27 décembre 2016

L’amitié n’est pas tout pour devenir un homme

GSM

Expliqué à mon Nono en 2007...
 
Tu sais qu’un homme doit avoirs des valeurs dans la vie.
Toi, tu as des valeurs. Par exemple l’amitié. C’est très bien de placer l’amitié très haut dans tes valeurs, avec tout ce que ce la comporte : La fidélité en amitié, l’entraide, l’union ; la solidarité. C’est très bien.
 
Mais cependant, tu sais qu’il y a amitié et amitié. Il y a une graduation dans l’amitié. Il ne faut pas confondre vague connaissance, voisin, collègue, copain et ami.
 
De plus untel que tu penses être ton ami, peut n’éprouver que de la sympathie pour toi, ou peut faire semblant d’être ton ami. Ce sentiment d’amitié peut donc ne pas être réciproque. Il y a des faux amis.
 
Le gros problème, en amitié, c’est « est-ce que l’amitié justifie tout ? ». Souvent un ami te demande de l’aide. Tu l’aides, c’est bien. Mais si ce que tu es appelé à faire pour l’aider ne rentre pas dans tes valeurs, dois-tu l’aider ? Si tu es amené à participer à quelque chose d’illégal, dois-tu l’aider ?
Dans la vie, il y a d’autres valeurs que l’amitié. Le respect de toi-même et de ta conscience est la première des valeurs. Et c’est au nom de ce respect de toi-même que tu aides ton ami. Mais si une de tes valeurs est l’honnêteté, tu ne dois pas renoncer à cette valeur au nom de la fidélité à un soi-disant ami.
Un vrai ami, te demanderait-il de faire quelque chose d’illégal ou de malhonnête ?
L’amitié doit-elle primer sur ta morale ? Non, bien évidemment.
 
L’amitié s’arrête à la limite de tes valeurs. Il ne faut pas hésiter à dire « Non, je ne le ferais pas, c’est malhonnête, je ne serais pas ton complice ». Et si l’amitié cesse et bien tant pis. Est-ce un ami perdu quand on considère qu’il a voulu te pervertir et abuser de tes valeurs ? Non !
 
Tu vois, les vrais amis, sont ceux qui partagent les mêmes valeurs que toi. Il t’appartient donc de les sélectionner et de ne pas retenir ceux qui ne sont pas sur le même chemin que toi.
La vie, ce n’est pas que l’amitié, c’est la dignité, l’honneur, le respect de toi-même.
C’est aussi une force de caractère. On ne doit pas céder à des actes que l’on réprouve, par la seule force des sentiments. C’est cela être un homme.
 
L’amitié vient juste après, mais elle ne doit pas se substituer à ce que tu es ni à ce que tu penses. Être un homme, c’est faire des choix, ce n’est pas se laisser entraîner. C’est parfois difficile de faire des choix. Mais c’est le prix pour garder ta conscience pour toi-même. D’ailleurs il n’y a pas que l’amitié qui soit susceptible d’influencer les gens. Doit-t-on obéir à un ordre malsain, suivre une tendance, se laisser influencer ? Non ! C’est une leçon à apprendre de la vie.
 
Beaucoup de gens se sont laissés entraîner par amitié, ou par faiblesse.
Combien de délits n’auraient pas été commis si les gens avaient écouté leur conscience plutôt que leur amitié ?
 
Les trois quart des prisons sont peuplés de gens qui n’ont pas su prendre leurs responsabilités : Être un homme !

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26 décembre 2016

Un étrange paradoxe personnel

GSM

A la suite d'un précédent article ("la dénonciation"), je constate toujours s'agissant de ma propre personne, un très étrange paradoxe.
 
Je dis que j'ai dénoncé (entre autres), dans le cas de danger pour ma propre personne...
 
C'est vrai ! Mais pour autant, il m'est arrivé de passer outre le danger pour ma propre personne, pour aider quelqu'un accusé injustement, sachant concrètement les conséquences néfastes que cela entrainerait pour moi (J'ai été licencié).
Jamais je n'ai hésité à aller défendre une personne accusée injustement, lorsque javais la preuve et ou la connaissance de la vérité. Heureusement je n'ai pas été licencié à chaque fois que j'ai agi, je dirais, "comme un homme".
Cela a été vrai également concernant le risque vital, que j'ai pris pour porter secours à autrui.
 
Donc je n'ai jamais protégé ma personne à tout prix.
 
Je me suis protégé des malfaisants, mais j'ai pris des risques pour des victimes.
 
Je crois que cette double réflexion, définit ma "morale", mon "code de l'honneur" personnel. C'est très démodé... Tant pis, je ne recommencerai plus.

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25 décembre 2016

Mémoires et radotages (83) – Joyeux Noël mon bon Kiki

GSM

Tu sais, j’aurais tant aimé emmener tes petits frères pour aller te voir, parce que je suis si heureux quand vous êtes ensemble (et j’aime tant vous voir ensemble… Tu es un tel papa-poule pour Toto et Nono)… Malgré le fait que votre tit’man ne vienne plus nulle part, à cause de la charge de votre mémère… Mais cette année trop de choses arrivent : les pannes à répétition de la voiture de ta mère. J’ai explosé le budget réparation cette année…
Et puis il y a cette série d’éléments à prendre en compte : Ta mère avec son omoplate fracturée et son orthèse, qui doit aller s’occuper de sa mère et des chats de merde. Le rendez-vous pour la voiture pour la nouvelle panne, le rendez-vous à prendre pour la radio de ta mère, la radio à faire si ça tombe la semaine entre Noël et le jour de l’an…
 
Et par-dessus tout, toute cette série d’événements et d’accident fâcheux provoquent chez moi une panique… Et j’ai peur d’en rajouter en allant te voir : Et si la voiture tombe en panne ? Et si J’ai un accident avec des petits frères ?
 
Alors je regrette de ne pas venir te voir (et tes frères aussi)… J’espère que tout ira mieux dans quelque temps et qu’on pourra recommencer à venir te voir, mon Kiki !
 
Je te souhaite de passer un joyeux Noël ! Toto est là. Ta mère, Toto et Nono ont préparé une raclette le 24 au soir…
 
J’espère que tu viendras en Janvier…
 
Je t’aime. On t’aime tous !
 
Papa

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24 décembre 2016

La course aux courses de Pâques (ou Noël)...

GSM

Mais cela aurait pu être la course pour les courses de Noël ou bien du jour de l'an. C'est à peu près pareil...
C'était il y a quelques années. C'était l'bon temps... Parce que maintenant si je fais ce que je faisais à l'époque... Je me prendrais une de ces ratatouillée... C'que c'est qu'd'être vieux, grrrrrr !!!
 
Ses ondes malveillantes m’enveloppent. Je sens sa hargne, même quand elle se tait. Ses yeux se chargent à sa place de distiller cette animosité autour de moi…
Bon, je vais faire les courses, ses ondes ne me poursuivront pas si loin…
………………..
Hop, je vire avec mon caddie le premier dans la porte tambour et passe de justesse avant l’autre..., T’as pas couru assez vite, mon con !…
Paf ! J’adore percuter le portillon devant l’accueil, avant que la cellule photoélectrique ne le fasse ouvrir !
……………….
Oh, la la ! L’allée centrale, les œufs de Pâques… C’est le bordel… Je passe de l’autre coté. Là c’est des peluches je peux stationner.
Ah merde ! Déjà un bras qui m’entoure pour aller dans les peluches… Bon j’me pousse… Quelle grande dinde, des peluches à son âge ? Ah mais c’était que pour regarder ?…
………………..
Bon , là c’est désert, pas un chat… C’est quoi ? Des jeux à la con… Tsunami ?… Sodomie ?... Sans lunettes, j’vois rien !… Ah ! Suduku… Non ! Sudoku… Voilà c’est ça…
« Pardon ! »… Fais chier, bon j’me pousse, encore quelqu’un qui… Putain elle a rien pris et s’est barrée… On dirait que ce qui les attire, c’est de me faire bouger d’où je suis, par curiosité de voir ce qu’il y a derrière moi… Pfffff…
………………..
Bon me v’là derrière un semi-remorque ! Et pas de klaxon ! Elle se croit seule elle bloque toute l’allée ! Y’a plein de monde derrière… Et va-y ! Pas un pas plus vite que l’autre !… Ah les bonnes femmes ! Elles sont bâties pour faire des embouteillages… Elle a une croupe ! Elle prend toute l’allée !… Et ça zigzague… Bon j’attends un zig…
Voilà ! Post combustion !… Vroum !… Je double pendant qu’elle est à droite. Attention elle déboîte à gauche… Tant pis je l’accroche, non, c’était moins une ! Je force le passage et je lui fais une queue de poisson avec mon caddie… Non mais…
Maintenant c’est les autres qui râlent… Chacun pour soi… J’ai du pot, y’a personne devant, forcément… avec le 35 tonnes qui bloque tout…
………………..
Qu’est-ce que c’est que ce trou du cul ? Il plante son chariot en plein milieu du carrefour des deux allées et s’en va… J’vais t’en foutre.. J’accélère, et je percute violemment son chariot, dans un grand bruit de ferraille !… Je jubile et je me plante à l’endroit du choc… Il arrive l’air courroucé…
« Ca va pas non ? »
« T’as qu’à garer ton chariot d’merde, ducon ! Et si tu veux mon poing dans ta gueule c’est quand tu veux !»…
Il est con ? Il se barre sans rien dire et va relever son chariot dont le contenu est éparpillé au sol !… Bon c’est pas le tout ça, je roule !…
Mais y’a rien à faire, il ne pipe pas mot… Quelle lopette ! J’aime pas les sans-gênes (et sans-couilles par-dessus le marché) !
………………..
Qu’est-ce que c’est que ce rayon pain ? C’est la guerre ? Faut des tickets de rationnements ? Y’en aura pour tout le monde, les morfals !... Et la mémé, là !… E’ sait même pas si c’est du pain ou le pénis d’un âne… Mets-le dans ta bouche pendant que tu y es !... Bon enfin un pain et une baguette ! Salut les cons, continuez vos tripatouillages dégueulasses !
Y’en a y touchent le pain avec des mains pleines de merde quand y sortent des chiottes !… Qu'est-ce qu'y sont dégueulbiffe ces petzouilles !
………………..
Ah ! Qu’est-ce qu'y faut pas faire pour bouffer 
Note de Zalandeau : Je n'étais pas un tout petit peu violent à l'époque, des fois ?

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23 décembre 2016

Si ému et si honteux… (Noël 2012)

GSM

Les autres années, c'est nous qui offrions des cadeaux à nos enfants pour Noël...
Mais cette fois-ci nous étions à sec...
 
Cette année, c'est mon Toto qui a offert des cadeaux à tout le monde (A ses frères et à nous)...
 
Je savais depuis longtemps que sous sa carapace se cachait un cœur en or massif. Je savais sa générosité et sa tendresse...
 
D'autre part, mon kiki nous a préparé un excellent repas pour ce réveillon de Noël. Il a acheté de sa poche, alors qu'il est au RSA...
 
Nono nous a mis un DVD rigolo... On a passé une excellente soirée, si heureux d'être entourés de nos trois enfants...
 
Cependant, je ne peux empêcher l'émotion qui m'étreint... Tant d'amour de la part de nos enfants !
De plus, j'ai un peu honte de n'avoir plus les moyens de leur offrir des cadeaux. J'ai juste donné un peu d'argent au petit dernier, parce qu'il est le seul sans ressource...
 
J'ai un peu honte de n'être plus un super Papa...
 
PUTAIN DE RETRAITE DE MERDE !!!

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22 décembre 2016

Les enfants qu'on tue

GSM

zalandeau, le vendredi 11 septembre 2009
 
Je suis fou de mes fils ! Oui, fou, je crois ! Je suis devant eux comme un gamin devant une vitrine de jouets avant Noël !
Quand je pense à eux, une vague de tendresse et de joie m'envahit...
Je les admire, je suis tellement fier d’eux, j'ai envie de les embrasser, mais je me retiens, car je sais que je les emmerde !
Oh, je sais qu'ils ont des défauts, mais ils sont tellement tendres, tellement... Tout !
 
Que de souvenirs ! Que d'inquiétudes ils m'ont donné, lorsque parfois ils ont frôlé la mort ! Jamais je n’ai eu de si grande peur que pour ces petits bouts d'choux, même quand j’étais au cœur des fusillades les plus nourries...
 
Perdre la vie n'est rien... Mais perdre la vie de ses enfants serait la pire des choses... Et je sais que certains l'ont vécu, hélas...
 
Quelle chose terrible doit être ce genre de disparition !...
Je ne sais si je saurais survivre à cela...
 
Mais l'actualité, nous montre... Comment les appeler ?...
Des monstres, oui ! des monstres qui tuent des enfants, qui tuent les enfants des autres, qui tuent leur propre enfant... Je frémis d'horreur, de dégoût et de haine, envers ces pervers... Notre démocratie les condamne légèrement, les considérant comme des malades... La perversité n'est pas une maladie ! C'est ce qui est le plus noir au fond de l'humain !
 
Je considère alors que ces monstres devraient être éradiqués, éliminés à jamais !
 
Oui je sais je vais m'attirer les foudres des mollassons qui sont « contre » la peine de mort ! A ceux-là je dis : Vous pouvez passer votre chemin ! Vous ne me convaincrez pas ! Alors, abstenez-vous de tout commentaire du haut de la tour d'ivoire de vos principes pseudo-humanistes ! Vous pouvez garder pour vous votre prosélytisme angélico-naïf !
 
Les enfants sont ce que nous faisons de mieux ! Couvrons-les d'amour, ils ne sont pas faits pour être assassinés...

Marina, petite enfant charmante
  Victime de l'indicible
  Toi si innocente
  Que je n'ai pu protéger
Que personne n'a su protéger
Comme tant d'autres enfants
Tués par la cruauté des humains

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21 décembre 2016

Marc,

GSM

Ce 3 août 2015, tu n’étais plus là, mais tu étais là pourtant, dans l'église d'Ambazac. Ton absence se ressentait et ta présence était partout.
Comment expliquer ce qui est étrange avec ce que l’on sait du langage ?
 
Que le monde rationnel était filiforme et superficiel. Les mots inutiles et sans saveur ne servaient qu’à échapper au monde du sensible que ta présence faisait flotter dans l’air.
 
Tu étais bien là, nous voyant nous débattre avec ce dilemme de totale incompréhension. L’abstraction absorbait tout cartésianisme, toute normalité habituelle, les rendant marginaux, abscons.
 
Dans ce monde irréel, la réalité n’avait plus cours. Tout un chacun tentait vainement de planter ses pieds sur le sol, de bouger, de parler, de se prouver son existence, de se maintenir dans ce monde du soi-disant « vrai », refusant de se laisser absorber par ce drôle de sentiment éprouvé.
 
Il fallait à tout prix que nous fussions dans l’excès d’un rire, ou d’une pensée que l’on croyait concrète. Et pourtant tu étais là, il suffisait de ressentir les choses, plutôt que de les fuir…
 
Que nous ayons reçu ou non reçu ton message, ne changerait pas la face de la terre. Bien sûr que nous nous reverrons, tu l’as fait comprendre. Toi-même en aurait rigolé une semaine avant, préoccupé que tu étais par les gens que tu aimes.
 
Ces mots écrits que j’ai crus imbéciles, d’où venaient-ils ? Ils sont sages, ils venaient de toi !
 
En fait, c’est vrai, c’est si limpide : Il ne s’agissait que d’un au revoir et non pas d’un adieu…
 
A bientôt.

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20 décembre 2016

Mémoires et radotages (82) – La gouvernance mondiale (suite)

GSM

J’ai écrit le texte « vers une gouvernance mondiale » il y a trois ans pile ! Bien sur, j’y expliquais la pertinence d’une gouvernance mondiale… Mais comme tout concept émanant de penseurs qui théorisent, sans lien avec la réalité, je dois dire que, si je trouve séduisante l’idée, avec mon expérience pratique et un réalisme certain, je sais qu’il y aurait très loin de la coupe aux lèvres… Ceci dit, je n’avais fait à l’époque que d’expliquer une notion, généreuse, mais terriblement onirique…
 
Si le concept est porteur de progrès, la réalité, si cela se produisait, serait toute autre ! En effet, qui dit gouvernance, c'est-à-dire pouvoir, attirerait immanquablement des gens ayant des buts totalement opposés à la nature humaniste et désintéressée du projet…
Je n’en veux pour preuve que cette union européenne, dont de plus de gens s’accordent à dire que les euro technocrates qui la régissent ont trahi les objectifs généraux initiaux ! Et cela depuis le début… En transformant une Europe qui devait réunir ses compétences avec les régulations nécessaires que cela imposait, en une Europe soumise à toutes les concurrences même déloyales, favorisant uniquement le capital et la spéculation, le monde de paix que devait constituer cet ensemble unique, s’effondre entraînant colère, misère et peut-être haine de l’autre, parce que l’autre est imposé, sans devoir, mais seulement avec des droits volés…
Et comment cela est-il arrivé ? Tout simplement en laissant, je dirais même en permettant, en favorisant, la prise en main de cette « gouvernance européenne » par des gens qui servaient les intérêts du grand capital…
 
Pour en revenir à la gouvernance mondiale… il en serait exactement de même ! Le résultat serait l’exact opposé du but recherché…
 
Pour toute institution, le problème est exactement le même : Dans quelles mains donne-t-on le pouvoir ? Quel moyen a le peuple de s’en prémunir ?
 
Des exemples :
La justice ! Comment peut-on laisser se prononcer des jugements aussi invraisemblablement laxistes ou bien trop répressifs, rendant ainsi l’institution injuste, donc contraire à sa destination première ?
La présidence de la république Française ! Comment peut-on donner les pleins pouvoirs, en un véritable chèque en blanc, à une personne, qui s’empresse de faire le contraire de ce qu’elle a promis à ses électeurs et cela sans aucune sanction possible, sans aucun contrôle possible…
 
Nous le voyons bien, hormis la présidence par des sages honnêtes, désintéressés, impartiaux et de plus soumis au contrôle des peuples, aucune gouvernance mondiale n’est souhaitable…

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19 décembre 2016

Vers une gouvernance mondiale

GSM

La crise financière a effacé le mythe du marché capable de tout réguler en matière d’économie et de finances. Les banques nationales et autres instances de contrôle financières internationales se sont avérées incapables de corriger les dysfonctionnements du marché.

 
Il est certain que l'économie de marché ne sera jamais capable de satisfaire les besoins des habitants de la planète. Sans règles et sans contrôles, le capitalisme libéral n’est qu’un process qui crée de plus en plus de richesse, qu’il concentre entre peu d’individus ce qui conduira la planète à la barbarie et au chaos. Une redistribution des biens apparaît donc impérative, mais l’actuelle non-détermination politique et citoyenne ne pourra pas édicter de nouvelles règles.
 
Une notion nouvelle apparaît : « les biens publics »…
 
Stiglitz, le plus humain des économistes selon moi, considère que « certains biens publics mondiaux devraient être produits et fournis aux populations ».
 
D’autre part, nous constatons l’utilisation du cadre international pour trouver des solutions à des problèmes d’intérêt privé que les protagonistes tentent de résoudre à l’abri de l’opacité et du secret, ce qu’ils ne pourraient pas faire dans le cadre démocratique national.
 
Il devient donc urgent qu’une gouvernance mondiale se mette en place, afin de réguler les flux internationaux, financiers, économiques, écologiques, etc...
Le monde doit avoir des règles comme les nations.
Des mécanismes de redistribution doivent être créés.
Les « biens publics » (air, eau, alimentation, énergies non renouvelables, etc…), doivent être gérés planétairement et indépendamment des lobbies.
 
De plus en plus d’économistes sont d’accord sur le fait, qu’une telle gouvernance mondiale ne remettrait pas en cause le capitalisme, mais lui éviterait les excès et les dérives, qui lui nuisent à lui-même, et qui enfoncent les populations dans le marasme que nous connaissons.

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18 décembre 2016

Sarajevo

GSM

Samedi 7 avril 2012 : Trêve des bombardements. Profitant de l'accalmie, nous allons au cinéma avec ma petite femme devenue toute mignonne…
 
Dimanche 8 avril : Premier dimanche sans explosion. Ma femme respecterait-elle le repos dominical ? J’apprendrai par la suite que les convois de munitions discursives avaient du retard…
 
Lundi 9 avril : En pleine journée, le soleil fut déchiré par un déluge de feu. Le moindre prétexte était bon pour rajouter une salve, puis une autre. Des mots comme des bombes aux éclats coupants comme des lames de rasoir…
 
Mardi et mercredi : Planqué dans le sous-sol, je profitais d’une relative protection, plongé dans des activités inutiles, mais qui faisaient oublier et s’éloigner le pilonnage verbal…
 
Jeudi 12 avril : Je décidai unilatéralement d’une trêve. J’évacuai ma famille vers Nantes, chez mon ainé. Nous passâmes une journée calme, pleine de joie. J’étais heureux de voir mes trois gamins unis, enjoués et joyeux d’être ensemble.
Ma femme garde chiourme n’avait pas emporté le canon, tout allait pour le mieux.
Hélas, nous rentrâmes tôt à cause du couvre-feu. A plusieurs reprises les serbes m’extorquèrent de l’argent à chacun de leurs postes de contrôle autoroutiers…
Nous avions à peine posé le pied hors de la voiture, que la première explosion se produisit. Un simple mot avait prit la forme d’une allusion agressive. Il n’en fallait pas plus pour déclencher une nouvelle préparation d’artillerie…
 
Vendredi 13 avril : Je filais entre les bombes pour ramener de quoi manger. Le soir je me mis au lit bien avant le couvre-feu, la tête sous les couvertures, comme si je pouvais ainsi éviter la morsure des shrapnels de l’ennemie…
 
Samedi 14 avril : Dans la grisaille de l'aube, j’ai couru au sous-sol entre les gerbes de feu. J’informe le reste du monde. « De zalandeau à blog.fr. Stop. Sous feu ennemi. Stop. »
L’on me répond : « Elle vous envoie des missiles de croisière haineux ? »
 
Je réponds : Hélas, avec « Sarah je vaux » pas grand-chose…

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