06 juillet 2017

Mémoires de mon père (1)

GSM

(transcription de K7 audio)
Votre Maman elle m’a dit que je devrais enregistrer… un p’tit moment de ma vie, lorsque j’étais enfant… Là, ça va être un peu long et un peu triste, hein ! J’vais le faire pour lui faire plaisir… Elle le fera écouter à ses enfants, si elle veut, mais pas en ma présence parce que franchement, je… j’n’aime pas beaucoup remuer toutes ces choses qui étaient plus tristes que gaies…
 

1938 01bis

Voilà ! Quand je suis… j’ai du être né à Lang-Son, à la frontière de Chine… Et ma mère avant de mourir, quand elle était à l’hôpital, m’a fait emmener moi et mon frère qui avait deux ans de plus que moi… mon frère Jean, à l’orphelinat d’Hanoï, par mon frère ainé Léon…
 
Parce qu’il y avait aussi François… mais enfin… Et… quand elle est morte, je pense que c’est mon frère François, qui l’a enterrée… Bon !
 
Et il est venu un moment où… A un moment donné, il a fallu partir en France, vu qu’on avait plus de parents ni de famille là-bas… Et j’étais très-très jeune. Je ne me souviens plus de l’âge que j’avais, mais… je me disais « Tiens, on nous met dans un train, avec d’autres enfants de l’orphelinat » et moi, j’ai compris de suite… que je quittais la… le pays où j’étais né et que j’m’en allais en France, dans ce si beau pays, mais qui n’était pas le mien… Et que je quittais… mon frère Léon et mon frère François…
 
J’m’en allais avec mon frère Jean… et tous les deux on était seuls dans l’train, accompagnés bien sûr par quelqu’un, mais on était tellement nombreux, on était peut être une trentaine. Et il y avait des… Il y avait des gosses qui étaient accompagnés par leur mère et nous, tous les deux on était blottis… sur une banquette… Et je me rappelle qu’on pleurait, surtout moi !
 
Enfin, on est arrivés à Haïphong… On nous a embarqués dans le train, dans le bateau, pardon ! On a monté la coupée, j’me souviens… Il y avait le monsieur qui nous accompagnait… l’accompagnateur. Et sur le pont avec lui, je ne voulais pas lui lâcher la main, parce que je ne voulais pas quitter… Je ne voulais pas m’en aller ! Et il l’a bien vu !
Mais, j’me suis endormi sur le pont…
 
Et le lendemain quand je me suis réveillé, on était au large, en mer. Il y avait plus d’accompagnateur, il y avait plus rien. Et c’est là que j’ai compris que… Pour moi, j’étais perdu, quoi !
 
J’me souviens, vous voyez, des choses qui sont très tristes, qu’on se rappelle, plus facilement que les bonnes choses. Parce que les bonnes choses, il y en avait pas encore eu dans ma vie ! Alors je pouvais me rappeler que des… des souvenirs qui m’ont vraiment frappés ! Enfin…
 
Arrivé à Marseille, forcément, la traversée avait été très très dure, parce que dans l’océan Indien j’étais malade, malade, malade, pendant toute la traversée. Peut-être une semaine, je ne sais plus.
Enfin, on à mis vingt et un, vingt-deux jours pour arriver à Marseille Et à Marseille on m’a embarqué pour aller à Coutances, mais ils ont gardé mon frère Jean… pendant six mois pour l’acclima… l’acclim… l’acclimater ? Pour qu’il se… Parce que le climat ne lui convenait pas, quoi ! Et moi, j’ai bien supporté. Donc ils m’ont… Ils m’ont emmené à Coutances… A l’hospice.
 
Puis de là, je suis parti en nourrice. C’est une nommée madame Nicole… Une très mauvaise nourrice ! Au début on était trois : Moi et les deux frères XXXXX (Giquel ? Le son est mauvais). Et, comme je disais à Maman, tous les jours, je sais pas non plus encore l’âge que j’avais, puisque j’parlais ni Français, ni rien du tout… Et… le Français je l’ai appris à mes dépends, hein ! Parce que vous allez voir comment que c’était qu’elle me maltraitait, moi principalement, parce que je ne pouvais pas me défendre, je savais pas parler Français, je connaissais rien du tout. Tandis que les autres : Il y en avait un qui parlait Français, de Giquel, le frère ainé. Alors…
 
Mais on était tellement mal nourris. Moi, je me souviens, j’étais tellement maigre. Elle me donnait pas… pas à manger ni rien du tout.

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05 juillet 2017

Mémoires et radotages (114) – L’actualité perso ou officielle ?

GSM

L’actualité… C’est quoi ? Il y a l’actualité extérieure, l’officielle… et puis aussi l’actualité personnelle… Laquelle nous concerne le plus ? L’une et l’autre nous importent et surtout celle qui est personnelle, forcément… 
 
Macron invite Trump.
Et alors ? C'est normal ! Et je ne comprends absolument pas que plus de la moitié des Français villipendent cette annonce... On ne peut me soupçonner d'être Macroniste, mais sur ce coup-là, je ferais comme lui... Et d'ailleurs, il aurait été bien d'inviter également Poutine ! C'est de la vraie diplomatie, pas du léchage de fion, dont je parle !
 
Vu Brhice Lalhonde sur LCP le 30 juin.
Quel bon comédien ! On aurait dit qu'il était un être humain, chaleureux... alors qu'en fait :
http://zalandeau1.canalblog.com/archives/2017/06/16/35390433.html
 
J'ai zappé pour ne pas vomir...
 
Helmut Kohl est claboté.
Ma foi, c’était un pote à Mitterrand, donc forcément les amis de mes ennemis… Je me contenterai de n’en rien dire, hormis cette blague entendue aux ‘grosses têtes’ sur RTL :
 
« Savez-vous pourquoi Helmut Kohl ne faisait pas caca dans des cabinets ? »
Tic, ta, tic, tac… Langue au chat ?
« C’est parce que Kohl chie que dans les prés, fleurissent, fleurissent, Colchiques dans les prés : c'est la fin de l'été… »… Ouais… bon… Il y en a des pires…
 
Il y en a des pires, surtout lorsque Bigard est invité dans l’émission… Début juin il en a balancé une… franchement c’est l’histoire la plus dégueulasse et de plus mauvais gout que j’ai jamais entendue… Mais comme je suis Gaulois… Je ne résiste pas à la raconter… mais en tout petit…
 
> Le mari rentre de bonne heure et il dit à sa femme : "Chérie, je vais te bouffer la chatte !"
> - Mais j'peux pas ! Je suis en intempéries et en ce moment c'est les chutes du Niagara.
> - T'inquiète, je suis fils de charcutier, c'est pas ça qui va m'arrêter. J’vais te bouffer la chatte !
> - Mais...
> - Y'a pas de mais!
>
> il la déculotte et il lui bouffe la chatte...
> Quand soudain, on sonne... Il sort de la chambre et va ouvrir. C'est un pote à lui...
> - Bonjour ! Mais qu'est-ce que tu t'es fait à la bouche ? T'es tout rouge !
> - Ben... Je courrais dans la maison et j'me suis mangé l'angle de la porte des chiottes !
> - Ah bon ? Ben alors emporté par ton élan, t'as du tomber la tête dans la cuvette des chiottes !
> - Pourquoi ?
> - Ben... t'as de la merde sur le menton !
 
Ben oui... j'ai osé...
 
Simone Veil est canée.
Je précise que je ne parle pas de la Simone Veil, philosophe Française juive agnostique qui s’était rapprochée de la religion catholique, pour laquelle elle vouait une véritable passion, qui a travaillé comme journaliste pour la ‘France Libre’ à Londres et qui est clamsée en 1943 dans un sanatorium de Hashford et dont je parlerai peut-être un jour… Non, non ! Je veux parler de l’autre…
 
Je parlerai de notre Simone Veil, née Jacob… Je ne raconterai pas l’ensemble de sa vie, ce n’est pas mon propos il y a assez d’écrits à consulter sur Internet à ce sujet…
En 1974, j’étais en plein boulot en déplacement… J’écoutais la radio en voiture à défaut de pouvoir regarder la télé, dans les hôtels miteux où je séjournais… J’ai été très impressionné par le combat de cette femme, ministre, qui avait réussi à faire passer cette loi sur l’IVG…
 
Et je me souviens de ces insultes grossières proférées dans l’hémicycle par des députés soi disant ‘élites de la France’… C’est là que j’ai réalisé, combien ces élus de la république pouvaient souvent être infâmes, écœurants et très peu respectables ! Que moi je dise des gros mots devant un zinc de bistrot, j’ai le droit, mais pas des gens qui se prétendent nos représentants !
 
Simone Veil est probablement la seule femme en politique  pour qui j’ai eu un profond respect… Et c’est pourquoi sa mort m’afflige et que je m’incline devant cette personne estimable… 
 
La non-qualité des verrous Chinois.
-J’avais un verrou d’origine fabriqué en France, par une boite Française, DCP… DCP n’existe plus et n’a laissé aucune trace sur internet. Or donc, fin 2014, ce verrou rend subitement l’âme après des décennies de bons et loyaux services…
-J’achète et je pose un verrou neuf le 29 novembre 2014… à 19,60€… Il n’a aucune marque hormis ‘Made in China’ gravée à l’intérieur… Il casse le 29 mars 2015 après 4 mois de service !!!
-Le 30 mars2015, je rachète pour 30,90€ un nouveau verrou de la marque réputée ‘THIRARD’, soi-disant made in France… Il tombe en panne le 29 juin 2017, soit une durée de vie de 2 ans… (En passant constatons la constance étrange des ‘29’ du mois)…
En enlevant l’étiquette made in France à l’intérieur, j’ai constaté qu’il n’y avait aucune mention gravée habituelle attestant la fabrication hexagonale…
-Je viens de le changer pour un ‘VACHETTE’, pour l’exorbitante somme de 56,67€, dont le lieu de fabrication n’est pas indiqué (on devine très bien pourquoi)… Il fonctionne mais avec de la difficulté… Cependant il est garanti 10 ans… Si jamais il ne tenait pas dix ans… Je ferais un scandale et j’exigerai le dédommagement qui m’est dû !
 
Je pense que j’aurais du acheter un VACHETTE réellement garanti made in France par Internet, mais il m’aurait coûté 75€ et j’aurais du attendre 20 jours de délais… ce qui ne me semblait pas raisonnable…
 
Putain de siècle d’escroquerie et de vol !
 
Les résultats de mes analyses. 
Hé oui, c’est aussi de mon actualité personnelle ! Mon H1c (ou HbA1c) après être restée longtemps à 6,2 puis montée la dernière fois à 6,3 vient de descendre à 6,1… C’est chouette et je ne m’y attendais pas… J’ai d'autre part, un cholestérol de bébé… Au point où je n’ai pas assez de cholestérol HDL !!! Zut alors !
Mais alors y’a un truc que je constate d’analyse en analyse… Y’a de moins en moins de trucs dans mon sang… de moins en moins de globules rouges, de globules blancs, de plaquettes, de créatinine… Bientôt, il n’y aura peut-être que de l’eau, va savoir ?
 
Enfin, tant pis… Quand faut y aller, faut y aller ! Après tout je m’habitue, avec toutes les visites aux cimetières que j’ai faites ces derniers temps…

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04 juillet 2017

IVG

Quatorze semaines après le premier jour des dernières règles…
 
Je précise, pour éviter tout déversement de haine, que je suis pour l’IVG. J’ai vécu ce moment de l’histoire où la loi fut votée, dans une turbulence assez forte de ceux qui refusaient ce qu’ils considéraient comme une mise à mort.
 
L’esprit de cette loi était que cette interruption devait être réservée à des cas dramatiques et non à remplacer les préservatifs…
 

GSM

J’ai été dès le début d’accord sur cette intervention destinée à protéger des femmes en situation de souffrance, de désespérance et quitte à sauver une vie, il fallait sauver celle de la mère…
 
Je n’ai jamais été concerné de près par les avortements, mes compagnes n’ayant par chance jamais eu recours à des faiseuses d’anges ou autre chirurgien…
 
Et pourtant, depuis longtemps, je me dis que la loi a bon dos. Certes il fallait fixer un délai, certes il fallait marquer un chiffre, car une loi doit (ou devrait) être précise.
Mais je m’interroge quand même : Pourquoi à 14 semaines le fœtus est un être humain dont la vie est précieuse et doit être à tout prix préservée et pourquoi un jour avant, une semaine avant, un mois avant n’est-il qu’un misérable déchet juste bon à être mis à la benne ?
 
Je considère que ce n’est pas le cas et qu’il s’agit d’un être vivant à naitre. Je comprends que certains médecins refusent en conscience de le faire. Ce n’est pas parce qu’une loi dit : « Permis de tuer », qu’on doit y obéir.
 
Nous avons connu dans notre histoire une période où le génocide d’une catégorie de la population était légal et pourtant était-ce moral ?
 
Je ne veux en aucune façon cautionner les associations anti-avortement, véritables extrémistes sans jugeote.
 
Simplement, je crois qu’aussi bien que la femme enceinte, le praticien est concerné. Il doit choisir de faire ce « travail » en considérant femme et fœtus et décider si en conscience il accepte de le faire.
La femme enceinte a le droit de choisir dans les limites imposées.
De même le praticien a le droit de choisir de pratiquer ou de ne pas pratiquer l'intervention.
 
Je sais que je n’aimerais pas du tout être devant de tels choix…

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03 juillet 2017

Concevoir est une lourde responsabilité

GSM

Faire des enfants, rien n’est plus facile. Élever des enfants, c'est la chose la plus difficile.
Si l’on savait combien notre responsabilité est engagée, lorsque nous nous mêlons de faire des enfants, nous y regarderions à deux fois, avant de commettre un acte aussi lourd de conséquences.
 
Il faut bien comprendre que l’on fait un enfant pour lui-même et non pour nous-mêmes.
Et même si nous profitons de la joie que procure un petit enfant, il faut penser à son avenir et à ses chances se survie dans un milieu complètement hostile.
 
L’évolution et l’avenir d’un enfant dépend de son caractère personnel qu’il se forgera en grandissant, mais aussi de son environnement éducatif et affectif.
Il suffirait donc de donner le bon exemple, d’enseigner le bien et le mal et de prodiguer beaucoup d’amour à nos chérubins pour que leurs jours soient roses…
 
Non ! Cela n’est pas suffisant. L’héritage génétique est également un facteur prépondérant.
L’enfant reçoit la moitié de ses gênes de son père et la moitié des gênes de sa mère.
Toutes les combinaisons sont possibles. Il peut recevoir les bons gênes de l’un et les mauvais de l’autre, ou que des bons gênes, ou bien enfin, que des mauvais.
Enfin, il est possible que ces bons ou ces mauvais gênes proviennent de l’un des quatre grands parents, puisque l’enfant a au final l’ensemble des gênes  de ceux-ci.
 
On voit dés lors, la responsabilité des parents dans la conception d’un enfant. Un adulte doit-il fonder un foyer avec un compagnon ou une compagne lambda ? La réponse est clairement : Non ! Il ne devrait pas !
Il est important de choisir un conjoint en fonction de ses qualités et défauts propres et également des qualités et défauts des géniteurs de ce conjoint, afin de minimiser les risques d’un échec.
 
Exemple : Si le père est travailleur et la mère faignante, il y a autant de chances que l’enfant soit faignant ou travailleur ; à moins bien entendu que dans le vécu de l’enfant un évènement provoque un déclic orientant son caractère de manière spécifique…
 
Il y a quantité d’exemples autour de nous. Et nous voyons bien que statistiquement l’hérédité se perpétue dans le plus grand nombre de cas.
Quand il y a un « fou » dans la famille, généralement il n’y en a pas qu’un seul, mais plusieurs dans la famille proche, ascendants ou descendants.
 
On critique souvent les mariages arrangés du passé. Ils avaient pourtant comme conséquence, lorsque les choix étaient mûrement réfléchis, de perpétuer des « qualités ». Hélas, à l’époque les critères qualitatifs étaient plutôt financiers. Mais cela avait quand-même une signification : Deux fortunes additionnées avaient plus de chances de se perpétuer. Les jeunes mariés ayant plus de chances d’avoir hérité du talent financier familial…
 
Mais encore à présent, beaucoup de jeunes choisissent leur conjoint sur des critères autres que l’amour. Je vois ainsi autour de moi, une neurologue mariée avec un chirurgien, un chef d’atelier de l’industrie avec une chef de service de mairie, etc…
En fait ces choix sont culturels : mêmes centres d’intérêts, goûts semblables, niveau de vie, caractères plutôt accordés sur certains points. C’est bien entendu sur le caractère que les difficultés sont les plus grandes…
 
En bref, concevoir des enfants, c’est choisir son ou sa partenaire et en conséquence le coup de foudre est la pire des configurations en la matière.
 
Le roi et la bergère n’ont que peu de chances de donner un couple harmonieux et encore moins des enfants équilibrés, à moins que la belle ait toutes les qualités requises compatibles avec l’état royal de son époux (on trouve parfois une aiguille dans une botte de foin)…

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02 juillet 2017

(16) Petit amour, ciel de ma vie

GSM

Petit amour, ciel de ma vie
Je t'aime et toi, tu m'aimes aussi.
Ensemble tout est merveilleux
Près de toi je suis si heureux
J'aime à cueillir dans ton sourire
Tout ce qui manquait à ma vie
Ton amour donne en un soupir
Tout le ciel bleu de nos envies
Ton visage est comme un soleil
A présent, tes mots m'émerveillent
La querelle resserra nos liens
Et l'amour en ressort grandi
Nous vivrons d'éternels matins
Pour nous aimer avec envie

.

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01 juillet 2017

Le ciel est gris, comme un ciel de mort (8)

GSMNDLA : Ecrit en 2014 (Je pouvais encore bricoler)

J’voudrais bien perdre ne serait-ce que 10 kilos. Je pourrais remettre certains vêtements enfermés dans des malles en attendant l’hypothétique moment… où je puisse me contempler de profil dans la glace sans avoir à chaque fois un haut le cœur… Et puis c’est une question de survie… Si j’avais la santé, j’arriverais plus longtemps à protéger ma couvée… Parce que je sens que les charges de famille, c’est pour jusqu’à ma mort… Et en rêvant un peu plus, si je revenais à mes 72 kilos de 2006… Je bondissais comme un diable, je courais dans les couloirs du métro, d’une correspondance à l’autre. Je semais des jeunes qui tentaient de faire pareil…
 
Enfin, on verra, mais le bricolage, en tous cas, ça aide. Non pas seulement parce que cela fait perdre des calories, mais surtout parce que quand on bosse, on ne pense pas à aller au frigo ou dans le garde-manger…
 
Finalement je suis content pour deux raisons : Et d’une, je maigris et cela m’encourage à continuer. Le challenge, quoi. Et de deux, je travaille et cela me redonne ma dignité d’homme… Pour moi, bosser c’est être… Du genre « je travaille, donc je suis »…
Le coté négatif, c’est que les matériaux sont à des prix terrifiants… 2 litres de barbouille 54,90€ ! Les grandes enseignes s’en foutent plein les fouilles ! Et rien de Français ! Donc je paye pour avoir le droit de me sentir un homme... Avant on me payait pour ça...
Heureusement que pour la clôture j’avais des profilés et du fil de tension qui me restaient (des retours de chantiers de mon ancienne boite, un chantier fait en 91-92 environ)… Comme quoi il ne faut pas tout jeter…
 
Et puis, la rehausse de la clôture… C’est pour ne plus voir la sale gueule de ce faux-cul de voisin, ni des autres, non plus (qui matent mais qui détournent la tête pour ne pas dire bonjour) !... Je me dis " Mais, est-ce qu’en vieillissant je ne changerais pas, ou bien alors est-ce que cela vient des autres ? "... Les nouveaux voisins de l’autre coté, sont des jeunes ! Au début, ni bonjour, ni au revoir, ni diable, ni merde ! En plus ils ne se gênaient pas pour gêner, comme tous les nouveaux d’ailleurs sans exception ! Maintenant à force de leur dire bonjour, ils ont fini par le faire aussi, mais il a fallu quand même deux ans ! Et maintenant ils gênent un peu moins avec leurs véhicules (sauf tous les autres nouveaux, qui continuent allègrement).
Il faut bien constater qu'avec la voisine du bas, une petite vieille, on s’est toujours entendu, même du temps où elle n’était pas encore vieille ! Et l’autre mec un peu plus loin : 95 ans, une gentillesse et une mémoire phénoménale, sa femme atteinte d’Alzheimer… Lui, cancer de la peau, il se casse une patte, sa fille arrive. Elle envoie ses parents dans un mouroir ! Encore un voisin de moins avec qui avoir des relations de bons voisinage. Il en reste un dernier avec qui on se serre la pince en se croisant aux boites aux lettres… C’est le dernier !
Ils avaient tous en commun, les relations de bon voisinage, leur voitures rentrées dans leur garage, ne pas gêner, s’entre-aider, de fréquenter parfois…
 
Les nouveaux, c’est plutôt : les voitures dans la rue (c’est fatigant de rentrer sa voiture) et chacun se range de son coté (même pas l’intelligence d’un stationnement alterné). Parfois on ne peut même pas passer… Fréquemment je rêve d’avoir un Humvee de l’armée américaine et de descendre toute la rue… Même avec une largeur insuffisante... je passerais quand même... et s’il reste quelqu’un dans sa caisse, ça ferait de la sardine en boîte. Hé, hé, hé !...
 
Alors, je ne me trompe pas, c’est surtout les générations qui ont changé. Les nouveaux autres ne sont plus les mêmes autres qu’avant…

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30 juin 2017

Je me souviens matins

GSM

Je me souviens matins, aux aurores de fées, elle me disait « Ami, soutiens mon cœur qui ploie ». Je la soulevais hors de l’âcre désarroi et son cœur si ému me remerciait, je crois.

Mais le fil est ténu, que la mémoire broie. Lors, mon bras n’a plus de force, seule sa présence était source d’une plaisante vie. Je crie dans le vide glacial de mon cœur « Où es-tu, fidèle amie, existes-tu encore ? ». Ton cœur où est-t-il, en as-tu un d'abord ? Mais nul écho dans la chambre de deuil, où mon cœur glacé attend bientôt la mort.

Dans le tunnel obscur, nulle étoile ne luit. Le sang qui sèche, invisible aux ténèbres, emmène mon cœur de père et sentiment d’ami, aux portes de l’enfer, aux démons de l’oubli.

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29 juin 2017

Matteï… et la RC4, la route de la mort

GSM

Le Capitaine Matteï commandant la 4ème compagnie du 3ème REI, a laissé son nom en 1950 dans l’histoire, pour avoir prévenu sa hiérarchie du dispositif Vietminh entre Cao-Bang et Langson, qu’il connaissait dans ses moindres détails, grâce à son réseau d’informateurs…
Son nom est d’autant plus connu, par l’absence de prise en compte de ces informations, par le Colonel Constans trop occupé à ses réceptions et qui n’y accorda pas la moindre attention.
Ainsi, la hiérarchie, complètement obtuse, enverra plusieurs convois de secours par la R.C.4. Ils seront exterminés par un ennemi en embuscade, disposant de 30 bataillons, parfaitement renseigné sur nos mouvements par des fuites au niveau du ministère à Paris...
La prise en compte des informations du capitaine Matteï, aurait pu épargner la vie de plusieurs milliers d’hommes de nos corps d’élites…
 
C’est certainement pour cela, que le nom de ce Capitaine fut choisi pour le commando Français qui opéra en avril 2008, dans les territoires hostiles des tribus fédérées au Nord-Ouest du Pakistan, dans la plus grande autonomie, avec discrétion et efficacité, montrant ainsi l’exemple à nos alliés Américains…

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28 juin 2017

(15) Le cœur à vif

GSM

Le cœur à vif, le cœur hagard,
J'aurais voulu te dire je t'aime,
Oui, mais ça, je ne pouvais plus.
J'aurais voulu de la tendresse,
Mais il fallait la mériter.
 
Nous nous sommes rencontrés. Hasard ?
Prémédité ? Et quand bien même ?
Là où nous nous étions connus.
Le cœur battant, le cœur tristesse,
Sur ton épaule ma main posée.
 
Nous avons pleuré,
Tous deux enlacés.
Je t'ai imploré,
Tu m'as pardonné.
 
Alors, comme il se faisait tard,
J'ai ressorti tous mes vieux thèmes.
Je ne recommencerai plus,
Car je t'aime et n'aurai de cesse
De continuer à t'adorer.
 
Mon amour, mon amour, sans fard,
Pour toujours, pour la vie, je t'aime.
Même si "toujours" n'existe plus.
Vivons la vie, cette inconnue.
L'éternité n'est pas humaine.
Soyons heureux, jusqu'à ce soir.
 
Dans ma main, tu as glissé...
 
Ta clé !

.

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(14) Le monstre sans cœur

GSM

Le monstre sans cœur
Connaît le bonheur
Créant le malheur
Dans les autres cœurs
Le cœur sans amour
Détruit tout autour
Puis cherche à séduire
Pour pouvoir détruire
L'amour de soi-même
Se mire au miroir
Et se dit je t'aime
Dans le désespoir

.

 

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