une éprouvette médiatique, conclure à la tonne de cheval dans le pâté politique! Ce faux Grand Débat est un vrai Faux Débat: il n’est que ruse d’un rhéteur et d’un sophiste sachant qu’il va pouvoir enfumer des gens qui ne maîtrisent ni la langue ni la rhétorique, ni la sophistique ni la dialectique, ni les idées ni les concepts, ni les informations ni les notes techniques. Il sait qu’il obtiendra d’eux la croyance à un débat alors qu’il a prévenu dès le départ: on parlera, mais la ligne politique ne changera pas. Tout était dit: qui en a alors conclu que ce débat n’en était donc pas un?  Surtout pas les journalistes maastrichtiens pour qui cette mauvaise pièce de théâtre donnée en tournée dans les salles polyvalentes françaises relève du grand répertoire français. Jadis, déjà, les courtisans ne parvenaient pas à dire à Néron qui se donnait ainsi en spectacle avec ses mauvais vers, sa mauvaise voix, sa mauvaise lyre et sa mauvaise déclamation, qu’il était mauvais…
 
   Après la ruse de qui achète avec de l’argent ou la ruse de qui achète avec de la sophistique, il y a également la ruse de qui achète avec du symbolique -ce qui n’exclut pas l’argent…
 
   C’est en effet une vieille technique de renard que d’acheter les leaders des mouvements contestataires: combien de révolutionnaires en peau de lapin sur les barricades de Mai 68 sont devenus de gentils toutous dans le journalisme et la politique quant on leur a offert des voitures avec chauffeur et des enveloppes de frais ad libitum [1]? Combien de dirigeants de manifestations étudiantes hirsutes et débraillés ont fait carrière dans les ministères ensuite ou dans des comités Théodule bien payés après qu’on leur eut offert le pilotage d’une commission destinée à envisager la faisabilité de leurs projets?
 
   Passer d’une existence obscure à la lumière des sunlights au prix d’un abandon de ses convictions est une ficelle vieille comme le monde quand il s’agit d’acheter une âme à vendre. C’est la ruse du visible connu et reconnu qui achète l’invisible méconnu ou inconnu en lui offrant un peu de lumière symbolique ou médiatique. Le partage entre riches et pauvres existe, certes, tout autant que la séparation entre ceux qui possèdent la culture et ceux qui en sont privés. Mais il existe également un partage entre ceux sur lesquels s’exerce le pouvoir, je nomme cette partie le peuple, ma définition est simple, et ceux qui exercent le pouvoir sur le peuple. Le pouvoir s’achète parfois des miettes de peuple comme un pauvre les bas morceaux du boucher.
 
   La fracture existe aussi entre ceux qui disposent d’une visibilité médiatique fait main -je la dirai: "à compte d’auteur", c’est celle des réseaux sociaux. En face se trouvent ceux qui bénéficient de la visibilité médiatique des réseaux officiels, celle des chaines d’infos continues ou des plateaux de télévision qui "débattent". Mettre en scène sa vie sur son compte avec une dizaine d’amis est une chose; une autre est de la raconter chez Cyril Hanouna ou David Pujadas, sur BFMTV ou sur CNews…  
 
   Il faut une colonne vertébrale intellectuelle et une pensée bien structurée pour ne pas succomber aux maladies médiatiques. "Passer à la télévision" n’est pas sans effets secondaires! Je me souviens que ma pâtissière m’avait dit un jour: "Ah mais nous avons deux célébrités maintenant à Argentan: monsieur X, et vous." Ce monsieur X avait en effet participé à Questions pour un champion -une émission où, soit dit en passant, Macron ferait un malheur, car il est fait pour ça…
 
   Ces effets secondaires sont de deux types: auprès de qui regarde, auprès de qui s’expose. Pour qui s’expose, être reconnu donne l’impression d’être connu, donc d’être important: c’est ce qui explique l’ardeur que montrent certains à vouloir absolument se trouver dans le champ d’un journaliste qui effectue un direct  en extérieur. On peut alors remarquer plusieurs comportements: celui qui affecte la fausse indifférence de qui se trouve, comme par hasard, juste derrière le journaliste et qui feint de regarder ailleurs; celui qui multiplie les grimaces et les pitreries infantiles, les cornes ou les doigts d’honneur, les langues tirées ou les gestes hystériques afin qu’on le remarque; celui qui téléphone en même temps en expliquant qu’il faut le regarder à la télévision parce qu’il y passe en direct, même s’il y occupe la même place dans l’arrière-plan qu’une voiture, une poubelle ou une pissotière; celui qui passe, repasse, vient, revient, et repart, avant de revenir en sifflotant ou presque. C’est dire le terrible effet d’abêtissement de qui se trouve en présence d’une caméra!
 
   Pour qui regarde, ce qui est vu à la télé devient vrai, puisque, dans notre époque pixélisée qui confond le réel et le virtuel, le vrai n’existe que lorsqu’il est montré sur un écran. La folie des selfies devant les monuments de la planète témoigne: moi et les pyramides, moi et le Parthénon, moi et le Colisée, moi et les cocotiers… Le monde n’existe que pour servir d’écrin à ma personne -les pyramides m’attendaient… L’écran est le révélateur photographique de l’être de ce qui, sinon, n’est pas- du moins: croit ne pas être.
 
   L’objectif de l’appareil qui photographie ou filme transfigure l’être qui, une fois sorti de son corps de façon virtuelle,  peut très bien ne jamais réintégrer son corps véritable s’il n’a pas compris la nature fictive de son image exposée, de sa parole montée ou instrumentalisée.
 
  Cette schizophrénie qui sépare la personne réelle du personnage montré peut déboucher sur une étrange illusion: la personne réelle peut en effet finir par croire qu’elle n’est que la personne montrée. L’adrénaline qui existe sur un plateau de télévision lors de ces sorties de son corps réel afin d’entrer dans le corps virtuel, et retour, peut devenir une drogue dure chez ceux dont les deux figures ne coïncident pas. Si ce que l’on est dans la vie simple n’est guère reluisant, ce que l’on paraît dans cette vie filmée semblera admirable: d’où l’intérêt à n’être plus que celui qu’on montre. La télévision est une machine à produire des fous -le téléphone portable aussi.
 
   Or, cette télévision prélève des gilets-jaunes afin de les installer sur ses plateaux: comment? De quelle manière? Quel producteur est responsable du casting? Selon quels critères? Qui les choisis et pourquoi? Pourquoi celui-ci, boudiné dans une parka recouverte d’un gilet jaune et qui, de toute l’émission, n’ôtera pas sa casquette vissée jusqu’aux yeux, alors qu’il se trouve dans l’étuve d’un plateau télé, ou bien encore ce collégien vu chez Hanouna qui porte le nœud papillon à quatorze ans comme moi le survêtement aujourd’hui?
 
   Cette télévision fait de même avec les gilets-jaunes qu’elle interroge lors de faux micro-trottoir: on sait très bien que, pour un qui passe à l’antenne, il faut un casting d’une quinzaine d’impétrants afin d’élire celui qui portera le message que le patron de la chaîne veut faire passer -car ce dirigeant n’est pas là, choisi par son employeur, sélectionné pour sa pensée probe, payé si cher, avec tant d’avantages, pour laisser la parole à n’importe qui! De sorte que, sur les ronds-points, dans les rues, dans les manifestations, dans les lieux de blocage, le journaliste chasse le pigeon qui fera un excellent gibier pour le repas de ses employeurs eux-mêmes employés du pouvoir. Quel journaliste montrera l’envers du décor en expliquant comment la télévision fabrique l’opinion? 
 
  Il se fait que, sur ces fameux plateaux de télévision, on a vu apparaître dès les premiers temps Ingrid Levavasseur. Jolie jeune femme qui parle bien, avec les yeux bleu-vert et une chevelure rousse, mère célibataire avec deux enfants, aide soignante en province, dans l’Eure, en Normandie.  Si l’on s’en tient au registre de la moraline, elle fait impression sur le plateau de David Pujadas, "La Grande Explication, le dialogue de toutes (sic) les France" fin novembre. Elle n’est surtout pas politique,  elle raconte, comme une bonne candidate de Karine Le Marchand qui chercherait le bonheur dans le pré citoyen, la souffrance d’une femme gilet-jaune parmi tant d’autres -le divorce, les deux enfants, la vie seule, le travail mal payé, l’assistanat presque préférable mais pourtant refusé, l’impossibilité de finir le mois,  le fait qu’elle ne se fait pas "sauter par le patron d’EDF": c’est le triomphe de la moraline et le degré zéro de la généalogie. Voilà qui s’avère conceptuellement suffisant pour les médias qui ne vivent que perfusés de moraline, d’autant plus qu’elle n’assortit ses apparitions d’aucune analyse politique. Avec elle, on ne risque pas une mise en perspective de sa misère avec la déréliction de la classe politique, la responsabilité de l’Etat maastrichtien, l’endoctrinement via la collusion de la presse et du libéralisme européen, c’est parfait. Dès lors, les médias se l’arrachent, elle fait l’objet d’un nombre incroyable de papiers dans la presse et, cerise sur le gâteau, BFMTV lui propose de devenir chroniqueuse sur sa chaine! On se doute que la proposition n’a pas été faite au citoyen Drouet… On se demande bien pourquoi!
 
   Au citoyen Drouet ou au citoyen Cauchy. Car, un débat a opposé ces deux gilets-jaunes sur la chaîne LCI: Ingrid Levavasseur, qui a voté Macron aux présidentielles, et Benjamin Cauchy qui, lui, est structuré politiquement -Aphatie créera sûrement un fois encore la fake news qu’il a voté Le Pen... En direct, Benjamin Cauchy fait savoir que Tapie qui soutient l’initiative de la dame de présenter une liste aux européennes et qui, pour ce faire, a prêté des locaux à sa sensibilité politique, a été condamné pour corruption, fraude fiscale, abus de biens sociaux, il aurait pu ajouter qu’il avait aussi fait de la prison ferme pour ces faits, mais également pour subornation de témoins, faux , recel et usage de faux, abus de confiance, et qu’il est actuellement mis en examen pour escroquerie en bande organisée et détournement de fonds publics…  Imaginons que Madame Levavasseur ne l’ait pas su avant, Benjamin Cauchy le lui apprend sur le plateau. Que lui répond elle dans la foulée? "Monsieur Tapie est un soutien moral (sic)"! Et de un…
 
   Comme si cela ne suffisait pas, alors que Benjamin Cauchy continuait dans la même voie en lui disant qu’elle menait une aventure personnelle sans porter la revendication des gilets-jaunes, elle a avoué naïvement qu’en effet elle n’avait pas de programme et qu’elle demanderait aux autres lequel il faudrait défendre!  L’important est d’y aller, peu importe pour quel projet. Et de deux…
 
   Benjamin Cauchy lui pose la question majeure, celle qui tue: puisqu’Ingrid Levavasseur se lance aux européennes avec une liste gilet-jaune qui pourrait la porter au parlement européen, il lui demande quelle Europe elle défendra, dans quel groupe elle siégera, ce que seront ses propositions: "l’Europe fédéraliste" libérale des maastrichtiens, qui entre en grand part dans les malheurs d’Ingrid Levavasseur? Ou une "Europe des nations" qui recouvrerait sa souveraineté et pourrait mener ainsi une politique en faveur des gilets-jaunes? Elle ne sait pas. Vrai: elle ne sait pas! Benjamin Cauchy lui demande: "Vous êtres tête de liste aux européennes 2019 et n’avez pas de conviction politique?" Elle répond avec un grand sourire: "Tout à fait…" Elle dira ce qu’on lui dira de dire, c’est son projet. Tapie jubile; Macron aussi. Et de trois…
 
   Jean-Michel Aphatie qui participait à l’émission, où l’on venait d’ailleurs de l’inviter à venir chaque jour s’il le souhaitait, buvait du petit lait! Il n’aurait jamais pu imaginer qu’on lui apporterait ainsi sur un plateau la tête des gilets-jaunes! Avec la gourmandise d’un chat qui tient la souris entre les pattes, il invitait benoîtement Cauchy à donner à Levavasseur les idées qui lui faisaient défaut: ce plateau opposait une femme gilet-jaune avouant avec un grand sourire qu’elle ne savait rien à rien de l’Europe, mais qu’elle voulait faire une liste aux européennes, et un gilet-jaune qui, lui, était très au fait de la question et liait la misère des gilets-jaunes aux pleins pouvoirs du régime maastrichtien. Pour cette raison, Levavasseur et Aphatie comme un seul homme -n’est-ce pas étonnant?-  renvoyaient Cauchy aux odeurs nauséabondes du Rassemblement national, de Debout La France et des Républicains qui avaient eu le malheur de l’approcher… Il est vrai qu’il ne fut pas dit que Levavasseur avait voté Macron quelques mois plus tôt. Et de quatre…
 
   Benjamin Cauchy rapporta alors un propos qu’Ingrid Levavasseur avait tenu dans une autre émission et selon lequel il fallait "intégrer le système"! En lui proposant de devenir chroniqueuse sur sa chaîne, BFMTV ne s’y était donc pas trompé… Elle prétend avoir refusé parce que les gilets-jaunes l’en auraient dissuadé par la menace. Avec cette liste, elle prend sa revanche -en pire. Et de cinq. 
 
   A la cellule communication de l’Elysée, au ministère de l’Intérieur, dans l’hôtel particulier parisien de Bernard Tapie, dans l’un des nombreux appartements de BHL, Paris ou Tanger, Marrakech ou New York, mais aussi à Libé ou L’Obs, Le Monde ou France-Inter,  chez Jean-Claude Junker et Angela Merkel, Daniel Cohn-Bendit et Giscard d’Estaing, on a dû se taper les cuisses et partir d’un grand éclat de rire inextinguible en écoutant Ingrid Levavasseur! Joffrin et Quatremer ont dû s’en décrocher la mâchoire! Macron a dû multiplier les doigts d’honneur en effectuant la danse du scalp autour de son bureau, à BFMTV on a dû faire péter le champagne! Sûr qu’ils vont l’aider à monter sa liste!
 
   Pas sûr en revanche que les gilets-jaunes aient pris ce genre de charge de police venue de qui fut l’une des leurs avec la même jubilation: les cinq balles tirées par ses soins sur ce seul plateau de LCI ont considérablement blessé les gilets-jaunes qui ne veulent pas, eux, intégrer le système, mais le changer. Avec cette liste baptisée très cyniquement RIC, pour Ralliement d’Initiative Citoyenne et non, puisque c’est contre lui, Référendum d’Initiative Citoyenne, Macron est certain d’arriver en tête et de distancier nettement les autres. Macron peut-il rêver meilleure légitimé pour continuer à tabasser les gilets-jaunes -les vrais?
 
   Ce petit poisson croit qu’elle va pouvoir entrer dans le bassin des requins maastrichtiens et qu’on lui fera une place… Sûr qu’elle en aura une, une place: dans l’estomac de l’un de ces gros squales! Au premier débat télévisé de la campagne des européennes, chez David Pujadas ou Léa Salamé, en face de Cohn-Bendit ou de Moscovici par exemple,  les carnassiers de la politique et de la presse lui feront la peau en deux temps trois mouvements. Une autre façon de faire couler le sang des gilets-jaunes.
 
 Michel Onfray
 

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11 février 2019

Combattre le néolibéralisme au nom du libéralisme

GSM


Publié le 31/01/2019 à 11:30 par Natacha Polony Directrice de la rédaction de Marianne
 
 
Nous avions eu la première alerte au soir du 31 décembre. Le président de la République, le regard grave et le ton solennel, nous avait lancé : « Le capitalisme ultralibéral et financier, trop souvent guidé par le court terme et l'avidité de quelques-uns, va vers sa fin. » Fichtre ! Et l'on ne nous avait même pas prévenus ! Du coup, Bruno Le Maire, en bon soldat, s'aventure un pont plus loin. Il faut, nous dit-il, « refonder le capitalisme » car « le capitalisme des inégalités est mort, il ne nous mènera nulle part ». Refichtre ! Les mêmes qui faisaient campagne sur l'adaptation de la France à la mondialisation par la flexibilisation du droit du travail et la course à la compétitivité nous proposent, tout seuls, avec leurs petits bras musclés, de renverser la table et de dynamiter Davos.
 
Dans l'Opinion, quotidien qui se dit « libéral » mais feint d'ignorer la différence entre Tocqueville et Thatcher, Nicolas Beytout s'insurge : « On a vu dans l'histoire des pays soviétiques ce que donnait le culte du nivellement par le milieu et la vitesse à laquelle ce système se transforme en nivellement par le bas et la pauvreté. » Sur la description du système soviétique, il a parfaitement raison. Mais devons-nous en conclure qu'il n'y aurait de choix qu'entre le capitalisme dérégulé qui sévit depuis quarante ans, dont la paupérisation de nos classes moyennes et populaires est une des conséquences, et la collectivisation des moyens de production ? Le tort de Bruno Le Maire ne serait pas d'être parfaitement hypocrite, mais de concéder un peu à ceux qui pensent que le bilan du néolibéralisme développé par Reagan et amplifié sous Bill Clinton est calamiteux, notamment pour notre industrie et notre agriculture.
 
On se doute pourtant qu'Emmanuel Macron et Bruno Le Maire n'ont pas soudainement décidé de sortir la France de ses alliances et traités. Tout au plus ont-ils compris que quelques mots sur la taxation des multinationales et la répartition des richesses pourraient retarder la prochaine explosion. Dommage, car l’enjeu mérite davantage que des poncifs simplistes si l’on veut éviter que la colère, un jour, n’emporte tout.
 
Faut-il donc expliquer, comme Marianne s’y emploie depuis des années, la différence entre libéralisme et néolibéralisme, le second se caractérisant par la suppression systématique, au nom de l’idéologie du libre-échange total, de toutes les régulations mises en place après la seconde guerre mondiale pour limiter la constitution de monopoles et la prédation par les forces économiques les plus puissantes. Le néolibéralisme, c’est le règne de la concurrence faussée, qui aboutit à l’alignement par le bas des modèles sociaux et de la qualité des produits. Le néolibéralisme, c’est le libre cours laissé au déséquilibre entre les territoires, au recul des états concurrencés par les paradis fiscaux, c’est la mise en coupe réglée de tous les domaines de l’activité humaine, soumis à la financiarisation, c’est à dire l’obsession non de produire et de créer, mais de faire de l’argent avec de l’argent. Bref, c’est le contraire absolu du libéralisme.
Il y aurait bien une réponse à cela, autre que les déclarations démagogiques, et nous serions tentés de la suggérer au Président de la République. Cela s’appelle la Politique. Cela consisterait, par exemple, à pénaliser non pas ceux qui investissent et ceux qui créent, mais ceux qui abusent de leur position dominante, et pour cela imposer à nos partenaires un rapport de force qui irait au-delà des annonces mirobolantes et creuses sur la taxation des GAFA. Cela consisterait à récompenser l’effort, celui des artisans, des employés, des commerçants, des petits patrons, plutôt que de leur faire payer par des sommes délirantes et des impôts supplémentaires le fait qu’ils n’aient pas des armées d’avocats fiscalistes pour « optimiser » leur déclaration.
 
Allons plus loin. Faire de la politique, ce serait soutenir le tour de table qui se constitue pour racheter à General Electric la branche nucléaire d’Alstom (Note de Zaladeau : Responsable : Macron), et dont Marianne se faisait l’écho la semaine dernière, d’abord parce qu’elle est florissante, ensuite parce que c’est un outil de souveraineté dont nous n’aurions jamais du nous séparer. Ce serait d’entendre les sénateurs qui ont eu la lucidité de s’élever contre la privatisation d’Aéroports de Paris (N.D.Z : Encore Macron). Ce serait prendre conscience que la vente de l’Aéroport de Toulouse à un consortium chinois (N.D.Z : Toujours Macron) au nom du laissez-faire était une ânerie dont nous voyons aujourd’hui les conséquences. Ce serait comprendre enfin qu’une guerre commerciale est en cours, que les Etats-Unis, en lançant l’offensive contre Huawei, ont décidé de faire payer à la Chine son avance sur la 5G, et ue les européens, une fois de plus, sont aux abonnés absents.
L’économie n’est pas une loi naturelle qui nous tomberait du ciel, elle est une des branches de la politique pour combattre l’injustice et le désespoir, qui virent à la haine, qu’elle soit celle (N.D.Z : La haine) des riches ou d’autres boucs émissaires.
 
N.D.Z : Recopié manuellement. Excusez les fautes de frappes éventuelles.
 

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10 février 2019

Mémoires et radotages (24) – 13 novembre – 13 décembre (2015

GSMPublié le 5 décembre 2015

 

Ils nous ont menés au désastre, puis ils disent « Tiens, 40% d’abstentions ? Tiens, 30% de FN ? Il faudrait qu’on prenne en compte les soucis de ces gens-là »… « Il faudrait »… au lieu de dire « il faudra »… Très révélateur…
 
Puis après, rassurés pour un an et demi d’avenir radieux à péter dans la soie, ils n’y pensent plus, parce qu’après tout c’est le résultat qui compte et tant pis pour les perdants de la mondialisation. Il faut des pauvres pour qu’il y ait des riches et des puissants… « Le repas de ces Messieurs est servi »… Alors ils vont continuer à se goinfrer…
 
Contrairement à ce que dit Valls, le « désordre et l’anarchie » ne viendront pas des nantis et fanatiques du système qui refuseraient un FN soi-disant abject, mais de ceux qui ne sont pas représentés (dont les électeurs du FN) et pas défendus, qui refuseront de subir la dictature des nantis. Car la colère gronde dans la France périphérique, celle qui ne roule pas pour le patronat, ni pour le capital, celle qui ne jouit pas de rente de situation et de sécurité de confort, celle qui ne profite pas du système « mondialisme-capital-état-serviteurs »… Autrement dit pour ceux qui ne fidélisent pas à la marque UMPS… ou plutôt LRPS…
 
Parce qu’en définitive, le tripartisme, c’est : Abstentionnistes, LRPS et FN…
Et comme les premiers ne comptent pas, cela revient à un bipartisme… dans lequel gauche et droite comme frères ennemis, sont un même parti, faisant semblant d’être très différents, jouant l’Auguste et le clown blanc, se repassant le pouvoir en alternance, certains de pouvoir continuer leur petites affaires et leur magouille, dans un monde qui leur appartient et dans lequel ils ne veulent surtout pas que l’on vienne remettre quoi que ce soit en question… Le FN doit seulement regarder, mais ne pas toucher au gâteau…
 
Voilà ce qu’a été le 13 décembre 2015…
 
Mais pour ceux qui ont la mémoire un peu moins courte, le 13 décembre, cela faisait un mois que les attentats aux terrasses des cafés et tout le bataclan… se sont produits…
 
Qui se souvient des promesses, des incantations… Le pouvoir nous avait parlé de rétablissement du service national, de constitution d’une garde nationale, de la lutte contre le déficit qui passait après la lutte contre le terrorisme…
 
C’est fini, N-I, NI ! Envolées les belles promesses… Comme s’envolent déjà les bonnes intentions de prise en compte des laissés pour compte qui passent au vote Frontiste…
Et cela fait si longtemps qu’on nous fait le coup… Des promesses, des promesses, et rien d’autres… histoire de faire patienter… pendant que les ‘affaires’ privées continuent…
 
Alors cessez de feindre, messieurs les égoïstes… Chaque jour les écartés de la croissance, les ignorés du travail, petit à petit, dégoûtés par cette Europe du fric et par cette mondialisation, qui les laissent sur le carreau, ignoreront vos endoctrinements pseudo-idéologiques, vos doxas sur les vertus supposées et imaginaires d’un système à bout de souffle, vous abandonneront et viendront grossir le rang des mécontents. Parce que vous n’avez aucune envie de changer ce système dans lequel vous prospérez ainsi que les privilégiés qui vous soutiendront jusqu’au bout, vous connaitrez un jour j’espère, le sort des systèmes totalitaires qui s’effondrent faute de soutiens populaires…
 
Vous ne tenez, pour le moment, que par les anathèmes et les diabolisations que vous lancez tels des Fatwas devant vos fidèles dubitatifs, mais qui croient provisoirement encore en vous… Mais le charme cessera un jour...
 

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07 février 2019

POUR DES ELECTIONS LÉGISLATIVES ANTICIPÉES

GSM

 

 MesOpinions.com : le site de pétition et sondage en ligne

POUR DES ELECTIONS LÉGISLATIVES ANTICIPÉES !
 
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  1. Parce que c'est la seule solution pour sortir de cette crise politique majeure :                  ( douzième semaine de manifestations dans tout le pays ).
  2. Parce que le grand débat national n'est qu'un grand défouloir destiné à faire croire au peuple qu'on l'écoute.
  3. Parce que l'Assemblée Nationale n'est plus représentative du peuple français.
  4. Parce que c'est la seule solution pour qu' Emmanuel Macron change vraiment de politique , qu'il arrête de s'en prendre aux classes moyennes et en particulier aux retraité(e)s qu'il considère comme des nantis  et une charge pour la société.
  5. Pour que l'assemblée nationale soit un vrai lieu de contre pouvoir .
  6. Parce que des élections législatives à mi-mandat présidentiel permettrait  de contrôler un Président qui en France à tous les pouvoirs.

VOILA POURQUOI, L'ORGANISATION D'ÉLECTIONS LÉGISLATIVES ANTICIPÉES SERA LA SOLUTION QUI PERMETTRA DE SORTIR DE CETTE CRISE POLITIQUE.

POUR QUE CETTE PÉTITION AIT UNE CHANCE DE RÉUSSIR IL FAUT QUE NOUS SOYONS PLUS D' 1 MILLION À LA SIGNER  ! 
ALORS SIGNEZ LA  ET PARTAGEZ LA  PARTOUT !
Signez la pétition
        

https://www.mesopinions.com/petition/politique/elections-legislatives-anticipees/59671

 

 

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