23 septembre 2017

Mémoires et radotages (133) – Une baguette pas cuite s’il vous plaît !

GSM

Écrit le dimanche 17 septembre.
 
Sur le coup de midi et demi, je vais à la boulangerie en ce dimanche, pour acheter une baguette. La queue est parallèle au présentoir de pâtisserie. Je prends ma place… Devant moi, plusieurs femmes, dont une, la cinquantaine environ, la plus éloignée de moi, face à la caisse, regarde dans ma direction… Supposant qu’elle cherche des yeux un gâteau particulier afin de compléter sa commande, je m’écarte du présentoir et me tourne vers celui-ci, afin d’éviter le regard de la dame, qui me semble inquisiteur… Les autres gonzesses se sont écartées elles aussi, semblant indiquer qu’elles sont dans le même groupe… Peut-être me parle-t-on, mais, sourd, je n’y prête guère attention… Une des serveuses que je connais bien me demande combien de baguettes je voulais. Je réponds, tout en pensant que les bonnes femmes qui me précèdent, sont donc, comme je l’avais supposé, accompagnatrices de celle de tête qui s’était tournée vers moi. D'ailleurs je sens toujours des regards. J'attendais ma baguette ‘pas cuite’, quand soudain la curieuse me fait sursauter en me parlant, car elle avait parcouru les trois mètres qui nous séparaient : « Vous ne seriez pas un ancien militaire ? ».
 
Je la regarde ainsi que ses copines toutes tournées vers moi… C’est quoi, me disais-je, un dîner de cons ? J’en ai plein le cul, encore mon habillement qui a frappé ! Et puis les interrogatoires de police, ça suffit ! Les gens de mon âge ont tous plus ou moins été militaires, ce n'est pas pour ça qu'il faut nous faire chier… Mais au lieu de répondre cela, je lui lance tout de go : « Moi, je ne vous ai rien demandé ! ». Elle est retournée à sa place en maugréant très fort avec ses copines, mais ma surdité m’a privé de la teneur de leurs propos surement pas amènes à mon égard. J'ai vaguemnt entendu 'Quel culot', 'Pour qui il se prend"... Pendant ce temps, je prenais ma baguette tendue par la serveuse, je payais par-dessus le présentoir et prononçais mon fameux « M’sieurs dames »… Comprenant que l’émoi était encore à son comble, d'après le brouhaha qui régnait parmi le troupeau de meufs, je rajoutais cependant à haute voix : « Qu’est ce que c’est mal fréquenté aujourd’hui ! »
 
C’est bête, peut-être que j’ai loupé une discussion avec une femme et peut être une invitation et voire même une coucherie et peut-être même une vraie partouze, qui m’aurait fait passer une après-midi excellente d’un point de vue sensuel, va savoir ?
 
Plus sérieusement, il m’étonnerait fort que j’accepte un jour, une relation avec une rombière qui me parle sur un ton inconvenable et dont les exigences n'ont d’égal que la curiosité !
 
Qu’elle et ses copines aillent se faire foutre… mais ailleurs ! Je ne vais pas leur raconter ma vie dans une boulangerie-pâtisserie, non mais ! Le dîner de cons… c’est traumatisant et je crois que j’ai déjà donné… Et même si ç’avait été un déjeuner de foutre… Très peu pour moi, ça ne m’intéresse plus ! Et puis quant à elles "pour qui elles se prennent", ces connasses ?
 
..........
 
Écrit le mardi 19 septembre.
 
Je traverse le marché à pieds, pareillement habillé que dimanche, pour aller acheter ma baguette pas cuite. Il y a un mec qui s'arrête et me détaille de la tête aux pieds avec une moue bizarre. Je le regarde : Il a un chapeau avec une sorte d'étoile de Shériff et surtout une grande plume de je ne sais quoi, glissée dans le galon de son feutre...
 
Je m'immobilise devant lui et lui dis : " Qu'est-ce qui te déranges ? Toi, il ne te manque qu'une plume dans l'cul ! ".
 
Décidément !

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18 septembre 2017

Mémoires et radotages (132) – Eté 2017 ?

GSM

L’été est presque fini et pourtant, il n’a pas encore commencé !
 
Par chez moi, il me semble que la météorologie nationale ne s’applique pas… Les prévisions sont en dessous-de tout ! Rares sont les fois où la température atteinte réellement correspond aux ‘prédictions’ faites la veille sur le petit écran… Le plus souvent les températures effectives maximales sont 3 à 4 degrés en dessous de ce que l’on nous annonce… Le 12 septembre, par exemple, nous n’avons eu que 12,5% au plus, pour une prévision de 18… Quand aux pluies éparses, une pluie continuelle nous a rendu la journée d’une morosité à nulle autre pareille…
 
Fin Août, Bodin nous annonçait que la France avait vécu son été le plus chaud depuis un certain temps, sans préciser que que cela ne s'appliquait pas certaines régions … Pour ma part, je suis en train de vivre l’été le plus froid que j’ai jamais vécu !
 
Parfois, je me demande si les météorologistes enregistrent dans leurs archives les températures réelles prises aux quatre coins du pays, ou bien s’ils prennent en compte leurs prédictions de merde ? Cela expliquerait pourquoi, ils en arrivent à nous annoncer un réchauffement climatique appuyé sur des données antérieures largement fausses…
 
En tous cas, je ne constate dans ma région, qu’un refroidissement climatique…
 
Ce n’est pas compliqué, les radiateurs se sont remis en marche automatiquement depuis le 5 septembre… Depuis la même date, je porte tee-shirt, chemise, pull et veste, pour sortir en ville… Et c’est ce qu’ils appellent l’été le plus chaud… Nous avons froid, pluie, tempête d'équinoxe avaant l'heure... La totale !
Je me souviens d’un été fort chaud, celui de 2003. Il avait fait par chez nous, de 40 à 41 pendant deux mois consécutifs, sans pluie, sans aucun nuage et des périodes à 43 dans le Lyonnais et le bordelais… J’avais même pris des vacances impromptues (ce qui avait un peu déplu à mon dernier employeur (bien qu’il m’eut avoué par la suite que j’avais eu bien raison, parce que la productivité de ses personnels avait été déplorable) et suis allé me réfugier en haut du massif central, ce qui me permettait de n’avoir que 39 et même moins lorsque chaque jour, un orage bienveillant venait rafraichir temporairement la température à  20°.Inutile de dire que ce nuage bienfaiteur n’avait même pas été annoncé par météo France…
 
Je pense que Météo France, appartient à la ‘France qui perd’ et non à celle qui gagne… Comment peut-on encore conserver une bande de nullards pareils, obnubilés par des images satellites qu’ils ne savent pas du tout interpréter. Ils ont rejetés les méthodes de leurs anciens, qui au moins donnaient des prévisions justes à court terme… Alors que maintenant elles ne seraient justes qu’en les annonçant qu’après leur réalisation… Et encore, si ces branleurs prenaient le temps de mettre le nez à la fenêtre…

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13 septembre 2017

Combien coûte le travail…

GSM

La vulgate (au sens populaire et laïc), prétend faire payer aux patrons le coût des charges sociales, c'est idiot car celles-ci sont intégralement répercutées sur le consommateur, quel que soit leur mode de calcul. Peu de gens en fait, connaissent l’importance du coût du travail.
Il dépend en fait des conventions collectives que l’entreprise applique, des taux d’accidents par branche, des fluctuations de taux de cotisations appliquées par les différents organismes d’affiliation et enfin de ces impôts déguisés en « contributions » que l’état dans son génie machiavélique a glissé dans la fiche de paye, comme un tuyau de pompe aspirante dans la poche des salariés…
 
J’affiche ci-dessous une fiche de paie (partie vue et partie non vue) d’un de mes ex-salariés. Mon activité était dans le BTP et plus particulièrement dans le bâtiment.
Elle date de 1992. On pourra constater que depuis lors, la CSG a bien augmenté, la RDS est arrivée par la suite et les divers taux ont progressé. De plus l'affiliation facultative à une mutelle est devenue obligatoire. L’activité (Bâtiment) présente une spécificité au niveau des intempéries et un taux de cotisation accident du travail plus important que la moyenne… Les particuliers ignorent également que les congés payés sont une charge pour l'employeur, puisque pendant ce temps, le salarié ne travaille pas. Des allègements de charges ont également bénéficié depuis, aux petits salaires, financés par le contribuable... Mais ce n'est pas la solution... C'est celui qui "consomme" les travaux qui doit payer...
 
 
 
Quoiqu’il en soit, cela donne un petit aperçu à tous ceux qui, comme un de mes collègues, pourtant cadre, se prévalait de créer une entreprise dans le BTP, à sa retraite et prétendait que les charges ne représentaient pas plus de 50 % du salaire… 
Hélas, faisant fi de mes mises en garde, il se croyait plus malin que les autres, lui aussi...
Je pense qu’il a du renoncer…
 
Il est de plus en plus nécessaire et urgent d'asseoir les charges patronales sur le chiffre d'affaire et plus précisément sur la valeur ajoutée par l'entreprise. C'est une condition essentielle à la survie de l'activité dans le privé (c'est à dire 80% des emplois) !!!

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05 septembre 2017

L'habit fait le moine

GSM

Hélas ! Anouilh avait amplement raison... Combien de fois expliqué-je à mes fistons que l'habit fait le moine ? Même moi, qui sais cela, je refuserais d'embaucher quelqu'un qui aurait la dégaine d'un d'jeun habillé en voyou du 9-3...
 
Il y a des codes vestimentaires dans la société, et il faut les respecter, au moins pendant l'embauche et jusqu'à ce que nos vraies qualités et compétences soient révélées à nos supérieurs... Après, on peut se prendre des libertés...
 
C'est ce que je fis dans ce qui fut mon dernier emploi. Je lançai donc le Friday wear... Au grand dam de la direction... Mais j'aime le risque... Et je fus heureusement bientôt suivi par mon ami et mes copains, puis par un certain nombre de collègues...
 
Ensuite je continuai, seul, à aller plus loin : Je faisais le Friday wear tous les jours (le week wear en quelque sorte)... J'étais en treillis camouflé et ne remettais le costard cravate, que pour ne pas heurter quelques clients ou entrepreneurs nouveaux que le premier contact aurait choqué... Ainsi que pour des évènements tels les cocktails dinatoires, les réceptions entre gens qui se croient d'un monde différent et supérieur...
 
Ainsi, je pouvais leur démontrer que je savais donner le change, "paraître" comme eux et le lendemain être comme je suis, avec les mêmes compétences et les mêmes lacunes...
 
Ainsi, il faut parfois montrer au bon moment qu'on est comme les autres...
 
Nota bene : Anouilh, n'aimait pas le fenouil, mais adorait les nouilles... Et souvent, il se tripotait la nouille...

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