21 mai 2019

Devoir


La langue Française est très riche, mais comme toutes les autres langues, certains mots ont plusieurs sens et parfois des contresens, certaines acceptations doivent être expliquées avec beaucoup de phrases, donc beaucoup d'autres mots.
 
Bref, je n'évoque pas les devoirs de l'élève, ni les devoirs au sens où le prennent certains ouvriers syndiqués ou même une certaine engeance qui bouffe du patron et du curé sans discernement.
Un petit mot quand même : Devoir pour eux, signifie les obligations imposées par leurs supérieurs, enfin disons, ce qui est imposé par un tiers et dont ils pensent avoir le droit de s'exonérer. (C'est d'ailleurs pour cela que bon nombre de travailleurs ne se sentent que des droits, mais aucun devoir. Travailler moins pour gagner plus, voir même être payé à rien foutre, c'est l’égoïsme de certains petits, qui vaut bien celui de certains grands)...
 
Je voulais plutôt parler du devoir que l'on s'impose à soi-même. Je reviens à mon occupation favorite, parler de moi-même...
Je n'ai pratiquement jamais obéi à un ordre ex abrupto. Pour preuve, le nombre de fois où j'ai changé de crèmerie.
Les ordres étaient pour moi des conseils (surtout quand j'étais débutant) et donc je les faisais miens, parce que je les jugeais pertinents et je les exécutais parce que j'étais motivé.
 
Concernant les devoirs que je m'impose, sans intervention extérieure, ce sont parfois les plus pénibles. Je me suis marié par devoir, mais aussi avec l'aide de l'amour. Mais parfois je regrette de l'avoir fait, car j'ai l'impression d'être puni chaque fois que ma femme pique ses crises de jalousie, de haine, de cruauté verbale...
 
Enfin, ma vie n'a été que devoir, c'est à dire : "J'ai reçu ceci, je dois donc cela"...
 
A propos de ceux qui se prennent pour des "grands" : Il y a un con, originaire de Châteauroux, (un gros prétentieux copain avec Poutine), qui devrait bien apprendre la signification de ce mot, lui qui a tant reçu de pognon des spectateurs Français, mais qui ne veut pas se prêter à un peu de charité nationale supplémentaire. Il ne se sent aucun devoir ? Je lui couperais bien tous ses droits...
 

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17 mai 2019

Réflexions d’un raté



GSM

Le ciel est bleu, mais en lui, tout est gris.
Finalement, une vie de médiocrité, due à des principes surannés, ne donnent pas de raison d’être content de soi.
Est-il intelligent de donner le meilleur de soi-même, dans l’anonymat, sans attendre de reconnaissance en retour ? Ceux qui ont fait passer la réussite en premier ont eu raison. S’attribuant le mérite des autres, faisant de leur personnalité un miroir aux alouettes, ils ont réussi l’ascension sociale…
Ah, oui, il en a eu des distinctions honorifiques, des remerciements, des félicitations, de la part de personnes lucides, mais aujourd’hui disparues !..
Mais hélas, ces quelques personnes qui lui ont donné tant de fierté, n’avaient pas de pouvoir sur sa carrière…
La majorité de sa vie, travaillant dans l’ombre, il n’a su que donner, mais jamais cueillir…
Au soir de sa vie, il comprend que sa non-réussite est la seule image qu'il donne aux autres et à lui-même, lorsqu'il se voit dans le regard des autres…
Toute peine mérite salaire… Il a fourni la peine, il n’a pas eu le salaire, simplement parce qu'il n'a pas su l’obtenir… Il a été trop crétin pour tourner toute son énergie à obtenir des résultats dans la tâche qu'il exécutait, au lieu de l’utiliser pour réaliser sa propre personne dans son propre destin…
Il est parti de zéro, pour n’arriver à rien… Il n’a vraiment de merci à dire à personne… Sauf à ces gens qui l’ont remercié, qui l’ont reconnu…
On n’est rien, sans le regard des autres, dans une société…
On est tout, seulement lorsque l’on est seul…

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16 mai 2019

Mémoire et radotages (32) – Jésus

GSM

Je disais bien qu’à force de voir s’étaler l’islamisme devant tout le monde, j’étalerai MON DIEU à moi… Merde, quoi ! Il faut bien faire contre-feu à ces imbécillités moyenâgeuses…
 
Dieu, je l’ai déjà dit, pour moi, c’est une nécessité scientifique, pour expliquer le mystère de la vie, qu’aucun homme n’a jamais su expliquer et dont je crois qu’il ne sera jamais expliqué… Nous, humains, savons faire avec quelque chose… Seule l’existence d’une force supérieure, à mon avis, peut créer à partir de rien… Cela justifie Dieu comme Joker de l’Univers…
Bien évidemment je n’ai aucune preuve tangible (comme d’ailleurs les tenants de la thèse de la non-existence de Dieu)…
 
D’ailleurs, souvent je doute. Ma foi s’inscrit dans le doute et n’existe que par le doute…
 
Quant au reste ? La religion ? Piège à cons ! Comment croire à des inventions nées de cerveaux féconds en imagination, prosélytisme et manipulations ?
 
Jésus ? Mon père croyait au « petit Jésus », comme il disait… Et il y a des coïncidences dans le destin de feu mon Papa qui laissent bien des mystères à cet égard et posent de vraies questions… Mais, bon !
 
Le Jésus des uns n’est pas le Jésus des autres. Il y a Jésus et Jésus !
 
Le Jésus réel est celui qui a existé. Il n’y a aucun doute possible, des preuves historiques en témoignent.
Mais le Jésus des évangiles… Là on se retrouve dans une histoire romancée, dans laquelle merveilleux, extraordinaire et prestidigitation ont été rajoutés, d’autres trucs soustraits par soucis du qu’en dira-t-on des différentes époques de la Chrétienté… Je trouve cela scandaleux, d’ailleurs, parce qu’il n’avait pas besoin de cela… C’est vrai : Raconter de telles sornettes sur ce gars, c’est vraiment lui manquer de respect…
 
Le respect, il le mérite ! C’était dans l’ensemble un bon gars, qui a été turbulent comme tous les gosses, mais il fallait bien même à l’époque, que jeunesse se passe… Il a eu une vie honnête, même s’il a vécu avec une ancienne pute, mais qui peut l’en blâmer ? Au contraire, je dis qu’il n’avait pas de ces préjugés qu’ont tous ses groupies dont la curetonnnerie, compris Papes et Sous-papes, entretenant la fausse pudibonderie et l’hypocrisie…
 
Jésus était un homme et je crois que c’est cela sa plus grande qualité… Il est mort pour ses idées, par delà les faiblesses qu’il a ressenties et surmontées et cela en fait à mes yeux quelqu’un d’admirable… Le Jean Moulin des Chrétiens !
 
Mais de grâce, qu’on arrête de le voir marcher sur l’eau sans planche de surf, réveiller les morts ou faire faire un jogging à un grabataire… Gérard Majax n’était pas encore né, quoi !
 
Grosso modo, il a dit des bonnes choses. Ces choses d’ailleurs ont structuré toute la morale occidentale depuis deux mille ans… Il n’y a qu’une chose que je désapprouve formellement, c’est de tendre l’autre joue ! C’est un truc pour rendre servile les andouilles qui le suivaient… L’a-t-il dit d’ailleurs ? Il est tout à fait possible que ce soit cette hiérarchie chrétienne, apôtres compris, qui aient rajouté cette obligation de docilité idiote, si commode pour rendre fidèles les fidèles…
 
Enfin, ce qui est bien, c’est qu’on ait la liberté de jurer, de manquer de respect, de dessiner Dieu ou son messie (Merci à la laïcité !)… Même si la religion chrétienne commande de ne pas manquer de respect, car dans son fondement initial, elle pardonne, elle, contrairement à une religion mahométane islamique radicale, qui veut étendre son voile noir sur nos vies… Ceci dit la religion dit tant de conneries...
 
Mais on leur pisse au cul à ces Daesh qui puent !
 

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15 mai 2019

La censure, c'est la force des faibles

GSM

Je ne me sens pas noble par mes ascendances de noblesse chinoise, mais seulement par un certain caractère libre, soucieux de valeurs comme l'honneur, la probité, l’amour de la Patrie, la révolte contre l’arbitraire et l’injustice, la protection des faibles et des opprimés et surtout la fierté de ne pas mettre un genou à terre devant qui que ce soit hormis mon Créateur…
 

Je ne ploierai pas sous la censure de la pensée unique débilitante, premier des prémices d'une société sans valeur, décadente et qui va petit à petit vers sa fin, dominée par un de ces dogmes confessionnels qu'elle sous-estime mais qui la submergera bientôt...

 

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07 mai 2019

Mourir ou vivre ?

Ecrit le 7 12 2014
 
Le choix vient d’être fait : Mon choix !
 
Après tout, si les raisons de mourir sont multiples et particulièrement je pense à l’absence de perspectives pour moi, comme pour ceux très proches que j’aime, il n’y a que deux solutions possibles : Le suicide collectif ou le "jusqu’au-boutisme" de la vie.
 
Je ne suis pas en mesure de décider pour les autres, même s’ils sont miens. Ils n’appartiennent en fait qu’à eux-mêmes. Je l’ai su dès leur venue au monde. Ils étaient eux, pour eux-mêmes et je respectais leur être, même si j’éprouvais tant de bonheur de leur présence. Je ne leur ai pas fait autant de bisous et de câlins que j’aurais voulu en faire. Je ne voulais pas déranger leurs jeux de petits garçons, assis sur le sol, manipulant leurs jouets avec un imaginaire si loin de mon monde d’imbécile heureux, je les regardais, ravi et plein d’espoir en leur avenir, empli d’énergie et de motivation pour les emmener jusqu’aux portes de leur futur monde d’adultes.
Je leur en ai donné les clés. Du moins, je l’ai cru.
 
Mais derrière la porte, triste constat, il n’y a rien. Chômage, précarité, misère. Qu’ai-je fait ? Que n’ai-je pas fait ? Dois-je faire contrition ? Avais-je le droit de les mettre au monde sur une terre stérile ? Malgré mes scrupules, n’ai-je pas été égoïste ? Je n’avais probablement pas le droit de donner la vie dans un monde sans espoir. Je n’ai certainement pas du orienter ma vie de façon à leur donner un futur. J’ai eu une trop courte vue. Je sais, du moins je le crois, que je ne suis pas coupable, mais je suis quand même responsable…
 
Alors, il faut que j’assume. Il serait si simple de mourir pour ne pas voir la catastrophe qui se prépare pour mes enfants. Ce serait confortable de terminer après une vie de satisfactions sans goûter aux affres de la décrépitude de la vieillesse. Mais vu les responsabilité que j’ai eu la bêtise de prendre ce serait aussi de la lâcheté je pense. Tant pis si le reste du chemin est dépourvu d’espérance et si je chemine malgré moi. J’irai au plus loin que mes forces me permettront d’aller, pour eux. Parce que ces petits que j’aime tant, sont une raison de vivre plus forte que mes envies de mourir, j’irai jusqu’à ce que je ne puisse plus aller.
 
Le jour où je partirai, oh, non, bien sur, je n’aurai pas la conscience tranquille, car je saurai que je n’ai pas su faire les bons choix, ni prendre les bonnes décisions, mais je me dirai que j’ai fait le maximum, mon maximum à moi et tant pis si je n’ai pas réussi. Le tout aura été d’avoir essayé…
 

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06 mai 2019

Cadres-trous-du-cul


Finalement, mes meilleurs souvenirs professionnels, sont ceux vécus avec les ouvriers mis sous mes "ordres". Et encore pas avec tous. Disons avec la moitié d'entre eux, voire les deux tiers, c'était déjà pas mal. C'était beaucoup plus qu'avec mes collègues ou mes supérieurs...
 
Je crois que ces ouvriers m'appréciaient, avec mon sens de la "justice". C'est le mot qu'ils employaient et que bêtement j'avais fait mien.
A Tort, paraît-il !
 
En effet cela me handicapait dans les entretiens d'embauche, jusqu'au jour où j'ai suivi des stages de recherche d'emploi.
J'ai alors appris qu'on ne disait pas "justice"; que ce mot était réservé à l'évocation de l'institution judiciaire. J'ai eu droit à l’opprobre générale (y compris les autres cadres chômeurs) et on m'a inculqué l'emploi du mot "équité".
J'avoue que j'ai oublié de me prosterner de de remercier l'assistance de sa condescendante intention de m'instruire...
 
C'est alors que j'ai compris que pour ces gens-là, l'usage des mots était la principale occupation.
 
Depuis, cette pratique a enflé, s'est propagée tel un tsunami. Nous avons progressivement tous été confrontés à ce phénomène pour lequel des expressions ont été inventées et consacrées : "pensée unique", "politiquement correct", "langue de bois", etc...
 
J'ai gardé le souvenir ce cette condescendance dégoûtée dont ces cadres-trous-du-cul" se paraient et de la vexation que j'avais ressentie.
 
Cela explique aussi que j'ai eu peu d'atomes crochus avec cette catégorie de la population, dont théoriquement je faisais partie, mais avec laquelle concrètement, je ne partageais aucune valeur.
 
J’ai gardé très peu de cadres dans mes bons souvenirs…
 

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04 mai 2019

Il a toujours la tête vide

GSM

Cela se passait en 2007 ou 2008. Cela a été écrit après coup, mais quand ????
 
En bagnole, il se disait : « Ah, et puis j'ai ceci à faire, et puis cela. Oh merde, depuis que je suis sur le chantier je n'ai jamais pensé à faire telle chose et personne ne m'a prévenu. Dès que j'arrive faut que je m'y mette »… 
En conduisant il est impossible, sinon hautement dangereux de prendre des notes. Il ne l'a donc pas fait.
 
Il est arrivé dans le bureau…
Il est devant sa feuille de papier. Il est sec ! Il se répète ce qu'il a dit dans la voiture, mais il ne parvient pas à mettre quelque chose à la place de « ceci », de « cela », de « telle chose »… 
 
Le coté affectif est gravé. Il sait qu'il a des choses ultra-importantes à faire.
Le coté factuel, il ne sait plus ce que c'était. Et il a beau chercher…
 
Bon, il est certain que dans la journée, il va sûrement faire une partie des choses oubliées, qui reviendront inopinément (ou pas).
Il faut qu'il achète un dictaphone. C'est une priorité absolue…
Mais s'avoue-t-il, il en a gros sur la patate…
Il est très affecté d'être comme il est devenu. 
Il faut qu'il songe (c'est pourquoi il le note tout de suite), à imprimer tous ses écrits traitants de son problème, afin de les donner éventuellement en lecture à la Pitié-Salpêtrière…
 
Quoique, raisonnablement, étant donné le comportement des différents spécialistes déjà rencontrés, il croit qu'il ne lui faille pas trop compter sur une écoute de leur part.
A moins d'une exception. Oui voilà, il faudrait une chance, une fois, qu'ils l'écoutent, afin de mieux comprendre ce qui fonctionne mal et pour aider leurs investigations… 
 
Mais il met trop d'espoir, pense-t-il, dans une spécialité de la médecine, qui n'en est qu'à ses balbutiements…
 
Il culpabilise, il a honte et il est vexé…
 
Quelle conduite à tenir ? Concernant son travail, concernant tout le reste ?
 
Il sent effectivement que l'affectif prend le dessus en toute occasion. Évidemment c'est la seule fonction qui marche… C'est une façon de compenser… Mais ça ne comble que le vide de sa pensée. 
Ça ne compense pas en terme d'efficacité professionnelle… 
 
Doit-t-il s'arrêter en maladie à nouveau ? (Il n'a toujours pas été réglé de ses indemnités journalières par la prévoyance de sa boîte, depuis un mois et il a emprunté de l'argent à son patron)…
 

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14 avril 2019

Mon père a très mal vécu le fait de vieillir et moi... (archive du 11 août 2007)

GSM

Mon père a très mal vécu le fait de vieillir, ou du moins les effets de la vieillesse (force amoindrie etc...).
Je ne le comprenais pas à l'époque et me disais qu'à sa place je serais plus sage...
Et bien finalement je suis comme mon père, je réagis exactement comme lui...
L'année dernière, je me suis battu avec un grand type costaud de 45 ans et je l'ai assommé (tout ça parce qu'il fumait dans le train, que ça m'incommodait et qu'il refusait d'obtempérer).
Il est difficile d'expliquer, pourquoi des gens comme mon père et moi supportons mal le fait d'être amoindris, habitués que nous sommes à nous faire respecter.
D'un jour à l'autre devenir des impotents de la tête (et de la force physique) est peut-être plus dur pour ceux qui étaient des "durs", qui affrontaient la tempête en tête-à-tête, alors que maintenant on est obligés de la contourner...
Pourrais-je un jour être sage, alors que dans mes veines brûle le feu de révolte de ma jeunesse, alors que quand une "pourriture" se met en travers de ma route, j'ai envie de lui casser la gueule sans autre forme de procès. Comment pourrais-je me résigner et m'"habituer" à ce nouveau statut d'"incapable à imposer sa volonté à ceux qui la contrecarrent" ?
 
J'étais le protecteur, le type toujours en avant, derrière lequel tout le monde se réfugiait, qui n'avait peur de rien (ou du moins faisait mine de n'avoir peur de rien), qu'on admirait ou qu'on détestait, mais qu'on respectait...
 
Je ne sais pas si j'arriverais à admettre l'inévitable qui pour moi est inacceptable.
 
Papa, n'a jamais pu se faire à la vieillesse, et je porte ses gènes...
 

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07 avril 2019

Honneur et sacrifice

GSM

Ecrit le 11 juillet 2008
 

On a eu bien de l'honneur, de celui que l'on a en soi, que l'on exerce, sans exhibition. Pas celui de ceux qui sont censés vous rendre honneur. Non ! On ne pourrait pas dire que notre honneur a servi à attirer les honneurs.
Il nous a servi à n'avoir pas à rougir de nous, enfin, le moins souvent possible.
Être fier de soi, quoi qu'il nous en coûtât, fut le principe directeur d'une partie notre vie. On savait qu'à chaque occasion, nous nous attirerions la haine des jaloux, la haine des couards et que globalement si on nous a parfois admiré, on nous a plus souvent haï d'être différents.
C'est pourquoi, à chaque fois que nous mettions notre courage en action, nous savions d'avance que nous en paierions le prix au centuple. Nous savions donc que nous sacrifierions notre carrière, notre avenir, notre place dans la société.
Certes, nous avons eu de la "chance", (mais est-ce une chance ?), de ne pas perdre la vie...
Il n'y a pourtant de bon héros, que les héros morts. Alors pourquoi être vivant ?
N'est-il pas plus intolérable, d'être mis d'une certaine manière au ban de la société, parce qu'on est différent, comme un voyou, comme un criminel ? Avec en plus la jalousie des gens, ce qui n'est pas le cas pour un criminel...
Le courage et l'honneur, c'est de savoir qu'il n'y aura que nous-mêmes pour les apprécier et que survivre sera le prix immense à payer ; c'est aussi de savoir qu'il faut de plus en plus de courage au fil du temps, pour en porter le fardeau cumulatif. Il fallait donc que nous soyons sacrément fous ou imbus de nos personnes, pour recommencer...
Amères victoires éphémères sur soi-même mais défaite définitive. L'usure de ce poids à porter nous fait effondrer, là, où le commun des mortels continue allègrement sa route.
Une sorte de mort avant la mort...

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04 avril 2019

Mémoires et radotages (5) – Amour, Dieu etc…

Ecrit le 24 janvier 2016.
 
Tout cela pour dire que ceux que nous aimons le plus, ce sont nos enfants puis nos parents, en général… puisqu’il y a

GSM

des ‘anomalies’, des exceptions, des amplitudes différentes selon les individus…
Il y a une chose que je constate et que je ne comprends pas mais qui est ainsi… C’est, dans notre processus de vieillissement, le fait que tout en nous s’affaiblit : force, maîtrise de soi, aussi bien de nos sentiments que de nos caractères, on a davantage de peur à propos de tout….
Mais il est une chose, une seule chose, qui ne faiblit pas, c’est notre amour… L’amour s’additionne et se multiplie, jamais il ne se soustrait ni ne se divise… Curieuse mathématique, inconnue dans le monde scientifique…
 
Que ce soit du premier jour de leur naissance, jusqu’à notre propre disparition, nous aimons nos enfants, toujours autant (sauf si, bien sûr, des changements dans la nature des êtres aimés, vient à perturber la vision que l’on a d’eux)… Sinon, c’est un feu qui brûle sans s’éteindre… Peut-on croire que la mort peut briser ce feu sacré ? Parfois j’en doute… Il est possible que cet amour soit éternel. Qui sait ?
 
Parfois, je pense à ces parents qui perdent un enfant et je me dis que c’est la chose la plus angoissante au monde, plus que notre propre mort, plus que notre propre agonie…
 
Et si Dieu existait ? Pour moi, douter de son existence, c’est croire en lui !
Mais il n’est pas là, s’il existe, pour s’occuper de chacun. Il est partout et nulle part, pour ordonnancer la vie… La vie qui est le seul secret, que nous n’avons pas percé et dont je pense que nous ne découvrirons jamais le principe ultime…
Qui sommes-nous pour croire que nous saurons un jour créer tout, absolument tout, à partir de rien, du néant ?
Alors pourquoi mourir ? Parce que cela fait partie de la vie, qui a un début et forcément une fin. C’est une des lois fondamentales que Dieu a créées… Même si nous essayons d’en repousser les limites, bravement, avec nos petits moyens…
Les ‘miracles’ ? Ils ne sont pas là où on essaye de nous les faire voir… Jésus surfant sur le lac Tibériade… C’est n’importe quoi ! Les miracles sont dans le quotidien, personne ne les voit, ou bien si peu de gens…
Les religions ont été créées par ceux qui voulaient manipuler de grandes masses de gens. Elles ont créé des règlements, des dogmes, imbéciles, non démontrés parce qu’indémontrables ! S’emparer de Dieu et lui prêter des intentions, des volontés codifiées, des dictats… c’est comme essayer d’emprisonner le vent pour se l’accaparer…
 
Dieu n’est à personne et à tout le monde. Dieu ne tue pas, ne dis pas de tuer. Il laisse tout un chacun libre, avec sa conscience, de décider s’il veut faire le bien ou le mal.
Dieu… enfin, s’il existe, donne probablement parfois des coups de pouces au destin… Mais il laisse les hommes s’occuper de leur vie, il les laisse décider ce qui est bien ou mal. Rien n’est écrit dans le petit carnet de Dieu… Tout est possible, même si le pire n’est jamais certain… La seule chose qui soit certaine c’est la vie qui continuera avec ou sans ceux qui décideront de la supprimer.
 
La seule chose qui nous rapproche de Dieu, c’est l’amour et certainement pas les curés, les imams, les bonzes et autres révérends, avec leurs histoires à dormir debout.
 
Nous avons à décider qui est nuisible, qui est utile. Nous avons à décider si nous nous unissons, contre un danger. Nous ne sommes pas obligés de tendre l’autre joue ! C’est un choix qui relève de notre libre arbitre personnel…
« Aide-toi, le ciel t’aidera ! », c’est, selon moi, la transcription du fait qu’il est probablement en nous et que nous n’avons qu’à le rechercher… Plus nous nous prenons en mains, plus nous nous rapprochons de lui, je crois...

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