20 juin 2017

Les vieux ne sont plus jeunes

GSM

C'était en août 2014...
 
L’autre jour, nous sommes allés chercher notre grand fils à 300 kilomètres.
 
1ère période : Avant le départ, l’anxiété de l’accident qui foutrait mes trois fils dans une merde… Anxiété de vieux, de ces vieux qui perdent l’allant et la confiance de leur jeunesse…
 
2ème période : Trajet en bagnole, où, petit à petit, me sont revenues l’ivresse de la vitesse, le bonheur de l’action, un faux sentiment d’utilité, une immense liberté, la plénitude de la conquête d’espaces infinis. C’était le départ joyeux vers l’aventure… Comme un retour vers la jeunesse… La conquête de l'ouest et la fièvre de l'or...
 
3ème période : On s’est promené à pieds avec mon fils aîné, dans cette grande ville, qu’il a voulu nous faire visiter... Mal aux pieds, mal aux hanches, mal au dos, épuisement, plusieurs stations assises un peu partout, sur des marches, sur des plots en béton, sur n’importe quel mobilier urbain… Une souffrance physique prononcée et une lenteur pour arquer, comme de vieilles machines rouillées… Un vrai enfer… L’enfer de la décrépitude physique des vieux… 
 
4ème période : Le retour n’était pas comme l’aller. D’abord parce qu’il y avait tous ces connauds du « chassé-croisé » inter-mensuel estival et ensuite parce que notre destination était le retour vers la prison… La prison des habitudes, du monotone, de l’ennui, la promiscuité de cette population écœurante et à chier de la microrégion où j’ai eu le malheur d’habiter... L’endroit des ondes négatives et des envies mortifères. L'endroit où les vieux retrouvent leur stress de vieux…

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05 juin 2017

Mon petit dernier a son BTS...

GSM

Ecrit le 19 juillet 2014 :
Il y a un an, Je déplorais que mon benjamin n'ait pas obtenu son BTS.
 
Alors, je dois reconnaitre qu'après cette année redoublée, il l'a obtenu et avec une très brillante moyenne. C'est mérité, car j'ai bien remarqué les efforts inhabituels qu'il a consentis.
Je suis très satisfait, il faut bien le dire. Je l'écris, c'est encore mieux.
 
Cela fait une douzaine de jours que je connais ce résultat. Pourquoi n'en parlé-je que maintenant ?
Tout simplement parce qu'après une courte euphorie, j'ai réalisé que s'il avait maintenant la clé pour ouvrir la porte des emplois, cela n’empêchait pas que cette porte s'ouvre sur un vide sidéral. Il n'y a pas d'emploi. Et il y a gros à parier qu'il sera sans emploi comme mon cadet. Alors, succès, oui ! Mais si amer !
 
L'avenir ? Trois ans à ma charge sans l'être pour le fisc ! Des impôts sur le revenu pour moi. Ensuite le RSA pour lui, comme ses deux grands-frères, si cela existe encore. NDLA : En fait pas d'impôt pour moi, même avec seulement 2 parts...
 
La pauvreté pour nous, la misère pour eux et la détresse absolue pour toute la famille. Avenir bouché, espoir vain...
 
Merci à nos gouvernants qui ont réussi ce tour de force en si peu de temps...

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30 mai 2017

Cafard

GSM

Ecrit en mai 2014
 
Je t’emmène au lycée. Je ne dis rien. Je ne te parle pas. Tu vas te dire que ton père est froid et distant. Ça me fait chier, de me dire que tu risques d’avoir un souvenir erroné de moi, plus tard.
Alors je finis par te demander de m’excuser pour ne pas te parler. Je te dis que je n’ai pas le moral, que j’ai ce matin un cafard immense et que finalement il est inutile de te le communiquer. Je me force un peu en te demandant si tu as des examens aujourd’hui, si tu révises bien.
J’ai si peur pour toi, mais je ne te le dis pas. Je t’aime et je te l’ai déjà dit bien des fois, mais ce matin je ne peux le dire, car je pense que tu serais fondé à me répondre que si je t’avais vraiment aimé je ne t’aurais pas mis au monde dans ce pays et dans cette époque sans travail, sans avenir et sans espoir.
 
Tu es pourtant le dernier de mes trois espoirs. Puisses-tu, contrairement à tes deux frères, réussir ta vie, t’accomplir, avoir un travail. Oui, car maintenant un emploi est un don du ciel réservé seulement à quelques-uns, pas à des élus de Dieu, mais simplement à des bénéficiaires d’emplois de connivence et de réseau que les parents ont tissé…
Les autres, toi et tes frères en font partie, ne bénéficient d’aucun réseau. Je m’en sens coupable. Réussir ma vie aurait pu être cela : faire partie d’un réseau, rien que pour placer mes enfants… Je ressens la cruelle inutilité de ma vie, moi qui n’ai pas su ni pensé à faire cela. Je sais que vous trois n’avez pas les ressources psychologiques que j’avais. Vous avez le don moyen de ces fils-à-papa qui ont une place réservée dès leur naissance. Manque de chance je n’ai pas la compétence d’un père capable d’avoir des fils-à-papa…
Dans ma volonté d’indépendance, ma fierté, mes principes moraux, j’ai omis de penser qu’il n’y avait pas que mon avenir en jeu, mais qu’il y aurait aussi celui de mes enfants. Honte sur moi, d’avoir mis sur terre des enfants dans un monde de misère.
Mais ça, je ne te le dis pas, parce que j’ai honte, parce que ce n’est pas la peine que je te mette cette idée en tête, au cas où tu me la ressortes un jour comme un coup de sabre dans la figure. Sait-on jamais ?
 
Nous sommes arrivés. Je te dépose. « Travaille bien mon Nono, bonne journée ».
 
Bordel ! Qu’est-ce que j’ai fait comme conneries dans ma vie ! On ne fait pas de gosses, quand on n’est pas capable !
Vivre, c’est prévoir. Je n’ai pas prévu. Ma vie ratée est inutile…
Une journée noire s’annonce devant moi ! Je cherche une explication pour me rassurer. C’est vrai, je suis toujours dans ma dépression du retraité ! Ça ne me rassure pas vraiment…
 
Le mieux est d’aller me coucher et de dormir, pour oublier tout…

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18 mai 2017

Mon Indochine

GSM

Nous marchions sur le trottoir de la rue Catinat. Il faisait très chaud. Les semelles de crêpe de nos souliers collaient sur le sol brulant. L’homme qui me tenait la main était aussi bronzé que j’étais pâlot… Il s’appelait Henri… Ce qui me frappait, c’est qu’il n’était pas habillé entièrement de blanc, comme les autres européens qui lui reprochaient de ne pas respecter leur code vestimentaire imbécile et arrogant, ni comme les Vietnamiens plutôt culottés de noir… A part sa chemisette blanche, tout était à l’avenant : Short beige, chaussettes de couleur et chaussures noires… J’étais très content de me promener avec cet homme dans cette rue de Saïgon. Ce nétait pas n’importe qui, c’était mon Papa…
 
J’avais passé ces derniers mois à l’hôpital pour vaincre ce ver qu’on disait solitaire puis ensuite la dysenterie, la jambe suspendue en l’air, avec un petit tuyau ou je voyais couler le liquide transparent, goutte à goutte… Bien sur, ma maman et mon Papa venaient me voir le matin, le soir et toute la coupure consacrée à la sieste, qu’ils me consacraient…
Je n’étais encore pas sorti en ville depuis notre arrivée dans ce pays si chaud… J’étais si content de donner la main à mon Papa. Il me parlait. Je ne sais plus ce qu’il me disait, mais j’écoutais et il me rassurait.
 
Nous nous dirigions vers la cathédrale après avoir déambulé dans le boulevard Charner…
Avisant un marchand ambulant, il m’offrit une glace que je ne mis guère de temps à laper, tant j’étais assoiffé…
Nous avions à peine repris notre chemin qu’un photographe nous prit en photo. Papa mit le ticket dans sa poche…
Notre séjour dans la cathédrale me parut très court, lorsqu’il fallu ressortir dans la chaleur étouffante de la rue Catinat…
 
Nous retournâmes sur le quai du commerce, où nous attendait la moto de Papa. Nous fîmes un crochet pour prendre Maman à la sortie de son Bureau, qui me couvrit de gros bisous et me donna un bonbon au citron. Bien calé entre mon Papa (dont j’entourais la taille de mes bras) et ma Maman, nous reprîmes alors la route de Cholon pour rentrer à la maison.
 
Ce soir là, j’étais très fatigué et je ne mis pas longtemps à m’endormir dans les bisous de mes parents…

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07 mai 2017

En manque

GSM

Mon papa préféré est parti un beau jour,
Beau et resplendissant, au ciel il s’en allait.
Il a tiré sa révérence, en montrant bien qu’il nous aimait,
Il a rejoint sa chère maman, qui lui manquait depuis longtemps.
Lui, il manque à mon cœur, mais je sais qu’au beau temps,
Au jour le plus  éblouissant, je le reverrai pour toujours.

1945 mardi 8 mai 1945 Quartier Rochambeau Cie de port Cherbourg

 

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30 avril 2017

Le bonheur à portée de souvenir

 

GSM

 

Pour revenir dans le monde ancien du bonheur enfui, une seule méthode :

 





... Regarder les photos datant de 25 à 29 ans, de mes amours, les plus grands amours de ma vie... Mes petits garçonnets... Epoque d'espoir en l'avenir que je croyais pouvoir bâtir pour eux...

 

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23 avril 2017

Souvenirs d'enfance : C'était, je ne sais plus... Je devais avoir entre 8 et 10 ans...

GSM

Note de la rédaction : Je pourrais dire "Père" ou "Mère", comme les gros Kakous qui se la pètent... Mais non ! J'étais petit garçon. Et quand je repense à ça, je le suis à nouveau... Dans cette attente des résultats des présidentielles, qui de toute façon seront catastrophiques, il est si doux de penser à ce qui appartient à la douceur de l'enfance...
 
Maman était partie faire les courses avec ses filets à provisions. (Elle n'avait pas encore de panier à roulettes, ça coûtait cher).
 
Mon papa, qui n'avait pas de chantier, (et ça se produisait souvent), était à la maison à bricoler...
 
On sonne. Il va ouvrir. Un camelot lui fait l'article pour lui vendre des draps...
 
Mon Papa, qui se rappelait que Maman avait dit qu'on aurait besoin d'acheter des draps a demandé les prix au marchand.
 
Les deux draps 20.000 francs (anciens francs).
 
Il va dans la pièce d'à coté, retire le dernier billet de 10.000 francs dans la boite à biscuits en fer. Puis il revient
 
Le Camelot récupéra un drap et s’en allât.
 
Quand ma mère revint, elle constatât que le drap était de qualité médiocre, de couleur grège, tout rêche et de dimension insuffisante pour un lit de deux personnes. De plus quand elle s’enquit du prix, elle se mit en colère, parce qu’un seul drap de bonne qualité valait 2500 francs. De plus, il n’y avait plus d’argent à la maison (ni sur le compte  d’épargne de la poste bien entendu).
 
C’est la seule fois de ma vie, où j’ai vu mon Papa tout penaud, devant ma Maman.
 
Il connaissait bien les prix de la peinture, de l’enduit, de l’essence, mais en ce qui concerne la gestion familiale, il n’y connaissait rien. C’était Maman qui gérait tout cela…
 
A chaque fois qu’un client le payait, il ramenait l’argent à Maman. Il lui demandait à chaque fois l’argent nécessaire pour ses achats de chantier.
 
Maman avait tout dépensé en faisant ses courses. Elle comptait sur le dernier billet de 10.000 francs pour les jours suivants. Il y avait comme un problème…
 
Heureusement l’après-midi même, un client habituel téléphonait pour un chantier urgent et proposait un acompte pour les matériaux, que mon père s’empressât d’aller chercher.
 
Nombre de fois, l’argent vint à manquer, mais à chaque fois, ce genre de providence accompagnât mon Papa.
 
J’avais conscience que mes parents n’étaient pas riches… Je voyais bien les soucis d’argent qu’ils avaient…
 
Mais jamais nous n’avons manqué de rien.

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21 avril 2017

A penser en homme libre

GSM

A penser en homme libre, on n'est point écouté.
A dire des mots à soi, hors la pensée unique, on est ignoré. A aborder des sujets hors consensus, on est dans le désert au milieu de la foule. Si j'aime la meringue en 1er et le caramel en second, alors, là c'est intéressant, c'est primordial, c'est l'essentiel de la vie. Car la vie de nos contemporains, c'est la futilité et l'absence de pensée profonde, surtout en dehors des sentiers battus !

Et bien mes fils, continuez à être comme votre père. Continuez de nager contre les vagues. Je vous ai conté mon histoire. Elle est celle de quelques uns qui ont su dire non. De ceux qui ont traversé la foule à contresens. De ceux qui ont dit : "Non, à part en droit, un homme n'en a jamais valu un autre". Galilée ne peut être égal au grand inquisiteur. Guy Môquet n'est pas équivalent au chef de la gestapo.
 
M'opposer à l'injustice m'a coûté très cher.
- Démontrer que j'avais seul la solution d'un problème, que le professeur et tous les autres élèves étaient dans l'erreur, a été très dur. Ce furent de grands moments de solitude...
Tous ont de la hargne contre vous. Mais quand vous apportez une démonstration imparable parce que mathématique, vous êtes porté aux nues et même jalousé. La victoire a souvent été amère, car la satisfaction n'est jamais à la mesure de l'épreuve psychologique qu'on a traversée pour y parvenir.
Et là, vous vous rendez compte de la nature grégaire de beaucoup d'humains.
- Quand la question ne relève pas d'une démonstration avec des preuves, mais relève de l'affectif, donc du subjectif, vous n'aurez aucun moyen de faire valoir vos thèses. La bataille se livre contre des moulins à vents.
J'ai eu dans le passé, à soutenir un ami, parce que je le savais innocent de ce qu'on l'accusait. Ca m'a coûté ma place, on m'avait prévenu ! Quand j'y repense, je sais que je le referais encore s'il le fallait.
Ça coûte très cher, mais quand je me regarde dans une glace, je n'ai pas à baisser les yeux : l'homme qui me fait face est digne de mon estime. Et jespère que je suis digne de la vôtre...
 
Mais quand une autorité morale connue vous apporte sa caution, cela m'est également arrivé, là encore, la foule en délire ou en haine, ne vous apporte que peu de réconfort.
C'est à ce moment que vous comptez vos très rares amis.

On apprend ainsi, que l'amitié, comme le respect, ça se mérite.
 
Faites vous-même vos expériences, mes enfants, cela vous endurcira, mais vous montrera combien la plupart du temps on est seul, au milieu de la foule...
 
Peu de gens ont compris la parabole de Don Quichotte de la Manche. Ils n'y voient que le coté ridicule et farce de cette œuvre.
Pour ma part, elle rouvre des blessures anciennes.
 
Avoir raison et parfois triompher est souvent infiniment beaucoup plus difficile à vivre que de se laisser perdre...
 
Je vous conseille la lecture de "Amère victoire" de René Hardy... C'est un peu l'histoire de la vie de votre Père... Puissiez-vous y puiser la force mentale nécessaire pour résister à la foule des cons !

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11 avril 2017

L'étranger (7 novembre 2011)

GSM

Ambiance surréaliste. On est là sans être là. On ne sait plus ce qui se passe, si on est dans un monde vrai ou dans un cauchemar… On découvre la famille qui nous reste sous un autre jour : Une bande de jeunes qui n’avait plus son patriarche et qui vient de perdre celle qui fut ce pilier d’amour, d’exemplarité, de conscience et de morale universelle ; une bande qui n’a plus de repère…
Nous étions comme sur une nouvelle planète. Le Lot et Garonne n’est plus qu’une terre étrangère sans Papa ni Maman. Cette terre des pruneaux n’est plus rien à présent qu’une terre sans attrait, sans espoir, mais pleine de passé, de regret et d’amertume… Comme si la tempête du présent avait dévasté tout notre passé...
 
C’était un Lundi 7 novembre, la fin d’une époque formidable, la fin d’un couple de gens qui ont éclairé mon monde pendant 61 ans…
 
Mon Poupa et ma Moumouse, Papi et Mamie de mes enfants, reposent en paix ensemble et j’espère qu’ils sont réunis à nouveau dans un au-delà que les mécréants dénient dans leur orgueil de savoir tout…
 
Je ne sais rien. Je doute mais j’espère qu’un autre monde se construit ailleurs avec ces personnes formidables dont j’ai eu la chance insigne d’être l’un des enfants.
 
J’espère que ce n’est qu’un au revoir. Mais la prochaine fois, je vous jure que je n’hésiterai pas à vous serrer dans mes bras et à vous dire ; « Mes chers Parents je vous aime. Vous êtes les gens les plus merveilleux que j’ai connu »…

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10 avril 2017

Ma pauvre maman (mars 2010)

GSM

Je n’avais pas de nouvelle de toi, depuis très longtemps. Parce que ma sœur fait obstacle, parce que je ne peux lui parler sans me mettre en colère, parce que je ne peux la supporter…
Mais, là je n’en pouvais plus, alors j’ai enquêté par téléphone. J’ai trouvé une piste auprès de l’organisme curateur.
J’ai ainsi appris que ta fille t’a fait emmener, sans nous informer, en ambulance (une fois nest pas coutume), au fin fond de la Lozère. Tu es depuis le 23 décembre à l’hôpital local de XXXXXXXX…
 
Ce matin, on t’a passé le téléphone… Tu n’arrêtais pas de rire… L’infirmière m’a dit que tu étais une patiente très agréable…
J’ai compris alors, que tu ne savais plus que rire… Que tu n’avais plus toute ta tête… J’ai contenu une bouffée de sanglots, lorsqu’à chacune de mes questions, tu répondais par des rires…
 
L’infirmière ne savait pas que tu avais deux fils. Elle m’a dit que tu devrais sortir bientôt et qu’il faudrait trouver une solution…
Nous revoilà dans la même situation qu’en 2006, à 700 km, sans pouvoir agir, face aux méfaits de ta garce de fille, qui nous a foutu des bâtons dans les roues, lorsque je mettais en œuvre les solutions d’accueil… Et qui te lâche, quand tout est réglé alors que l’on croit que tout tourne rond…
 
Je la hais. Tu ne mérites pas cela, ma Maman…
Quand j’ai raccroché, j’étais las et stressé.
 
Tu as été une maman formidable. Tu as veillé des nuits entières quand nous étions malades. Et maintenant, tu es seule, abandonnée dans cet hôpital. Quelle fin de vie de chien. Tu n’as pas mérité cela…
 
Papa l’avait dit. Il savait que s’il partait le premier, ta fille et ta petite fille t’en feraient baver… Il avait encore raison, une fois de plus…
 
Je ne sais plus comment gérer la situation. Il faut que je réfléchisse… Je suis si fatigué…

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