21 novembre 2017

Sans bulletin – De Novembre 2001 à Octobre 2006

GSM

Pendant cette période de 2001 à 2006 je n’ai plus fait de bulletin. On pourrait appeler celui-ci bulletin 11bis, bien qu'il soit écrit de mémoire…
En 2001, au bout de 15 jours d’intérim, le patron voulait m’embaucher en CDI, je ne voulais pas (L'économie de chantier, j'y excellais paraît-il, mais je détestais cela). J’ai accepté deux missions en CDD de 3 mois chacune, seulement pour lui rendre service (C'était la période où j'ai croisé le Sieur Barnéoud, racontée dans le bulletin n° 11). Puis j’ai fini par céder aux demandes pressantes de mon Boss, dès avril 2002 en demandant un salaire dont je pensais qu’il serait dissuasif… Et bien non ! Il m’a même donné 12.000 francs annuels de plus que ce que je demandais…
 
Et bien évidemment, c’est au moment où j’avais signé, qu’une entreprise internationale d’échafaudage m’a rappelé pour me proposer le poste que je convoitais (après plusieurs rendez-vous passés haut la main) : Directeur France de l’assurance Qualité pour mettre en place la norme qualité, la norme environnementale et les normes sécurité sûreté… C'était ce dont je rêvais...
 
J’avais déjà couru plusieurs lièvres à la fois et chaque fois m’étais planté… Alors j’ai pris la décision de rester chez celui qui appréciait tant mon taf, plutôt que d’aller chez quelqu’un d’autre où mes preuves restaient à faire… Ce fut peut-être l’erreur de ma vie, car j’ai refusé ce après quoi je courais avec beaucoup d'implication et d'enthousiasme…
 
Quoiqu’il en soit, mon nouveau patron appréciait mon boulot. Il négociait le rachat d’un bureau d’études de structures dans le midi et m’en proposa la direction. Il était également en pourparlers pour une mission de conception de pièces écrites et mise en place de l’organisation du chantier d’une résidence grand luxe à Monaco à condition expresse que je m’en charge.
 
Au fil des mois, j’étais devenu le confident du patron. Cela me gênait, car je ne faisais rien pour cela. Mais il venait me chercher où que je sois, pour discuter de sa stratégie et me demander conseil… Cela me gênait d’autant plus que son fils était relégué à faire des cocottes en papier, sans responsabilité, dans un cagibi et se faisait régulièrement rudoyer par son patron de père… Ce rejeton me regardait jalousement bien que, par pitié, je cherchasse à lui montrer du respect, tout simplement parce que je n’aurais pas aimé que mon père se conduise ainsi avec moi, ou même parce que je ne le ferais pas à mes enfants…
Sans compter tous les vieux briscards de la boite (certains depuis 1967 !), qui l’avaient mauvaise de voir le dernier arrivé (meszigues) être le "chouchou" du big boss…
Il m’arrivait régulièrement de partir m’installer sur un chantier pour échapper à ces honneurs surjoués, à cette gloire que je n’avais pas cherché et qui me mettait très mal à l’aise…
----------
Évidement… La chute arrive très vite… En 2004, le boss eut deux crises cardiaques dont la dernière lui fut fatale… C’est la seule fois ou j’ai sincèrement pleuré la mort d’un patron…
Et… Le fils, véritable pantouflard, hérita de la société et devint le patron… Adieu les projets de rachat de la boite dans le midi, adieu ma promotion, adieu veaux, vaches, cochons, couvées...
 
A partir de 2004, la suite ?
 
Travail : Je me suis fait chier comme un rat mort. Mais étant donné ma disgrâce, j’ai réussi progressivement à moins faire de mission d’économiste, (pourquoi faire ce qu’on n’aime pas pour quelqu’un qui ne vous aime pas et qui n'honore pas les promesses de son père ?), mais plutôt un peu plus ce qui me plaisait : de l’organisation, du conseil, du management délégué, etc…
 
Moral : A partir de 2004, bien que j’ai eu à m’occuper sur des chantiers prestigieux, on me guettait au tournant…
Ma mère commençait à se casser la figure en marchant, puis mon père décéda en 2005, ma sœur commença dès lors ses vacheries, je pris d’office la tutelle improvisée de ma mère et je ne cessais pas de faire des allers-retours pour protéger ma mère : curatelle, maison de retraite, etc…
 
Santé : Ma tension fit des bons prodigieux, j’eus plusieurs blocages sévères du dos avec arrêt maladie. C’était psychosomatique…

Posté par zalandeau à 09:17 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags :


14 novembre 2017

Bulletin N° 11 Vendredi, 26 octobre 2001

GSM

NDLA : Ce bulletin est écrit plus d'un an après le dernier bulletin... Que s'est-il passé depuis ? Après deux mois de recherches : J'ai fait un mois chez un contactant général, mieux payé que chez le "faillitaire", me suis engueulé avec mon chef qui ne cessait de me désorganiser et j'ai démissionné. La semaine suivante, j'ai commencé chez un économiste maitre d'œuvre général et maitre d'ouvrage délégué avec un salaire encore meilleur. J'ai démissionné au bout de six mois à cause de la dangerosité du chantier et du refus de crédit pour sécuriser, qui m'a été opposé (j'ai même fait intervenir l'inspection du travail pour fermer le chantier), car j'aurais risqué la taule en cas d'accident mortel. Ensuite, après deux mois de recherche (toujours sans droit au chômage, puisque j'avais encore démissionné, j'ai fait un mois et demi, soi disant en CDI, chez un autre économiste maitre d'œuvre général, j'ai construit un bâtiment industriel près de Bordeaux et il m'a lourdé à la fin des travaux (Le chef du personnel m'a dit que le patron faiait cela à chaque fois). Le lendemain je me retrouvais intérimaire à Paris comme économiste sur un chantier merdoyant... Je ne voulais pas être économiste, toujours dans un burlingue, sans manager les chantiers ! Mais comme toujours, j'avais le dos au vide sans droit à chômedu...
 
Rubriques du bulletin
 
 
 1  Travail
 2  Santé
 
Travail
 
J' effectue actuellement un travail qui ne me plaît pas du tout. Cependant j' y consacre toute mon énergie afin de me concentrer et d' accomplir cette tâche.
 
Il paraîtrait même que j' accomplirait très bien cette mission ! C'est possible. Les éloges des clients font que le patron de la boite veut m'embaucher à toute force. Ca me fait chier, j'ai déjà refusé deux fois... Mais, bon ! Je gagne ma vie, même si je paye le déplacement de ma poche.
 
Mais soudain, sur mon chemin apparaît une espèce humanoïde que je n' ai que trop rencontrée dans un passé lointain et que je m'étais juré d'éviter de rencontrer à nouveau.
 
Comme la dernière fois que cela s'est produit, ( en 1990 ), il s' agit d' un individu paresseux, et qui, comme l'indique le proverbe populaire « La paresse est la mère de tous les vices », est incapable, fourbe, aimant commander pour ne pas avoir à obéir, vit en parasite sur le travail et le savoir des autres, s' accapare les bons résultats pour lui-même, rejette les fautes sur autrui. Tant il est vrai qu'il n'y a que ceux qui font quelque chose qui commettent des erreurs, ce type de personnage ne risque  absolument  rien.
 
Seul le nom change, cette fois il s'appelle BARNEOUD.
 
 
Santé
 
Résultat de cette rencontre entre celui qui croit au travail et celui qui n'y croit pas : 1 altercation le 18 octobre et 1 altercation le 25 octobre.
 
Conséquence : Ma tension artérielle est trop forte (minimum 20), je ressens des palpitations et une sorte de pression dans le cerveau.
 
Solution : Ne plus avoir le Sieur BARNEOUD sur mon chemin, ni de près, ni de loin.
 
Moral
 
J'ai bientôt quatre mois de travail non démissionnés et j'aurais la sécurité du chômage. Je gagne suffisamment pour faire bouillir la marmite. Mais toujours le pif dans les chiffres, ça me fait chier ! Il y a bien la satisfaction de voir trembler tous les cadres de l'entreprise Sicra quand j'entre dans leurs bureaux... Je me fais penser à la gestapo venu arrêter des gus... Qu'est-ce que les gens sont trouillards...
 
 NDLA : Le Sieur Barneoud est décédé il y a quelques années. Paix à son âme. Qu'il grille pas trop en enfer, mais un peu quand-même pour le mal qu'il a fait... Après tout... Il n'était " que " faignant...

Posté par zalandeau à 09:41 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags :

06 novembre 2017

Le Chiffre fatidique

GSMEcrit en 2010

60... Oui ! 60 balais ! Qui l'eut cru ? Pas moi en tout cas ! Déjà que je n'imaginais pas la vie après 50 ans, du temps où je ne les avais pas... Je pensais à l'époque que je devais avoir réussi ma vie à 50 piges et puis après, il n'y avait plus rien !
 
Et bien c'était faux ! Il y a maintenant "60 coups qui ont sonné à l'horloge, je suis encore à ma fenêtre, je regarde, et j'm'interroge"...
Bien sur, je n'ai pas "réussi" dans la vie... Mais j'ai réussi quand même à éviter les pièges des morveux ou des vieilles badernes qui essayaient de vivre en parasite sur mon travail et tentaient de me marcher sur la tête pour être plus près du "Bon Dieu" des entreprises...
J'ai réussi à ne pas me coucher, à ne pas faire de lèche, à dire ce que je pensais...
 
Et je crois que si j'ai déplu, j'ai néanmoins impressionné et parfois été le conseiller de celui qui me reprochait mon comportement entier...
 
Maintenant, tout cela est du passé ! J'ai 60 balais, c'est incroyable, mais vrai... Dans 15 jours je serai à la retraite, diminué certes, mais vivant ! Forcé d'y aller, mais dignement !
 
Je n'ai qu'une préoccupation : Suis-je gâteux ? Suis-je une sorte de grand père pour mes jeunes enfants ? En tous cas, je constate que de toute la nichée, je suis le seul à n’avoir pas coupé le cordon ombilical... Je vois toujours mes garçons comme s'ils étaient tout-petits... Je reste face à eux, comme un enfant émerveillé devant un arbre de noël !...

Posté par zalandeau à 09:44 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags :

03 novembre 2017

Le MAL

GSM

 
Une dernière fois dans ma vie vaincre le mal. Le mal, c’est le massacre et la tyrannie exercés sur des innocents.
 
Aller botter le cul de ces créatures innommables.
 
Même si je n’en ai plus la force, terrasser le démon que personne ne veut voir.
 
Fut-ce au prix de ma vie, sauver ces pauvres gens que le monde délaisse.
 
Ne plus pleurer en pensant à vous, ne plus enrager d’assister impuissant à votre agonie.
Vous voir massacrés, piétinés, abandonnés, c’est me tuer aussi.
 
Vous aider contre le mal, comme je le ferais pour mes enfants.
Levons une armée de volontaires. J’en serai.
 
Je voudrais …être heureux…

Posté par zalandeau à 09:39 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags :

02 novembre 2017

Bulletin N° 10 Vendredi, 8 septembre 2000

GSM

 
NDLA : En fait, le précédent employeur était en dépôt de bilan. Je n'ai pas été payé (ni embauché d'ailleurs). J'ai travaillé gratos pendant une semaine et demie. J'ai ensuite refusé à deux constructeurs nationaux, deux embauches en CDD pour remplacer des conducteurs de travaux en vacances (j'aurais dépensé ma paye en déplacement). J'ai profité de ce temps pour faire rentrer du pognon dans ma boite (créances de retenues de garantie), pour fermer ma boite (comme un con j'ai trop attendu, il a fallu que je paye un Impôt forfaitaire annuel de 5000 F) et pour continuer à chercher  du taf...
 
Rubriques du bulletin
 
 
 1  Travail
 2  Moral
 
Travail
 
Au soir d’un long voyage, harassé et fourbu, Je réalise enfin mes illusions perdues.
Je ferraille tel un duelliste sans concrétiser, A quoi sert de se battre si l’on ne sait gagner.
Cent fois avec ma ligne j’ai cru pouvoir ferrer, Aucun poisson ne mord mais l’appât est mangé.
A courir à tous les rendez-vous je m’ échine, Avec pour tout résultat d’user la machine.
D’entretien en entretien ma valeur augmente, Offrez moins, embauchez, pour que je m’alimente!
A-t-on vu qu’un produit prenne de la valeur, Quand il ne se vend point c’est une grave erreur.
J’investis, je dépense pour trouver un emploi, Ca ne sert vraiment à rien ou alors à quoi ?
Du travail ai-je eu beaucoup plus que ma part, Pour que je doive maintenant ne plus en avoir ?
 
 
Moral
Les voix du destin sont-elles impénétrables, Pour moi l’avenir me semble bien minable.
Précipiter ma perte, dois-je continuer, Ou prolonger l’agonie et me replier?
 
Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, Boileau avait raison pour les intelligents.
Mais de cette catégorie je semble m’extraire, Et de l’irrationnel j’ai fait mon ordinaire.
Vraiment qu’il est difficile d’avoir cinquante ans, Cinquante ans de bêtise, cinquante ans de tourment.
Rêvant d’une corde, liane  salvatrice, La fin de mon enfer, à ce dernier supplice.
Ma dignité avec le travail est partie, Je ne soutiens plus de mes enfants le regard.
A quoi sert la vie si l’on ne peut la donner, Devant mes chers petits je reste là, hagard.
J’ai honte de moi même et j’en ai du mépris, Inutile je suis et sans virilité.
 
 
Aurais-je l’énergie pour continuer un peu, La semaine prochaine ces rendez-vous piteux ?
Du monde du réel je dois me retirer, Cinquante ans de connerie, peut-on avoir pitié ?
A mes enfants je n’ose demander pardon, D’être si incapable de les élever.
A mes pauvres parents je demande pardon, Pour un bon à rien de vous être sacrifiés.
La vie ne vaut pas la peine d’être vécue, Si de notre devoir la nature nous exclut.
 
 

Posté par zalandeau à 09:29 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags :


26 octobre 2017

Bulletin N° 9 Dimanche, 30 juillet 2000

GSM

Rubriques du bulletin
 
 1  Travail
 2  Moral
 
Travail
 
J’ ai fini lundi 24 chez l’escroc.
Six jours de travail gratuit.
C’était trop beau pour être vrai !
 
J’ai fait mon enquête...
   
Cette boite est en redressement judiciaire, on me l’avait caché.
Le gérant n’a pas fait de déclaration préalable à mon embauche, ainsi qu’il aurait du le faire.
Il ne m’a pas donné de contrat d’embauche comme je l’exigeais.
Il ne m’a pas présenté au personnel comme je l’exigeais.
Deux de ses sous-traitants n’existent pas officiellement, n’ont pas de Numéro Siret et n’ont pas de téléphone fixe!
 
Avant moi, beaucoup de prédécesseurs se sont succédés à un rythme effréné.
Certains étaient même partis en emportant une partie des dossiers; je présume que ces procédés ne se pratiquent que par des salariés en fort contentieux avec leur employeur.
 
Lorsque j’ai pris le gérant à part pour lui dire qu’il aurait du me dire la situation de son entreprise, il m’a répondu qu’il avait oublié !
Sa secrétaire chargée de me faire un contrat, que je n’ai jamais eu, m’a annoncé que le gérant m’embauchait 1000 f plus cher que prévu alors que je ne demandais rien qu’un contrat...
J’ai dit “bizarre, bizarre” ? Comme c’est étrange !..
Il voulait faire un procès à un ancien cadre et prétendait ne pas régler le solde d’un autre. Pas rassurant pour un successeur à cet emploi...
Tous les gens des bureaux n’avaient qu’une ancienneté de 8 jours à un mois et aucun n’avait eu droit à un contrat d’embauche.
Le chef de chantier non plus, lui qui avait déjà perçu une paye  comportant une “erreur” de 3000f en moins sur le brut mensuel.
J’étais un peu méfiant avant d’accepter ce poste, mais pas assez.
En effet, j’aurais du me renseigner avant et non après avoir commencé ce poste.
 
 
Moral
 
Du coup je n’ai toujours que trois mois de travail salarié derrière moi. Il me manque un mois, un tout petit mois, pour avoir droit au chômage. Pas que je souhaite être chômeur, mais ça m-aiderait à tenir pendant mes recherches d'emplois... Le pognon file en attendant... 6 jours de déplacement sans rémunération...
Décidément qu’il est difficile d’être salarié et d’avoir cinquante ans.
Je comprends pourquoi j’avais trouvé cette place inespérée.
De toute façon ce gérant ne pouvait pas m’écarter à cause de mon âge, puisqu’il ne paye plus de cotisations depuis 2 ans, et de plus ma paye et mon destin aurait été à sa guise.
Je devrais plaindre également ceux qui y sont encore et qui se feront avoir dès la paye.
J’ai recommencé à chercher un emploi  mais la saison ne s’y prête pas.
Mon père râle au téléphone et me dit que je n’avais qu’ à ne pas courir deux lièvres à la fois. (Si mon père râle, c’est qu’il va mieux !)
 
      
 
Je me demande si je n’ai pas rêvé tout cela.
Vais-je un jour me réveiller dans un monde où tout va bien et se passe normalement ?
Heureusement que je me confie à ce bulletin parce que sinon, quelle soupape pourrais-je bien actionner ?

Posté par zalandeau à 09:17 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags :

21 octobre 2017

Bulletin N° 8 Dimanche, 16 juillet 2000

GSM

Rubriques du bulletin
 1  Travail
 2  Moral
 
Travail (de merde!)
 
J’ ai fini avant-hier chez le poivrot.
J’ai trouvé un emploi à Argenteuil dans une boite de bâtiment tous corps d’état.
C’est fou ce que ça me remplit de joie.
 
Ils n’ont trouvé personne d’autre , ni moi non plus.
 
C’est vraiment une bonne base de départ que de travailler ensemble contraints et forcés.
 
Le patron s’appelle ‘SALIM’ et je comprends un mot sur quatre de ce qu’il dit.
 
Le salaire promis ainsi que le grade sont bien meilleurs que ce que je viens de quitter.
Cadre supérieur (à la limite inférieure du point de vue salaire) puisque je serai directeur d’exploitation.
 
Je commence demain.
 
Il me reste à obtenir mon contrat dans un premier temps et à bien veiller à percevoir mon salaire. C’est fou ce que j’ai confiance !
 
Moral (jamais content!)
 
Demain soir, ma première nuit à l’hôtel!
J’ai bien pensé au camping mais ça revient plus cher et en plus il faut amener sa maison comme les escargots.
 
Pas de chambre ou de studio en location, car il faut avancer plusieurs mois de loyer et vu la confiance que j’ai dans cet emploi...
 
Il faut quand même dire que cette entre- prise doit être en difficulté prononcée,
c’est pour cela qu’elle trouve peu de monde pour la place proposée.
 
Cela ressemble à “Mission impossible”,
 
“- Cette mission si vous l’acceptez, etc...”. Bien sur que je l’accepte, je n’ ai rien trouvé d’autre !
 
Je redeviens cadre, j’ai un titre qui permet à mon CV et à mon ego d’être plus reluisants et j’aurai  aussi un chômage meilleur.
 
Un mois de travail dans cet emploi, et j’aurai acquis un droit au chômage de quatre mois. Je commencerai à être un salarié comme les autres. Pas que je veuille être au chômage, mais cela fait une sécurité au lieu de bouffer mes économies...
 
           
 
Pour le reste , et bien, beaucoup de travail en vue.
Je cherchais un job dans lequel je mènerai, contrôlerai et animerai des conducteurs de travaux. En théorie, j’ai la main sur tout, sauf le commercial; c’est à dire sur le personnel des études et l’ encadrement travaux.
En fait, études: effectif zéro, travaux: un conducteur pas très dynamique.
Le reste a été ou est en train d’être lourdé.
 
Pas de compta analytique, pas de contrôle de rendement ni de qualité, pas de prise en compte des exigences clients, pas de bibliothèque de prix (pratique, pour les commandes de matériaux courants ! ). Tout ça, je sais mettre en place. Mais l’essentiel de mon boulot ne sera pas de réorganiser mais de conduire les travaux, c’est évident.
 
 Je mettrai beaucoup plus de temps pour mettre en place ma qualité ( pas celle d’ ICOPREF).
Et puis conduire les travaux j’ai déjà donné. Cela ne m’intéresse plus.
Ce qui me plait, c’est la synergie d’une entreprise, faire marcher tout le monde au même pas, d’une discipline plus ou moins librement consentie, suivant les individus.
 
Mais c’est une autre histoire !

Posté par zalandeau à 09:12 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags :

16 octobre 2017

Nous sommes faits de nos rêves

GSM

Quand j’étais petit (je n’étais pas grand, je montrais mon c.. à tous les passants, etc…), mon Papa dans sa volonté de bien remplir son rôle de Père avait semé en mon cerveau une idée : « Travaille bien en classe, sinon tu seras balayeur ! ».
Je fis mienne cette idée et elle fut le germe de rêves (bien que cauchemars, c’était quand même des rêves) où je me voyais muni d’un balai sans espoir d’évolution, sans espoir d’avenir. (Depuis... j'ai appris qu'il n'y avait pas de sots métiers, mais seulement de sottes gens et que le travailleur quel qu'il soit était une personne éminnement respectable)... Alors dès mon réveil, j’étais motivé pour aller travailler, pour faire le maximum d’efforts dans mes études et puis plus tard dans mes différents métiers…
 
Et il est vrai que je fis beaucoup d’effort. Mon QI n’était que de 105 à l’adolescence, après tout et plus je montais dans le niveau de mon cursus scolaire plus c’était difficile et plus je m’acharnais.
J’avais véritablement beaucoup plus de mal que beaucoup de mes copains à comprendre certaines choses, mais toujours ce rêve de l’échec me motivait à faire le maximum malgré mes capacités moyennes…
 
Il y a eu quand même un avantage à cela, c’est que ce que j’ai réussi avec beaucoup d’effort, à comprendre et à apprendre, je l’ai gardé très longtemps en moi, alors que bien des collègues avaient oublié leurs acquis six mois après l’obtention de leurs diplômes…
……….
Mon enfance a été entourée de nombreux héros. Bien sur, il y avait les Robin des bois, les Zorro, les Lagardère, les Thierry la Fronde, mais aussi, des hommes bien réels comme mon Père (ce héros), de Gaulle, le Général Leclerc, Churchill, Kennedy, Jean XXIII, l’Abbé Pierre…
Au-delà de l’admiration de ces grands hommes, le rêve s’est installé. Rêve endormi ou bien rêve éveillé que tout enfant a en jouant avec ses petits soldats, en dessinant, en inventant des histoires…
Ces rêves ont façonné mes convictions, mes idéaux, ma morale au point d’accompagner une grande partie de ma vie.
 
Je crois pouvoir affirmer que pendant toute cette période j’ai été fait de mes rêves et que mes rêves m’ont guidé pour faire ce que j’ai été…
 
… Jusqu’en 2007-2008, dates de ma sortie de route cérébrale et de ma mise au rencart comme objet obsolète… Les rêves d’avant se sont enfuis, une dure réalité nouvelle se mettait en place avec ses frustrations et de nouveaux cauchemars complètement négatifs cette fois… Le rêve n’était plus moteur, il était incendie, il était explosion et pour la première fois il était le passé et non plus le futur…

Posté par zalandeau à 09:25 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :

09 octobre 2017

Bulletin N° 7 Dimanche, 25 juin 2000

GSM

Rubriques du bulletin
 
 1  Travail
 2  Moral
 
Travail
 
J’ai participé à mon septième entretien. Sept entretien pour 18 lettres avec mon nouveau CV.
Bon, maintenant le CV ça va, mais les entretiens ne vont pas du tout.
 
Je suis trop familier, trop détendu, trop expansif, trop hors sujet, trop excité, bref je ne convaincs pas.
 
Je ne sais pas me vendre.
 
Le taulier me propose de continuer au delà de mon CDD. en CDI...
Je lui ai dit que j’avais deux autres propositions en vue et que je lui donnerai une réponse  pour le 30 juin.
 
En fait je n’ai rien d’autre en vue.
 
Le stage ICOPREF que j'avais effectué l'hiver 1999/2000 m’ a-t’ il profité ?
 
- J’utilise la méthode comparant CBTP, CBTE, CRTE pour démontrer le glissement spectaculaire des chantiers.
Cela n’est spectaculaire que pour moi, le patron n’y comprenant rien du tout, toujours plongé qu'il est dans les vapeurs alcoolisées.
Quand je pense que André Huot (le formateur ICOPREF nous avait assuré le succès garanti !!!
 
- La technique de créativité m’a réussi pour créer mon dernier C.V.
 
- Le diagramme Causes-effets et l’AMDEC m’ont servi à prouver l’innocence de mon entreprise et à récupérer les 23000 f que mon client devait à ma boite qui n'est toujours pas fermée... Il faudrait que je prenne le temps de la fermer...
 
 
Moral
 
Ma tension est redescendue.
Je m’endors avec de l’Athymil 30. Sinon, niet !
 
Je n’arrive pas à me faire à l’idée que je ne suis plus cadre. Je me révolte à cette idée, et à d’autres moments je me sens dégradé, humilié, une merde!
 
Je dépéris sans réelle responsabilité.
 
Depuis que je travaille près de chez moi, mon couple ne fonctionne plus du tout.
 
Ma compagne m’ a même dit qu’ elle va chercher un H.L.M. Est-ce un coup de bluff? Est-ce que cela a dépassé sa pensée? Le pense t-elle vraiment?
 
Jamais je n’ai réussi a discuter finances avec elle depuis ma nouvelle situation.
Elle continue à dépenser son argent comme avant.
 
Je n’ai pas assez pour vivre, car en fait, dans mon budget je n’avais pas prévu l’argent de poche, mes habits, les travaux dans la maison, etc... Je tape dans mes économies...
 
Elle a acheté un incinérateur puisque le précédent a été donné au ferrailleur.
Elle m’a dit que c’était le sien et qu’il n’était pas question que je m’en serve...
 
Jamais je ne lui ai fait semblable réflexion sur quoi que ce soit. Et pourtant la voiture qu'elle utilise, le toit au-dessus de satête sont les miens, mais je n'aurais jamais eu l'impudence de lui balancer ça à la figure !
 
Je commence à croire que ce qui lui a plu en moi, c’ était ma place  dans la société (ingénieur et chef de service à l’époque).
D’ailleurs, ne m’a t-elle pas dit une fois  qu’elle avait remarqué ma voiture en premier ( ma Muréna que j’ai vendue en février 98 pour payer mes salariés). Je pensais que la plaisanterie était de mise. Je n’en suis plus si sûr à présent.
Elle a retiré les bagues que je lui ai offert. Elle n’ arbore plus que les bijoux de l’autre, le précédent.
Elle a encore dit à mon aîné d’aller voir chez son vrai père si c’était mieux.
 
Décidément je n’ai pas de chance avec mes compagnes.
Ma première femme m’ a traité un jour de minable ! Je ne lui ai jamais pardonné cela. Elle se bourrait la gueule, était-ce mieux ?
Ma seconde ne me l’a encore pas dit mais son comportement vaut-il mieux?
 
Bref, mes objectifs sont :
 
- Retrouver un boulot de cadre à responsabilités, en déplacement (si ce rêve est accessible à un homme de cinquante ans).
-  La laisser refaire sa vie. On est toujours mieux seul que mal accompagné...
- Maigrir. J’ai perdu 2 kilos. Il me faut mobiliser ma volonté pour perdre encore 15 kilos.
 
L’inconvénient, (si je repars en déplacement) est que je ne verrais pas grandir mes deux petits... Ni le grand...
 
Si seulement j’avais le courage d’en finir...

Posté par zalandeau à 09:16 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags :

07 octobre 2017

Mémoires et radotages (140) – Marchons, marchons… Qu'un Macron impur abreuve nos sillons

GSM

Écrit le 06 octobre 2017.
 
Avant-hier, il faisait beau… J’ai marché… Hélas j’avais chaussé des bottes zippées étanches que j’ai perçues en 2008 et jamais mises… De plus j’ai revêtu ma vieille combinaison de saut à laquelle, idée idiote, j’avais rajouté les sangles de sous-pied…
Non seulement les bottes n’étaient pas cassées et faisaient mal, mais les sangles de sous-pieds équipées d’anneaux demi-lunes et de mousquetons me compressaient les os saillants des chevilles et de surcroît, ces sous-pieds tendaient les bas de jambes de la combinaison de sorte que le départ métallique des fermetures éclair serrées par les bottes, me meurtrissaient fortement …
 
J’ai quand même fait mes 8 bornes environ… Au départ, cela fait de plus en plus mal, mais si on s’obstine, au bout d’un moment on parvient à s’habituer à la douleur et à s’arc-bouter sur une idée simple : Continuer, coûte que coûte…
 
Cela m’a rappelé de cuisants souvenirs vécus il y a si longtemps.
En 1978, les rangers données par le fourrier, bien que déjà portées par un autre, n’avaient pas eu le temps de s’adapter à mes pieds (et inversement)… Les chaussettes étaient toutes usées et inaptes à leur utilisation… Il y avait trop de frottement même sur la plante des pieds… J’avais fini par avoir les pieds en sang (quand les ampoules crèvent, les blessures vont plus profondément et saignent). La fin de ces 4 jours de marche avait été très difficile, à cause, non pas de la douleur qui était lancinante, mais de la grande fatigue que celle-ci génère.
C'est aussi à cause de ce souvenir, que je ne me suis pas arrêté pour enlever les sangles de sous-pieds, pour voir si je serais aussi volontaire qu'à l'époque, bien que la douleur soit localisée aux chevilles et non plantaire...
 
En 2006 également, pour seulement quelques 30 petits kilomètres d’entraînement, je me suis cloqué les pinceaux, par une simple bêtise : J’avais mis des socquettes d’été dans des rangers… A-t-on idée d’être aussi con !…
 
Dans les deux cas précédents, il ne fallait pas arrêter, sous peine de ne plus réussir à repartir… Une fois qu’on est arrivé à destination et soigné, on ne parvient plus à marcher. Chaque pas devient un problème et engendre souvent un juron… Alors c’est le repos du guerrier ou du sportif, cela dépend…
 
Heureusement qu’en 2008, j’avais emporté mes chaussants personnels, ‘Patriots’ et grosses chaussettes… Je n’avais eu aucun problème pour cheminer dans des territoires difficiles d’accès…
 
Oui… Alors pourquoi je racontais tout ça ? Ah oui avant-hier j'ai fait à peu près 8 bornes… Du coup hier je change d’accoutrement et je mets des rangers fines (Anciennement pour officiers ou gendarmes). Je veux aller plus loin que la veille… Manque de pot, une douleur de l’articulation de la hanche droite, probablement de l’arthrose, m’a fait renoncer au bout d’un seul kilomètre… « Allo ! Tu peux venir me chercher ? »…
 
C’est ch…. De ne pas pouvoir faire ce que l’on veut… mais seulement ce qu’on peut… Marchons, marchons... si on le peut, parce qu'après, on pourra plus.

Posté par zalandeau à 09:39 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags :