20 février 2018

Langages Femmes et hommes - Petit lexique

GSM

 

Sacrée foutue expérience. Elle ne servirait à rien si on ne la partageait pas...
 
Langage des femmes !!!
 
Oui = Non
Non = Oui
Peut-être = Non
J'aurais besoin = Je veux
Fais ce que tu veux = Tu vas payer pour ça plus tard
Je voudrais te parler = Je veux me plaindre
D'accord, vas-y = Je ne veux pas que tu le fasses
Je ne suis pas fâchée = Bien sur que je suis fâchée, maudit innocent
Sois romantique, éteins les lumières = J'me trouve grosse, j'veux pas que tu me voies
Cette cuisine n'est pas pratique = Je veux une nouvelle maison
M'aimes-tu? = J'ai quelque chose que tu ne vas pas aimer
Je suis prête dans une minute = Enlève tes souliers, assis-toi et regarde la télé
Il faut que tu apprennes à communiquer = Il faut que tu apprennes à être d'accord avec moi 

 
Langage des hommes :
 
Oui = Oui
Non = Non
J'ai faim = J'ai faim
Je suis fatigué = Je suis fatigué
Veux-tu aller au cinéma? = Je voudrais baiser après
Veux-tu aller au resto? = Je voudrais baiser après
Veux-tu aller danser? = Je voudrais baiser après
Belle robe = Beau décolleté
T'as l'air tendue, je vais te faire un massage = Je veux te tamponner
Qu'est-ce que t'as? = J'imagine qu'on ne baisera pas ce soir
Ouais! C'est plat à la télé! = Veux-tu baiser?
Je t'aime = On baise?
Moi aussi, je t'aime = Bon, je te l'ai dit ! Contente ? Est-ce qu'on peut baiser maintenant?
Ça te fait bien ta nouvelle coupe de cheveux = J'aimais mieux avant

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17 février 2018

Jean Baptiste Poquelin

GSM

Jean Baptiste Poquelin, notre Molière national, que représente-t-il à présent ?
 
Cet auteur acteur et Directeur de troupe, nous a laissé un héritage fabuleux. Toutes ses pièces, lorsqu'on les relit attentivement, peuvent très bien s'appliquer à la société contemporaine.
 
Certes, comme toute oeuvre, elle est basée sur l'exagération, afin d'accentuer les travers qu'il décrit.
 
Car en fait, il montre les défauts de la société du XVII ème siècle.
 
Mais pour nous aujourd’hui, nous pouvons tout à fait retrouver dans notre entourage, les mêmes comportements que ceux qu'il nous narre.
 
Qui n'a pas connu des diagnostics et des prescriptions aberrantes de la part de Médecins qui se contredisent souvent (Le médecin malgré lui, Le malade imaginaire).
Qui n'entend pas au quotidien le parler "correct" de certains, dont on se demande si le snobisme ne prévaudrait pas plutôt sur le contenu de la locution (Les précieuses ridicules, Les femmes savantes).
 
Qui n'a pas en voyant son voisin, son patron, dit "la peste soit des avares et des avaricieux" (L'avare).
 
Enfin, qui dans "Le Bourgeois gentilhomme" ou dans "Les fourberies de Scapin", n'a pas reconnu quelque personne fourbe, ou quelque naïf roulé dans la farine ?
 
Molière a tout abordé : La jalousie (La jalousie du barbouillé, Dom Garcie de Navarre ou le Prince jaloux, La jalousie du Gros-René), les rapports amoureux, le mariage arrangé, Le cocufiage, la misanthropie, les donneurs de leçons, les étourdis, les abus de pouvoir, etc...
 
En fait, la cour s'est fortement reconnue dans ces pièces écrites à l'acide, au grand amusement du Roi.
Molière est, et restera, un auteur subversif. Subversif par le rire, certes. Mais on peut dire qu'il a atteint sa cible.
 
D'ailleurs, il est à remarquer, que bien souvent les pièces de Molière sont interdites dans les régimes totalitaires, car rire des autorités et pouvoirs établis serait dévastateur et la boîte de Pandore ouverte...
 
Relisons Molière, ce n'est pas que pour les enfants...
 
J’ai écrit dans un de mes article : Le théâtre est une arme de guerre. Cela est totalement applicable à l'œuvre de Jean Baptiste Poquelin...

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14 février 2018

Mémoires et radotages (161) – Mieux vaut être de quelque part, mieux vaut être le fils de…

GSM

Le fils aîné des voisins a trouvé un emploi par l’intermédiaire de sa mère.
Le fils cadet des voisins a trouvé du boulot dans la boite où travaillait son père.
Le grand ami de mon fils aîné a trouvé du taf dans la boite où bossait sa mère.
Le grand ami de mon fil cadet a trouvé du turbin dans la boite où travaille son père.
Le grand ami de mon benjamin fait des CDD dans la boite où turbine son père.
Et moi, père indigne, je n’ai pas trouvé moyen de faire embaucher un seul de mes fils quelque part…

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09 février 2018

Histoire de France - La panne de l'ascenseur social

Ecrit le 2 juin 2016
Il est  bien certain que l'égalité, dans l'idée de beaucoup de Français, est prise dans son sens pécuniaire.
Je sais bien qu'il s'agissait tout d'abord, dans l’esprit révolutionnaire, d'une égalité devant la loi.
 

GSM

Outre que cette égalité devant la loi n'est pas franchement avérée actuellement, parce que certains magistrats jugent avec une optique idéologique : jugements trop sévères ou trop laxistes, il y a l'inapplication des peines partielles ou totale. Même en matière d'affaires non délinquantes, une décision de justice (dommage et intérêt, pension alimentaire, etc...) est la plupart du temps inexécutée faute de moyens.
 
Alors ces constatations étant posées, il est bien évident que la justice est davantage du coté de ceux qui ont les moyens de payer des avocats, des huissiers, des conseils juridiques.
 
En ce qui concerne le reste de la vie des citoyens, elle est aussi décrite dans notre constitution, en termes d'égalité d'accès et de suffisance de moyens.
 
La période qui vient de s'achever, marque bien que les Français percevaient bien un net recul de nos droits en termes d'éducation, de santé, de travail, de retraite ou même d'assistanat des plus pauvres. Ils ont bien vu la mise en place d'un système à deux vitesses, synonyme d'un retour aux privilèges de l'ancien régime...
 
Par voie de conséquence, les Français sans le savoir, ont raison : L'égalité pécuniaire serait un vecteur d'égalité totale, y compris judiciaire... Ce n'est pas réciproque, bien sur. Car la justice peut être injuste du fait de celui qui juge, ou du fait de la loi. Là encore, il y a à réorganiser le système humain des tribunaux, afin d’éviter les abus de pouvoirs judiciaires et pour ce qui est des lois, le "peuple", devrait pouvoir s'opposer à celles qui sont injustes!
 
Car franchement, peut-il y avoir une réelle liberté sans justice ? Peut-il y avoir une réelle fraternité sans justice ?
 
Comme on le voit les trois termes de la devise de notre république «  LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ », sont intimement liés.
Ce qui prouve que ces mots ont été mûrement réfléchis et c'est peut-être cette devise qui devrait guider nos gouvernements, autant si ce n'est plus, que le seul respect de la constitution...

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07 février 2018

Mémoires et radotages (47) – CGT, voyous

GSMEcrit le 23 mai 2016

La ‘débandade CGTiste’, ai-je dit précédemment… dans le cadre de sa capacité à mobiliser les gens… Il est vrai qu’au sujet de cette loi, ils veulent aller jusqu’au bout, c'est-à-dire jusqu’à l’abrogation totale de la loi… C'est-à-dire ne rien changer… l’immobilisme… au lieu de proposer autre chose... Ah si ! Ils proposent les 32 heures ! N'importe quoi, ces débiles mentaux ! Ils proposeraient de l'essence pour éteindre le feu !  Ils sont jusqu’au-boutistes et cela est très mal perçu par nombre de leurs sympathisants…
 
J’ai d’ailleurs évoqué leur affiche anti-flic, de très mauvais goût, qui les rend suspect d’extrémisme syndical…
 
Par contre, il n’y a pas de débandade quand il s’agit pour cette centrale de bloquer des dépôts de carburants, d’empêcher la circulation et l’approvisionnement… Evidemment, ce sont les seuls encartés purs et durs qui, en groupuscules bloquent ces établissements, sans avoir recours aux sympathisants… Cette attitude de prise en otage des usagers par une minorité, relève plus de procédés de voyous que de défense des salariés…
 
Qu’ils aillent bloquer les ministères, Matignon, l’Élysée… ou ce qu’ils veulent, à condition qu’ils s’en prennent à ceux qui leur font du mal… Beaucoup de gens, n'approuvant pas cette loi, seraient prêts à les soutenir... Mais pas dans des conditions pareilles ! Comment croire qu’ils veuillent défendre une grande partie des Français, quand ils les emmerdent pareillement ?
 
C’est pourquoi je n’ai jamais pu saquer la Confédération Générale Terroriste…

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14 janvier 2018

Argot, le beau langage

GSM

Le gus qui sortait des goguenots avait une tronche qui débecquetait un max, d’autant qu’y schlinguait le poissecaille. Julot avait envie de foutre une branlée à cet empaffé histoire de l’renvoyer dans ses cagoinces.
«Amène ta bidoche, loquedu ! J’vais t’refaire les ratiches, espèce de baltringue » ! Il lui envoie alors un d’ces va-te-laver, histoire de lui foutre la tourlousine de sa vie.
Mais v’la-t-y pas que l'guignol s’la joue à l’orientale : Il envoie valdinguer Julot à l’autre bout d’la carrée en deux temps trois mouvements !
Non seulement l'autre lui a mis une tripotée en traitre, le sournois, mais il a profité qu'le mac était dans les vapes pour lui chouraver sa bagouse ! « Une bagouse avec une émeraude maousse comaque ! Quel endaufé ! Qu’il aille se faire encaldosser chez les grecs, ça f’ra un p’tit nègre ! ».
 
Mais Julot n'est pas à la ramasse. Il entrave pas comment le cave, (pas si cave que ça), l’a avoiné avec ses p’tits bras, mais si y s’casse pas à toutes berzingues, il va te l'dézinguer, ce minable, qui cause même pas l'javanais, quitte à le chouriner. Il aura bonne mine, après, avec un porte-manteau dans l’buffet !
 
« Tant pis si j’fous l’ramdam et qu’ça foute le chabanais dans l’quartier, du moment que j’lui troue la barbaque et que j’l’envoie ad patres !
C’est qu’j’ai une réputation entre Belleville et Ménilmuche. C’est pas passque j’ai pris un peu d’brioche et que j’suis monté dans les carats, qu’y faut laisser dire que j’aurais pas dessoudé un rombier qui m’a manqué d’respect ».
 
……….
 
Addendum :
 
Le micheton est un clille (client) qui se fait michetonner par une michetonneuse (prostituée du genre sans mac).
Le gigolo ou gigolpince exploite la rombière qu’a d’la tune.
La Taule a trois sens : Soit une prison ou bien l’endroit où on habite ou alors un établissement (en général où on travaille et où on se sent comme en prison).
Le taulier ou la taulière : Patron ou patronne.
Clandé : Tripot
Turbin : très peu pratiqué dans ces milieux qui font turbiner les seules prostituées.
Rififi : Bagarre dans le mitan.
Macquerelle ou Mère-maquerelle : patronne d’un Bordel (boxon, bobinard, boxif, claque).
 
Je crois que ce deuxième article clôt ce précis d'Argomuche et sera amplement suffisant comme référence "dictionnariale" à ceux qui se risqueraient à écrire la langue verte des parigots qui vécurent il y a un siècle...

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11 janvier 2018

Extrait de commentaires sur un traumatisme Français vieux de 77 années

GSM

Blogueur : 
Mon grand père m'a conté la même histoire peut-être étaient il dans le même régiment. Il m'a dit qu'il voyait des trains chargés d'armes partir vers la Belgique mais qu'à son avis ils ont servis aux allemands et que les généraux français les avaient sacrifié volontairement et qu'ils avaient décidé que la France tomberait car " vaut mieux Hitler que le front populaire" 
 
Zalandeau : 
Je ne sais pas si vous recevrez cette réponse.
Quoiqu'il en soit, énormément de facteurs ont concouru à nous faire perdre la guerre.
- Le front populaire en France est important dans notre défaite : Beaucoup d'officiers étant plutôt pour la droite et l'ordre, ont fait passer leur patriotisme au second plan, par rapport à leur admiration pour l'ordre Hitlérien. Beaucoup ont "déserté" (évidemment avec des alibis, c'était le week-end de la pentecôte et un peu de retard de retour de perme était monnaie courante). Le régiment de mon père était commandé par un lieutenant !!! D'autres sources parlent d'un capitaine (pour 2500 bonhommes, ç'est un peu léger).
- Une certitude générale que nous étions les meilleurs, ne nous a certainement pas motivé pour faire les progrès nécessaires.
- Retard ou défaut d'équipement : des canons antichars, mais pas d'instructeurs ni surtout d'obus !!!. Pas de radio à bord de nombreux avions!!! Etc, etc, etc...
- Une stratégie menée par des vieux généraux en retard d'une guerre.
- Le seul moyen de gagner aurait été d'attaquer les premiers, lorsque nous avions déclaré la guerre (en 39), car la guerre de mouvement était devenue par les progrès mécaniques acquis, la seule capable de l'emporter...
Bonne journée. 
 
Blogueur : 
Bonjour, je ne suis pas historien loin de là et j'avoue mon ignorance des comment et pourquoi de cette débâcle. J'avais 10 ans quand il m'a raconté sa guerre. Il a attrapé la tuberculose sur la ligne et il a été évacué vers un hôpital militaire puis il a été démobilisé et il a rejoint ma grand mère et mon père a la Ferté Bernard, après qu'ils aient fuis Paris . Il avait été humilié et se sentait  coupable alors qu'il n'avait fait que subir des événements qui l'ont dépassé . Il a nourri ensuite une haine des militaires et de la droite . Il a milité à la cgt et au parti communiste.  Avec le recul je pense qu'il ne s'est jamais vraiment remis de ces années terribles.
Envoyé de mon iPhone 
 
Zalandeau : 
Mon père aussi, qui était si Patriote, qui a fait son devoir, qui a été un des rares survivants de ce 8ème régiment d'infanterie "motorisée" (transportés par des autobus parisiens !!!), a été totalement dégoûté des politiciens, des officiers et de l'armée.
Il a enfoui en lui ses cauchemars de 40 à 94, année où il m'a raconté...
 
Aussi est-il devenu un ardent partisan de de Gaulle, dès le débarquement...
 
Deux chemins différents, mais marqués l'un et l'autre, par un profond sentiment de trahison et d'écœurement...
 
Bonne journée et Vive la France, laquelle ? Je ne sais pas... 
 
Blogueur : 
En effet deux parcours différents mais deux blessures identiques. J'ai servi pendant 16 ans dans la marine alors que mon grand père était antimilitariste. J'ai servi mon pays et j'aime mon drapeau mais l'époque était différente. Mais sans jamais oublier son histoire j'ai rencontré en 1988 a Courseulles sur mer, un  amiral qui avait participé au débarquement en Normandie et qui avait u le courage de désobéir. J'étais fier de servir la mémoire de ce genre d'homme. J'étais matelot. Il nous avait fait un petit discours duquel j'ai retenu qu'il ne faut pas oublier pour ne pas revivre de tels événements et depuis je me demande si a leur place aurais je le courage de dire non. Je n'aurai jamais la réponse alors ne les oublions pas et effectivement vive la France
Envoyé de mon iPhone 
 
Zalandeau : 
Bravo et félicitation ! J'espère que nous reconstruirons un jour notre identité Française...
J'ai fait Kolwezi en 78 et consultant formateur en Afghanistan en 2008.
Merci à vous,
Bonne journée. 
 
Blogueur : 
Merci a vous .
J'ai fait ma carrière sur snle sna et j'ai fini sur le charles .
Nous n'avons sûrement pas fait une carrière militaire sans raisons inconsciemment ou pas,
Bonne continuation

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09 janvier 2018

Histoire de France (et des USA) - Les déclarations de DSK enfin révélées !

GSM

2011... Année du rut !

 

Le secret de l'instruction ayant été levé, le state attorney vient de rendre publiques les déclarations de l'ex-président du FMI à la police.
 
15 mai 2011 10h méridien de Newyork :
- J'me ferais bien une petite branlette !

 
16 mai 2011 13h22 :
-
Qu'est-ce qu'elle est  bonne la fliquette devant moi !
 
17 mai 2011 8h22 :
- Où est ma femme de chambre, j'ai le tracassin ?

 
18 mai 2011 20h40 :
- Je voudrais me laver j'ai eu une éjaculation nocturne !

 
19 mai 2011 8h25 :
- Ca y est j'ai envoyé la purée. Trop de fliquettes, ç'est de la provocation !

 
L'attorney a précisé que les droits de DSK lui avaient été signifiés et que tous ses propos seraient retenus contre lui. Ce dernier avait répondu :
- Je ne parlerais pas la bouche pleine, mais seulement après avoir mangé mon avocat à la moule et à la sauce blanche... 

 
L'attorney déclare à la presse, qu'il est envisagé de donner du bromure à l'accusé...

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06 janvier 2018

Patrons et syndicats les plus mauvais ?

GSM

Avons-nous les Patrons et les syndicats les plus mauvais du monde ?
 
En préambule, dans notre pays, il y a des gens formidables qui sont des patrons, aimés par leurs salariés et qui se préoccupent de leur personnel.
 
Nous avons des syndicalistes d'une grande humanité et culture prêts à un dialogue constructif avec le Patronat.
 
Mais il n'empêche, qu'à coté de ceux précedemment cités, nous avons des patrons et des syndicats dont on se demande s'ils ne sont pas restés au 19ème siècle...
 
Pour tous ceux qui ne voient qu'une seule face de ce que j'écris, il faut relire plusieurs fois le passage ci-dessus avant de critiquer (On me reproche de généraliser. Quand je dis une majorité qui fait... ça veut dire qu'il y a une minorité qui ne fait pas. Ou inversement...).
 
Les syndicats sont divisés. Ils ne peuvent pas de ce fait avoir de poids suffisant dans les négociations. Ils ne sont parfois pas suffisamment au courant des mécanismes économiques et comptables d'une entreprise. C'est en connaissant parfaitement son partenaire et adversaire (j'ai bien dit adversaire et non pas ennemi), que l'on peut mieux lui tenir tête. Ils continuent pourtant de réagir mûs par la démagogie et le clientélisme.
 
Les syndicats devraient devenir européens, dans un premier temps, puis progressivement mondiaux. C'est le seul moyen de lutter contre la mondialisation. Il faut adopter les armes de ses adversaires. Comment, avec des bâtons ouvriers, peut-on gagner contre des bombes au Napalm libérales ?
 
Mais la caractéristique des dirigeants syndicaux, (c'est valable pour la classe politique aussi), c'est de préférer rester Roi dans leur petite organisation, que de devenir Baron ou Chevalier, dans une organisation supranationale.
 
Les patrons. Il n'y a plus aucune humanité chez les dirigeants des grands groupes. Il n'y a que des stratégies et des caisses enregistreuses dans leurs cerveaux.
Les derniers systèmes de management vont dans le sens d'une déshumanisation totale du salarié. Management par le stress, par la dénonciation, par la peur. Ils en inventent tous les jours. Ça ne vous rappelle pas Zola, ça ? Un désintérêt total pour les exécutants...
 
Pourtant le Management que j'ai appris  n'était pas comme ça...
On ne me l'a pas enseigné, sauf les rudiments de base...
Je l'ai appris en manageant...
Les êtres ne réagissent pas aux mêmes motivations, aux mêmes stimuli, n'ont pas les mêmes caractères.
 
Mais ils ont en commun, à quelques exceptions près, l'envie que l'on s'intéresse à leurs problèmes, à leurs idées. Ils aiment qu'on leur donne des responsabilités et qu'on s'inspire de leurs idées. Ils aiment être récompensé pour l'effort fourni. Je connais très peu de salariés qui ne soient sensibles au fait d'être "reconnus", dans leur travail, pour ce qu'il ont fait, la façon dont il l'ont fait.
 
J'ai eu la chance, dans ma vie de mettre en place un management, dans lequel, tout le monde me "portait". Mon travail s'en trouvait simplifié. Je consacrais mon temps seulement, aux promotions, aux augmentations, aux calculs des primes. Tout le travail organisationnel et technique était pris à bras le corps par mon équipe et cela fonctionnait à la perfection...
 
Plusieurs cerveaux ont plus d'idées qu'un seul...
En responsabilisant une équipe, on obtient des résultats éminemment rentables, et tout ça, dans la bonne humeur et la joie...
 
Quand j'arrivais sur un chantier, on me souriait, on me faisait la fête. Combien de chefs, peuvent-ils se prévaloir de cela ? Combien de responsables sont-ils accueillis par une mine triste, voire limite agressive ?
 
Certes, cela a pris un certain temps pour arriver à cela. Parce quon doit vaincre la méfiance en donnant des preuves tangibles de nos intentions. Il faut d'abord calculer ce qu'on peut accorder dans tel ou tel cas. On s'engage ensuite. Si on s'est trompé, tant pis ! Ce qui est promis est dû. D'où l'importance de bien calculer et bien retourner les tâches dans tous les sens, pour ne pas se gourer.
 
On regrette ce temps, où on a su être "porté" par une équipe, qu'on aimait.
 
J'ai quand même été "récompensé" d'abord par une réprimande, parce que mes coûts de revient étaient trop bas, puis foutu à la porte parce que je portais tort aux fournisseurs de services extérieurs qui n'arrivaient pas à lutter contre ma concurrence.
 
Vous avez compris pourquoi ? Faut-il faire un dessin ? Mes supérieurs bénéficiaient des largesses des prestataires extérieurs.
 
Ils étaient "achetés".
Moi j'étais "à jeter" et on me le fit bien voir... Et pour me remercier, j'ai été remercié, mais sans que l'on me dise "merci" !
 
Pour revenir au sujet principal : oui, il est possible de gagner de l'argent si le management se base sur l'adhésion et la motivation du personnel. Si le management est humain, tout simplement.

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27 décembre 2017

Affect, Management, Libéralisme (= Égoïsme), Vagabondages

GSM

Finalement, qu’est ce qu’une vie bien menée ? Une vie totalement organisée par le lobe gauche du cerveau, ou bien par les deux ?
Organiser, optimiser, rentabiliser, n’impliquent théoriquement que la rationalité, mais réussir une organisation, une optimisation, une rentabilisation, impliquent en plus, une grande part d’affect. L’honnêteté, le respect et même une sorte d’amour sont nécessaires à la réussite en entreprise.
Qu’auraient été les chantiers de travaux, véritables ensembles d’équipes où l’homme est le point central, sans humanité ?
Dialoguer, ce n’est pas monologuer, c’est écouter. Motiver, ce n’est pas mener à la cravache, c’est être équitable, juste, humain, mais pour autant sans laxisme.
……….
J’ai déjà évoqué le dérapage des systèmes de management et je ne reviendrai pas sur le détail. Ce qu’il en ressort c’est qu’il est très facile de manager en laissant sa conscience de coté. 
 
Une parenthèse ou digression mais pas tant que ça :
Si l’on prend les systèmes de management de la qualité, situés au sommet de la rationalité, les plus normés, passés à la loupe, dans les textes desquels chaque mot compte, on se rend vite à l’évidence que l’humain est pris totalement en compte. Parce que c’est l’humain qui crée la qualité ou ne la crée pas.
Dans l’ISO/DIS 9000 de 1999 :
« 4.1.1 Qualité : Aptitude d’un ensemble de caractéristiques intrinsèques d’un produit, d’un système ou d’un processus à satisfaire les exigences des clients et des autres parties intéressées (2.3.7) »
«  2.3.7 Partie intéressée : personne ou groupe de personnes ayant un intérêt dans le fonctionnement ou le succès de l’organisme.
Exemples : Clients, propriétaire, salariés, fournisseurs, banques, syndicats, partenaires ou Société.
Note : Un groupe de personnes peut être un organisme (2.3.1), une partie de celui-ci ou plusieurs d’entre eux ».
NB : Je précise que les fournisseurs comprennent les soustraitants, les partenaires comprennent les associés ou actionnaires
 
Donc, même la norme est basée sur une vision large incluant les exécutants !
Qui connait des entreprises (organismes) certifiés, respectant les définitions citées ci-dessus ?
……….
Un dérapage permanent se fait vers le management à la sauvage. D’ailleurs il ne s’agit plus de « management », lorsqu’on ne ménage que le propriétaire, les banques et les actionnaires…
Quand on n’écoute que le bruit des billets de banques, on n'est plus du tout dans l’esprit de l’entreprenariat (ou entrepreneuriat), mais dans l’égoïsme et le seul intérêt personnel.
 
C’est pourquoi je dis que le libéralisme s’inscrit dans l’égoïsme, parce qu’il ignore tout ce qui n’est pas l’intérêt personnel des privilégiés…
 
Je sais... J'aurais du intituler mon texte "Vagabondages" tout court, parce qu'il n'y a aucune unité.
C'est plutôt écrit à la manière "Marabout-d'ficelle-de cheval-dire à ma mère-méditerranée"...
Ce n'est pas la première fois, mais certainement pas la dernière. Âge et radotage sont les mamelles de la vieillerie. Alors vagabondons...
 

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