17 novembre 2017

Mémoires et radotages (146) – Comparaison n’est pas Macron

GSM

Écrit le 13 novembre 2017
 
Macron n’a pas que des défauts mais il a aussi des qualités… Maintenant, il s’agit de déterminer lesquelles elles sont et de quelles importances elles sont.
 
En politique intérieure :
 
Il fallait rénover le code du travail ! Mais si on est d’accord sur le principe, on l’est beaucoup moins sur les modalités pratiques, qui en fait, ôtent dans les PME, toutes possibilités d’équilibre entre le salariat et le patronat, donnant pratiquement un boulevard à ce dernier, (je me suis déjà exprimé sur ce sujet). Il est allé au-delà de ses promesses électorales, ce qui déjà nous éclaire sur la considération moyenne qu’il a du monde salarial, contrairement à Sarko.
 
Macron c’est aussi des mesures d'augmentation des minima sociaux. A cet égard on ne saurait qu’abonder sur les mesures envisagées, lorsqu'elles bénéficient aux Français… Sauf que les applications en sont différées, alors que les mesures de "pressuration" des classes moyennes, elles, seront mises en place très rapidement… Avec les conséquences négatives sur le pouvoir d’achat que l’on devine. On peut concevoir qu’il faille faire entrer l’argent dans les caisses de l’état avant d’en faire usage ! Cependant, Macron est très dogmatique puisque, malgré ses dénégations il est toujours avec la diminution de l’ISF, dans cette antienne du « ruissellement » des riches vers les pauvres (l’enrichissement d’aujourd’hui, crée l’investissement de demain et l’emploi d’après-demain). Ce qui est totalement faux, parce que Sarko l’a essayé, ça n’a pas marché, Hollande l’a essayé, ça n’a pas marché non plus… Et bien d’autres avant eux… Ce dogme est complètement désuet parce qu’il n’intègre pas les données de la globalisation : Le marché ! Macron est dogmatique et en plus, dans une démarche complètement injuste ! Il aime les riches. Ce qui fait de lui quelqu'un d'extrêmement partial !
 
L’alignement des retraites des élus sur le reste de la fonction publique est à considérer comme positive (sauf par les élus eux-mêmes, bien entendu)… Bien qu'il faudrait aller plus loin en alignant la fonction publique sur le privé... Mais sait-on jamais ?
 
Suivant le bord auquel ils appartiennent, les électeurs lui attribuent  de l’autorité et d’autres de l’autoritarisme !
Si l’autorité est une excellente chose, elle l’est d’autant plus, quand il s’agit d’actions concernant l'intérêt de tous les Français et que l’on approuve. Elle l'est beaucoup moins lorsque les actions sont subjectives et forment fracture dans l'électorat. D'autre part, nous l’avons bien vu, les dérapages Macroniens sont fréquents en terme de management des serviteurs de la république. Il maîtrise très mal son autorité !
 
Politique étrangère :
 
La politique étrangère du président Macron est bien plus appropriée que celle, totalement nulle de Hollande. Elle se rapprocherait de celle de Sarkozy, sauf que pour le moment on n’a pas encore vu Macron a l’épreuve du feu (Affaire Géorgienne, par exemple).
Cependant, il est à noter qu’à l’occasion de toutes ses visites internationales, il ne peut réprimer son dégoût pour les Français, dont je rappelle qu’il est le Président ! Quel autre président avant lui, a autant émis de propos aussi haineux envers le peuple de France ? Aucun ! Ces propos éclairent davantage sa politique intérieure. D'autre part, quel autre président exprime son soutient à une idéologie théocratique mortifère, que notre actuel président de la République ?
 
Il se targuait d’obtenir des avancées dans l’Union Européenne ! Pour le moment dans l’affaire des travailleurs détachés… les résultats sont extrêmement maigres, ce qui amène à penser que son autorité n’est que de la gonflette et que ses résultats, il ne peut les obtenir qu’avec ceux qu’il a naturellement sous son autorité issues d’un système d’élection complètement périmé. Il est donc autoritariste, mais sans autorité naturelle, ni de volontarisme suffisant (surtout quand il s'agit de remettre en cause le dogme de la prééminence de l'UE !
 
Finalement, bien que très intelligent, il n’a pas de dons exceptionnels, ou bien s’il en a, admettons-le, ils sont en grande partie oblitérés par son adhésion à des dogmes qu’il ne parvient pas à remettre en question, par un autoritarisme non maîtrisé, par une haine de la France (dogmatique aussi) et par un ego, qui lui, est par contre (comme Sarkozy), totalement démesuré !
 
Il est souvent taxé de Bonapartisme : N'oublions pas que le Bonapartisme a conduit à Waterloo et à l'occupation momentanée de la France ! Ce n’est donc pas forcément une bonne chose.
 
La dette :
 
Sarko avait créé un trou gigantesque dans notre déficit budgétaire, une véritable hémorragie ! Hollande n’avait pas su clamper toutes les artères atteintes par Sarko. Macron saura-t-il les suturer ? Si au moins Macron réussit à juguler le déficit budgétaire, je serais prêt à m’estimer content… Le flot d’argent rendu aux riches va-t-il s’investir dans notre économie ? Rien n’est moins sûr ! La baisse de pouvoir d’achat des classes moyennes actives ou retraitées va-t-elle ne provoquer aucune récession ? Il faudrait pour cela que la confiance revienne. Macron réussira-t-il cet exploit, sachant que cela suppose à la fois une reprise de la consommation et une inversion de notre déficit commercial ?
 
Comparaison n’est pas raison. C’est au pied du mur qu’on voit le macron…
 

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30 octobre 2017

Histoire de France - Sarkozy le complexé qui prend sa revanche

GSM

Note de zalandeau : Paru dans Marianne en Février 2008, sous la plume de Bénédicte Charles :

 

Quand les psys se penchent sur le cas Sarkozy

 

Bénédicte Charles | Vendredi 22 Février 2008
 
De très sérieux universitaires planchent à l'Université Paris VII, sur le psychisme de notre Président. Marianne2 y était. L'exposant a parlé d'action et de masturbation.
 
Même le Washington Post (édition du 15 février dernier) le dit : la France entière ne bruisse que d’une question. Et cette question, ce n’est pas : « Carla Bruni va-t-elle tomber enceinte ? », contrairement à ce que croit la presse de notre côté de l’Atlantique. Non, que ce soit au bistrot, au boulot ou dans le métro, ce que les Français — les « vraies gens », quoi — se demandent, c’est : «Sarkozy a-t-il toute sa tête . Il n’est donc guère surprenant de trouver, dans les programmes de l’UFR de Sciences humaines Cliniques de l’université Paris VII, un séminaire de psychanalyse intitulé «Sarkozy, le symptôme – Lecture de l’inconscient». Le psychiatre et psychanalyste Hervé Hubert, qui anime le cours en question, a prévu de consacrer 9 séances au «cas» Sarkozy sur la base de Témoignage, le livre que Nicolas a publié en 2006 et dans lequel il raconte sa vie, de l’enfance à la candidature. Nous avions raté le premier cours— dont la conclusion était, en gros : le principe fondamental du sujet Sarkozy, c’est qu’il nous dit la vérité et qu’il nous aime (enfin, c’est ce qu’il croit. Mais en psychanalyse, c’est ce que croit le patient qui est important, pas la réalité). Voici le résumé du deuxième.
 
Martyr, prédateur, barbare
L’enfant Sarkozy est un enfant souffrant. Pas beau, pas sportif, se croyant mal aimé, et vraiment abandonné par son père. D’où l’ombre de l’enfant qui plane sur les décisions du président : enfant martyr (de la Shoah, de la pédophilie) ou enfant prédateur, barbare (enfant de sans-papiers qu’il faut chasser, racaille des cités qu’il faut éradiquer). On note également l’importance de la notion de puissance phallique chez un masturbateur forcené qui doute, justement, de sa puissance. On apprécie aussi le fait que Nicolas, apprenant à 18 ans que son défunt arrière grand-père était un bijoutier juif de Salonique, se lance immédiatement dans la quête… de sa part d’héritage grand-paternel perdue : il se rend à Salonique pour réclamer 4000 francs (et à l’époque, ce n’est pas rien). C’est que Nicolas, à moitié abandonné par son père qui ne veut même pas verser la pension alimentaire, a décidé que désormais, il se servirait. Dont acte. Mais tout ça, nous dit-on, n’est que quête d’amour…
 
L'action ne doit jamais cesser
L’amour est, avec l’action, le moteur de super Nico. Chez lui, l’action vaut tout. Elle remplace l’acte qui, lui, suppose un avant et un après, une réflexion sur les conséquences, une portée symbolique. L’action, c’est juste le mouvement. Je pense à un truc, je le dis, je le fais. Je réfléchis après. Pour Sarkozy, l’action ne doit pas cesser, ou l’amour ne doit pas cesser, sinon, c’est la destruction. Alors, puisque les Français ne l’aiment plus, Nicolas agit. Et c’est là que son inconscient parle. « Qui parle ? Ça parle », comme dirait l’autre.
Exemple : je vois dans mon agenda que je dois aller au dîner du Crif ce soir. Je me dis qu’il faut trouver quelque chose à dire (action). Puis, je sais pas, l’inspiration sans doute, je dégote ce truc d’enfant de la Shoah. Action encore. Eh bien non : l’enfant de la Shoah, c’est mon inconscient qui me l’a dicté. C’est le petit enfant souffrant en moi qui parle.
Très bien. Mais alors qui, en Nicolas Sarkozy, s’exprime quand il décide de toiletter la loi de 1905, quand il laisse sa directrice de cabinet expliquer que la Scientologie, ce n’est guère plus menaçant qu’un club de bridge ? L’adolescent qui se masturbait en s’imaginant jouer le rôle de Tom Cruise dans Top gun ?

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22 octobre 2017

Histoire de France - Sarkozy, ébauche de psychanalyse

GSM

Note de zalandeau : Ci-dessous une ébauche d’analyse comportementale de Sarkozy, Roy des Francs et surtout des €uros.
 
Libération. 7décembre 2007
 
«Le souci de Sarkozy c'est de toujours vouloir faire la preuve de son existence»
 
Pour Jean-Pierre Winter, psychanalyste, le sentiment d'agitation perpétuelle que donne le chef de l'Etat naît de ce qu'il est constamment dans le «vouloir être», au détriment de la pensée.
Jean-Pierre Winter, psychanalyste, de formation philosophique, est notamment l'auteur de « Les hommes politiques sur le divan » (Calmann-Lévy, 1995) répondait aux questions de Libération.
 
Comment peut-on interpréter l'hyperactivité de Nicolas Sarkozy sur le plan psychanalytique?
 
C'est drôle parce que le mot hyperactivité est très à la mode chez les enfants. Donc c'est un peu comme si vous me demandiez s'il faut donner de la Ritaline à Sarkozy. Je ne suis pas psychiatre, je ne sais pas. Le terme est un peu réducteur, parce qu'il contient déjà une réponse. Ce qui m'interroge chez Sarkozy, c'est la différence entre l'acte et l'agir. Tout se passe comme s'il y avait une espèce de confusion entre les deux. Faire un acte politique, c'est une chose, agir en est une autre. Un acte, c'est par exemple ce qu'a fait De Gaulle avec l'appel du 18 juin. Un acte s'inscrit durablement, tient compte de plein de paramètres pas immédiatement lisibles par tout le monde, ce n'est pas juste un mouvement d'humeur. Dans le cas de l'appel de De Gaulle, il a mesuré les forces en présence, c'est un savant calcul de stratège.
 
Nicolas Sarkozy, par opposition, serait plutôt dans l'agir?
 
Quand on lit le livre de Yasmina Reza (L'aube le soir ou la nuit, récit-portrait du candidat Sarkozy, ndlr), on voit bien qu'il y a chez Sarkozy une profonde défiance à l'égard de la pensée. Dès lors qu'il s'agit d'élaborer la position qui est la sienne, il se fie plus à son intelligence intuitive qu'à une élaboration de ce qu'il est en train de dire, s'en remettant pour cela à des gens comme Guaino (Conseiller spécial du chef de l'État) ou Kouchner (ministre des Affaires étrangères). Quand on le voit s'agiter, du verbe agir cette fois, comme il le fait depuis six mois, on se demande à quel moment il pense à ce qu'il fait, à quel moment il élabore. Il y a une fuite dans l'acte.
Alors c''est vrai qu'il s'entoure, par le biais des commissions, de gens qui se donnent le temps de penser. Mais en même temps il ne leur donne pas le temps de penser puisque les délais sont très court, totalement inhabituels sous la Ve République. C'est ce qui donne ce sentiment d'agitation, c'est qu'on a l'impression qu'il «squeeze» le temps.
 
Tout cela est-il calculé, ou relève-t-il parfois de mouvements d'humeur?
 
Sur le plan politicien, je ne doute pas que ce soit calculé. Il s'est engagé à faire des réformes, il sait que le temps lui est compté, sa crédibilité est en jeu. Sur le plan politique, au sens noble du mot, je ne pense pas que ce soit calculé suffisamment. Sur les effets par exemple de ses réformes menées tous azimuts, dont chacune efface la précédente.
 
Nicolas Sarkozy a l'habitude de tutoyer, et dit «je» à tout bout de champ. Comment faut-il l'interpréter?
 
Il n'y a pas besoin d'être psychanalyste pour constater qu'il personnalise complètement l'action gouvernementale, qu'il se substitue à tout le monde, qu'il fait preuve d'une certaine ubiquité. On peut prendre les choses soit du côté d'une espèce d'hyper-narcissisme, mais ça serait un peu de la psychologie sans grand intérêt, soit il pense qu'il y a besoin d'un chef. Et ce qu'il faut alors interroger c'est l'idée qu'il se fait d'un chef. Or, dans une démocratie, un chef c'est d'abord quelqu'un qui a une grande capacité à déléguer. Et là il y a effectivement un problème. S'il était dans un système tyrannique, finalement il serait très à l'aise... Mais il est bridé par le système dans lequel on est.
Sur le plan psychanalytique, on peut se référer à Paul Valéry, qui n'était pourtant pas psychanalyste mais qui disait: «De temps en temps je pense, de temps en temps je suis». Quand on pense, on n'est pas dans l'être et quand on est dans l'être, on n'est pas en train de penser. Chez Sarkozy, le sentiment qu'il donne est de vouloir être toujours dans l'être. De vouloir toujours faire la preuve de son existence. Tout le temps.
 
A-t-il toujours été comme ça, «dans l'être», ou est-ce depuis son accession au ministère de l'Intérieur puis à l'Élysée?
 
Je pense qu'il a toujours été comme ça, et c'est pourquoi il est si fascinant pour beaucoup de gens, et notamment pour les intellectuels, qui eux ne sont au contraire que dans la pensée. Donc quand Sarkozy, avec sa politique d'ouverture, leur offre l'occasion d'être dans l'action, ils se précipitent, comme toujours dans l'histoire depuis Platon, et plus récemment Heidegger. Les deux seuls qui ont résisté à ça, d'une manière assez courageuse il faut dire, ce sont BHL et Finkielkraut. Sans exprimer d'antipathie profonde, ils ont su rester à la place qui est la leur.

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19 octobre 2017

Mémoires et radotages (142) – La politique des « Premiers de cordée » de Macron

GSM

Ecrit le 18 octobre 2017.
 
L’interview qu’a donnée Macron dimanche 15 octobre sur TF1, m’a fait chier.
 
-D’une part, parce qu’il décalait ainsi le film que je voulais regarder sur cette chaîne.
-D’autre part, parce que, bien que très bon parleur (Je crois qu’il bat ses deux prédécesseurs pour la qualité d’un discours hypnotique propre à endormir, satisfaits, nombre de pigeons qui se laissent bercer par l’abondance d’une parole elliptique n’apportant rien).
J’ai noté qu’il n’avait jamais cru en la théorie du « ruissellement » et qu’il avait manifestement préparé une autre métaphore « les premiers de cordée », mais tout au long de l’interview sur le sujet des gens fortunés, il a bel et bien développé les arguments propres au concept du « ruissellement » ! Dont acte !
 
Un petit point de comparaison sur les actes de Macron et ce que j'aurais souhaité personnellement…
 
-Macron a fortement diminué l’ISF et va se reporter sur les contribuables (classe moyenne et premiers de cordée) par la CSG augmentée, pour récupérer les recettes ainsi perdues. Je souhaitais que l’ISF soit entièrement supprimé, parce que taxer le patrimoine est injuste selon moi, mais en revanche, qu’il soit compensé d’une augmentation du taux marginal de l’impôt sur les revenus des riches, à due concurrence des recettes fiscales ainsi perdues, parce que je pense que ce taux marginal est trop faible actuellement (45%). Les premiers de cordées seront largement gagnants avec seulement 1,7% des revenus, de plus à payer… D’ailleurs, on voit bien que les classes moyennes sont actuellement bien trop imposées (cochons de payeurs, qui pour la plupart, ne savent pas comment faire de l’évaporation fiscale). Ce dispositif d'imposition à 4 tranches remonte à Sarkozy et n’est pas imputable à Macron !...
 
-Macron va diminuer les charges sociales retenues sur le salaire brut et les faire payer à l’ensemble des contribuables (sauf les miséreux) sous la forme d’une flat-tax : L’augmentation de la CSG ! On voit donc, que cette augmentation de CSG sert à deux choses : payer des charges sociales et remplacer les recettes d’ISF). Bien sûr, les grandes fortunes y seront assujettis (mais sauront bien contourner le fisc), par contre les classes moyennes (qui vont de pauvres à supérieures) seront encore les dindons de la farce !
Je souhaitais une baisse des charges salariales patronales compensée par une TVA sociale, tout ceci se retrouvant dans les prix de vente destinés aux consommateurs. C'est-à-dire, encore une fois, au lieu de faire payer les catégories concernées, en ce cas les consommateurs, sous une forme moins choquante et propice à redynamiser nos productions, il préfère s’en prendre aux contribuables… A ce rythme, je pense que les contribuables des classes moyennes paieront bientôt les salaires des riches, des miséreux et des salariés…
 
-La suppression de la taxe d’habitation pour 80% des foyers, qui va ne se faire que progressivement, va créer avec l’application immédiate de l’augmentation de la CSG, un problème de diminution temporaire du pouvoir d’achat, notamment chez les retraités.
Les diminutions de recettes des collectivités locales engendrées, vont faire prendre à ces dernières des mesures d’économies drastiques. Bien souvent cela aura des conséquences sur les foyers qui se verront payer pour des prestations jadis subventionnées et verront immanquablement leur pouvoir d’achat amputé ! 
 
Je vois mal l’évolution du PIB dans notre pays… S’il diminue et c’est à priori ce qui va se passer, adieu veaux, vaches, cochons, couvées, concernant la reprise de la croissance ainsi que les objectifs gouvernementaux de diminution de la dette, qui seront concrètement, fortement minimisés… 
 
Quant aux mesures visant à sortir de l’état d’urgence par la loi « antiterroriste », bien sûr elle comporte des bonnes choses, mais il faut bien dire qu’elle affadit considérablement les moyens juridiques de coincer les terroristes et leur laisse toute latitude en résidence surveillée, ce qui me fait très fortement penser que Macron est plutôt du genre conservateur du terrorisme, comme moyen de gouverner…
 
Le président aime-t-il vraiment les Français ? Cela dépend desquels on parle ! Mais à coup sûr, il aime les « premiers de cordée » !

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17 octobre 2017

Ma chronique - 18 juin 2010 : Quel 18 juin ?

GSM

Ecrit le 18 juin 2010 (Sous le règne de Sarko premier) :

 

Aujourd’hui, un tapage est fait sur la commémoration de l’appel du Général de Gaulle il y a 70 ans pile ! Evidemment notre président (qui a déjà montré à plusieurs reprises, depuis le début de son mandat, son dédain pour son illustre prédécesseur qu’il exècre d’autant plus que celui-ci était populaire, grand, intègre et soucieux des Français), en profite largement pour essayer d’être, le temps d’une journée, le chantre d’un Gaullisme dont il est pourtant l’exact inverse et opposé…

 
Ceci n’échappe pas à certains anciens combattants, qui insistent sur le pouvoir de dire NON que représentait le grand homme, et sur les leçons à tirer dans la conjoncture actuelle, où la résistance n’est pas assez virulente et où les jeunes n’exaltent pas les valeurs de refus que leurs ancêtres ont déployées dans la lutte contre l’envahisseur.
 
Car la situation actuelle, c’est un président qui collabore avec les nantis, le grand capital et la finance pour asservir le peuple Français auquel il sert un discours de compassion affecté… A cet égard notre Sarko national serait plutôt à comparer à Pétain, pour avoir livré la France au pillage de ses amis du Fouquet’s…
 
Alors, l’esprit du 18 juin va-t-il être compris par les Français dans son vrai sens, sans qu’ils soient abusés par la mise en scène racoleuse qui leur est servie ?
 
Saura-t-on dire NON au muselage de la presse ? Saura-t-on dire non, à l’abandon des soins médicaux pour les plus faibles ? A la diminution des retraites ? Au chômage de masse ? A la diminution de l’accès à l’éducation ? A la diminution des droits des justiciables les plus démunis ? A la politique ultra libérale qui privilégie les capitaux internationaux au détriment du travail en France ?
 
J’ai peur que la comparaison du 18 juin 2010 pour les Français, ne soit à faire qu’avec un certain 18 juin 1815 (Waterloo)… C'est-à-dire le sentiment d’une grande défaite, à laquelle notre souverain s’est appliqué à donner corps comme Domenech a su le faire pour notre équipe nationale…
 
Quand aura-t-on un 18 Juin de la résistance, de l’espoir et de la reconquête d’un avenir possible pour nos enfants ? Pour bientôt, je l’espère…
 
Jeunes de France, sortez votre nez de vos consoles de jeux ! La situation n’est pas définitivement noire ! Il ne faut pas croire les oiseaux de mauvais augure qui vous font gober que tout est inéluctable, afin de servir leurs seuls intérêts… vous pouvez inverser la situation !...
 
Jeunes, ne caillassez pas les autobus, les pompiers, les ambulances, les médecins de nuit… 
Votre énergie est à mettre en œuvre contre un pouvoir exécutif qui veut vous enfermer dans le désespoir et la résignation… Votre énergie doit soutenir ceux qui pensent que le peuple Français doit passer avant toute considération d’intérêts privés, dans l’édification d’un projet de vie commune…
 
NDLA : Rajouté le 26 novembre 2016 (sous le règne de "Moi je", fallot personnage). On peut le dire : Le 20 novembre 2016 a été notre 18 juin 40... Mais ce n'est pas encore, loin de là, notre 8 mai 45...
Et surtout, j'ai bien peur, telles que se présentent les choses, que le 7 mai 2017 soit notre10 mai 40... Le combat n'est pas fini ! L'ennemi djihadiste est à l'intérieur... Saura-t-on le neutraliser ?
 
NDLA : Retour vers octobre 2017. Nuit et brouillard. Hélas, j'avais bien raison... Le 7 mai 2017 a bien été notre 10 mai 1940, une grande défaite pour la France et une grande victoire pour les collabos et pour l'invasion ennemie... Est-ce qu'un jour une résistance se lèvera et nous libérera de nos deux ennemis intérieurs ?

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05 octobre 2017

Mémoires et radotages (139) – Macron, l’ISF et les pauvres

GSMEcrit le 03 ocyobre 2017

Jean Nouailhac avait écrit un excellent article en avril 2016, expliquant qu’à force de ponctionner les riches par l’ISF, ceux-ci finiraient par bouder la France :

L'explosion annoncée des exilés fiscaux (Le Point)

En fait ma position qui semble la même que Nouailhac puisque je suis pour la suppression de l’ISF, est quelque peu différente. Je pense que cette façon de ponctionner un patrimoine est totalement injuste.
 
Comme je l’expliquais, entre autres choses, le 21 avril 2016 : …

Mémoires et radotages (41) – Panama-leaks, exilés fiscaux, impôts à la source…

… Il faudrait supprimer l’ISF et le remplacer par une augmentation de l’imposition des revenus concernant les plus riches des Français. Assis sur les revenus, l’impôt est plus équitable que sur un patrimoine qui a déjà subi la ponction du fisc lors de sa constitution au fil des années. Il est injuste d’imposer plusieurs fois les mêmes revenus. En corollaire, l'impôt sur les revenus acquis en France devrait être payé en France et non dans un pays de résidence étranger, afin de supprimer les "optimisations fiscales".
 
Certes, il y a bien d’autres injustices qui touchent l’ensemble des Français, comme par exemple cette CSG non déductible : Le contribuable paie un impôt sur un revenu (la CSG) qu’il ne perçoit pas et il acquitte par conséquent un impôt sur un impôt !
 
Alors quand le Macron est arrivé, tel Zorro, certains auraient pu penser qu’il allait redresser les torts causés aux uns et aux autres par ses prédécesseurs.
Prenant les retraités comme boucs émissaires nantis, opposables aux jeunes bien démunis, on pouvait se dire qu’il allait prendre aux premiers et donner aux seconds ! Ah ça pour prendre aux retraités il ne se gêne pas, mais c’est pour compenser la baisse d’ISF pour les riches ! Les sommes correspondent…
 
Cherchez l’erreur. Que subitement Macron soit surnommé le président des riches, n’est qu’une officialisation de ce qu’est Macron au plus profond de lui-même. On vous l’avait bien dit !
 
De même, il veut supprimer la taxe d’habitation pour 80% des Français : Je veux bien !
Mais en supprimant une recette essentielle des collectivités locales, comment ces dernières vont-elles s’en sortir ? Qui va payer l’addition ? Ces fameux riches ? Certainement pas !
Le peuple payera d’une façon comme d’une autre : Nouvel impôt ou bien moins de budget scolaire, moins d’entretien des immeubles, des chaussées, des infrastructures, moins d’aide sociale, etc…
 
Pauvres et moins pauvres : Vous allez cracher du sang !
 
Revenant sur cette loi travail qui nous est imposée avec des conséquences parfois désastreuses sur la vie des salariés, on pouvait se dire qu’il y avait une contrepartie à venir concernant la prise en mains par l’état lui-même de l’assurance chômage que le candidat Macron promettait d’étendre mêmes aux démissionnaires… J’avais à l’époque déclaré que le coût en serait astronomique et donc l’idée irréalisable…
Nous apprenons qu’au lieu des 1,44 milliards que devait coûter cette promesse électorale, elle coûterait en fait entre 8 et 14 milliards la première année !!! Bravo l’estimation électorale ! Soi disant nous avions affaire à un super Enarque champion de l’économie !
 
Donc, le garde-fou qui compensait la facilitation de licenciement est en train de tomber à l’eau…
Il est nul en calcul ou menteur et manipulateur, le président ? C’est vous qui voyez !
 
Salarié, tu es fichu ! Dis merci à monsieur le président des riches !

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03 octobre 2017

Mémoires et radotages (138) – Macron et la belle-doche

GSM

Cela s’est passé le 29 septembre 2017

 

Ma femme emmène sa mère voir le médecin suite à des analyses pour traitement éventuel…

 

Le médecin en profite pour faire passer un petit examen sur le fonctionnement du cerveau de la belle-doche…

-Nous sommes en quel mois ?

-Heuuu… Septembre ou Octobre, j’sais pas bien !

-OK ! Nous sommes en quelle année ?

-… Mille neuf… cent soixante dix sept !

-Hummm ! Quel est le nom du président actuel ?

-François… François…

- Vos êtes sûre ?

-Ah, non, c’est vrai ! Maintenant, c’est l’autre con !

 

MACRON : Même les gâteux le détestent !

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02 octobre 2017

Mémoires et radotages (13) – Politiciens inutiles

GSMEcrit le 29 octobre 2015

Les enfants… C’est une sacrée responsabilité que nous prenons quand nous les mettons sur terre… Il y a des fois, de plus en plus souvent d’ailleurs, où je me dis que je n’aurais jamais du faire cela. Si j’avais pu savoir à cette époque que la vie en France en 2015 serait une vie de merde avec un avenir de merde pour mes gosses, je crois sincèrement que je me serais abstenu d’en faire.
 
C’est pourtant de la responsabilité de nos élus, ce qui se passe actuellement. Mais qui a voté pour ou contre eux ? Qui les a fait venir au pouvoir alors que leurs projets n’étaient pas de défendre la Patrie en danger ? C’est bien nous… et c’est bien moi, même en votant blanc, même en rejetant ce système, même en votant contestataire, puisque ne comptent que les votes concernant les deux partis frères machiavéliques, ceux-là mêmes qui nous ont menés dans cet abime, dans cette guerre que nous perdons chaque jour au dépends de l’avenir de notre jeunesse…
 
Si ces politiciens infâmes, menteurs, lâches, veules ne se sentent pas responsables de cette décadence, moi je m’en sens responsable. Je ne m’exonère pas d’avoir fait les mauvais choix, même si je ne pouvais légitimement pas savoir que ces enculés seraient autant des enculés… Mais cependant, ce sont eux qui ont droit à ma haine, parce que les escrocs c'est eux, alors que nous ne sommes que les victimes…
 
Je ne tombe plus dans le panneau de ces commisérations, commémorations, apitoiements sur-joués de Hollande, de ses comparses de droite ou de gauche, se déplaçant pour le moindre mort, à seule fin de tenter de faire remonter leur cote…
 
Ils n’ont qu’une façon, une seule… de remonter dans mon estime, c’est de défendre l’ensemble des Français, contre l’avidité de certains Français, et contre la rapacité du système libéral mondialiste… Mais là, il n’y a plus personne « C’est comme ça… On n’y peut rien… C’est pas nous, c’est l’Europe… C’est pas nous c’est le monde », etc, etc, etc…
 
Et alors, pourquoi donc vote-t-on pour des gens qui n’ont aucun pouvoir ? Pourquoi élisons-nous des gens inutiles ? Simplement pour leur donner des rentes à vie ? Simplement pour qu’ils se votent à eux-mêmes tous les privilèges dont ils ont envie ? Simplement pour leur donner les clés de la caisse, dans laquelle ils puisent bien largement, pour eux-mêmes et pour leurs complices ?
 
Quand va-t-on enfin prendre conscience… une conscience individuelle et collective… que nous sommes revenus dans une organisation féodale de la société ?
 
Quand va-t-on enfin comprendre que plus nous nous laisserons faire, plus cet asservissement prendra le pas sur notre vie et nous rabaissera davantage dans les limbes de l’inhumanité ?
 
Peut-on enfin nous unir pour nous opposer à cette volonté perverse des seigneurs actuels ?
A-t-on encore cette capacité de colère et de révolte ? Pouvons-nous retrouver cette volonté de construire notre avenir, fut-ce au prix d’une révocation forcée de tous ces bons à rien, qui ne savent pas servir les citoyens de leur pays ?
 
Le mécontentement grandit. Il faut reconstruire un pacte social honnête, sinon, la démocratie (qui n’en est plus une) risque de s’effondrer, faute de légitimité.
 
Cela pourrait nous mener aux pires extrémités… Mais finalement, ne sommes-nous pas tentés par les pires extrémités quand petit à petit nous n’avons plus rien à perdre ?

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22 septembre 2017

Mémoires et radotages (134) – Le départ de Philippot

GSM

Écrit le jeudi 21 septembre 2017.

 
La victoire de Macron, on le voit bien depuis son élection, a eu un impact sur les oppositions morcelées qui ont été vaincues, parce que divisées, aux présidentielles ainsi qu’aux législatives. Le parti socialiste a carrément explosé en vol, on est en train de rechercher les morceaux. Le front de gauche éclate dans une lutte de domination entre communistes et Mélenchonistes. La droite décontenancée par la défaite en rase campagne de Fillon est décomposée et se cherche un leader pour reconstruire sur les ruines. Pour finir, le FN, vient de trouver un fusible et le fait sauter, pour sanctionner sa défaite de mai et juin dernier : Florian Philippot.
 
De fait, Marine le Pen, se défausse sur Philippot pour tenter de se sauver elle-même. Après tout c’est quand même elle qui l’avait choisi comme numéro 2. De plus, la catastrophe du débat de l’entre deux tours, c’est quand même elle qui en est la coupable à 100%. Je suis à peu près certain, qu’à sa place, Philippot se serait beaucoup mieux sorti de cette joute oratoire avec Macron.
 
Philippot est surtout responsable d’avoir gardé trop longtemps dans la campagne, le concept de ‘sortie de l’euro’. Si je suis convaincu qu’il faille sortir de l’euro, ce n’est pas pour cela que l’on doive en parler. Je l’avais dit : Il ne faut pas en parler, mais il faudra le faire le moment venu. Ce trop-plein de vérité a desservi le ralliement d’une frange d’électorat. Après tout, Macron n’a-t-il pas menti en promettant des choses qu’il ne fera pas ? Pourquoi ne pourrait-on pas aussi mentir en ne parlant pas des choses qu'on fera !
 
Ce que le FN n’admet pas c’est sa défaite. Il lui faut des coupables, des purges, des exclusions… Ce qui est dommage, c’est simplement l’énorme différence de score entre Macron et Marine, dont je viens d’expliquer les raisons. Mais en vérité, il était impossible que le FN gagne ces élections, pour la bonne et simple raison que ce parti n’avait pas su rallier des appuis politiques, ni su nouer des alliances.
 
Le FN, avec le départ de Philippot, perd aujourd’hui ses arguments sociaux et économiques et va perdre les électeurs qui allaient avec. Le front se retrouve dès demain avec la seule ligne politique : Identité nationale, immigration, sécurité, la même qu’à ses débuts, gardant seulement son électorat du début et perdant tout le bénéfice populaire qu’il avait engrangé depuis les dernières années. De plus le "vieux" (Jean-Marie le Pen), va reprendre de l'influence, de son influence néfaste et nauséabonde, teintée de jeux de mots drôles bien que déplacés. Même avec sa maitrise absolue de la conjugaison au subjonctif, sa présence va bien évidemment favoriser le départ des sympathisants !
 
J’avoue que la ligne Philippot me plait assez ainsi que celle de Dupont-Aignan. De plus, le personnage médiatique Philippot a bien plus de charisme que celui de Dupont-Aignan. Je suis persuadé que certains électeurs aimeraient un pacte entre ces deux hommes politiques. La question est : Un Gaullo-Chevènementiste peut-il faire alliance avec un Gaulliste ?
Leurs caractères peuvent-ils s’accorder ? Une rivalité peut-elle faire capoter cette coalition que personnellement je souhaiterais ? C’est bien possible. L’avenir le dira.
 
En tous cas, Philippot à créé son mouvement ‘Les Patriotes’. Il n’a pas d’appui, pas de financement… Chacun sait que l’argent est le nerf de la guerre… Macron le sait bien, lui que les banques ont soutenu…
 
Le problème à mon sens, c'est que Mélenchon risque de récupérer les voix des électeurs déçus par le durcissement imminent de la ligne du FN. Hélas, le front de gauche serait une véritable passoire immigrative et un non-sens économique, ce qui n'en fait pas à mes yeux, LE parti du dernier recours !
 
Je dis « bon vent » à Philippot, n’en déplaise à Marine le Pen, en souhaitant qu’il ne finisse pas comme Bruno Mégret dans l’anonymat définitif.

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11 septembre 2017

Mémoires et radotages (130) – Macron le dogmatique libéral hors-sol

GSMNota : Il est aujourd'hui l'anniversaire d'une catastrophe terroriste, qui a eu lieu il y a 16ans. Nous n'en avons que trop parlé. Je préfère aborder une catastrophe libérale qui vient de commencer dans notre pays depuis quatre mois et dont les conséquences seront terribles...

Macron est un personnage complexe. Cependant, il n’est jamais qu’un exemplaire comme les autres, que l’on peut comparer aux autres, bien que son organisation doctrinaire soit quelque peu différente…
Intelligent, il sait utiliser l’opinion publique, puisque c’est grâce au rejet consensuel par une majorité des Français de la gauche et de la droite, toutes deux considérées comme équivalentes et nuisibles, qu’il a eu l’idée très simple de se prétendre « NI de droite, NI de gauche »… Peu de gens ont perçu le fait qu’il était en réalité « de droite ET de gauche » ! Cela change tout !
 
Il se réclame de l’école de Francfort ; ce courant de pensée qui initialement a démarré dans le Marxisme absolu, pour aboutir au libéralisme pur et dur ! Cela peut paraître surprenant, mais c’est un cheminement très courant dans la caste dirigeante ! Autant pour les socialistes qui depuis longtemps ont abandonné la pratique Marxiste, que pour la droite qui du Capitalisme au libéralisme n'a eu qu'un petit pas à franchir.
 
Coluche l’avait exprimé mieux que je ne saurais le faire « Le communisme c’est l’exploitation de l’homme par l’homme, le capitalisme c’est le contraire »… Bien des gens ont pris ce résumé pour une boutade… En fait elle décrit une réalité bien plus profonde et très grave pour l’évolution de la société… Ces deux concepts apparemment opposés que sont collectivisme et individualisme, ont beaucoup plus de ressemblances qu’il n’y parait.
Bien des dirigeant et notables politiques ont suivi ce processus d’évolution mentale dans le même sens… C’est ce qui explique l’abondance de libéraux et d’ultra-libéraux dans la caste socialo-communiste, alors qu’à priori, cela n’aurait pas du se produire… Leur but c’est d’asservir l’homme pour le bien de la société… Quels hommes ? Pour quelle partie de la société ? Tout le problème est là ! L'intérêt général semble avoir disparu au profit d'intérêts de classe !
 
Macron est de ce courant-là. Il fait partie de ces intellectuels qui à travers leur formation cherchent à conceptualiser au point que leur intelligence en est déformée (leur formation les déforme)… Au lieu d’un cerveau bien fait, ils ont un cerveau bien plein. Montaigne le leur aurait dit « Mieux vaut une tête bien faite qu’une tête bien pleine ».
Conceptualiser, c’est un processus qui consiste à assembler des idées pour en faire un ensemble… Mais dans ce développement, rien ne garantit que le résultat soit ‘bon’. Qu’est-ce qui est bon, qu’est-ce qui est mauvais et pour qui ? Bon nombre d'intellectuels finissent par perdre la notion totale du 'bien' et du 'mal', trop préoccupés à construire, fut-ce, léger détail, sur des sables mouvants ! La conceptualisation est totalement subjective. La façon de manier des éléments objectifs peut enfanter des monstres subjectifs utopiques de la pensée… Les formations à travers l’enseignement qu’ils ont reçu (toujours les mêmes ENA, grandes écoles), doublées d'appartenance aux loges maçonniques ou autres 'think-tanks' en guise de maîtres à penser, de ces gens qui veulent nous diriger et n'ont fréquenté que les milieux libéraux de la grande finance (creuset non représentaif de la France profonde), leur ont finalement fait intégrer des éléments dont ils font une doctrine, au point d’en être devenus les adeptes inconditionnels, comme dans une secte et de les rendre inaptes à les remettre en cause. Conceptualiser est en quelque sorte le contraire du pragmatisme, c’est une attitude coupée du réel si on ne prend pas soin de se remettre en cause et de remettre en cause les idées reçues !
 
Au-delà de cet homme doctrinaire, il y a l’homme qui a appris les techniques de domination. Il les a très bien intégrées et les emploie fort habilement. Fort d’un discours à double sens, il sait invectiver telle ou telle partie de la population, une profession, une catégorie sociale, en s’appuyant sur le reste de l’électorat, afin d’enfoncer les clous, un par un. Ce procédé Poujadiste, Macron le partage avec un certain Nicolas Sarkozy, qui procédait avec le même populisme, les mêmes stigmatisations et les mêmes anathèmes !
 
Parfois, on découvre, qu’au-delà de cette technique bien rôdée de manipulation, la pensée Macronienne est totalement naïve et complètement irréaliste.
J’en veux pour exemple la déclaration qu’il fit récemment pour contre-attaquer sur la fameuse baisse de 5€/mois des APL dont on lui fait grand reproche… Il prétend demander aux propriétaires de baisser leurs loyer de la même somme, au motif absolument non démontré que c’est l’inflation des APL qui a motivé la hausses des loyers !
 
Je gage qu’aucun propriétaire (hormis une loi contraignante) ne baissera les loyers sur le simple désir exprimé d’un président totalement hors-sol, alors que les charges, impôts, règlements à respecter, protections excessives des locataires, dégradations des appartements et nombreux impayés n’ont jamais été si forts envers les propriétaires et que les droits de ces derniers n'ont jamais été aussi faibles !
 
C’est dans ces occasions-là, que l’on peut entrevoir ce que je cherche à faire comprendre : Le président est dans un dogmatisme totalement coupé du réel, ce qui n’est pas bon pour l’avenir d’une grande partie du peuple Français : Ceux qui ne font pas partie du Gratin ! C'est-à-dire nous, le peuple !

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