06 janvier 2020

Mémoires et radotages (256) – Politiquement correct : Ceci est tabou !


GSM

Écrit le 31 décembre 2019
 
Cela s’est passé le dimanche 22 décembre dernier…
 
Ma femme, esclave consentante de sa mère qui est incontinente, égoïste, menteuse et écornifleuse notoire, retourne, après dîner, en voiture passer sa nuit dans un fauteuil, chez sa mère pour la surveiller, aux abords de la petite ville d’à coté… (J’te foutrais ça à l’EHPAD, moi !... Enfin bref !)
 
Mais entre le stationnement de la bagnole et sa mère, il y a une centaine de mètres à faire à pinces… Il fait nuit à 9h1/2 – 10h…
Vlà-t-y pas, qu’une voiture qui maraudait en grimpant la rue s’arrête à hauteur de ma femme qui la descendait… Il baisse sa vitre et l’interpelle… Ma femme lui répond « Mais, je ne vous connais pas »… Celui-ci insiste et recule au fur et à mesure que ma femme avance en insistant pour la faire monter dans sa voiture… Heureusement le gus était seul… Ma femme parvient à traverser la rue et se met à presser le pas.
Ni une ni deux, le type fait demi-tour dans un portail ouvert et redescend la rue à la poursuite de ma meuf… cette dernière ne voulant pas que l’automobiliste voit où elle se rendait ni qu’il en profite pour l’agresser pendant qu’elle tenterait d’ouvrir la porte, dépasse sa destination et poursuit son chemin en pressant le pas, très angoissée… Hélas, à partir de là, ce ne sont que murs borgnes sans portes, ni fenêtres, donc sans secours possible… Elle commence à paniquer sérieusement quand le sale type arrive à sa hauteur…
 
Elle fait alors volte-face et remonte la rue à toute la vitesse possible permise par ses petites guibolles… Fort heureusement, deux voitures descendant la rue, arrivées derrière l’importun, ont forcé ce dernier à poursuivre sa route… Laissant à ma femme hors de vue, le temps de rentrer chez sa mère, où elle s’est barricadée et où elle m’a appelé à la rescousse, mais trop tard…
 
Alors si je dis que ma femme m’a dit au téléphone que ce type était un Suédois, tout le monde nous plaindra « C’est incroyable, ces Suédois, ils ne peuvent pas rester dans leur pays ! »…
 
Mais où l’histoire devient politiquement incorrecte, c’est qu’elle m’a dit une chose que personne en France n’ose dire sous peine de toutes les diabolisations et anathèmes possibles : « C’était un ara... Un Sarrasin »… Oups ! Je n’ai rien dit ! Elle n’avait ni pris le numéro minéralogique, ni ne savait de quel type de voiture il s’agissait, trop stressée par la situation… Nous ne pûmes donc rien signaler ultérieurement à la maréchaussée… Sous peine d’être qualifiés de racistes, au moment de la description… Ah, s’il avait été Suédois, ça aurait été plus simple ! De toute façon ça s'est bien terminé...
……………….
Autre anecdote. Cela s’est passé il y a plus d’un an…
 
Cela se passait dans le centre de la petite ville d’à coté. Des copains à mon petit Nono se réunissent chez l’un d’entre eux… Certains, pères de familles, et un autre en fauteuil roulant. Cinq adultes en tout… Les bébés pleurent, à cause du bruit du club privé de l’autre coté de la rue… L’un des adultes traverse et va demander poliment si "on" ne pourrait pas faire moins de bruit, patati, patata, etc…
A peine est-il revenu chez lui parmi ses amis silencieux… On sonne ! Il ouvre ! L’expédition punitive avait commencé ! Une vingtaine de… Disons de ‘Trucs’ comme ça on ne risquera pas l’anathème (C'est un club Privé de Trucs)… se sont mis à taper sur les cinq adultes Français, y compris l’handicapé (Heureusement les femmes et les bébés furent épargnés)… sur ces cinq gars, parmi lesquels il n’y avait aucun Rambo, ni ex-commando, ni même de bagarreurs… Ils se sont défendu comme ils ont pu et en ont pris plein la gueule… Deux se sont retrouvés aux urgences pour des points de sutures et des côtes cassées… Les flics n’ont pas voulu se déplacer… Il n’y a pas eu d’entrefilet dans le canard local…
Heureusement mon petit Nono était en retard et est arrivé chez ses amis, juste après le repli de la bande d' Ottomans… Sinon, je crois que j'aurais été Charles Martel à moi tout seul... Qu'on ne touche jamais à un seul cheveu de ma progéniture tant que j'aurais la force de...
 
Bref, nous vivons officiellement dans une région paisible, sans voyous, sans problème… On ne nous parle jamais des exactions commises, ni des immigrés que la région fait venir pour combler la régression démographique préjudiciable aux dotations de l’état. On ne nous parle pas des voitures brûlées à la Saint Sylvestre. On ne parle pas des voitures qui écoulent de la came pas loin du lycée. (Dans les années 2009 environ, j’avais relevé et donné aux gendarmes, le numéro d’une BM de dealer immatriculée dans le 9-3 et qui fournissait des revendeurs dans le quartier Truc)… On ne fait surtout aucun lien entre les crimes, les délits et une certaine population… Il s’agit de non évènements, puisque ceux-ci sont niés et passés totalement sous silence… Pas d’évènement officiellement, donc pas de lien, donc pas de relation de cause à effet…
 
Quand je dis que c’est une petite région bien paisible, bien tranquille… Et bien ne me croyez pas !
  

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02 janvier 2020

Mémoires et radotages (254) – Nouvelles du front


GSM

Écrit le 30 décembre 2019
 
Mon front ?... 37,2°, ça va !
 
Mais sinon… Un jour ça va, un jour ça ne va pas ! Ainsi aujourd’hui, je marchais à grands pas et je me sentais (il me semblait du moins), plein d’énergie, de force et totalement indestructible… Comme si j’avais été encore jeune… Mais Samedi dernier, par exemple, j’étais fatigué, sans force, je me traînais avec en plus, des douleurs aux deux hanches qui m’empêchaient de faire de grandes enjambées et me faisaient claudiquer et cheminer lentement, dans une grande lassitude…
 
Chaque matin, à mon réveil… ma première pensée est : « Tiens, je suis encore vivant ! »…
 
Je sais qu’un jour je ne le serai plus et je me demande combien il me reste ?... Quinze ans, trois ans, un an, un mois ? Peut-être est-ce pour demain ? On ne sait pas…
Hélas, je ne peux me permettre de partir tout de suite ! J’ai des obligations… Deux de mes petits sont en contrats précaires, le troisième travaille chez un sous-traitant de sous-traitant de Peugeot (disons en Français : un sous-traitant de rang deux)… L’entreprise de rang un étant passée des mains Françaises aux mains Allemandes, puis depuis peu, aux mains Espagnoles (lesquelles ont déjà des établissements sur le sol Ibérique)… C’est dire le peu de visibilité sur l’avenir des emplois de la boite ou travaille Toto… Sur le mode plaisanterie, quand on pense que le sous-traitant, désormais Espagnol, de Peugeot se nomme ‘Gestamp’… On a tôt fait de se dire qu’il va tous les « estamper » un jour ou l’autre, mon Toto y compris…
 
Extrême volatilité de nos emplois, dans lesquels deux de mes fistons travaillent comme des bœufs, et sûrement plus que des espingouins (Ils sont bien nés, eux, ce sont des zalandeau, bosseurs comme leur père et feu leur Papy !)… Mais nos salaires Français sont trop chers, parce que ‘notre’ euro est trop cher, parce que nos bons à rien de dirigeants successifs ont trop laissé filer les prix et les dépenses publiques et donc le coût de la vie… Toto se tape des 12 heures par jour à fond la caisse (heures supp non payées), mais sa place n’est pas assurée parce que des feignasses esclavagées coûtent deux fois moins cher ailleurs…
Cela me dégoûte…
 
Et puis t’as l’aîné (chanson de J Brel), mon Kikson : Il bosse dans sa plateforme logistique, deux fois plus vite que les autres intérimaires et c’est pourquoi il est le seul intérimaire que l’on ait gardé au-delà du couperet des 900 heures, sans toutefois le passer en CDI… Mais le site projette de s'automatiser...
 
Et puis t'as l' Nono, vu qu'est en CDD, dans l’environnement de travail d’un gang de petites salopes !
Quant aux salaires… N’en parlons même pas !
Ecoeurante société qui se veut libérale et qui esclavage ainsi nos enfants… et les miens en particulier…
 
Ai-je le droit de partir maintenant ?
 
Qui leur prêtera sa voiture quand la leur est à réparer ? Qui aura une maison prête à les accueillir en cas de coup dur ? Qui les aidera à s’installer (il reste encore le benjamin à la maison) ?
 
Et puis, t'as ma meuf… Elle n’aura sa retraite qu’à 67 ans… encore 4 ans d’attente…
Et puis y’a mon ex… qu’est pas encore cannée…et qu’a droit à une part de la réversion, si j'clabotte avant… et faut qu’j’attende qu’elle calanche… si j’veux que ma meuf ait une réversion correck (sur la musique de « Ces gens-là de J Brel »)…
 
Alors chez ces gens là… (nous)… Je ne dois pas crever tout de suite… J’ suis utile… Il parait… Bien que les gens indispensables emplissent les cimetières, d’après ce qu’on dit… Faut que j’ me ménage, faut que j’ dure… malgré qu’ ça m’ pèse…
 
Alors chaque matin, ma première pensée est toujours la même « Tiens, je suis encore vivant ! »…
 

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27 décembre 2019

Mémoires et radotages (250) – Nono – Environnement humain de merde


GSM

Écrit le 20 décembre 2019
 
Mon petit Nono travaille depuis le 11 juin comme pion dans un collège… Cela a été très difficile… Il a failli abandonner… Non pas à cause des gamins et gamines… Ceux-là, il les a rapidement maîtrisés… La cause c’était les pionnes ! En effet, il n’y avait aucun surveillant mâle avant l’arrivée de Nono… Ce qui avait motivé l’embauche de mon fils, d’ailleurs… Les gonzesses n’ayant pas la "gagne" sur certains élèves masculins…
En fait ces saletés s’étaient liguées contre mon fils… Les trois pionnes se comportaient comme un gang, dont l’une était visiblement la cheffe ! Une des trois qui avait eu tendance à être sympa avec mon fils à son arrivée, a vite rejoint la bande sous la pression…
 
Alors une bande de filles pionnes, comment ça marche ?
 
Oh bien sûr, elles ne frappent pas, elles risqueraient assez gros avec un Nono musclé et volontaire… L’arme de ces petites saloperies, c’est la langue (langues de putes) ! On le sait bien la parole des femmes est ce qu’il y a de plus dangereux pour les hommes… Elles racontent de gros mensonges et, comme ce sont de « faibles femmes », on les croit, surtout quand elles se liguent et s’accordent au préalable sur ce qu’elles diront et sur leurs témoignages réciproques… Ces propos, du genre à déformer ce que dit mon fils en son contraire, à déformer également ce que fait ou ne fait pas mon fils et à le faire savoir…
Le risque, de la part de ces filles malhonnêtes, c’était et c’est toujours une fausse accusation d’attouchement ou de harcèlement… Mon fils s’en méfie, comme de la peste et tâche de ne jamais se trouver en la présence de ces ordures, sans la présence de tiers crédibles… Il faut savoir que maintenant dans les établissements scolaires, la majorité du corps enseignant et des « encadrants », est féminine… Mon fils est heureusement très bien vu par ces dernières… Elles l’ont à l’œil et ont pu constater son sérieux dans le travail… Et puis je suppose que l’encadrement connaît les pionnes depuis suffisamment de temps et sait pertinemment les exagérations et la mauvaise foi de ces petites connes…
 
On ignore totalement (en tout cas, moi je l’ignorais) quelles sont les difficultés dans ces établissements… Je me souviens du collège de mon temps… Nous étions parfaitement sages et obéissants, car nos parents nous avaient bien éduqués…
De nos jours… C’est vraiment la cour des miracles… Des ados de 12 à 15 ans, à la limite de l’internement psychiatrique, des excités que rien ne calme, des rebelles à toute autorité, des cancres nuls à chier et que l’on fait passer quand même en classe supérieure chaque année, des gamins lourdement traumatisés, par des familles qui les maltraitent, voire qui les violentent, côtoient des jeunes parfaitement calmes, obéissants et même parfois, craintifs…
Cela donne lieu à des harcèlements des uns sur les autres, à des désordres sans cesse répétés, à des conflits ou des bagarres permanents.
 
Parfois, mon fils quand il rentre le soir, assez tard, me raconte sa journée… Il décrit ce à quoi il a été confronté… Mercredi, c’était un grand de 15 ans qui ne voulait pas obtempérer pour venir chez le surveillant général… Devant sa rébellion et les coups qu’il voulait donner, mon fils l’a littéralement soulevé de terre par le colback et conduit manu militari… Bien heureusement, un ado d’un mètre quatre vingt, n’a pas la force d’un adulte de 27 ans comme mon Nono…
Puis plus tard, c’était une gamine d’une douzaine d’année qui pleurait parce qu’elle avait cassé ses lunettes dans le car… Elle n’y voyait plus rien et surtout elle avait très peur de la réaction de ses parents… Nono a eu toutes les peines du monde à calmer la petite d’autant qu’il avait de la peine pour elle… Il l’a conduite à un service social du collège (ça aussi cela n’existait pas de mon temps), qui a décidé sur son budget, de lui faire refaire immédiatement des lunettes… La gamine est un cas social…
Puis comme il n’y avait pas d’infirmière ce jour là (encore malade, comme par hasard), il a soigné et mis des pansements à un môme qui s’était blessé…
Il a aussi eu toutes les peines du monde à tenter de calmer un gosse (qui parait-il est victime, ainsi que son petit frère, de viol par ses parents) et qui n’a pas un comportement normal, alternant moments de folie et moments de dépression… Et ce jour là, la psychiatre n’était pas là, car elle ne vient que deux demi-journées par semaine…
 
J’étais vraiment effaré par le récit de mon Nono et je l’ai écouté de bout en bout… Je sais que lui aussi, avait besoin de décompresser et que cela lui faisait du bien de me raconter sa journée…
Je me suis dit aussi, qu’il avait bien suffisamment à faire avec les élèves, sans avoir à subir le persiflage de ces trois morues de pionnes, avec lesquelles il était cependant obligé d’échanger des informations sur les élèves et sur l’organisation, à chaque passage de 'relais'… Sachant que leurs informations à elles, étaient parfois mensongères, pour foutre mon Nono dans la merde…
  

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25 décembre 2019

Mémoires et radotages (251) – Noël, bonheur des enfants et des parents


GSM

Écrit le 21 décembre 2019
 
Ah, mes petits garçonnets !... Il est vrai qu’ils ont, sans pour autant être des anges, des qualités formidables : Tendresse, fidélité en amitié, droiture, honnêteté… Et penser à eux, c’est pour moi, avoir un grand moment de bonheur et oublier la morosité d’une vie sans intérêt et sans utilité… Alors, je repense à eux quand ils étaient petits, quand nous étions tous réunis et que j’ai vécu et que nous avons tous vécu, ces moments de pure joie, alors que les soucis de l’avenir n’existaient pas et que la société n’était pas encore devenue un enfer…
Quel meilleur moment que celui de Noël, où les gamins à peine levés, se précipitaient pour déballer leurs cadeaux…
 
 
 
Des bouffées de bonheur m’envahissent alors et tel un paradis artificiel, je plane pendant quelques instants, dans une félicité sans borne...
 
   

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23 décembre 2019

Mémoires et radotages (249) – J’ai travaillé avec mon père


GSM

Écrit le 19 décembre 2019
 
Quand j’étais jeune, les journées du jeudi et les samedis après-midi, Papa m’emmenait sur son chantier pour travailler… J’ai commencé à 7 ans et j’ai arrêté à 18… Ensuite ma sœur puis mon frère ont pris le relais… Mais beaucoup moins longtemps que moi, parce que finalement j’avais monopolisé ce travail pendant onze années…
Mon père était artisan peintre et ses chantiers étaient en rénovation intérieure, c'est-à-dire sans risque… Sauf quand j’étais plus grand, où là, il a commencé à me faire bosser à l’extérieur…
 
J’ai commencé à 4 centimes d’anciens francs de l’heure… Je repeignais les radiateurs en fonte avec une brosse à réchampir. Puis après il me confia les fenêtres à réchampir et enfin, j’eus la responsabilité des plinthes avec une brosse de pouce… Ce n’est que plus grand, que j’ai eu droit aux portes avec une brosse plate à laquer… Pas de manque de touche, pas de bavure… Il a toujours gardé les plafonds et les papiers peints pour lui (C’est dur pour un môme, surtout les plaftards en laque glycéro brillante). Papa faisait cela avec une facilité déconcertante…
 
J’aurais bien fait pareil avec mes gamins quand j’étais gérant de ma boite, mais la dangerosité de travailler sur des terrasses avec des grues tournoyant au-dessus des têtes et les failles de sécurité (trémies non sécurisées, pointes non retirées des planches de coffrages, etc…), m’en ont dissuadé… Ils n’ont ainsi pas pu prendre goût au travail et sont plutôt gourds sur le bricolage quel qu’il soit…
 
Je me souviens d’un chantier à coté du port de Nice… Nous repeignions une grille de clôture… Le midi, on mangeait à l’extérieur assis sur des « camions » * de peinture renversé (et vides)… C’était l’été… A midi, Papa allait acheter du gros pain, du pâté, du jambon, chez les petits commerçants de l’autre coté de la rue et on se faisait de ces casse-dalles de première… Qu’il était bon le pain à cette époque… Un pain fabriqué par le boulanger lui-même… Quand je pense au pain de merde que l’on a actuellement !.. J’étais heureux finalement, même si j’aurais préféré aller jouer aux cow boys et aux indiens avec mes copains et courir dans les champs en friches et les ronces et aussi grimper dans les figuiers pour manger des figues ou du raisin sur les ceps abandonnés…
 
Mais c’était l’été ce jour-là… Et l’été, quand j’étais avec mon père, on terminait à seize heures et on allait piquer une tête à « la tour rouge », une des deux digues du port de Nice…
Ensuite il s’en allait finir sa journée à la pétanque… J’y allais parfois… Il était le roi du « carreau »… Quand il tirait, il faisait pratiquement du 100% de réussite… Il avait des surnoms : « Bras d’or », « le japonais », « le chinois »… Combien de concours a-t-il remporté ? Je ne saurais dire, ils étaient innombrables…
Il gagnait ainsi son argent de poche. Parce qu’il faut dire que toutes les recettes de son chiffre d’affaire allaient à Maman qui était la comptable et la trésorière ! Alors déjà que ce n’était pas beaucoup, il n’allait pas taper dedans…
Il ne gardait que ce qu’il gagnait à la pétanque… En tête à tête, il gagnait à chaque fois ! Et si la partie était intéressée…
Une fois, il a même offert une petite montre en plaqué or à Maman. C’est qu’elle était fière comme Artaban, ce jour là, la « Moumouse » à l’arrière de la moto, pour aller chez le bijoutier…
 
* Un camion, c’est un seau en fer destiné à y verser de la peinture et qu’on peut suspendre par son anse quand on travaille à l’échelle… A ne pas confondre avec une « tine » qui contient 25 ou 30 kg de peinture achetée chez le fournisseur…
  

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02 décembre 2019

Dur d'être un parent

2 Août 2013.

GSM

Coup de poignard dans le cœur ! Mon pauv'Nono n'a pas été reçu au BTS (Brevet de Technicien Supérieur).
 
Il y avait 10 ans que je n'avais pas vécu ça. Kikson avait alors raté son bac. Depuis lors, deux bacs et un BTS se sont heureusement bien passés.
 
Pourquoi faut-il tant souffrir d'évènements négatifs qui marquent nos enfants ?
Parce qu'on les aime. Parce que leur vie est la nôtre par procuration. Parce qu'ils sont tout pour nous; nous avons placé tous nos espoirs en eux. J'ai mal, peut-être davantage que s'il s'agissait d'un de mes propres échecs.
 
Quand j'échouais, je rebondissais, j'avais la hargne de triompher, de prendre ma revanche ! Mais eux, ils sont différents ! Ils n'ont pas cette volonté, ils encaissent mal. Alors, moi-aussi j'encaisse mal, dans une sorte de mimétisme avec mes enfants.
Comme si souffrir avec eux pouvait les aider à se reconstruire...

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29 novembre 2019

Il était une fois un petit garçon de quelques mois

GSM

Ecrit le 3 juillet 2007
 
Il était une fois un petit garçon de quelques mois. Son père, un jour ramena une chienne boxer, toute petite et qui l’avait suivi dans la rue, à la maison.
 
Pendant que le bébé grandissait lentement, la petite chienne qui fut prénommée Diane était dressée et s’était prise d’affection pour le bambin. Elle était en permanence auprès du berceau ou de la poussette, puis ensuite du parc, pour protéger son « petit frère ».
 
Le « Papa », son maître, lui avait enseigné l’art de ne pas baver sur son petit frère, et d’interdire tout accès à une personne non dûment habilitée à s’approcher du petit d’homme, sans une autorisation exprimée par le seul hochement de tête de son protecteur.
Le petit garçon grandit, se mit à marcher. Comme tous les petits garçons il monta à cheval sur la chienne, il lui tira les poils, il lui tira la queue. Mais jamais la chienne ne broncha, elle acceptait tout, sans se rebeller et avec toute la bienveillance d’une grande sœur, voir même d’une seconde Maman.
 
 
 
Ce petit diable en grandissant, s’amusait même à chausser des lunettes à sa sœur, à lui mettre une cigarette dans la bouche, et même à lui enfiler une chemise. Mais la chienne acceptait toujours ces jeux, se disant certainement qu’il fallait bien que jeunesse se passe.
 
Jusqu’à un beau matin, où le Papa, qui avait projeté de partir aux colonies, emmena la chienne pour la donner à un ami. Ce jour là, la chienne qui avait la laisse au cou pleura, oui elle pleura, en tirant sur la chaîne, tandis que son maître la tirait vers la porte. Son petit frère se mit à hurler. Ni l’un ni l’autre ne savait, mais tous deux avaient instinctivement compris que cette séparation serait définitive.
 
Depuis le petit garçon est devenu un homme d’âge mur. Mais depuis ce jour de 1954, il ne veut plus avoir d’animal, et surtout pas de chien.
Allez savoir pourquoi ?
  

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13 novembre 2019

Mémoires et radotages (17) – Toto

GSMEcrit le 06 novembre 2015

Enfin, les choses bougent… Le cadet est dans son logement social de deux pièces… Il fait des heures supplémentaires, il fait attention à ses dépenses… sauf pour ses jeux sur console… ma foi, après tout !...
L’autre jour, enfin, je dirais plutôt l’autre soir, il avait percuté un faon avec sa bagnole… Je l’ai cru très stressé. Le lendemain matin je me suis précipité et « Ouf ! »… Il y avait plus de peur que de mal ! … Enfin pour lui et sa voiture, du moins… Parce que le faon… Il est canné, le pauvre ! C’est la faute de ces putains de chasseurs ! C’est la pleine saison de leurs traques en forêt… Les bestiaux fuient… Et c’est les automobilistes et les animaux qui en font les frais…
 
Heureusement que quelques semaines avant je lui avais parlé longuement de l’attitude à avoir envers la présence inopinée de petits animaux sur la route : Pas de coups de volant, seulement le freinage… Il est vrai que je m’en suis farci un bon nombre de bestioles au cours de ma vie… Involontairement bien sur…
Quant à mon cadet, il était ému d’avoir écrasé un animal (surtout qu’il a perdu son chat il y a une dizaine de jours)… Ça va l’endurcir…
Il va comprendre qu’un accident, n’est pas un crime, qu’on n’y peut rien, c’est la vie… Mais qu’il faut tout faire pour éviter de mourir soi-même, pour éviter de faire mourir ceux qu’on aime, puis secondairement de faire mourir les autres… Il y a une hiérarchie, dans la vie… Par exemple, je donnerai ma vie pour protéger mes enfants, mais je la donnerai beaucoup moins volontiers pour sauver mes voisins…
 
Il a fait des heures sup le dernier mois et il a ainsi augmenté sa paye qui passe du niveau smicard au niveau technicien supérieur débutant… C’est pas mal pour un boulot d’ouvrier sur machine… Cela va le consoler un peu de n’avoir pas pu valoriser son diplôme… Il sait très bien que le contexte actuel est défavorable… Mais ce n'est que temporaire bien sur et il le sait...
 
Je l’aide à refaire son appart (plafond de cuisine tout écaillé, mur de chambre aussi). J’y vais tous les lundis… Mais on attend les bons d’achats de peinture de la société de logements sociaux… Ils ne sont pas pressés de les envoyer… Ils sont chiés, quand même : On leur évite d’avoir recours à un artisan… Ils pourraient quand même faire diligence !
 
Les défauts de mon Toto ?... Chaque matin, à son réveil, il est d’une humeur de chien… et cela dure… Mais le reste de la journée… Il est d’une gentillesse à nulle autre pareille…
 
J’attends demain, pour voir Toto revenir au bercail… Il nous manque…
 

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06 novembre 2019

Mémoires et radotages (16) – Honnêteté et enfants

GSMEcrit le 06 novembre 2015

C’est pour cela que je me replie sur ma famille et plus précisément sur ma famille proche… Elle me déçoit moins que ces dirigeants sans conscience, sans valeur humaine… Et pour tout dire, cons comme des bites !
Je me lâche ? Et pourquoi pas ? Après tout la vie est courte, " passe, passe le temps, il n’y en a plus pour très longtemps " (comme disait Moustaki)… Et puis, je ne me suis jamais engagé à être poli… De plus, il faut dire que maintenant je radote, alors j’ai des excuses…
 
Je suis le patriarche comme je le disais précédemment : Plus de parents, plus de famille de ma mère, plus de famille du demi-frère de mon père… Cela fait tout drôle quand même !
J’ai des responsabilités, ou du moins je les prends comme telles… Je me fais du mouron pour mes petits garçonnets… Oui enfin… ils ont de 23 à 32 ans (NDLA : en 2015), mes moufflets !... Je n’ai pas réussi à dire " mes grands garçons ", contrairement à mes parents, qui savaient que respecter leurs enfants c’était aussi ne pas les infantiliser… J’ai des progrès à faire en la matière…
 
Y’a un truc qui me fascine, c’est les qualités de mes petits… grands garçons !... Tiens, prenons l’honnêteté, par exemple ! C’est incroyable, ce qu’ils sont d’une honnêteté scrupuleuse ! Et je suis si fier d’eux !... Parce que, finalement ils sont comme moi. Je peux avoir une confiance absolue en eux… Je n’en reviens pas… Et pourtant… Leur ai-je donné des leçons de morale ?... Leur ai-je appris ?... Je ne crois pas… Je ne m’en souviens pas… Est-ce une histoire de gènes ?... Est-ce une sorte d’imprégnation ?... Peut-être l’exemple, alors ?
Disons que, peut-être dans leur tendre enfance, je leur aurais peut-être emprunté quelque chose et rendu en leur disant « il faut toujours rendre ce qu’on nous prête » ? Ou bien « Ça, c’est l’argent des courses pour Maman, il ne faut pas y toucher » ? Vas savoir ?
J’ai demandé à ma femme… elle non plus ne se souvient pas…
Nous ne leur avons jamais donné d’argent de poche quand ils étaient petits, alors que beaucoup de leurs copains en avaient… Et pourtant, jamais ils n’ont piqué quoique ce soit dans un porte-monnaie…
Je leur ai donné des sous quand ils m’aidaient, quand ils ont été un peu plus grands… Peut-être ont-ils compris que l’argent, cela se gagnait ?... Peut-être aussi ressentaient-ils cet amour qu’on leur prodiguait et qu’ils en étaient reconnaissants ?... Quoique je connaisse autour de moi des familles où les enfants sont devenus de petits prétentieux, malhonnêtes, cons… que leurs parents laissaient tout faire, soi-disant pour " l’épanouissement de leur personnalité "…
 
Finalement… je pense qu’on a pas du leur laisser tout faire… finalement non… On a du leur expliquer… Et je sais qu’ils m’ont craint… Cela m’a servi d’autorité… Comme cela, je n’ai pas eu à sévir… Et puis… certainement qu’ils avaient un bon fond…
 
Je suis très fier d’eux ! Pour ces qualités, qu’ils ont… et aussi surtout parce que ce sont mes enfants, bien sur !...
 
Ce ne sont pas pour autant de petits anges. Ils ont leurs défauts… Mais ceux-ci sont si minimes et si véniels…
 

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01 novembre 2019

Maman est morte (1er novembre 2011)

GSM

Elle a rendu aujourd'hui son dernier souffle sans aucun de ses enfants autour d'elle. Elle est partie rejoindre Papa... Elle s'est débrouillée pour disparaitre le 1er Novembre, le jour de la Toussaint... Moi qui disais que c'est une sainte... Meilleure que toi maman, cela n'existe plus...
 
On peut résumer ainsi, Toussaint 2011 : Décès de Maman... Toto et Nono ont pleuré. Il reste à prévenir Kiki... Qu'est-ce que mes enfants aimaient leur Mamie ! J'ai appelé mon frangin, il se charge de contacter notre saloperie de soeur...
 
Je suis groggy, comme si on m'avait mis KO... Et pourtant hier j'avais sorti mon costume noir, je savais que cela était pour bientôt...
 
Maman, tu ne souffres plus et de ça je suis content. J'avais si mauvaise conscience de ne pouvoir rien faire...
 
Toi et Papa, vous serez à jamais mes idoles, pleins de souvenirs, de regrets, de remords, d'attendrissements, de larmes, de chagrins mais aussi de rires enfantins...
 

JE T'AIME POUR TOUJOURS MAMAN...

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