13 janvier 2019

Qu'est-il devenu ?

GSM

Ecrit le 3 mars 2013
 
Je repense à Ange, ce copain de mon fils, orphelin, délaissé de tous, que nous avions accueilli pendant les vacances scolaires de Noël et de février il y a un an de ça, pour lui éviter de coucher dehors...
 
Timide, complexé, probablement traumatisé dans son enfance, qu'est-il devenu ? Après les vacances de février 2012, le lycée ne l'a pas revu et nous non plus...
Il y a toujours chez nous, un sac plein de ses affaires qu'il devait récupérer...
J'espère qu'il s'en sort, mais je n'y crois pas vraiment...
 
Parfois j'erre dans Leclerc, espérant l'apercevoir. Mais non. Il a disparu... Je lui souhaite les meilleures choses, pauvre gamin, et de réussir à s'imposer dans ce monde d'égoïstes.
 

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05 janvier 2018

Marc, (2)

GSM

Écrit le 3 Août 2015

Ecrire... Pour quoi dire, pour quoi faire ?
 
Pour exprimer sa pensée, en direct.
Pour exprimer sa vision du monde, de la société, de la vie, de l'évolution.
Pour démontrer des théories mathématiques et physiques.
Pour dire ses rêves et les vivre en direct sur le papier.
Pour exprimer ses émotions.
Pour soulager sa conscience et trouver la paix.
Pour formaliser les actes professionnels.
Pour polémiquer avec, ou sans bonne foi.
Pour vivre des romans que l'on écrit, sans savoir comment l'histoire va se terminer.
Pour raconter des aventures vraies, sa vie.
Pour transmettre son savoir aux générations futures.
Pour donner notre interprétation de l'histoire ou de la biographie d'un personnage disparu.
 
Pour se libérer en exprimant tout ce qu'on ne dit pas avec des mots, des choses plus profondes, plus élaborées... Comme par exemple :
 
Aujourd'hui était jour de deuil, jour d'autoroute de 3h du matin à 17h30 et pour écrire quoi ? "Un dernier au revoir", la main tremblante sur le registre devant l'église d'Ambazac, adressé à l'ami de promotion qui n'avait pas su attendre que je vienne le voir, comme je lui avais promis, comme une promesse non tenue, comme un mensonge du destin ...
 
"Un dernier au revoir", ô combien dérisoire, Pour soulager ma conscience, pour essayer de me libérer, mais me suis-je libéré ? Pas vraiment.
 
Au revoir Marc, excuse-moi, j'aurais tant aimé te revoir au moins une dernière fois avec ton charisme, ton autorité naturelle, ta gentillesse, ta fidélité en amitié, ton besoin de justice, ton humanité, ta bonhomie...
 
Des mots écrits, comme des feuilles mortes, disparues, emportées par le temps...
 

Lien vers "Marc" :

http://zalandeau1.canalblog.com/archives/2016/12/21/34713573.html

 

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22 décembre 2017

James

GSM

Écrit le 27 mai 2017 (complété le 30 novembre 2017).
 
A l'attention de "P'tit'loup" : J'ai appris par Gigi que tu seras des nôtres le WE prochain.
 
Je profite de ton adresse courriel révélée, pour revenir sur cette disparition douloureuse de ton époux, que tu as éprouvée il y a environ 17 ans (Ma mémoire flanche)...
 
Je n'avais appris le décès de James, qu'environ 6 mois après, suite à un coup de fil que j'avais passé à Bacchus... Il m'avait donné tes coordonnées...
J'ai donc voulu te présenter mes condoléances par écrit. Las, à chaque fois que je me mettais sur ma feuille blanche, j'éclatais en sanglots. Ainsi, pendant des semaines, je ne produisais que des pages délavées... Ah si j'avais eu Word !... ainsi, au fil du temps j'ai perdu la feuille volante où tes coordonnées étaient inscrites (surement égarée dans un des dossiers de mon entreprise)...
 
J'ai à cette époque, beaucoup culpabilisé de n'être jamais allé vous voir à Nice... Et pourtant mon frère y habitait... Je ne suis pas descendu à Nice avant 2003... Et pourtant  je l'avais promis à James, lorsqu'il m'avait annoncé son déménagement !
Nous étions descendus ensemble aux retrouvailles de 1988... Vous m'aviez invité chez vous près de Melun... Quelle petite famille soudée vous formiez... Et que d'autres souvenirs remontent du temps ou vous veniez chez ma première femme à Alès ! Et les sorties géologiques ou autres, que de bons souvenirs ! James était l'ami que toute la promo appréciait...
 
J'étais trop occupé par mon activité artisanale... C'est la raison pour laquelle je n'avais été prévenu par personne, pour les obsèques : Mon changement d'adresse n'était pas dans l'annuaire de l'école... Je n'y avais pas pensé.
 
Enfin, bref ! Il est un peu tard pour te présenter mes condoléances, mais sache que je considérais Jacques comme un véritable ami et que cela m'a fait énormément de peine.
 
J'espère que toi et tes enfants allez bien et qu'ils sont maintenant bien installés dans la vie.
 
A bientôt j'espère

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01 décembre 2017

Mémoires et radotages (148) – Disparition de « Mickey »

GSM

Écrit et prononcé le 28 novembre 2017 par Gigi, lors des funérailles
 
Michel, Mickey,
 
C’est ainsi que te surnommait la 121° promotion de l’École des Mines d’Alès, où nous nous sommes rencontrés pour la première fois en septembre 1969. Au cours de ces 4 années d’études en internat, et à vingt ans ça compte beaucoup, cette proximité, la complicité, la fraternité et la solidarité établis naturellement entre nous, ont permis de construire une grande amitié qui a su résister à l’usure du temps. Tu as toujours été un camarade fidèle, calme et très attentif aux autres. Ta présence, bien que discrète, ton humanité, imposaient la sérénité. Ton pragmatisme et ton bon sens faisaient ressortir cette force paisible, cette assurance qui étaient en toi. Pour nous, tu représentais le type cool, avenant, au charme naturel, au regard malicieux, qui avait le don de séduire, qu’il suffisait de côtoyer pour l'adopter, pour avoir envie de compter parmi ses amis, de l'avoir avec soi dans les bonnes virées entre potes. Il y a tant de bons souvenirs !
Je me souviens tout particulièrement de notre stage en Turquie en 1972 dans une mine de charbon d’un autre siècle. Trois mois de découvertes et d’aventures ! Notre amitié s’y est durablement renforcée.
 
Après ces 4 années passées ensemble, nos chemins ont un peu divergé, chacun construisant sa nouvelle vie professionnelle et familiale. Nous nous sommes revus régulièrement, notamment lors de nos retrouvailles de la promotion, où tu étais toujours présent avec ta femme YYYYYYY. Ce fut encore le cas en juin dernier, pour notre plus grand bonheur à tous, malgré ta maladie et les traces qu’elle avait laissées.
Retrouver cette seconde famille était toujours l’occasion, pour tous, de faire ressurgir ces souvenirs de jeunesse, source de grande émotion, de joie et de plaisanteries partagées, montrant que cette amitié était bâtie sur du solide et pour durer longtemps.
Tu étais aussi friand de nature et de randonnées en montagne, afin de garder les pieds bien ancrés sur cette terre. Je me souviens encore de ce magnifique tour de la Vanoise réalisé en 1979, chargés comme des mules, mais tellement heureux de partager ce plaisir et cette amitié.
 
Et puis, alors que tu aurais pu profiter d’une retraite bien méritée, la maladie t’a brutalement frappé. Malgré tous tes efforts et aussi ceux de YYYYYYY et de tes enfants, elle a progressivement gagné du terrain, laissant des séquelles dont tu avais pleinement conscience. On a pu échanger un peu le 11 novembre dernier, chez toi, sans savoir que ce serait pour la dernière fois. Tu essayais bien de masquer ta lassitude et de faire bonne figure, mais on ressentait que tout devenait très compliqué.
Nul ne sait ce qu’il ferait en pareilles circonstances, mais quand tu as compris que tu ne pourrais plus gagner ce combat contre la maladie, tu as décidé lucidement, courageusement d’y mettre fin, épargnant peut être à ta famille l’infinie tristesse de te voir irrémédiablement décliner.
 
Tu nous quittes bien trop tôt Mickey. On aurait tant aimé pouvoir profiter encore longtemps de ton sourire, de partager cette fraternité qui cimentait notre grande amitié. On ne t’oubliera pas et pendant ce dernier long voyage que tu as décidé d’entreprendre, tu seras toujours présent dans nos pensées et dans nos cœurs.
Tous tes camarades de la 121° te disent au revoir Mickey. 
 
 
Communiqué de Zalandeau le 17 novembre 2017 : 
 
Je garde un souvenir ému de Mickey... oh... Je préfère dire Michel et franchement cela m'a fait un coup au coeur de lire cette funeste nouvelle. Lui, si gentil, si cordial, si attachant. Il était l'antonyme de la vulgarité. Peu expansif,, c'est-à-dire réservé, car il avait une certaine classe, il était cependant très chaleureux et c'est cette image que je garderai en mémoire : Un bon camarade...
 
Bien tristement
 
……….
 
Il est vrai, qu’au moment où j’ai lu l’annonce de ton décès, Michel, cela a fait une sorte de « Tac » dans ma poitrine… et pendant un moment, j’ai eu de la peine à reprendre mon souffle et mes esprits… Mais c’est personnel… Aux obsèques Mardi, j’ai pu contenir les larmes, j’avais eu 11 jours pour cela…
Je te dis : A bientôt Michel, parce que « Mickey » n’est définitivement pas le sobriquet sous lequel je veux me souvenir de toi, tu étais bien mieux que cela, bien que nos échanges n'eussent été que des politesses de rencontre !

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15 avril 2017

Mémoires et radotages (100) – Un deuil chasse l’autre

GSM

Le 12 avril 2017.
 
Nous sortions du cimetière, pour les préparatifs de l’inhumation de ma sœur… Un message vocal du fils de Joël… Joël, camarade de promotion, est décédé le 11… Cela faisait beaucoup en une journée… J’ai prévenu Jean-Louis, pour qu’il diffuse cette triste nouvelle…
 
Dire que la semaine précédente, je voulais appeler notre Stéphanois pour m’enquérir de sa santé et pour savoir si quelqu’un avait prévu de le véhiculer, si possible, vers notre prochaine réunion d’anciens… Dire que j’avais manifesté mon envie de précipiter ces retrouvailles pour ne pas rater l'occasion encore une fois… A quoi bon ? Encore loupé ! Encore une fois la mort a frappé la première…
 
En 2015, il m’avait accueilli… Toujours aussi gentil, prévenant, il aimait à raconter des histoires salaces mais qui me faisaient tant rire… J’ai passé avec lui une journée fantastique de paix et de gaîté !
 
Il m’envoyait de temps à autre, des devinettes par courriel… Je l’appelais parfois… Mais là… depuis plusieurs mois j’ai carrément loupé le coche… Et pourtant lors de mon dernier appel il était si fatigué que notre conversation n’avait duré que quelques minutes au lieu des discussions fleuves dont nous avions l’habitude… C’est ce qui m’avait alerté et dont j’ai fait part à Didier afin que l’on précipite nos « revoyures »…
 
Bien que son caractère fût farceur et blagueur, il montrait un courage extrême dans cette adversité dont, sagement, il avait compris l’issue funeste qu’il attendait dans un fatalisme apaisé et je dirais serein !
 
Et c’est cette image de l’homme cultivé, mais sans forfanterie, sous ses apparences futiles, mais qui était très fort intérieurement, dans ses abords bon enfant, que je veux conserver… Très fidèle en amitié, très attachant, il est quelqu’un dont je vais avoir beaucoup de peine à me dire que je ne le reverrai plus… Du moins pas tout de suite…
 
J’espère que quelques uns d’entre nous pourront aller lui rendre hommage, auprès de ses enfants, qui comme leur père sont des gens attachants. Je leur présente mes sincères pensées émues…
 
Joël… ce n’est qu’un au revoir…

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21 décembre 2016

Marc,

GSM

Ce 3 août 2015, tu n’étais plus là, mais tu étais là pourtant, dans l'église d'Ambazac. Ton absence se ressentait et ta présence était partout.
Comment expliquer ce qui est étrange avec ce que l’on sait du langage ?
 
Que le monde rationnel était filiforme et superficiel. Les mots inutiles et sans saveur ne servaient qu’à échapper au monde du sensible que ta présence faisait flotter dans l’air.
 
Tu étais bien là, nous voyant nous débattre avec ce dilemme de totale incompréhension. L’abstraction absorbait tout cartésianisme, toute normalité habituelle, les rendant marginaux, abscons.
 
Dans ce monde irréel, la réalité n’avait plus cours. Tout un chacun tentait vainement de planter ses pieds sur le sol, de bouger, de parler, de se prouver son existence, de se maintenir dans ce monde du soi-disant « vrai », refusant de se laisser absorber par ce drôle de sentiment éprouvé.
 
Il fallait à tout prix que nous fussions dans l’excès d’un rire, ou d’une pensée que l’on croyait concrète. Et pourtant tu étais là, il suffisait de ressentir les choses, plutôt que de les fuir…
 
Que nous ayons reçu ou non reçu ton message, ne changerait pas la face de la terre. Bien sûr que nous nous reverrons, tu l’as fait comprendre. Toi-même en aurait rigolé une semaine avant, préoccupé que tu étais par les gens que tu aimes.
 
Ces mots écrits que j’ai crus imbéciles, d’où venaient-ils ? Ils sont sages, ils venaient de toi !
 
En fait, c’est vrai, c’est si limpide : Il ne s’agissait que d’un au revoir et non pas d’un adieu…
 
A bientôt.

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