30 novembre 2019

L'explosion annoncée des exilés fiscaux (Le Point)

GSM

Note de Zalandeau : Excellent article de Jean Nouailhac du 12 août 2015… Je développerai les actions correctives que nos imbéciles du gouvernement devraient prendre dans un prochain article…
 
http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-nouailhac/nouailhac-l-explosion-annoncee-des-exiles-fiscaux-12-08-2015-1956318_2428.php
 

Les derniers chiffres révélés par Les Échos sont dramatiques, et vont s'amplifier. Conséquence inévitable de la politique du pire de François Hollande.

 

Par Jean Nouailhac sur « le Point » 
 
Les avocats fiscalistes et les spécialistes en gestion patrimoniale le laissaient entendre : selon eux, les « départs fiscaux » étaient en train de se multiplier au point de mettre en péril, à terme, les finances du pays, déjà très mal en point. Les informations révélées par Les Échos du 7 août dernier sur l'année 2013 montrent, dans la tranche des revenus imposables supérieurs à 100 000 euros, une augmentation de 40 % de ces délocalisations fiscales. Dans la tranche des plus de 300 000 euros, la progression est encore plus forte : + 46 % !
 
Quant à ceux qui sont assujettis à l'impôt sur la fortune, l'ISF, et qui auraient été 587 à avoir quitté le pays en 2012 selon la commission d'enquête parlementaire sur « l'exil des forces vives », ils seraient passés à 714 en 2013, soit une augmentation de 22 %. En 2012, ces 587 ménages disposaient d'un patrimoine moyen de 6,6 millions d'euros et la moitié d'entre eux affichaient 12,5 millions de moyenne. Au total, une addition de 3,7 milliards d'euros qui ont quitté la France en 2012 pour, sans doute, ne plus jamais y revenir !
 

Bercy préfère communiquer sur les retours des « repentis » fiscaux

 

Combien de milliards en 2013 ? Combien en 2014 ? Et combien y en aura-t-il en 2015 ? Le chiffre de 2013 pour les exilés de l'ISF n'est pas connu, pas plus bien entendu que celui de 2014 : Bercy préfère communiquer sur les retours des « repentis » fiscaux que sur les départs des « exilés » fiscaux. Les chiffres de 2012 obtenus par la commission d'enquête provenaient du croisement de trois sources, l'ISF donc, l'impôt sur le revenu et l'exit tax, cet incroyable impôt sur les plus-values de cession des participations et des actifs détenus par un contribuable qui veut quitter fiscalement la France.

 
Avant de pouvoir partir en effet, chaque contribuable doit déclarer tous ses avoirs et doit s'engager à payer cette taxe mortifère parce que ces fameuses plus-values sont soumises, non pas à un pourcentage fixe comme cela devrait être le cas, mais à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux, ce qui est particulièrement confiscatoire s'agissant des tranches les plus élevées. Imaginée par Bercy pour l'équipe Sarkozy-Fillon en 2010, applicable depuis mars 2011, cette exit tax, bien entendu, a été largement aggravée par l'équipe suivante Hollande-Ayrault qui a ramené en 2013 le seuil des actifs taxables de 1 500 000 à 800 000 euros, élargissant ainsi grandement la cible des contribuables visés.
Et, malgré tout cela, malgré les spoliations dont elles sont l'objet, les victimes de l'ISF sont de plus en plus nombreuses à vouloir quitter la France et son enfer fiscal. L'un des anciens conseillers de François Hollande pendant sa campagne électorale, l'économiste Philippe Aghion, professeur à Harvard, est devenu très critique sur la politique fiscale du président : « Le capital est clairement surtaxé en France, a-t-il déclaré à Challenges il y a quelques mois. La taxation des revenus du capital est pratiquement alignée sur celle des revenus du travail, et de plus elle est assujettie à la CSG, ce qui peut conduire à des taux moyens supérieurs à 60 %. »
 

Un signe de désespoir et de pessimisme

 
Résultat : quand le capital s'en va à l'étranger, les investissements diminuent en France, une évidence que les technocrates de Bercy ont du mal à comprendre. Il est vrai que la quasi-totalité d'entre eux n'a aucune expérience du privé, n'ayant pour tout bagage en matière économique qu'un dérisoire diplôme de l'ENA... Rappelons que le capital, avant de pouvoir être investi, a déjà été taxé une première fois puisqu'il s'agit d'une épargne et que l'épargne provient essentiellement des revenus du travail, eux-mêmes largement taxés. Résumons : impôts sur le capital + prélèvements sociaux et CSG au taux de 15,5 % + épargne déjà taxée au départ = triple peine. Sans doute un record du monde !
 
On comprend mieux l'envolée des départs fiscaux à l'étranger, même si le prix à payer est terriblement lourd. Pour les plus riches de nos concitoyens, mieux vaut peut-être effectivement prendre un grand coup sur la tête une bonne fois pour toutes, en sauvant une partie de sa fortune, soit pour espérer conserver le peu qui restera après les douloureux passages du fisc, soit pour investir ailleurs que dans un Hexagone complètement plombé, plutôt que de se retrouver ruiné en France après une quinzaine d'années d'ISF et, à terme, ne plus rien pouvoir laisser à ses enfants ou ses petits-enfants… Soyons clair : dans leur démarche, il y a également un profond désespoir et un terrible pessimisme sur l'avenir du pays.
 
Depuis quelques mois, des bruits courent, des bribes d'informations apparaissent dans certains articles de la presse financière sur la baisse sensible et constatée par Bercy du rendement des impôts directs. Il faut se rappeler que les 1 % de nos concitoyens les plus riches paient 30 % du total des impôts sur le revenu. Question : s'ils sont de moins en moins nombreux, saignée après saignée, qui va devoir payer leur quote-part d'impôt ?
 
Note de Zalandeau du 25 novembre 2019 : Depuis le nouveau président (Macron) a diminué l'assiette de l'ISF. Mais il n'a pas mis en place le prélèvement à la source pour les impôts sur le revenus des riches...
Moins d'argent dans les caisses de l'état... Mais les capitaux vont-ils revenir et créer de l'activité et surtot de l'emploi ? Wait and see !

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25 septembre 2019

Immigration : La grande escroquerie

GSM





Faux numéros de Sécurité sociale, allocations douteuses, coûts gigantesques : alors que la France s'interroge sur la fraude sociale, Valeurs actuelles lève le tabou de la responsabilité de l'immigration dans ces chiffres.
 
Par Louis de Raguenel dans Valeurs Actuelles le 19 septembre 2019
 
Rarement un prérapport parlementaire aura fait autant de bruit. Difficiles à lire et encore plus à comprendre, ces documents n’intéressent guère le grand public. Encore moins les médias, souvent lassés à l'avance à l'idée de décrypter un texte de plus de cinq pages… Pourtant, le sénateur UDI Nathalie Goulet et le député LREM Carole Grandjean sont parvenus à percuter le débat public en publiant, le 3 septembre dernier, leur précieux prérapport, consacré à la lutte contre la fraude sociale. Tollé dans la salle et pugilat sur les plateaux de télévision.
 
Nathalie Goulet nous l'assure : « Il y a des gens qui déclarent 70 enfants à la Sécurité sociale. » Rapports administratifs à l'appui, elle alerte : il existerait une grande différence entre le nombre de personnes inscrites au Répertoire national d'identification des personnes physiques (RNIPP) et le nombre de bénéficiaires de prestations sociales. « 110 millions de personnes y sont inscrites et, parmi elles, 84,2 millions sont réputées en vie… Rappelons que le pays compte… 67 millions d'habitants ! » Plus incohérent encore, elle révèle que le même RNIPP compte 3,1 millions de personnes âgées de plus de 100 ans en vie alors que l'Insee en recensait 21 000 en 2016 ! « On lève un tabou ! », s'exclame-t-elle.
 
« Attention ! Sur le sujet de la fraude sociale, politiquement, il n'est pas question d'agiter le chiffon rouge de l'immigration », nous préviendra brutalement une des 90 personnes auditionnées par les deux parlementaires. Pourtant, il est précisément temps de s'intéresser à la fraude sociale concernant les étrangers, de s'attarder sur le lien entre celle-ci et l'immigration. Lorsqu'on tourne les pages du prérapport, le thème, sans jamais être désigné comme seul responsable, est presque omniprésent.
 

“8 millions de cartes Vitale surnuméraires toujours actives”

 
De manière concrète, Valeurs actuelles a demandé à plusieurs personnes auditionnées par la mission gouvernementale de lister quelques exemples précis pour éclairer l'opinion de ses lecteurs. Échantillon : à partir d'un faux certificat de naissance et d'une identité irakienne usurpée, un Algérien s'était fait verser 30.000 euros d'allocations ; un autre encaissait la pension de sa mère décédée ; un troisième, Franco-Nigérian, avait monté un réseau de faux inscrits à l'allocation d'adulte handicapé
 
En lisant ce pré rapport, on apprend que 21,1 millions d'individus disposant d'un numéro de Sécurité sociale sont nés à l'étranger et que 11,9 millions d'entre eux ont été bénéficiaires de prestations sociales, alors que l'Insee dénombre seulement 7,9 millions de personnes nées à l’étranger vivant sur le territoire Français ! On découvre aussi que 11.000 personnes sont immatriculées « sans nom patronymique » de nationalité étrangère.
L’inspection générale des finances et l’inspection générales des affaires sociales l’écrivaient noir sur blanc dans un autre rapport, publié en septembre 2013, page 8 : « Les déclarations de bénéficiaires des caisses de l’assurance maladie obligatoire surestiment de 7 millions le nombre de résidents en France et près de 8 millions de cartes vitales surnuméraires apparaissent être toujours actives. ». Page 9 : « L’Insee estime à 52,6 millions de personnes, en 2013, la population résidente âgée de plus de 16 ans […] Or on dénombre 60,36 millions de cartes Vitales actives[…]. ». Le magistrat Charles Prats, ancien membre de la délégation nationale à la lutte contre la fraude, met les pieds dans le plat : « A qui bénéficient ces cartes Vitales ? Une quasi certitude, pas à des Français ! Il existe des millions de numéros de sécurité sociale attribués sur la base de faux documents. On a appris par exemple, en juin, qu’il existe un million et demi de personnes nées à l’étranger, qui ont perçu des prestations en trop. »
 
Pour le député LR Pierre Henri Dumont, « Il y a un lien évident entre la fraude sociale et la fraude documentaire de personnes étrangères habitant en France ou à l’étranger ».
Les faits parlent d’eux-mêmes : En 2011, il avait été attesté que 1,8 millions de numéros de sécurité sociale étaient attribués frauduleusement à des personnes vivant à l’étranger. En 2009, 436.000 retraités de nationalité Algérienne, touchaient une pension de la Caisse nationale d’assurance vieillesse. « Qui vérifie si ces personnes existent ? Personne ! », assène le député.
En 2010, on comptait 412.000 pensionnés Algériens pour un total de 1,2 million de pensionnés à l’étranger toutes origines confondues, soit un tiers de tous les bénéficiaires de retraites versées par la France à l’étranger. Particulièrement combative, la députée Valérie Boyer (LR) a demandé à maintes reprises au gouvernement si les décès des ayants droits sont déclarés aux caisses de retraites. Sans réponse précise, les prestations sociales continuent d’être versées à leurs descendants.
 
Le pré rapport parlementaire insiste longuement : les services sociaux et fiscaux ne parviennent pas (ou ne tiennent pas) à croiser leurs fichiers pour lutter contre les doublons, les décès non déclarés ou encore les cas manifestes de fraude. Ce n’est pas moins grave : Le problème réside surtout dans notre incapacité à lutter contre la fraude documentaire, c'est-à-dire les faux papiers, les faux certificats de naissance, de création d’entreprise. Sans le dire aussi clairement, cet échec est donc aussi lié à celui du contrôle des flux migratoires : En contrôlant qui entre sur le territoire Français, l’état pourrait lutter plus efficacement contre l’immigration illégale, notamment dans ses demandes de laissez-passer consulaires. Le sénateur LR du Rhône, François Noël Buffet, expert des questions migratoires, a d’ailleurs demandé, avant l’été, la création d’une mission parlementaire sur la fraude documentaire. Demande restée pour le moment sans réponse.
 
Le phénomène est entier : Aujourd’hui, un tiers des mineurs Africains ne disposent pas d’état civil ! […] Du coté français, l’Etat n’a pas les moyens d’aller vérifier si un acte de naissance mal scanné, venant d’un pays où les questions d’état civil ne sont pas une priorité, st frauduleux ou pas. C’est en profitant de notre faiblesse que certaines personnes déclarent ainsi 15 enfants en cinq ans, sans que personne ne se pose de question. « On imagine qu’il y a eu beaucoup de triplés ! », ironise un haut fonctionnaire du ministère de l’intérieur.
 
[…] Le tremblement de terre social [Gilets Jaunes] a imposé au gouvernement de partir à la recherche de nouveaux postes de dépenses publiques inutiles. Voire de dépenses choquantes. Charles Prats n’a pas manqué de rappeler, en pleine crise des gilets jaunes, qu’on pouvait estimer la fraude sociale (Note de Zalandeau : liée à l’immigration) à 14 milliards d’euros par an. […] Le montant des mesures promises par Emmanuel Macron pour redonner du pouvoir d’achat à ceux qui peinent à boucler les fins de mois, correspond presque à celui de la fraude sociale (NDZ : liée à l’immigration), volé au contribuable !
 
[…] Maintenant que ces données sont connues de tous, la balle est dans son camp (Macron) pour agir. Plus pour parler !
  

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14 août 2019

A l'attention de Guyenne

GSM

Rédigé le 13 août 2019

Au sujet de l'aéroport de Toulouse Blagnac, cette entreprise ne perdait pas d'argent. Quand une entreprise perd de l'argent, elle est difficilement vendable :

https://www.verif.com/bilans-gratuits/AEROPORT-TOULOUSE-BLAGNAC-493292403/


Actuellement l'actionnaire Chinois, a largement plongé la main dans les dividendes, puis veut revendre ATB, pour se faire une grosse plus-value... Il n'a pas respecté ses promesses et n'est pas du tout compétent en matière d'aéroport. Son seul but c'était de faire du fric rapidement.
Bien heureusement, la cour administrative d’appel de Paris a décidé, mardi 16 avril dernier, d’annuler la privatisation de l’aéroport toulousain. Le tribunal a jugé que le cahier des charges, encadrant cette vente au consortium chinois Symbiose, n’avait pas été respecté.
Alors, les histoires qui racontent que l'ATB  perdait de l'argent, ce sont des faux-prétextes invoqués par les libéraux Macronistes... Mais pas la réalité...

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03 août 2019

Le «vrai» déficit commercial de la France (5)

GSM


 
 
Le tableau 4 donne une estimation de la balance commerciale en volume de la France en 2008. On peut lire sur ce tableau, que cette balance commerciale en volume était en déficit de 161,3 milliards d'unités réelles de biens et services, pour ce qui concerne les échanges de biens manufacturés avec tous les pays du reste du monde, et de 122,1 milliards d'unités réelles de biens et services, pour ce qui concerne les échanges de biens manufacturés avec les pays émergents.
 
Tableau 4. Balance commerciale en volume de la France en 2008 (Volume réel des biens échangés, par sens de l'échange, catégorie des biens échangés, et région partenaire de l'échange, en milliards d'unités réelles de biens et services)
 
Une estimation des contenus en emplois des exportations et importations de la France.
 
Le tableau 5 donne, pour diverses branches d'activité, plusieurs indicateurs concernant la France en 2008, utiles pour apprécier la balance commerciale en volume. Les sources de ce tableau sont les tableaux précédents et l'OCDE (sa base de données STAN).
 
Tableau 5. Valeurs de divers indicateurs concernant la France en 2008 (Valeur de l'indicateur, par indicateur et catégorie de biens et services produits par la branche concernée)
 
Le tableau donne d'abord une estimation de la valeur ajoutée, calculée en volume, faite par les acteurs de la branche concernée durant l'année. La valeur ajoutée en volume faite par des acteurs d'une branche de l'économie, est le volume réel des biens et services qu'ils ont produit, auquel on retranche le volume réel de leurs consommations intermédiaires. Le PIB en volume est la somme des taxes sur la consommation, divisées par le niveau des prix, et de la valeur ajoutée en volume de toutes les branches d'activité. L'unité de mesure est le milliard d'unités réelles de biens et services. Sur le tableau, on peut lire qu'en France, les acteurs appartenant à la branche produisant des biens manufacturés, ont fait une valeur ajoutée de 183 milliards d'unités réelles de biens et services, et que le PIB en volume de la France est de 2116,2 milliards d'unités réelles de biens et services. Les 161,3 milliards d'unités réelles de biens et services, de déficit commercial en volume de la France, pour ce qui concerne les échanges de biens manufacturés, représentent donc 7,6% de son PIB en volume.
Le tableau donne ensuite le nombre d'emplois dans la branche concernée. L'unité de mesure est le million d'emplois. On peut lire qu'il y a dans la branche des biens manufacturés, 2,6 millions d'emplois en France en 2008.
Puis le tableau donne la productivité annuelle, calculée en volume, des acteurs de la branche. La productivité en volume des acteurs d'une branche, est la valeur ajoutée en volume faite en moyenne par chaque acteur de la branche : elle se calcule en divisant la valeur ajoutée en volume de la branche, par le nombre d'emplois dans la branche. L'unité de mesure est l'unité réelle de biens et services. On peut lire que la productivité en volume des acteurs de la branche des biens manufacturés, est de 69901 unités réelles de biens et services par an et par travailleur.
Le tableau donne ensuite une approximation plutôt sommaire, du contenu en emplois, calculé en volume, des biens exportés de la catégorie concernée. Une manière sommaire de le calculer, est de diviser le volume des biens exportés, par la productivité en volume des travailleurs de la branche des biens exportés. L'unité de mesure sur le tableau est le million d'emplois. On peut y lire que pour produire les biens manufacturés exportés, il a fallu mobiliser en France 5 millions d'emplois en 2008.
Puis le tableau donne une approximation sommaire du contenu en emplois calculé en volume, des biens importés de la catégorie concernée. On peut le calculer en divisant le volume des biens importés, par la productivité en volume des travailleurs de la branche des biens importés, dans le pays où les biens sont importés. L'unité de mesure sur le tableau est le million d'emplois. On peut y lire que pour produire les biens manufacturés importés en 2008, il aurait fallu mobiliser en France 7,3 millions d'emplois.
Enfin le tableau donne le solde de la balance en emplois, calculée en volume, pour les biens de la catégorie concernée. La balance en emplois calculée en volume, recense les contenus en emplois calculés en volume, des biens importés et exportés. Son solde est le contenu en emplois des biens exportés, auquel on retranche le contenu en emplois des biens importés. Sur le tableau, l'unité de mesure est le million d'emplois. On peut y lire que, pour les biens manufacturés, la balance en emplois calculée en volume de la France en 2008, a un déficit de 2,3 millions d'emplois.
 

01 août 2019

Le «vrai» déficit commercial de la France (4)

GSM


 
 
Une estimation de la balance commerciale en volume de la France.
 
Pour calculer une balance commerciale en volume à partir d'une balance commerciale en valeur, il faut calculer les volumes réels des quantités de biens échangés, dont les valeurs marchandes sont recensées dans la balance commerciale en valeur. Le volume réel d'une quantité de biens peut se calculer à partir de sa valeur marchande, en utilisant le niveau des prix dans le pays de production de ces biens. Le niveau des prix dans un pays, est le prix auquel on peut y acheter une unité réelle de biens et services. Une unité réelle de biens et services, peut être par exemple le volume réel de biens et services que l'on peut s'acheter aux USA, avec 1 dollar. Le niveau des prix dans un pays, peut alors être le nombre de dollars qu'il faut échanger contre de la monnaie du pays, étant donnés les taux de change du moment, pour pouvoir s'acheter dans ce pays une unité réelle de biens et services, c'est à dire ce que l'on aurait pu s'acheter aux USA avec 1 dollar. Le volume réel d'une quantité de biens et services, est donc considéré comme égal à sa valeur marchande en dollars, divisée par le niveau des prix dans le pays de production de ces biens et services.
 
Le tableau 3 donne une estimation des niveaux des prix dans divers pays du monde, en 2008. Cette estimation est donnée par le FMI (dans sa base de données World Economic Outlook). Sur ce tableau, on peut lire qu'étant donnés les taux de change de 2008, si l'on voulait acheter en France ce que l'on pouvait acheter aux USA pour 1 dollar, il fallait détenir une quantité d'euros que l'on pouvait acquérir en échange de 1,35 dollars. On voit sur ce tableau, que les taux de change sont loin d'être ceux d'une situation de parité des pouvoirs d'achat, où le niveau des prix serait le même dans tous les pays. D'un pays à un autre, le niveau des prix peut varier du simple (en Inde : 0,37) au quadruple (en Suisse : 1,58).
 

Tableau 3. Niveaux des prix dans le monde en 2008 (Prix d'une unité réelle de biens et services, par pays, en dollars)
 
Pour que l'estimation du volume réel d'une quantité de biens et services, à partir de sa valeur marchande, soit plus vraisemblable, on pourra considérer que les niveaux des prix donnés dans le tableau 3 concernent les biens et services de toutes les catégories, à l'exception de celles des biens naturels agricoles ou issus des sous-sols, et des biens manufacturés énergétiques. Pour les biens de ces catégories, on pourra considérer que même s'ils sont produits à l'étranger, leur prix serait le même pour nous s'ils étaient produits en France : une unité réelle de biens de ces catégories, vaudrait donc pour nous 1,35 dollars, quel que soit son lieu de production. Le prix du pétrole brut ou raffiné, ou du métal brut, est à peu près le même d'un pays à l'autre. Les pays où le coût du travail est bas, sont souvent aussi si mal dotés en équipements agricoles, que leurs coûts de production de biens agricoles ne sont finalement pas si inférieurs que cela, à ceux des pays riches.

 


30 juillet 2019

Le «vrai» déficit commercial de la France (3)

GSM



 
 
La balance commerciale en valeur de la France.
 
La balance commerciale en valeur de la France en 2008, est donnée dans le tableau 1. Les sources principales de ce tableau sont l'OCDE (sa base de données STAN, à la rubrique "Industrie et Services"), et la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects. Sur ce tableau, on peut lire que la France a exporté pour 473,6 milliards de dollars de biens manufacturés, dont 106,4 milliards vers les pays émergents. Elle a aussi importé pour 500,8 milliards de dollars de biens manufacturés, dont 124,4 milliards en provenance des pays émergents. La balance commerciale en valeur de la France était donc en déficit de 27,2 milliards de dollars pour ce qui concerne les échanges de biens manufacturés avec tous les pays du reste du monde, et de 18 milliards de dollars pour ce qui concerne les échanges de biens manufacturés avec les pays émergents.
Tableau 1. Balance commerciale en valeur de la France en 2008 (Valeur marchande des biens échangés, par sens de l'échange, catégorie des biens échangés, et région partenaire de l'échange, en milliards de dollars)
Dans le tableau 1 et les suivants, les biens et services sont regroupés dans la catégorie des biens mobiliers, et dans celle des biens immobiliers et des services. Les biens mobiliers sont ceux qui peuvent s'exporter ou s'importer. La catégorie des biens immobiliers et des services, comprend la construction, la vente et la location de terrains construits, le commerce et le transport, les services d'intermédiation financière, et les services non financiers, individuels ou collectifs. Les biens mobiliers sont regroupés dans la catégorie des biens naturels, et dans celle des biens manufacturés. La catégorie des biens naturels, est plus exactement celle des biens naturels, alimentaires ou énergétiques. Elle comprend les biens agricoles (comme du blé, du raisin, du coton ou du bois brut), les biens manufacturés alimentaires (comme du pain ou du vin), les biens extraits des sous-sols (comme du métal brut ou du pétrole brut), les biens naturels énergétiques (comme de l’électricité, du gaz ou de l’eau), et les biens manufacturés énergétiques (comme du pétrole raffiné). La catégorie des biens manufacturés, est plus exactement celle des biens manufacturés non alimentaires et non énergétiques (comme des vêtements, des meubles, de la pierre taillée, des produits métallurgiques, des produits chimiques, des machines, des appareils électriques, des matériels de transport). Ces catégories de biens et services, peuvent facilement être mises en correspondance avec celles définies par l'ONU (dans sa nomenclature ISIC 3).
Les pays du reste du monde aussi, sont regroupés dans des régions du monde, dont les plus étendues sont celle des pays émergents (Europe centrale, Asie du sud et du sud-est, Amérique latine, Maghreb et Turquie), celle des pays pauvres (Afrique sub-saharienne, proche et moyen Orient, Europe orientale, Caucase et Asie centrale), celle des pays d’Europe occidentale (du nord et du sud), et celle des autres pays riches (Amérique du nord, Japon et Océanie).
 
Le tableau 2 donne, pour diverses branches d'activité, la valeur ajoutée, calculée en valeur, faite par les acteurs de la branche concernée, en 2008. La valeur ajoutée en valeur faite par des acteurs d'une branche de l'économie, est la valeur marchande des biens et services qu'ils ont produit, à laquelle on retranche la valeur marchande de leurs consommations intermédiaires, c'est à dire des biens et services qu'ils ont utilisé lors de leur activité productive. Le PIB en valeur est la somme des taxes sur la consommation, et de la valeur ajoutée en valeur faite par toutes les branches d'activité. La source de ce tableau est l'OCDE (sa base de données STAN). Sur ce tableau, on peut lire qu'en France, les acteurs appartenant à la branche produisant des biens manufacturés, ont fait une valeur ajoutée de 247,1 milliards de dollars, et que le PIB en valeur de la France était de 2857 milliards de dollars. Les 27,2 milliards de dollars de déficit commercial en valeur de la France, pour ce qui concerne les échanges de biens manufacturés, représentent donc 1% de son PIB en valeur.
 
Tableau 2. Valeur ajoutée en valeur de la France en 2008 (Valeur marchande des biens et services produits, nette de la valeur marchande des consommations intermédiaires, par catégorie de biens et services produits, en milliards de dollars)

29 juillet 2019

Le «vrai» déficit commercial de la France (2)

GSM



 
 
Le déficit commercial en volume est la pleine mesure de la non réciprocité des échanges entre la France et le reste du monde. Il faudrait mobiliser en France beaucoup plus d'emplois pour produire ce que nous importons, qu'il faut y mobiliser d'emplois pour produire ce que nous exportons. Le nombre d'emplois mobilisés pour produire les biens exportés, porte le nom de contenu en emplois, calculé en volume, des biens exportés. Et le nombre d'emplois qu'il aurait fallu mobiliser en France pour produire les biens importés, porte le nom de contenu en emplois, calculé en volume, des biens importés. Ce nombre peut être différent du nombre d'emplois qui ont été effectivement mobilisés à l'étranger, pour produire les biens importés, puisque les pays étrangers peuvent ne pas avoir les mêmes niveaux d'équipement et de qualification des travailleurs qu'en France. On verra qu'à partir de la balance commerciale en volume, il existe une manière simple et sommaire de calculer ces contenus en emplois. On verra aussi que ce calcul aboutit sur une différence de 2,3 millions d'emplois, entre le contenu en emplois des biens manufacturés exportés et celui des biens manufacturés importés.
Le déficit commercial en volume est aussi la pleine mesure de l'érosion de l'appareil de production, notamment industrielle, de la France, qui est pourtant la seule source à long terme de sa prospérité et de sa puissance. En effet la différence entre le volume de biens et services que nous consommons, et le volume de biens et services que nous produisons, est ce déficit commercial en volume. Ce n'est pas parce que nous consommons moins de biens manufacturés, ou parce que nos techniques de production se sont améliorées, que nous consacrons environ deux millions d'emplois en moins à l'activité industrielle qu'il y a quelques décennies : c'est plutôt, comme il était naturel de le pressentir, parce que nous importons aujourd'hui beaucoup plus de bien manufacturés que nous en exportons.
Le déficit commercial en volume est enfin la véritable mesure de la longueur du chemin de reconstruction que notre économie devra parcourir, quand il viendra l'envie au reste du monde, de cesser de nous vendre comme aujourd'hui, beaucoup plus de biens qu'il ne nous en achète. Ou bien, quand il viendra l'envie au peuple français de s'engager de manière solidaire dans une relation au reste du monde, sans laisser les travailleurs français exposés à la concurrence des pays émergents, sans emploi ou avec des salaires soumis à une pression à la baisse. A ce moment là, les forces qui maintiennent les taux de change très loin de la parité des pouvoirs d'achat, et qui maintiennent l'euro dans son état de surévaluation, s'affaibliront. Par exemple, la banque centrale chinoise cessera d'intervenir pour maintenir la sous-évaluation de son yuan par rapport à l'euro. Ou bien, le peuple français décidera de dévaluer sa monnaie par rapport aux autres monnaies, et/ou mettra en place des droits de douane et éventuelles subventions aux exportations. La puissante force exercée par le déficit commercial en volume de notre pays, aura alors libre cours, et fera baisser la valeur de l'euro, pour la ramener vers la valeur qu'il aurait s'il y avait parité des pouvoirs d'achat. Le déficit de la balance commerciale en valeur se rapprochera alors du déficit commercial en volume, bien plus accentué. Les réserves de change de notre pays fondront alors plus vite, et l'inflation sera plus forte. En un mot, ce sera comme un lent dégonflement, ou un brusque éclatement, de la bulle qui consisterait en la surévaluation de l'euro et en notre déficit commercial en volume. Les échanges commerciaux revenant alors, doucement ou brusquement, vers leur valeur fondamentale que serait l'équilibre des balances commerciales en volume, et les taux de change revenant vers leur valeur fondamentale qui serait un état de parité des pouvoirs d'achat. Plus nous attendrons sans rien faire, sans avoir recours à des droits de douane, éventuelles subventions aux exportations, et/ou à des dévaluations, et plus la bulle qui se dégonflera ou éclatera sera alors volumineuse, et plus longue sera pour nous la reconstruction.
 
En 2008, le déficit commercial en valeur de la France, représentait 3,6% de son PIB en valeur. Selon l'estimation que j'ai faite, cette même année 2008, le déficit commercial en volume de la France représentait quant à lui 10,9% de son PIB en volume.
Pour ce qui concerne seulement les échanges de biens manufacturés de la France avec les pays émergents, le déficit en valeur de la France représentait 0,6% de son PIB en valeur, alors que son déficit en volume représentait 5,7% de son PIB en volume.
Enfin, pour ce qui concerne seulement les échanges de biens manufacturés, mais cette fois avec tous les pays du reste du monde, le déficit commercial de la France représentait par rapport à son PIB, 1% en valeur, et 7,6% en volume.
Dans la suite de ce texte, je donne le détail de la balance commerciale en valeur de la France en 2008, ainsi que le détail de l'estimation que j'ai faite de sa balance commerciale en volume cette même année. Ce faisant, je montre aussi comment une estimation de la balance commerciale en volume, peut se calculer à partir de la balance commerciale en valeur. Puis je montre comment on calcule le nombre d'emplois mobilisés en France pour produire les biens exportés, et le nombre d'emplois qu'il aurait fallu mobiliser en France pour produire les biens importés. Enfin, j'essaie de voir comment, au delà d'une compréhension intuitive du concept de volume réel, il est possible de lui donner une définition précise, et j'essaie d'évaluer la qualité des approximations que j'ai calculées.

26 juillet 2019

Le «vrai» déficit commercial de la France (1)

GSM


J’avais écrit en 2012 sur blog.fr, des comparatifs suggérant que la balance commerciale de la France était bien plus grave que ce que l’on nous le suggérait à longueur de médias.

Il n’en reste rien depuis que blog.fr a disparu.

Un  seul texte est demeuré (écrit sur Word) que j’ai republié en 2016 et qui aborde très brièvement la parité de pouvoir d’achat dans le calcul du déficit de notre balance commerciale.

Sur Blogger :

La balance commerciale (Modèle Allemand de Nikola 1er)


Ainsi que sur canalblog :

La balance commerciale (Modèle Allemand de Nikola 1er)



Un auteur « Samuel », explique fort bien le mécanisme qui conduit notre pays à minorer notre déficit commercial afin de faire penser aux Français que la situation n’est pas si grave. Or elle est très grave. Et simplement par le calcul raisonnable et non faussé, on comprendra aisément que notre politique libérale va droit dans le mur.

Je vais donc publier ci après le texte de cet auteur paru sur Mediapart en 2011…


Le «vrai» déficit commercial de la France (1)






Dans le domaine du commerce international, comme dans celui de la production et des échanges au sein d'un même pays, et contrairement à ce que suggère la belle image de Jean-Baptiste Say, la monnaie n'est pas qu'un «voile» posé sur l'économie réelle, sans influence sur elle, et à travers lequel on pourrait en voir une image non déformée.


Comme le soulignent notamment les économistes postkeynésiens, et contrairement à ce que suppose la théorie néoclassique des « avantages comparatifs », les taux de change, c'est à dire les valeurs des monnaies les unes par rapport aux autres, ne sont pas de simples conséquences des échanges commerciaux internationaux. Ils peuvent aussi être influencés par les interventions des banques centrales, et aussi par les mouvements de capitaux, surtout quand ceux-ci sont libéralisés. Les taux de change peuvent alors influencer à leur tour les échanges commerciaux internationaux. C'est ainsi que, dans leur état actuel où par exemple l'euro est surévalué et le yuan est sous-évalué, ils maintiennent des déséquilibres commerciaux, bien reflétés se dit-on, par les déséquilibres des balances commerciales des pays.


Mais c'est ici justement qu'on oublie que la monnaie, en plus d'agir sur l'économie réelle, n'en laisse voir à travers elle qu'une image déformée. La balance commerciale, que l'on considère le plus souvent comme une image fidèle des flux commerciaux entrants et sortants d'un pays, recense les valeurs marchandes, exprimées en unités monétaires, des biens importés et exportés par le pays. Derrière cette balance commerciale, qu'on pourrait appeler plus précisément la balance commerciale en valeur, se cache une autre balance commerciale, qu'on pourrait appeler la balance commerciale en volume, qui recense les volumes réels des biens échangés par le pays, exprimés en unités réelles de biens et services. De même, derrière la valeur des biens et services produits dans un pays, c'est à dire derrière son PIB en valeur, se cache le PIB en volume de ce pays, volume des biens et services qui y sont produits, dont l'évolution est considérée comme le plus fidèle indicateur de la croissance de ce pays.

On donne le nom de niveau des prix dans un pays et à un moment, à la valeur dans ce pays et à ce moment, d'un volume de biens et services, qui sert d'étalon. Ce volume étalon peut être un panier type de biens et services, qui ne doit pas changer quand on change de pays ou de moment. Le niveau des prix peut être exprimé dans une unité monétaire internationale, comme le dollar. Pour évaluer le niveau des prix dans un pays et à un moment, on regarde quelle est la valeur dans le pays et à ce moment, du volume étalon de biens et services, qu'on exprime en unités monétaires du pays, puis on convertit cette valeur en unités monétaires internationales, selon les taux de change du moment.

Dès lors que le niveau des prix change d'un pays à un autre, ou autrement dit, dès lors que les taux de change ne sont pas dans un état de parité des pouvoirs d'achat, les balances commerciales en valeur et en volume ne sont plus identiques. De même, dès lors que dans un pays, le niveau des prix change au cours du temps, c'est à dire dès lors qu'il y a de l'inflation ou de la déflation, les évolutions des PIBs en valeur et en volume ne sont plus identiques.


Dans ce texte, je donnerai la balance commerciale en valeur de la France en 2008, ainsi qu'une approximation que j'ai faite à partir de chiffres donnés par le FMI, de sa balance commerciale en volume cette même année. On verra que le déficit commercial en volume de la France est bien plus accentué que son déficit commercial en valeur.

Cela n'a rien d'étonnant, puisque par rapport à un état de parité des pouvoirs d'achat, l'euro est fortement surévalué par rapport à la plupart des autres monnaies. La valeur des biens que nous exportons est globalement surévaluée par rapport à celle qu'ils auraient s'il y avait parité des pouvoirs d'achat. Et la valeur des biens que nous importons est globalement sous-évaluée. En effaçant ces surévaluations et sous-évaluations, on obtient de plus petits volumes de biens exportés, et de plus grands volumes de biens importés.

07 janvier 2019

La crise dans la crise

GSM

Ecrit le 1er mai 2010
 
J’ai hésité longtemps avant d’en parler… Mais dès les soupçons sur l’état de santé financier de la Grèce, j’ai compris deux choses : Qu’une nouvelle crise naissait, et que de nouveaux risques apparaissaient.
Alors que nous sommes toujours dans la tourmente de la crise des subprimes, de l’éclatement de la bulle spéculative, une autre bulle spéculative se reforme.
Cette fois-ci c’est contre l’Euro ! Combien les dirigeants fantoches de cette Europe qui n’existe pas, ou seulement par sa monnaie, vont rabattre de leur prétention sur la solidité de monnaie supposée, seul fleuron d’une union aux buts uniquement lucratifs…
Depuis longtemps les pays du « club méditerranée », auxquels il faut ajouter l’Islande, surnommés péjorativement « P.I.G.S », en raison de leurs comptes aux résultats artificiels et de leur économie spéculative, sont la cible des spéculateurs pour une nouvelle attaque financière…
L’Europe saura-t-elle résister à une telle attaque, dont les conséquences seraient une chute de l’Euro ? Faut-il aider la Grèce, ou bien se débarrasser de tous les pays moutons noirs et points faibles de l’Europe ?
Dans l’un comme dans l’autre cas, nous risquons un éclatement de l’Europe. Mais personnellement, je ne m’en plaindrai pas.
De cette Europe qui n’a su uniquement, qu’apporter la misère à son peuple et donner la part belle aux libéraux ainsi qu’aux multinationales, je n’ai pas vraiment envie…
Un Euro faible, c’est davantage d’exportations, la possibilité de rebâtir notre industrie, (mais seulement s’il y a une volonté politique nationale pour cet objectif).
 
Mais en tout état de cause, un conseil à ceux des petits épargnants possédant des assurances vies : Regardez la nature de votre contrat ! S’il est rédigé en Euros ou en Francs, pas de problème. Mais pour les contrats adossés à des actions voir même des obligations… votre risque est grand de tout perdre… A moins que notre bienaimé président ne garantisse lesdits contrats d’assurance-vie… Mais ça m’étonnerait…
 
Au fait ! Il faudrait que je vérifie le mien…
 
Rajouté le 07 janvier 2019 : Ah au fait ! Avec Macron, le risque de tout perdre est plus immense encore pour le peuple Français, parce qu'il sait faire "ruisseler l'argent des pauvres vers les premiers de cordée... Et quoi de plus simple que de prélever sous forme de taxes et éventuellement sur les épargnes des petits épargnants ???
 
 

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18 octobre 2018

Moi, y’en a expliquer simplement à toi. Toi compris ? Hugh ! (économie libérale)

GSM



-         1) L’état donner bouclier et niches fiscales à riches. Etat moins recettes ? Hugh !

-         2) Etat donner argent à banques et grosses entreprises. Etat vider caisse ? Hugh !

-         3) Etat dire à bon peuple : « Budget déficit, moi, y’en a supprimer fonction publique pour - renflouer ». Etat supprimer emplois ? Hugh ! Mais payer fonctionnaires jusquà décès ? Pas économie du tout ! Hugh !

-         4) Etat dire « Riches plus riches dépenser plus et créer emplois ». Riches pas consommer plus, mais acheter actions avec -argent et dire « Pauvres, tant pis leur gueule ! ». Riches devenir encore plus riches ? Hugh !

-         5) Actions irréelles grimper beaucoup bulle spéculation. Riches dire « Economie réelle pas assez rentable, moi vendre actions réelles, pouah ! ». Grosses entreprises avoir peur perdre fric actionnaires, licencier plus pour gagner plus, délocaliser plus pour gagner plus ? Hugh !

-         6) Peuple au chômage gagner moins pour dépenser moins. Riches pas consommer plus (4). Consommation baisser ? Hugh !

-         7) PIB baisser, recettes état baisser. Budget déficit. Toi continuer lecture en 3) ? Hugh !


-         8) Usines délocalisées arrivent pays pauvres. Paysans Pays pauvres aller faire ouvrier ville. Eux pas chers eux pas couverture sociale. Eux exploités un max. Eux heureux abrités par toit usine ? Hugh !

-         9) Patrons pays pauvres devenir riches. Toi continuer lecture en 4) ? Hugh !

-         10) Consommateurs occident moins consommer. Usines délocalisées des pays pauvres foutre la porte ouvriers avec coup de pied au cul sans parachute doré ? Hugh !

-         11) Ouvriers chômeurs pays pauvres consommer rien du tout. Eux regretter plus être paysan. Avant, avoir au moins à manger ? Hugh !

-         12) Etat riche dire « Chômeur pays pauvre pas chômage ? Injuste ! Baisser chômage de chômeurs chez nous ! ». Toi continuer lecture en 6) ? Hugh !


-         13) Si peuple partout sur terre mort de faim. Riches beaucoup milliards, mais rien à becqueter. Manger billets mais pas bon ! Riches comment faire travail, pas habitude, trop dur. Eux crever aussi ! GAME OVER !


-         14) Si peuple partout y’en a marre ! Comprendre Riches avoir tout ! Casser gueules Etats ! Etats avoir peur ! Etats déclarer guerre entre eux. Etats envoyer peuples s’entretuer ! GAME OVER !


Toi y’en a avoir compris ?

Posté par zalandeau à 09:46 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
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