19 septembre 2017

Mémoires et radotages (129) – Le verre à moitié plein ou à moitié vide

GSM

Depuis que je m’éloigne temporellement de plus en plus de ma période d’activité professionnelle, quand je porte un jugement sur cette époque, je vois de moins en moins le verre à moitié plein et de plus en plus, par conséquent, le verre à moitié vide.
Je dirais même, que je vois un verre presque totalement vide… Ce dont j’étais fier et content, n’est plus qu’inutilité de prétentieux, poussière cosmique, rien ! Par contre tout devient échec, nullité, à commencer par cette non-réussite chronique dont je suis en grande partie responsable, aidé en cela par une chance pas toujours de mon coté…
 
Je ne dirais pas cependant, que la malchance était mon pain quotidien, car il ne m’est rien arrivé de fâcheux, finalement ! Simplement le petit coup de pouce du destin n’a pas été là… Il faut dire aussi que je n’ai pas souvent pris les bonnes décisions dans les grands choix de ma vie… Mais à ma décharge, on ne sait que les décisions sont bonnes ou non, que très longtemps après…
 
Les femmes… Un véritable échec aussi ! Passés les trois ans fatidiques d’amour hormonal, c’est le chaos…
 
Mais finalement, quand je réfléchis bien, j’ai une chance phénoménale… J’ai deux amis indéfectibles depuis 42 et 35 ans et surtout trois enfants les plus formidables du monde que j’aime et qui m’aiment et cela depuis 29, 28 et 25 ans ! Ce sont les grands amours de ma vie. Et cela, c’est inappréciable !
C’est d’autant plus inappréciable que je ne pense pas avoir mérité cet amour ! Qu’ai-je fait à mes enfants à part les avoir mis dans un monde qui est l’antichambre de l’enfer !
 
Cela ternit bien évidemment ce bonheur d’avoir des enfants formidables que je n’ai pas su préserver et que je ne pourrais pas préserver…
 
Là encore, c’est un verre vide ou plein ? Quel crève-cœur !

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16 septembre 2017

Bulletin N° 5 Samedi, 6 mai 2000

GSM

Rubriques du bulletin
 
 1  Travail
 2  Moral
 
Travail
 
Je viens d’avoir un cinquième entretien.
Toujours grâce à mon CV dernier modèle. Je m’aperçois que je prends une trop grande liberté, puisque, inconsciemment, je m’accoude sur le bureau de mon interlocuteur.
 

On verra bien.

Moral
Mon moral est bas.
 
Quelle peut en être la raison?
 
J’ai découvert que mon patron,  en plus d'être architecte, est un vrai alambic, ce que je n’apprécie pas du tout. Cela sent l'alcool comme dans une distillerie...
Il ne m’informe de rien, et je découvre les problèmes à mes dépends.
Je sers de bouclier, ou plutôt, l’image est meilleure, je suis pris entre le marteau et l’enclume.
C’est une situation que je n’ai pas envie de subir très longtemps!
Le classement est anarchique que dis-je, bordelique, inexistant.
En m’embauchant, il m’avait dit que c’était un de ses soucis, mais quand je lui propose d’organiser une réunion pour définir un classement des
dossiers, alors là plus personne.
Il y a loin de la coupe aux lèvres!
 
Mon aîné ne fout rien au lycée, il est fainéant et contrarie ma nature, ainsi que les ambitions que nous avions pour lui.
 
Ma femme est de plus en plus teigneuse.
Certes, elle est très mal traitée par son patron, qui à mon avis est à moitié fou, disons, psychopathe.
Il dit aux uns du mal sur le dos des autres et inversement, en prenant soin que les gens concernés s’en doutent.
Il change l’organisation plusieurs fois par jour, d’où pas d’organisation.
Il engueule les gens pour avoir fait ce qu’il a demandé de faire peu avant.
Il est le principal obstacle au bon fonctionnement de son entreprise, et faisant régner la terreur, il agit comme s’il voulait bloquer l’initiative et la responsabilité du personnel. Il ne s'en ptrend pas à moi, bien sûr... Et cela vaut mieux...
 
Ma femme est très stressée.
 
Mais de là à me harceler et à reporter sur moi le comportement de son patron à elle, il y a une frontière dont je n’admets pas le franchissement, en fait je ne peux plus la supporter.
 
En résumé, j’avais envisagé à défaut d’ambition légitime de carrière, un bonheur tranquille, fait d’attentions et de tendresses.
 
Qu’est-ce que je peux être con, à mon âge! (NDLA : Je confirme j'étais déjà con à 50 ans)...
 
Je me donne à fond dans mon travail, bien que ne l’aimant pas, et je n’ai rien envie de faire à la maison..
Je n’aime pas mon travail, je n’aime pas être à la maison et supporter ma harpie, je n’aime pas ma vie.
 
Bref j’ai encore fait le mauvais choix.
 
On dirait que la vie ne m’a rien appris.

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14 septembre 2017

Mémoires et radotages (128) – Le complexe de l’habillement

GSM

Je parlais récemment du « Friday ware » que j’avais fait pénétrer chez mon dernier employeur…
Je dois préciser que lorsque j’avais pris la décision sur mon dernier chantier, d’organiser la rotation des camions de livraison, parce qu’aucun andouille parmi mes collègues ne voulait se lancer là-dedans, je me changeais de tenue et adoptais le treillis et les rangers pour aller mettre les pieds dans la boue l’hiver ou revenir blanc de poussière l’été… Deplus la tenue lézard influençait beaucoup l'aptitude à l'obéissance des différents chauffeurs et personnels de manutention...
Personne n’avait osé me faire da remarque sur mon habillement ! Sauf le Directeur d’affaires que j’avais envoyé bouler en lui rappelant qu'autrefois dans sa caserne, il était peut-être tiré à quatre épingles, mais qu’en manœuvre je ne pense pas que ç’avait été le cas (C’était un officierl de carrière, retraité en tant que Lieut-Col, appartenant à cette catégorie de rombiers qui ont le droit de piquer le travail des chômeurs en plus de leur retraite et de critiquer ceux dont ils ne sauraient même pas faire le boulot) !
 
Je me souviens que le patron précédent (père du dernier et supérieur du Directeur d'affaires), décédé au boulot, avait failli lourder un jeune Tech Sup à peine embauché, parce qu’il était venu le premier jour au boulot en pantalon de velours, pull et sans ceinture ! Quel crime abominable ! J’avais pris le jeune homme à part et lui avait demandé « Veux-tu rester dans la boite ? »… Je lui avais expliqué le code vestimentaire obligatoire à arborer dès le lendemain et lui avais donné son après-midi pour faire ses emplettes… Il a ensuite été très apprécié !
……….
Personnellement, depuis que j’ai quitté la vie professionnelle, j’ai un gros problème avec l’habillement, ou du moins, j’ai en moi un conflit entre habillement et apparence !
 
Je déteste être mal habillé lorsque je n’ai pas d’activité salissante… Je me "costardise" donc !... Pour des raisons pratiques, j’aime bien avoir tout sur moi et ne pas trimballer un sac  comme certains le font… Les costards civils ne sont pas pratiques à cet égard… J’ai opté depuis des années pour des tenues militaires d’occasion, que j’obtiens pour des bouchées de pain et que je modifie pour les mettre à ma taille. Elles comportent 4 poches extérieures boutonnées, ce qui me convient parfaitement… J’ai 'civilisé' ces costumes en mettant des boutons ordinaires et des cravates fantaisies… Je me suis d’ailleurs confectionné deux d’entre eux. Je suis bien dans ma peau ainsi ! Sauf que le regard des autres m’insupporte au plus haut point ! Plus personne ne s’habille en costard, ni en plus, comme les miens… Alors des gens me regardent comme des vaches regardent passer les trains… J'emprunte donc des trottoirs de rues moins fréquentées, parce que je ne cherche pas à me montrer aux autres mais à me plaire à moi-même ! Mais bien sur, je ne parviens pas à écarter tous les regards inquisiteurs, surtout dans les lieux fréquentés… Même en treillis, on me regarde !
 
Finalement, ça me fait chier ! Le monde me fait chier ! Je ne regarde pas les autres. Que les autres regardent ce qu’ils veulent, mais cessent de me regarder ! Ils m’emmerdent !
 
Cruel dilemme entre habillement et apparence ! Je ne trouve pas la soluce…

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10 septembre 2017

Bulletin N° 4 Dimanche, 23 avril 2000

GSM

 
Rubriques du bulletin
 
 
 1  Travail
 2  Moral
 
Travail
 
C’est finalement à quatre rendez-vous dont trois grâce à mon CV dernière mouture, que je me suis rendu.
 
Le premier, chez un économiste  où il fallait être opérationnel tout de suite. Je ne faisais donc pas l’affaire.
 
Mon choix s’est donc fait entre un poste relativement bien payé dans une entreprise nationale de construction sur paris en CDD de quatre mois avec beaucoup de dépenses de déplacement à ma charge et une place mal payée chez un architecte mais à coté de chez moie en CDD de trois mois.
 
J’ai donc choisi la deuxième solution.
 
J’ ai commencé à travailler le 14 Avril.
 
Je viens d’avoir un quatrième entretien, celui pour un poste de R.A.Q. sur toute la France. Le recruteur était trop sympa, je suis tombé dans le piège de la trop grande convivialité et du coup, je n’ai pas exprimé complètement mon savoir faire.
 
 
Moral
 
Mon but était un petit boulot avec un petit salaire près de chez moi pour voir mes enfants grandir.
 
Résultat atteint à 100%.
 
Certes j’ai retrouvé un statut social normal.
Mais les choses ne sont pas si simples. Après tout ce n’est qu’un CDD de trois mois.
De plus c’est la première fois que je ne suis pas cadre : Vérificateur chez un architecte.
Je n’ai pas beaucoup de responsabilité. Je ne me doutais pas que les responsabilités et la lutte contre les problèmes complexes me manqueraient autant.
De surcroît, cet objectif bas était basé sur le fait que ne trouverai plus de place à objectif haut. En fait, j’avais le choix, et j’ai pris l’objectif bas...
 
Les conséquences ne sont pas non plus celles que j’attendais.
 
-Comme j’arrive de bonne heure, et bien, je ramène du travail à finir. Drôle de comportement. C'est tout moi, ça !
-Comme je ne suis pas en déplacement je subis chaque jour les attaques de roquet, de la part de ma compagne.
 
Alors finalement, le moral est mitigé.
 
 
Je reporte donc mes espoirs sur ce quatrième entretien pour lequel j’ai envoyé une lettre  de synthèse, ainsi qu’ un additif complétant l’explication de mon fonctionnement.
Et puis, je vais recommencer à regarder les annonces.
Le roquet commence à me faire monter la pression et j’ai bien peur d’exploser d’ici peu.
Finalement, vivre éloignés pendant la semaine est peut être la seule solution pour faire durer mon ménage. L’inconvénient est que je ne profiterai pas de mes enfants.
Le drame est Cornélien...

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08 septembre 2017

Mémoires et radotages (127) – Le domaine du secret

GSM

Je reprends, pour en faire une comparaison, ce que j’avais exprimé avec mon Grand fils. Il aime à expliquer son travail. C’est vrai qu’il est assez volubile à ce sujet et pour tout dire assez bavard… Il me perd dans des détails auxquels je ne comprends que dalle et qui ne me captivent pas, obsédé par la question de fond : Comment parvient-il à survivre avec des revenus si bas et si aléatoires ? Mon pauvre Fiston…
 
Quand j’y repense… Entre mon père et moi, cela se passait très différemment… Il me demandait fréquemment ce en quoi consistait mon travail… Et il est vrai, que, contrairement à Kiki, j’étais très peu loquace à ce sujet… Soit je donnais une définition très succincte, sans m’étendre sur le sujet, soit, carrément, je disais que ce n’était pas intéressant et ne méritait pas d’en parler, ou bien je prétextais qu’en vacances ce n’était pas le moment d’évoquer des sujets qui fâchent !
A aucun moment je n’ai exprimé mes angoisses de recherches d’emploi ni mes difficultés professionnelles, ni même la fierté de mes "exploits" ; c’est à peine si je signalais à ma mère au téléphone un nouvel emploi… Et encore, quand mon occupation du moment faisait partie du domaine public ; sinon cela restait secret pour tout le monde… Il est vrai aussi, que j’ai préservé de la même façon mes enfants et mes conjointes… Autant que faire se peut (sauf dans la période patronale, où j’ai employé ma compagne à des tâches de comptabilité et de relance clients : Hé oui, comme Fillon !) !
 
Et pourtant, j’étais assez fier de ce que je faisais. A l’époque de ma vie professionnelle, je voyais bien plus souvent le verre à moitié plein que celui qui était à moitié vide.
En fait, je n’ai cherché qu’à me dépasser moi-même, plutôt qu’à me mesurer aux autres… Ce qui fait que dans certains domaines, j’étais bien meilleur que les collègues qui m’entouraient, mais dans d’autres… c’était bien le contraire…
Mais à jouer ce petit jeu, je n’ai pas su capitaliser sur un avancement positif de ma carrière…
Ma personnalité a plu à certains (clients, subordonnés, collègues), mais très peu, à quelques exceptions près, à ceux de mes supérieurs qui détenaient la clé de mon futur…
 
Revenant à mon père… Je tenais de lui cette opiniâtreté au travail… Mais, mais, mais...
Une pensée en entraînant une autre… J’ai gardé un très mauvais souvenir… Quand j’ai fondé ma société, lors de ma quête d’associés, mon père, après avoir acquiescé pour participer au capital à hauteur de 25%, s’était rétracté totalement, quand je lui ai demandé s’il pouvait éventuellement participer à 30%... Au lieu de me dire non pour 30 et oui pour 25, il s’était totalement retiré du projet et m’avait envoyé chier ! Carrément...
 
Outre le fait que j’ai été obligé de laisser participer un de mes amis à 50% alors que je n’avais que 25% du capital et que cela me fragilisait et me mettait en porte-à-faux, je me souviens que j’avais conçu une grande tristesse et une grande déception à propos du comportement de mon père… Il n’avait pas confiance en son fils… Et pourtant j’étais le seul de ses trois enfants qui était, pensais-je, totalement digne de confiance… Je m’étais bien fourré le doigt dans l’œil ! Bien plus tard, après que j’ai fermé la boite et remboursé leurs capitaux aux associés, il s’est excusé…
Et il est vrai, que lorsqu’il me demandait au fil des années « c’est quoi les becquets », ou quelque autre question sur l’activité de ma boite, je n’étais que peu enclin à lui répondre, cela me rappelait de mauvais souvenirs. « Tu m’as envoyé chier pour ma boite et bien cela ne te regarde pas » pensais-je à chaque fois avec exaspération !

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28 août 2017

Mémoires et radotages (124) – La « vieillerie » dans toute sa laideur…

GSM

La « vieillerie »… c’est quand on ne cherche plus à se battre, qu’on n’a plus de motivation, qu’on ne fait que survivre… La force mentale diminue, ce qui est finalement bien plus pénalisant que la régression de la force physique.
 
L’autre jour, j’étais dans une démarche comportant un problème de paperasse… Je n’entravais que dalle ! Moins je comprenais, plus je stressais sans pouvoir reprendre le contrôle sur moi-même. C’était comme une sorte de dépression momentanée ! Désespéré, j’étais dans un état de stress comme un gosse abandonné… En tâchant de progresser petit à petit, dans mes difficultés de compréhension des problèmes, j’ai fini par me calmer ; mais il reste cependant à ce jour, une inconnue et cela me tracasse. « Et si je m’étais fait avoir ? Et si le mec allait m’arnaquer ? Et si je ne reçois jamais le document ? Et si, et si, et si… ».
C’est dans ces cas-là, que je me rends compte de l’incapacité qui s’est emparée de mon cerveau, qui m’empêche de pouvoir rapidement faire la part des choses, de prendre les mesures appropriées et surtout de dominer la situation…
 
……….
 
Inversement, avec l’âge il y a des trucs qui ressortent et que notre cerveau avait occultés du temps de notre période de pleine activité. Certains traumatismes sont enfoncés au plus profond par notre cerveau, afin de nous permettre de continuer notre vie le plus normalement possible.
 
Certains sont traumatisés et doivent suivre un traitement et d’autres ont cette faculté de tout prendre sur soi… En fait, ils ont la capacité de mettre ces évènements dans une poche du cerveau avec leur mouchoir par-dessus…
 
Il en a été le cas pour mon père, pour deux sujets : Son enfance malheureuse et l’attaque Allemande au nord de Givet où il a été bien prêt de perdre la vie… Ce n’est qu’au bout de plus de cinquante ans qu’il a eu envie de raconter ces choses de sa vie…
 
Me concernant, j’ai mis vingt huit ans avant de mettre noir sur blanc, les évènements qui furent dangereux pour ma vie, mais qui furent à mon avis bien moins terribles que ceux de mon père.
Il y a un autre sujet, dont j’ai commencé à parler cette année, c’est ma première vie de couple dans la famille de ma première femme. Depuis ma séparation, il y a bientôt vingt-neuf ans, j’ai fait le ‘black-out’ total dans ma tête et ne me suis consacré qu’à mes petits « à moi », dans mon deuxième couple…
 
Je ne pense pas que je raconterai d’un seul coup tout ce passé d’avant… Cela viendra comme cela pourra, sujet par sujet, bribe par bribe, comme un besoin irrépressible.
Mes pensées de ce jour, ce sont de grands remords pour avoir accepté de couper totalement les ponts avec le reste de la famille de mon ex. Pourquoi ai-je accepté ce dictat ? Mon nouvel amour m’a aidé à occulter celui que je portais à mes belles-petites filles… Elles étaient trois… La plus grande doit avoir quarante et un ans…
Elle était très proche de moi, trouvant la tendresse, que son père psychorigide et sévère lui refusait…
 
Je n’ai même pas pensé qu’elle éprouverait un grand vide d’affection et risquerait de faire des conneries… Elle a, paraît-il, dès qu’elle l’a pu, tout fait pour couper les ponts avec ses parents et nul ne sait ce qu’elle est devenue.
J’aurais du garder le contact avec elle et ses sœurs. J’aurais du désobéir à cette vengeance de mon ex : Ce « tout ou rien » qui m’était imposé…
Je ne l’ai pas fait, préférant m’investir exclusivement dans mon nouveau nid. J’ai eu tort, bien sur ! Et cela ressort maintenant.
J’espère que ma petite Lilou ne s’est pas perdue en voulant se sauver, mais franchement j’aurais du être son confident, son conseiller, ce que hélas, je n’ai pas fait et… je m’en veux beaucoup ! Comment ai-je pu mettre mes sentiments sous le boisseau et abandonner Lilou à son sort ?
 
La « vieillerie », c’est aussi le moment venu de l’expiation.

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22 août 2017

Mémoires et radotages (123) – Mes petits – Le temps passe…

GSM

Écrit le 21 août 2017.
 
Il est vrai que je pourrais passer mon temps à dégoiser la langue fleurie de mes vieux, du genre Ménilmuche ou Contrescarpe… Mais à quoi bon ?
Les temps ont changé et les cinquante mots des jeunes cailleras qui ont envahi nos rues ont appauvri une langue Française que je ne reconnais plus…
 
……….
 
Aujourd’hui, mon petit Toto est parti pour aller « taffer », comme il dit… Il était triste après 3 semaines de vacances, chez nous, avec un temps de merde… Cela m’attristait pour lui…
 
Quand j’étais actif, j’aimais le jour de la reprise du boulot, comme j’aimais, bien plus jeune, la reprise de l’école… Je devais être quelqu’un de pas normal… C’était une sorte de drogue, une décharge d'Adrénaline qui me donnait l’ivresse d’aller au combat, même s’il ne s’agissait que de « taf », avec les appréhensions, le stress, mais aussi l’envie de vaincre à tout prix !
 
Revenant à mon Toto, Il m’est difficile de comprendre son désarroi et pourquoi il va à reculons au boulot, alors que ses relations de travail sont quand même "potables", me semble-t-il. Il me peine beaucoup… J’ai eu le cœur serré, très serré… Cela m’a rappelé mes parents, qui avaient les larmes aux yeux dans leurs vieux jours, à chaque fois que nous partions…
Et ben, c’est notre tour… Ma femme pleurait ce matin et moi, j’ai fait un gros effort pour ne pas avoir la larme à l’œil. Parfois, je le reconnais, je n’y parviens pas. D'ailleurs, j'y parviens de moins en moins… On reverra notre grand moutard à la fin de la semaine, pourtant…
 
Dans deux jours, ça sera plus difficile… Car après-demain, c’est mon Kikson qui repartira chez lui, pour retrouver sa bergère… Et ce coup-là, on en aura pour des mois de séparation…
 
On a passé trois semaines de bonheur avec nos trois morpions (Une seule semaine avec notre Kiki). On a fêté les trente quatre piges du Kiki… Ce n’est pas tous les ans qu’il souffle ses bougies à la maison ! Que demander de plus ?
L’histoire se répète… Quand j’étais jeune, je partais sans me retourner, avec juste un petit pincement au cœur tout au plus. Je ne pouvais pas comprendre pourquoi mes parents pleuraient… Maintenant… je comprends… C’est à chacun son tour de vieillir et de ressentit les choses d’une autre façon… Comme des vieux…
 
La « vieillerie »… c’est quand on ne cherche plus à se battre, qu’on n’a plus de motivation, qu’on ne fait que survivre…

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