21 avril 2017

A penser en homme libre

GSM

A penser en homme libre, on n'est point écouté.
A dire des mots à soi, hors la pensée unique, on est ignoré. A aborder des sujets hors consensus, on est dans le désert au milieu de la foule. Si j'aime la meringue en 1er et le caramel en second, alors, là c'est intéressant, c'est primordial, c'est l'essentiel de la vie. Car la vie de nos contemporains, c'est la futilité et l'absence de pensée profonde, surtout en dehors des sentiers battus !

Et bien mes fils, continuez à être comme votre père. Continuez de nager contre les vagues. Je vous ai conté mon histoire. Elle est celle de quelques uns qui ont su dire non. De ceux qui ont traversé la foule à contresens. De ceux qui ont dit : "Non, à part en droit, un homme n'en a jamais valu un autre". Galilée ne peut être égal au grand inquisiteur. Guy Môquet n'est pas équivalent au chef de la gestapo.
 
M'opposer à l'injustice m'a coûté très cher.
- Démontrer que j'avais seul la solution d'un problème, que le professeur et tous les autres élèves étaient dans l'erreur, a été très dur. Ce furent de grands moments de solitude...
Tous ont de la hargne contre vous. Mais quand vous apportez une démonstration imparable parce que mathématique, vous êtes porté aux nues et même jalousé. La victoire a souvent été amère, car la satisfaction n'est jamais à la mesure de l'épreuve psychologique qu'on a traversée pour y parvenir.
Et là, vous vous rendez compte de la nature grégaire de beaucoup d'humains.
- Quand la question ne relève pas d'une démonstration avec des preuves, mais relève de l'affectif, donc du subjectif, vous n'aurez aucun moyen de faire valoir vos thèses. La bataille se livre contre des moulins à vents.
J'ai eu dans le passé, à soutenir un ami, parce que je le savais innocent de ce qu'on l'accusait. Ca m'a coûté ma place, on m'avait prévenu ! Quand j'y repense, je sais que je le referais encore s'il le fallait.
Ça coûte très cher, mais quand je me regarde dans une glace, je n'ai pas à baisser les yeux : l'homme qui me fait face est digne de mon estime. Et jespère que je suis digne de la vôtre...
 
Mais quand une autorité morale connue vous apporte sa caution, cela m'est également arrivé, là encore, la foule en délire ou en haine, ne vous apporte que peu de réconfort.
C'est à ce moment que vous comptez vos très rares amis.

On apprend ainsi, que l'amitié, comme le respect, ça se mérite.
 
Faites vous-même vos expériences, mes enfants, cela vous endurcira, mais vous montrera combien la plupart du temps on est seul, au milieu de la foule...
 
Peu de gens ont compris la parabole de Don Quichotte de la Manche. Ils n'y voient que le coté ridicule et farce de cette œuvre.
Pour ma part, elle rouvre des blessures anciennes.
 
Avoir raison et parfois triompher est souvent infiniment beaucoup plus difficile à vivre que de se laisser perdre...
 
Je vous conseille la lecture de "Amère victoire" de René Hardy... C'est un peu l'histoire de la vie de votre Père... Puissiez-vous y puiser la force mentale nécessaire pour résister à la foule des cons !

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11 avril 2017

L'étranger (7 novembre 2011)

GSM

Ambiance surréaliste. On est là sans être là. On ne sait plus ce qui se passe, si on est dans un monde vrai ou dans un cauchemar… On découvre la famille qui nous reste sous un autre jour : Une bande de jeunes qui n’avait plus son patriarche et qui vient de perdre celle qui fut ce pilier d’amour, d’exemplarité, de conscience et de morale universelle ; une bande qui n’a plus de repère…
Nous étions comme sur une nouvelle planète. Le Lot et Garonne n’est plus qu’une terre étrangère sans Papa ni Maman. Cette terre des pruneaux n’est plus rien à présent qu’une terre sans attrait, sans espoir, mais pleine de passé, de regret et d’amertume… Comme si la tempête du présent avait dévasté tout notre passé...
 
C’était un Lundi 7 novembre, la fin d’une époque formidable, la fin d’un couple de gens qui ont éclairé mon monde pendant 61 ans…
 
Mon Poupa et ma Moumouse, Papi et Mamie de mes enfants, reposent en paix ensemble et j’espère qu’ils sont réunis à nouveau dans un au-delà que les mécréants dénient dans leur orgueil de savoir tout…
 
Je ne sais rien. Je doute mais j’espère qu’un autre monde se construit ailleurs avec ces personnes formidables dont j’ai eu la chance insigne d’être l’un des enfants.
 
J’espère que ce n’est qu’un au revoir. Mais la prochaine fois, je vous jure que je n’hésiterai pas à vous serrer dans mes bras et à vous dire ; « Mes chers Parents je vous aime. Vous êtes les gens les plus merveilleux que j’ai connu »…

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10 avril 2017

Ma pauvre maman (mars 2010)

GSM

Je n’avais pas de nouvelle de toi, depuis très longtemps. Parce que ma sœur fait obstacle, parce que je ne peux lui parler sans me mettre en colère, parce que je ne peux la supporter…
Mais, là je n’en pouvais plus, alors j’ai enquêté par téléphone. J’ai trouvé une piste auprès de l’organisme curateur.
J’ai ainsi appris que ta fille t’a fait emmener, sans nous informer, en ambulance (une fois nest pas coutume), au fin fond de la Lozère. Tu es depuis le 23 décembre à l’hôpital local de XXXXXXXX…
 
Ce matin, on t’a passé le téléphone… Tu n’arrêtais pas de rire… L’infirmière m’a dit que tu étais une patiente très agréable…
J’ai compris alors, que tu ne savais plus que rire… Que tu n’avais plus toute ta tête… J’ai contenu une bouffée de sanglots, lorsqu’à chacune de mes questions, tu répondais par des rires…
 
L’infirmière ne savait pas que tu avais deux fils. Elle m’a dit que tu devrais sortir bientôt et qu’il faudrait trouver une solution…
Nous revoilà dans la même situation qu’en 2006, à 700 km, sans pouvoir agir, face aux méfaits de ta garce de fille, qui nous a foutu des bâtons dans les roues, lorsque je mettais en œuvre les solutions d’accueil… Et qui te lâche, quand tout est réglé alors que l’on croit que tout tourne rond…
 
Je la hais. Tu ne mérites pas cela, ma Maman…
Quand j’ai raccroché, j’étais las et stressé.
 
Tu as été une maman formidable. Tu as veillé des nuits entières quand nous étions malades. Et maintenant, tu es seule, abandonnée dans cet hôpital. Quelle fin de vie de chien. Tu n’as pas mérité cela…
 
Papa l’avait dit. Il savait que s’il partait le premier, ta fille et ta petite fille t’en feraient baver… Il avait encore raison, une fois de plus…
 
Je ne sais plus comment gérer la situation. Il faut que je réfléchisse… Je suis si fatigué…

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09 avril 2017

Mémoires et radotages (98) – Deuil étranger

GSM

Écrit le 8 avril 2017.
 
Il y a des choses qui m’effraient énormément… Des choses qui sont dans le cerveau…
 
Hier, j’ai appris le décès de ma sœur dans la nuit du 6 au 7 avril… Ma nièce était en sanglots. J’ai éprouvé beaucoup d’émotion au contact téléphonique de son chagrin… Au départ, j’étais même très inquiet, car ne comprenant rien à ce qu’elle disait, j’avais eu subitement très peur qu’il soit arrivé quelque chose à l’un de mes petits neveux… Je la pressais donc de se calmer… Quand enfin, elle a pu s’exprimer de manière compréhensible et que j’appris ainsi le décès de ma sœur, cela m’a rassuré… Certes, j’étais très ému par le chagrin immense de ma nièce, mais concernant ma sœur… je n’éprouvais rien… absolument rien…
 
Dans les heures qui suivirent, je me suis posé plein de questions… Etais-je véritablement un monstre ? C’était ma petite sœur quand même…
J’ai ainsi constaté que je ne pouvais pas pardonner et découvert que j’avais une rancune tenace chevillée au cœur… Une de ces haines qui, même lorsqu’elles sont calmées, ne s’effacent jamais… Qu’on ne me dise pas que je ne suis pas un bon Chrétien, je ne prétends pas suivre les préceptes de cette foi… Je ne suis que ma propre foi, celle que je me suis forgée au fil des années… qui a peut-être des points communs avec la religion qu’ont pratiqué mes aïeux, mais sans plus.
 
Mais quand même, il est très impressionnant de constater la profondeur d’une rancune qui va jusqu’à exclure du champ de mon affection, une personne si proche en théorie : Une sœur, ma sœur…
 
Certains feraient semblant d’être peinés… Je ne sais pas et ne veux pas faire cela… Bien sur, j’irai aux obsèques, bien sur, je participerai à la couronne, mais seulement par respect pour ceux de ma famille que j’aime et qui eux l’aimaient… Car je suis très ému par leur chagrin et c’est cela qui me fait beaucoup de peine… C’est à eux que vont ma solidarité et ma compassion…
 
Mais je ne pardonnerais jamais le comportement de ma sœur, envers ma pauvre maman. Elle a traînée ma mère grabataire de droite et de gauche à travers la France, sans soins appropriés, dans le froid de squats innommables, l’abandonnant chez des inconnus et oubliant de la rechercher… L’histoire des méfaits de cette garce, j’en ai oublié la chronologie, mais elle est très fournie.
Je me souviens de ce stress énorme que j’avais en enquêtant par téléphone, en prévenant gendarmes et Services publics pour essayer de retrouver sa trace. Il me revient mon organisation téléphonique de récupération de ma mère par un hôpital, lorsque ma mère avait encore la parole et que j’avais été prévenu. Je me souviens de tous ces voyages-commandos éloignés de 700 à 900 km, que j’ai fait pour tenter de remettre les choses dans une situation normale. Il me revient la plainte d’une maison de retraite lorsque ma sœur avait forcé la pharmacie de l’établissement et s’était barricadée à l’intérieur revendiquant d’emmener ma mère, en contradiction avec les décisions du juges des tutelles. J’avais demandé l’intervention de la gendarmerie… Jamais je n’avais réussi à faire enfermer ma sœur, pour l’empêcher de nuire à ma maman…
Cette sœur… elle n’est pas pour rien dans mon accident vasculaire et dans l’arrêt de mon activité professionnelle…
Les griefs sont encore bien plus nombreux que cela.
 
Alors je suis peut-être un monstre, mais je n’en ai nul regret… J’ai seulement le regret de ne pas avoir de regret… Une sorte de sentiment de culpabilité de ne pas avoir de regrets ni de remords...
 
Ma chère nièce et mes petits neveux, eux par contre, je vais aller les voir avec beaucoup de commisération et j’espère leur rapporter un tout petit peu de réconfort… Ils n’ont pas eu beaucoup de chance dans la vie et je les aime comme s’ils étaient un peu mes enfants… Cela compensera-t-il ?

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29 mars 2017

Mes enfants, je vous aime

GSM

Mes enfants, je vous aime, je veux vous protéger,
De la vie, de la mort et du mal à venir.
Si je le pouvais, je serai bouclier,
Pour vous, sang de mon sang, j'arrêterais les balles.
Quel sera votre destin, vers quel avenir ?
Je frémis à l'idée que l'on vous fasse du mal.
 
Ô Seigneur, je vous prie, protégez mes enfants
Et toi mon père, du ciel, apporte ton appui
Tu les aimes, tu es très fier d'eux et très content,
Tu me l'as dit un jour, avant que de partir.
Pour eux, fut-ce à Satan, je donnerais ma vie,
Satisfait pour mes fils, même s’il me faut périr.
 
A quoi sert la vie, si l’on ne peut la donner ?
Dernier gage d’amour, à ceux qu’on sait aimer.
Mais hélas la vie ne permet tel compromis.

Ma peur pour vous, sera compagne de mes nuits.

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19 mars 2017

Souvenirs enfouis

GSM

Je devais avoir sept ans. Nous étions partis en pique nique, un Dimanche, à la montagne au dessus de Nice avec ma petite sœur qui avait un an environ.
Il faisait beau.
Mais, soudain la température de ma sœur est montée à 41°C (ma mère avait toujours un nécessaire médical dont le thermomètre faisait partie). Ma sœur faisait une convulsion thermique. C’était impressionnant. On ne voyait plus que le blanc de ses yeux. Ses heures étaient comptées.
Nous sommes redescendus à une vitesse incroyable. Les pneus de la voiture crissaient à chaque virage de cette route en lacets. Mon père doublait les gêneurs avec une habileté insoupçonnée.
Nous nous arrêtions dans chaque village. Mon père tambourinait à chaque pharmacie, chez chaque médecin.
Au 4ème ou cinquième arrêt, enfin, un médecin entrouvrit ses volets, en disant que c’était dimanche et qu’il était de repos.
Mon père, fut si convaincant, (et c’est un doux euphémisme), que le Médecin, motivé par la peur, plus que par la conscience professionnelle, s’exécuta promptement, d’autant que mon père entreprenait de défoncer la porte.
Ma sœur fut sauvée…Ma sœur ne peut s’en souvenir, mais moi, je m’en souviens…
 
Je me souviens surtout de la panique de mes parents, de leur angoisse, de cette course folle dans la 203 noire, de ces menaces, de ce ton méchant et déterminé de mon père, prêt à tout pour sauver sa fille, à l’encontre de ce médecin sans conscience…

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20 février 2017

Souvenirs d'enfance

GSM

Quand j’étais petit, à Saïgon, où nous étions partis, Sur les vingt mois de présence dans cette Indochine envoûtante, j’ai bien dû passer trois ou quatre mois à l’hosto. J'avais quatre ou cinq ans...
 
J’y suis allé pour une dysenterie puis retourné pour le ver solitaire (je ne sais plus dans quel ordre).
Je ne me souviens plus du mauvais coté des choses.
Je me souviens des tuyaux qui étaient branchés sur un bras ou une jambe, certainement pour me nourrir.
A l’époque on connaissait la pénicilline, mais pas plus. Et donc les maladies étaient longues à guérir.
Ce que je garde en mémoire, c’est que chaque jour, mon Papa et ma Maman qui travaillaient, venaient chacun deux fois par jour me voir à l’hôpital.
Il paraît que j’étais maigre et qu’ils avaient très peur pour moi, mais ne l’ont jamais laissé paraître… Ils me faisaient pleins de bisous…
En repensant à l’amour de mes parents, mon émotion est encore intense.
1954 001 Saigon.jpg

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14 février 2017

Souvenirs enfantins

GSM

Je devais avoir dans les six ans.
 
J’étais hospitalisé  à l’hôpital Saint Roch à Nice, pour l’ablation des amygdales et des végétations. Cette opération à la mode à cette époque est depuis tombée en désuétude. Le corps médical pensait que cela prévenait l’apparition des rhumes… De fait il n’en a rien été pour moi, d’autant plus que ces organes repoussent. C’est dire la misère médicale de cette époque pas si lointaine…
 
Après l’opération, mes parents venaient me voir tous les jours.
Ma maman prenait le trolleybus, mon Papa, sa mobylette…
 
Je me souviens qu’un matin, ma Maman m’a apporté une maquette de croiseur en plastique (toute montée à l’époque, maintenant il faut les monter soi-même).
Papa, l’après-midi même me fait cadeau d’une maquette de destroyer.
 
Il faut expliquer qu’un destroyer est beaucoup plus petit qu’un croiseur…
 
J’ai éclaté en sanglots. Mon Père ne comprenait pas. Malgré les câlins qu’il me prodiguait, je ne cessais de pleurer, pendant de longues minutes, à chaudes larmes…
 
J’ai fini par expliquer, que j’avais de la peine parce que Papa était beaucoup plus pauvre que Maman…
La taille de la maquette était la cause de la peine que j’avais pour la condition de mon Papa…
 
Je ne réalisais pas encore que c’était le même porte-monnaie qui avait payé ces deux maquettes…
 
Mes parents en ont été fort émus. Ma Maman en a pleuré devant moi.
 
Mon Papa, l’a fait, mais réfugié sur son chantier, à l’abri des regards (Il me l’a dit bien des années plus tard)…

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12 janvier 2017

Mémoires et radotages (84) – Papa - La patrie

GSM

Aujourd'hui, je voulais publier un autre texte... Et puis non ! J'ai écouté à nouveau mon père chanter et pour lui rendre hommage, à son patriotisme ainsi qu'au patriotisme de tous les Français qui ont donné ou failli donner leur vie pour défendre leur pays, les écrits attendront. Voici ce que mon père chantait sur le dvd ce matin... interprété par Armand Mestral...

 

chansons historiques de France 124 : ce que c'est qu'un drapeau ! 1909

 

 

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27 décembre 2016

L’amitié n’est pas tout pour devenir un homme

GSM

Expliqué à mon Nono en 2007...
 
Tu sais qu’un homme doit avoirs des valeurs dans la vie.
Toi, tu as des valeurs. Par exemple l’amitié. C’est très bien de placer l’amitié très haut dans tes valeurs, avec tout ce que ce la comporte : La fidélité en amitié, l’entraide, l’union ; la solidarité. C’est très bien.
 
Mais cependant, tu sais qu’il y a amitié et amitié. Il y a une graduation dans l’amitié. Il ne faut pas confondre vague connaissance, voisin, collègue, copain et ami.
 
De plus untel que tu penses être ton ami, peut n’éprouver que de la sympathie pour toi, ou peut faire semblant d’être ton ami. Ce sentiment d’amitié peut donc ne pas être réciproque. Il y a des faux amis.
 
Le gros problème, en amitié, c’est « est-ce que l’amitié justifie tout ? ». Souvent un ami te demande de l’aide. Tu l’aides, c’est bien. Mais si ce que tu es appelé à faire pour l’aider ne rentre pas dans tes valeurs, dois-tu l’aider ? Si tu es amené à participer à quelque chose d’illégal, dois-tu l’aider ?
Dans la vie, il y a d’autres valeurs que l’amitié. Le respect de toi-même et de ta conscience est la première des valeurs. Et c’est au nom de ce respect de toi-même que tu aides ton ami. Mais si une de tes valeurs est l’honnêteté, tu ne dois pas renoncer à cette valeur au nom de la fidélité à un soi-disant ami.
Un vrai ami, te demanderait-il de faire quelque chose d’illégal ou de malhonnête ?
L’amitié doit-elle primer sur ta morale ? Non, bien évidemment.
 
L’amitié s’arrête à la limite de tes valeurs. Il ne faut pas hésiter à dire « Non, je ne le ferais pas, c’est malhonnête, je ne serais pas ton complice ». Et si l’amitié cesse et bien tant pis. Est-ce un ami perdu quand on considère qu’il a voulu te pervertir et abuser de tes valeurs ? Non !
 
Tu vois, les vrais amis, sont ceux qui partagent les mêmes valeurs que toi. Il t’appartient donc de les sélectionner et de ne pas retenir ceux qui ne sont pas sur le même chemin que toi.
La vie, ce n’est pas que l’amitié, c’est la dignité, l’honneur, le respect de toi-même.
C’est aussi une force de caractère. On ne doit pas céder à des actes que l’on réprouve, par la seule force des sentiments. C’est cela être un homme.
 
L’amitié vient juste après, mais elle ne doit pas se substituer à ce que tu es ni à ce que tu penses. Être un homme, c’est faire des choix, ce n’est pas se laisser entraîner. C’est parfois difficile de faire des choix. Mais c’est le prix pour garder ta conscience pour toi-même. D’ailleurs il n’y a pas que l’amitié qui soit susceptible d’influencer les gens. Doit-t-on obéir à un ordre malsain, suivre une tendance, se laisser influencer ? Non ! C’est une leçon à apprendre de la vie.
 
Beaucoup de gens se sont laissés entraîner par amitié, ou par faiblesse.
Combien de délits n’auraient pas été commis si les gens avaient écouté leur conscience plutôt que leur amitié ?
 
Les trois quart des prisons sont peuplés de gens qui n’ont pas su prendre leurs responsabilités : Être un homme !

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