05 avril 2018

2040, Epilogue

GSM

A Moissac, Sylvie enlace langoureusement le beau Major Autrichien. Ils sont nus, debout dans la chambre, corps contre corps. Ils viennent de faire l’amour toute la nuit.
« Heureusement que ton Mari est loin », dit l’homme.
« Il s’est mis en tête de revenir, ce con ! Comme si l’armée allait le laisser partir ! Ne t’en fais pas, on est tranquille mon amour… », répond suavement Sylvie…
 
Dans la rue principale de Moissac, trois adolescents jouent à la pétanque…
« Tu crois que le vieux va revenir ? »
« Papa ? Qu’est-ce que ça peut foutre, on n’a pas besoin de lui ! »
Le troisième surenchérit : « On s’est bien passé de lui jusqu’à présent. ! »
 
En haut de la Vallée Française, le cadavre d’un vieillard à la tenue militaire trop grande, se décompose dans l’herbe sous ce chaud soleil du 30 août 2040.
Il est mort, comme trois milliard d’êtres humains.
 
Cent millions d’Européens retranchés dans les massifs montagneux résistent vaillamment, mais sans guère d’illusions aux forces Sino-Arabo-Indonésiennes.
L’Inde ne réussit pas à forcer le blocus imposé par les forces de l’axe. Bien qu’elle résistât avec courage, dépourvue de sources d’énergie, elle succombera bientôt aux moyens matériels des forces de l’axe.
Après sa défaite dans le Pacifique, l’Amérique n’est restée maître que du seul océan Atlantique.
 
Mobilisant beaucoup de moyens pour empêcher son invasion sur ses côtes Ouest, elle pourra seulement livrer des approvisionnements à l’Angleterre, aux pays scandinaves, et aux résistants Européens, prolongeant ainsi l’agonie de ces derniers.
 
Après le début d’incursions navales de l’Axe en Atlantique, une seconde vague d’attaques nucléaires sera déclenchée par l’Amérique. Immédiatement suivie d’une forte riposte Chinoise, seuls cinq cents millions d’êtres humains survivront, dans des conditions précaires, à la fin des hostilités.
 
En 2042, les radiations nucléaires mettront un terme définitif à l’histoire de la vie humaine et à une grande partie du règne animal sur la planète bleue…

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04 avril 2018

Ma chronique – Woerth - on a envie de dégueuler deux fois plus

GSM

Ecrit le mardi 22 juin 2010 :
 
La femme de l’ancien ministre du budget et actuel ministre du travail est employée par un groupe gérant l'actif patrimonial de Liliane Bettencourt la plus grosse fortune de France afin de l’aider dans sa gestion patrimoniale (traduction : dissimuler la fortune aux yeux du fisc)…
 
Le scandale est révélé… La femme du ministre démissionne… Liliane Bettencourt rapatrie ses avoir dissimulés dans les paradis fiscaux…
 
On sait déjà que le ministre en question cumule sa fonction avec celle de trésorier de l'UMP...
 
Celà constitue un double conflit d'intérêt, pour lequel n'importe quel fonctionnaire d'état serait sanctionné, pour suspicion d’ingérence entre intérêt général et intérêt privé...
 
Faut-il que j’explique ? Quelqu’un n’a-t-il pas encore compris ?
 
Parmi les 75 % d’électeurs qui n’ont aucun intérêt dans les privilèges accordés aux nantis, quels sont ceux qui n’ont pas encore cette notion essentielle : Le pouvoir actuel ne favorise que les nantis et ne ponctionne que le peuple…
 
Faut-il rappeler l’augmentation du salaire du président par lui-même en commençant son mandat ? Le bouclier fiscal ? L’augmentation temporaire de 1% des impôts des riches (Oh quel sacrifice !) ? La diminution de la TVA des restaurants ? La suppression des charges sur les heures supplémentaires ? La casse des services sociaux ? La casse de la santé ? Les économies réalisées entièrement sur le peuple ? La diminution des retraites, plutôt que d’envisager de faire payer les revenus non-salariaux ? La permissivité totale envers ceux qui ont créé la crise ? Et l'immense traîtrise de jeter à la poubelle les résultats de notre référendum de 2005 ?... Etc…
 
Le Français moyen va-t-il enfin percevoir le fossé, que dis-je, l’abime entre les intérêts du parti actuellement au pouvoir et les intérêts de tous les travailleurs, chômeurs, étudiants, retraités…
 
Ceci dit, le règne Mitterrandien n'a pas davantage fait montre de soucis pour l'intérêt général des Français, ni d'une garnde appétence pour l'honnêteté... Gauche et droite sont achetés et à jeter par la fenêtre ! Alors est-ce que vous trouvez que nous sommes dans une démocratie, c'est-à-dire dans un pays gouverné par le peuple ?...
 
Woerth : Faute grave… Ça vaut bien la main de Thierry Henri...
Woerth : Il a un nom de dégueulis… Prédestination…

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03 avril 2018

La politesse, n’est-elle pas la noblesse du citoyen ?

GSM

« R’voir, m’sieurs-dames ! » Dis-je en quittant la caisse du supermarché. Mon épouse me reprend « Tu m’énerves de dire au revoir à des gens qui ne te répondent même pas ».
 
-Qu’est-ce que tu me reproches ? D’être l’homme le plus poli du monde ? Ou bien quoi ?
 
-Tu n’as pas à dire au revoir à des gens qui ne te répondent pas, qui se foutent de toi. Tu te mets à plat ventre devant eux ! Comme une carpette. Tu n’as pas honte de te conduire ainsi ?
 
- Non, pas du tout ! Ce n’est pas parce que les autres sont impolis que je doive l’être.
Mes parents m’ont appris la politesse et je garde fièrement cette noblesse d’esprit.
Je n’ai pas l’impression d’être une carpette. Je dois être poli, c’est un devoir de convivialité et de citoyenneté. Je ne dis pas bonjour à l’entrée, puisqu’il n’y a personne. Mais je dis au-revoir à la sortie, puisqu’il y a un petit nombre de gens que je quitte, dont la caissière.
Mais ne t’inquiète pas : Si j’avais affaire à des gens dont je savais qu’ils sont des enculés, je ne leur dirais pas au-revoir. Mais quand je ne connais pas les gens, je leur dis au-revoir.
 
-Et si tu tombais sur des cons qui t’ont nui ?
 
-Hé bien je dirais « au-revoir M’sieurs-dames, sauf à ceux-là ! » en les désignant du doigt !
 
-Je persiste à dire que tu t’abaisses devant des gens qui se foutent de ta gueule.
 
-Et moi je persiste à dire que la politesse, c’est ma noblesse, ma noblesse de citoyen, de celui qui refuse de préjuger de la non-valeur des gens. Et puis, dans ceux qui ne répondent rien, il y a des gens qui se rendent compte qu’ils sont malpolis ; et cela leur donne une leçon !
La plus grande politesse est celle que l’on dispense gratuitement. Ce qui n’est pas le cas de la plupart des caissières qui le font, contrainte et forcée par leur patron, pour des évidentes raisons commerciales et qui t’ignorent superbement si elles te croisent hors de leur service…
 
-Tu m’énerves. Je ne veux plus que tu dises au-revoir à tous ces cons !
 
-Et toi, tu m’emmerdes ! Je continuerais d’être poli. C’est ma seule fierté, c’est la seule capacité qui me reste, c’est le seul signe de respect et de bienveillance dans ce monde de brutes qui n’engendrera qu’irrespect, violence et terrorisme…
Et je continuerai à laisser ma place à une femme enceinte ou à un vieillard, etc...
 
Au revoir, M’sieurs-dames.

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02 avril 2018

La Libye, un échec Sarkozyen

GSM

Écrit le 12 juin 2011
 
L’échec de l’interventionnisme Sarkozyen en Libye ? Pourquoi en parler ? Après tout c’était prévu : Toute initiative de Nikola 1er est vouée à l’échec ! C’est maintenant un postulat ! Après Euclide, dont le principe indémontrable est à la base de la géométrie moderne, nous avons Nikola 1er, roi de la ploutocratie Française… Ce postulat Nikolaiesque pourrait s’énoncer ainsi : « Toute tentative d’action de Nikola 1er se solde par un échec »… Trois mois d'intervention, Kadhafi inatteignable, 50% du pays détruit, les troupes fidèles au dictateur toujours aussi puissantes et meurtrières...
 
Il faudrait que les Français s'interrogent sur un enchainement bizarre... Sarko invite son grand pote dictateur de Libye...  Ils se foutent la honte mutuellement à Paris... Et Ensuite, Nikola fait tout pour aller le zigouiller dans les sables de son désert... Y parviendra-t-il ? Dès la chose faite, plus aucune action tendant à stabiliser la Libye ne serait alors engagée, alors que normalement c'était le but recherché officiellement... Comment se fait-il que celui qui se prétend notre Président, n'aime soudain plus son pote le dictateur... Peut-être ne le savait-il pas ! " Oh zut Kadhafi est un dictateur, je vais aller le renverser !".
 
On a l'impression d'un règlement de compte... Genre, complice encombrant, d'un trafic juteux et illicite : « Si un jour Kadhafi parlait, je serais dans la merde ? Allons le supprimer ! ». Mais pour l'instant, Mouammar reste introuvable, au grand dam de notre souverain énervé et le chaos règne comme jamais en libye. Saurons-nous un jour la vérité sur cette intervention incompréhensible ?
 
Quoiqu’il en soit, l’actualité vient encore au secours de Nikola le petit : La DSK-manie a pris toute la largeur des médias et occulte cette honte Nationale que nous éprouvons…
 
Le peuple Français n’a jamais été aussi éloigné de son identité nationale, républicaine, sociale, solidaire depuis la débâcle de 1940…
 
Prenons garde à ce roitelet fort en gueule et si inefficace en action : Il pourrait mener notre patrie (ou du moins notre pays), aux tréfonds du désespoir et à la renonciation à toute valeur fondatrice de notre république…
 
NDLA : Quatre mois après, Kadhafi a été exécuté. A la lumière des faits troublants aujourd'hui révélés sur notre bienaimé Nikola 1er de Nagy Bocsa : Ecoutes téléphoniques sur ses manoeuvres illégales, aveux d'un survivant qui échappe de peu à une exécution, sans raison apparente au fin fond de l'Afrique, comme s'il fallait le faire taire, etc... Il semblerait que notre roitelet qui a régné de 2007 à 2012, ait été le parrain d'un système mafieux sans aucune équivalence dans l'histoire de la 5ème république... Mes interrogations de 2011 étaient fondées...
Maintenant, je pose une nouvelle question : Nikola 1er sera-t-il puni ? Ce qui serait une grande nouveauté dans cette même 5ème république...  Je suis pessimiste à ce sujet...

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01 avril 2018

La vieille pique-assiette !

GSM

Cela s'est passé vers le 10 avril 2010.
 
Ça me tarabuste depuis longtemps et j’en discute souvent avec ma compagne…
 
Mais ce matin au petit déjeuner, voyant mon ‘tit Nono, tout triste dans notre chambre (puisqu’il n’a pas ailleurs où aller)… J’ai embrayé sec sur le sujet…
 
- Ça fait bien cinq ans que ta mère squatte chez moi !
- Six !
- Six ? C’est encore pire. Il y a six ans Nono avait Onze ans, je projetais de lui donner la chambre de Kiki, quand celui-ci serait parti… Un jour en 2004, ta mère a débarqué « Est-ce qu’elle peut dormir ici cette nuit ? » et depuis elle est restée collée dans la maison, s’accaparant la chambre de Kiki, quand il est parti…
Nono, à dix sept ans, dort encore dans notre chambre !
Elle nous fait chier ta mère ! Elle a une maison, pourrie certes, mais une maison !
- Ouais la pauvre, Patati patata… Patin couffin...
 
Cet après midi, on fait les courses… De l’orangina pour la belle-doche, des plats cuisinés pour la belle-doche… Ohhhh, mais au fait ???...
 
- Qui c’est qui paye pour la nourriture de ta vieille taupe ? Kiki est parti et je paye toujours 220 euros par semaine pour la bouftance, alors que le plus gros mangeur est parti. Moi je bouffe pour 18 euros par semaine en moyenne. On devrait dépenser 130 à 140 euros de boustifaille, par semaine… On est quatre, plus ton vieux chameau… Et c’est meszigues qui casque pour ta vieille peau…
- Oui, mais elle donne de l’argent à tes fils…
- Ça m’va pas dans la fouille ! Et en plus elle pourrit mes gamins et leur apprend à être dépensiers, ta mère de merde ! Et en plus avec mon argent finalement !
- C’est elle qui m’a payé mes chaussures, mon corsage et mon foulard pour l’Olympia. Y’en a pour 60 euros !…
- Mais j’en ai rien à branler ! Je suis capable de t’habiller : à l'époque de l'Olympia, je gagnais encore ma vie, merde !… 60 euros, c’est ce qu’elle bouffe en une semaine et demie à table, ta vieille bique ! Elle te paye des pompes toutes les semaines, ou c’est la première fois en six ans ?
- Elle m’aide. Elle me paye mon gazoil !
- Tu te fous de ma gueule ! Tu roules tous les jours pour aller donner à bouffer à SES chats ! C’est normal qu’elle paye ! Est-ce qu’elle paye les pneus, l’entretien, les réparations ? Non ! C’est encore bibi !
Et puis en plus, depuis qu’elle est là, j’acquitte des factures somptuaire d’eau et d’assainissement avec sa manie d’aller pisser toute les 5 minutes !
- C’est pas de sa faute, les vieilles personnes ne peuvent pas se retenir !
- C’est pas mon problème ! Elle n’a qu’à payer ! Merde ! Je vis avec 1200 euros et ta vieille a une retraite de 1100 euros (NDLA : Rectification près de 1600 €) et une maison ! Elle me squatte et elle est une vraie pique-assiette ! Merde ! J’ai des mômes ! Avec la retraite que je vais avoir, il faut que j’entretienne aussi ta colle-au-cul de mère ? Je vais appeler ta sœur au Raincy : Elle a deux chambres dispos ! Elle a qu’à prendre sa mère, pour six ans ! Chacun son tour !
- Ils ne veulent pas ! Mon beau-frère a dit « Pas question » !
- Ah ! Parce que moi, bonne poire, il faut que j’entretienne toute ta famille d’écornifleurs ?
- Combien elle te doit ? Donne-lui une facture tant que tu y est !
- Qu’elle se casse ! C’est tout ce que je veux… Je n’ai pas à nourrir quelqu’un qui est plus riche que moi, bordel ! Je vais pas obérer l’avenir de mes deux fils, pour nourrir ta vieille peau qui se goinfre comme une vache !
 
Alors… Et bien… Ma compagne et moi… On est à nouveau fâchés ! Elle me reproche de vouloir la foutre à la porte… J’ai beau lui dire qu’il n’en est pas question, qu’elle est MA femme, mais pas sa mère de merde, mais elle fait comme s’il s’agissait d’elle…. Elle est partie à pied de Leclerc… J’ai eu bien du mal à la retrouver en roulant dans toutes les petites rues… Je la voyais mal se taper sept bornes à pinces ! Là c’est moi qui ai ouvert les hostilités… J’suis con… Mais y’a des moments où trop c’est trop !
 
Elle s’est dépêchée de tout raconter à sa Môman en arrivant… Elle m’a dit :« Elle va se laisser mourir ! C’est ça que tu veux ! Tu seras content ! »
 
Chic, chic ! Bien sur que je serais content ! Mais elle aime bien trop bouffer comme au restau, se faire servir et faire la difficile pour se laisser crever, c’te vieux caca !
 
Ça fait longtemps que j’aurais du le dire… Mais tant que je gagnais bien ma vie et que Nono était jeune… J’ai laissé faire… Trop bon, trop con !

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31 mars 2018

Sonnet du trou du cul

GSM

Auteur : Albert Mérat
 
Obscur et froncé comme un œillet violet
Il respire, humblement tapi parmi la mousse
Humide encor d’amour qui suit la fuite douce
Des Fesses blanches jusqu’au cœur de son ourlet.
 
Des filaments pareils à des larmes de lait
Ont pleuré, sous le vent cruel qui les repousse,
À travers de petits caillots de marne rousse
Pour s’aller perdre où la pente les appelait.
 
Mon Rêve s’aboucha souvent à sa ventouse ;
Mon âme, du coït matériel jalouse,
En fit son larmier fauve et son nid de sanglots.
 
C’est l’olive pâmée, et la flûte câline ;
C’est le tube où descend la céleste praline :
Chanaan féminin dans les moiteurs enclos !
 

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30 mars 2018

Résistons au « mal »

GSM

Je rêve parfois que nous puissions rassembler les gens de bonne volonté et de bonne foi. Nous nous réunirions dans un réduit, réduit Breton ou bien réduit Auvergnat comme il avait été envisagé avant notre reddition du 22 juin 40. Et là, nous construirions un monde juste, équitable, d’où nous exclurions toute personne jugée malhonnête. Chacun aurait sa place et participerait par son travail au bien-être de tous…
 
Hélas, même si cette chimère pouvait voir le jour, ce qu’à Dieu ne plaise, elle ne durerait pas très longtemps. Car une telle perfection serait attaquée par tout le reste de l’humanité qui n’aurait de cesse d’abattre une société lui faisant prendre conscience de son animalité abominable. Résister au mal décuple le mal. Quand on coupe une tête de l’hydre, une autre repousse immédiatement.
 
Pour autant, il ne faut pas baisser les bras. On ne parviendra jamais à éradiquer la haine, l’arbitraire et maintenant la barbarie, mais on peut leur faire subir des échecs. C’est en procédant ainsi que l’on parviendra à sauver le « bien », même s’il est périodiquement menacé. Le « bien » ne survit qu’en se défendant perpétuellement contre le « mal ». C’est le seul moyen pour empêcher le « mal » de triompher universellement…
 
Nous sommes dans une période où la perversité et l’égoïsme triomphent partout tandis que les valeurs humaines reculent dans une immense débâcle. Et pourtant ce sont ces valeurs humaines et elles seules qui pourront renverser la tendance.
Il faudra combattre le feu par le feu, parce que l’iniquité possède trop de complices, trop de ressources, trop de perversité, pour être vaincue par de simples prières ou de simples exhortations.
Mais avant tout, les gens de bonne volonté doivent s’unir.
Et ça…

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29 mars 2018

2040, Tout ça pour rien...

GSM

J’entends les oiseaux, je sens la fraîcheur… J’ouvre les yeux. Je vois le ciel….
J’éprouve du mal à me redresser. J’ai mal partout en fait…
Je suis sur la petite corniche. J’ai du y passer la nuit. Je ne me souviens pas m’y être endormi.
 
Je tente de me relever, avec beaucoup de peine. J’ai des douleurs partout…
 
Que se passe-t-il ? Je me tiens péniblement à la paroi rocheuse. Je regarde ma main. Elle est toute ridée. L’autre aussi. Bon sang ! Je parviens à m’adosser à la falaise. Je soulève ma manche gauche, avec difficulté… La peau de mon bras pend et est flasque et tachetée comme celle d'un vieux.
 
La jauge de mon JE45 est à zéro ! A zéro ! A zéro !
 
J’ai eu l’injection d’hormone d’ HBJ, quand, déjà ? C’est si loin… J’étais entre Dresde et Berlin dans la 3ème division AAA (d’assaut aéroportée par aéronef).
Je ne me souviens plus. Je me baisse, des douleurs plein les articulations. Je sors d’une pochette, mon carnet, que je feuillette frénétiquement. J’ai du mal à lire…
 
Oui, c’est ça… C’était le 8 juin… Et nous sommes fin août. J’ai dépassé la date…
Il fallait renouveler le traitement au bout de deux mois, comme je le fais depuis des années et je n’y ai pas pensé…
Trop de combat, trop de lutte pour survivre… Et maintenant, je vais vieillir à toute vitesse et de manière irréversible.
 J'essaye de soulever mon harnachement. Je n’y arrive pas, il est devenu trop lourd… Mon MiniMI lui aussi est par trop pesant…
Je devrais me passer de l’un et de l’autre. Il faut que je parvienne à gravir les quelques mètres jusqu’au plateau. Aurais-je la force même sans fardeau à porter ?
 
J’entreprends l’escalade. Chaque mouvement d’ampleur trop importante provoque des douleurs dans mes articulations.
Avec beaucoup de mal, de gémissements de douleur, je parviens dans un ultime effort à rejoindre le plateau…
Les bras affalés sur le bord, je reprends mon souffle avant de me rétablir sur le sol.
Je vois sous mon nez, des mégots de cigarettes de marques différentes et qui dégagent encore une odeur de tabac froid…
Ainsi, ils sont venus jusqu’ici… Heureusement, ils ne m’ont pas repéré dans mon sommeil !
 
Je me hisse enfin sur le plateau.  Je me mets debout avec difficulté. Je suis voûté. J’ai les mains qui tremblent. Merde ! Mais pourquoi n’ai-je pas pensé à mon traitement ?
Je me mets en chemin en claudiquant et je ne vais guère très vite.
Il me restait une journée de marche pour retrouver les miens. A cette allure, je n’y parviendrai jamais…
 
Le trajet est long. Je ne m’embarrasse plus à essayer de me cacher. J’emprunte les routes, au risque d’être mitraillé par les aéronefs ennemis.
Je n’ai plus grand-chose à perdre…. Je tremble de plus en plus… Mon allure diminue… 
 J’aurais du rester me battre jusqu’au bout avec les autres. Ma mort aurait servi à quelque chose. Alors que là, je vais perdre la vie pour rien.
Je voulais revoir ceux que j’aime, mais je n’y parviendrai pas…
 
Des grondements de turbines se font entendre. Je vois des avions dans le ciel. Ce ne sont pas des Chinois. Ils arborent l’étoile à cinq branches. Ce sont des avions de transport de l’U.S. Air Force.
Ils plongent dans la vallée qui s’étend à présent devant moi.
Des centaines et des centaines de corolles s’ouvrent retenant chacune un container.
 
Les Américains viennent à notre secours.
Je vois un panneau indicateur et je m’approche pour le lire … Sainte-Croix, Moissac et Saint Etienne Vallée Française.
La Vallée Française est à mes pieds. Trente kilomètres pour Moissac…
 
Je m’accroche au panneau. Mes jambes se dérobent… Je regarde devant moi, les corolles continuent de descendre vers le fond le la vallée. Je crie « Vive les Américains ».
Qui a dit ça ? J’ai entendu une voix chevrotante qui disait « Vive les Américains ». Une voix de vieillard… C’est ma voix…
Je n’arrive plus à m’accrocher au panneau et je me laisse glisser au sol sur l’herbe près de la route…
 
Je suis allongé. Il fait froid… Je regarde le ciel. D’autres avions passent et d’autres corolles s’ouvrent. C’est joli, toutes ces fleurs dans le ciel…
 
Je ne sais pas si mes enfants jouent aux petites voitures dehors. Il faudrait que je les appelle pour venir voir les jolies fleurs…
 
Je ne les vois plus, les jolies fleurs. Je ne vois plus rien…
 
C’était beau…C’était beau… C’était…
 

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28 mars 2018

CSG, les raisons de la colère

GSM

Ecrit par Frédéric Paya.
 
La malédiction de la femme mariée qui s’est arrêtée de travailler.
 
Dernière entourloupe gouvernementale, les seuils à partir desquels se déclenche la hausse de la CSG, car le gouvernement raisonne en terme de revenu fiscal de référence : Pour une personne seule, il s’élève annuellement à 14404 euros (soit 1200 euros par mois) et, pour un couple, dont l’un percevrait 1400 euros et l’autre 500 euros, les deux seraient assujettis à la CSG.
 
« Beaucoup de couples sont ulcérés par  cette mesure », constate Pierre Edouard du Cray.
 
« C’est ce qu’on appelle la malédiction de la femme mariée qui s’est arrêtée de travailler pour élever ses enfants et qui a donc une retraite incomplète », ajoute François Barbier, de l’association de défense des retraités.
Pour celui-ci, c’est ce qui explique pourquoi la hausse de la CSG marque une rupture d’égalité : « Le mode de calcul de l’impôt proportionnel, (NDLR : incluant une minoration de CSG pour les très faibles revenus individuels) doit être le même pour tous, salariés comme retraités… Nous avons ici la démonstration qu’il y a ici des catégories de Français qui sont traitées par l’impôt de manière différenciée. C’est un cas de discrimination par l’âge ! »
 
Mais l’association de défense des retraités dénonce également le financement du gain de pouvoir d’achat des actifs (liés à la suppression des cotisations chômage et maladie en contrepartie de la hausse de la CSG, autre promesse d’Emmanuel Macron) par les retraités.
 
Et l’association de sortir sa calculette pour le démontrer.
 
Un cadre supérieur percevant 10.000 euros mensuellement, gagnera 1,45% net, soit 1740 euros en fin d’année.
En face, la hausse de la CSG, (sans contrepartie de baisse de charges), coûtera annuellement 263 euros à un retraité ayant une pension mensuelle de 1289 euros !
 
L’association arrive donc à la conclusion qu’il faut « les efforts conjoints de 6,6 retraités à 1289 euros pour garantir au cadre supérieur, qui peut-être par décence n’avait rien demandé à ce gouvernement, le confort d’un gain de pouvoir d’achat annuel de 1740 euros ».
 
Pour François Barbier, « c’est le contraire de la théorie du ruissellement prôné par Emmanuel Macron ! »
 
NDLR : Une question demeure hors de cette injustice fiscale faite aux retraités. C’est une question concernant les conséquences de la suppression des prélèvements maladie et chômage sur les salariés : Ce jeu de transfert de charge vers la CSG, va-t-il apporter des recettes supplémentaires aux caisses maladie et chômage, ou bien augmenter le déficit de ces dernières ?

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27 mars 2018

Retraités, ces riches qui s’ignorent

GSM

Écrit par Pierre Arnoux
 
Ils ont travaillé toute leur vie, et craignent qu’avec la hausse de la CSG le gouvernement ne leur retire le reste. Portraits de ces retraités qui redoutent leur avenir.
 
Christian, 63 ans : « Je vais devoir retirer ma mère de sa résidence. »
 
Dans son appartement de Melun, en Seine-et-Marne, Christian, petites lunettes sur le nez, a écouté nerveusement le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, lui expliquer que ses 1 108 euros de retraite mensuels lui épargnaient l’augmentation de la CSG.
 
«  C’était pas vrai. Avec les 874 euros de ma femme, on est juste au dessus de la limite ». Cet ancien ouvrier a épluché son budget, cherché les économies qu’il pouvait y faire pour encaisser ces 34 euros d’impôt supplémentaires. Mais il n’y a plus d’économies ? « Les clopes c’est la dernière dépense dont je peux me passer. Ça fait longtemps que j’y pense, ça n’arrête jamais d’augmenter.
 
Après ça je vais devoir retirer ma mère de sa résidence. ». Pour loger cette vieille dame de 84 ans dans son 46 mètres carrés, entre lui et son épouse. L’année dernière il hébergeait encore son fils de 28 ans au chômage, parti chercher un travail de saisonnier ailleurs.
 
« Les vieux ne meurent plus et les jeunes ne bossent plus. Qu’est-ce qu’il leur reste comme vache à lait ? Il reste nous, les demi-vieux, alors qu’on a déjà tout le monde sur les épaules ».
 
Christian cherche des raisons de ne pas désespérer, se trouve encore « assez vert pour pouvoir bricoler quand il y a un carreau ou une chaise cassée », contrairement à certains de ses anciens collègues épuisés à la tâche. Mais si sa santé décline, il sait que sa famille ne pourra pas le prendre en charge. « On n’arrête pas de baisser. Mes parents sont partis avec 75% de leur ancien salaire. Moi, 60%. Mon fils, je sais bien qu’il n’aura rien ! ».
 
Son épouse propose aux voisins de faire le ménage ou de garder leurs enfants. A 63 ans, Christian songe lui aussi à se chercher un travail. Sans illusion…

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