19 octobre 2019

L’ardoise fiscale de Johnny Hallyday avoisine les 30 millions d’euros

GSM

Ecrit par autrui.

 

L’ardoise fiscale de Johnny Hallyday avoisine les 30 millions d’euros. Les différentes parties cherchent à négocier un accord.

 
L’ardoise fiscale de Johnny Hallyday avoisine les 30 millions d’euros, selon une source proche du dossier à BFMTV. Pour cette raison, les différentes parties concernées par la bataille judiciaire autour de son héritage cherchent à négocier un accord, qui éviterait de régler au fisc une partie des dettes du chanteur. 
 
Les ennuis du Taulier avec le fisc commencent en 2007. Résident fiscal suisse puis américain à partir de 2013, Johnny doit continuer à payer des impôts sur ses revenus générés en France. Pour que ces dividendes ne soient plus imposés en France, il met en place dès 2007 un montage d'optimisation fiscale, mais il est rattrapé par le fisc qui le notifie de plusieurs redressements.
 

"Un mode de vie tout à la fois itinérant et bohème"

 
Fin mai, un jugement du tribunal de grande instance de Nanterre avait infligé un sérieux revers à Laeticia Hallyday, la veuve du chanteur, en concluant que Johnny était résident français au moment de sa mort en décembre 2017, malgré ses nombreux séjours aux Etats-Unis.
 
Les juges de Nanterre avaient estimé que la rockstar avait conservé "jusqu'au bout un mode de vie tout à la fois itinérant et bohème, mais surtout très français, qui l'amenait à vivre de façon (...) habituelle, en France". Sa veuve avait fait appel et une audience devait se tenir le 6 novembre. Mais elle y a renoncé.
 
Sarah-Lou Cohen avec Jérôme Lachasse et AFP
 

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16 octobre 2019

L'endoctrinement (2)


GSM

Par Jacqueline Costa-Lascoux, directrice de recherche au CNRS, associée au CEVIPOF, Sc po Paris. 3 février 2018
 
Le terreau fertile de la radicalisation
 
La radicalisation est donc un processus de rupture qui a pour but la transformation de soi et la transformation du monde, quels que soient les moyens pour y parvenir, y compris la violence jusqu’au terrorisme. Pour se développer, elle a besoin d’un terreau fertile qui réunit un ensemble d’éléments : la victimisation, le complotisme, le rejet des valeurs républicaines et de la laïcité.
 
1. La victimisation chez ceux qui se sentent peu reconnus, discriminés ou humiliés par la société, par l’école, favorise l’endoctrinement. Mais l’attitude victimaire est ambivalente : certains revendiquent d’être « stigmatisés » pour exister en renvoyant en miroir la culpabilité à « l’homme dominant », la responsabilité à la « société occidentale » ; d’autres, à l’inverse, cherchent le chemin initiatique du héros combattant. Les jeunes radicalisés rejettent la première attitude et la condescendance de ceux qui les assignent à une identité de « victimes de la société », ils veulent devenir des acteurs de leur vie. La question est alors posée du comportement des professionnels et des associatifs, qui, avec de bonnes intentions, entretiennent les images conjointes de l’exclusion et de la compassion. Le regard condescendant est jugé insupportable par les jeunes entrés dans un processus de radicalisation. Entre la bienveillance et le paternalisme, il n’y a qu’un pas. Celui qui possède le savoir, qui exerce le pouvoir, qui est bien « assis » et arbore son paternalisme, est honni - les « idiots utiles » n’ont pas compris que leur crainte de stigmatiser les jeunes des « quartiers » est ridiculisée et rejetée par ces mêmes jeunes. Et c’est là où se noue le lien avec la théorie du complot : « On vous ment », « Les choses ne sont pas telles qu’elles apparaissent » : les radicalisés se veulent des « chercheurs de vérité » pas des assistés.
 
2. Le recours fréquent à la « théorie du complot » est utilisé pour justifier la recherche d’une vérité qui serait « ailleurs », et révèlerait « les mensonges » des médias et des puissants. Le « complotisme » entretient une paranoïa qui favorise le projet d’actions destructrices et mortifères contre « une société du mensonge ». La violence devient alors une catharsis. Mais il permet aussi de se sentir distingué, « d’être dans le secret ». Le complotisme est fréquemment alimenté par un antisémitisme qui s’exprime avec virulence, mêlé à la dénonciation des illuminati, des banquiers, des francs-maçons, de la CIA…La récurrence des images archétypales du complot est étonnante. Elle rassure ceux qui ont été traités de « nuls » à l’école et qui se croient au dessus des lois. Désormais, ce sont eux qui sont dans le vrai ! Avec la théorie du complot, ils se distinguent des autres, arborent le savoir occulte et prédisent « l’avenir sombre d’un monde dépravé », « l’apocalypse ». « Ils savent, les autres sont ignorants ».
 
3. Le rejet du pluralisme des convictions, considéré comme de l’impiété, et de la laïcité, entendue comme une série d’interdits « islamophobes » font le lit de l’embrigadement. Celui-ci se veut la réponse à une série d’interrogations qui n’ont pas été entendues, à une quête de vérité qui n’a pas été satisfaite, à une initiation aux valeurs qui n’a pas été engagée. Cela s’accompagne fréquemment d’un discours sur la dégradation des mœurs, la corruption des politiques, la vanité de la société de consommation. Et les intellectuels, les élus, les éducateurs, qui se croient obligés de dénigrer systématiquement les valeurs de la République, pour prouver leur liberté de pensée et leur compassion à l’égard des « damnés de la terre », développent en fait le tapis rouge sous les pas des nouveaux dictateurs, à l’instar de la fin de la République de Weimar. Certains discouraient pendant qu’Hitler utilisait la propagande par l’image et le son, le symbolisme et les fantasmes.
 

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15 octobre 2019

L'endoctrinement (1)



GSM

Par Jacqueline Costa-Lascoux, directrice de recherche au CNRS, associée au CEVIPOF, Sc po Paris. 3 février 2018
 
L’emprise mentale prospère sur la victimisation de ceux qui se sentent humiliés, atteints dans leur dignité et leur identité. La religion surgit souvent au cœur de cette blessure.
 
En vérité, les facteurs de la radicalisation sont multiples et le processus est intimement lié à des archétypes et aux ressorts psychologiques des idéologies totalitaires, confessionnelles ou non. La réponse ne peut être que citoyenne et républicaine.
 
Le cyber-endoctrinement a quelques années d’avance sur nos méthodes pédagogiques ; il joue sur l’émotionnel, le symbolique et les fantasmes !
 
Les étapes de l’embrigadement
 
L’endoctrinement se présente comme un chemin initiatique, marqué par des épreuves, qui sont autant d’étapes vers la naissance d’un « homme nouveau ».
 
1. La première étape est celle de la séduction. Le repérage se fait par le moyen d’algorithmes permettant de cibler progressivement un noyau de personnes à la recherche d’un « ailleurs », d’une autre vie. C’est la métaphore du pêcheur qui jette son filet pour attraper quelques poissons. Le ciblage prend en compte une batterie de critères qui vont de caractéristiques psychologiques et familiales à des différences culturelles, linguistiques, de genre, des trajectoires migratoires…il utilise des langages différents et certains sites visent plus particulièrement les filles, les convertis, les étudiants. Cette première phase de la séduction joue sur l’isolement, sur des failles narcissiques, l’ennui de soi et du monde, les addictions. Elle reste le plus souvent invisible, car elle a besoin du secret pour manipuler la personne dans son intimité.
 
2. La deuxième étape de l’embrigadement requiert l’implication du manipulé, qui va devenir à son tour manipulateur. Elle est celle du prosélytisme visible qui recourt à des attitudes, des gestes, des paroles, une apparence, destinés à être remarqués. Des applications sur les smartphones servent d’aide-mémoire pour indiquer la liste de ce qu’il est permis ou interdit de faire, ce qui rapporte des points pour aller au paradis et ce qui en fait perdre. L’endoctrinement demande alors à l’internaute de devenir à son tour manipulateur en l’alimentant de slogans et de réponses-types, en indiquant les lieux où se montrer et où tester la résistance des impies. Le manipulé/manipulateur se sent choisi, « élu ».
 
Les signes visibles de l’implication sont récurrents : changements d’apparence physique (maigreur, barbe), de vêtement (djellaba, niquab, pantalons au dessus des chevilles et qui « ne montrent pas l’entrecuisse »), de modes de vie (enfermement dans sa chambre) ; respect formel de prescriptions et de rituels (nourriture, prières, jeûne). Ces changements visibles s’accompagnent de comportements en rupture : décrochage scolaire, abandon d’activités de loisirs ou sportives (sauf les sports de combat) ; éloignement de l’entourage, des anciens copains et copines ; refus de serrer la main d’une personne d’un autre sexe ou d’un mécréant (geste qualifié de « symptôme de schizophrénie » par une psychiatre tunisienne) ; refus de la mixité ; rupture avec la famille ; transformation de la personnalité tel le renoncement à la séduction, l’absence de coquetterie (« on s’enlaidit sciemment ») ; la perte du sens de l’humour, de l’esprit critique et l’interdiction du rire. Si certains de ces signes rappellent des provocations adolescentes, les changements opérés par un processus de radicalisation participent d’une transformation profonde de la personnalité.
 
3. La troisième phase est celle de la dissimulation, l’effacement de toute manifestation extérieure. La personne, déterminée dans son engagement, se « fond » dans l’environnement pour mieux agir. C’est l’étape de la taqiya (dissimulation) où il s’agit de « tromper l’ennemi de la foi ». S’arrêter à qualifier la radicalisation à travers quelques signes visibles est donc en partie un leurre, alors que le moment le plus irréversible et dangereux ne se voit pas : « Il était gentil, il tenait toujours la porte et il sortait avec des filles, je ne comprends pas » disent les voisins. La crainte de se signaler conduit, aujourd’hui, à entrer plus rapidement dans cette troisième phase. Le cyber-endoctrinement peut favoriser des passages à l’acte en quelques jours. La rapidité de l’élément déclencheur rend le phénomène particulièrement difficile à détecter. Lors de la troisième phase, les recrutés sont aux ordres. Ils peuvent commettre des actes graves ou former le « deuxième cercle » de ceux qui fournissent un appui logistique aux auteurs d’agressions. Ils n’ont plus besoin de partir dans un pays éloigné, ils peuvent agir sur le territoire national et, de plus en plus, « infiltrer » les institutions ou les organismes en contact avec des jeunes.
 

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08 octobre 2019

La guerre dans l'association des anciens élèves avec des dirigeants oligarchiques (16)

GSM


INFOS ADIA N° 22
 
Association de défense des intérêts de l’Amicale
 
Dernière minute
 
Chères et chers ami(e)s Papés, chères et chers élèves en formation, quelques nouvelles ;
 
L’Audience d’appel du 24 septembre 2019
 
Dans notre info n° 21 nous vous indiquions que suite à l’appel déposé par l’équipe Deveaux concernant le jugement en leur défaveur du 16 juin 2017, la cour se réunissait le 24 septembre pour statuer.
 
Au cours de cette séance, Madame la Présidente a souhaité nous proposer de mettre à disposition des parties un médiateur afin d’essayer de trouver pour notre conflit une solution plus élégante que le jugement abrupt du tribunal.
 
Malgré notre grand scepticisme quant aux chances de succès de cette énième procédure et afin de ne négliger aucune piste nous avons accepté sous conditions qu’une nouvelle audience soit programmée dans les meilleurs délais ; audience qui a été fixée par Madame la juge au 17 décembre 2019.
 
A ce jour le médiateur est désigné et la première rencontre est imminente.
 
Au vu de la décision de la cour du 27 septembre 2019, nous pensions naïvement que les élections prévues le 2 novembre seraient reportées dans l’attente du résultat de la médiation ou de l’audience de renvoi du 17 décembre 2019.
 
Que nenni Sébastien Deveaux et son équipe au lieu de faire preuve de leur bonne volonté pour l’aboutissement de cette médiation, poursuivent leur travail de sape. Son seul but étant de se faire réélire quitte à bafouer une nouvelle fois les statuts de l’association et à accuser les défenseurs de ses intérêts de propager des mensonges.
 
Sébastien Deveaux se targue de présenter la réalité en toute transparence alors que :
 
-La gestion de notre association n’a jamais été aussi opaque et irrespectueuse de nos statuts et du règlement intérieur.
 
-Que sa gestion est sous le coup d’un contrôle du SRPJ de Montpellier pour soupçon de délit de favoritisme concernant la construction des 180 logements dont la non maîtrise des coûts a conduit à augmenter les loyers des élèves de près de 50%.
 
-Que sa gouvernance collaborative a transformé le Conseil d’administration en chambre d’enregistrement,
-Qu’il a réglé une somme de 213 320 € au bailleur social titulaire du bail à construction sans accord de l’assemblée générale alors que d’après ses dires il ne souhaitait pas réaliser l’opération. Depuis quand donne-t-on une indemnité pour un refus, en pareil cas, les bonnes pratiques imposent au contraire d’infliger une pénalité !!!!
 
-Qu’il s’est permis de payer sur le budget de l’amicale plus de 400 000 € pour régler les frais de justice et d’avocat relatifs à la défense des 5 gestionnaires mis en cause pour leur non transparence et les entorses et irrégularités commises.
 
Comment peut-il penser que ceux qui ont accepté de consacrer plus de 100 000 € de leurs deniers personnels pour défendre les intérêts de l’amicale auraient pour but de propager le mensonge dans le seul but de détruire son image. Alors qui est le menteur ?
 
Si vous voulez que notre amicale retrouve une gestion saine, juste et transparente; retrouve le calme, la sérénité et son esprit amical et solidaire, ne renouvelez pas le mandat de Sébastien Deveaux qui au cours de ses 5ans de présidence a montré son incapacité à assurer une gestion saine, à rassembler et à régler le conflit actuel qui nuit à l’image de l’association.
 
Choisissez les deux candidats qui par leurs compétences, leur expérience et leur volonté
d’entreprendre et leur implication altruiste feront en sorte que les valeurs ci-dessus soient respectées.
 
Pour plus de précisions nous sommes à votre disposition, n’hésitez pas à nous contacter
 
Fait à Alès le 3 octobre 2019 Le bureau de l’ADIA
 

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25 septembre 2019

Immigration : La grande escroquerie

GSM





Faux numéros de Sécurité sociale, allocations douteuses, coûts gigantesques : alors que la France s'interroge sur la fraude sociale, Valeurs actuelles lève le tabou de la responsabilité de l'immigration dans ces chiffres.
 
Par Louis de Raguenel dans Valeurs Actuelles le 19 septembre 2019
 
Rarement un prérapport parlementaire aura fait autant de bruit. Difficiles à lire et encore plus à comprendre, ces documents n’intéressent guère le grand public. Encore moins les médias, souvent lassés à l'avance à l'idée de décrypter un texte de plus de cinq pages… Pourtant, le sénateur UDI Nathalie Goulet et le député LREM Carole Grandjean sont parvenus à percuter le débat public en publiant, le 3 septembre dernier, leur précieux prérapport, consacré à la lutte contre la fraude sociale. Tollé dans la salle et pugilat sur les plateaux de télévision.
 
Nathalie Goulet nous l'assure : « Il y a des gens qui déclarent 70 enfants à la Sécurité sociale. » Rapports administratifs à l'appui, elle alerte : il existerait une grande différence entre le nombre de personnes inscrites au Répertoire national d'identification des personnes physiques (RNIPP) et le nombre de bénéficiaires de prestations sociales. « 110 millions de personnes y sont inscrites et, parmi elles, 84,2 millions sont réputées en vie… Rappelons que le pays compte… 67 millions d'habitants ! » Plus incohérent encore, elle révèle que le même RNIPP compte 3,1 millions de personnes âgées de plus de 100 ans en vie alors que l'Insee en recensait 21 000 en 2016 ! « On lève un tabou ! », s'exclame-t-elle.
 
« Attention ! Sur le sujet de la fraude sociale, politiquement, il n'est pas question d'agiter le chiffon rouge de l'immigration », nous préviendra brutalement une des 90 personnes auditionnées par les deux parlementaires. Pourtant, il est précisément temps de s'intéresser à la fraude sociale concernant les étrangers, de s'attarder sur le lien entre celle-ci et l'immigration. Lorsqu'on tourne les pages du prérapport, le thème, sans jamais être désigné comme seul responsable, est presque omniprésent.
 

“8 millions de cartes Vitale surnuméraires toujours actives”

 
De manière concrète, Valeurs actuelles a demandé à plusieurs personnes auditionnées par la mission gouvernementale de lister quelques exemples précis pour éclairer l'opinion de ses lecteurs. Échantillon : à partir d'un faux certificat de naissance et d'une identité irakienne usurpée, un Algérien s'était fait verser 30.000 euros d'allocations ; un autre encaissait la pension de sa mère décédée ; un troisième, Franco-Nigérian, avait monté un réseau de faux inscrits à l'allocation d'adulte handicapé
 
En lisant ce pré rapport, on apprend que 21,1 millions d'individus disposant d'un numéro de Sécurité sociale sont nés à l'étranger et que 11,9 millions d'entre eux ont été bénéficiaires de prestations sociales, alors que l'Insee dénombre seulement 7,9 millions de personnes nées à l’étranger vivant sur le territoire Français ! On découvre aussi que 11.000 personnes sont immatriculées « sans nom patronymique » de nationalité étrangère.
L’inspection générale des finances et l’inspection générales des affaires sociales l’écrivaient noir sur blanc dans un autre rapport, publié en septembre 2013, page 8 : « Les déclarations de bénéficiaires des caisses de l’assurance maladie obligatoire surestiment de 7 millions le nombre de résidents en France et près de 8 millions de cartes vitales surnuméraires apparaissent être toujours actives. ». Page 9 : « L’Insee estime à 52,6 millions de personnes, en 2013, la population résidente âgée de plus de 16 ans […] Or on dénombre 60,36 millions de cartes Vitales actives[…]. ». Le magistrat Charles Prats, ancien membre de la délégation nationale à la lutte contre la fraude, met les pieds dans le plat : « A qui bénéficient ces cartes Vitales ? Une quasi certitude, pas à des Français ! Il existe des millions de numéros de sécurité sociale attribués sur la base de faux documents. On a appris par exemple, en juin, qu’il existe un million et demi de personnes nées à l’étranger, qui ont perçu des prestations en trop. »
 
Pour le député LR Pierre Henri Dumont, « Il y a un lien évident entre la fraude sociale et la fraude documentaire de personnes étrangères habitant en France ou à l’étranger ».
Les faits parlent d’eux-mêmes : En 2011, il avait été attesté que 1,8 millions de numéros de sécurité sociale étaient attribués frauduleusement à des personnes vivant à l’étranger. En 2009, 436.000 retraités de nationalité Algérienne, touchaient une pension de la Caisse nationale d’assurance vieillesse. « Qui vérifie si ces personnes existent ? Personne ! », assène le député.
En 2010, on comptait 412.000 pensionnés Algériens pour un total de 1,2 million de pensionnés à l’étranger toutes origines confondues, soit un tiers de tous les bénéficiaires de retraites versées par la France à l’étranger. Particulièrement combative, la députée Valérie Boyer (LR) a demandé à maintes reprises au gouvernement si les décès des ayants droits sont déclarés aux caisses de retraites. Sans réponse précise, les prestations sociales continuent d’être versées à leurs descendants.
 
Le pré rapport parlementaire insiste longuement : les services sociaux et fiscaux ne parviennent pas (ou ne tiennent pas) à croiser leurs fichiers pour lutter contre les doublons, les décès non déclarés ou encore les cas manifestes de fraude. Ce n’est pas moins grave : Le problème réside surtout dans notre incapacité à lutter contre la fraude documentaire, c'est-à-dire les faux papiers, les faux certificats de naissance, de création d’entreprise. Sans le dire aussi clairement, cet échec est donc aussi lié à celui du contrôle des flux migratoires : En contrôlant qui entre sur le territoire Français, l’état pourrait lutter plus efficacement contre l’immigration illégale, notamment dans ses demandes de laissez-passer consulaires. Le sénateur LR du Rhône, François Noël Buffet, expert des questions migratoires, a d’ailleurs demandé, avant l’été, la création d’une mission parlementaire sur la fraude documentaire. Demande restée pour le moment sans réponse.
 
Le phénomène est entier : Aujourd’hui, un tiers des mineurs Africains ne disposent pas d’état civil ! […] Du coté français, l’Etat n’a pas les moyens d’aller vérifier si un acte de naissance mal scanné, venant d’un pays où les questions d’état civil ne sont pas une priorité, st frauduleux ou pas. C’est en profitant de notre faiblesse que certaines personnes déclarent ainsi 15 enfants en cinq ans, sans que personne ne se pose de question. « On imagine qu’il y a eu beaucoup de triplés ! », ironise un haut fonctionnaire du ministère de l’intérieur.
 
[…] Le tremblement de terre social [Gilets Jaunes] a imposé au gouvernement de partir à la recherche de nouveaux postes de dépenses publiques inutiles. Voire de dépenses choquantes. Charles Prats n’a pas manqué de rappeler, en pleine crise des gilets jaunes, qu’on pouvait estimer la fraude sociale (Note de Zalandeau : liée à l’immigration) à 14 milliards d’euros par an. […] Le montant des mesures promises par Emmanuel Macron pour redonner du pouvoir d’achat à ceux qui peinent à boucler les fins de mois, correspond presque à celui de la fraude sociale (NDZ : liée à l’immigration), volé au contribuable !
 
[…] Maintenant que ces données sont connues de tous, la balle est dans son camp (Macron) pour agir. Plus pour parler !
  

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23 septembre 2019

"Monsieur, ils l'ont bien cherché..."

GSM

Note de zalandeau : Tiré de MARIANNE n°926 du 16 au 22 janvier 2015. Le texte se suffit à lui-même. Je ne lui apporterai donc aucun commentaire.
 
Écrit par Mohamed Kacimi
Note de Marianne : Ecrivain et dramaturge. Auteur de la Confession d'Abraham, la Table d'éternité, Holy Land...
Ecrivain et dramaturge, Mohamed Kacimi devait parler théâtre dans un lycée professionnel de Bondy. La discussion a dérivé sur les attentats. Il en est ressorti estomaqué. Juste de la "provoc" ou plus grave ? Témoignage de Mohamed Kacimi...

Je suis parti tôt de chez moi. Comme tous les auteurs dramatiques, je n’ai pas de permis, j’ai donc pris un RER puis deux bus pour rejoindre un lycée professionnel dans le Val-de-Marne où je dois rencontrer deux classes de terminale pour leur parler de théâtre. J’ai fini par trouver l’établissement en question, planté dans une zone pavillonnaire plutôt jolie. J’ai poireauté un moment devant le portail cadenassé en raison du plan Vigipirate, avant d’être reçu par le proviseur. L’ambiance est tendue mais mon hôte est affable.

« Vous savez, c’est un peu tendu en ce moment, mais moi, je m’en suis bien sorti. On a fait la minute de silence, j’ai baissé la tête, certains ont rigolé, mais tout le monde a applaudi. Je respire. A Bondy, il y a des profs qui ont refusé d’observer la minute de silence… Vous allez rencontrer nos classes, ils sont très gentils, vous verrez, je crois qu’ils vont parler de ce qui s’est passé, des… événements. Il faut juste faire attention aux mots, il faut bien choisir les mots. Ils sont gentils, les élèves, mais il faut faire attention.
– C’est-à-dire ?
– N’utilisez pas le mot “terroristes”. “Terrorisme”, ils ne comprennent pas.
– Pourquoi ?
– C’est des ados. Pour eux, “terroriste”, c’est positif, c’est guerrier ; dites plutôt “attaquants”…
– Je vois…
– Oui, il y a un autre mot qu’il ne faut pas utiliser, c’est “attentat”.
– Ah bon ?
– Oui, c’est la même chose. C’est quelque chose d’héroïque, vaut mieux dire “opération”.
– Je comprends.
– Une dernière chose, monsieur Kacimi, j’ai lu ce que vous écrivez, ne parlez pas d’islam, d’islamistes, ils trouvent ça stigmatisant.
– Qu’est-ce que je dois dire ?
– “Religieux, fondamentalistes”, et si vous parlez d’islam, n’oubliez pas de citer les deux autres religions, c’est ce que je fais à chaque fois. Quand je parle de l’islam, je cite obligatoirement les deux autres religions, le christianisme et le judaïsme. »


Je m’installe au CDI où je suis reçu par la prof de français qui ressemble à toutes les profs de français du public, car elle a des cernes qui tombent jusqu’aux chevilles.

 Entre la première classe de terminale qui ressemble à toutes les classes de terminale des lycées professionnels, dans la mesure où elle compte 22 Blacks et deux Blancs que l’on dirait égarés. Les 22 Blacks sont habillés comme tous les Blacks, Nike, jeans et doudoune avec capuche. Et les deux Blancs égarés sont habillés comme les Blacks sauf qu’ils portent de lourdes chaînes en argent.

Entre la deuxième classe des filles, pareille à toutes les classes de lycée professionnel de France, car elle compte 16 Blacks et 6 Arabes, toutes habillées en Gap. La prof se lance dans de grandes questions sur Beckett, le théâtre de l’absurde et l’incarnation. Les garçons regardent leurs baskets et les filles, leurs ongles. Comme dans tous les lycées de ce genre, il n’y a aucun contact entre les deux sexes et les deux « races ». Les filles d’un côté, les garçons de l’autre ; les Arabes d’un côté, les Blacks de l’autre. Il y a une thèse à rédiger sur ce phénomène : « Ce que cachent aux adultes les ongles des jeunes filles ». Il faudrait que je revende ce titre à Yasmina Khadra.

Sentant mon auditoire peu passionné par la dramaturgie, j’ai décidé de mettre les pieds dans le plat.

« Bon, je vois que le théâtre ne vous passionne pas beaucoup. Pouvez-vous me dire comment vous avez vécu les… événements du journal… satirique ? »

Un frisson parcourt les deux classes.

« Vous parlez de Charlie ? – Oui, c’est ça.
– Vous l’avez vécu comment, vous, monsieur ?
– Je dois vous avouer que j’ai eu beaucoup de peine.
– Ah, s’esclaffent certains, pas nous.
– Pourquoi ?
– Ils l’ont bien cherché.
– Ils l’ont voulu.
– Ils ont eu ce qu’ils voulaient.
– On n’insulte pas les gens comme ça.
– Surtout notre Prophète. Personne ne l’a vu, personne ne lui a serré la main, comment peuvent-ils le dessiner ? »


J’essaye de calmer le jeu.

« Croyez-vous que l’assassinat soit la meilleure réponse ? Ne vaut-il pas mieux répondre à la critique par la critique ?
– Vous rigolez. Si on critique, ils risquent de recommencer.
– Comme ça, on n’en parle plus. »


Je calme un peu le brouhaha.

« Vous vous rendez compte que vous vivez dans un pays démocratique et qui a une longue tradition anticléricale qu’il faut connaître et respecter. »

Le propos, loin d’apaiser les élèves, jette de l’huile sur le feu.

« Oui, démocratique pour les uns, pas pour les autres. – Tu fais une quenelle, tu te retrouves en garde à vue.
– Tu dis “Allah akbar”, tu te reçois une balle dans la tête.
– Et Dieudonné, lui n’a pas le droit de déconner, comme vous dites.
– Y a que les juifs qui ont droit à l’humour ?
– Oui, nous, comme on n’a pas le droit de rigoler, on tire dans le tas.
– On se marre comme on peut. »


Au fond de la salle, un grand Black lève la main.

« Monsieur, faut que je vous dise une chose, c’est la guerre. Ça va être la guerre, nous les musulmans et les autres, les juifs et les chrétiens, la guerre à mort.
– Tu es musulman ?
– Non, je suis chrétien.
– Pourquoi tu dis que tu es musulman ?
– Je dis ça parce que j’aime Anelka, il est musulman, tout le monde le déteste, lui déteste tout le monde, et nous on l’aime… Je vais me convertir juste pour Anelka, monsieur. Ce sera la guerre, monsieur, comme avec Anelka. »


http://www.marianne.net/agora-monsieur-ils-ont-bien-cherche-1421429745.html

 

 

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17 septembre 2019

La guerre dans l'association des anciens élèves avec des dirigeants oligarchiques (15)

GSM


INFOS ADIA N° 21
 
Association de défense des intérêts de l’Amicale
 
Informations de rentrée
 
Chères et chers ami(e)s Papés, chères et chers élèves en formation,
 
La période estivale se termine et les affaires reprennent ; aussi nous est il paru utile de faire un point sur la situation de notre amicale rebaptisée Mines Ales Alumni.
 
Que s’est il passé depuis notre dernière INFO ADIA n° 20 d’Avril 2019 ?
 
A vrai dire très peu de choses, les gestionnaire actuels n’ont pas organisé de nouveau conseil d’administration après celui du 15 Avril 2019.
Par contre le dernier quadrimestre va être capital pour l’avenir de notre association ; pourquoi ?
 
Parce que la cour d’appel après l’échec de la conciliation engagée au 1er trimestre 2019 et évoquée dans notre précédente lettre d’infos du 16 avril; a convoqué les parties en audience de plaidoirie le 24 septembre pour statuer sur la régularité des AG et des CA sous la gouvernance « Deveaux » depuis juillet 2014.
 
Sans attendre la décision de cette instance qu’ils ont eux même sollicitée, Deveaux et son équipe ont décidé d’organiser une nouvelle AG le 2 novembre pour tenter de se faire réélire en bafouant une nouvelle fois les dispositions du pacte statutaire de 2005. Ceci avant qu’il ne soit trop tard et que les conclusions de la cours d’appel dénoncent leurs pratiques irrégulières.
 
Vont ils une nouvelle fois :
1-Faire voter massivement les élèves en formation alors que S. Deveaux s’était engagé à ne pas le faire au conseil d’administration de septembre 2017.
2-Accepter dans le corps électoral les membres n’étant à jour que de leur cotisation de la seule année en cours ? Il vrai qu’un bon nombre des membres actuels du conseil d’administration ne sont eux même pas à jour de toutes leurs cotisations conformément aux dispositions des statuts (Quel mépris pour toutes et tous les anciens qui paient assidument leur cotisation depuis de très nombreuses années.)
3-Refuser les procurations apportées le jour du vote, alors que le pacte statutaire le permet.
 
Les deux postes à renouveler sont ceux du président « Deveaux » et du
secrétaire général « Moulin » déjà élus irrégulièrement en Janvier 2017.
 
La gouvernance de ces deux personnages a conduit depuis 2014 à un conflit larvé par suite de leur gestion obscure et despotique et leur refus systématique de prendre en compte les légitimes remarques de ceux qui défendent bénévolement les intérêts de notre l’amicale.
Elle a également conduit à des dépenses pharaoniques en frais de justice, d’avocat et d’huissier pour plus de 400 000 €.
Frais de défense qu’ils font illégalement supporter par le budget de l’association.
 
Aussi si comme nous vous souhaitez qu’une nouvelle équipe reprenne cette gestion calamiteuse pour redonner à l’amicale une gouvernance plus proche et plus respectueuse des élèves et des anciens élèves, contactez-nous pour nous faire part de vos réflexions ou de votre souhait de dépôt de votre candidature pour occuper un des deux postes d’administrateurs soumis au vote.
 
A l’ADIA, sont à votre disposition, :
Le Président
Les Vice présidents :
 
 
 
 
Fait à Alès le 11 septembre 2019                                                       Le bureau de l’ADIA
 

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03 août 2019

Le «vrai» déficit commercial de la France (5)

GSM


 
 
Le tableau 4 donne une estimation de la balance commerciale en volume de la France en 2008. On peut lire sur ce tableau, que cette balance commerciale en volume était en déficit de 161,3 milliards d'unités réelles de biens et services, pour ce qui concerne les échanges de biens manufacturés avec tous les pays du reste du monde, et de 122,1 milliards d'unités réelles de biens et services, pour ce qui concerne les échanges de biens manufacturés avec les pays émergents.
 
Tableau 4. Balance commerciale en volume de la France en 2008 (Volume réel des biens échangés, par sens de l'échange, catégorie des biens échangés, et région partenaire de l'échange, en milliards d'unités réelles de biens et services)
 
Une estimation des contenus en emplois des exportations et importations de la France.
 
Le tableau 5 donne, pour diverses branches d'activité, plusieurs indicateurs concernant la France en 2008, utiles pour apprécier la balance commerciale en volume. Les sources de ce tableau sont les tableaux précédents et l'OCDE (sa base de données STAN).
 
Tableau 5. Valeurs de divers indicateurs concernant la France en 2008 (Valeur de l'indicateur, par indicateur et catégorie de biens et services produits par la branche concernée)
 
Le tableau donne d'abord une estimation de la valeur ajoutée, calculée en volume, faite par les acteurs de la branche concernée durant l'année. La valeur ajoutée en volume faite par des acteurs d'une branche de l'économie, est le volume réel des biens et services qu'ils ont produit, auquel on retranche le volume réel de leurs consommations intermédiaires. Le PIB en volume est la somme des taxes sur la consommation, divisées par le niveau des prix, et de la valeur ajoutée en volume de toutes les branches d'activité. L'unité de mesure est le milliard d'unités réelles de biens et services. Sur le tableau, on peut lire qu'en France, les acteurs appartenant à la branche produisant des biens manufacturés, ont fait une valeur ajoutée de 183 milliards d'unités réelles de biens et services, et que le PIB en volume de la France est de 2116,2 milliards d'unités réelles de biens et services. Les 161,3 milliards d'unités réelles de biens et services, de déficit commercial en volume de la France, pour ce qui concerne les échanges de biens manufacturés, représentent donc 7,6% de son PIB en volume.
Le tableau donne ensuite le nombre d'emplois dans la branche concernée. L'unité de mesure est le million d'emplois. On peut lire qu'il y a dans la branche des biens manufacturés, 2,6 millions d'emplois en France en 2008.
Puis le tableau donne la productivité annuelle, calculée en volume, des acteurs de la branche. La productivité en volume des acteurs d'une branche, est la valeur ajoutée en volume faite en moyenne par chaque acteur de la branche : elle se calcule en divisant la valeur ajoutée en volume de la branche, par le nombre d'emplois dans la branche. L'unité de mesure est l'unité réelle de biens et services. On peut lire que la productivité en volume des acteurs de la branche des biens manufacturés, est de 69901 unités réelles de biens et services par an et par travailleur.
Le tableau donne ensuite une approximation plutôt sommaire, du contenu en emplois, calculé en volume, des biens exportés de la catégorie concernée. Une manière sommaire de le calculer, est de diviser le volume des biens exportés, par la productivité en volume des travailleurs de la branche des biens exportés. L'unité de mesure sur le tableau est le million d'emplois. On peut y lire que pour produire les biens manufacturés exportés, il a fallu mobiliser en France 5 millions d'emplois en 2008.
Puis le tableau donne une approximation sommaire du contenu en emplois calculé en volume, des biens importés de la catégorie concernée. On peut le calculer en divisant le volume des biens importés, par la productivité en volume des travailleurs de la branche des biens importés, dans le pays où les biens sont importés. L'unité de mesure sur le tableau est le million d'emplois. On peut y lire que pour produire les biens manufacturés importés en 2008, il aurait fallu mobiliser en France 7,3 millions d'emplois.
Enfin le tableau donne le solde de la balance en emplois, calculée en volume, pour les biens de la catégorie concernée. La balance en emplois calculée en volume, recense les contenus en emplois calculés en volume, des biens importés et exportés. Son solde est le contenu en emplois des biens exportés, auquel on retranche le contenu en emplois des biens importés. Sur le tableau, l'unité de mesure est le million d'emplois. On peut y lire que, pour les biens manufacturés, la balance en emplois calculée en volume de la France en 2008, a un déficit de 2,3 millions d'emplois.
 

01 août 2019

Le «vrai» déficit commercial de la France (4)

GSM


 
 
Une estimation de la balance commerciale en volume de la France.
 
Pour calculer une balance commerciale en volume à partir d'une balance commerciale en valeur, il faut calculer les volumes réels des quantités de biens échangés, dont les valeurs marchandes sont recensées dans la balance commerciale en valeur. Le volume réel d'une quantité de biens peut se calculer à partir de sa valeur marchande, en utilisant le niveau des prix dans le pays de production de ces biens. Le niveau des prix dans un pays, est le prix auquel on peut y acheter une unité réelle de biens et services. Une unité réelle de biens et services, peut être par exemple le volume réel de biens et services que l'on peut s'acheter aux USA, avec 1 dollar. Le niveau des prix dans un pays, peut alors être le nombre de dollars qu'il faut échanger contre de la monnaie du pays, étant donnés les taux de change du moment, pour pouvoir s'acheter dans ce pays une unité réelle de biens et services, c'est à dire ce que l'on aurait pu s'acheter aux USA avec 1 dollar. Le volume réel d'une quantité de biens et services, est donc considéré comme égal à sa valeur marchande en dollars, divisée par le niveau des prix dans le pays de production de ces biens et services.
 
Le tableau 3 donne une estimation des niveaux des prix dans divers pays du monde, en 2008. Cette estimation est donnée par le FMI (dans sa base de données World Economic Outlook). Sur ce tableau, on peut lire qu'étant donnés les taux de change de 2008, si l'on voulait acheter en France ce que l'on pouvait acheter aux USA pour 1 dollar, il fallait détenir une quantité d'euros que l'on pouvait acquérir en échange de 1,35 dollars. On voit sur ce tableau, que les taux de change sont loin d'être ceux d'une situation de parité des pouvoirs d'achat, où le niveau des prix serait le même dans tous les pays. D'un pays à un autre, le niveau des prix peut varier du simple (en Inde : 0,37) au quadruple (en Suisse : 1,58).
 

Tableau 3. Niveaux des prix dans le monde en 2008 (Prix d'une unité réelle de biens et services, par pays, en dollars)
 
Pour que l'estimation du volume réel d'une quantité de biens et services, à partir de sa valeur marchande, soit plus vraisemblable, on pourra considérer que les niveaux des prix donnés dans le tableau 3 concernent les biens et services de toutes les catégories, à l'exception de celles des biens naturels agricoles ou issus des sous-sols, et des biens manufacturés énergétiques. Pour les biens de ces catégories, on pourra considérer que même s'ils sont produits à l'étranger, leur prix serait le même pour nous s'ils étaient produits en France : une unité réelle de biens de ces catégories, vaudrait donc pour nous 1,35 dollars, quel que soit son lieu de production. Le prix du pétrole brut ou raffiné, ou du métal brut, est à peu près le même d'un pays à l'autre. Les pays où le coût du travail est bas, sont souvent aussi si mal dotés en équipements agricoles, que leurs coûts de production de biens agricoles ne sont finalement pas si inférieurs que cela, à ceux des pays riches.

 

30 juillet 2019

Le «vrai» déficit commercial de la France (3)

GSM



 
 
La balance commerciale en valeur de la France.
 
La balance commerciale en valeur de la France en 2008, est donnée dans le tableau 1. Les sources principales de ce tableau sont l'OCDE (sa base de données STAN, à la rubrique "Industrie et Services"), et la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects. Sur ce tableau, on peut lire que la France a exporté pour 473,6 milliards de dollars de biens manufacturés, dont 106,4 milliards vers les pays émergents. Elle a aussi importé pour 500,8 milliards de dollars de biens manufacturés, dont 124,4 milliards en provenance des pays émergents. La balance commerciale en valeur de la France était donc en déficit de 27,2 milliards de dollars pour ce qui concerne les échanges de biens manufacturés avec tous les pays du reste du monde, et de 18 milliards de dollars pour ce qui concerne les échanges de biens manufacturés avec les pays émergents.
Tableau 1. Balance commerciale en valeur de la France en 2008 (Valeur marchande des biens échangés, par sens de l'échange, catégorie des biens échangés, et région partenaire de l'échange, en milliards de dollars)
Dans le tableau 1 et les suivants, les biens et services sont regroupés dans la catégorie des biens mobiliers, et dans celle des biens immobiliers et des services. Les biens mobiliers sont ceux qui peuvent s'exporter ou s'importer. La catégorie des biens immobiliers et des services, comprend la construction, la vente et la location de terrains construits, le commerce et le transport, les services d'intermédiation financière, et les services non financiers, individuels ou collectifs. Les biens mobiliers sont regroupés dans la catégorie des biens naturels, et dans celle des biens manufacturés. La catégorie des biens naturels, est plus exactement celle des biens naturels, alimentaires ou énergétiques. Elle comprend les biens agricoles (comme du blé, du raisin, du coton ou du bois brut), les biens manufacturés alimentaires (comme du pain ou du vin), les biens extraits des sous-sols (comme du métal brut ou du pétrole brut), les biens naturels énergétiques (comme de l’électricité, du gaz ou de l’eau), et les biens manufacturés énergétiques (comme du pétrole raffiné). La catégorie des biens manufacturés, est plus exactement celle des biens manufacturés non alimentaires et non énergétiques (comme des vêtements, des meubles, de la pierre taillée, des produits métallurgiques, des produits chimiques, des machines, des appareils électriques, des matériels de transport). Ces catégories de biens et services, peuvent facilement être mises en correspondance avec celles définies par l'ONU (dans sa nomenclature ISIC 3).
Les pays du reste du monde aussi, sont regroupés dans des régions du monde, dont les plus étendues sont celle des pays émergents (Europe centrale, Asie du sud et du sud-est, Amérique latine, Maghreb et Turquie), celle des pays pauvres (Afrique sub-saharienne, proche et moyen Orient, Europe orientale, Caucase et Asie centrale), celle des pays d’Europe occidentale (du nord et du sud), et celle des autres pays riches (Amérique du nord, Japon et Océanie).
 
Le tableau 2 donne, pour diverses branches d'activité, la valeur ajoutée, calculée en valeur, faite par les acteurs de la branche concernée, en 2008. La valeur ajoutée en valeur faite par des acteurs d'une branche de l'économie, est la valeur marchande des biens et services qu'ils ont produit, à laquelle on retranche la valeur marchande de leurs consommations intermédiaires, c'est à dire des biens et services qu'ils ont utilisé lors de leur activité productive. Le PIB en valeur est la somme des taxes sur la consommation, et de la valeur ajoutée en valeur faite par toutes les branches d'activité. La source de ce tableau est l'OCDE (sa base de données STAN). Sur ce tableau, on peut lire qu'en France, les acteurs appartenant à la branche produisant des biens manufacturés, ont fait une valeur ajoutée de 247,1 milliards de dollars, et que le PIB en valeur de la France était de 2857 milliards de dollars. Les 27,2 milliards de dollars de déficit commercial en valeur de la France, pour ce qui concerne les échanges de biens manufacturés, représentent donc 1% de son PIB en valeur.
 
Tableau 2. Valeur ajoutée en valeur de la France en 2008 (Valeur marchande des biens et services produits, nette de la valeur marchande des consommations intermédiaires, par catégorie de biens et services produits, en milliards de dollars)