07 novembre 2017

Mémoires et radotages (144) – Les pauvres au RSA sont des faignants paraît-il !

GSM

Écrit le 03 novembre 2017.
 
J’ai un petit peu discuté avec mon Nono, hier… Ce n’est pas facile, tant il est refermé sur lui-même… J’ai découvert une nouvelle fois (je le savais déjà), qu’il était stressé au plus haut point, par le fait de ne pas trouver de travail, par toutes ces candidatures sans réponses… Il ne dit rien à personne mais il cherche, il écrit, il envoie des emails… Je crois qu’il devrait un peu se confier, histoire d’ouvrir un peu la soupape et de faire baisser la pression… Mon pauvre petit Nono…
 
Du coup, je suis hyper stressé… Encore plus je crois, que lorsque j’étais moi-même dans sa situation il y a dix sept ans, tout simplement parce que je suis totalement impuissant à résoudre son problème. Par osmose, cela devient mon problème, qui me semble insurmontable… On ne peut pas dire que nous sommes « fusionnels », parce que cela suppose de l’être à deux. Mais je ressens tellement de peine, de peur et de stress, pour mon petit dernier… Et pas que pour lui… Mon fils aîné n’est pas beaucoup mieux avancé…
 
Alors, il me faut rejeter les pensées morbides qui m’assaillent, parce que j’ai toujours une mission sur cette terre : Soutenir mes enfants, tant qu’ils ne sont pas tous installés dans la société : C'est-à-dire qu’ils aient un travail !
« Cette mission, si vous l’acceptez… »… Bien sur que je l’accepte… Jamais je n’aurais cru, quand j’étais jeune, que la vieillesse serait ce que je vis actuellement… Le bonheur est pavé d’enfer… Alors ce n’est pas vraiment le bonheur ! Le bonheur, c’est le bisou du matin ou le « bonne nuit » du soir, c’est « encore un jour de passé, mes enfants sont toujours vivants, plus ou moins au chaud, le ventre plus ou moins plein, mais avec un toit au-dessus de leur tête »…
Alors, tant pis pour les envies d’aller voir les potes, tant pis pour les sorties, tant pis pour toutes ces choses que l’on voulait faire quand on serait en retraite… Il faut tenir, tenir bon le gouvernail… Il y a encore des passagers dans le bateau de la vie !
 
Les pauvres au RSA, sont des faignants paraît-il !
 
Si ceux qui prétendent cela, pouvaient être au RSA pendant quelque temps… Ils sauraient le purgatoire infâme que cela représente, pour beaucoup de ceux qui sont à l’écart de l’emploi ! Tous ne sont pas des faignants ! Mais quand on en a plein la gueule, les autres, ceux qui n’ont rien, ou si peu, on les stigmatise, c’est si tentant et si facile ! Je déteste tous ces abrutis qui, sans emplois ne seraient rien non plus, mais qui, par le fait d’en avoir un, pensent être les seuls à avoir le droit de vivre…

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05 novembre 2017

Interdiction Burqa : "avis défavorable" du Conseil d'Etat

GSM

Écrit le 15 mai 2010

 

Ce n'est pas parce que les socialos du conseil d'état font tout pour emmerder Sarko, qu'ils doivent plomber notre pays dans ce phénomène moyenâgeux et rétrograde !

 
Il y a bien d'autres sujets sociaux sur lesquels ils pourraient contrer ce président à deux balles ! 
 
On ne VEUT PAS du voile intégral en France ! Un point c'est tout ! 
 
En tout cas le peuple de droite, de gauche et du centre ne veut pas, à 75 %, de la Burqa, du Niqab, du terrorisme, des zones de non-droit, des dealers, du trafic d'armes à feu visant à armer les islamistes contre les "infidèles" que nous sommes pour eux !
 
Qu'on les foute dehors avec leurs burqas! Et leurs avocats avec ! Ils peuvent emporter le conseil d'état par la même occasion...

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20 octobre 2017

Mémoires et radotages (141) – Le Théâtre, arme de guerre - Macron

GSM

Écrit le dimanche ‎15 ‎Février ‎2009.
 
Le théâtre est l'art de jouer avec le danger.
Écrire une pièce de théâtre, c'est redonner un sens aux mots.
Le théâtre met en scène le seul animal qui remet en cause la branche où il est assis, le monde dans lequel il vit.
Il fait entrevoir tous les possibles, que la société ne permet pas.
En cela il est révolutionnaire, car il tire sur l'ordre établi. Il peut redonner du sens à la vie, de l'espoir aux désespérés...
 
Écrit le 14 Octobre 2017
 
Le théâtre a bien été cela, dans le passé peut-on dire. Car de plus en plus il ne prend que des formes de comédies de boulevards et par conséquent il ne sert que de plus en plus rarement la cause des peuples… Les mots qui soulèvent les peuples, les gestes qui ponctuent les phrases ne se pratiquent plus au théâtre… Ces mots et ces gestes sont pourtant utilisés au quotidien, par les personnages politiques, dont on peut sans se tromper, affirmer qu’ils sont les comédiens d’aujourd’hui. La comédie humaine que nos politiciens-comédiens jouent se passe quotidiennement à guichets fermés, en spectacle continu.
 
Comme les tragédiens, ils répètent leurs discours et rôdent leurs mensonges en coulisses. Lesquels sont sincères ?
 
Et pourtant… Qui a deviné derrière le discours enflammé de Macron par exemple, qui disait « Vive la république, vive la France », l’air possédé et le geste véhément, que ce dernier se disait dans son fort intérieur « Vive la monarchie de l’argent, vive la globalisation libérale »… Qui le savait ? Manifestement peu de Français savaient cela, ce qui a permis l’élection du plus grand escroc à la présidence de ce qui n’est plus une démocratie et de moins en moins une république…
 
Le théâtre il est sous nos yeux, chaque jour, répercuté par les médias. Nous gobons, bon gré, mal gré, des mensonges, des fausses vérités, des dissimulations, tels que les scènes des vrais théâtres n’en ont jamais générés.
 
Cette comédie dramatique que la politique nous fait vivre, est une violence envers les peuples qu’elle asservit, en jouant sur tous les ressorts de division, de clivage, d’injustice.
 
« Asservissement, injustice, division », est-ce vraiment encore l’image de notre devise « Liberté, égalité, fraternité » ?
 
La violence dans les actes politiques que nous vivons actuellement est une sorte d’acte de guerre… Un théâtral soulèvement populaire serait un très bon dernier acte…

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14 octobre 2017

Aussi loin que l’on aille pour parler des autres, on ne parle jamais d’autre chose que de soi-même

GSM

Lorsque l’on parle, mais surtout lorsque l’on écrit, parle-t-on des autres ou de soi-même ? Lorsque nous tâchons de communiquer, les mots, les phrases et les idées émanent de nous-mêmes. C’est bien par notre compréhension personnelle que nous interprétons le monde qui nous entoure.
 
Aussi loin que l’on aille pour parler des autres, on ne parle jamais d’autre chose que de soi-même.
 
C’est pour cela que nous sommes différents : Parce que notre compréhension, et notre empathie avec ce et ceux qui nous environnent sont différents et varient d’un individu à l’autre. Cela influe sur notre objectivité, qui est empreinte malgré tous nos efforts d’une subjectivité variable suivant les personnes.
 
Cela affecte tous les domaines de la société. Non seulement la vie en groupe, les sciences humaines, les activités professionnelles, artistiques, créatrices, mais aussi la technologie et même les sciences. Même les mathématiques, pourtant réputées être le fort imprenable de la raison cartésienne, sont « habitées » par la subjectivité que les êtres portent en eux !
 
Parler des autres, est-il donc si impersonnel que cela ? Non ! Nous participons tous à ces phénomènes de communication. A ce titre, nous avons la plus grande difficulté pour ne pas alimenter les rumeurs, transmettre et amplifier les mensonges, créer l’injustice et le désordre…

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13 octobre 2017

De l’analyse des lois (1)

GSMEcrit le 13 mars 2016

 

Les projets de lois doivent être analysés par les citoyens avant leur adoption. En pratique, je devrais dire « devraient être analysés ». Ce n’est pas le cas ou bien très peu. Par manque de temps, par ignorance, ou incompétence, tant il est vrai que comprendre des textes parfois ardus n’est pas à la portée de tout un chacun.
 
Nous nous retrouvons à chaque fois dans le cas de figure où les élus commentent et interprètent le texte de la loi auprès de l’opinion publique, en le déformant, en le portant aux nues ou en le fustigeant, suivant qu’ils sont dans la majorité ou dans l’opposition. L’extrême mauvaise foi du personnel politique est à la source du capotage de certaines lois qui auraient été excellentes, mais qui sont à jeter parce qu’elles viennent du camp adverse. Inversement combien de lois scélérates ont été adoptées, parce que les scélérats étaient plus nombreux que les autres ?
Ceci est toujours du à une opposition entre deux camps, qui ne veulent surtout pas reconnaître la pertinence d’une idée si elle provient du camp adverse.
 
Un exemple flagrant est l’idée de la TVA sociale. Nous avons eu tous les cas de figures, concernant cette approche nouvelle de la cotisation sociale patronale (qui ne serait pas la panacée, mais pourrait contribuer à un léger rééquilibrage des injustices ‘cotisationnelles’). Depuis l’époque Mitterrand, l’opposition (de droite puis de gauche) l’a proposée, la majorité l’a donc refusée. La majorité (de droite ou de gauche) l’a proposée, l’opposition l’a fait capoter. A chaque fois, cette bonne idée a été enterrée. Elle sert d’épouvantail que l’on agite devant la populace qui se laisse influencer, par ceux qui gueulent les plus forts et surtout par le camp idéologique auquel l’électeur mouton décervelé adhère, sans aucun esprit d’analyse, par simple réflexe de solidarité imbécile.
 
Je me souviens du référendum que de Gaulle avait organisé et perdu d’ailleurs en 1969. Qu’est-ce qu’un référendum, si ce n’est une loi qui passe par le suffrage direct au lieu du suffrage habituellement délégué à ceux que l’on élit pour nous tromper et nous endoctriner ?
 
De Gaulle voulait décentraliser une partie du centre décisionnel du pouvoir, en régionalisant la France.
1) Les conseils régionaux seraient non seulement aptes à décider dans leurs régions respectives, mais ils se réuniraient nationalement pour participer à la discussion des lois nationales, Oeuvrant ainsi comme le fait le Sénat.
2) D’où la nécessité de dissoudre le Sénat sous sa forme actuelle, assemblée de vieillards séniles qui est complètement coupée des réalités du pays.
 
L’ensemble constituait pourtant un lot cohérent (D’autres sont venus depuis. Ils ont fait la régionalisation, mais ils ont conservé le Sénat).
 
Tous les partis de droite ou de gauche et surtout du centre ont conspué à l’époque cette réforme majeure au motif que l’on ne pouvait pas poser une seule question pour deux modifications majeures (Alors que pour le général, l'un n'allait pas sans l'autre). Poher, le président du sénat avait exercé un prodigieux activisme pour empêcher que l’on supprime la source de revenu sénatoriale. Tous les hommes politiques se sont solidarisés, car les loups ne se mangent pas entre eux.
Le référendum était négatif, de Gaulle ayant mis sont poste en jeu est parti (Il faut bien se dire que ce chantage était de plus l’occasion rêvée pour se débarrasser de cet empêcheur de magouiller en rond qu’était le fondateur de la cinquième république)…
 
Nous avons toujours le Sénat, inutile, et aucune idée territoriale ne remonte au plan national, alors que la régionalisation devait servir à cela...
 
C’est à chaque fois pareil : Des joutes stériles autour de projets de lois que personne ne comprend ni ne cherche à comprendre, alors que les loups politiques s’acharnent à protéger leurs intérêts en mentant aux moutons. Nous, les moutons, ne nous en apercevons pas, continuant à voter pour nos loups favoris sans comprendre que nous votons contre nous-mêmes…

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11 octobre 2017

Le blog est parfois thérapeutique

GSM

Ecrit le 29 janvier 2014
 
Le blog, c’est parfois thérapeutique.
Mais le blog, c’est souvent pathogène.
On s’accroche « aux nuages », donc à rien.
On dit des banalités et on peut être encensé.
Les gens peuvent s'engueuler par blogs interposés. Certains cherchent à semer la zizanie, à provoquer, cachés derrière le bouclier de l'anonymat. C'est comme la vraie vie, mais en pire...
Inversement on peut dire des choses pertinentes et sérieuses et tout le monde passe son chemin.
Parfois on a la bonne surprise, de bien rigoler, on fait des surenchères et au moment où on se sent en pleine forme, l’autre abandonne. On éprouve en permanence des déceptions. On est alors frustré.
On peut être intoxiqué comme par une drogue, dans une sorte de dépendance, parce que l'on imagine que le bon moment est pour tout de suite, ou pour très bientôt.
On est encensé, parfois sincèrement, parfois par intérêt, souvent par flatterie.
Si l’on y prend garde, on « prend la grosse tête ». Et on se croît arrivé, alors qu’on est au bout de nulle part en vérité.
On attrape tous les défauts de la terre : flagornerie, vanité. On croît en l’amitié de la part de certains, qui n’éprouvent en fait rien.
C’est aussi le royaume des pilleurs, des tricheurs, des voyeurs. On y rencontre les éternelles mouches à merde, parce que sur le blog, elles ne risquent pas les coups de tapettes, ni le fly-tox...
Avec certains, il y a une empathie bien sincère, mais si chimérique !
Mais à part ces exceptions que nous rencontrons par ci par là, il y a la déception qu'éprouve le drogué qui sort de son trip. Pour certains finalement, bloguer, au lieu d’être une thérapie, amplifie plutôt les problèmes.
Plus les problèmes s’intensifient, plus on blogue. Ce qui est le propre d’une dépendance.
 
Pour arrêter, c'est comme pour arrêter de fumer, comme pour faire le régime, comme pour sauter par la portière du Transall, il ne faut pas regarder en arrière ni en bas, mais simplement faire le pas en avant, en prenant du recul, en se restreignant, en se mettant en retrait, en se protégeant, afin de garder le plaisir sans les inconvénients.

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08 octobre 2017

Oublier de passer à l’isoloir peut nuire gravement à la santé civique

GSM

Ecrit le jeudi 6 février 2014.

 

Les abstentions lors des dernières Européennes ont étés diversement interprétées, quand à la nature des abstentionnistes, à leur motivations ou plutôt non-motivation, à leur appartenance d’idées. Mais quoiqu’il en soit, beaucoup de lecteurs écrivent aux journaux pour manifester leur désappointement à ce sujet.

 

Lu sur Marianne la lettre d’un lecteur M. B. Brun :

 
J’ai mal à l’Europe, mal à la France, à la démocratie, à la non utilisation de leur bulletin de vote par tous ces citoyens de toutes tendances politiques. Soixante pourcents des Français n’ont pas voté. Quatre-vingt-un pourcent des jeunes de 18 à 34 ans ne se sont pas déplacés au bureau de vote. Mais quel avenir veulent-ils ? Le sort politique de moutons qui subissent ?
Combien d’hommes dans le monde aujourd’hui aimeraient pouvoir voter. Je respecte les abstentionnistes et je reconnais qu’ils sont libres de faire ce que leur conscience leur dicte. Mais j’ai envie de leur poser une question : Comment vos idées, vos rêves, vos projets, vos convictions aboutiront-ils aux oreilles de gens qui se moquent déjà de vous, sauf en cas de vote massif ? Le « non-vote », ces Messieurs de Bruxelles s’en moquent. Au contraire, le noyau dur des droites néolibérales est renforcé. Cette droite néolibérale va accentuer les dérégulations, le démantèlement des services publics (santé, éducation, etc.) et les inégalités.
 
Pour m’être déjà exprimé sur le sujet, je partage bien évidemment cette indignation… Dans ma famille même, mon fils ainé ne m’a pas laissé de procuration rebuté par la démarche y afférente, quand à mon cadet, il a presque fallu que je le traîne au bureau de vote. (Je précise que je ne sais pas pour qui il a voté : Je ne donne pas de consigne en la matière).
Il est vrai que je n’ai jamais endoctriné mes enfants, leur laissant leur libre arbitre…
Il faut bien reconnaître aussi, qu’ils ne cherchent pas à recueillir l’information quelle qu’elle soit, leur écran télé servant quasi-exclusivement aux jeux sur consoles…
 
Et c’est là le danger : Cette dépolitisation de la jeunesse qui les spolie ipso-facto de leurs droits à faire respecter leurs droits, puisqu’ils ne les connaissent même pas…
Alors bien que je n’aime pas les parents qui endoctrinent leurs enfants dans une idéologie, je pense qu’il est de notre devoir, de transmettre ce qui a été l’évolution sociale, les luttes de nos aïeux, et ce que nous avons connu comme progrès en la matière, afin, qu’ils puissent au moins juger de la pertinence ou non-pertinence des mesures prises actuellement.
Mais combien de parents sauront-ils expliquer qu’une autre politique est possible ? Combien ont lu Keynes, Marx, Stiglitz ? Combien connaissent l’histoire de la grande dépression ? Certains ne sauront guère expliquer que ce que nous vivons n’est pas inéluctable et que la politique peut changer, pour peu que l’on se donne la peine de comprendre et de voter !
 
C’est pourquoi, depuis le 7 juin 2009, j’explique la politique à mes deux fils aînés, le cynisme de nos dirigeants et la nécessité de se battre contre de tels dénis de démocraties…
 
Je leur expose les failles de notre constitution et la nécessite d'en changer, la nécessité d'instituer des procédures permettant au peuple de contrôler et de sanctionner nos dirigeants en cas de manquement à leurs engagements, la nécessité qu'il y aurait de voter par nous-mêmes certaines lois essentielles, ou de les abroger par nous-mêmes lorsqu'elles se révèlent néfastes.
 
Alors s'agit-il d'un endoctrinement ? Je ne pense pas, dans la mesure où je ne prêche pas pour  une idéologie, mais seulement pour une démocratie véritable...

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23 septembre 2017

Mémoires et radotages (133) – Une baguette pas cuite s’il vous plaît !

GSM

Écrit le dimanche 17 septembre.
 
Sur le coup de midi et demi, je vais à la boulangerie en ce dimanche, pour acheter une baguette. La queue est parallèle au présentoir de pâtisserie. Je prends ma place… Devant moi, plusieurs femmes, dont une, la cinquantaine environ, la plus éloignée de moi, face à la caisse, regarde dans ma direction… Supposant qu’elle cherche des yeux un gâteau particulier afin de compléter sa commande, je m’écarte du présentoir et me tourne vers celui-ci, afin d’éviter le regard de la dame, qui me semble inquisiteur… Les autres gonzesses se sont écartées elles aussi, semblant indiquer qu’elles sont dans le même groupe… Peut-être me parle-t-on, mais, sourd, je n’y prête guère attention… Une des serveuses que je connais bien me demande combien de baguettes je voulais. Je réponds, tout en pensant que les bonnes femmes qui me précèdent, sont donc, comme je l’avais supposé, accompagnatrices de celle de tête qui s’était tournée vers moi. D'ailleurs je sens toujours des regards. J'attendais ma baguette ‘pas cuite’, quand soudain la curieuse me fait sursauter en me parlant, car elle avait parcouru les trois mètres qui nous séparaient : « Vous ne seriez pas un ancien militaire ? ».
 
Je la regarde ainsi que ses copines toutes tournées vers moi… C’est quoi, me disais-je, un dîner de cons ? J’en ai plein le cul, encore mon habillement qui a frappé ! Et puis les interrogatoires de police, ça suffit ! Les gens de mon âge ont tous plus ou moins été militaires, ce n'est pas pour ça qu'il faut nous faire chier… Mais au lieu de répondre cela, je lui lance tout de go : « Moi, je ne vous ai rien demandé ! ». Elle est retournée à sa place en maugréant très fort avec ses copines, mais ma surdité m’a privé de la teneur de leurs propos surement pas amènes à mon égard. J'ai vaguemnt entendu 'Quel culot', 'Pour qui il se prend"... Pendant ce temps, je prenais ma baguette tendue par la serveuse, je payais par-dessus le présentoir et prononçais mon fameux « M’sieurs dames »… Comprenant que l’émoi était encore à son comble, d'après le brouhaha qui régnait parmi le troupeau de meufs, je rajoutais cependant à haute voix : « Qu’est ce que c’est mal fréquenté aujourd’hui ! »
 
C’est bête, peut-être que j’ai loupé une discussion avec une femme et peut être une invitation et voire même une coucherie et peut-être même une vraie partouze, qui m’aurait fait passer une après-midi excellente d’un point de vue sensuel, va savoir ?
 
Plus sérieusement, il m’étonnerait fort que j’accepte un jour, une relation avec une rombière qui me parle sur un ton inconvenable et dont les exigences n'ont d’égal que la curiosité !
 
Qu’elle et ses copines aillent se faire foutre… mais ailleurs ! Je ne vais pas leur raconter ma vie dans une boulangerie-pâtisserie, non mais ! Le dîner de cons… c’est traumatisant et je crois que j’ai déjà donné… Et même si ç’avait été un déjeuner de foutre… Très peu pour moi, ça ne m’intéresse plus ! Et puis quant à elles "pour qui elles se prennent", ces connasses ?
 
..........
 
Écrit le mardi 19 septembre.
 
Je traverse le marché à pieds, pareillement habillé que dimanche, pour aller acheter ma baguette pas cuite. Il y a un mec qui s'arrête et me détaille de la tête aux pieds avec une moue bizarre. Je le regarde : Il a un chapeau avec une sorte d'étoile de Shériff et surtout une grande plume de je ne sais quoi, glissée dans le galon de son feutre...
 
Je m'immobilise devant lui et lui dis : " Qu'est-ce qui te déranges ? Toi, il ne te manque qu'une plume dans l'cul ! ".
 
Décidément !

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18 septembre 2017

Mémoires et radotages (132) – Eté 2017 ?

GSM

L’été est presque fini et pourtant, il n’a pas encore commencé !
 
Par chez moi, il me semble que la météorologie nationale ne s’applique pas… Les prévisions sont en dessous-de tout ! Rares sont les fois où la température atteinte réellement correspond aux ‘prédictions’ faites la veille sur le petit écran… Le plus souvent les températures effectives maximales sont 3 à 4 degrés en dessous de ce que l’on nous annonce… Le 12 septembre, par exemple, nous n’avons eu que 12,5% au plus, pour une prévision de 18… Quand aux pluies éparses, une pluie continuelle nous a rendu la journée d’une morosité à nulle autre pareille…
 
Fin Août, Bodin nous annonçait que la France avait vécu son été le plus chaud depuis un certain temps, sans préciser que que cela ne s'appliquait pas certaines régions … Pour ma part, je suis en train de vivre l’été le plus froid que j’ai jamais vécu !
 
Parfois, je me demande si les météorologistes enregistrent dans leurs archives les températures réelles prises aux quatre coins du pays, ou bien s’ils prennent en compte leurs prédictions de merde ? Cela expliquerait pourquoi, ils en arrivent à nous annoncer un réchauffement climatique appuyé sur des données antérieures largement fausses…
 
En tous cas, je ne constate dans ma région, qu’un refroidissement climatique…
 
Ce n’est pas compliqué, les radiateurs se sont remis en marche automatiquement depuis le 5 septembre… Depuis la même date, je porte tee-shirt, chemise, pull et veste, pour sortir en ville… Et c’est ce qu’ils appellent l’été le plus chaud… Nous avons froid, pluie, tempête d'équinoxe avaant l'heure... La totale !
Je me souviens d’un été fort chaud, celui de 2003. Il avait fait par chez nous, de 40 à 41 pendant deux mois consécutifs, sans pluie, sans aucun nuage et des périodes à 43 dans le Lyonnais et le bordelais… J’avais même pris des vacances impromptues (ce qui avait un peu déplu à mon dernier employeur (bien qu’il m’eut avoué par la suite que j’avais eu bien raison, parce que la productivité de ses personnels avait été déplorable) et suis allé me réfugier en haut du massif central, ce qui me permettait de n’avoir que 39 et même moins lorsque chaque jour, un orage bienveillant venait rafraichir temporairement la température à  20°.Inutile de dire que ce nuage bienfaiteur n’avait même pas été annoncé par météo France…
 
Je pense que Météo France, appartient à la ‘France qui perd’ et non à celle qui gagne… Comment peut-on encore conserver une bande de nullards pareils, obnubilés par des images satellites qu’ils ne savent pas du tout interpréter. Ils ont rejetés les méthodes de leurs anciens, qui au moins donnaient des prévisions justes à court terme… Alors que maintenant elles ne seraient justes qu’en les annonçant qu’après leur réalisation… Et encore, si ces branleurs prenaient le temps de mettre le nez à la fenêtre…

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13 septembre 2017

Combien coûte le travail…

GSM

La vulgate (au sens populaire et laïc), prétend faire payer aux patrons le coût des charges sociales, c'est idiot car celles-ci sont intégralement répercutées sur le consommateur, quel que soit leur mode de calcul. Peu de gens en fait, connaissent l’importance du coût du travail.
Il dépend en fait des conventions collectives que l’entreprise applique, des taux d’accidents par branche, des fluctuations de taux de cotisations appliquées par les différents organismes d’affiliation et enfin de ces impôts déguisés en « contributions » que l’état dans son génie machiavélique a glissé dans la fiche de paye, comme un tuyau de pompe aspirante dans la poche des salariés…
 
J’affiche ci-dessous une fiche de paie (partie vue et partie non vue) d’un de mes ex-salariés. Mon activité était dans le BTP et plus particulièrement dans le bâtiment.
Elle date de 1992. On pourra constater que depuis lors, la CSG a bien augmenté, la RDS est arrivée par la suite et les divers taux ont progressé. De plus l'affiliation facultative à une mutelle est devenue obligatoire. L’activité (Bâtiment) présente une spécificité au niveau des intempéries et un taux de cotisation accident du travail plus important que la moyenne… Les particuliers ignorent également que les congés payés sont une charge pour l'employeur, puisque pendant ce temps, le salarié ne travaille pas. Des allègements de charges ont également bénéficié depuis, aux petits salaires, financés par le contribuable... Mais ce n'est pas la solution... C'est celui qui "consomme" les travaux qui doit payer...
 
 
 
Quoiqu’il en soit, cela donne un petit aperçu à tous ceux qui, comme un de mes collègues, pourtant cadre, se prévalaient de créer une entreprise dans le BTP, à leur retraite et prétendaient que les charges ne représentaient pas plus de 50 % du salaire… 
Hélas, faisant fi de mes mises en garde, il se croyait plus malin que les autres, lui aussi...
Je pense qu’il a du renoncer…
 
Il est de plus en plus nécessaire et urgent d'asseoir les charges patronales sur le chiffre d'affaire et plus précisément sur la valeur ajoutée par l'entreprise. C'est une condition essentielle à la survie de l'activité dans le privé (c'est à dire 80% des emplois) !!!

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