19 janvier 2020

Mémoires et radotages (263) – Sans la musique, quelle aurait été ma vie ?


GSM

Écrit le 12 janvier 2020
 
Lorsque j’étais adolescent j’aimais Mozart, la petite musique de nuit… Puis on évolue. Et un jour on trouve cela trop mièvre…
 
Alors Bach et sa toccata devint ma préférée…
Et puis trop de solennité m’a lassé…
 
Et depuis, Beethoven s’empara enfin de moi et ne me lâcha plus… Certes j’aime bien d’autres compositeurs à travers leurs œuvres, mais c’est depuis 50 ans, Beethoven, qui a composé le plus d’œuvres musicales parmi mes préférées…
Sa « sonate à la lune », merveilleuse, n’a pas été la première à percuter mon attention.
Ainsi, c’est sa 5ème symphonie qui eut d’emblée ma préférence… J’avais alors 18 ou 19 ans.
Cet été là, je peignis une aquarelle reproduisant la photo d’un château prise sur un calendrier des PTT… Tout le temps de mon occupation je passai en boucle cette 5ème : « TA, ta, ta, ta… Ta, ta, ta, ta… »… Je crois que la force de cette œuvre m’a grandement aidé à réaliser mon tableau…
Des décennies après je m’aperçus que je n’avais pas noté le nom du château… J’affichais mon tableau sur mon blog de l’époque en posant la question… et on me répondit : C’était le château de Flers…
 
 
 
Et puis le temps passa… Et il advint que la 5ème ne me sembla que force sans suffisamment de nuance… Et je me mis à préférer toutes les symphonies Beethovéniennes dont les numéros sont impairs, 3ème, 7ème
Curieusement, les impaires ne me plaisent pas du tout, je les trouve sans saveur… Je n’ai jamais trouvé d’explication.
Et plus tard, je ne jurais plus que par la 9ème… Grandiose, forte, fragile, humaine…
Mais avec l’âge c’est le 4ème mouvement avec ses chœurs qui m’émut le plus, puis enfin, depuis une dizaine d’années, le 5ème mouvement dont je trouve qu’il est la quintessence de ce que j’attends de… de quoi au juste ? Je ne sais pas… Beaucoup de chœurs, beaucoup de spiritualité… Force, foi, faiblesse... Que sais-je ?
 
Alors entre le grandiose de Bach et celui de Beethoven… N’ai-je pas tourné en rond, pour me retrouver à mon point de départ ?
 

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12 janvier 2020

Mémoires et radotages (259) – Chantons n’importe quoi, mais chantons ! (1)


GSM

Écrit le 11 janvier 2020
 
Je ne me souviens pas des chansons, mais parfois quand je suis occupé, mais non préoccupé, des airs reviennent et parfois les paroles avec. Et alors, je fredonne ou je chante… Les gens me regardent… Je les emmerde à pied, à cheval et en voiture…
 
 
Il était un p'tit homme
Qui s'appelait Guilleri, carabi
Il s'en fut à la chasse
À la chasse aux perdrix, carabi
 
Titi carabi, toto carabo,
Compère guilleri.
Te lairas-tu, te lairas-tu,
Te lairas-tu mouri?
 
Il s'en fut à la chasse
À la chasse aux perdrix, carabi
Il monta sur un arbre
Pour voir ses chiens couri, carabi...
 
Ce qu'il y a après en général je ne m’en souviens plus…
 
Il y a quelques jours, m’est revenue, une chanson que chantait Papa (Il parait que Bouvil l’a copié, c’est un scandale)…
 
Il était une fois, quoi, quoi, quoi ?
Une poupée de velours
Qui devenait folle d'amour
Pour un p'tit soldat d' bois,
Qui ma foi
Refaisait avec chic
Le mêm' geste automatique
Il tenait une trompette
Mais il ne jouait jamais rien ;
Et constamment la pauvrette
Murmurait, le croyant musicien :
 
Oh ! dis, chéri, Oh ! r'joue moi-z-en
D'la trompette,
D'la trompette
Comme ce doit être amusant
R'joue moi-z-en, Oh ! dis r'joue moi-z-en
Il s'excusait en lui disant
D'un air bête,
Je l' regrette
Mais j'n'en joue pas j' vais t' dir' pourquoi
Je n'suis qu'un trompette en bois.
 
Je m’arrête donc là à chaque fois… Il est rare que je me souvienne de tous les couplets.
 
L’autre jour me revint une chanson qu’on criait à tue-tête dans la cour de récréation de primaire à Nice :
 
Calant de Vilafranca
Per mi crompà ’n capèu,
Mi sièu troumpà de pouòrta
Sièu entrat au bourdèu.
 
La femma dòu bourdèu
M’a dich moun Dio qu’es bèu
M’a fa calà li braia
Pi m’a suçà le zéo…
 
C’est vraiment à l’école primaire qu’on fait notre éducation !
 
Cela fait du bien, finalement, ça détend, si je puis dire !
 

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03 janvier 2020

Un grand échec


Je parlais de con...
 
Plus ça va, plus mon bilan se précise. Je pense mieux percevoir ce qu'a été ma vie.
Je confirme que ma réussite fut des plus modestes relativement au bagage pour lequel mes parents se sont saignés.
 Mes "victoires" dont j'étais si fier, heureusement d'ailleurs, car sinon je ne me serais pas obstiné, étaient bien toutes petites mais obtenues avec beaucoup d’opiniâtreté.
Mon niveau de réussite par rapport à ma promotion ? Deux collègues ont moins réussi que moi, mais les autres ont été bien meilleurs.
 
Mon problème, c'est de m'être complu à rester au niveau des pâquerettes. "On" m'a donc jugé opérationnel, mais jamais fonctionnel. "On" devait avoir raison.
 
Hormis mon opiniâtreté, j'ai eu du courage. Cela va d'ailleurs bien ensemble, mais de tous les gens que j'ai côtoyés même les plus travailleurs, aucun n'a jamais manifesté autant de courage que moi, ni pris autant de risques personnels.
 
Pour autant, je n'ai pas été Jean Moulin ni Jeanne d'Arc.
Le fait que je m'en sois toujours bien tiré atténue l'étendue de ce courage. Je crois que j'ai bénéficié d'une grosse dose de chance. Enfin moi, je dis que le ciel m'a beaucoup aidé même si ça offusque tous ces athées prétentieux...
 
Je me suis battu pour la rentabilité, la juste rémunération, l'équité, l'honneur, le respect des exécutants, au nom d'une certaine morale, dans ce microcosme qui a été provisoirement le mien.
 
Une vie de petites réussites, de petites satisfactions, mais un grand échec de 40 ans, en fait.
 
Alors quand je me hasarde à qualifier de con un acteur de cinéma... Qui est le plus con ? Celui qui gagne 10 millions par an et veut les préserver, ou celui qui ne parvient pas à boucler les fins de mois ?
 

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02 janvier 2020

Mémoires et radotages (254) – Nouvelles du front


GSM

Écrit le 30 décembre 2019
 
Mon front ?... 37,2°, ça va !
 
Mais sinon… Un jour ça va, un jour ça ne va pas ! Ainsi aujourd’hui, je marchais à grands pas et je me sentais (il me semblait du moins), plein d’énergie, de force et totalement indestructible… Comme si j’avais été encore jeune… Mais Samedi dernier, par exemple, j’étais fatigué, sans force, je me traînais avec en plus, des douleurs aux deux hanches qui m’empêchaient de faire de grandes enjambées et me faisaient claudiquer et cheminer lentement, dans une grande lassitude…
 
Chaque matin, à mon réveil… ma première pensée est : « Tiens, je suis encore vivant ! »…
 
Je sais qu’un jour je ne le serai plus et je me demande combien il me reste ?... Quinze ans, trois ans, un an, un mois ? Peut-être est-ce pour demain ? On ne sait pas…
Hélas, je ne peux me permettre de partir tout de suite ! J’ai des obligations… Deux de mes petits sont en contrats précaires, le troisième travaille chez un sous-traitant de sous-traitant de Peugeot (disons en Français : un sous-traitant de rang deux)… L’entreprise de rang un étant passée des mains Françaises aux mains Allemandes, puis depuis peu, aux mains Espagnoles (lesquelles ont déjà des établissements sur le sol Ibérique)… C’est dire le peu de visibilité sur l’avenir des emplois de la boite ou travaille Toto… Sur le mode plaisanterie, quand on pense que le sous-traitant, désormais Espagnol, de Peugeot se nomme ‘Gestamp’… On a tôt fait de se dire qu’il va tous les « estamper » un jour ou l’autre, mon Toto y compris…
 
Extrême volatilité de nos emplois, dans lesquels deux de mes fistons travaillent comme des bœufs, et sûrement plus que des espingouins (Ils sont bien nés, eux, ce sont des zalandeau, bosseurs comme leur père et feu leur Papy !)… Mais nos salaires Français sont trop chers, parce que ‘notre’ euro est trop cher, parce que nos bons à rien de dirigeants successifs ont trop laissé filer les prix et les dépenses publiques et donc le coût de la vie… Toto se tape des 12 heures par jour à fond la caisse (heures supp non payées), mais sa place n’est pas assurée parce que des feignasses esclavagées coûtent deux fois moins cher ailleurs…
Cela me dégoûte…
 
Et puis t’as l’aîné (chanson de J Brel), mon Kikson : Il bosse dans sa plateforme logistique, deux fois plus vite que les autres intérimaires et c’est pourquoi il est le seul intérimaire que l’on ait gardé au-delà du couperet des 900 heures, sans toutefois le passer en CDI… Mais le site projette de s'automatiser...
 
Et puis t'as l' Nono, vu qu'est en CDD, dans l’environnement de travail d’un gang de petites salopes !
Quant aux salaires… N’en parlons même pas !
Ecoeurante société qui se veut libérale et qui esclavage ainsi nos enfants… et les miens en particulier…
 
Ai-je le droit de partir maintenant ?
 
Qui leur prêtera sa voiture quand la leur est à réparer ? Qui aura une maison prête à les accueillir en cas de coup dur ? Qui les aidera à s’installer (il reste encore le benjamin à la maison) ?
 
Et puis, t'as ma meuf… Elle n’aura sa retraite qu’à 67 ans… encore 4 ans d’attente…
Et puis y’a mon ex… qu’est pas encore cannée…et qu’a droit à une part de la réversion, si j'clabotte avant… et faut qu’j’attende qu’elle calanche… si j’veux que ma meuf ait une réversion correck (sur la musique de « Ces gens-là de J Brel »)…
 
Alors chez ces gens là… (nous)… Je ne dois pas crever tout de suite… J’ suis utile… Il parait… Bien que les gens indispensables emplissent les cimetières, d’après ce qu’on dit… Faut que j’ me ménage, faut que j’ dure… malgré qu’ ça m’ pèse…
 
Alors chaque matin, ma première pensée est toujours la même « Tiens, je suis encore vivant ! »…
 

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01 janvier 2020

Mémoires et radotages (255) – Bonne ânée, bonne sautée


GSM

Écrit le 30 décembre 2019
 
Il parait qu’il faut faire des souhaits… Alors je veux bien… Mais il faut dire qu’avant… Avant mon déraillement 'cerveautal'… comment on dit, déjà ?… du cerveau… J’avais de l’imagination, c’est à dire de la créativité… Maintenant ce n’est plus le cas… Je ne parviens plus à créer des images ni graphiquement ni par les mots que j’écris… N’ayant plus de ces idées flamboyantes, je suis très limité dans ces vœux que je souhaiterais très beaux et très chaleureux…
Où j’inviterais toute l’humanité à vivre en paix, le ventre plein et heureuse…
Où je souhaiterais les vœux les plus incroyables pour mes amis et surtout pour mes petits et mon frérot, à la mère de mes enfants, qui sont tout ce qui me reste après le départ du reste de ma famille pour l'au-delà…
 
Alors que dirais-je de plus à tous ceux que je porte en haute considération, que ce que je vais dire à mes chers petits ? Rien de plus que :
 
Très bonne année et très bonne santé et l’accomplissement de tous vos vœux pour la nouvelle année.
 
(Et en plus ça pourra resservir pour les autres futures années, s’il y en a…
 
Et pour les saloperies qui nous pourrissent la vie : Allez brûler en enfer !
  

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30 décembre 2019

Fenêtre et psychiatre...


Oh… Je n’avais pas tellement envie de raconter ! Donc, je ne vais pas faire de littérature, mais un simple résumé…
 
Hier à 13h30 je quitte l’ordi, pour aller à un rendez-vous à 14h00 chez le psychiatre, pris depuis 2 mois… (Les délais sont longs, pas question de louper ce rendez-vous)…
Je quitte le sous-sol, et je vais pour ouvrir la porte de la maison : Fermée à clef… J’étais en chemise, pas de veste, pas de clé, pas de téléphone, sans l’enveloppe contenant les documents à remettre, sans carte vitale… Tout était à l’intérieur, sous clé… NDLA : Ma femme étant partie elle avait fermé.
 
Je savais que ma concubine allait chercher sa mère sortante d’un hôpital situé à 35 km…
 
Que faire ? Aucun souvenir de son N° de portable… Dans l’ordinateur rien à ce sujet… Mon carnet d’adresse est également enfermé à clef…
A 13H45, je prends ma décision. Je prends une échelle et un marteau et je casse la vitre ainsi que le survitrage de la fenêtre de la cuisine. Je récupère tout ce dont j’ai besoin et avant de monter dans la voiture, j’appelle la mère de mes enfants, pour lui signaler ce que j’ai fait (je ne voulais pas qu’elle pense à un cambriolage)…
………….
J’arrive quand-même pile poil à l’heure, en faisant quelques entorses au code de la route. Après mon rendez-vous, je reviens prendre les mesures et je vais acheter une vitre…
 
Je suis en train de la poser, quand une furie (accompagnée de sa mère) arrive… « Ouais ! On devrait t’enfermer ! Qu’est-ce que c’est que cette crise de folie ? La prochaine fois tu jetteras le marteau sur moi !... Et patati et patata… »
 
D’abord je n’ai pas jeté le marteau. J’ai tapé avec, pour casser les 2 épaisseurs de vitres afin de pouvoir ouvrir l’espagnolette… Un point c’est tout…
Elle ne manque pas d’air… Je l’attendais plutôt confuse de m’avoir enfermé dehors, alors qu’elle savait mon RZV important… Et qu’elle savait où j’étais…  Et je crois que c’est elle qui a besoin d’un psychiatre !…
 
Du coup, je lui ai dit que je lui ferais payer les fournitures, dues à sa connerie…
 
Bref pas de quoi fouetter un chat…
 
Ce qu’il vaut mieux retenir, c’est ce que ma dit le psychiatre : « On va faire quand même ce traitement, mais comme il avait été déjà essayé par la Salpêtrière sans succès, je pense qu’il ne donnera pas de résultat. Vous n’avez d’ailleurs pas l’air d’avoir une dépression et je ne pense pas que vos troubles soient thymiques. Si comme je le pense, vous avez eu un AVC, il n’y aura pas de miracle… Les dégâts sur votre cognitivité seront irréversibles et les améliorations aléatoires »…
 
Comme quoi j’ai bien fait d'être à mon rendez-vous.
 
Voilà ! Enfin ! C’est le premier praticien, qui ne me parle pas comme à un débile, ou à un enfant, mais comme à un homme…
 
C’est vrai ! J’en avais plus que marre, de ces médecins qui disaient ne pas savoir ce que j’ai, mais que tout reviendrait tout seul… (comme si on pouvait prédire l’évolution sans savoir les causes !!!)… Bandes d’abrutis !!!
 

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29 décembre 2019

Mémoires et radotages (252) – On s’emmerde à la retraite


GSM

Écrit le 22 décembre 2019
 
Depuis que j’ai, d’une part, cessé de travailler et d’autre part, émergé de l'épuisement qui m’assaillait, je fais de la couture… Quand j’étais jeune, mes distractions étaient de construire des maquettes au 72ème, de faire des dessins au crayon et de peindre des tableaux à la gouache…
Mais parvenu à 59 ans, je commençais à trembler trop pour les arts graphiques et même pour monter des maquettes, sur lesquelles je foutais de la colle partout, sauf sur les parties à encoller…
 
Je me suis lancé dans la mise à ma taille de costumes acquis pas chers sur ebay… Puis je fis de A à Z, deux costumes pour moi et un  tailleur blanc pour ma femme, qu’elle ne mettra d’ailleurs jamais en dehors de l’essayage… C’est dommage, parce qu’il lui allait très bien… Et j’aurais du prendre des photos en souvenir, puisque maintenant il ne lui irait plus…
 
Puis j’ai arrêté de faire des costumes, me contentant de modifier des uniformes achetés pour des clopinettes et pour ma gueule, uniquement !
 
Et puis j’ai grossi et j’ai agrandi les costards… Et puis j’ai maigri en 2017/2018 et j’ai rétrécit mes costards, jusqu’en début 2019… mais depuis le milieu de 2019, j’ai été lassé de cette couture et j’ai diminué la cadence… Les deux derniers, sont des acquisitions faites dans les années 2010, mais que je n’avais pas tenté de modifier étant donné la très grande différence entre leur taille de play-boy et mon embonpoint personnel…
 
M’apercevant que finalement mon amaigrissement me permettait une modification pas trop importante, j’ai modifié ces deux derniers uniformes…
 
Celui-ci en juillet 2019 :
 

  
Et celui-là en décembre dernier :
 
 
Le premier me va mieux… Le dernier est raté ! A moins que je n’ai regrossi pour le dernier… C’est pourtant vrai… 3 kg… Mais quand même, c’est raté !... GRRRRRRR !!!
 
Et depuis le temps que je fais ce genre de travaux de couture… Je tâtonne encore et toujours… Je n’apprends plus rien et chaque fois, je couds, découds et recouds, je fais et refais les mêmes erreurs,… Ça, je le sais depuis douze ans, mais je ne m’y habituerais jamais…
 
Qu’est-ce que je m’emmerde à la retraite

 

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07 décembre 2019

Mémoires et radotages (42) – La sagesse ?

GSMEcrit le 05 mai 2016

 

J’ai souvent évoqué, depuis ces quelques dernières années, le naufrage incroyable que constitue la vieillesse. D’autre part, on dit que la vieillesse amène la sagesse… Je me pose également des questions sur ce concept…
 
Qu’est-ce que la sagesse dans mon cas ?
Je constate parfaitement, bien que je n’y puisse porter remède, l’amoindrissement de mes propres capacités tant physiques que cognitives… Par contre, certains de mes copains et amis, qui, conscients de leurs diminutions de performances physiques, ne se rendent pas compte de leur régression intellectuelle… qui est pourtant réelle, puisque je le constate en les observant…
Si la sagesse est de s’apercevoir de notre décrépitude, alors je suis sage… mais s’il s’agit de s’y résigner sans maugréer, alors je n’en suis pas un… contrairement à mes copains et amis… Mais eux, ont-ils mérite de supporter une déchéance intellectuelle qu’ils ne constatent pas ? Leur manque de lucidité ne peut être de la sagesse ! Quoique !
 
La sagesse, signe d’un certain sérieux affecté, ce n’est pas moi, non plus… Je suis resté un enfant, émerveillé par mes propres enfants. Je les vois comme la huitième merveille du monde… Dans ce cas, un tel manque de lucidité n’est pas, je crois, un signe d’une quelconque sagesse !
Il en va de même des grosses vannes pourries, qui me font rire… J’aime ça et tant pis pour les grenouilles de bénitiers et autres censeurs de la morale et du bon goût ! Futilité n'est point sagesse non plus !
 
Alors la sagesse, en ai-je ?
 
Je crois que j’ai possédé une certaine sagesse, à une certaine période donnée… Cette période est celle qui a culminé mon évolution, avant la redescente vers le crash final. C’était une époque où j’avais acquis le maximum de compréhension des mécanismes du monde qui m’entourait. Je ne veux pas dire que j’avais atteint toute la compréhension universelle… d’autres en ayant acquis davantage que moi… mais, disons que j’avais acquis mon maximum, atteint mon seuil d’incompétence… D’ailleurs, on devrait dire « mon plafond de compétence »…
 
C’est la période où j’ai été le plus efficace, le plus juste, essayant de maintenir les exemples pris chez mon père, chez de Gaulle, mon père spirituel et à la diffusion de Zorro, véritable modèle de justice…
 
Chimères, idéalisme… ne constituent pas de la sagesse… Peut être de l’imbécillité… Guère plus...
 

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23 novembre 2019

Changer d'emploi, scoumoune et déception


GSM

Écrit le 15 mars 2007
 
Mon « chasseur de tête » a donné de ses nouvelles.
Sur sa demande je lui envoie des docs prouvant ma créativité : mon catalogue produits de mon ancienne boite, le manuel assurance qualité, une instruction de pose, des plans de fabrication de moules métalliques, un organigramme.
J’espère que j’ai un peu progressé sur ce poste.
 
Je boite toujours, mais j’ai surtout mal. Espérons que cela ira mieux le jour du rendez-vous…
 
Écrit le 18 avril 2007
 
Comme d’habitude, ça s’est passé comme d’habitude.
Sauf que là, je n’ai pas eu de pincement au cœur, lorsque le cabinet de recrutement m’a annoncé que son client s’était orienté vers d’autres cabinets de recrutement. Je m’y attendais tellement, vu le temps passé à attendre.
Il m’a confirmé qu’il n’avait eu que moi comme candidat dont le profil était le plus en adéquation avec la définition recherchée. Mais l’Entreprise veut exactement le profil : huit tentacules, deux cerveaux, trois bistouquettes et que sais-je encore ? Qu’ils n’arrivaient pas à trouver le profil recherché. Mais qu’ils n’en démordraient pas pour autant.
 
Ah, que je me sens si con dans ce miroir… J’ai établi une performance inégalée !
D’habitude je finis deuxième, pour une seule place. Là je trouve moyen de perdre contre personne. I’m the king of the world ! The only man who loose against himself ! Même Cassius Clay n’a jamais réussi cela : perdre contre lui-même.
 
Je peux donc vous dire chers amis que vous avez devant vous, l’unique exemplaire, de celui qui saura perdre en toutes circonstances, même contre lui-même, même contre personne. C’est une performance et je vous prie de saluer bien bas ce record du monde, que je n’aurai même pas pu imaginer dans mes rêves les plus fous.
 
Oui, pas le moindre pincement au cœur. Et pourtant je m’y voyais dans ce poste : la façon dont je contacterai les organismes, les entreprises et dont je mènerai les cercles de qualité avec les techniques de créativités que j’affinerai et, et, et…
 
C’est peut-être demain que je réaliserai ma déception…
 

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21 novembre 2019

Un mercredi 19, il avait un entretien pour une proposition d'emploi



GSM

C'était en Août 2007. Il se souvient...
 
Le problème c'était que cette boîte, cela faisait sept ans qu'elle le contactait (elle lui a proposé 4 ou 5 fois des missions), mais à chaque fois, rien ne s'était jamais concrétisé...
 
Ce coup-ci, il y avait deux semaines, on lui proposait une mission de 5 ans d'organisation pour la société des autoroutes près de Nice...
La semaine précédente on le rappellait pour une mission longue durée sur la région Parisienne, sans vouloir lui en indiquer la teneur...
 
Ce qui était étonnant, c'était l'inconstance de cette boîte dans les propositions d'embauches, mais la constance dans l'offre de collaboration avortée...
 
La différence, c'est que ce coup-ci, le patron l'invitait à manger mercredi midi...
 
Est-ce que la proposition serait à ce point importante, pour qu'il l'invite à déjeuner avec lui ?
Est-ce que c'était une mission de merde et penserait-il lui faire avaler la pilule en l'enveloppant dans un papier de soie ?
 
Est-ce que, c'était pour le remotiver après sept ans de propositions non tenues et le conserver dans les "réservistes" possibles ?
 
Toujours est-il que, étant donné la pathologie dont il souffrait, la meilleure solution était quand même de rester dans la boîte où il était.
Pour le lourder, il fallait à l'époque un processus plus lourd pour son employeur que pour une boîte où il serait en période d'essai, si on s'aperçevait de son handicap cognitif...
De plus s'il était "gardé" moins de 3 mois révolus, il n'aurait pas de chômage...
La mission était probablement en CDD, mais ça ne le gênait pas. Où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir...
 
Il avait consulté les résultats de ladite boîte. Le C.A. était en nette progression, mais le bénéf. n'avait pas bougé. Le taux d'endettement avait augmenté substantiellement, sans être pour autant affolant...
 
Cette boîte était 4 fois plus petite que celle de son employeur. Cela donnait à réfléchir...
 
"Alors j'y vais quand même", dit-il à haute voix. Après tout, il n'était pas obligé d'accepter l'offre que l'on lui ferait...
 

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