10 janvier 2017

Le ciel est gris comme un ciel de mort

GSM

Le silence n’est même pas interrompu par le tic-tac de l’horloge. Il est vrai qu’elle n’a pas été remontée depuis des années. Je lui dis que les imprimantes matricielles existent encore. Elle répond bien plus tard que je lui ai dit trois choses depuis ce matin : qu’il pleut, que j’ai pu récupérer les fiches de payes et que les imprimantes matricielles existent encore. Elle s’en fout et ironiquement me le fait savoir.
 
Je me lève, je mets mon peignoir et je vais au sous-sol. J’allume les ordis et je vais voir le niveau d’eau dans le seau. Ca va encore pour aujourd’hui. Le groupe de sécurité me fait chier. Le précédent n’avait jamais craché une goutte d’eau. J’allume la radio dans le garage. C’est encore ce Julien Courbet, alerte et tonitruant.
 
C’est bien qu’hier j’ai pu télécharger l’exécutable de multiplan junior sur le site d’un expert comptable. J’ai réussi à ouvrir des fichiers payes des années 90… Il a donné le mode d’emploi pour les transformer en excel. J’en ai fait un et puis j’en ai eu marre. Donc c’est possible au cas où un ancien salarié aspirant à la retraite demanderait un duplicata.
Oui, bien sur j’ai ça sur papier, mais où ?
Pour tout ce que j’avais écrit en GWBASIC, le problème c’est l’imprimante compatible, qu’on branchait en parallèle. Pour le moment compta, traitement de texte, factures, devis, bons de commandes, émissions de chèques et traites sont dans le coaltar. J’ai bien une dernière imprimante citizen à aiguilles, mais je verrais une autre fois, peut-être.
Et si j’adaptais tous ces programmes en un seul progiciel intégré sur excel ? Pas évident. Trop de concentration.
 
Depuis le soupirail, le ciel est gris, comme un ciel de mort. Comme le 21 février 2005.
 
Il respirait la bouche ouverte. On entendait un graillonnement à chaque respiration. Le docteur avait dit que c’était l’eau dans les poumons. Et puis le mouvement de la poitrine s’était amoindri. Je ne regrette pas d’avoir été là. Un rayon de soleil chaud et lumineux nous a fait arrêter nos querelles. Que se passait-il ? Bien sur que l’on savait ce qui s’était passé. C’était fini, du moins dans ce monde.
 
Et depuis, on survit.
 
Il faut que je répare l’encadrement de la fenêtre de la salle de bains. Il faut qu’ils arrêtent de prendre des douches, ils pourrissent tout le bois. Ils n’ont qu’à se laver avec un gant. Il faut que j’en profite pour lessiver les murs et le plafond. Et puis il y a les calfeutrements de l’ancienne porte à la colle à carreaux de plâtre. Elle va encore me faire chier quand je vais déplacer tout son bordel. Est-ce que ça vaut la peine pour tant de haine qu’elle va déverser ?
 
C’est comme le couloir. Je l’avais commencé il y a… les enfants étaient petits… Je dirais une petite vingtaine d’années. J’ai tenu trois jours, sous les reproches incessants. Juste le temps de poser les moulures et les cimaises. Enfin, c’est comme ça.
Si elle était morte, je pourrais enfin faire une bonbonnière. Vieux rose camaïeux et gris…
Ça serait bien…

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09 janvier 2017

L’espoir n’est plus

GSM

Il n’est plus d’espoir au pays de Danton. Le Roi n’est plus mort, il est ressuscité. L’histoire repasse les plats de ces noirs horizons, où le pauvre et le riche, humaine condition, effacent les envies de lendemains qui chantent, pour écrire la douleur de survivre et la haine de posséder…
 
Demain n’est pas, demain n’est plus, remplacé par l’ambition et la soumission. Les mots trompeurs qui font croire aux miracles, guident des peuples naïfs vers les précipices du néant. Le flutiau des dresseurs de bestiaux, fidèle valetaille du souverain mépris, sera sacrifié dès qu’il aura servi…
 
L’humain n’est plus une société, il n’est que vile marchandise et les chantres du faux, lui chantent des louanges, pour distraire son esprit du funeste destin.
L’humain fut, il n’est plus rien. Les puissants le préparent à cette apocalypse, hourdissant un complot contre leurs vassaux. Ils n’imaginent guère, dans leur soif inextinguible, que le déluge emportera marins, capitaines et vaisseaux…
 

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08 janvier 2017

Un évènement extraordinaire

GSM

Cette nuit là nous étions à la caserne. Cette nuit là nous ne pouvions pas dormir. Alors nous discutions… Nous parlions de cet évènement extraordinaire qui allait arriver si… il n’y avait pas d’accident… Parce qu’il y en avait eu de très graves…
 
Il faisait assez chaud d’ailleurs, ce qui ne facilitait pas le sommeil… Nice, autour de nous, bruissait de son activité estivale et noctambule.
 
Il faisait nuit noire, lorsqu’un soldat nous prévint que la retransmission avait commencé en direct… Nous nous levâmes tous et dévalâmes les escaliers en criant comme des sauvages…
Puis nous entrâmes dans le mess… Nous nous assîmes dans le plus grand silence pour regarder médusés ce que nous trouvions si formidable.
 
Certes, de nos jours, nous voyons avec ces vieilles images en noir et blanc, la commémoration d’un évènement que l’on qualifie plutôt de banal et ringard…
 
Mais à cette époque, dans cette nuit du 20 au 21 juillet 1969, l’alunissage et les premiers pas d’un être humain sur la lune captaient le summum de notre admiration pour le progrès de l’humanité et notre espoir en un avenir toujours meilleur…
 
De retour dans les chambrées, après un arrosage à la bière assez intense et bien que grisés par les vapeurs alcooliques, nous eûmes cependant beaucoup de mal à nous endormir, encore excités par cet exploit exceptionnel…
 
Au petit matin, nous grimpions mollement, encore endormis, dans les GMC qui nous conduiraient au port de Nice, direction la Corse, pour effectuer notre stage de brevet parachutiste…

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07 janvier 2017

Candidature à un emploi

GSM

Chér messieur, :
Je veut postulé pour le pauste de secraitaire que j ai vue dans le journale locale. Je tappe très rappidement avec un seul doit et je fait des calcules tres bien.
Je croie que je suis util pour rèpondre au telefone, meme que je nait pas boucou dexpèriance.
Mon salère est ouvert a discucion pour que vous pouvez voire conbien vous pouvez me pailler et se que vous croiller que je m'erite.
J'aie la posibilliter de comancer imaidiatement. Merci boucou pour votre grende atention.
Cordiallemant,
Janine Vanessa Dupuis
PS : Caume mon curiculom et tres peuti, j'anexe ma fauto.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Réponse du directeur :
Chère Janine Vanessa,
La place est pour vous. Nous avons le correcteur automatique pour Word.
Vous réunissez toutes les conditions.
Vous commencez dès demain 8h00 !!

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06 janvier 2017

Cruel, impitoyable, malhonnête, rapace zélé

GSM

Je poursuis ma saga des ordures que j'ai rencontrées dans ma vie.

 

Je me suis remémoré cette nuit un de mes nombreux épisodes de vie type Zorro, à moins qu'ils ne fussent des luttes contre les moulins à vents, coiffé de mon plat à barbe, ou bien encore n'étais-je qu'un Sancho Pansa ou un Bernardo... En tous cas, un con !
 
C'était dans les années 74 ou 75... Je vais dénoncer, après tout ! Je travaillais à la SMAC (filliale SCREG à l'époque, digérée par Bouygues et puis par Colas depuis lors, mais toujours dans le carcan Bouygues). Cela se passait à l'agence de travaux de Rennes.
 
Nous avions un ne nos porteurs de seaux d'asphalte qui à cause de l'usure de gants, avait les mains et les poignets brulés en de nombreux endroits. Il ne se plaignait pas. Il réclamait des gants mais nous n'avions pas le droit d'en donner. (Nous avons découvert ses blessures au moment où il nous tendait ses gants en lambeaux. Ses mains n'étaient que des plaies aux cloques suintantes et sanguinolentes)...
Ému et aussi très honteux de n'avoir rien remarqué, je suis allé en pharmacie acheter du tulle gras et tout ce qu'il fallait pour le soigner. Ce gamin qui ne devait avoir guère plus de 16 ans était soutien de famille nombreuse. Je lui rend aujourd'hui hommage pour son courage et son abnégation..
Nous avions, un certain Guillard ou Guillemau et moi-même, (le troisième conducteur de travaux était avec nous par la pensée, mais s'abstenait prudemment d'intervenir), tenté de fléchir le Directeur d'agence, un certain CHAIRMANN, (petit homme cruel, manteau de cuir style Gestapo et mèche gominée de sinistre mémoire), au sujet des gants de protection.
 
La règle était simple : une seule paire par semaine à condition de rendre l'ancienne paire trouée. Il ne fit aucune concession à notre demande...
Or, ce CHAIRMANN avait, par soucis d'économie maximale, opté pour des gants en coton qui ne duraient même pas la journée, alors que toutes les agences de France conservaient l'usage des gants en cuir...
 
Ecoeurés, nous avons comploté. J'ai piqué la clef du magasinier après qu'il soit parti, mon complice, le conducteur de travaux, est allé faire une copie minute et nous avons fauché des fagots de gants dans le magasin de l'agence. Nous avons répété ces prélèvements autant de fois que nécessaire, après la nuit tombée, cela va de soi...
 
Inutile de dire qu'en fin de mois, lors de l'inventaire, le mago (magasinier) s'est fait souffler dans les bronches. "Ah ben moi, Dame, j'en sais rin", répondait-il, tremblotant devant ce directeur "modèle" de toute la direction générale SMAC...
 
Ce CHAIRMANN était une ordure, mais il n'était pas fou... Il a bien compris que ma réclamation pour les gants et la disparition de ces derniers étaient liés...
 
Aussi quand je fus enfin muté dans l'agence de Vitry sur Seine, j'ai du recommencer une période probatoire, car le Directeur de cette agence avait sur ma personne, autant de renseignements flatteurs (agence de Reims) que calomnieux (Agence de Rennes)... Cela a différé d'autant ma promotion...
 
Cette histoire vraie, c'est, je peux le dire, l'histoire de ma vie. Cent fois, j'ai répété ce genre d'action, écoutant cette conscience de merde plutôt que mes intérêts...
 
Comment mes enfants peuvent-ils comprendre que leur père Ingénieur, ait une retraite si minable et puisse si peu les aider ? Ils ne savent pas que j'ai fusillé ma carrière de si nombreuses fois sur de simples considérations morales...
 
Vingt employeurs sans compter l'assedic, voilà le résultat de mon attitude bornée de Robin des bois du pauvre...
 
Quant à ce Chairmann...
Je tiens à dire que tous ses actes de manager étaient aussi injustes, inéquitables, cruels. Il régnait sur son personnel par la terreur. Petit dictateur sans vergogne que la société et l'entreprise ont laissé perdurer, jusqu'à ce que...
  
Il n'a eu aucune réprimande pour sa cruauté. Par contre, il a été lourdé comme un malpropre à la suite de la chute vertigineuse de son activité "Asphalte". Pourquoi ? Il avait organisé le dumping de toutes les entreprises Bretonnes concurrentes et les donneurs d'ordres en réaction avaient opté pour des matériaux non-monopolisables.
 
C'est la course insatiable au fric qui l'a perdu.  L'immoralité vengée par l'immoralité... Pour une des rares fois !
 
N'apprend-t-on pas en maths que moins par moins égal plus ???

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05 janvier 2017

Management politique par la peur

GSM

J'ai déjà évoqué le management par la peur, parmi les systèmes actuels de management en entreprise...
 
Ce n'est pas l'objet de ce texte. Je me contenterai d’aborder l'utilisation de ce système managérial dans le monde politique...
 
C'est en montant en épingle des faits divers, que certains chefs d'états, dont le nôtre (suivez mon regard), mettent en place des nouvelles lois restrictives, profitant de l'adhésion provisoire d'un peuple sous le coup d'une émotion, privé momentanément de son libre arbitre...
 
Je suis complètement opposé à tous ces managements, qui utilisent la peur, la haine, la délation...
 
Pour avoir connu et mis en place un management participatif (en entreprise) et en avoir constaté les effets fédérateurs, pour avoir été "porté" par des salariés enthousiastes, pour avoir eu des équipes motivées et enjouées, des résultats financiers surprenants, je ne peux vraiment pas adhérer à des systèmes moyenâgeux, qui participent à la régression générale de la société...
 
Revenons à la politique…
 
En 1940, Churchill a fait appel à toutes les bonnes volontés, il a rassuré les Britannique qui se sont mobilisés autour de lui, motivés par cet esprit d'équipe et ce sentiment d'appartenir à une collectivité dans un destin commun et dont toutes les forces devaient s'unir...
 
Et ce peuple a renversé le cours de l'histoire, de la seule force de sa volonté et de son courage...
 
Nos "démocraties" actuelles et surtout celle qui est apparue en France depuis le funeste mois de Mai 2007, sont dirigées sans aucun assentiment des foules, en montant les uns contre les autres, en faisant appel aux instincts les plus vils de l'être humain : Peur, lâcheté, jalousie, haine...
 
Alors qui a ma préférence ? Le Vieux Lion de 1940, ou bien le petit roquet de 2008 ?  La réponse est évidente...
 
Que l'on n'oppose pas droite et gauche, dans ce choix de dictature. Qui oserait prétendre que Churchill fut de gauche ?
 D'ailleurs, Ségolène et Hollande ont les mêmes schémas de fonctionnement mentaux... Ils feraient les mêmes choix de managements populistes...
 
D'où vient cette propension au fascisme de nos élites politiques ? Tout simplement à leurs origines et  leur cursus.

 

Nés dans cette bourgeoisie "bobo" (Ségo, Hollande), ou bien ayant  une admiration pour le fric et un complexe d'infériorité refoulé à rattraper (Sarko), ils ont en commun, ces études et cette formation loin des gens qu'ils veulent asservir et dont ils n'ont qu'une vague idée faussée par leur éloignement du quotidien de la majorité, cette soif de pouvoir et de richesse, qui les rapproche davantage du système libéral et individualiste, que de la collectivité sociale, cette mauvaise foi, cette haine de mauvais perdant (Sarko, Ségo, Bayrou)...
 
Alors qu'il nous faudrait plutôt des personnes équilibrées et équitables...
 
Nous n'avons plus qu'à nous en remettre à une providence improbable, car je vois mal la société occidentale fomenter une révolte contre ces nouveaux seigneurs élus, mais non désirés.

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04 janvier 2017

Extrait de mon journal du 2007-04-28 - 13:06:02

GSM

28 avril 2007. Je perds la mémoire...

 
Je viens de me rendre compte depuis une semaine, que j'oublie tout. Dans ma nouvelle mission, la personne que je dois remplacer me dit à tout propos, "je vous l'ai déjà dit". Je pensais qu'elle bluffait depuis 3 semaines.
 
Or cette semaine, j'ai eu la preuve par deux fois que cette personne dit bien la vérité : Je l'avais écrit sur mon cahier.
J'ai toujours écrit les choses, mais le fait de les écrire me faisait retenir.
Mais depuis le début de la mission, pour chaque chose dont cette personne me dit : "je vous l'ai déjà dit", je ne me souviens ni des réponses, ni d'avoir même abordé le sujet. Et quand elle tente de me remémorer ce qu'elle m'a dit, je n'en ai pas le moindre souvenir...
Pareil pour l'exécution de tâches simples : J'ai mis une après midi pour remplir 15 cases sur excel.
C'est donc depuis ma reprise de travail, après mon A.T. (Arrêt de travail), que j'ai ces pertes de mémoires. Mais je ne m'en suis pas rendu compte, parce que justement j'oublie tout.
Et donc, je ne peux pas me souvenir de ce que j'ai oublié.
Il m'a fallu un effort d'intelligence et des preuves écrites, pour commencer à réaliser cet état de fait.
Je suis allé voir ma belle-nièce, qui est médecin en Neurologie à la Pitié salpêtrière et on a commencé les nouveaux examens : sang, Rendez-vous IRM, etc...
Pistes recherchées :
-    La forte tension pendant 2 semaines a t-elle endommagé mon cerveau ?
-    Les effets secondaires du Nisis (contre l'hypertension) sont mal connus, y a t-il des dégâts collatéraux ?
 
Ce qui me gênerait, serait que le client dise à mon patron "vous nous avez envoyé un débile mental, un idiot, un abruti qui ne comprend rien..."
Alors j'en ai parlé à mon supérieur, qui m'a rassuré "Ce n'est rien ça va passer". Qu'est-ce qu'il en sait le bougre ?
 
NDLA : Peu après, ma belle-nièce m'avait envoyé une ordonnance. J'étais allé à Paris faire une EEG. Le résultat est un fonctionnement anormal et très lent de la partie du lobe temporal gauche, où siègent les fonctions cognitives... il n'y a eu aucune amélioration. La thèse de l'AVC (par épanchement de sang) est la présomption la plus plausible, d'après le rapport du médecin spécialiste... Les autres examens IRM, scintigraphie et tout le toutim, permettant de visualiser des dégâts dans le cerveau étaient à venir...

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02 janvier 2017

La nuit porte conseil

GSM

La nuit porte conseil, dit-on et c’est vrai.
 
Les choses sont limpides, limpides comme elles n’ont jamais été.
La langue Française n’est pas assez détaillée. Aimer est utilisé pour tout.
Alors quand je dis à un ami : « Je t’aime », je n’ai pas envie de coucher avec lui. Il n’y a pas de verbe pour l’amitié. Faut –il lui dire « Je t’amite » ? Le verbe n’existe pas.
Mes enfants je les aime avec passion, tendresse et pourtant il ne m’est jamais venu à l’idée de pratiquer le sexe avec eux.
Dans le même ordre d’idée je dis « j’aime le camembert. », je n’ai pas pour cela envie de faire l’amour avec un camembert…
Dans l’autre sens, pourquoi avoir nommé la copulation « faire l’amour » ?
 
Autant d’ambiguïtés, de cette langue Française, que je vais lever aujourd’hui.
 
Il faut de suite donner un verbe à faire l’amour. Un nom qui ne soit pas connoté péjorativement. Par exemple « sexer ».
 
Aimer n’est pas « sexer ». En effet j’ai sexé avec des femmes, en toute jovialité, plaisir, sans acrimonie et quand nous nous revoyons, nous nous faisons la bise. Un point c’est tout.
 
Le camembert quant à lui, on ne l’aime pas, on « l’apprécie ».
 
Débarrassé des significations parasitaires nous allons enfin pouvoir parler d’aimer sans rougir et sans tabou…
 
Conjoints, parents, enfants, amis, copains, collègues… On les aime tous à des degrés différents. D’ailleurs amis et copains, qu’est-ce que ça veut dire ? Ceux qu’on aime beaucoup et ceux qu’on aime un peu ? Et alors, ceux qu’on aime moyennement comment les appelle-t-on ?
 
La seule notion de graduation est « l’effeuillage de la marguerite » : Pas du tout, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie. Il est nécessaire de rajouter moyennement, ou disons, que aimer tout court serait par défaut « moyennement »…
 
Alors, pour moi les choses sont claires. J’aime mes enfants à la folie, j’aime celle qui m’a largué sur le blog un peu, j’aime mes parents beaucoup. J’aime ma femme tout court (moyennement)…
 
Mes parents m’ont aimé à la folie, mes enfants m’aiment beaucoup, ma femme un peu et peut-être moyennement avec le temps. Quant à mon ex-amie bloguesque elle ne m’aimait qu’un peu… Pas suffisamment pour me garder, d'autant plus qu'amie bloguesque n'est ni petite amie, ni amie, ni copine; c'est rien du tout en fait, juste une connaissance, une collègue à distance. Donc, il ne faut pas avoir d'amie pour éviter tout quiproquo…
 
Maintenant, tout est clair… Les amitiés, les amours, doivent être à peu près au même niveau de réciprocité, sous peine de capoter, de sombrer…

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01 janvier 2017

Le bon ouvrier

GSM

« Pour être ouvrier, il ne faut pas avoir grand-chose dans la tête ». A chaque fois que j’entends cette phrase et dieu sait combien elle est prononcée fréquemment, cela me donne des envies de meurtre.
Un bon ouvrier, c’est un ouvrier qui fait fonctionner son cerveau constamment. Un bon ouvrier, mais cela est valable pour tous les métiers et pour tout le monde, réfléchit à ce qu’il fait. Il analyse, il organise, il fait et il contrôle. Cela lui permet de s’améliorer, c'est-à-dire d’améliorer ce qu’il fait, de moins se fatiguer, d’aller plus vite, d’améliorer la qualité du travail fourni.
Bien évidemment, il y a les deux sortes d’ouvriers : Ceux que je viens de décrire, qui travaillent avec leur tête et ceux qui pensent aux vacances, au tiercé, ou à rien, leurs mains fonctionnant sur pilote automatique…
 
Un bémol doit être émis : Il est bien entendu que certains postes de travail en usine sont tellement parcellaires et répétitifs, par exemple poser une pièce sur une machine à longueur de journée, que l’amélioration et la réflexion sous-jacente atteignent rapidement une sorte d’impasse qui contraint à ce fameux pilotage automatique…
 
Pour revenir à la colère, je me suis aperçu que la petite phrase que j’ai si souvent entendue dans ma vie était prononcée par des cons qui ne faisaient pas mieux. Au prétexte d’avoir une profession plus valorisante, ils se permettent ce genre d’assertion, alors que, j’ai pu le constater, ils ne réfléchissent pas beaucoup à leur propre façon de faire leur travail. Souvent ces cons disaient « Vous n’allez pas m’apprendre mon métier, ça fait trente ans que je fais comme ça ! ».
Je répondais imparablement « Et bien ça fait trente ans que vous faites des conneries ! ».
Pourquoi des gens qui n’ont pas grand-chose dans la tête se permettent-t-ils de rabaisser d’autres personnes qui sont plus intelligentes qu’eux ? 
 
Je ne développerai pas le sujet, mais chacun sait que l’intelligence, qui peut prendre des formes variées, n’a rien à voir avec le niveau d’études, puisque les plus pauvres en sont privés (d’études, mais pas d’intelligence). 
 
La société humaine préfère classer les gens par rangs sociaux, plutôt que par compétence et savoir faire…
 
Et en ce moment ça s’aggrave…
 
Alors... pour rétablir un peu d'équité dans cette société qui marche sur la tête... En tant qu'ancien salarié et aussi ancien patron, je tiens à souhaiter une bonne année aux ouvriers... A tous les ouvriers bien entendu, mais surtout à ceux qui ne sont ni faignants, ni tire-au-cul, ni faux-malades, ni lèche-culs, ni mouchards du patron...
Il en reste quand-même pas mal de ces gens de bonne volonté dont l'intelligence et le savoir-faire ont construit notre pays et notre prospérité...
 
Je souhaite une bonne année à tous ceux que j'ai eu l'immense chance et le grand privilège d'avoir sous mes ordres... Là, maintenant... il en reste très peu, étant donné que beaucoup étaient mes ainés et que la longévité ne fait pas partie du bagage du travailleur de chantier...
J'aurais tant aimé les revoir... mais la vie nous éparpille... nous nous entendions si bien, avec une telle confiance mutuelle !... A vous j'adresse mes meilleurs voeux !

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31 décembre 2016

J’ai reçu les vœux de la 121ème (2014)…

GSM

Début janvier 2014.
 
Dans ma boite de réception email
 
« En effet, de retour de deux courtes missions à Mayotte, j'arrète mes activités professionnelles à ce jour ! »
 
« Bonne année à tous depuis Paris, après un séjour dans les Alpes du Sud pour skier et se ressourcer »
 
« Heureux retraités toujours à cheval entre la Réunion et Argelés sur Mer, nous… »
 
« Nous concernant, ce sera une année de voyage pour rattraper le temps perdu: Vietnam, Cambodge, Italie, certainement Madagascar et peut être d'autres destinations.... »
 
« Bonne et heureuse année 2014. Signé xxxxx . Directeur du Centre National de Réception des Véhicules » (Avec logo du ministère)…
 
« Bonne annee a tous
Toujours de gros projets pour la Grande VINCI ici dans les Caraibes
Encore qqs annees de boulot et on pensera peut etre a lever le pied
Et quand on voit les nouvelles de France ...on se dit que tout compte fait on est bien sous le soleil et pres de lagons bleus. »
 
Bien, bien, bien… Après tout ça, que puis-je leur répondre ? « Nous on a mangé des plats cuisinés à 2,50 euros » ?
Ou bien « Petit coucou de notre centre Leclerc avec un caddie flambant neuf » ?
Ou alors « Petites vacances chez nous pour faire kitch » ?
 
Les autres sont plus classiques et de meilleure tenue, heureusement... Ces souhaits vantards ne sont le fait que d'une minorité... Il faut donc que je n'engueule pas ceux qui sont respectueux à cause de ceux qui sont vaniteux... Bon, ben... Je vais leur mettre ça, simplement par politesse :
« Je vous souhaite également de bonne fêtes de fin d'année et les meilleurs vœux pour 2014 ».
Et puis pas trop de vœux quand même, parce que ceux qui s'expriment ci-dessus, ils ont déjà tout et ne parlant que d’eux-mêmes, c’est pas la peine que j'en remette une couche…

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