18 octobre 2017

Mémoires et radotages (39) – Gentillesse et enfants

GSMEcrit le 5 avril 2016.

 

Je parlais de l’honnêteté de mes enfants… Car c’est un sujet énorme de contentement pour moi… Mais, il en est un autre (de sujet), tout aussi énorme… La gentillesse de mes enfants… Ils nous aiment et de plus, ils s’aiment… Combien de fois dans l’année, offrent-ils de cadeaux à leur fratrie et à nous, leurs parents, qui n’avons plus les moyens de leur rendre la pareille ? Anniversaires, Noël, etc… Ce qui me fait honte d’ailleurs…
 
Je les ai bien réprimandés et leur ai conseillé de garder leur argent, ils n’en ont que très peu… Je leur ai dit que le plus beau cadeau, c’était leur présence, leur amour et pour moi, de les voir tous les trois ensemble, à rigoler, discuter, jouer avec des consoles…
 
Le grand, est en ménage… Et depuis, ma femme ne l’appelle plus, elle, qui autrefois restait souvent une heure en ligne avec Kikson à papoter de choses et d’autres… Maintenant, elle prend prétexte de risquer de perturber son travail… Mais moi, je sais que ce n’est pas vrai… C’est de la jalousie, du ressentiment, et une sorte de haine contre celle qui lui a piqué son fils !
 
J’ai eu beau l’inciter, plusieurs jours de suite, à appeler notre aîné, alors qu’elle avait un solde de 50 minutes de communications à utiliser… Et bien elle s’est démerdée à laisser perdre ce crédit… Je suis le seul à avoir vu la compagne de mon fils, quand je suis allé l’aider à déménager en novembre… Ma foi, je n’ai rien à dire, ni pour, ni contre…
 
Mais notre fils a complètement cloisonné sa vie privée par rapport à nous, comme s’il avait perçu l’hostilité de sa mère… Il ne nous a pas montré une seule photo de sa chérie, ni même prononcé son nom, quand il est venu nous voir en mars…
 
Ca me fait chier ! Perso, quand je l’appelle, je n’ai pas grand chose à dire…. Seulement lui demander s’il va bien, sa santé et surtout s’il a du boulot et lui dire qu’il nous manque, qu’on pense bien à lui… Je ne me permets pas de demander quoi que ce soit sur son couple, cela ne me regarde pas, je ne veux pas risquer de commettre un impair et il n’en parle pas, non plus… Etant donné que je ne suis pas bavard, la communication est vite abrégée… C’est pour cela que je voudrais bien que sa mère lui parle longuement au téléphone comme avant, parce qu’elle a le don, comme lui, du bavardage et j’étais heureux qu’elle garde le contact avec notre fils, même si c’est pour débiter des futilités…
 
Depuis que le monde est monde… Il y aura toujours des problèmes entre les brus et les belle-doches !...
 
Pfffff ! C’est chiant ! Je ne veux pas perdre le contact avec aucun de mes fils… Cela commence mal… Je vais essayer d’emmener mon petit dernier, un jour où il n’aura pas de leçon de conduite (oui... Il a eu son code il y a un mois…. Ouaiiiiiiiis !!!), voir notre aîné…
 
Je vais organiser cela… Tant pis si ça ne plait pas à leur mère ! Merde alors ! Elle me fait chier, celle-là…

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12 octobre 2017

Mémoire et radotages (36) – Enfants sans espérance

 

GSM

Ecrit le 22 février 2016.

 

Aider mes enfants… Cela a au moins une utilité, à défaut de pouvoir aller purger notre pays de ces inutiles qui nous ont menés dans la situation actuelle…

 
Il est vrai que je me suis senti utile, d’aller peindre 4 pièces du logement social de mon cadet… Le travail manuel est le meilleur remède contre le stress du retraité… Cela m’a pris quelques jours en décembre… Je n’ai même pas pensé à prendre des photos… Puis, je suis allé aider à déménager mon aîné… Ensuite j’ai emmené mon cadet et mon benjamin, voir leur grand frérot… Ils étaient heureux… Et moi, si heureux de les voir heureux…
 
Début janvier, plus rien à faire à part emmener mon tit’dernier au code trois fois par semaines… Alors j’ai acheté un costume d’occase à 20 euros et je l’ai agrandi à ma taille (en largeur)… Heureusement que le pantalon m’arrivait à la poitrine en hauteur… Avec la hauteur en trop, j’ai fait de la largeur… Maintenant à nouveau je me fais chier… Je colle des photos dans mes classeurs (ça coûte moins cher que des albums)…
 
Aujourd’hui, c’est un grand jour ! Mon aîné arrive à la gare dans quelques heures… A part pour moi, depuis début avril, d’être allé le voir trois fois une demi-journée, ses frères ne l’ont vu qu’une fois et sa mère pas du tout… Le retour du fils prodigue… Du bonheur, quoi ! On ira tous ensemble mercredi après-midi voir le cadet qui hélas travaille… Encore du bonheur…
 
C’est fou ce que ces trois frères se plaisent ensemble…Je voudrais bien que cela dure… Parce que nous, les parents, on n’est pas éternels… J’ai passé plus de vie avec eux, qu’il ne m’en reste à passer… Alors, j’aimerais bien que la fratrie perdure… Il ne leur restera que cela, car, je ne pense pas qu’ils feront des gamins… Ils ne sont pas si fous, ils ont compris… De toute façon, l’état nous remplace par des immigrés, alors nous avons le droit de ne pas nous reproduire, étant donné la vie de merde que nos dirigeants nous ont réservé…
 
Ce sera mieux ainsi… C’est trop de responsabilité d’avoir un ou des enfants… Ils voyageront plus légers ainsi, sans charges inconsidérées… Il leur sera déjà si difficile d’éviter d’être SDF !... Et heureusement que mes fils n’ont pas connu mon époque, parce qu’ils seraient encore plus déçus…
Ainsi est la vie actuelle ! Bien sur, une catégorie de Français ne comprend pas ce que je dis, parce qu’elle profite du système, se cooptant, étant privilégiés de père en fils, appartenant à des réseaux, etc…
 
De toute façon, il n’est pire aveugle qui ne veut regarder…
L’égoïsme et le nombrilisme, c’est tellement pratique, finalement !
 
Vous avez le gâteau et nous ‘Français périphériques’ n’avons que les miettes… Vous aviez besoin de nous pour sauver la France, dans le temps… Maintenant, il vous faudra vous passer de nous… On n’a pas envie de vous aider à sauver vos vies à vous ! Notre avenir, l’avenir de nos enfants est notre seule préoccupation. Nous ne ferons plus de gosses pour aller faire la guerre pour vos gueules ! Perso, j’ai déjà donné… pour ce que ça m’a rapporté… Même pas une poignée de main…
 
« A nos enfants, la patrie reconnaissante », qu’ils disaient ! C’est fini, tout ça !
Apprenez à vous passer de nous, c’est déjà ce que vous faites en nous sacrifiant sur l’autel du libéralisme…
 
Ah ! J’les vois bien moi, toutes ces ‘grosses légumes’, avec le petit gros à lunettes et le petit agité bling-bling, en train d’aller faire le coup de feu pour protéger leurs acquis et leurs privilèges, contre la barbarie qu'ils ont fait venir… On va rigoler…

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03 octobre 2017

Mémoires et radotages (138) – Macron et la belle-doche

GSM

Cela s’est passé le 29 septembre 2017

 

Ma femme emmène sa mère voir le médecin suite à des analyses pour traitement éventuel…

 

Le médecin en profite pour faire passer un petit examen sur le fonctionnement du cerveau de la belle-doche…

-Nous sommes en quel mois ?

-Heuuu… Septembre ou Octobre, j’sais pas bien !

-OK ! Nous sommes en quelle année ?

-… Mille neuf… cent soixante dix sept !

-Hummm ! Quel est le nom du président actuel ?

-François… François…

- Vos êtes sûre ?

-Ah, non, c’est vrai ! Maintenant, c’est l’autre con !

 

MACRON : Même les gâteux le détestent !

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24 septembre 2017

Organiser, prévoir, informer

GSM

Ecrit en septembre 2014
 
J’ai commencé par toi, mon Nono. Il fallait bien que je m’y mette. Juste pendant le trajet pour aller à ton code.
Je crois que j’ai bien dosé, pas trop stressant, disons light. Je suis content d’avoir eu ce courage (car Dieu sait que ce n’est plus ma caractéristique principale) et surtout, d’avoir eu cette inspiration, qui m’a fait parler comme j’écris (ce qui devient bien plus rare avec la désorganisation de mes pensées).
Et je suis content d’avoir su être si bref et concis et surtout que tu m’écoutes, car tu es celui avec lequel j’ai le plus grand mal à communiquer. Peut-être ton adolescence tardive ?
J’espère que tu auras compris qu’il y a maintenant urgence à prendre ton envol, aussi bien dans ton intérêt que dans celui de ta mère. Il faut trouver un taf !
D’ici un certain temps, je t’en remettrai une couche, mais là, avec des faits plus précis.
 
En attendant, il faut que j’entretienne ton grand frère Toto, sur le même sujet. Mais je crois que je serai moins light avec lui qu’avec toi, car je pense qu’il est sur un petit nuage et que cela nécessite plus de puissance dans le propos pour l’en faire redescendre. Et pour lui, il y a urgence, car sa nonchalance passée l’a placé hors circuit. Bien sûr son inquitude actuelle est réelle, mais on ne rattrape pas plusieurs années de recherches menées en dépit du bon sens et à l'inverse des conseils des gens d'expérience. On n’embauche pas les gens qui sont sans travail depuis longtemps. Oui, je vais être un peu, voire beaucoup plus percutant, je crois.
 
Quant à Kikson, je ne sais que lui dire. Il travaille comme une brute pour des clopinettes. Il a énormément de mérite et je ne puis décemment lui faire aucun reproche. Je ne peux que lui recommander de bien veiller sur toi, ton frère et votre mère. Car c’est vraiment lui qui est votre Grand frère Poule et fils poule aussi (par analogie à Papa poule). Maintenant il lui faut aussi à très court terme parvenir à payer son électricité et tous ses loyers, mais je le lui dirai de manière light, il comprend à demi-mot, ton aîné, car il a l’intelligence du cœur…
 
NDLA : Toto finira par trouver un job en juillet 2015 en acceptant de prendre n'importe quoi du moment qu'il y avait une paye au bout. Quant à Nono, il en est toujours au même point sauf qu'il a acquis son permis de conduire...

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04 septembre 2017

Mon Kikson

GSMEcrit le 16 février 2016.

Cela fait longtemps que je voulais te parler. Mais concrètement c’est difficile de parler avec toi mon Kiki… parce que tu vas vite, parce que tu passes du coq à l’âne, parce que tu n’es pas longtemps avec nous, parce que tu as ta vie à vivre…
 
Sache que je t’aime. Je vous aime tous les trois pareillement. Ce que j’admire, c’est ce lien qu’il y a entre vous trois. J’espère de tout mon cœur que ce lien fraternel subsistera après notre départ, car c’est ce qu’il y a de plus beau.
J’ai si peur pour votre avenir. C’est à chacun d’entre vous de vous prendre en mains. Je regrette de ne pouvoir pas davantage, pour vous procurer une situation dans la vie. Entraidez-vous. Remonte le moral de tes frères. Tu es si combattif à travailler comme tu le fais dans des conditions financières difficiles et précaires. Je t’admire, car tu me rappelles Papy ou moi-même qui étions très besogneux et qui rebondissions toujours après chaque coup de la vie professionnelle.
 
Je pense à toi très souvent, mais je ne t’appelle pas au téléphone, parce que je ne suis pas en phase avec ce à quoi tu t’intéresses. Je ne suis préoccupé que par ton avenir que je voudrais le meilleur possible. Je n’aurais que des questions angoissées à te poser, je casserais l’ambiance par mon inquiétude… alors, je m’abstiens…
 
Je te fais de gros bisous, mon fils.
 
Papa

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28 août 2017

Mémoires et radotages (124) – La « vieillerie » dans toute sa laideur…

GSM

La « vieillerie »… c’est quand on ne cherche plus à se battre, qu’on n’a plus de motivation, qu’on ne fait que survivre… La force mentale diminue, ce qui est finalement bien plus pénalisant que la régression de la force physique.
 
L’autre jour, j’étais dans une démarche comportant un problème de paperasse… Je n’entravais que dalle ! Moins je comprenais, plus je stressais sans pouvoir reprendre le contrôle sur moi-même. C’était comme une sorte de dépression momentanée ! Désespéré, j’étais dans un état de stress comme un gosse abandonné… En tâchant de progresser petit à petit, dans mes difficultés de compréhension des problèmes, j’ai fini par me calmer ; mais il reste cependant à ce jour, une inconnue et cela me tracasse. « Et si je m’étais fait avoir ? Et si le mec allait m’arnaquer ? Et si je ne reçois jamais le document ? Et si, et si, et si… ».
C’est dans ces cas-là, que je me rends compte de l’incapacité qui s’est emparée de mon cerveau, qui m’empêche de pouvoir rapidement faire la part des choses, de prendre les mesures appropriées et surtout de dominer la situation…
 
……….
 
Inversement, avec l’âge il y a des trucs qui ressortent et que notre cerveau avait occultés du temps de notre période de pleine activité. Certains traumatismes sont enfoncés au plus profond par notre cerveau, afin de nous permettre de continuer notre vie le plus normalement possible.
 
Certains sont traumatisés et doivent suivre un traitement et d’autres ont cette faculté de tout prendre sur soi… En fait, ils ont la capacité de mettre ces évènements dans une poche du cerveau avec leur mouchoir par-dessus…
 
Il en a été le cas pour mon père, pour deux sujets : Son enfance malheureuse et l’attaque Allemande au nord de Givet où il a été bien prêt de perdre la vie… Ce n’est qu’au bout de plus de cinquante ans qu’il a eu envie de raconter ces choses de sa vie…
 
Me concernant, j’ai mis vingt huit ans avant de mettre noir sur blanc, les évènements qui furent dangereux pour ma vie, mais qui furent à mon avis bien moins terribles que ceux de mon père.
Il y a un autre sujet, dont j’ai commencé à parler cette année, c’est ma première vie de couple dans la famille de ma première femme. Depuis ma séparation, il y a bientôt vingt-neuf ans, j’ai fait le ‘black-out’ total dans ma tête et ne me suis consacré qu’à mes petits « à moi », dans mon deuxième couple…
 
Je ne pense pas que je raconterai d’un seul coup tout ce passé d’avant… Cela viendra comme cela pourra, sujet par sujet, bribe par bribe, comme un besoin irrépressible.
Mes pensées de ce jour, ce sont de grands remords pour avoir accepté de couper totalement les ponts avec le reste de la famille de mon ex. Pourquoi ai-je accepté ce dictat ? Mon nouvel amour m’a aidé à occulter celui que je portais à mes belles-petites filles… Elles étaient trois… La plus grande doit avoir quarante et un ans…
Elle était très proche de moi, trouvant la tendresse, que son père psychorigide et sévère lui refusait…
 
Je n’ai même pas pensé qu’elle éprouverait un grand vide d’affection et risquerait de faire des conneries… Elle a, paraît-il, dès qu’elle l’a pu, tout fait pour couper les ponts avec ses parents et nul ne sait ce qu’elle est devenue.
J’aurais du garder le contact avec elle et ses sœurs. J’aurais du désobéir à cette vengeance de mon ex : Ce « tout ou rien » qui m’était imposé…
Je ne l’ai pas fait, préférant m’investir exclusivement dans mon nouveau nid. J’ai eu tort, bien sur ! Et cela ressort maintenant.
J’espère que ma petite Lilou ne s’est pas perdue en voulant se sauver, mais franchement j’aurais du être son confident, son conseiller, ce que hélas, je n’ai pas fait et… je m’en veux beaucoup ! Comment ai-je pu mettre mes sentiments sous le boisseau et abandonner Lilou à son sort ?
 
La « vieillerie », c’est aussi le moment venu de l’expiation.

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22 août 2017

Mémoires et radotages (123) – Mes petits – Le temps passe…

GSM

Écrit le 21 août 2017.
 
Il est vrai que je pourrais passer mon temps à dégoiser la langue fleurie de mes vieux, du genre Ménilmuche ou Contrescarpe… Mais à quoi bon ?
Les temps ont changé et les cinquante mots des jeunes cailleras qui ont envahi nos rues ont appauvri une langue Française que je ne reconnais plus…
 
……….
 
Aujourd’hui, mon petit Toto est parti pour aller « taffer », comme il dit… Il était triste après 3 semaines de vacances, chez nous, avec un temps de merde… Cela m’attristait pour lui…
 
Quand j’étais actif, j’aimais le jour de la reprise du boulot, comme j’aimais, bien plus jeune, la reprise de l’école… Je devais être quelqu’un de pas normal… C’était une sorte de drogue, une décharge d'Adrénaline qui me donnait l’ivresse d’aller au combat, même s’il ne s’agissait que de « taf », avec les appréhensions, le stress, mais aussi l’envie de vaincre à tout prix !
 
Revenant à mon Toto, Il m’est difficile de comprendre son désarroi et pourquoi il va à reculons au boulot, alors que ses relations de travail sont quand même "potables", me semble-t-il. Il me peine beaucoup… J’ai eu le cœur serré, très serré… Cela m’a rappelé mes parents, qui avaient les larmes aux yeux dans leurs vieux jours, à chaque fois que nous partions…
Et ben, c’est notre tour… Ma femme pleurait ce matin et moi, j’ai fait un gros effort pour ne pas avoir la larme à l’œil. Parfois, je le reconnais, je n’y parviens pas. D'ailleurs, j'y parviens de moins en moins… On reverra notre grand moutard à la fin de la semaine, pourtant…
 
Dans deux jours, ça sera plus difficile… Car après-demain, c’est mon Kikson qui repartira chez lui, pour retrouver sa bergère… Et ce coup-là, on en aura pour des mois de séparation…
 
On a passé trois semaines de bonheur avec nos trois morpions (Une seule semaine avec notre Kiki). On a fêté les trente quatre piges du Kiki… Ce n’est pas tous les ans qu’il souffle ses bougies à la maison ! Que demander de plus ?
L’histoire se répète… Quand j’étais jeune, je partais sans me retourner, avec juste un petit pincement au cœur tout au plus. Je ne pouvais pas comprendre pourquoi mes parents pleuraient… Maintenant… je comprends… C’est à chacun son tour de vieillir et de ressentit les choses d’une autre façon… Comme des vieux…
 
La « vieillerie »… c’est quand on ne cherche plus à se battre, qu’on n’a plus de motivation, qu’on ne fait que survivre…

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20 juin 2017

Les vieux ne sont plus jeunes

GSM

C'était en août 2014...
 
L’autre jour, nous sommes allés chercher notre grand fils à 300 kilomètres.
 
1ère période : Avant le départ, l’anxiété de l’accident qui foutrait mes trois fils dans une merde… Anxiété de vieux, de ces vieux qui perdent l’allant et la confiance de leur jeunesse…
 
2ème période : Trajet en bagnole, où, petit à petit, me sont revenues l’ivresse de la vitesse, le bonheur de l’action, un faux sentiment d’utilité, une immense liberté, la plénitude de la conquête d’espaces infinis. C’était le départ joyeux vers l’aventure… Comme un retour vers la jeunesse… La conquête de l'ouest et la fièvre de l'or...
 
3ème période : On s’est promené à pieds avec mon fils aîné, dans cette grande ville, qu’il a voulu nous faire visiter... Mal aux pieds, mal aux hanches, mal au dos, épuisement, plusieurs stations assises un peu partout, sur des marches, sur des plots en béton, sur n’importe quel mobilier urbain… Une souffrance physique prononcée et une lenteur pour arquer, comme de vieilles machines rouillées… Un vrai enfer… L’enfer de la décrépitude physique des vieux… 
 
4ème période : Le retour n’était pas comme l’aller. D’abord parce qu’il y avait tous ces connauds du « chassé-croisé » inter-mensuel estival et ensuite parce que notre destination était le retour vers la prison… La prison des habitudes, du monotone, de l’ennui, la promiscuité de cette population écœurante et à chier de la microrégion où j’ai eu le malheur d’habiter... L’endroit des ondes négatives et des envies mortifères. L'endroit où les vieux retrouvent leur stress de vieux…

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05 juin 2017

Mon petit dernier a son BTS...

GSM

Ecrit le 19 juillet 2014 :
Il y a un an, Je déplorais que mon benjamin n'ait pas obtenu son BTS.
 
Alors, je dois reconnaitre qu'après cette année redoublée, il l'a obtenu et avec une très brillante moyenne. C'est mérité, car j'ai bien remarqué les efforts inhabituels qu'il a consentis.
Je suis très satisfait, il faut bien le dire. Je l'écris, c'est encore mieux.
 
Cela fait une douzaine de jours que je connais ce résultat. Pourquoi n'en parlé-je que maintenant ?
Tout simplement parce qu'après une courte euphorie, j'ai réalisé que s'il avait maintenant la clé pour ouvrir la porte des emplois, cela n’empêchait pas que cette porte s'ouvre sur un vide sidéral. Il n'y a pas d'emploi. Et il y a gros à parier qu'il sera sans emploi comme mon cadet. Alors, succès, oui ! Mais si amer !
 
L'avenir ? Trois ans à ma charge sans l'être pour le fisc ! Des impôts sur le revenu pour moi. Ensuite le RSA pour lui, comme ses deux grands-frères, si cela existe encore. NDLA : En fait pas d'impôt pour moi, même avec seulement 2 parts...
 
La pauvreté pour nous, la misère pour eux et la détresse absolue pour toute la famille. Avenir bouché, espoir vain...
 
Merci à nos gouvernants qui ont réussi ce tour de force en si peu de temps...

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30 mai 2017

Cafard

GSM

Ecrit en mai 2014
 
Je t’emmène au lycée. Je ne dis rien. Je ne te parle pas. Tu vas te dire que ton père est froid et distant. Ça me fait chier, de me dire que tu risques d’avoir un souvenir erroné de moi, plus tard.
Alors je finis par te demander de m’excuser pour ne pas te parler. Je te dis que je n’ai pas le moral, que j’ai ce matin un cafard immense et que finalement il est inutile de te le communiquer. Je me force un peu en te demandant si tu as des examens aujourd’hui, si tu révises bien.
J’ai si peur pour toi, mais je ne te le dis pas. Je t’aime et je te l’ai déjà dit bien des fois, mais ce matin je ne peux le dire, car je pense que tu serais fondé à me répondre que si je t’avais vraiment aimé je ne t’aurais pas mis au monde dans ce pays et dans cette époque sans travail, sans avenir et sans espoir.
 
Tu es pourtant le dernier de mes trois espoirs. Puisses-tu, contrairement à tes deux frères, réussir ta vie, t’accomplir, avoir un travail. Oui, car maintenant un emploi est un don du ciel réservé seulement à quelques-uns, pas à des élus de Dieu, mais simplement à des bénéficiaires d’emplois de connivence et de réseau que les parents ont tissé…
Les autres, toi et tes frères en font partie, ne bénéficient d’aucun réseau. Je m’en sens coupable. Réussir ma vie aurait pu être cela : faire partie d’un réseau, rien que pour placer mes enfants… Je ressens la cruelle inutilité de ma vie, moi qui n’ai pas su ni pensé à faire cela. Je sais que vous trois n’avez pas les ressources psychologiques que j’avais. Vous avez le don moyen de ces fils-à-papa qui ont une place réservée dès leur naissance. Manque de chance je n’ai pas la compétence d’un père capable d’avoir des fils-à-papa…
Dans ma volonté d’indépendance, ma fierté, mes principes moraux, j’ai omis de penser qu’il n’y avait pas que mon avenir en jeu, mais qu’il y aurait aussi celui de mes enfants. Honte sur moi, d’avoir mis sur terre des enfants dans un monde de misère.
Mais ça, je ne te le dis pas, parce que j’ai honte, parce que ce n’est pas la peine que je te mette cette idée en tête, au cas où tu me la ressortes un jour comme un coup de sabre dans la figure. Sait-on jamais ?
 
Nous sommes arrivés. Je te dépose. « Travaille bien mon Nono, bonne journée ».
 
Bordel ! Qu’est-ce que j’ai fait comme conneries dans ma vie ! On ne fait pas de gosses, quand on n’est pas capable !
Vivre, c’est prévoir. Je n’ai pas prévu. Ma vie ratée est inutile…
Une journée noire s’annonce devant moi ! Je cherche une explication pour me rassurer. C’est vrai, je suis toujours dans ma dépression du retraité ! Ça ne me rassure pas vraiment…
 
Le mieux est d’aller me coucher et de dormir, pour oublier tout…

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