06 août 2017

(22) Je voulais te dire

GSM

Je voulais te dire… Mais tu n’es plus là. Je voulais te dire, que l’amour, sans les mots pour le dire, n’est rien. Je voulais te dire… Mais tu ne voulais pas me dire ces mots d’amour qui ensorcellent.
Tu ne voulais pas dire, car tu ne les pensais pas. Tu voulais une aventure, tu l’as eue. Pour moi, c’était plus qu’une aventure, du moins je le croyais. Mais les chances n’étaient pas égales.
Tu m’as dit que mon « remplaçant » s’était barré…
J’aurais du être rempli d’une joie vengeresse… Mais non, même pas… J’étais en peine… En peine de ta quête de bonheur insatisfaite et en peine de mon amour sans toi…
J’aurais voulu te dire « Si tu le veux, tu peux revenir avec moi ». Mais je n’ai pas osé. J’avais trop peur d’un refus, d’un rictus, d’un silence… Je préférais éviter cette nouvelle douleur…
Je voulais te dire « Je t’aime encore », mais j’ai ravalé mes mots. J’ai étouffé les sanglots que je sentais poindre dans ma poitrine.
Je voulais te dire tous ces mots d’amour que je te disais et qui sont encore en moi… Mais je n’ai rien dit… J’aurais tellement voulu que tu te jettes dans mes bras… J’aurais oublié tout le mal, toute la souffrance de notre séparation… Mon cœur serait reparti dans un carnaval de bonheur…
Mais non… Pourquoi t’es-tu confiée ? Me crois-tu de marbre ? Me crois-tu guéri de ma déchirure, pour pouvoir te consoler, sans amour, seulement en ami ? C’était trop pour moi…
Je voulais te dire… Mais j’ai bien fait de ne pas sortir ces vieux mots en habits de naphtaline…
Maintenant que je suis seul, devant mon clavier, je peux te crier dans mes sanglots :
« Je t’aime encore, je t’aime encore, je t’aime… »

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02 août 2017

Le pays du néant 5

 

GSM

Il n’est plus qu’une issue et la horde de loups
attaque les villages, sur chemins rencontrés.
Les plateaux Sibériens, aux hameaux clairsemés,
offrent animaux et lait à ces pillards cruels.
Mais l’envie de tuer est toujours la plus forte.
Ils laissent corps crucifiés, empalés, brûlés vifs.
Derrière eux, le silence, la douleur et la mort.
……….
Tournant le dos au septentrion,
escaladant les monts d’Asie,
sur cette route de la soie,
ils parviennent aux murs dorés
de la ville citadelle de pierre,
pour la raser, comme autrefois
fit l’universel Temüdjin.
……….
Dans l’hôpital bondé, les éclopés contents
dans ce havre de paix, échappés du carnage,
entendant la rumeur, se lèvent et puis scrutent,
les visages se figent, fiévreux, hagards, anxieux.
Puis la panique vient, se répand, met le feu,
les assassins sont là et le sang coule à flot,
faisant renaitre cris de douleur et d’effroi,
dans ce lieu qui devient le chaudron de l’enfer.
……….
Le feu et puis le sang, n’épargnent pas la vie,
Blessés ou médecins, maintenant sont débris.
Les soldats du néant détruisent les remparts
Il n’est nul prisonnier, il n’y a que des corps.

.

 

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30 juillet 2017

(21) Les femmes durent ce que durent les roses

GSM

Les femmes durent ce que durent les roses.
De ce monde vous, le dirais-je si j'ose,
Bourgeons à peine éclos, éblouissez.
Nos yeux, nos corps, nos âmes sont subjugués.
Esclaves de votre beauté,
Nous buvons au calice,
Le doux nectar d’Amour, notre délice.
 
Votre jeunesse est éphémère, et s’efface très vite
Profitez de la vie, car vos auréoles de saints,
Se confondent pour nous à vos aréoles de seins.
Nous butinons votre corolle et une fois fanée,
Nous n’éprouvons plus rien de ce qu’on a adoré.
 
Votre image nous attire par votre beauté,
Mais au soir, rien n’est de ce qui a été.
Point de nectar, il n’est plus de volupté.
Vous êtes vieille et de votre buisson fleuri,
Il ne reste qu’un branchage desséché, vieilli.
 
Votre atout est donc votre jeunesse.
Le collier de vos cuisses,
Offrez-le aujourd’hui.
Demain nous ignorerons vos fesses.
Tout passe,
Tout lasse,
 
Adieu mon bel Amour.
Ailleurs je chercherai,
Ton corps ou ta beauté,
Avec un autre amour…
.

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26 juillet 2017

Le pays du néant 4

GSM

Une bande qui passe, horde dépenaillée,
aux armes aiguisées, aux mitraillettes huilées,
se rapproche du village, où la terreur s’élève.
Tous les villageois fuient, abandonnant enfants,
vieillards et éclopés, à un sort si funeste.
……….
La horde rassasiée, de ce repas facile,
Tendres enfants rôtis, comme autrefois agneaux,
Ils emportent avec eux, du bois, produit si rare,
et la viande d’humain, qu’ils pourront boucaner.
……….
Les villageois honteux, ombres rasant les murs,
dans le silence des vieux, reviennent au logis.
……….
Au-delà des montagnes, au loin s’étend la steppe.
Les bandes armées espèrent, y retrouver la vie.
Ils dévastent datchas, chaumines, masures, yourtes,
ne laissant que des ruines, des os, des fous, des peines.
Ceux qui parviennent à fuir, s’entretuent pour survivre.
……….
Ce monde de la Terre est en train de finir
et la dernière espèce, ne cherchant qu’à durer,
retournant à l’instinct, ne parvient qu’à périr.
Il n’est plus de futur, seul le présent est là.

.

 

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23 juillet 2017

(20) La cocotte minute

GSM

Doit-il s’épancher ? Certainement pas ! Outre l’impudeur, dont il se fiche, chacun fuit les ennuis des autres et il le sait, mais qu’importe ? D’ailleurs, il fuit bien ses propres ennuis en se réfugiant sur cette feuille blanche, en rigolant parfois, en posant le fruit de sa réflexion sur le monde cruel que l’on nous impose.
 
Pourtant, il s’épanche quelquefois, bien qu’il ne faille pas le faire. Et aujourd’hui il va recommencer à nouveau. Parce que, lorsque la cocotte minute monte trop en pression, il faut retirer la soupape coincée, afin d’éviter l’explosion.
 
Tous les jours, oui, tous les jours, la haine de sa compagne, ses propos hargneux, ses aboiements de roquet, difficile à supporter, lui vrillent le cerveau et le cœur…
 
Il parvient souvent à lui dire « ma chérie, demande le moi, gentiment et je le ferai », ou quelque chose dans ce genre, pour désamorcer son agressivité. En pure perte.
 
Elle redouble alors son ire venimeuse, ses attaques sans fondements, ses sous-entendus paranoïaques, ses prétextes fallacieux.
 
En général il tourne les talons quand il sent que la moutarde lui monte au nez…
D’autres fois, il lui répond en gueulant plus fort qu’elle :
« Tu es têtue comme une bourrique », « Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi con », « Tu me fais chier », « Je vais te faire enfermer chez les dingues », « Tu va fermer ta gueule », sont quelques unes de ses velléités contre-offensives.
En fait, ça lui fait fermer son clapet. Elle lui fait alors la gueule, mais il n’est pas soulagé pour autant…
Car elle continue sournoisement. Elle ferme la porte de la salle à manger, pour l’isoler du reste de la maison. Elle s’en va de la cuisine, dès qu’il vient se servir un verre d’eau. Elle ferme sa porte au sous-sol, afin de lui signifier qu’elle ne veut pas le voir. Elle met ses bouteilles vides dans la salle à manger… Bref, le catalogue est trop long…
 
Comment lui faire fermer son claquemerde définitivement ?
Comment être débarrassé d'elle ? Deux possibilité : Elle meurt ou bien il se suicide ! L'un deux est de trop...
 
S’il lui avait mis quelques beignes, elle ne se conduirait peut-être pas ainsi.
Mais il s’est juré de ne pas taper des êtres plus faibles que lui. Il n’éprouverait que mépris de lui-même s’il le faisait…
C’est ça sa grande faiblesse : Ses principes !
Il sait qu’elle profite du fait qu’il ne la frappera pas pour le harceler tous les jours, en toute impunité.
 
Alors ? Il n’espère plus que la mort de l’un d’eux rapidement, afin qu’il soit enfin libéré de sa présence, de ses ondes maléfiques, de sa hargne, de ses TOCs, de sa saleté, de sa crasse, de sa paranoïa.
Peu lui importe s’il part le premier du moment que ce soit sans elle… Qu’il avait bêtement tant aimé…
 
Voilà, ça lui fait du bien d’avoir laissé échapper la vapeur… Jusqu’à la prochaine fois…

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19 juillet 2017

Le pays du néant 3

GSM

On voit un imprudent paysan qui chemine,
une arme automatique, le rassure sur son sort.
Mais deux qui l’aperçoivent, se délectent d’avance,
et lui courent après, fugitives ombres.
……….
Dominant le coteau, au détour d’un chemin,
sans fusil, sans cartouche, munis de deux poignards,
ils désarment le gueux, et l’accrochent par les pieds,
à un rocher pointu, récupérant le sang,
dans un seau tout rouillé, où ils boivent goulument.
Arrachant les entrailles du mourant qui glapit,
ils rient cruellement, des atroces douleurs,
jusqu’à ce que la mort ait fini son ouvrage.
Partout, dans ce pays et sur toute la terre,
la folie des carnages abreuve les sillons,
d’une terre qui n’est plus que sable et abandon,
stérile et inféconde et que le vent emmène,
que personne du reste, ne cherche à cultiver.
……….
Quelques os cramoisis et un lambeau de lien,
sur des taches écarlates, le lieu est si tranquille.
La mort est donc passée mais elle est toujours là.
.

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17 juillet 2017

(18) Sa nature reprend le dessus

GSM

Il pense si fort que l'on entend ses pensées :
" Ta nature reprend le dessus. Autrement dit, quand tu es gentille, c'est que tu te retiens...
Tu as commencé à m'entreprendre, d'un ton agressif, sur un sujet d'une insignifiance totale : C'est encore moi, qui vais être obligée...
Je t'ai fait remarquer ton attitude et t'ai dit : Pourquoi ne me dis-tu pas en souriant : Mon amour pourrais-tu... ? Je ferais tout de suite ce que tu me demandes, tellement content de te faire plaisir. Alors que, sur le ton où tu me parles, je vais t'envoyer sur les roses et je ne ferai rien...
Tu t'es calmée, car tu te rends compte que j'ai raison..."
 
Il pense qu'elle a un besoin de se défouler sur quelqu'un, alors que lui, il a besoin de tendresse pour compenser le stress du quotidien. Ils ont donc, deux façons diamétralement opposées de se comporter...
 
Il lui a fallu quatre mois, pour faire ce constat navrant...
 
"Navrant, car je t'ai dit que j'ai quitté une personne qui était un roquet et que ce n'était pas pour en supporter une deuxième en remplacement...
 
Ça doit être la région qui veut ça ???
Il est vrai que prendre une fille qui vivait seule, ça sous-entend pas mal de choses, entre autres qu'elle ne s'entend avec personne ou inversement...
 
Ce ne sais pas si j'y arriverais, mais tu vas être dure à apprivoiser, je dirais même à dresser...
 
Tu ne te rends pas compte qu'en te comportant ainsi, tu risques de te retrouver seule à nouveau "...
 
Et lui, quand il revient harassé, il attend et espère de l'amour mais pas de l'agressivité. Il n'est pas masochiste...

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14 juillet 2017

Le pays du néant 2

GSM

Aux flammes de l’enfer, en ce désert maudit,
lueurs de vies damnées, aux intentions mortelles,
les forçats de la mort, détruisent toute vie.
Alors, la haine est aux aguets,
et l’on surprend les imprudents,
on les dépouille, on les détruit.
Les arbres poisseux et grenat,
les marguerites écarlates,
la végétation maculée,
nourris par le sang des humains,
survivent dans le sable mort.
On les voit ces bouchers, ils massacrent autrui ;
tendus, fiévreux, hagards, ils sont tous faméliques,
tuant et dévorant, leur vie en est rythmée.
Pourquoi sont-ils des bêtes ? Nul ne cherche à savoir.
Tuer ou être tué, survivre ou bien mourir,
destin de la nature, qui meurt et disparaît,
tout ce qui vit se bat, en inutiles efforts.
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11 juillet 2017

Le pays du néant 1

GSM

Dans ce pays de terres arides
que même l’eau a déserté,
une maison de pierres dures,
où les humains ne sont que bêtes,
dresse ses ruines comme un défi,
restes de haine, rebuts de fiel,
que Satan lance aux cieux rougis.
L’âme dit-t-il n’est que poison
et le royaume des ténèbres
sera vainqueur aux prochains jours.
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09 juillet 2017

(17) Il aimerait comprendre sa part d'humanité

GSM

 
A son éveil, la musique d'un slow, langoureux, le hante. Il pense...
 
"Je pense à toi. Je ne t'écris plus de poème, car ton amour absent ne m'inspire plus. Mes deux derniers, tu ne les as pas appréciés, parce qu'érotiques... Pauvre monde... Les jeunes sont plus puritains que les anciens... Quand nous faisions l'amour, tu n'avais pas de ces pudeurs ridicules...
 
Enfin, à quoi bon ressasser tout cela ? Ta tendresse et ton amour peuvent-ils revenir ? Je sais que tu arrêtes la pilule, mais est-ce un motif pour ne pas aimer non plus ?
Je pourrais être sur mon lit de mort, que j'aimerais encore ma bien-aimée et serais heureux de penser à elle.
L'amour des femmes est-il lié à leurs périodes ? Si cela est, je ne croirais plus à l'amour d'aucune femme.
 
J'espère que... Je ne sais pas... J'espère un changement...mais je ne l'implorerais pas.
J'aimerais comprendre ta part d'humanité, car je ne vois que l'animal en toi..."

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