21 février 2019

Quatorze ans

GSM

21 février 2005...
 
Je crois que tu dormais. Tu avais la bouche ouverte. Ta faible respiration graillonnait de toute cette eau qui envahissait tes poumons et bientôt ton cœur.
 
La veille, tu m'avais dit "moi-aussi", quand je t'avais dit que je t'aimais.
 
Ton souffle a diminué et s'est arrêté, comme ça, à vingt heures dix-sept, dans un grand silence irréel. C'était il y a quatorze années, Papa.
 

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08 janvier 2019

Acharnement thérapeutique ou financier ?

Je prends le cas de ma belle-doche.
 
Entre décembre et janvier elle a été opéré d'une valve cardiaque... On vient de recevoir le décompte sécu : On dépasse allègrement les 50.000 €uros !!!
 
La machine était bien huilée. Tout était prévu. Aucun pognon à donner (à part la location de la télé). Ils ont fait croire à un examen et l'ont envoyée sur Parly II. On verrait ensuite. Puis ils ont dit qu'ils passeraient par l'artère fémorale. Finalement ils ont charcuté à la méthode classique : Ouverture de la poitrine, du coeur et tout le bordel...
La belle-doche a 82 piges. Et pour un simple rétrécissement valvulaire qui ne la dérangeait pas, elle est revenue complètement à plat, vidée, sans force, dotée d'un épanchement pleural en prime. Elle ne parvient pas à se remettre de cette opération beaucoup trop lourde pour quelqu'un de son âge. Elle est complètement diminuée, affaiblie, de manière définitive...
 
Arrivé à un certain âge, vaut-il mieux laisser les gens vivre leur vie peinarde jusqu'à leur mort, ou sauver leur vie, au risque de précipiter leur mort par un épuisement définitif du à l'opération ?
 
La réponse va de soi, bien sur.
 
Mais on veut faire du fric, du fric et du fric... Et la sécu plonge, plonge et replonge dans son trou (le trou de la sécu)... Mais les seigneurs de la chirurgie pendant ce temps-là font leur petit business juteux, où ils sont juges et parties. Ils décident de l'utilité de l'opération et donc de leurs salaires, sans qu'aucun organisme n'ait quelque chose à dire, ils persuadent avec des argument rassurants et mensongers et à eux les dollars !!!...
 
Ce serait maintenant, elle dirait NON, la belle-doche ! Sa vie était tellement plus agréable avant l'opération...
 

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25 décembre 2018

Mémoires et radotages (196) – Gilets jaunes - Noël


GSM

Écrit le 23 décembre 2018.
 
Vendredi dernier, je passe au rond point des gilets jaunes… 6 gilets jaunes et tout leur aménagement : Tente, barbecue, palettes, banderoles et WC du genre « la cabane au fond du rond-point », etc…
Je repasse deux heures plus tard quand j’ai fini mes courses… Il n’y a plus aucune installation… Seuls 12 gilets jaunes (ils avaient appelé du renfort) entourés de 18 gendarmes venus de trois gendarmeries différentes dans trois camionnettes…
Toute l’installation avait du être emporté par un camion auto chargeable comme en témoigne les traces de pneus et de vérins au sol…
 
Courageux, ces gendarmes, depuis que l’état leur a promis des sous ! (Je plaisante).
 
Hier samedi, je repasse à ce fameux rond-point… Les gilets jaunes ont réinstallés leur campement sur un champ qui touche au rond point, bien en vue… Certes il manque la cabane au fond du champ ainsi que le barbecue, mais c’est en bonne voie…
 
Et c’est reparti pour un tour… Y compris les fêtes de Noël !
Hé bien non ! Aujord'hui les gendarmes sont revenus, les ont chassés derechef et fait déblayer leur campement... Les gilets jaunes sont à la maison
 
Courageux ces gilets jaunes contrairement aux gendarmes qui ne sont qu’obéissants, zélés et lâches en fait, mais qui ont su faire du chantage au pognon avec effet immédiat, contrairement aux GJ qui peuvent se serrer la ceinture…
……….
Noël… Que de souvenirs ! Je n’ai plus cru au père noël à sept ans et demi. Cette nuit là je voulait vérifier son existence ou non… Je faisais mine de dormir quand mon père est entré dans la pièce principale où je dormais et a déposé les cadeaux… Quand il est reparti, je me suis mis à sangloter, comprenant pourquoi les cadeaux étaient moins beaux que prévu : Mes parents n’était pas aussi riches qu’un père noël… J’étais triste, parce que malgré leur pauvreté, ils m’offraient ainsi des cadeaux que je n’avais pas toujours mérités…
Et puis, il y a eu tous ces Noëls avec mes enfants à moi… Leurs sourires, quand ils avaient fini d’arracher les papiers d’emballage, leur joie quand ils découvraient ces jouets qu’un certain père noël avait posés devant le sapin…
 
Et puis il va y avoir ce Noël-ci… Je vais d'abord avoir un sourire béat, d’être avec deux de mes enfants, le troisième ne pouvant pas venir… C’est eux qui nous font des cadeaux, maintenant, malgré les réprimandes que nous leur faisons chaque année : « Vous n’avez pas de gros moyens, ne faites pas de telles dépenses ! »… Et là encore je vais ensuite être très triste de ne pas avoir mérité tant d’argent gaspillé et tant d’amour immérité. Je leur ai donné une vie de merde dans un monde de merde et ils me remercient… Je vais avoir honte demain matin…
 
Joyeux Noël, à ceux qui le peuvent…
 

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10 novembre 2018

Autre scandale : Le pacemaker

Ma maman a eu un pacemaker alors qu'elle avait moins de 70 ans. Impeccable ! Cela a prolongé sa vie beaucoup, même énormément...
Oui, mais voilà : Trop ! Elle a fini les cinq dernières années de sa vie, grabataire, à presque 87 ans...
Et les deux dernières années sans pouvoir ni bouger, ni parler.
Elle a enduré des souffrances sans pouvoir les exprimer, privée des soins habituels aux autres malades, entourée de personnels soignants soulagés de leur conscience professionnelle, par l'évidence d'une impunité assurée...
Seul son cœur tenait grâce au pacemaker... Par la faute du pacemaker, devrais-je dire...
C'est pourquoi, je refuserais ce genre de bidule, si le choix m'est présenté un jour.
Ils ont eu beau prétexter le non-acharnement thérapeutique, je crois que laisser souffrir sans anti-douleur, laisser des crevasses et des escarres sans soins, ne pas donner à boire ni à manger, avec un goutte à goutte, baigner dans ses excréments une couche au cul... Est-ce humain ?
 
Cela pose la question beaucoup plus vaste de l'euthanasie...

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01 novembre 2018

Maman est morte (1er novembre 2011)

 

GSM

Mardi 1er novembre 2011... J'emmène ma femme donner ses médicaments à sa mère... Je stationne la voiture sur le bas coté juste en face de chez sa mère... Le mobile sonne... Il est 10 heures. Ma femme écoute la conversation... C'est une infirmière de l'EHPAD en Lozère, dont je reconnais la voix pour l'avoir rencontrée quelques semaines plus tôt...

 

" Il faudrait que vous veniez, votre mère ne va pas fort "... Je lui réponds que depuis un an on me dit cela et que c'est toujours la même chose : J'y vais souvent, c'est loin et cher et fatiguant mais que néanmoins je suis prêt à aller voir ma mère si son état s'aggrave, mais qu'on me tienne au courant ! "...

 

10H20. Le téléphone re-sonne, alors que j'attends ma femme dans la voiture... Ma mère vient de décéder... J'appelle mon frère à Nice et lui dit de prévenir "sa" soeur, qui bien que squattant à quelques kilomètres n'est pas présente à l'hôpital de Saint Chély d'Apcher !

 

Maman a rendu aujourd'hui son dernier souffle sans aucun de ses enfants autour d'elle. Elle est partie rejoindre Papa... Elle s'est débrouillée pour disparaitre le 1er Novembre, le jour de la Toussaint... Moi qui disais que c'est une sainte... Meilleure que toi maman, cela n'existe plus...

 
On peut résumer ainsi, Toussaint 2011 : Décès de Maman... Toto et Nono ont pleuré. Il reste à prévenir Kiki... Qu'est-ce que mes enfants aimaient leur Mamie ! J'ai appelé mon frangin, il se charge de contacter notre saloperie de soeur...
 
Je suis groggy, comme si on m'avait mis KO... Et pourtant hier j'avais sorti mon costume noir, je savais que cela était pour bientôt...
 
Maman, tu ne souffres plus et de ça je suis content. J'avais si mauvaise conscience de ne pouvoir rien faire...
 
Toi et Papa, vous serez à jamais mes idoles, pleins de souvenirs, de regrets, de remords, d'attendrissements, de larmes, de chagrins mais aussi de rires enfantins...
 

JE T'AIME POUR TOUJOURS MA PETITE MAMAN...

 

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12 octobre 2018

Adoption de l'enfant du conjoint - Attestations et motifs

GSM



Les renseignements concernant les motifs de votre demande
 
Kikson et moi, nous nous sommes « adoptés » il y a trente ans. J’étais devenu en quelques jours « son » papa… Et j’en suis très fier ! C’est mon fils, que j’aime autant que ses deux frères qui sont nés ensuite…
Puis le temps a passé… Mais aujourd’hui, je me rends compte que ce qui est une évidence pour moi, ne l’est absolument pas juridiquement.
Si je veux l’adopter c’est pour lui monter qu’il est bien mon fils et que je l’aime au même titre que ses frères et c’est aussi parce je ne voudrais pas qu’une inégalité des droits juridiques entre mes fils relativement à moi, provoque une cassure dans la fratrie, qui jusqu’à aujourd’hui s’entend à merveille… et je voudrais bien que cela continue après ma disparition…
Fait à XXXXX, le… Signature
 
L’attestation sur l’honneur selon laquelle vous n'êtes « ni séparé(e)s de corps, ni
divorcé(e)s ni en instance de divorce »
 
Je soussigné XXXXXXXXXX, auteur de la requête d’adoption, atteste sur l’honneur que mon épouse XXXXXXXX et moi-même ne sommes ni séparés, ni divorcés, ni en instance de divorce.
Fait à XXXXX, le… Signature
 
L’attestation sur l’honneur que l’adoption sollicitée n’est pas de nature à compromettre la vie familiale si vous avez déjà un ou plusieurs enfants
 
Je soussigné XXXXXXXXXX, auteur de la requête en adoption, atteste sur l’honneur que mon fils Kikson s’est toujours conduit en véritable « papa-poule » avec ses petits frères et qu’il règne entre les trois frères un sentiment d’amour fraternel que l’adoption de Kikson viendra renforcer et non pas compromettre.
Fait à XXXXX, le… Signature
 

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14 septembre 2018

Mémoires et radotages (188) – Passionnément ou à la folie ?

GSMEcrit le 09 septembre 2018

Je me pose une question depuis fort longtemps. « Est-ce que j’aime mes enfants passionnément ou bien à la folie ? ».
Je ne parviens pas à répondre. Je les aime tellement, j’ai tellement peur pour eux, je m’inquiète pour leur avenir, pour leur sécurité quand ils sortent le soir et quand ils sont sur la route. Si je le pouvais, je serais leur chauffeur, travaillerais à leur place, je prendrais les risques à leur place et je les protègerais contre tout, le armes à la main s’il le faut. Je donnerais ma vie pour sauver la leur…
 
Alors, bien sûr, je m’abstiens de faire tout cela, parce qu’ils n’admettraient pas que je les étouffe. Et je m’efforce, comme lorsqu’ils étaient enfants, à les regarder vivre sans les perturber trop dans leurs occupations.
 
Je me contente des petits bisous du matin et du soir, quand ils sont là. Je me limite à leur dire « sois prudent, tu sais, ça glisse sur la route, y’a longtemps qu’il n’a pas plu », « envoie un texto quand tu seras arrivé » (pour nous rassurer)… De temps en temps je leur réponds par SMS ou de vive voix « je t’aime »… Mais je fais cela en dosant, en me retenant, parce que trop d’attentions, trop de répétition, ça les ferait chier (Tant pis pour les lecteurs qui fustigeraient ce verbe pourtant présent dans le dictionnaire) !
 
Je sais, on dira, « l’amour rend aveugle »… Et bien non ! Je connais leurs qualités qui sont très grandes en matière d’amour, de fidélité, de générosité et d’amitié, mais je connais aussi leurs défauts, parfois importants. Bordéliques ou coléreux ou inorganisés, mais avec toujours les défauts de leurs qualités : Naïveté en amitié, Confiance excessive en ceux qui ne la méritent pas, trop grande gentillesse… Je ne suis pas aveugle en amour de mes petits… Mais leurs qualités sont si étonnantes que je les admire pour cela… Moi, je n’avais pas ces qualités à un point aussi développé que chez eux et donc, ce qu’ils sont, comme ils sont, me satisfait pleinement au point qu’ils soient les trois soleils qui illuminent ma vie…
 
Je sais de plus, que je suis aimé par eux, comme peu de pères le sont. C’est inestimable, même si parfois je me demande si je mérite cela, si j’ai été un bon père, si j’ai assez fait ce qu’il fallait pour eux… Car je ne suis pas satisfait de la condition précaire que je leur ai faite sur terre en contribuant à leur venue dans ce monde injuste et inhumain. Et cela engendre dans tout mon être, un désarroi et une tristesse très profonds…
 
Mon père et ma mère ont également souffert d’inquiétude pour leurs enfants. Je ne suis pas unique dans mon cas, je le sais… Il y a tant de questions que je voudrais leur poser sur ce phénomène de l’amour parental et filial, pour échanger nos idées à ce sujet… Hélas ils sont partis, bien avant que leur attardé de fils aîné ne commence à comprendre ce qui est essentiel dans la vie…
 
Je veux dire à chacun de mes fils « Je vous aime et je vous aimerai toujours, où que je sois, où que vous soyez. Préservez cet amour fraternel qui vous unit et qui fait de vous des êtres humains exceptionnels ».
 
Finalement, je crois que je les aime à la folie, mes petits… Ils le sauront peut-être, si un jour, ils lisent ces quelques lignes…
 

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07 septembre 2018

Mémoires et radotages (187) – Une explosion de bonheur (3)

GSM

Écrit le 03 septembre 2018.
 
Mon petit Nono cherchait du boulot depuis longtemps, je ne sais pas de quelle façon, bien que je lui avais donné des conseils (qui sont bons à donner, mais jamais à prendre, comme chacun sait)… mais toujours pas de travail à 26 ans, aucun résultat, que dalle…
 
Quand deuxième semaine de juillet, il écrit trois lettres de candidatures spontanées, il va en porter une à l’entreprise, en envoie une autre à un autre destinataire et garde la troisième en réserve, si les deux premières ne produisaient pas d’effet (malgré mes conseils de tout envoyer pour multiplier ses chances en début de période estivale : Mais les conseils comme je l’ai déjà dit, il se les met…).
 
Mais cette fois, j’ai pu lire le texte de ses lettres de motivation… Franchement, c’était très bien écrit, très motivé… J’avoue qu’à son âge, je ne savais pas écrire de pareilles lettres, (ce qui m’aurait facilité mes recherches d’emploi) et j’en suis resté complètement baba !
 
Et miracle, une des deux boites le rappelle et lui donne rendez-vous pour le lundi suivant ! Je l’emmène repérer l’emplacement le dimanche… Ce n’était pas inutile, nous avons mis beaucoup de temps à repérer les ateliers de l’usine. Cela lui a permis de ne pas être à la bourre le lendemain…
 
Le lundi 16 juillet, il y va. Finalement il est proposé pour travailler dans un autre établissement de l'entreprise, plus proche de chez nous. Il appelle la responsable de cet établissement et sur ses conseils, il s’inscrit chez l’agence d’intérim qui va bien… Je l’emmène le mardi repérer les lieux et s’entretenir avec la boite d’intérim… En pure perte, ces jeunes gonzesses, sont habituées à ne communiquer que par le site de la boite d'intérim, par email et par SMS… Enfin, on daigne quand même verbalement, lui indiquer les pièces manquantes dans son dossier de candidature, insistant sur le fait que ce genre de question se pose sur internet sans venir à l'agence ! Ah, que les communications réelles sont dépassées !!! Et moi je suis complètement dépassé par la connerie humaine…
 
A part un petit couac au niveau de l’entreprise, qui n’a pas compris que Nono était libre à partir du 23 juillet… Il est vrai que j’étais très inquiet de ce silence… le vendredi 27 très tard, mon fils reçoit un sms l’invitant à signer son contrat d’une semaine commençant le 30 juillet. La boîte croyait que Nono n’était libre qu’à compter de cette date et avait donné les ordres tardivement à l’intérim !
 
Après deux semaines de taf, la boite a fermé deux semaines et le directeur d’exploitation lui a dit de revenir à la rentrée, le 27 août… le vendredi 31 août, après une semaine de taf, on lui dit que le contrat est fini… A peine rentré à la maison, il reçoit un appel pour continuer la semaine suivante. Ouf ! (La boite est complètement débordée par l'absentéisme et l'arrivée anarchique des commandes)...
 
Il en est maintenant à sa quatrième semaine de contrat… Bien sur, c’est de l’intérim, bien sur, c’est au smic, bien sur, il n’est qu’aide opérateur, alors qu’il est Technicien Supérieur… Mais j’ai découvert en Nono, un garçon courageux, qui n’hésite pas à se lever à 5h30, qui fait son boulot en allant plus vite que les cadences indiquées, qui est soigneux et consciencieux, qui rattrape en fin de poste, sans heures supplémentaires payées et sans rien demander, les temps perdus, quand le matin c’est le bordel et que le travail n’est pas encore distribué…
 
Je suis si fier de mon Nono ! C’est vraiment un homme, maintenant, enfin ! Il s’implique vraiment !
 
Un fils en CDI, deux en intérim… J’ai moins d’inquiétude, pour leur avenir… Et j’ai découvert un littéraire en la personne de mon petit dernier, qui fait des lettres de motivations du tonnerre de Dieu !
 
Depuis, Nono a reçu un appel intéressé concernant sa deuxième candidature… Il garde les coordonnées au cas où ? La troisième lettre est toujours en réserve…
 
A ce propos : « Aide-toi, le ciel t’aidera »… Merci mon Dieu, pour mon petit !

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31 août 2018

La fainéantise

GSM

Ecrit le jeudi 1 août 2013.

 

Mes deux cadets disent vouloir m’aider, mais concrètement, ils ne sont pas courageux. Hier j’ai essayé de les faire lever à 8 heures, ils se sont levés à 9h1/2 et 10h. Aujourd’hui je viens de tenter à 10h1/2 de les réveiller, mécontents et de mauvais poil…
Comment va-t-on bétonner la fondation de l’escalier aujourd’hui ? Demain la fouille sera inondée par les orages annoncés.
Je leur avais pourtant expliqué que l’on ne peut faire un travail de terrassement et de maçonnerie de 15h à 17h. Comment aller à la décharge et chez le marchand de matériaux dans un créneau horaire pareil ? Comment éviter la pluie dans la fondation si les travaux s’échelonnent sur des semaines alors que ce travail devrait être fait en une ou deux journée ?
 
Ils étaient prêts à m’aider, mais les limites de leur bonne volonté est leur manque de courage.
Ils sont fainéants.
 
Et ça, c’est la nouvelle mauvaise nouvelle. Comme si j’avais besoin de cette révélation : Mes fils ont l’un des défauts que j’exècre le plus.
 
A 21 et 24 ans, ils sont difficilement récupérables.
 
Comment ai-je pu avoir des enfants comme ça ? La fainéantise est la mère de tous les vices.
 
Je n’avais pas besoin de ça, pour assombrir à nouveau mes pensées et couler tous les espoirs que j'avais pour eux. Il va falloir qu'ils changent !!!
 
NDLA : fait suite à l'article :
 

Quel bonheur de pouvoir à nouveau bricoler (2013) - zalandeau

Ecrit Dimanche 28 juillet 2013. Une bonne nouvelle quand même depuis début Juillet. Mon dos ne se bloque plus comme avant pour le moindre faux mouvement. Bien sur j'ai mal et de la peine à me relever, mais... pas de blocage ! J'ai commencé début Juillet à rénover mon escalier qui commençait à devenir une ruine...

http://zalandeau1.canalblog.com

 
 

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29 juillet 2018

Pélerinage 2015

GSM

Ces premiers jours de juin 2015, laissent en moi une floraison d’images, d’impressions et de sentiments. Le voyage (1900 km), la chaleur rencontrée, les paysages lumineux, le recueillement et le souvenir plein d’émotion.
 
Mes chers parents; je suis content d’être allé vous voir. J’ai hélas constaté que personne n’était venu depuis deux ans. J’ai gueulé à cause de ma sœur qui avait foutu une bougie que la chaleur avait fondue, dégueulassant ainsi votre dernière demeure. J’ai pesté d’être obligé de m’agenouiller, pour nettoyer comme j’ai pu, cette tache marron sur la moitié du marbre.
 
J’espère que vous me pardonnerez d’avoir proféré les pires injures à l’attention de votre fille. Le ciel l’a par ailleurs bien punie pour ses méfaits envers Maman.
 
Quant à ma nièce, que vous avez entièrement élevée, elle n’est pas venue vous voir depuis 2011, alors qu’elle habite à moins de 6 km… Quelle ingratitude !
Et je serais allé la voir, elle ? Et bien non, je ne suis pas passé chez elle, parce que mes propos n’auraient sûrement pas été très amènes…
 
Je vous ai rajouté un petit pot de fleurs en tissu, les autres étant très abîmés par les années. La prochaine fois, je commencerai à remplacer les fleurs en lambeaux, je repeindrai le socle en bois tout écaillé de la dernière plaque de marbre et j’essayerai de nettoyer le reste des traces de la tache.
 
Une fois rentré chez moi, il faudra que je téléphone pour demander un duplicata de la concession de 99 ans, car la mairie était fermée ce jour là.
 
On a discuté, ce jour-là. Certes, personne n’était là pour entendre mon monologue. Mais moi, j’ai entendu vos réponses et après tout, c’est l’essentiel.
 
Je vous ai promis de revenir, mais peut-être pas l’année prochaine ; c’est si loin et cela coûte si cher. Mais cela devrait pouvoir se faire, d'après mes calculs.
 
Vous m’avez suggéré que vous étiez tout le temps avec moi, de toute façon…

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