21 juillet 2019

C'est pour moi... - La dernière mission


GSM

·  C'est pour moi...

 
... cet espace où j'écris. J'écris sur moi, à propos de moi et pour moi.
 
Chacun de mes blogs correspondait à ce que j'étais à l'époque où je les écrivais.
 
C'est pourquoi, à chaque fois où j'ai changé de perception, j'ai effacé mon blog, pour en recommencer un autre, plus en rapport avec mon nouveau moi-même.
 
Dans la vie, on ne court pas toujours derrière les même choses. On change parait-il ! Il m'est arrivé de me faire horreur en relisant mon blog, me disant que je n'étais plus cette personne. Alors j'effaçais, systématiquement.
 
Pourquoi se supporter quand on ne se supporte plus ?
 
Finalement, qu'est-ce que vivre ?
 
Il est difficile de répondre à cette question. D'autant que la réponse a du beaucoup évoluer au cours du temps...
 
A vingt ans, qu'aurais-je répondu ? L'espoir en l'avenir, en la réussite, en la progression de l'utilité de ma personne.
 
A quarante ans, j'aurais peut-être argué l'amour de ma nichée de petits garçonnets et l'envie de faire progresser ma situation pour leur offrir les meilleurs conditions de confort et d'avenir...
Mais à présent, je ne sais plus répondre. Il me faut jouer les prolongations, bétonner, jouer la montre... Ce n'est pas un espoir, ni une aspiration, mais simplement une nécessité, une contrainte, dans une vie sans saveur...
 

·  La dernière mission

 
Et si... Et si le grand patron m'avait donné une dernière mission ? Et si j'acceptais cette obligation ?
 
Je crois qu'il est de mon devoir de rempiler. Ma dernière tâche, ce sera de durer. Une sorte de responsabilité d'arrière-garde, où je devrais retarder la grande faux tant que faire se peut, afin de protéger le reste de la troupe.
 
Je dois vivre, le plus longtemps possible. Seule ma présence sur cette terre assure la protection des miens. Après, lorsque tous seront indépendants ??? Ce ne sera plus de mon ressort...
 
Vivre et ignorer les soucis, vivre et ignorer le chagrin, vivre et surmonter l'envie d'en finir. C'est peut-être la lutte la plus difficile de ma vie : Le combat pour l'envie de vivre...
 

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14 juillet 2019

Un champ de ruines


 
Tout ce qui a fait ma vie se dérobe sous mes pas. Les valeurs auxquelles je croyais, je n'y crois plus. Le passé n'est même plus une chimère à laquelle je puisse me raccrocher. Les petits bonheurs en forme de pas japonais ont disparus, dissous par je ne sais quel acide.
 
L'amour est un mot qui a perdu son sens. Il n'a qu'un synonyme : souffrance.
 
La vie n'a plus de saveur. Qu'il est insipide de vivre dans l'indifférence floue et la solitude de l'incertitude.
 
J'ai été successivement un petit con, un grand con et un vieux con. C'est le seul constat tangible. Ma vie n'a servi à rien, même pas à en être satisfait.
 
Il n'est rien de pire que de songer à sa propre nullité.
 
L'aube est crépusculaire et le jour porte sa certitude du temps qui passe, sans avenir et sans joie...
 

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12 juillet 2019

Chère promo !


 
Plus qu'une année, avant de vous revoir. Mon impatience depuis quatre ans se transforme en appréhension. Être ou paraître ? Paraître sera ridicule. Être sera impossible, tant je ne suis rien. Diner de con, ou retrouvailles émouvantes ? Pour moi, la honte sera au rendez-vous. J'emporterai le texte d'une chanson, histoire d'avoir quelque chose à chanter, à défaut de quelque chose à dire.
 
Jeuf n'est jamais venu à ces retrouvailles. Je pense que je suis dans le même état d'esprit que lui, c'est pourquoi je le comprends maintenant.
 
C'est lui qu'il faut que j'aille voir, si toutefois il veut bien me recevoir.
 
Pourtant aucun de mes collègues de promo ne nous jette la pierre. C'est nous, qui avons honte de nous et ne voulons pas nous exhiber.
 
C'est pourquoi, il faut que j'y aille : Pour l'amitié que j'éprouve et tant pis pour les jugements.
 
Jadis, ma fierté était si grande. Maintenant ma honte est si profonde..
 
NDLA :  En 2013, je passerai prendre un café chez Jeuf avant d'aller aux retrouvailles... Mais lui ne viendra pas ! Lui non plus ne se sent pas de ce monde, mais il va jusqu'au bout du complexe d'infériorité qu'il ressent... Moi, non !
PS : Je n'ai pas eu à chanter de chanson, tant mieux !
 

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07 juillet 2019

Idées personnelles et fugaces

GSM

Ecrit le jeudi 27 mars 2014
 
Ouverture d'esprit et Dialogue sont les clés nécessaires et incontournables de la tolérance et d'un possible avenir. 
 
La gestion de la Nation est une chose trop sérieuse pour la confier à des politiciens.
 
La responsabilité collective, c'est d'abord le respect de l'autre. 
 
Les idées valent parfois que l'on meure pour elles, mais en aucun cas, elles ne valent que l'on se foute sur la gueule simplement parce qu'on en parle...
 
 
Société sans conscience n’est que négation de la vie....
 
{ Comment ces phrases me sont-t-elles venues ? Résultats d'un processus de pensées oubliées... }
 

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06 juillet 2019

Pourquoi écrire ?

GSM

Pourquoi écrire ? Pourquoi cette pulsion qui nous pousse vers cette feuille de papier ?
Pourquoi confier ses pensées les plus intimes, ses émois, ses colères à ce bateau de papier ? Emportera-t-il nos envies dans un cyclone rencontré ? Amènera-t-il notre appel au secours comme une bouteille à la mer le ferait ?
 
Pourquoi, ce besoin de parler de soi, même quand on parle des autres ?
Pourquoi cette satisfaction quand l’œuvre est terminée ?
Pourquoi cette insatisfaction qui nous fait recommencer à écrire autre chose, avec un autre recoin de nous-même ?
Pourquoi cette envie de faire partager sa pensée, son analyse, sa vie ?
Est-ce de la vanité ? Est-ce une dépendance ?
 
Ce besoin irrépressible n'est-t-il pas le moyen d'évasion dans un autre monde ? Dans le monde des mots, de l'expression de la douleur et de la joie, de la nostalgie et de l'espoir, de la mort et de la vie, du passé et de l'avenir ?
 
Écrire pour rendre le monde meilleur, décrire les horreurs du monde pour les exorciser, graver ses souvenirs ou son savoir, partager son expérience.
 
Écrire tout simplement pour exorciser la mort ? Peut-être...
 

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05 juillet 2019

Aigri, méprisable, dépression

GSM

 

Je suis dans un corps qui n'est pas le mien. Je suis dans un cerveau qui n'était pas le mien. Je suis un être aigri, amer, inutile, nul à chier.

 

Comment ai-je pu vivre, travailler toute une vie, avec une obstination, une détermination, une pugnacité aussi grande ? Comment ai-je pu globalement être aussi "content de moi" ?

 

Tous mes échecs me reviennent à la gueule, bien plus puissants que mes petites victoires éphémères et puériles.

 

Et je subis de ma conjointe non seulement la haine, mais depuis samedi son mépris...

 

Si je suis méprisé, c'est probablement que je le mérite. Après tout on ne peut avoir raison contre le monde entier.

 

Mais, si je suis méprisable (encore faudrait-il le prouver), je ne suis pas obligé de subir ce mépris.

 

Vas me mépriser ailleurs !!! Casse-toi !

 

En fait, comment juger de ma vie, de mon existence ?

 

Je crois que le point positif est que je suis aimé par mes trois fils. J'ai été aimé par mes parents, qui doivent continuer de le faire de là-haut, probablement; en tout cas je préfère le croire.

Par contre, mes trois amis se sont détachés de moi et j'ai beau leur courir après, rien n'y fait.

 

Finalement, c'est peu ! Hitler aussi était aimé par trois personnes ou plus mais ce n'est pas cela qui fait de lui quelqu'un de bien...

 

Cette dépression du retraité me marque autant ou même davantage que mon père le fut jadis. Je voudrais pouvoir croire que c'est cette affection qui altère mon jugement sur moi-même, mais je n'y parviens pas.

 

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25 juin 2019

La vieillesse est un naufrage

GSM

 

" La vieillesse est un naufrage " selon Chateaubriand. Lire les mémoires d'outre-tombe me rassérène quelque peu. J'y perçois les affres du grand écrivain. D’ailleurs de Gaulle avait lui-même repris cette citation. Je ne suis plus seul à m’accommoder de la solitude oppressante face à mon passé et à mon présent; solitude que la vieillesse creuse comme un fossé, entre le vieux et la société des vivants. C'est un mur d'incompréhension et d'ignorance.

 

Il est vrai que bien vivre sa vieillesse c'est savoir passer un pacte avec cette solitude. Mais saurais-je le faire ?

 

Tout a été écrit par nos illustres prédécesseurs. Y puiser le réconfort d'une complicité d'outre tombe permet de se sentir moins seul.

 

J'aurais du choisir ma compagne comme on choisit un ami. Certes, j'avais déjà formulé cette idée, puisqu'il y a deux ans je l'avais même enseignée à mon fils cadet. Hélas ce n'est pas à soixante piges qu'il m'aurait fallu avoir cette sagesse, mais bien avant...

 

Faut-il passer par ces tourments, avant de parvenir à la sérénité ?

 

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22 juin 2019

Mémoires et radotages (214) – Retrouvailles 2019


GSM

Écrit le vendredi 21 juin 2019
 
Il y a deux semaines, c’était les derniers préparatifs, c’était le coup de fil à Jielleaime qui voulait bien me trimballer jusque au lieu de nos retrouvailles…
Puis il y a eu ce week-end du 8 au 9 juin… Qui a passé si vite, trop vite…
Était-ce un Cauchemar ? Certainement pas !
Etait-ce un rêve ? Dans l’idée de rêve on associe cette part de féerie que je n’ai pas ressentie…
 
Je dirais plutôt que c’était comme une chose imaginée, mais pas réelle… Je me sentais seul au milieu de ces anciens de ma promo… isolé par ma surdité et par mes problèmes de vertige…
 
Je me souviens de n’avoir pas pu par deux fois, maîtriser mes émotions : L’évocation par Dédé du décès de sa compagne ainsi que les adieux avant le départ.
 
Je me souviens avoir discuté avec deux épouses de camarades… Je ne saurais même pas dire qui était qui, ni les reconnaître si je les croisais…
 
Je me souviens d’avoir commencé à demander un conseil à Gigi, le spécialiste de l’image et de la vidéo, mais que mon propos coupé par un troisième intervenant, n’a pas abouti…
 
Je me souviens d’avoir bouffé des trucs bizarres au restau le samedi soir… Des trucs microscopiques avec des virgules de sauces dans l’assiette… J’aurais préféré un bon bœuf bourguignon, ou même une choucroute (sans patates)… Ils appellent ça la nouvelle cuisine…
 
Je me souviens d’avoir chaleureusement remercié Eddy pour avoir retrouvé la trace de Bahou, de la disparition duquel je m’inquiétais depuis de nombreuses années.
 
Je me souviens surtout de la gentillesse de Jielleaime qui m’a transbahuté. Je ne saurais assez le remercier : Sans lui, j’aurais annulé ma participation… Et de quelques bribes de nos discussions pendant le trajet.
 
Je me souviens, contrairement à 2017, d’avoir vu une bande de vieux, très vieux !!! Sauf quelques uns restés étonnamment bien conservés…
Depuis j’ai reçu des photos de cet évènement : Sur les photos, il y avait un vieux de plus que je ne soupçonnais pas : Moi !
 
J’ai l’impression d’avoir imaginé tout cela. Je n’ai pas l’impression que cela se soit déroulé réellement…
 

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16 juin 2019

Je leur pisse à la raie !


J'ai plein le cul de ces feignasses qui font du fric en dormant !
J'ai plein le cul de ces autres feignasses qui font grève pour gagner plus sans travailler !
C'est la même engeance ! C'est à celui qui foutra rien ! Une toute petite différence : Les deuxièmes sont jaloux des premiers et les premiers méprisent les seconds...
Mais sinon, tout ça, c'est feignasses et compagnie...
J'ai passé ma vie à travailler et cela m'a permis de gagner ma vie, comme l'homo-érectus qui ramenait du gibier, ou celui qui fabriquait les vêtements en peaux pour la tribu...
Ah, bien sur, j'ai parfois contesté la valeur du vêtement ou du gibier, car il n'était pas question que je me laisse berner... Mais lâcher mon silex, ou ma massue et manifester ma jalousie du chef de clan qui thésaurise les peaux de bêtes, non !
Le chef est juste ou il n'est pas ! Et s'il n'est pas, on le déboulonne ! On lui dit "T'es plus chef parce que t'es devenu un sale con, qui sert à rien !".
Seule la valeur du travail rend l'homme noble et utile. Le chef assume une fonction charismatique qui fédère, organise et protège. C'est lui qui pérennise la tribu.
Les chasseurs, les cueilleurs, ceux qui produisent, qui transforment, qui instruisent, qui soignent, qui rendent des services nécessaires ou qui règlent les conflits sont les moteurs de l'humanité organisée en tribu sociale.
Alors les dormeurs, les jaloux, les envieux, les ceusses qui veulent rien foutre, les profiteurs par au-dessus ou par dessous, les tondeurs de laine sur le dos, les suceurs de sang, les presseurs de mamelles, les voleurs, les ceusses qui qualifient le travail d'imposture... JE leur dis d'aller se faire foutre. Ils sont vénéneux et toxiques pour la société.
Je leur pisse à la raie !

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15 juin 2019

Qu'est-ce que c'était marrant !!!

GSM

Ecrit le 26 janvier 2015
 
Hier, quand j'ai éteint le PC (L'ordi, cette fois, pas le Parti Communiste qui n'a pas besoin de moi pour s'éteindre), deux fulgurances m'ont traversé l'esprit... Ou du moins la cervelle, car il n'est pas prouvé que j'aie de l'esprit...
 
C'était deux idées de Posts, trés drôles... Je me suis dis "Je ne vais pas rallumer, c'est si drôle que je m'en souviendrai demain, qu'est-ce qu'on va se gondoler"!!!
 
Ben... On est demain depuis un bon bout de temps, Mais ça ne revient pas...
 
C'était pourtant si marrant !!! Ouahhh, poilant, mais alors à un tel point... Que j'en ris quand même...
 
Au moins, il y a quelqu'un qui rit : Moi...
 
Mais c'est bête de ne pas savoir ce qui me fait rire...
 
C'est pathétique ?
C'est pathologique ?
 
Bof ! Sûrement les deux...
 

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