11 décembre 2017

La guerre dans l'association des anciens élèves avec des dirigeants oligarchiques (6)

 

GSM

 

Lettre ouverte à SD du 29-11-17

 
 
Des administrateurs de Mines Alès Alumni, membres de l'association ADIA qui s'oppose à la gouvernance de Mines Alès Alumi ont adressé une lettre ouverte à Sébastien Deveaux, Président de l'association des anciens élèves de Mines Alès Alumni, à l'occasion de la préparation de l'assemblée générale Ordinaire du 02 décembre 2017.
Le Bureau de L'ADIA
Lettre ouverte à Sébastien Deveaux du 29 – 11 - 2017
Des administrateurs : Yanick Ginel – Georges Heriakian – André Lamy – Charles Loméro
 
Monsieur le Président revenez à la raison 
 
Vous persistez à maintenir l’Assemblée Générale du 2 décembre 2017 alors qu’avec le Directeur de la maison des élèves dont le niveau de rémunération pèse lourdement sur le budget de l’association (+ de 5000 net par mois rappelons le) vous avez été incapables de l’organiser correctement. Pour cause : 
 
1-Diffusion de l’information très partielle : de nombreux collègues nous ont prévenus qu’ils n’avaient pas été informés de la tenue de cette A.G. et n’ont pas reçu le matériel de vote alors qu’il est écrit à l’article 1-3 alinéa 3 du règlement intérieur : « tout membre de l’association peut jusqu’au jour de la séance se présenter et voter s’il se met à jour séance tenante pour le paiement de sa cotisation ». 
 
2-Utilisation erronée de l’Article 3 alinéa 2 des statuts : Ce qui permet de faire participer au vote plus de 370 élèves alors que l’objet de l’association est « Association Amicale des Anciens Elèves » et que le Règlement intérieur précise dans son article 1-3 alinéa 1 « la qualité de sociétaire s’acquiert ………lorsque l’élève achève le cycle de ses études » et dans son article 1-5 « la représentation des élèves au sein des Assemblées générales ………….est assurée par une délégation du cercle des élèves qui a voix consultative ». Cette interprétation abusive de l’article 3 n’aurait elle pas pour but de tenter d’obtenir une majorité qui vous serait favorable aux élections comme cela a déjà été fait d’une autre manière à l’AG de 2016 en interdisant le port des pouvoirs pour ce seul point de l’ordre du jour.
 
3-Prise en compte de la candidature d’une élève alors que l’article 1-5 du règlement intérieur stipule : « Au sein du conseil d’administration les élèves sont représentés par le président du cercle conformément à l’article 5 des statuts ». 
 
4-Oubli malencontreux et réitéré pour la deuxième année consécutive de la candidature de Mohamed ATOUF (promo 1990). Réitération qui pourrait être assimilée nous n’osons y croire à une forme de racisme.
4bis-Organisation d’un CA précipité le 1er Décembre 2017 : Pour rattraper ce « malencontreux oubli » et reporter les élections en janvier 2018 tout en maintenant, en la tronquant, l’AG du 2-12-2017, avec pour conséquence de nombreux collègues non prévenus 
 
5-Rédaction des bulletins de vote en séparant les candidats sortants des nouvelles candidatures (n’y a t il pas là rupture d’équité entre les candidats ?) 
 
6-Résiliation irrégulière d’un bail à construction avec indemnisation (213 000€) sans autorisation préalable de l’assemblée générale. 
 
7-Prise en charge de frais de justice particuliers par l’association. Les frais d’avocat des administrateurs mis en cause, dont les vôtres monsieur le président, sont réglés sur le budget de l’association et devraient être remboursés. 
 
8-Conseil d’administration irrégulier : Présence d’une majorité de membres non à jour de leur cotisation ce qui aurait dû faire l’objet d’une procédure de radiation (Article 4 des statuts : La qualité de membre de l’association se perd …. Par la radiation prononcée pour non paiement de la cotisation ou …….), présence d’un huissier sans autorisation du tribunal (ce qui est contraire aux textes règlementant le fonctionnement des associations) 
 
9-Cooptation de présidents de région contraire au pacte statutaire et Organisation précipitée des élections pour les groupes régionaux pour faire réélire ou élire vos fidèles, tel Dominique Marc qui monopolise ainsi la présidence du groupe Cévennes depuis 2012 et de ce fait occupe les fonctions de trésorier de l’association alors même qu’il a reconnu publiquement en AG ne pas en être capable. Egalement, annulation de l’élection en Rhône-Alpes sans aucune explication.
 
10-En conclusion : Plus de 400 000€ de dépenses inutiles qui aurait pu être évitées et qui entraîne votre équipe dans une impasse financièrement dangereuse pour tous.
 
11-Vous nous avez sollicités par le biais de l’avocat rémunéré au frais de l’association pour engager une transaction que nous avons accepté d’étudier. Vous semblez agir comme si vous vouliez la faire échouer. 
Pourquoi persister dans un tel égarement ?
Monsieur le président retrouvez un brin de lucidité ; annulez tout et confiez les élections générales au mandataire désigné à cet effet par le jugement du 16 juin 2017 que vous vous obstinez à contester en appel (encore des frais) 
 

Ainsi ce conflit pourrait enfin se terminer dans l’intérêt de la survie de notre amicale.

Posté par zalandeau à 09:48 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,


06 décembre 2017

La guerre dans l'association des anciens élèves avec des dirigeants oligarchiques (5)

GSM

ADIA Lettre d'infos n°13 du 23/11/2017

 
 
Bonjour cher(e)s ami(e)s Anciens élèves et élèves en formation
 
Ce que nous venons d'apprendre nous laisse sans voix

Notre collègue Mohamed ATOUF, ancien élève de la promotion 1990, a fait part au bureau de l'ADIA de son étonnement et de son irritation en constatant que sa candidature au poste d'administrateur du Conseil d'Administration de l'amicale n'avait pas été retenue pour être soumise à vos suffrages le 2 décembre 2017.
A jour de ses cotisations, il a fait acte de candidature et a transmis sa profession de foi dans les délais en date du 2 octobre 2017, bien avant la date limite du 16 octobre précisée dans le courrier transmis par le président et son équipe.
Son irritation est d'autant plus forte et justifiée, que fait unique à notre connaissance, il a reçu le 10 octobre un appel téléphonique du secrétaire général lui demandant ses motivations et les raisons de sa candidature au poste d'administrateur de l'amicale.
Quelle ne fut donc pas sa stupeur de constater qu'il ne figurait pas parmi les candidats listés sur les bulletins transmis aux suffrages des adhérents.

Cela nous paraît d'autant plus grave que notre camarade Mohamed ATOUF subit cette situation injuste pour la deuxième fois, puisqu'il avait déjà posé sa candidature l'année dernière pour l'assemblée générale du 3 décembre 2016.
Candidature qui avait subi le même sort que celle de cette année.
Nous nous interrogeons sur ce double oubli et sur la conception que se fait l'équipe Deveaux des principes démocratiques.


Comment de tels faits peuvent-ils être seulement dus au hasard ? Y a-t-il eu volonté de limiter les candidatures ?

Ces faits sont intolérables, inacceptables et démontrent une nouvelle fois l'incapacité de Sébastien Deveaux et de ses compères d'assurer la mission de gestion qu'ils s'entêtent à vouloir poursuivre et qui pour certains expriment leur autosatisfaction dans leur nouvelle profession de foi.
Cette injustice patente qui frappe notre camarade Mohamed ATOUF doit être sanctionnée par votre vote en préférant donner vos suffrages à une nouvelle équipe d'administrateurs qui ont eu le courage de postuler et dont l'expérience nous laisse à penser qu'ils seront à la hauteur de leur mission pour que notre association retrouve la sérénité perdue depuis la prise de pouvoir irrégulière de Sébastien Deveaux. Nous vous invitons donc à donner vos suffrages à :
Éric Gibert, Jacques Perrin, Bernard Tournadre et Michel Uttaro

En outre ; dans un récent communiqué spécial le bureau de l'amicale se permet de nous accuser d'avoir créé la tempête.

Cette manière d'appréhender la situation est d'autant plus curieuse que la tempête qu'ils évoquent a débuté simultanément à leur prise de pouvoir irrégulière pour la gestion de l'association.
Elle résulte de leur refus systématique d'accepter un nouveau verdict des urnes afin que le résultat des élections ne soit plus sujet à caution et ainsi clore le débat ; procédure que nous avons proposée dès le début mais qui malheureusement restée sans échos nous a contraint à faire appel à la justice pour faire constater toutes les irrégularités de procédure et de gestion et les entorses répétées faîtes au pacte statutaire.

1-Ils n'hésitent pas à nous traiter de menteurs alors que c'est pour eux une pratique courante !!!

2-Ils se targuent d'avoir scrupuleusement respecté le code des marchés publics alors qu'ils n'ont organisé aucune mise en concurrence pour désigner le bailleur social « Logis Cévenols ».
Bien au contraire après avoir évincé le titulaire du bail à construction (Un toit pour tous) et lui avoir versé la somme de 213000€ au titre de dédommagement, ils ont délégué la maitrise d'ouvrage à Logis Cévenols sans mise en concurrence.
Délégataire qui étonnamment a retenu comme maître d'œuvre et entreprise principale les deux qui avaient été sollicitées en 2013 pour réaliser un avant projet. Méthode fortement sujette à caution et qui pourrait être dénoncée comme délit de favoritisme.
Ils prétendent que « Un toit pour tous » a refusé de construire, ce qui est faux et attesté par les propos des représentants de l'école lors de l'AG du 6 décembre 2014.
Il aurait été plus simple de confier cette opération à « Un toit pour tous » ce qui aurait permis d'économiser 213 000€ de dépense inutile qui participe au déficit constaté au bilan des comptes.

3-Ils prennent pour excuse l'obsolescence des statuts pour justifier leurs exactions alors que le projet qu'ils ont rédigé a été rejeté massivement à deux reprises par le vote des membres de l'assemblée générale et qu'ils ont refusé de prendre en compte les remarques importantes faites par les membres du groupe d'opposition.
Membres qu'ils n'avaient pas hésité à radier arbitrairement et à tord (puisque rétablis dans leurs fonctions par jugement du 24 mai 2016). Cette manœuvre ayant eu pour effet de les priver des réunions du CA pendant 9 mois. Période qu'ils ont mis à profit pour établir un projet validant toutes leurs exactions et incompatible avec le statut ARUP (Association Reconnue d'Utilité Publique)

4-Le trésorier qui a reconnu publiquement à l'AG du 3 décembre 2016 être incompétent pour exercer sa mission est toujours en place à ce jour alors qu'après s'être autoproclamé en novembre 2012 président du groupe Cévennes, il squatte le poste depuis cette date sans jamais l'avoir remis en jeu de peur de le perdre.

Pour cette nouvelle élection, ils dérogent une nouvelle fois à plusieurs reprises à de nombreux points du pacte statutaire, notamment :

a)-Accepter une élève comme candidate au poste d'administrateur alors qu'il est écrit dans les statuts que les élèves sont représentés par le président du cercle.

b)-Autoriser le vote de plus de 370 élèves sans validation de l'AG et en dénaturant l'esprit dans lequel a été écrit l'article 3 des statuts pour permettre à quelques élèves diplômés hors école et venus faire une formation complémentaire de participer à la vie de l'amicale.
Pour preuve les termes de cet article sont contredis par le règlement intérieur qui mentionne : « anciens élèves diplômés ». Ce qui est l'essence même de l'objet de l'association. Vote qui peut également déstabiliser les équilibres actuels et permettre aux occupants de logements de s'autogérer, de fixer le montant du loyer, de révoquer le directeur de la maison des élèves…….

c)-Demander à ce que les procurations soient transmises au bureau avant le 24 novembre (abus de pouvoir).

d)-Oubli de transmission de la convocation à de nombreux collègues même à jour de leur cotisation alors que selon les termes de l'article 1-3 du règlement intérieur tout membre à la possibilité de voter s'il régle sa cotisation le jour de l'assemblée générale.

e)-Exiger une inscription préalable pour participer à l'AG

La liste de leurs exactions est trop longue pour être relatée exhaustivement sur cette lettre d'infos n°13 ; aussi pour terminer nous rappellerons simplement quelques faits notoires pour ceux qui ne sont pas encore tout à fait convaincus du bien fondé de notre action dont le seul but est de protéger l'amicale des graves dérives qui se produisent depuis le début de la gouvernance de l'équipe Deveaux.

1-Que les 5 assignés au lieu d'accepter le jugement du tribunal du 16 juin 2017 préfèrent faire appel et continuer à faire supporter à l'association leurs frais d'avocat qui s'élèvent à ce jour à plus de 200 000€.

2-Que la plupart des administrateurs fidèles à Deveaux n'ont aucun scrupule à avoir plusieurs années de retard de cotisations y compris le président. Situation qui selon le pacte statutaire ne leur confère plus de légitimité pour siéger au CA et auraient dû faire l'objet d'une procédure d'exclusion.

Pour étayer nos dires, vous pouvez si vous le souhaitez par un simple clic prendre connaissance (copier-coler dans votre explorateur) :
- du jugement du 16-06-17:
http://ekladata.com/QfNhXIBZj9F8bWyz36qVRNPwTWU/JUGEMENT-15-06-2017.pdf
- de la note remise à tous les administrateurs la veille du CA du 25-09-2017:
http://ekladata.com/mqNDilC6Tw3lmMEVKwS9WWOvfTs/Note-aux-administrateur-du-23-09-2017.pdf​

Comme beaucoup l'on déjà fait, nous vous invitons donc à rallier en nombre l'ADIA pour la soutenir et l'aider à mettre en place une nouvelle équipe plus soucieuse de la défense de l'intérêt général que des intérêts particuliers.
Pour cela il vous suffit de voter pour les candidats cités en fin du premier paragraphe qui soutiennent son action et ses principes. A savoir : Éric Gibert, Jacques Perrin, Bernard Tournadre et Michel Uttaro



A bientôt avec toutes nos amitiés eschouliennes.

                                                                                                                      Le bureau de l'ADIA

Posté par zalandeau à 09:43 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

20 novembre 2017

La guerre dans l'association des anciens élèves avec des dirigeants oligarchiques (4)

GSMADIA - Lettre d'info n° 12 du 26 10 2017

Ecrit par le secrétaire de l'association de défense des Anciens
Bonjour cher(e)s ami(e)s Anciens élèves et élèves en formation. 
 
Voici les dernières nouvelles concernant la gestion de notre amicale rebaptisée depuis quelques temps « Mines Alès Alumni » (le terme amicale a disparu !!!).
 
Comme vous le savez, par jugement du TGI d'Alès en date du 16-06-17, l'équipe gestionnaire de l'amicale a été désavouée et quasiment toutes les instances ayant été organisées depuis 2013 ont été annulées par la juge qui dans ses conclusions a désigné un mandataire pour organiser des élections générales.
 
Mais l'équipe Deveaux, comme nous nous y attendions, a décidé de faire appel de ce jugement afin de gagner du temps pour lui permettre d'organiser des élections à sa manière afin d'assurer la réélection des membres sortants du CA ou d'autres candidats qui lui sont favorables.
C'est ce qui a été voté au dernier conseil d'administration du 25-09-2017 par une majorité d'administrateurs qui ne sont pas à jour du paiement de leur cotisation. Eh oui, cela est impensable mais c'est pourtant la réalité (entre 3 et 10 ans de retard de paiement suivant les individus).
 
Une AG est donc prévue le 2 décembre 2017 avec l'élection de 4 administrateurs.
 
L'équipe Deveaux sachant qu'elle a été mise en minorité lors des deux dernières AG a mis en place un stratagème qui pourrait lui permettre de s'assurer la majorité.
 
DE QUOI S'AGIT IL :
 
En utilisant une clause des statuts qui permet à titre exceptionnel que le conseil d'administration accepte d'affilier quelques élèves qui en feraient la demande, l'équipe en place a proposée d'affilier 371 élèves en plus de la presque centaine d'élèves déjà affiliés l'année dernière, soit plus que le nombre de votants des dernières AG. ; A noter que cette clause des statuts n'est pas confirmée par les modalités de vote qui figurent dans le règlement intérieur.
 
Cette pratique qui n'a jamais eu lieu avant que l'équipe Deveaux ne la mette en place, est assimilable à un abus de pouvoir caractérisé et à un détournement d'objet social, car elle remet en cause l'objet même de l'amicale (Association des ANCIENS élèves DIPLÔMÉS ….). Elle mettrait gravement en danger notre amicale puisqu'avec leur nombre les élèves deviendraient obligatoirement majoritaires ce qui créerait un réel conflit d'intérêt.
Les élèves seraient à la fois gestionnaires et locataires des logements mis à disposition par l'amicale et deviendraient donc « juge et partie ». Ce qui pourrait conduire à de graves dysfonctionnements de gestion. Ils deviendraient notamment les supérieurs hiérarchiques du directeur chargé entre autre de veiller au bon fonctionnement de la maison des élèves et seraient de fait amener à fixer leur propre loyer.
Bien entendu ces deux exemples sont volontairement caricaturaux et nous ne doutons pas que les élèves affiliés et votants sachent garder raison. Néanmoins un gestionnaire compétent doit s'assurer qu'il n'y a pas de faille dans les décisions qui sont prises, ce qui est loin d'être assuré dans ce cas.
Nous pensons qu'il y a d'autres moyens plus adaptés pour associer les élèves aux travaux et aux décisions prises par les instances dirigeantes de l'amicale sous conditions de ne pas avoir comme principal objectif de se faire réélire à tout prix.
 
Lors du CA du 25-09 les administrateurs membres de l'ADIA (association de défense des intérêts de l'amicale) se sont bien sûr insurgés sur les points cités ci dessus et d'autres qui leur sont apparus comme extravagants, à savoir :
 
1-Que le Président et de nombreux administrateurs ne soient pas à jour de leur cotisation. A noter que les deux administrateurs membres d'ADIA qui par manque d'information n'étaient pas à jour de leur cotisation ont remis séance tenante leur chèque de régularisation alors que d'autres se sont quasiment glorifiés de ne pas être à jour (quel exemple pour les futurs anciens !!!).
 
2- L'Affiliation en masse des élèves pour leur donner la possibilité de voter sous le prétexte fallacieux de leur permettre d'être plus impliqués dans la gestion de l'amicale. Est ce bien là, la vraie raison et la meilleure façon de leur rendre service ? N'est ce pas plutôt la puissance des réseaux et l'expérience des anciens qui par leur travail et leur talent occupent ou ont occupé de hautes fonctions ou sont chargés de diriger de grosses entreprises.
 
3-Le paiement sur le budget de fonctionnement de l'amicale des frais de justice qui doivent être assumés personnellement par les gestionnaires mis en cause (plus de 200.000€). (Abus de bien social ou tout au moins grave erreur de gestion ?).
 
4-Indemnisation pour un montant de 213.000€ du bailleur « Un toit pour tous » qui, soit disant, aurait refusé de construire les 180 logements.
Pourquoi ? la question mérite d'être posée et d'avoir une réponse que nous attendons toujours malgré nos demandes réitérées. (Comment peut on indemniser un partenaire qui ne rempli pas ses obligations, c'est le monde à l'envers !!!). Encore une grave erreur de gestion.
 
Pour étayer nos dires, vous pouvez si vous le souhaitez par un simple clic prendre connaissance de (copiez-collez le lien):
 
Le jugement du 16-06-17 :
http://ekladata.com/QfNhXIBZj9F8bWyz36qVRNPwTWU/JUGEMENT-15-06-2017.pdf
La note remise à tous les administrateurs la veille du CA du 25-09—17:
http://ekladata.com/mqNDilC6Tw3lmMEVKwS9WWOvfTs/Note-aux-administrateur-du-23-09-2017.pdf
La motion remise en séance au CA du 25-09-17:
http://ekladata.com/1qLtAZ-tMScUjlB_YSyTm1v9I_A/Motion-CA-du-25-09-2017.pdf
 
Cette équipe fermée à toute concertation, au comportement despotique et autocratique, doit être remplacée au plus vite afin que la gestion de notre amicale permette à ses administrateurs et à ses salariées de retrouver la sérénité indispensable pour accomplir pleinement leur mission.
 
Comme beaucoup l'on déjà fait, nous vous invitons donc à rallier en nombre l'ADIA pour la soutenir et l'aider à mettre en place une nouvelle équipe plus soucieuse de la défense de l'intérêt général que des intérêts particuliers.
Pour cela il vous suffit de voter pour les candidats qui soutiennent son action et ses principes.
 
A bientôt avec toutes nos amitiés eschouliennes.
 
Le bureau de l'ADIA

Posté par zalandeau à 09:33 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

09 novembre 2017

La guerre dans l'association des anciens élèves avec des dirigeants oligarchiques (2)

GSM

Suite de l'historique par 'Jiellaime' : 
 
- Cette action aboutit déjà à un résultat : le bureau décide de revenir à la procédure initiale d'un bail à construction contracté directement avec un bailleur social. Il demeure tout de même des interrogations sur les modalités de ce contrat.
- 5 décembre 2014. Notre demande en référé d'annulation de l'AG du 6 décembre 2014 : L'audience de référé du 05/12/2014 n'a pas pu se tenir suite à l'intervention de Madame le Bâtonnier au prétexte que le barreau d'Alès était en grève. Alors que les avocats de Nîmes et de Marseille étaient présents et ne faisaient pas grève, ils étaient venus pour plaider !
- Le projet 180 studios a été présenté à l'AG du 06 décembre 2014. Après un vote (que nous qualifieront de suspect sur les utilisations des pouvoirs en blanc adressés par correspondance) le Président recueille 60% des voix. Il obtient mandat pour contracter et engager l'Amicale dans la réalisation de ce projet.
- Depuis le groupe CAMA se réunit une fois par mois le vendredi à 18 H à Nîmes. Une délégation rencontre notre avocat Maître PIETTE à Marseille régulièrement (à ce jour à 4 reprises).
- La procédure en justice suit son cours, mais chacun sait que la partie qui est demandeur ne maîtrise pas les délais. La prochaine audience est celle de la Mise en Etat le 14 avril 2015 (échange des pièces, normalement Conclusions de la partie adverse, et réplique de notre avocat vers le 15 mai 2015). Il ne faut pas s'attendre à une audience de plaidoirie avant la fin de l'année, d'où un jugement début 2016.
- Le groupe CAMA a tenté à plusieurs reprises un rapprochement avec la partie adverse. Nous avons proposé une conciliation. Travailler ensemble d'une manière démocratique pour réviser les statuts. Ils sont obsolètes et sont sujet à diverses interprétations. Ils sont la source notamment de votes très contestables aussi bien au CA qu'en AG. (Votes par correspondance en blanc, votes électroniques, votes par visio conférence)
- Cette proposition de conciliation suite à un Courrier du 09 mars 2015 de notre avocat a été refusée par la partie adverse. Refusée également au cours du CA du 13 mars 2015 (10 voix contre 10 mais avec voix prépondérante par visio conférence du président qui est domicilié à 5000 Km d'Alès)
- Le bureau actuel s'enferme dans une position autoritaire qui refuse la contestation démocratique. Il s'autorise d'accueillir les anciens élèves, qui eux sont adhérents à l'amicale depuis leur sortie de l'école, et qui veulent assister silencieusement au CA avec un Huissier qui leur ferme la porte de notre MDE ! Où sont la transparence et l'esprit amicaliste ?
- La seule proposition faite par le bureau a été la LRAR en date du 26 février 2015 du vice président T. Olivari. Il nous dit en résumé que si on n'est pas d'accord on peut tout « simplement démissionner » ou alors ils vont « envisager une procédure de radiation à notre encontre ». Ces termes menaçants sont renouvelés par T.Olivari dans une nouvelle lettre RAR du 24 avril 2015.
- Le fonctionnement de notre association n'est plus celui d'une Amicale. Devant cet état de fait nous sommes contraints de poursuivre notre action en justice :
 
1 - Nous  demandons la nomination d'un Administrateur Provisoire qui aura pour mission de convoquer et contrôler la prochaine AG.
 
2 - le 27 avril 2015 sommation a  été faite à l’Amicale  de nous communiquer les documents concernant la validité  des votes des derniers C.A. et A.G. (respect de l’article 1.3 du règlement intérieur sur le droit de vote)
 
- Cette action du groupe CAMA est légitime. Elle demande de l'abnégation et de la volonté de la part de ses membres. Cela a aussi un coût. La justice n'est pas gratuite. Nous demandons à tous les Sympathisants de nous aider financièrement selon leurs moyens. Toute participation contribuera au succès de notre démarche. Nous allons vous adresser un bilan des sommes perçues et dépensées ainsi qu'un mandat à nous remettre pour continuer notre action. 
 
Tous ces efforts ont un seul but : que l'éthique, la transparence et l'amitié soient de nouveau de rigueur au sein de notre Association.” 
Fin de citation 
 
Amicalement
Jiellaime

Posté par zalandeau à 09:38 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,


08 novembre 2017

La guerre dans l'association des anciens élèves avec des dirigeants oligarchiques (1)

GSM

Ecrit par "Jiellaime" en 2015

 

Bonjour à Tous

 

Je suis d’accord avec toi sur la tournure des évènements, mais malheureusement aucune, je dis bien strictement aucune discussion n’est possible avec l’équipe dirigeante actuelle. De nombreuses tentatives ont été faites sans succès. Je suis également d’accord sur le fait que ça peut être dommageable pour l’Ecole. Peut-être te rappelles-tu la lettre ouverte que j’avais adressée au président de l’amicale il y a un an. Je n’ai bien sûr jamais reçu de réponse de sa part. Par contre, à ma grande surprise, j’ai reçu énormément de messages de soutien.
 
Pour votre information, les contestataires au mode de fonctionnement actuel de l’Amicale se sont réunis pour former un groupe appelé CAMA (Comité Amicaliste des Mines d’Alès). Ci-dessous vous trouverez un résumé de la situation.
 
Je peux vous assurer que ce résumé est extrêmement “soft”. Ce qui se passe dans la réalité est dramatique. Une dizaine de personnes s’est accaparée le pouvoir en bafouant tous les jours non seulement les règles démocratiques élémentaires, mais encore en méprisant totalement les statuts et règlement intérieurs de l’Amicale. Les “communiqués officiels” que vous pouvez recevoir sont un tissus de contre-vérités n’ayant pour objectif que de définir les “bons” (l’équipe dirigeante) et les “méchants”, les contestataires.
 
Plus ça va, plus les décisions sont du type “Car tel est mon bon plaisir”.
 
Sachez enfin que lors de la dernière A.G
 
-  le “Candidat officiel” au poste d’administrateur n’a pas été élu,
 
- que le budget n’a pas été voté,
 
- que la proposition d’augmenter le nombre de membres du C.A (pour leur donner une majorité plus confortable) a été refusée...
 
HISTORIQUE
 
“- 5 juillet 2014 : AG avec 5 présents sur 750 adhérents suivie d'un CA avec l'élection d'un nouveau Président. De nombreux votes sont irréguliers. Le groupe CAMA se constitue et conteste les délibérations de cette AG et l'élection du nouveau Président.
- Les membres du CAMA  adressent 5 lettres RAR au bureau de l’Amicale (7 août, 21 août, 8 septembre,  29 septembre  et 26 octobre 2014). Ils contestent les dernières élections et proposent une démarche de conciliation «  pour résoudre par le haut  »  ces dissensions. Ces lettres resteront sans réponse.
- Automne 2014(et bien avant) : Quelques administrateurs membres du CAMA constatent que le bureau de l'Amicale veut réaliser le projet de construction de 180 studios à la MDE (de 12,3 millions d'euros dont 3 M€ de subventions de la CDC) sans appel d'offres. Ce qui est contraire à toute déontologie. D'autre part ce n'est pas conforme au dossier validé par le Comité Régional de l'Habitat et de l'Hébergement du Languedoc Roussillon.
- Nous rappelons que tous les sociétaires de l'Amicale, membres de CAMA sont favorables au partenariat Ecole-Amicale pour la réalisation du projet CREAPP. Ils souhaitent simplement que l'éthique et la transparence soient respectées.
- AG du 06 septembre 2014 : Importante contestation de 80 % des présents qui refusent de donner mandat au Président pour traiter un marché en VEFA (sans appel d'offres). Ils rappellent également que l'élection de S. Deveaux n'est pas valable.
- Devant le refus de dialogue du bureau, le groupe CAMA est contraint d'agir en justice pour demander l'annulation des délibérations de l'AG du 5 juillet 2014 : assignation au fond devant le TGI d'Alès en date du 06 novembre 2014 à l'encontre de six membres du CA.
 
A suivre...

Posté par zalandeau à 09:31 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : ,

30 octobre 2017

Histoire de France - Sarkozy le complexé qui prend sa revanche

GSM

Note de zalandeau : Paru dans Marianne en Février 2008, sous la plume de Bénédicte Charles :

 

Quand les psys se penchent sur le cas Sarkozy

 

Bénédicte Charles | Vendredi 22 Février 2008
 
De très sérieux universitaires planchent à l'Université Paris VII, sur le psychisme de notre Président. Marianne2 y était. L'exposant a parlé d'action et de masturbation.
 
Même le Washington Post (édition du 15 février dernier) le dit : la France entière ne bruisse que d’une question. Et cette question, ce n’est pas : « Carla Bruni va-t-elle tomber enceinte ? », contrairement à ce que croit la presse de notre côté de l’Atlantique. Non, que ce soit au bistrot, au boulot ou dans le métro, ce que les Français — les « vraies gens », quoi — se demandent, c’est : «Sarkozy a-t-il toute sa tête . Il n’est donc guère surprenant de trouver, dans les programmes de l’UFR de Sciences humaines Cliniques de l’université Paris VII, un séminaire de psychanalyse intitulé «Sarkozy, le symptôme – Lecture de l’inconscient». Le psychiatre et psychanalyste Hervé Hubert, qui anime le cours en question, a prévu de consacrer 9 séances au «cas» Sarkozy sur la base de Témoignage, le livre que Nicolas a publié en 2006 et dans lequel il raconte sa vie, de l’enfance à la candidature. Nous avions raté le premier cours— dont la conclusion était, en gros : le principe fondamental du sujet Sarkozy, c’est qu’il nous dit la vérité et qu’il nous aime (enfin, c’est ce qu’il croit. Mais en psychanalyse, c’est ce que croit le patient qui est important, pas la réalité). Voici le résumé du deuxième.
 
Martyr, prédateur, barbare
L’enfant Sarkozy est un enfant souffrant. Pas beau, pas sportif, se croyant mal aimé, et vraiment abandonné par son père. D’où l’ombre de l’enfant qui plane sur les décisions du président : enfant martyr (de la Shoah, de la pédophilie) ou enfant prédateur, barbare (enfant de sans-papiers qu’il faut chasser, racaille des cités qu’il faut éradiquer). On note également l’importance de la notion de puissance phallique chez un masturbateur forcené qui doute, justement, de sa puissance. On apprécie aussi le fait que Nicolas, apprenant à 18 ans que son défunt arrière grand-père était un bijoutier juif de Salonique, se lance immédiatement dans la quête… de sa part d’héritage grand-paternel perdue : il se rend à Salonique pour réclamer 4000 francs (et à l’époque, ce n’est pas rien). C’est que Nicolas, à moitié abandonné par son père qui ne veut même pas verser la pension alimentaire, a décidé que désormais, il se servirait. Dont acte. Mais tout ça, nous dit-on, n’est que quête d’amour…
 
L'action ne doit jamais cesser
L’amour est, avec l’action, le moteur de super Nico. Chez lui, l’action vaut tout. Elle remplace l’acte qui, lui, suppose un avant et un après, une réflexion sur les conséquences, une portée symbolique. L’action, c’est juste le mouvement. Je pense à un truc, je le dis, je le fais. Je réfléchis après. Pour Sarkozy, l’action ne doit pas cesser, ou l’amour ne doit pas cesser, sinon, c’est la destruction. Alors, puisque les Français ne l’aiment plus, Nicolas agit. Et c’est là que son inconscient parle. « Qui parle ? Ça parle », comme dirait l’autre.
Exemple : je vois dans mon agenda que je dois aller au dîner du Crif ce soir. Je me dis qu’il faut trouver quelque chose à dire (action). Puis, je sais pas, l’inspiration sans doute, je dégote ce truc d’enfant de la Shoah. Action encore. Eh bien non : l’enfant de la Shoah, c’est mon inconscient qui me l’a dicté. C’est le petit enfant souffrant en moi qui parle.
Très bien. Mais alors qui, en Nicolas Sarkozy, s’exprime quand il décide de toiletter la loi de 1905, quand il laisse sa directrice de cabinet expliquer que la Scientologie, ce n’est guère plus menaçant qu’un club de bridge ? L’adolescent qui se masturbait en s’imaginant jouer le rôle de Tom Cruise dans Top gun ?

Posté par zalandeau à 09:21 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : ,

29 octobre 2017

Où est passée l’honnêteté après le Général ? (3 - Fin))

GSM

Ecrit par Michel Psellos.

 

Coups de pouce appréciés

 

En attendant et pour revenir aux questions de rémunération, la faiblesse des primes à l'Élysée aboutit à la situation anormale d'une rémunération du secrétaire général moins élevée que celle des directeurs de cabinets ministériels : l'habitude fut prise d'y remédier en nommant parallèlement le secrétaire général à une présidence non exécutive d'entreprise publique, assortie d'une modeste rémunération. C'est ainsi qu'Édouard Balladur présida la société du tunnel du Mont-Blanc, qui lui valut ultérieurement quelques déboires médiatiques non mérités (il fut un excellent président qui mit en place un financement particulièrement sain de la nouvelle autoroute blanche). Quant à Jean-Louis Bianco, secrétaire général de l'Élysée sous François Mitterrand, il présida l'Office national des forêts.

 

La réélection de Jacques Chirac, après l'élimination de Lionel Jospin au premier tour des élections présidentielles par Jean-Marie Le Pen, donna au nouveau Premier ministre Jean-Pierre Raffarin l'occasion de réformer enfin le système pour remettre la rémunération des membres du gouvernement en adéquation avec leur niveau de responsabilités.

 

La rémunération des ministres et du Premier ministre fut augmentée d'environ 70% par la loi de finances rectificative du 6 août 2002. Il n'y eut pas de protestation notable, du fait de la torpeur estivale et de la crainte de la gauche d'attiser les ressentiments populistes dont se repaît l'extrême-droite, et les ministres - parmi lesquels le nouveau ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy -, furent heureux de constater le quasi-doublement de leur rémunération à partir du mois d'août 2002.

 

Restait à corriger la rémunération du président de la République. Jacques Chirac choisit de ne pas la modifier en août 2002 pour éviter toute polémique, car le cumul de son ancienne formule avec ses retraites d'ancien conseiller référendaire à la Cour des Comptes, d'ancien député ou ministre et d'ancien maire de Paris suffisait à lui assurer une rémunération globale supérieure à celle de son Premier ministre.

 

Il laissa ainsi un héritage empoisonné à son successeur : pour éviter d'être moins bien payé que François Fillon, Nicolas Sarkozy, qui ne touche aucune retraite, n'eut pas d'autre choix à son arrivée en mai 2007 que d'achever le réalignement de la rémunération du président de la République sur celle du Premier ministre en l'augmentant d'environ 70%, ce que Jacques Chirac aurait dû faire dès 2002 en accompagnant cette mesure de la suspension de ses propres retraites.

 

Nicolas Sarkozy paracheva la réforme en regroupant dans un budget unique l'ensemble des dépenses de l'Élysée, ce qui aurait dû être fait depuis longtemps, mais aussi en accordant à certains de ses collaborateurs des primes hors de proportion avec la rémunération normale d'un fonctionnaire, ce qui passa inaperçu dans un premier temps.

 

Les polémiques n'ont pas manqué sur l'augmentation de la rémunération personnelle du président. Mais la palme en ce domaine revient à Nicolas Sarkozy lui-même, qui essaya de détourner les attaques dans une interview au Parisien du 26 février 2008 en affirmant que l'augmentation de l'ordre de 70% du traitement du Premier ministre, de 12.000 euros à environ 20.000 euros par mois, avait été effectuée... par Lionel Jospin en 1997 et non par Jean-Pierre Raffarin en 2002.

 

Cette affirmation a acquis un statut de vérité officielle malgré les démentis de Lionel Jospin bien peu repris dans la presse, ce qui a permis à Nicolas Sarkozy de la renouveler en 2012.

Posté par zalandeau à 09:26 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,

28 octobre 2017

Où est passée l’honnêteté après le Général ? (2)

GSM

Ecrit par Michel Psellos.

 

Petites attentions entre amis

 

Jusqu’à la réélection de Jacques Chirac au mois de mai 2002, un seul incident mérite d’être signalé : le décès de Georges Pompidou en 1974 laissa sa veuve fort démunie, car son mari, bien qu’ancien banquier, avait vécu comme l’oiseau sur la branche et n’était pas propriétaire de son logement sur l’Ile Saint-Louis.

 

Son successeur Valéry Giscard d’Estaing régla le problème en faisant verser à Mme Pompidou un complément de pension sur le budget de l’Élysée, sans que les textes le prévoient. Lors de la passation des pouvoirs à François Mitterrand, en mai 1981, VGE lui demanda le maintien de cet arrangement, ce que le nouveau président accepta sans barguigner. L’arrangement fut bien entendu prolongé par son successeur Jacques Chirac, ancien collaborateur fidèle de Georges Pompidou, jusqu’au décès de Mme Pompidou en 2007.

Lors de la même passation des pouvoirs, en 1981, VGE demanda le reclassement de son secrétaire général sortant de l’Élysée, Jacques Wahl, inspecteur général des finances. François Mitterrand accepta et le fit nommer directeur général adjoint de la BNP quelques mois plus tard.

 

L’ironie de l’histoire est que VGE lui-même avait refusé en 1974 de reclasser le secrétaire général sortant, Édouard Balladur, conseiller d’État, qui avait fort bien tenu l’Élysée pendant la maladie du président Pompidou mais avait eu le tort de mal s’entendre avec le ministre des finances VGE. L’insistance de l’entourage de l’ancien président conduisit finalement VGE à lui proposer le poste d’ambassadeur auprès du Vatican. Édouard Balladur le refusa et se souvint longtemps de l’humiliation.

 

Ajoutons que le secrétaire général sortant de François Mitterrand, Hubert Védrine, conseiller des affaires étrangères, ne fut pas non plus reclassé comme ambassadeur en 1995 par le nouveau Président Jacques Chirac (il ne sera nommé ministre des affaires étrangères que deux ans plus tard, sur proposition de Lionel Jospin après la dissolution de 1997), de même que le secrétaire général sortant de Jacques Chirac, Frédéric Salat-Baroux, conseiller d’État, ne fut pas reclassé par Nicolas Sarkozy : le sectarisme n’est pas toujours là où l’on croit.

 

Posté par zalandeau à 09:19 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,

27 octobre 2017

Où est passée l’honnêteté après le Général ? (1)

GSM

Écrit par Michel Psellos.
 
Michel Psellos nous éclaire sur ce sujet anecdotique mais représentatif des mœurs et de l’exercice du pouvoir sous la Ve République.
 
La règle initiale concernant la rémunération du président de la République a été fixée à l’arrivée du général de Gaulle à l’Élysée le 8 janvier 1959 : bien que les responsabilités du poste aient décuplé ou centuplé, le chef de l’État décide de ne rien modifier et conserve la même rémunération que celle de son prédécesseur René Coty, alignée sur le traitement de base du vice-président du Conseil d’État qui est le plus haut fonctionnaire français.
 
Le Général au régime
 
En ce qui concerne le régime de retraite, le Général ne prévoit rien d’autre que le droit pour les anciens Présidents de la République de siéger à vie au Conseil Constitutionnel.
 
Enfin, il refuse de regrouper dans un budget unique les dépenses de l’Élysée, et préfère maintenir la tradition d’une prise en charge de l’essentiel des dépenses de fonctionnement et de personnel par les ministères : la plupart des conseillers au secrétariat général de l’Élysée sont des fonctionnaires qui restent rémunérés par leur corps d’origine (Inspection des Finances, Ponts et Chaussées, etc…), les autres bénéficient d’un emploi de complaisance auprès d’entreprises publiques comme Air France ou EDF, tandis que les huissiers, serveurs ou jardiniers viennent principalement du ministère de la défense.
 
La rémunération des membres du gouvernement, dont les responsabilités n’ont pas changé par rapport à la IVe République même si le rôle constitutionnel du chef de gouvernement diffère, n’est pas non plus modifiée à l’arrivée de Michel Debré à Matignon : le Premier ministre voit comme le président de la République son traitement aligné sur celui du plus haut fonctionnaire français sans les primes (ce qui correspondrait aujourd’hui à une rémunération d’environ 10.000 euros par mois), les ministres viennent un cran en-dessous, les secrétaires d’État encore un cran plus bas.
 
La pratique des fonds spéciaux de Matignon et des enveloppes en liquides pour les primes des membres des cabinets ministériels permet aux ministres d’améliorer l’ordinaire et d’être un peu mieux payés que leurs fonctionnaires les plus chevronnés, mais il n’en demeure pas moins qu’on ne s’enrichit pas avec un traitement de ministre, sauf cas de prévarication avérée.
 
On raconte que Marcel Dassault, reçu un jour dans le bureau de De Gaulle à l’Élysée et impressionné par le décorum, n’aurait pu réfréner sa curiosité et lui aurait demandé en sortant : «Combien ça gagne, un président de la République ?». La légende ne dit pas si le Général prit la peine de lui répondre.
 
Il faut ajouter pour être complet que le traitement du président de la République n’est que de l’argent de poche, puisque le titulaire de la fonction est entièrement pris en charge par l’Élysée et dispose de plusieurs autres demeures à Rambouillet, Brégançon... dans lesquelles le couvert et la domesticité sont fournis par la République.
 
Le général de Gaulle n’en usa guère car il préférait passer week-ends et vacances dans sa maison de Colombey-les-deux-Églises, mais il répondit un jour à qui lui proposait de supprimer ces autres demeures présidentielles qu’il préférait les garder pour ses successeurs, afin qu’ils aillent en vacances «chez eux et non chez les autres» pour éviter d’être redevables de quoi que ce soit à plus fortuné qu’eux...
 
Sa veuve se contenta jusqu’à la fin de la réversion de sa retraite de général de brigade à titre temporaire, dont le montant ne lui permettait pas d’entretenir convenablement la gentilhommière de Colombey. Celle-ci est toujours la propriété de la famille et, n'étant pas classée monument historique, n'a jamais reçu un sou de l'État. Ses travaux d'entretien sont financés par les visites et, occasionnellement, l’association nationale pour la fidélité au général de Gaulle.

Posté par zalandeau à 09:08 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,