16 septembre 2019

Je perds la mémoire


GSMNDLA : Je viens de retrouver ce texte écrit à l'époque de mon accident de santé...

Ecrit par zalandeau @ 28 avril 2007 - 13:06:02
 
Je viens de me rendre compte, depuis une semaine, que j'oublie tout. Dans ma nouvelle mission, la personne que je dois remplacer me dit à tout propos : "je vous l'ai déjà dit". Je pensais qu'elle bluffait depuis 3 semaines.
 
Or cette semaine, j'ai eu la preuve par deux fois que cette personne dit bien la vérité : Je l'avais écrit sur mon cahier.
J'ai toujours écrit les choses, mais avant, le fait de les écrire me les faisait retenir.
Mais depuis le début de la mission, pour chaque chose dont cette personne me dit : "je vous l'ai déjà dit", je ne me souviens ni des réponses, ni d'avoir même abordé le sujet. Et quand elle tente de me remémorer ce qu'elle m'a dit, je n'en ai pas le moindre souvenir...
Pareil pour l'exécution de tâches simples : J'ai mis toute une après midi pour remplir 15 cases sur excel.
C’est donc depuis que j'ai repris le boulot après mon arrêt de travail, que j'ai ces pertes de mémoires. Mais je ne m'en suis pas rendu compte, parce que justement j'oublie tout.
Et donc je ne peux pas me souvenir de ce que j'ai oublié.
Il m'a fallu un effort d'intelligence et ces preuves formalisées par écrit de ma propre main, pour réaliser cet état de fait.
Je suis allé voir ma « belle-nièce », qui est médecin en Neurologie à la Pitié Salpêtrière et elle a commencé à envisager les nouveaux examen : sang, RZV IRM, etc...
Pistes recherchées :
- La forte tension pendant 2 semaines a t-elle endommagé mon cerveau ?
- Les effets secondaires du NISIS (contre la tension )sont mal connus, y a t-il des dégâts collatéraux ?
 
Ce qui me gène, serait que le client dise à mon patron : "vous nous avez envoyé un débile mental, un idiot, un abruti qui ne comprend rien..."
 
Alors j'en ai parlé à mon supérieur, qui m'a rassuré : "ce n'est rien ça va passer". Qu'est-ce qu'il en sait le bougre ?
 
NDLA : C'était le début de la prise de conscience...
 

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09 septembre 2019

Mémoires et radotages (229) – Juge, pugnace, psychanalyse, chef d'équipe ?


GSM

Écrit le 19 juin 2012. Complété le 8 septembre 2019
 
Je me suis sorti de cette gangue dépressive qui m'oppressait depuis 2008.
Comment se faisait-il que je jugeais mon passé comme un passé de minable et de raté ?
Parce que j'avais du recul. Parce que c'est vrai également...
Mais avant, du temps de mon activité, j'étais content de moi. J'étais content de mes petites victoires quotidiennes. J'étais pugnace et j'en étais fier. Peut-être à tort, mais je vivais cela bien, alors que maintenant je suis tellement mal dans ma peau de considérer mon passé comme étant minable.
 
Je me psychanalyse, en quelque sorte.
Il est vrai que mes petites victoires de niveau caporal, de niveau chef d'équipe, étaient bien insignifiantes par rapport au prestige de mon cursus scolaire.
 
Mais les autres ? De tous mes collègues de travail de même fonction que moi que j’ai côtoyés, combien en ai-je connu qui aient réussi les mêmes choses que moi ? Combien ont-ils su remettre des équipes sur la bonne voie ? Combien ont-ils mis les mains dans le cambouis ? Combien ont-ils eu le courage d'affronter la foule ?... Combien ont-ils eu ce savoir faire ? Aucun !
 
Alors, revenant à mes collègues de travail de même fonction, même si eux étaient plus intelligents et ont pensé à se faire mousser et à réussir, il n'en reste pas moins que sur le plan de mes petites victoires de manager au petit pied, de chef au ras des pâquerettes, j'ai été le meilleur de ceux que j'ai connus.
Pour autant j’en ai connu, dans d’autres entreprises qui avaient ce talent, ce don de réussir leurs tâches techniques et organisationnelles. Je n’ai jamais eu la grosse tête pour imaginer un instant être le seul être capable dans la galaxie. Mais disons que nous sommes assez rares et j’ai perçu également que nos sorts n’étaient guère différents…
 
Par contre, il y a des domaines forts nombreux dans lesquels je n’ai guère brillé et pour tout dire j’étais complètement nul. Le secteur commercial en fait partie. Autant j’étais un très bon technico-commercial sachant fidéliser la clientèle par la qualité, l’organisation et le suivi des prestations, autant je ne savais pas charmer de nouveaux clients et ramener des affaires à foison comme je l’ai vu chez de remarquables commerciaux que j’ai croisés dans les boites où j’ai travaillé…
Le sort de ces gens-là a été particulièrement enviable. Leur réussite s’est toujours traduite positivement dans leur vie. Récompenses, promotions, tapis rouge, leurs talents ont été récompensés et c’est tant mieux !
 
Il m’en vient à faire une comparaison avec la politique… Prenons un politicien très spécialiste d’un domaine et un autre qui sait très bien embobiner les électeurs…
Devinez lequel réussira le mieux ? Le second, bien entendu ! Savoir vendre du vent et ne savoir rien foutre d’autre est plus rémunérateur et plus considéré !
 
Il y a donc bien une prééminence dans le savoir vendre quoique ce soit, même soi-même, par rapport au simple savoir faire…
 
C’est ainsi et je ne le contesterais pas ! Cependant, même si je n’ai aucune acrimonie contre les vendeurs et mêmeleur voue une admiration certaine, je n’en déplore pas moins mon manque de réussite.
Dans ma catégorie des poids plumes de l’exécution des travaux… pourquoi n’ai-je pas abouti au statut de directeur de travaux, ou bien de directeur technique ? Cela aurait été mon bâton de maréchal ! Certes, j’ai été à deux doigts par quatre reprises, soit de devenir directeur assurance qualité (mais je venais d'être embauché ailleurs), soit d'être directeur d'un bureau d'étude technique (mais le rachat de la boite ne s'est pas fait), soit d’intégrer un poste de chef de projet immobilier (battu en finale), ou bien encore d’être embauché comme directeur de travaux (l'âge a joué contre moi en finale)… A deux doigts… Mais loupé quand même…
 
A cela je vois deux explications :
-Mon grand manque de diplomatie et de savoir paraître dans la première partie de ma vie.
-Mon ambition personnelle réveillée un peu trop tardivement… beaucoup trop tardivement…
 
Je crois que je vais, au fur et à mesure de mes souvenirs, écrire ces petits moments, qui m'ont procuré mon autosatisfaction professionnelle, celle qui a permis de traverser ma carrière en étant globalement content de moi, même s'il n'y aurait pas eu de quoi être satisfait pour un être humain normal...
 
Mais si j’étais normal… je le saurais…
 

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07 septembre 2019

Un riressou


 
... Rien qu'un sourire. Entrevu à la sauvette, un sourire de madone qui ne m'était pas destiné, mais un sourire à faire pâmer un saint, à ressusciter un mort, à faire bander un châtré.
 
Ah, si j'avais 40 ans de moins !...
Si j'avais 40 ans de moins, je serais intimidé, je balbutierais, je n'oserais même pas l'aborder...
Mais supposons... Je serais tombé éperdument amoureux, on se serait marié, on aurait fait plein de petits. Et puis quarante ans après, j'aurais une pétasse hargneuse, chiante comme la pluie, qui me bouffe la vie parce qu'il n'y a plus rien à tondre. Je penserais sans cesse au suicide.
 
Alors ?... Ouf ! Heureusement que je ne l'ai pas rencontrée il y a 40 ans, cette caissière au sourire si enjôleur.
 
Quelle vie pourrie j'ai évité...
 
Dire qu'il existe probablement quelque part, un autre con, qui se fera baiser par le sourire de cette maudite saleté !!!
 
Vade retro satanas !
 

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25 août 2019

Je ressens comme un souffle…

GSM


Ecrit le 07 juin 2009

Ce soir mon cœur est en attente de quelque chose de grand.
Comme une apothéose, comme un retournement. J’espère en un déclic, je crois au frémissement.
Comme des esprits en sommeil qui recouvrent la vie.
Une envie de bâtir des lendemains qui chantent.
Solidaires et unis par un grand désir : Construire un avenir pour tous nos enfants.
Un avenir où les nuages se dissipent, dans la justice et la fraternité, ôtant la liberté de quelques charognards qui se repaissent, cyniques et goguenards.
Comme un souffle qui ne tient qu’à un fil d’Ariane.
Un pour cent de votants dont la conscience s’éveille et voilà le rêve fou de notre Roi soleil, qui peu à peu se fissure, craque et bientôt s’écroulera, emportant avec lui la restauration d’un régime que l’on n’aime pas et que le peuple honnit.
Jamais l’expression ne fut aussi censurée par la pensée unique qui broie notre cervelle.
La voilà l’occasion de nous montrer rebelle.
N’acceptons pas ce sort comme un funeste courroux.
Il n’y a pas de prédestinée à l’asservissement par une minorité d’hommes.
Relevons donc la tête et dans l’isoloir, montrons que nous ne périrons pas.
Nous ne laisserons pas dicter un avenir sombre et abject.
Montrons que nous ne croyons pas un seul mot de leurs funestes augures.
Notre volonté si nous dressons la tête sera plus forte que vous messieurs les fossoyeurs.
Vous ne vous repaitrez plus de nos emplois, de nos impôts de notre futur.
Nous reprenons en mains, maintenant, notre avenir.

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09 août 2019

14 juillet et radoteur


Et puis merde ! Ils sont devant moi, dans la petite lucarne. Alignés au garde-à-vous, ils disent aux journalistes qu'ils ont choisi leur métier, que c'est leur vocation...
 
Ai-je choisi ? Ai-je exercé ma vocation ?...
Certes j'ai choisi, mais j'ai toujours mal choisi. Je n'ai pas exercé ma vocation. Car, je crois que j'ai eu une vocation, mais ne l'ayant pas réalisée, je ne le saurai jamais.
 
En fait, pour les grands carrefours de ma vie, j'ai très mal choisi. Je me suis laissé influencer, beaucoup trop influencer, par des gens plus vieux que moi et dont je pensais que l'expérience était bonne conseillère...
 
Mais depuis, je sais que c'était bien souvent des cons et que je n'aurais pas du les écouter. J'ai appris depuis, que certains n'apprennent rien avec l'expérience.
Les jeunes n'écoutent pas les conseils et ils ont raison : Les conseils sont bons à donner, mais pas bons à prendre.
Mais quand c'est moi qui donne des conseils, j'aimerais qu'ils soient écoutés. Étrange paradoxe !
Il faudrait quand on est jeune, savoir quels conseils écouter et lesquels ne pas écouter. Mais cela signifierait que l'on a de l'expérience. Or, quand on est jeune, on n'a pas d'expérience...
C'est pour cela que la jeunesse est l'action avec tout ce que cela comporte de bon et de mauvais, d'héroïsme et de bêtise, de force et de fragilité...
..........
Finalement, si je recommençais, je ferais très exactement ce que j'aurais du faire, sans me laisser influencer. Mais on ne recommence pas, sauf s'il existe une réincarnation. Mais je n'y crois absolument pas. Il y a peut-être, ça je le pense intensément, une vie après la mort, dans un autre monde, une existence immatérielle de rédemption, mais sans action, sans choix, sans carrière, sans haine, sans instinct...
..........
Putain ! Quel est le vieux radoteur qui a écrit ces conneries ?
 

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06 août 2019

Être ou ne pas être con, là n'est pas la question

GSM


 
Vaut-il mieux être un gros con riche et ne pas le savoir ou bien un pauvre con et en avoir pleinement conscience ?
 
J'aurais préféré être dans la première catégorie...

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04 août 2019

Quand on est con, on est con !

GSM

Écrit le 06 septembre 2014

Quand on est con, on est con !

Je me retourne sur mon passé. Le panorama n’est pas triste, pour qui veut rigoler de l'individu que je suis.

Un type qui a élevé 6 enfants au cours de sa vie, dont deux sont officiellement les siens et encore peut-être seulement un seul. Mais il préfère ne pas savoir.

C’est une marque de connerie de ‘préférer ne pas savoir’, c'est-à-dire d’ignorer la réalité.

Deux femmes et trois enfants chacune… Depuis qu’il travaille… C'est-à-dire qu’il feint d’ignorer qu’il s’est fait plumer dès le début. Et il prétend ne pas savoir pourquoi il est si démuni à présent ? Les gens bâtissent d’abord leur entourage matériel, puis leur foyer, puis font des enfants. Ils prennent des précautions. Oui, mais ça c'est les gens normaux...

Sa première femme avait pris des précautions : Séparation de biens. Mais quand elle a tout fait pour le faire partir, il est parti ce con et elle a tout gardé, même sa maison à lui dont il payait seul les traites et lui il est reparti à zéro.

Alors il voit bien qu’avec le comportement de la deuxième, il y a un air de déjà vu. S’il repart une seconde fois, il sera SDF !

Il s’est bien fait baiser, comme ses deux amis d’ailleurs… Mais ses amis, eux, ils sont intelligents, ils n’ont jamais eu la bêtise de se remarier, alors que lui, con comme il est, il a réédité ! Il faut vraiment qu’il en tienne une bonne couche quand-même…

Il n’est pourtant pas maso… Mais d’une naïveté stupéfiante ! Etait-il à ce point aveuglé par l’amour avec un grand A (ou plutôt avec un gros tas d'abord, puis avec un petit tas après) ?..

Il a mis du temps à se décider, pourtant… Puis par esprit chevaleresque de « devoir », il a épousé la deuxième, parce qu’il « devait » protection à la mère de ses (ou son) enfant (s)…

Elle a sorti le grand jeu juste après le mariage lui reprochant la tardiveté de cette union, lui faisant mille reproches sur sa vie d’avant (Elle savait pourtant tout sur lui, mais s’était retenue de dire quoi que ce soit avant de le faire prisonnier). Elle n’aurait rien dit avant, mais après, c’était des tombereaux de haine qu’elle s’est mise à lui déverser…

Lui, pas stoïque ? Il respire profondément... Il pense "j'entends rien, j'entends rien, j'entends rien"... Il esquive le combat et se sauve en se répétant "je vais bien, tout va bien"... Mais parfois, il a pourtant d’énormes envies de tuer, tant cela dépasse les bornes en quantités et en fréquence…

Alors a-t-il le droit de se plaindre ? Non ! Il a cherché son malheur et il l’a trouvé ! Bien sur il ne l’a pas fait consciemment (Quoiqu'il savait avant son deuxième mariage qu'il allait au-devant d'ennuis, comme autant de mines enterrées qu'on activerait à distance). C’est justement là son tort : Il aurait du bien réfléchir a ses choix de vie personnels, il aurait du se méfier de ses conjoints potentiels autant que de ses clients ou de ses patrons avant de signer des contrats. D’autant que les mariages sont les contrats les plus dangereux que l’homme ait à affronter.

Ils lui disent tous : « J’te l’avais bien dit »… Que ne les a-t-il écoutés ?

J’en fais le serment : Je ne me marierai pas une troisième fois ! Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer !
 

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21 juillet 2019

C'est pour moi... - La dernière mission


GSM

·  C'est pour moi...

 
... cet espace où j'écris. J'écris sur moi, à propos de moi et pour moi.
 
Chacun de mes blogs correspondait à ce que j'étais à l'époque où je les écrivais.
 
C'est pourquoi, à chaque fois où j'ai changé de perception, j'ai effacé mon blog, pour en recommencer un autre, plus en rapport avec mon nouveau moi-même.
 
Dans la vie, on ne court pas toujours derrière les même choses. On change parait-il ! Il m'est arrivé de me faire horreur en relisant mon blog, me disant que je n'étais plus cette personne. Alors j'effaçais, systématiquement.
 
Pourquoi se supporter quand on ne se supporte plus ?
 
Finalement, qu'est-ce que vivre ?
 
Il est difficile de répondre à cette question. D'autant que la réponse a du beaucoup évoluer au cours du temps...
 
A vingt ans, qu'aurais-je répondu ? L'espoir en l'avenir, en la réussite, en la progression de l'utilité de ma personne.
 
A quarante ans, j'aurais peut-être argué l'amour de ma nichée de petits garçonnets et l'envie de faire progresser ma situation pour leur offrir les meilleurs conditions de confort et d'avenir...
Mais à présent, je ne sais plus répondre. Il me faut jouer les prolongations, bétonner, jouer la montre... Ce n'est pas un espoir, ni une aspiration, mais simplement une nécessité, une contrainte, dans une vie sans saveur...
 

·  La dernière mission

 
Et si... Et si le grand patron m'avait donné une dernière mission ? Et si j'acceptais cette obligation ?
 
Je crois qu'il est de mon devoir de rempiler. Ma dernière tâche, ce sera de durer. Une sorte de responsabilité d'arrière-garde, où je devrais retarder la grande faux tant que faire se peut, afin de protéger le reste de la troupe.
 
Je dois vivre, le plus longtemps possible. Seule ma présence sur cette terre assure la protection des miens. Après, lorsque tous seront indépendants ??? Ce ne sera plus de mon ressort...
 
Vivre et ignorer les soucis, vivre et ignorer le chagrin, vivre et surmonter l'envie d'en finir. C'est peut-être la lutte la plus difficile de ma vie : Le combat pour l'envie de vivre...
 

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14 juillet 2019

Un champ de ruines


 
Tout ce qui a fait ma vie se dérobe sous mes pas. Les valeurs auxquelles je croyais, je n'y crois plus. Le passé n'est même plus une chimère à laquelle je puisse me raccrocher. Les petits bonheurs en forme de pas japonais ont disparus, dissous par je ne sais quel acide.
 
L'amour est un mot qui a perdu son sens. Il n'a qu'un synonyme : souffrance.
 
La vie n'a plus de saveur. Qu'il est insipide de vivre dans l'indifférence floue et la solitude de l'incertitude.
 
J'ai été successivement un petit con, un grand con et un vieux con. C'est le seul constat tangible. Ma vie n'a servi à rien, même pas à en être satisfait.
 
Il n'est rien de pire que de songer à sa propre nullité.
 
L'aube est crépusculaire et le jour porte sa certitude du temps qui passe, sans avenir et sans joie...
 

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12 juillet 2019

Chère promo !


 
Plus qu'une année, avant de vous revoir. Mon impatience depuis quatre ans se transforme en appréhension. Être ou paraître ? Paraître sera ridicule. Être sera impossible, tant je ne suis rien. Diner de con, ou retrouvailles émouvantes ? Pour moi, la honte sera au rendez-vous. J'emporterai le texte d'une chanson, histoire d'avoir quelque chose à chanter, à défaut de quelque chose à dire.
 
Jeuf n'est jamais venu à ces retrouvailles. Je pense que je suis dans le même état d'esprit que lui, c'est pourquoi je le comprends maintenant.
 
C'est lui qu'il faut que j'aille voir, si toutefois il veut bien me recevoir.
 
Pourtant aucun de mes collègues de promo ne nous jette la pierre. C'est nous, qui avons honte de nous et ne voulons pas nous exhiber.
 
C'est pourquoi, il faut que j'y aille : Pour l'amitié que j'éprouve et tant pis pour les jugements.
 
Jadis, ma fierté était si grande. Maintenant ma honte est si profonde..
 
NDLA :  En 2013, je passerai prendre un café chez Jeuf avant d'aller aux retrouvailles... Mais lui ne viendra pas ! Lui non plus ne se sent pas de ce monde, mais il va jusqu'au bout du complexe d'infériorité qu'il ressent... Moi, non !
PS : Je n'ai pas eu à chanter de chanson, tant mieux !
 

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