14 décembre 2017

Bulletin N° 13 - A ma Maman - Date : 26/10/2006

GSM

A ma Maman
 

  Santé
Suite à notre entretien téléphonique, j’espère que tu t’adaptes à ton nouveau lieu de vie.
J’espère que tu fais soigner cette toux persistante.
Tu me dis que tu espères revenir dans ta maison, mais tu sais bien que ce n’est pas possible. Tu es dépendante Tu ne peux ni marcher ni te lever ni te coucher toute seule et as besoin d’aide en permanence. D’ailleurs c’est toi qui as réclamé à cors et à cris d’aller dans une maison de retraite ! Et lorsque tu étais dans ta maison, ta fille a foutu toutes les aides soignantes et ménagères à la porte, cette salope ! (Papa m'avait dit que s'il partait le premier, ma soeur te ferait chier comme pas permis... Il avait raison, comme toujours).
Mon frère n’a pas l’air de s’inquiéter, mais moi je suis très anxieux, avec tous mes petits problèmes en plus de ta situation qui me tracasse énormément.
 
 
  Ta fille
As- tu des nouvelles de ta fille ?
Sais-tu où elle réside ?
 
FINANCES
Vu l’argent qu’il te reste, il va falloir vendre ta maison, pour financer la maison de retraite.
Il faut que tu nous donnes ton accord sur ce point.
Car une maison, ça ne se vend pas en 8 jours !
Je me fais beaucoup de soucis, parce que si on n’ obtient pas l’argent nécessaire à temps, ils vont se retourner contre nous (mon frère et moi). Quoique, vu ce qu'on gagne, ce n'est pas sur qu'ils nous mettent le couteau sous la gorge...
Il faut que l’argent de la vente de ta maison soit réservé à payer ta maison de retraite et non pas à graisser la patte de ma sœur. Une sorte de compte sous séquestre, quoi (Vu avec le notaire)...
Je n’ai pas envie de me retrouver à la rue parce que tu auras gaspillé le pognon pour ta fille et ta petite fille comme tu l’as fait depuis la mort de Papa. Je te rappelle que tu n'as que 850 €  par mois de retraite seulement...
Mon petit frère, moi et le Notaire t’avions dit de garder le peu d'argent que tu avais au cas où…
Ce cas est arrivé.
Mais tu as la tête dure et tu n’en as fait qu’à ta guise.
Moi j’ai gardé ce que tu m’as donné parce que je savais que tu pourrais en avoir besoin, ce qui n’est pas forcément le cas de mon frère et certainement pas le cas de ma sœur ni de ma nièce.
 
TON ACCORD
Il nous faut ton accord rapidement afin de nous organiser, mon frère et moi, pour entreprendre les démarches et actions nécessaires à la mise en vente de ta maison.
 
Je te fais un gros bisou.

  Ton fils ainé.

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02 décembre 2017

Des remords (mars 2011)

GSM

Quand pourrais-je parler avec toi des problèmes essentiels ? Pourquoi ne l’ai-je pas fait ? Étais-je si superficiel, trop pudique, trop coincé ? Pourquoi ne t’ai-je pas demandé conseil, à toi qui avais atteint la sagesse ? Certes tu n’avais pas pu le faire toi-même, car tu étais orphelin. Mais moi, qui ne l’étais pas, moi qui avais la chance de pouvoir te consulter, de pouvoir échanger avec toi, ai-je des excuses ? Etais-je à ce point écervelé ?
 
Quand tu m’avais appelé, en proie au chagrin et à l’angoisse, lors de l’hospitalisation de « ta petite poule » (notre maman), c'était dans les années 90 je crois, pourquoi n’ai-je pas abandonné mon boulot pour aller te soutenir, pour te tenir compagnie, alors que, sans le dire, tu criais au-secours ? Mais je ne t’ai pas entendu, je ne t’ai pas compris. Je n’ai pas compris que j’avais et que je n’aurais jamais d’autre papa le plus formidable du monde.
 
Il faut que j’atteigne l’âge où je t’ai perdu pour sortir de l’enfance et de l’inconscience. Je commence à comprendre que j’aurais du te donner de l’amour filial et que la pudeur est imbécile.
 
Comment pouvais-je avoir bonne conscience, alors même que j’étais un mauvais fils ? Mais je ne le savais pas. Je ne me rendais compte de rien. Aujourd’hui, je ne peux revenir en arrière pour tenter de réparer. Je n’aurais pas de deuxième chance. Je vivrais avec des remords. Il ne me reste qu’à souhaiter que tu me pardonneras, de là où tu es maintenant.
 
Je ne mérite pas la chance que j’aie d’avoir des enfants qui m’aiment. Cet ancien petit bout de chou qui maintenant mange un bâtard à son goûter, me montre chaque jour son amour, mais si demain il part sans se retourner, comment pourrais-je lui en vouloir ? J’aurais la punition que je mérite, juste retour des choses de la vie.
 
Titbout, viens faire un bisou à Papa ! Chut ! Mais non. Ce n'est plus Titbou... C'est mon grand fils...

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28 novembre 2017

Bulletin N° 12 - A ma Maman - Date : Samedi 14/10/2006

GSM

Ce que tu es sourde !
Qu’est-ce qu’on a du mal à communiquer avec toi !
Quand te décideras-tu à prendre un sonotone moderne plutôt que ton vieil appareil pourri ? C'est vrai, on n'a pas les moyens...
C’est très fatiguant de répéter plusieurs fois la même chose, en gueulant, alors que tu demandes si la communication est coupée !!!
 
Le résultat, c’est que quand tu demandes si ça va, je réponds oui, parce que toute autre réponse me ferait rentrer dans des explications que tu me ferais répéter indéfiniment !
 
Comment nous allons ?
Je profite de cet écrit, pour te dire comment ça va :
Les petits garçons vont bien (plutôt grands garçons d‘ailleurs).
Amandine ne trouve pas de travail et n’a plus droit à aucun chômage.
Bon ! Jusqu'ici, je ne t'ai jamais parlé de mon travail, mais puisque tu insistes, pour une fois, je fais une exception :
Moi, en ce moment, je fais un boulot de merde qui ne m’intéresse pas, sans responsabilité, mais ça ne va pas durer.
Je n’ai pas été augmenté depuis mon embauche voici cinq ans, je gagne donc de moins en moins avec les augmentations de prélèvements sur salaires.
Je ne sais pas comment je vais pouvoir financer les études de Toto. Quant à Nono, le pauvre...
Je suis très angoissé pour l’avenir de mes enfants.
Je ne sais pas comment boucler mon budget pour l’année prochaine.
Je recherche de temps en temps un autre emploi, mais avec ce travail, je n’ai pas beaucoup de temps pour rechercher.
Le peu de candidatures que j’ai envoyé m’ont rapporté deux entretiens pour trois candidatures en moyenne. Mais à chaque fois, un candidat plus jeune a la préférence.
Ma dernière candidature m’a valu deux entretiens. Sur 10 candidats convoqués au deuxième entretien, nous étions que deux retenus, mais en finale l’autre, plus jeune, a eu la préférence.
C’est la deuxième fois qu’une place était aussi bien faite pour moi !
J’en ai été abattu pendant deux semaines, tellement je pensais avoir le poste et tellement j’ai été déçu.
 
La santé :
Amandine a toujours sa coxarthrose et ne la soigne pas.
J’ai été en arrêt maladie du 10 mai au 9 juin à cause d’une tension artérielle trop élevée (26).
Outre les hernies discales, j’ai toujours mal à l’épaule droite et j’ai du mal à bouger mon bras droit.
Mon médecin a un diagnostic, le médecin de l’IRM en a un autre.
Enfin, je suis allé voir ma Chiropraticienne, qui a un troisième diagnostic : « la coiffe des rotateurs abîmée ». Elle pense pouvoir faire quelque chose.
En tout cas je ne peux plus faire de gymnastique ni de natation et suis en train de perdre le peu de muscle que j’avais pu me reconstituer.
Je travaille à l'aéroport de Roissy (tu sais, le terminal qui s'est effondré), ce qui m’occasionne 7h40 à 8h00 de trajet par jour en transport en commun.
Je suis crevé dès le mardi, et je dors presque tout le Week-end.
Ma tension remonte. Tout de suite j’ai 17/9.
Avec la fatigue du travail, je n’ai plus de force pour effectuer de la marche à pied, seul sport que je pouvais encore pratiquer.
 
Comment va t-on faire ?
J’ai essayé par téléphone d’ avoir Mme TESTON pour une famille d’accueil mais elle ne répond pas le Week End.
 
J’espère qu’elle va venir te voir à l’Hôpital rapidement comme je lui ai demandé. Elle m’a dit avoir une place pour toi.
 
Je m’occupe à chercher des places dans des maisons de retraites, puisque c’est ce que tu souhaites.
Je vais contacter plusieurs maisons de retraite pour avoir plus de chance d’avoir une place pour toi. Déjà j’ai des contacts par chez moi, si ça te dis.
 
Ta fille :
Je te répète que ta fille t’a laissé tomber comme une vieille chaussette.
 
Ta petite fille :
Ta petite fille n’a pas voulu se déplacer le jour où tu restais coincée sur ta chaise et pourtant je lui ai dit que tu allais probablement dormir sur ta chaise.
Elle a fait du cinéma auprès du Maire de ton village, pour se faire plaindre, et nous a fait passer (moi et mon frère) pour des fils indignes, alors qu'elle habite à 10 km et nous à 700, c’est le bouquet ! Elle oublie tout simplement que c'est toi qui l'a élevée à la place de ta fille et qu'elle te doit autant qu'à une vraie mère...
 
Elle nous a dit qu’à trente ans, elle avait sa vie à faire et invoqué des tas de prétextes pour ne pas aller t’aider.
 
Je sais qu’elle a quelques problèmes, mais quand même ! Son jules pouvait garder ses petits pensant une courte absence !
 
Ton Voisin Serge :
Ce Gitan si mielleux par devant, est allé se plaindre par derrière, au Maire, de tes appels.
Tout ce qui l‘intéresse c‘est de dévaliser ta maison de ce qui l‘intéresse, dans ton dos.
 
Le Maire de ton village :
Il a donné la consigne à tes voisins de ne pas te répondre au téléphone.
 
Ma pauvre Maman :
J’ai beaucoup de peine de voir tes misères, sans pouvoir y apporter remède.
 
Ta fille t'a abandonnée.
Ta petite fille a « sa vie à vivre ».
Mon frère et moi habitons si loin.
 
Je pense beaucoup à toi et je suis malheureux de l‘embarras dans lequel tu es.
 
Je t’embrasse très fort.
Je t’aime ma petite Maman.

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07 novembre 2017

Mémoires et radotages (144) – Les pauvres au RSA sont des faignants paraît-il !

GSM

Écrit le 03 novembre 2017.
 
J’ai un petit peu discuté avec mon Nono, hier… Ce n’est pas facile, tant il est refermé sur lui-même… J’ai découvert une nouvelle fois (je le savais déjà), qu’il était stressé au plus haut point, par le fait de ne pas trouver de travail, par toutes ces candidatures sans réponses… Il ne dit rien à personne mais il cherche, il écrit, il envoie des emails… Je crois qu’il devrait un peu se confier, histoire d’ouvrir un peu la soupape et de faire baisser la pression… Mon pauvre petit Nono…
 
Du coup, je suis hyper stressé… Encore plus je crois, que lorsque j’étais moi-même dans sa situation il y a dix sept ans, tout simplement parce que je suis totalement impuissant à résoudre son problème. Par osmose, cela devient mon problème, qui me semble insurmontable… On ne peut pas dire que nous sommes « fusionnels », parce que cela suppose de l’être à deux. Mais je ressens tellement de peine, de peur et de stress, pour mon petit dernier… Et pas que pour lui… Mon fils aîné n’est pas beaucoup mieux avancé…
 
Alors, il me faut rejeter les pensées morbides qui m’assaillent, parce que j’ai toujours une mission sur cette terre : Soutenir mes enfants, tant qu’ils ne sont pas tous installés dans la société : C'est-à-dire qu’ils aient un travail !
« Cette mission, si vous l’acceptez… »… Bien sur que je l’accepte… Jamais je n’aurais cru, quand j’étais jeune, que la vieillesse serait ce que je vis actuellement… Le bonheur est pavé d’enfer… Alors ce n’est pas vraiment le bonheur ! Le bonheur, c’est le bisou du matin ou le « bonne nuit » du soir, c’est « encore un jour de passé, mes enfants sont toujours vivants, plus ou moins au chaud, le ventre plus ou moins plein, mais avec un toit au-dessus de leur tête »…
Alors, tant pis pour les envies d’aller voir les potes, tant pis pour les sorties, tant pis pour toutes ces choses que l’on voulait faire quand on serait en retraite… Il faut tenir, tenir bon le gouvernail… Il y a encore des passagers dans le bateau de la vie !
 
Les pauvres au RSA, sont des faignants paraît-il !
 
Si ceux qui prétendent cela, pouvaient être au RSA pendant quelque temps… Ils sauraient le purgatoire infâme que cela représente, pour beaucoup de ceux qui sont à l’écart de l’emploi ! Tous ne sont pas des faignants ! Mais quand on en a plein la gueule, les autres, ceux qui n’ont rien, ou si peu, on les stigmatise, c’est si tentant et si facile ! Je déteste tous ces abrutis qui, sans emplois ne seraient rien non plus, mais qui, par le fait d’en avoir un, pensent être les seuls à avoir le droit de vivre…

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01 novembre 2017

Toussaint 2014

GSM

Ecrit le samedi 1er novembre 2014.
 
Aujourd’hui c’est l’anniversaire du décès de ma mère, il y a 3 ans. C’est aussi le jour traditionnel de pensée que l’on accorde à nos disparus. Je n’ai pas versé de larme. Il est vrai que je pense à mes parents si souvent dans l’année. Mon seul regret c’est de ne pas aller cette année sur leur tombe, tout cela à cause de moyens financiers insuffisants, dépensés dans d’autres postes plus importants comme l’isolation du comble… C’est ce que eux-mêmes me diraient « Tu viendras l’année prochaine »…
 
Après tout, ce n’est pas sur ma fratrie qu’il fallait compter. Je suis content d’avoir financé en 2005 le marbre et en 2011 le retour de Lozère en corbillard. Alors, je suis un pas trop mauvais fils, même si je m’y suis pris un peu tard pour le montrer…
 
J’irai leur rendre visite en 2015, c’est juré. Et d’ici là j’aurais tant d’occasion de leur parler, car, où qu’ils soient, ils sont avec moi et c’est l’essentiel.

 

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18 octobre 2017

Mémoires et radotages (39) – Gentillesse et enfants

GSMEcrit le 5 avril 2016.

 

Je parlais de l’honnêteté de mes enfants… Car c’est un sujet énorme de contentement pour moi… Mais, il en est un autre (de sujet), tout aussi énorme… La gentillesse de mes enfants… Ils nous aiment et de plus, ils s’aiment… Combien de fois dans l’année, offrent-ils de cadeaux à leur fratrie et à nous, leurs parents, qui n’avons plus les moyens de leur rendre la pareille ? Anniversaires, Noël, etc… Ce qui me fait honte d’ailleurs…
 
Je les ai bien réprimandés et leur ai conseillé de garder leur argent, ils n’en ont que très peu… Je leur ai dit que le plus beau cadeau, c’était leur présence, leur amour et pour moi, de les voir tous les trois ensemble, à rigoler, discuter, jouer avec des consoles…
 
Le grand, est en ménage… Et depuis, ma femme ne l’appelle plus, elle, qui autrefois restait souvent une heure en ligne avec Kikson à papoter de choses et d’autres… Maintenant, elle prend prétexte de risquer de perturber son travail… Mais moi, je sais que ce n’est pas vrai… C’est de la jalousie, du ressentiment, et une sorte de haine contre celle qui lui a piqué son fils !
 
J’ai eu beau l’inciter, plusieurs jours de suite, à appeler notre aîné, alors qu’elle avait un solde de 50 minutes de communications à utiliser… Et bien elle s’est démerdée à laisser perdre ce crédit… Je suis le seul à avoir vu la compagne de mon fils, quand je suis allé l’aider à déménager en novembre… Ma foi, je n’ai rien à dire, ni pour, ni contre…
 
Mais notre fils a complètement cloisonné sa vie privée par rapport à nous, comme s’il avait perçu l’hostilité de sa mère… Il ne nous a pas montré une seule photo de sa chérie, ni même prononcé son nom, quand il est venu nous voir en mars…
 
Ca me fait chier ! Perso, quand je l’appelle, je n’ai pas grand chose à dire…. Seulement lui demander s’il va bien, sa santé et surtout s’il a du boulot et lui dire qu’il nous manque, qu’on pense bien à lui… Je ne me permets pas de demander quoi que ce soit sur son couple, cela ne me regarde pas, je ne veux pas risquer de commettre un impair et il n’en parle pas, non plus… Etant donné que je ne suis pas bavard, la communication est vite abrégée… C’est pour cela que je voudrais bien que sa mère lui parle longuement au téléphone comme avant, parce qu’elle a le don, comme lui, du bavardage et j’étais heureux qu’elle garde le contact avec notre fils, même si c’est pour débiter des futilités…
 
Depuis que le monde est monde… Il y aura toujours des problèmes entre les brus et les belle-doches !...
 
Pfffff ! C’est chiant ! Je ne veux pas perdre le contact avec aucun de mes fils… Cela commence mal… Je vais essayer d’emmener mon petit dernier, un jour où il n’aura pas de leçon de conduite (oui... Il a eu son code il y a un mois…. Ouaiiiiiiiis !!!), voir notre aîné…
 
Je vais organiser cela… Tant pis si ça ne plait pas à leur mère ! Merde alors ! Elle me fait chier, celle-là…

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12 octobre 2017

Mémoire et radotages (36) – Enfants sans espérance

 

GSM

Ecrit le 22 février 2016.

 

Aider mes enfants… Cela a au moins une utilité, à défaut de pouvoir aller purger notre pays de ces inutiles qui nous ont menés dans la situation actuelle…

 
Il est vrai que je me suis senti utile, d’aller peindre 4 pièces du logement social de mon cadet… Le travail manuel est le meilleur remède contre le stress du retraité… Cela m’a pris quelques jours en décembre… Je n’ai même pas pensé à prendre des photos… Puis, je suis allé aider à déménager mon aîné… Ensuite j’ai emmené mon cadet et mon benjamin, voir leur grand frérot… Ils étaient heureux… Et moi, si heureux de les voir heureux…
 
Début janvier, plus rien à faire à part emmener mon tit’dernier au code trois fois par semaines… Alors j’ai acheté un costume d’occase à 20 euros et je l’ai agrandi à ma taille (en largeur)… Heureusement que le pantalon m’arrivait à la poitrine en hauteur… Avec la hauteur en trop, j’ai fait de la largeur… Maintenant à nouveau je me fais chier… Je colle des photos dans mes classeurs (ça coûte moins cher que des albums)…
 
Aujourd’hui, c’est un grand jour ! Mon aîné arrive à la gare dans quelques heures… A part pour moi, depuis début avril, d’être allé le voir trois fois une demi-journée, ses frères ne l’ont vu qu’une fois et sa mère pas du tout… Le retour du fils prodigue… Du bonheur, quoi ! On ira tous ensemble mercredi après-midi voir le cadet qui hélas travaille… Encore du bonheur…
 
C’est fou ce que ces trois frères se plaisent ensemble…Je voudrais bien que cela dure… Parce que nous, les parents, on n’est pas éternels… J’ai passé plus de vie avec eux, qu’il ne m’en reste à passer… Alors, j’aimerais bien que la fratrie perdure… Il ne leur restera que cela, car, je ne pense pas qu’ils feront des gamins… Ils ne sont pas si fous, ils ont compris… De toute façon, l’état nous remplace par des immigrés, alors nous avons le droit de ne pas nous reproduire, étant donné la vie de merde que nos dirigeants nous ont réservé…
 
Ce sera mieux ainsi… C’est trop de responsabilité d’avoir un ou des enfants… Ils voyageront plus légers ainsi, sans charges inconsidérées… Il leur sera déjà si difficile d’éviter d’être SDF !... Et heureusement que mes fils n’ont pas connu mon époque, parce qu’ils seraient encore plus déçus…
Ainsi est la vie actuelle ! Bien sur, une catégorie de Français ne comprend pas ce que je dis, parce qu’elle profite du système, se cooptant, étant privilégiés de père en fils, appartenant à des réseaux, etc…
 
De toute façon, il n’est pire aveugle qui ne veut regarder…
L’égoïsme et le nombrilisme, c’est tellement pratique, finalement !
 
Vous avez le gâteau et nous ‘Français périphériques’ n’avons que les miettes… Vous aviez besoin de nous pour sauver la France, dans le temps… Maintenant, il vous faudra vous passer de nous… On n’a pas envie de vous aider à sauver vos vies à vous ! Notre avenir, l’avenir de nos enfants est notre seule préoccupation. Nous ne ferons plus de gosses pour aller faire la guerre pour vos gueules ! Perso, j’ai déjà donné… pour ce que ça m’a rapporté… Même pas une poignée de main…
 
« A nos enfants, la patrie reconnaissante », qu’ils disaient ! C’est fini, tout ça !
Apprenez à vous passer de nous, c’est déjà ce que vous faites en nous sacrifiant sur l’autel du libéralisme…
 
Ah ! J’les vois bien moi, toutes ces ‘grosses légumes’, avec le petit gros à lunettes et le petit agité bling-bling, en train d’aller faire le coup de feu pour protéger leurs acquis et leurs privilèges, contre la barbarie qu'ils ont fait venir… On va rigoler…

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03 octobre 2017

Mémoires et radotages (138) – Macron et la belle-doche

GSM

Cela s’est passé le 29 septembre 2017

 

Ma femme emmène sa mère voir le médecin suite à des analyses pour traitement éventuel…

 

Le médecin en profite pour faire passer un petit examen sur le fonctionnement du cerveau de la belle-doche…

-Nous sommes en quel mois ?

-Heuuu… Septembre ou Octobre, j’sais pas bien !

-OK ! Nous sommes en quelle année ?

-… Mille neuf… cent soixante dix sept !

-Hummm ! Quel est le nom du président actuel ?

-François… François…

- Vos êtes sûre ?

-Ah, non, c’est vrai ! Maintenant, c’est l’autre con !

 

MACRON : Même les gâteux le détestent !

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24 septembre 2017

Organiser, prévoir, informer

GSM

Ecrit en septembre 2014
 
J’ai commencé par toi, mon Nono. Il fallait bien que je m’y mette. Juste pendant le trajet pour aller à ton code.
Je crois que j’ai bien dosé, pas trop stressant, disons light. Je suis content d’avoir eu ce courage (car Dieu sait que ce n’est plus ma caractéristique principale) et surtout, d’avoir eu cette inspiration, qui m’a fait parler comme j’écris (ce qui devient bien plus rare avec la désorganisation de mes pensées).
Et je suis content d’avoir su être si bref et concis et surtout que tu m’écoutes, car tu es celui avec lequel j’ai le plus grand mal à communiquer. Peut-être ton adolescence tardive ?
J’espère que tu auras compris qu’il y a maintenant urgence à prendre ton envol, aussi bien dans ton intérêt que dans celui de ta mère. Il faut trouver un taf !
D’ici un certain temps, je t’en remettrai une couche, mais là, avec des faits plus précis.
 
En attendant, il faut que j’entretienne ton grand frère Toto, sur le même sujet. Mais je crois que je serai moins light avec lui qu’avec toi, car je pense qu’il est sur un petit nuage et que cela nécessite plus de puissance dans le propos pour l’en faire redescendre. Et pour lui, il y a urgence, car sa nonchalance passée l’a placé hors circuit. Bien sûr son inquitude actuelle est réelle, mais on ne rattrape pas plusieurs années de recherches menées en dépit du bon sens et à l'inverse des conseils des gens d'expérience. On n’embauche pas les gens qui sont sans travail depuis longtemps. Oui, je vais être un peu, voire beaucoup plus percutant, je crois.
 
Quant à Kikson, je ne sais que lui dire. Il travaille comme une brute pour des clopinettes. Il a énormément de mérite et je ne puis décemment lui faire aucun reproche. Je ne peux que lui recommander de bien veiller sur toi, ton frère et votre mère. Car c’est vraiment lui qui est votre Grand frère Poule et fils poule aussi (par analogie à Papa poule). Maintenant il lui faut aussi à très court terme parvenir à payer son électricité et tous ses loyers, mais je le lui dirai de manière light, il comprend à demi-mot, ton aîné, car il a l’intelligence du cœur…
 
NDLA : Toto finira par trouver un job en juillet 2015 en acceptant de prendre n'importe quoi du moment qu'il y avait une paye au bout. Quant à Nono, il en est toujours au même point sauf qu'il a acquis son permis de conduire...

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04 septembre 2017

Mon Kikson

GSMEcrit le 16 février 2016.

Cela fait longtemps que je voulais te parler. Mais concrètement c’est difficile de parler avec toi mon Kiki… parce que tu vas vite, parce que tu passes du coq à l’âne, parce que tu n’es pas longtemps avec nous, parce que tu as ta vie à vivre…
 
Sache que je t’aime. Je vous aime tous les trois pareillement. Ce que j’admire, c’est ce lien qu’il y a entre vous trois. J’espère de tout mon cœur que ce lien fraternel subsistera après notre départ, car c’est ce qu’il y a de plus beau.
J’ai si peur pour votre avenir. C’est à chacun d’entre vous de vous prendre en mains. Je regrette de ne pouvoir pas davantage, pour vous procurer une situation dans la vie. Entraidez-vous. Remonte le moral de tes frères. Tu es si combattif à travailler comme tu le fais dans des conditions financières difficiles et précaires. Je t’admire, car tu me rappelles Papy ou moi-même qui étions très besogneux et qui rebondissions toujours après chaque coup de la vie professionnelle.
 
Je pense à toi très souvent, mais je ne t’appelle pas au téléphone, parce que je ne suis pas en phase avec ce à quoi tu t’intéresses. Je ne suis préoccupé que par ton avenir que je voudrais le meilleur possible. Je n’aurais que des questions angoissées à te poser, je casserais l’ambiance par mon inquiétude… alors, je m’abstiens…
 
Je te fais de gros bisous, mon fils.
 
Papa

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