14 juin 2017

Les yeux de chatte (6)

GSM

Elle relève ses cheveux qui tombent sur son front, tant elle remue la tête dans un va et vient de plus en plus pressant.
Le garçon se tend sur ses longs bras qui maintiennent son corps puissant, sa jouissance proche tire ses lèvres, découvrant ses dents blanches féroces. Il obéit aux caresses d’Anita, puis son ventre se creuse, il rejette la tête en arrière…
Anita devine que le moment est venu. D’une succion elle appelle cette sève dont elle parait soudain affamée… les fesses du garçon se durcissent, son ventre spasme une mesure rapide…
Anita les doigts crispés sur sa hampe, la gloutonne pour activer cette jouissance qu’elle veut abondante, épaisse, poivrée…
 
Une des longues mains du garçon se pose brusquement sur la tête d’Anita et maintient avec fermeté ce visage qui l’aspire… Soudain les doigts se tordent dans les cheveux. Le membre a des sursauts qui propulsent dans la bouche féminine veloutée, de longs jets brûlants, qu’elle avale en gémissant, comme si elle les avalait par sa grotte d’amour.

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13 juin 2017

(13) Hargneuse, comme un petit roquet

GSM

« Hargneuse, comme un petit roquet », proféra-t-il ; comme l'autre, la première, qui était bourrée du matin au soir... 
 
Qu'arrive-t-il ?
 
Sa tendresse n'a pas duré... D'ailleurs en a-t-elle éprouvé ?
Elle a fait semblant de jouer le jeu... Mais comme tout lasse, mais comme les femmes sont l'inconstance même, elle jette bas le masque.
« Mes poèmes ne t'intéressent pas. Mes mots d'amour, tu ne leur réponds pas »...
Il a seul, entretenu ce feu, qu’il croyait partagé.
 
Elle aussi, elle l'ignore. Comme les autres qui l'ont précédée...
N'était-il pas plus simple, de lui dire "non"...
 
Elle avait envie de volupté... Maintenant qu’elle a eu sa dose, il n'existe plus.
La prochaine fois, qu’elle prenne un godemiché...
 
Il fallait bien que ce bonheur s'achève. Au début, il savait que ce n'était qu'une question de temps. Hier pourtant, il pensait que leur amour était devenu durable... Il s’est trompé, encore une fois.
On ne peut compter sur une femme, résolut-il dans un haussement d’épaules.
 
Des femmes ou des conquêtes de rencontre entre deux solitudes, quelle différence ? Elles sont toutes des planches pourries.
« Aucune confiance n'est possible avec des êtres aussi différents de nous », pensait-t-il amèrement.
 
Son père avait bien raison, qui disait : « Les femmes, ça n'est bon qu'à baiser... A part ta sainte mère, qui est une exception ! »… Mais où était l’exception qui lui était réservée, à lui ? Où ?
 
Il a trop cru à l'amour. Il en a été aveuglé. Quelles sortes de monstres froids se cachent sous leurs charmes ?
« Je ne veux plus aimer, c'est trop décevant.
Je ne veux plus aimer, j'y perdrais ma raison, s'il m'en reste une ».
 
La tête lui tourne... Pourquoi ? Pourquoi ? Il ne sait pas, il ne sait plus...

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27 mai 2017

Les yeux de chatte (5)

GSM

A ce moment je me sens obligé d’intervenir :
 
-Mon vieux, un bon conseil, tu ne connais pas Anita. Le mieux que tu aies à faire, est de les laisser improviser à leur gré. Prends ton Rolleyflex et saisis au vol ce que tu pourras…
 
Il comprend d’instinct que j’ai raison et mitraille à gogo le couple qui agit avec une harmonieuse lenteur sensuelle.
 
Anita est affalée sur le canapé et le garçon va droit en elle, l’explore en des endroits où certes, avec un membre pareil, il doit être le premier à parvenir… Lui tenant les seins à pleines mains, il serre les boutons entre ses doigts d’acier. Elle bouge à peine, juste pour l’aider à bien se placer.
 
Anita mord le tissu du canapé, ses immenses yeux verts-jaunes excitent le garçon qui ne parvient pas à détacher d’eux son regard. Cela le fascine et active son désir.
 
Il se retire un court instant. Anita s’effondre comme s’il lui retirait toutes ses forces vives. Il la retourne sur le dos. On dirait qu’elle est morte. Se plaçant sous les deux jambes écartées d’Anita, il les empoigne sous les genoux et présentant l’antre d’Anita à son membre, la reprend toujours aisément, s’enfonce, s’enfonce que c’en est incroyable. Enfin, ses poils frisés s’emmêlent à ceux plus fins d’Anita…
 
Il reste immobile, puis jouant d’un léger déplacement des hanches, relève encore plus les cuisses écartées, comme s’il voulait, la mettant dans une position encore meilleure, réussir à forcer de quelques millimètres.
Il la travaille un long moment pendant lequel Anita commence à agiter la tête comme prise de désespoir, tant son plaisir cogne fort.
 
Brusquement le garçon se rejette en arrière et reste à genoux, fixant toujours les yeux félins d’Anita.
Abandonnée, elle se redresse à son tour haletante de désir, saisit le membre brillant comme émaillé et le lèche avec dévotion, faisant courir sa langue pointue sur toute la longueur du membre raide…

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23 mai 2017

Dans la chaleur de Harlem

GSM

J'ai toujours eu une affection particulière pour Mike Hammer la série télévisée inspirée de Mickey Spillane. Je m'en suis si imprégné, que j'aime à l'occasion en faire des pastiches.
 
A la manière de Mickey Spillane, la voix off qui est censée être la pensée à voix haute de Mike Hammer...
 
La belle blonde était visiblement en détresse. Mais quelles que soient mes aptitudes au dialogue, principalement à l’aide du langage des mains, je ne savais pas comment apaiser ses angoisses, du moins avec tact et distance de ses pulpeux attraits…
 
J’écoutais donc ses doléances, sans l’interrompre. J’appris qu’elle avait eu des mésaventures avec un gigolo, qui la traitait comme une marionnette et même comme son punching-ball préféré, si j’en croyais les hématomes qu’elle arborait bien malgré elle…
Elle voulait partir mais je ne savais pas comment la retenir tant que son bourreau était en liberté…
 
Un coup de feu prématuré mit un point final à l’entretien, avant qu’elle n’ait pu me révéler le nom du suspect que je devais retrouver…
Elle n’aurait plus à fuir nulle part, à moins que l’on ne considère la mort comme la fuite la plus ultime.
 Je n’avais plus de cliente, mais j’avais une affaire à élucider et franchement je ne comptais pas en rester là, car je détestais que l’on tache la moquette de mon bureau…

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19 mai 2017

(12) Rupture

GSM

Il voulait ce matin lui écrire un poème. Il voulait ce matin lui dire des "je t'aime".
Mais il a attendu, elle n'a rien dit. Il s’est forcé à ne pas lui exprimer la spontanéité de son amour, pour voir... Elle n'a rien dit d’autre que des banalités. A son retour de chez le garagiste où il avait déposé la voiture, là non plus, elle n'a rien dit. Pas un mot d'amour, pas un mot de tendresse. Encore des banalités... Il en a marre de tirer tout seul leur amour... Pourquoi dit-il "notre amour", se questionne-t-il ?
Il en a marre de lire sur sa peau les mots qu’il y a écrits. Il en a marre de lui dire les mots qu’il aimerait qu’elle lui dise... Cela fait trois mois aujourd'hui... Qu’il tire la charrette dans laquelle elle est assise... Alors leur dispute a éclaté...
 
Après avoir récupéré sa voiture, il a vu qu’elle a mis en évidence sur une chaise les cadeaux d'anniversaire qu’il lui avait fait, avec ce mot laconique : "Reprends-les"...
Alors il est ressorti de chez elle, a fermé sa porte et lui a déposé ses clés dans sa boîte aux lettres et est reparti chez lui...
 
« Si tu veux de moi, tu n'auras qu'à m'appeler. Si tu n'appelles pas, j'aurais bien compris », se marmonne-t-il, au grand étonnement d’une passante.
« Cela fait trois mois, que je fais le premier pas et même le deuxième. C'est moi qui fais tous les pas »...
« Si tu attendais que je me lasse et bien c'est réussi... Je ne veux plus aimer dans le vide. Je ne veux plus faire semblant que tu m'aimes ».
« Après tout, notre écart d'âge mettait notre relation en grand danger de non-existence »... Les quidams se retournent surpris et amusés…
 

« Alors... Et bien on verra... J'ai besoin de dormir... Toutes ces émotions m'ont épuisé »...

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17 mai 2017

Les yeux de chatte (4)

GSM

-Anita, mettez-vous sur un genou, l’autre jambe relevée… c’est ça… écartez un peu la cuisse… un peu plus, là, tendez votre buste… Levez la tête bien haute pour regarder votre partenaire… Toi, approche-toi d’elle, il faut que ton membre arrive à la hauteur de sa bouche…
Anita, sans cesser de le regarder, prenez-le avec vos lèvres… juste le gland, pas plus.
 
Il saute derrière son appareil et cadre, pensant qu’Anita se met peu à peu à sucer gentiment le garçon qui n’ose pas bouger, de peur de soulever la colère du photographe. Anita cesse son manège.
 
-Maintenant, les enfants, nous allons passer à une pose différente.
 
Ayant constaté d’un coup d’œil que le garçon est toujours suffisamment en forme, il en profite saisir une levrette profilée.
 
-Mademoiselle, mettez-vous à quatre pattes, sur le bord de ce canapé… ne tournez surtout pas le dos à l’objectif… mettez votre corps de profil. Il faut que nous voyions votre ventre donner l’impression de donner un réel plaisir. Faites un petit effort d’imagination, il faut que vous donniez l’impression de jouir…
 
C’est vraiment à mourir de rire de l’entendre ; il ne voit même pas qu’Anita est amollie de jouissance. Il ne voit même pas qu’elle tremble en pensant à ce proche moment où l’autre la prendra, qu’elle ferme les yeux et passe sa langue sur se lèvres soudain gonflées…
 
Subitement en sueur, le garçon frémit, cherche avec la tête de son totémique membre l’entrée d’Anita, qu’il sent toute chaude, accueillante, glissante. Avec une lenteur majestueuse, le garçon travaille superbement Anita. Malgré la défense du patron, il pose ses longues mains sur les hanches d’albâtre qu’il serre juste à la hauteur du ventre. Il s’enfonce et Anita se griffe les cuisses et geint de plaisir. Mon copain les photographie, leur crie de ne pas bouger et dit à Anita qu’on n’a pas besoin de son…

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11 mai 2017

(11) Retour de sa maîtresse

GSM

Hier soir, il était si content de la revoir, sa petite Colinette. Il a souri, elle s’est précipitée dans ses bras et elle a pleuré… Longtemps.
Il ne lui a rien demandé. Si elle lui avait inventé on ne sait quelle histoire à dormir debout, sûr qu’il aurait piqué une colère et serait parti. Mais elle n’a rien dit. Lui non plus.
Ils se sont couchés, elle était dans ses bras. Il n’avait nul désir sensuel. Seul le bonheur de son retour et qu’elle soit dans ses bras.
 
Aujourd’hui, il est comme anesthésié par ces quelques jours de grande souffrance et par cette retrouvaille. Il n’éprouve rien. C’est bien. Pas de souffrance, pas d’amour. Cette douche écossaise affective a sécrété comme un anti-douleur, qui fait encore son effet en ce moment.
 
Si elle lui avait expliqué mieux, peut-être qu’il n’aurait pas souffert. Comment comprendre qu’elle puisse être son amie, alors qu’elle ne le connaissait que virtuellement à part pour le plaisir des sens et qu’elle ne le comptait précisément pas dans ses amis réels ? Elle avait une liste trop longue, mais elle en gardait certains et pas lui. Il a compris qu’il n’avait jamais été son ami. Que comprendre d’autre ? Son amitié était, croyait-il, un pilier fidèle, mais qui soudain s’effondrait… Pourquoi revenait-elle ? Les autres n’étaient pas disponibles ?
 
Avec Colinette, depuis longtemps leurs relations ont des hauts et des bas et il s’attend chaque jour à une désertion. Heureusement, finalement, qu’elle ne lui a pas mis un mot avec des prétextes fallacieux de son absence, hier. Il l’aurait mal pris.
 
Début avril, il n’était pas dans l’état d’esprit de ces derniers jours, sinon, il ne serait jamais revenu d’Afghanistan. Il n’aurait pas eu l’envie de survivre, pour ce que cela sert...
 
Là, cela va, pas de sentiment, ni dans un sens, ni dans l’autre. Mais il sait que cela ne durera pas. Que va-t-il arriver quand son affect va reprendre pied ? Joie ? Souffrance ? Et dans combien de temps ?

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09 mai 2017

Les yeux de chatte (3)

GSM

Il s’arrête un moment, attrape un pot de vaseline et enduit entièrement le corps d’Anita pour qu’elle prenne mieux la lumière, explique-t-il ! La pointe des seins d’Anita devient soudain fraise des bois et sa bouche gourmande est aussi accentuée d’un trait de rouge à lèvres. Quand elle remue, l’effet est vraiment troublant…
 
Le photographe lui ordonne de s’asseoir sur une chaise et de s’abandonner. Elle se pose avec une langoureuse mollesse et écartant les jambes. A ce moment là, elle n’est plus ni belle ni troublante, elle est tellement excitante, que le garçon se précipite sur elle. Mon copain l’arrête juste à temps. Le photographe approche enfin le garçon, réjoui, tel un gosse qui reçoit sa récompense. En s’approchant d’elle, il reçoit un choc. Jamais il n’a eu de partenaire si belle et si bonne comédienne. Anita semble véritablement la proie du désir… Et pour cause ! Ma douce amie ne simule nullement. Je la connais assez bien pour le savoir…
 
Le garçon est vraiment athlétique et nous dépasse d’une tête. Ses épaules sont larges et carrées. Ses doigts et ses longs pieds fascinent Anita. L’un et l’autre tremblent légèrement à mesure qu’ils se découvrent physiquement… Si ça continue, le photographe et moi allons être de trop. « On peut s’en aller aussi »… Mais non, nous restons !
 
Mais c’est au boulot qu’il faut penser. Le metteur en scène le leur rappelle et va régler les projecteurs. Le garçon n’a pas bougé. Il est nu devant Anita dont les yeux de fauve explorent le corps luisant. Elle ne voit que muscles, puissance, instinct. Le sourire de l’autre est câlin, presque tendre. Les ailes de son nez frémissent et sa bouche mange déjà Anita qui meurt d’envie de serrer bien fort, de caresser longuement son magnifique membre qui se tend raide vers elle et, par moments, sur un appel plus fort des sens, remonte en puissance, arrivant à toucher son ventre. Anita est bouleversée rien qu’à la pensée de l’avoir en elle avec ces mêmes élans de désir…
 
Anita est déjà pleine d’une brûlante envie pour cet homme qu’on lui offre. Elle voudrait le provoquer, essayer de le changer en ouragan afin qu’il la prenne brutalement, qu’elle puisse se sentir fétu de paille entre ses bras… Mais le photographe s’impatiente. À quoi jouent donc ces deux là ? On n’est pas là pour s’amuser.

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02 mai 2017

Les yeux de chatte (2)

GSM

Je me crois toutefois obligé de la mettre en garde contre la fâcheuse publicité que cela ne manquera pas de lui apporter, si par hasard, un de ses oncles, ou bien même, son père, vient à tomber sur un exemplaire des chefs d’œuvre de mon ami, lorsque ceux-ci paraitront dans le magazine mensuel coquin pour lequel il travaille… Il faut dire qu’Anita est issue d’une famille tout ce qu’il y a de plus bourgeoise !
 
Mais, cela ne la démonte pas pour autant ! Elle s’arrangera, dit-elle, pour masquer son visage derrière ses longs cheveux et le tour sera joué !
 
Bon ! Ben, si tout le monde est d’accord, alors pourquoi pas moi ? Anita n’est pas ma petite amie, seulement une bonne copine et quelquefois une bonne complice. Elle peut donc faire ce qu’elle veut de son anatomie… Pendant que je me laisse aller à ces considérations, Anita s’est déshabillée. Mon copain lui lance un collant de nylon noir et commence par faire une ou deux photos d’essai. D’abord, une debout, avec le collant qui laisse ses merveilleux seins nus. Puis il lui fait retirer le collant et la photographie nue de dos sur une carpette.
Ne pouvant se permettre le banal, il lui faut de l’inédit. L’art a parait-il ses exigences ! Veut-il donner à Anita un œil plus sensuel ? D’un geste machinal, il lui prodigue quelques légères mais sures caresses. Il s’aide au maximum de l’éclairage. Là, sur les seins, un violent trait de lumière ; sous les cuisses frappant en plein le minou, un autre jet lumineux.
Sous cette avalanche de chaleur, le bénitier d’Anita réagit et s’humecte. Elle est vite moite de plaisir. Il déplace la cuisse gauche, rabat la droite ; non, ce n’est pas encore ce qu’il veut.
Le sein devrait être plus arrogant ; il pince adroitement le mamelon. Anita n’en peut plus et gémit de désir… S’il la connaissait mieux, il s’arrêterait, car si cela continue, elle va lui sauter dessus.
Ses yeux, d’un vert presque jaune, des yeux de chatte ou de tigresse, sont exorbités et comme hypnotisés par le phallus du garçon assis dans son coin et qui semble lui aussi, pour n’avoir rien perdu du spectacle, dans un bel état de tension…
 
Dans le studio, l’air devient irrespirable. Mon copain semble avoir retrouvé sa bonne humeur. En bon professionnel, il sent qu’il est tombé sur un modèle d’une qualité exceptionnelle…

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25 avril 2017

Les yeux de chatte (1)

GSM

Attablés devant deux Martini, nous essayons de noyer notre ennui. Je propose à Anita de lui présenter un copain qui a un métier qui l’amusera…
 
Nous arrivons devant sa boutique et Anita ne peut réprimer une moue de contrariété. Derrière la vitre est accroché un écriteau qui stipule : « Fermé pour cause de travaux ». Je la rassure en lui expliquant qu’au contraire, cela prouve que nous tombons pile ! Il doit être en plein travail… Nous prenons le couloir et après avoir tapé deux coups secs et un long, suivant le code des initiés, il vient nous ouvrir.
 
Je lui présente Anita. Il la regarde à peine et claque la porte derrière nous. Il est vraiment d’une humeur détestable et m’explique que la fille qu’il a retenue pour la séance ne veut rien savoir pour poser dans les bras d’un bel Apollon.
 
« C’est pourtant un beau garçon et d’une douceur avec ça ! ». A voix basse, il me souffle : « Pas mal la petite qui est avec toi ! »…
 
Dans un coin du studio surchauffé, Anita contemple avec un œil allumé, le superbe spécimen mâle : Belle tête franche, corps long et souple. Anita ne quitte pas le garçon des yeux, même pour me glisser à l’oreille : « Il me plait drôlement. Il a un sexe magnifique. J’aimerais bien l’emmener chez moi ! »
 
Alors, là, je ne suis pas d’accord du tout. Le photographe est un copain et il n’apprécierait pas que les amies que je lui amène se livrent à la débauche du personnel…
 
Mais rien qu’à regarder le type nu, Anita, qui ne se rend pas compte du danger de montrer sont intérêt dans de telles circonstances, tremble d’excitation.
 
Cela ne rate pas ! Mon copain prend Anita à part et lui explique en quelques mots ce qu’il attend d’elle. Rien ne pouvait faire plus plaisir à ma perverse amie qui, de joie, l’embrasse sur les deux joues…
 
Il vient donc de lui offrir la place de la fille difficile et elle a accepté !

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