13 octobre 2017

De l’analyse des lois (1)

GSMEcrit le 13 mars 2016

 

Les projets de lois doivent être analysés par les citoyens avant leur adoption. En pratique, je devrais dire « devraient être analysés ». Ce n’est pas le cas ou bien très peu. Par manque de temps, par ignorance, ou incompétence, tant il est vrai que comprendre des textes parfois ardus n’est pas à la portée de tout un chacun.
 
Nous nous retrouvons à chaque fois dans le cas de figure où les élus commentent et interprètent le texte de la loi auprès de l’opinion publique, en le déformant, en le portant aux nues ou en le fustigeant, suivant qu’ils sont dans la majorité ou dans l’opposition. L’extrême mauvaise foi du personnel politique est à la source du capotage de certaines lois qui auraient été excellentes, mais qui sont à jeter parce qu’elles viennent du camp adverse. Inversement combien de lois scélérates ont été adoptées, parce que les scélérats étaient plus nombreux que les autres ?
Ceci est toujours du à une opposition entre deux camps, qui ne veulent surtout pas reconnaître la pertinence d’une idée si elle provient du camp adverse.
 
Un exemple flagrant est l’idée de la TVA sociale. Nous avons eu tous les cas de figures, concernant cette approche nouvelle de la cotisation sociale patronale (qui ne serait pas la panacée, mais pourrait contribuer à un léger rééquilibrage des injustices ‘cotisationnelles’). Depuis l’époque Mitterrand, l’opposition (de droite puis de gauche) l’a proposée, la majorité l’a donc refusée. La majorité (de droite ou de gauche) l’a proposée, l’opposition l’a fait capoter. A chaque fois, cette bonne idée a été enterrée. Elle sert d’épouvantail que l’on agite devant la populace qui se laisse influencer, par ceux qui gueulent les plus forts et surtout par le camp idéologique auquel l’électeur mouton décervelé adhère, sans aucun esprit d’analyse, par simple réflexe de solidarité imbécile.
 
Je me souviens du référendum que de Gaulle avait organisé et perdu d’ailleurs en 1969. Qu’est-ce qu’un référendum, si ce n’est une loi qui passe par le suffrage direct au lieu du suffrage habituellement délégué à ceux que l’on élit pour nous tromper et nous endoctriner ?
 
De Gaulle voulait décentraliser une partie du centre décisionnel du pouvoir, en régionalisant la France.
1) Les conseils régionaux seraient non seulement aptes à décider dans leurs régions respectives, mais ils se réuniraient nationalement pour participer à la discussion des lois nationales, Oeuvrant ainsi comme le fait le Sénat.
2) D’où la nécessité de dissoudre le Sénat sous sa forme actuelle, assemblée de vieillards séniles qui est complètement coupée des réalités du pays.
 
L’ensemble constituait pourtant un lot cohérent (D’autres sont venus depuis. Ils ont fait la régionalisation, mais ils ont conservé le Sénat).
 
Tous les partis de droite ou de gauche et surtout du centre ont conspué à l’époque cette réforme majeure au motif que l’on ne pouvait pas poser une seule question pour deux modifications majeures (Alors que pour le général, l'un n'allait pas sans l'autre). Poher, le président du sénat avait exercé un prodigieux activisme pour empêcher que l’on supprime la source de revenu sénatoriale. Tous les hommes politiques se sont solidarisés, car les loups ne se mangent pas entre eux.
Le référendum était négatif, de Gaulle ayant mis sont poste en jeu est parti (Il faut bien se dire que ce chantage était de plus l’occasion rêvée pour se débarrasser de cet empêcheur de magouiller en rond qu’était le fondateur de la cinquième république)…
 
Nous avons toujours le Sénat, inutile, et aucune idée territoriale ne remonte au plan national, alors que la régionalisation devait servir à cela...
 
C’est à chaque fois pareil : Des joutes stériles autour de projets de lois que personne ne comprend ni ne cherche à comprendre, alors que les loups politiques s’acharnent à protéger leurs intérêts en mentant aux moutons. Nous, les moutons, ne nous en apercevons pas, continuant à voter pour nos loups favoris sans comprendre que nous votons contre nous-mêmes…

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12 octobre 2017

Mémoire et radotages (36) – Enfants sans espérance

 

GSM

Ecrit le 22 février 2016.

 

Aider mes enfants… Cela a au moins une utilité, à défaut de pouvoir aller purger notre pays de ces inutiles qui nous ont menés dans la situation actuelle…

 
Il est vrai que je me suis senti utile, d’aller peindre 4 pièces du logement social de mon cadet… Le travail manuel est le meilleur remède contre le stress du retraité… Cela m’a pris quelques jours en décembre… Je n’ai même pas pensé à prendre des photos… Puis, je suis allé aider à déménager mon aîné… Ensuite j’ai emmené mon cadet et mon benjamin, voir leur grand frérot… Ils étaient heureux… Et moi, si heureux de les voir heureux…
 
Début janvier, plus rien à faire à part emmener mon tit’dernier au code trois fois par semaines… Alors j’ai acheté un costume d’occase à 20 euros et je l’ai agrandi à ma taille (en largeur)… Heureusement que le pantalon m’arrivait à la poitrine en hauteur… Avec la hauteur en trop, j’ai fait de la largeur… Maintenant à nouveau je me fais chier… Je colle des photos dans mes classeurs (ça coûte moins cher que des albums)…
 
Aujourd’hui, c’est un grand jour ! Mon aîné arrive à la gare dans quelques heures… A part pour moi, depuis début avril, d’être allé le voir trois fois une demi-journée, ses frères ne l’ont vu qu’une fois et sa mère pas du tout… Le retour du fils prodigue… Du bonheur, quoi ! On ira tous ensemble mercredi après-midi voir le cadet qui hélas travaille… Encore du bonheur…
 
C’est fou ce que ces trois frères se plaisent ensemble…Je voudrais bien que cela dure… Parce que nous, les parents, on n’est pas éternels… J’ai passé plus de vie avec eux, qu’il ne m’en reste à passer… Alors, j’aimerais bien que la fratrie perdure… Il ne leur restera que cela, car, je ne pense pas qu’ils feront des gamins… Ils ne sont pas si fous, ils ont compris… De toute façon, l’état nous remplace par des immigrés, alors nous avons le droit de ne pas nous reproduire, étant donné la vie de merde que nos dirigeants nous ont réservé…
 
Ce sera mieux ainsi… C’est trop de responsabilité d’avoir un ou des enfants… Ils voyageront plus légers ainsi, sans charges inconsidérées… Il leur sera déjà si difficile d’éviter d’être SDF !... Et heureusement que mes fils n’ont pas connu mon époque, parce qu’ils seraient encore plus déçus…
Ainsi est la vie actuelle ! Bien sur, une catégorie de Français ne comprend pas ce que je dis, parce qu’elle profite du système, se cooptant, étant privilégiés de père en fils, appartenant à des réseaux, etc…
 
De toute façon, il n’est pire aveugle qui ne veut regarder…
L’égoïsme et le nombrilisme, c’est tellement pratique, finalement !
 
Vous avez le gâteau et nous ‘Français périphériques’ n’avons que les miettes… Vous aviez besoin de nous pour sauver la France, dans le temps… Maintenant, il vous faudra vous passer de nous… On n’a pas envie de vous aider à sauver vos vies à vous ! Notre avenir, l’avenir de nos enfants est notre seule préoccupation. Nous ne ferons plus de gosses pour aller faire la guerre pour vos gueules ! Perso, j’ai déjà donné… pour ce que ça m’a rapporté… Même pas une poignée de main…
 
« A nos enfants, la patrie reconnaissante », qu’ils disaient ! C’est fini, tout ça !
Apprenez à vous passer de nous, c’est déjà ce que vous faites en nous sacrifiant sur l’autel du libéralisme…
 
Ah ! J’les vois bien moi, toutes ces ‘grosses légumes’, avec le petit gros à lunettes et le petit agité bling-bling, en train d’aller faire le coup de feu pour protéger leurs acquis et leurs privilèges, contre la barbarie qu'ils ont fait venir… On va rigoler…

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11 octobre 2017

Le blog est parfois thérapeutique

GSM

Ecrit le 29 janvier 2014
 
Le blog, c’est parfois thérapeutique.
Mais le blog, c’est souvent pathogène.
On s’accroche « aux nuages », donc à rien.
On dit des banalités et on peut être encensé.
Les gens peuvent s'engueuler par blogs interposés. Certains cherchent à semer la zizanie, à provoquer, cachés derrière le bouclier de l'anonymat. C'est comme la vraie vie, mais en pire...
Inversement on peut dire des choses pertinentes et sérieuses et tout le monde passe son chemin.
Parfois on a la bonne surprise, de bien rigoler, on fait des surenchères et au moment où on se sent en pleine forme, l’autre abandonne. On éprouve en permanence des déceptions. On est alors frustré.
On peut être intoxiqué comme par une drogue, dans une sorte de dépendance, parce que l'on imagine que le bon moment est pour tout de suite, ou pour très bientôt.
On est encensé, parfois sincèrement, parfois par intérêt, souvent par flatterie.
Si l’on y prend garde, on « prend la grosse tête ». Et on se croît arrivé, alors qu’on est au bout de nulle part en vérité.
On attrape tous les défauts de la terre : flagornerie, vanité. On croît en l’amitié de la part de certains, qui n’éprouvent en fait rien.
C’est aussi le royaume des pilleurs, des tricheurs, des voyeurs. On y rencontre les éternelles mouches à merde, parce que sur le blog, elles ne risquent pas les coups de tapettes, ni le fly-tox...
Avec certains, il y a une empathie bien sincère, mais si chimérique !
Mais à part ces exceptions que nous rencontrons par ci par là, il y a la déception qu'éprouve le drogué qui sort de son trip. Pour certains finalement, bloguer, au lieu d’être une thérapie, amplifie plutôt les problèmes.
Plus les problèmes s’intensifient, plus on blogue. Ce qui est le propre d’une dépendance.
 
Pour arrêter, c'est comme pour arrêter de fumer, comme pour faire le régime, comme pour sauter par la portière du Transall, il ne faut pas regarder en arrière ni en bas, mais simplement faire le pas en avant, en prenant du recul, en se restreignant, en se mettant en retrait, en se protégeant, afin de garder le plaisir sans les inconvénients.

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10 octobre 2017

Mémoires et radotages (137) – Les trois soeurs

GSMEcrit le 30 septembre 2017

 

Il est une fois, (je ne vais pas dire "il était une fois" puisque c'est actuel), une fratrie à moins que l’on ne dise une ‘soeurerie’ de 3 membres…
Nous les nommerons Adeline, Brigitte, et Cassandra, pour simplifier.
Cassandra est veuve et ne travaille pas. Elle n’a pas encore demandé sa retraite, mais perçois la réversion de feu son mari.
 
Cassandra raconte à sa sœur Adeline que sa proprio lui a écrit pour la foutre à la porte parce qu’elle ne paye plus ses loyers, qu’elle touche 400 euros de réversion, qu’elle a un loyer de 670 euros. Elle appelle au secours pour que Adeline fasse pression sur leur mère pour pouvoir loger dans la maison inoccupée de cette dernière !
 
Brigitte apprend que sa sœur Cassandra a tous ces malheurs et contacte son autre sœur Adeline pour lui enjoindre de laisser Cassandra occuper la maison vide de leur mère et de faire pression sur leur mère afin que celle-ci paye les arriérés de loyer de sa fille Cassandra.
 
Adeline n’est pas tout à fait d’accord, étant donné que la maison est inhabitable, nécessite de très coûteux travaux (pas de chauffage, pas de WC, pas de salle de bains, pas de fosse septique, pas d’isolation, etc…) et qu’elle y nourrit toute une tribu de chats (Plus des rats parce que les murs sont pourris). De plus, Adeline sur les conseils de son mari, dit à Brigitte que sur simple dénonciation de la part des membres malveillants de la de la belle-famille de Cassandra aux services d'hygiène, elles-mêmes Adeline et Brigitte pourraient être condamnées pour héberger Cassandra dans de pareilles conditions, dans l'hypothèse où cette maison qui ne vaut rien pourrait bientôt leur revenir en héritage, vu l’âge avancé de leur mère…
 
Brigitte, du coup, va se renseigner. Elle ‘cuisine' sa sœur Cassandra et obtient les renseignements suivants :
Cassandra touche 800 euros de réversion et non 400. Cassandra perçoit une APL de 270 euros et de plus, c’est Cassandra qui a écrit à sa proprio pour dire qu’elle ne pourrait plus payer le loyer et non pas l'inverse !!! Faut-il être con, ou bien ?
 
Alors, Brigitte contacte sa sœur Adeline et échange ces renseignements pour le moins très différents. Qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui est faux ?
Brigitte donne ensuite l’ordre à Adeline de ne plus laisser leur mère payer quoi que ce soit, ni de loger Cassandra dans cette baraque pourrie (Cela s'appelle un revirement à 180 degrés).
 
Adeline en a plein le cul de ces ordres péremptoires de sa sœur Brigitte « pour qui elle se prend, celle-là ? », mais abonde dans le fait que Cassandra n’a pas à loger dans une baraque vétuste et inhabitable.
 
De plus, à mon sens, il est bizarre que tous les trois enfants de Cassandra, l’aient abandonnée seule à son triste sort, alors que deux d’entre eux ont toujours aidé financièrement le troisième et également aidé leur père récemment décédé. Pourquoi pas leur mère ?... Des enfants aimants, mais seulement avec leur père ???
 
Brigitte, ancienne fonctionnaire retraitée du service social d’une mairie, va enquêter sur la réalité de la situation de Cassandra et tenter de démêler tous les mensonges de Cassandra et veut mettre leur mère sous tutelle ou curatelle.
 
Nota : Seuls son ascendante (sa mère) et ses descendants ont une obligation alimentaire envers Cassandra !
 
Depuis longtemps j’ai bien compris que Cassandra est une menteuse, égoïste, détestée par ses enfants, mais que Adeline et Brigitte prennent pour une sainte Nitouche innocente et toujours victime…
Du temps où son mari était de ce monde, Cassandra disait énormément de mal de lui, alors que ses trois enfants aimaient beaucoup leur père. De plus, Cassandra a traité sa propre mère plus bas qu'une merde quand celle-ci cherchait un toit pour quelques temps avant de trouver un petit studio en ville. Cassandra est une personne ingrate, que ses parents et sa soeur Adeline ont aidée toute sa vie sans jamais qu'elle émette le moindre remerciement, qui n'a jamais pris aucune nouvelle de ses soeurs ni de ses parents, quand ceux-ci séjournaient à l'hôpital après avoir frôlé la mort, qui n'a aucune empathie avec personne, mais qui a toujours su se plaindre, pour appitoyer et obtenir des aides. Pour moi, elle est, bien que peu intelligente, psychopathe et manipulatrice.
 
Il serait peut-être temps qu'Adeline et Brigitte voient Cassandra comme elle est et non avec les yeux de l’amour fraternel (soeurternel?).
 
Adeline est ma femme. Je suis donc très au courant de ce qui se passe… J'ai aussi des yeux et des oreilles... C’est aussi pourquoi au fil des années je me suis forgé une opinion quelque peu (et c’est un euphémisme) différente sur Cassandra et également sur son mari, qui s'est montré lui, toujours très gentil, agréable, serviable. Ce dernier s’était mis progressivement à haïr sa femme et à boire comme un trou, probablement pour supporter sa femme. A défaut d'avoir pu divorcer, il était, à mon avis, très content de quitter ce monde, il y a quelques mois… Il ne tapait probablement pas sa femme comme celle-ci le proclamait (on n'a jamais vu Cassandra avec  un  seul hématome, ni écchymose, ni faire aucun séjour à l'hosto). Mais les deux soeurs croient encore à la fable de Cassandra victime innocente du monde entier...
 
Qu’elle aille voir les services sociaux, cette saleté !

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09 octobre 2017

Bulletin N° 7 Dimanche, 25 juin 2000

GSM

Rubriques du bulletin
 
 1  Travail
 2  Moral
 
Travail
 
J’ai participé à mon septième entretien. Sept entretien pour 18 lettres avec mon nouveau CV.
Bon, maintenant le CV ça va, mais les entretiens ne vont pas du tout.
 
Je suis trop familier, trop détendu, trop expansif, trop hors sujet, trop excité, bref je ne convaincs pas.
 
Je ne sais pas me vendre.
 
Le taulier me propose de continuer au delà de mon CDD. en CDI...
Je lui ai dit que j’avais deux autres propositions en vue et que je lui donnerai une réponse  pour le 30 juin.
 
En fait je n’ai rien d’autre en vue.
 
Le stage ICOPREF que j'avais effectué l'hiver 1999/2000 m’ a-t’ il profité ?
 
- J’utilise la méthode comparant CBTP, CBTE, CRTE pour démontrer le glissement spectaculaire des chantiers.
Cela n’est spectaculaire que pour moi, le patron n’y comprenant rien du tout, toujours plongé qu'il est dans les vapeurs alcoolisées.
Quand je pense que André Huot (le formateur ICOPREF nous avait assuré le succès garanti !!!
 
- La technique de créativité m’a réussi pour créer mon dernier C.V.
 
- Le diagramme Causes-effets et l’AMDEC m’ont servi à prouver l’innocence de mon entreprise et à récupérer les 23000 f que mon client devait à ma boite qui n'est toujours pas fermée... Il faudrait que je prenne le temps de la fermer...
 
 
Moral
 
Ma tension est redescendue.
Je m’endors avec de l’Athymil 30. Sinon, niet !
 
Je n’arrive pas à me faire à l’idée que je ne suis plus cadre. Je me révolte à cette idée, et à d’autres moments je me sens dégradé, humilié, une merde!
 
Je dépéris sans réelle responsabilité.
 
Depuis que je travaille près de chez moi, mon couple ne fonctionne plus du tout.
 
Ma compagne m’ a même dit qu’ elle va chercher un H.L.M. Est-ce un coup de bluff? Est-ce que cela a dépassé sa pensée? Le pense t-elle vraiment?
 
Jamais je n’ai réussi a discuter finances avec elle depuis ma nouvelle situation.
Elle continue à dépenser son argent comme avant.
 
Je n’ai pas assez pour vivre, car en fait, dans mon budget je n’avais pas prévu l’argent de poche, mes habits, les travaux dans la maison, etc... Je tape dans mes économies...
 
Elle a acheté un incinérateur puisque le précédent a été donné au ferrailleur.
Elle m’a dit que c’était le sien et qu’il n’était pas question que je m’en serve...
 
Jamais je ne lui ai fait semblable réflexion sur quoi que ce soit. Et pourtant la voiture qu'elle utilise, le toit au-dessus de satête sont les miens, mais je n'aurais jamais eu l'impudence de lui balancer ça à la figure !
 
Je commence à croire que ce qui lui a plu en moi, c’ était ma place  dans la société (ingénieur et chef de service à l’époque).
D’ailleurs, ne m’a t-elle pas dit une fois  qu’elle avait remarqué ma voiture en premier ( ma Muréna que j’ai vendue en février 98 pour payer mes salariés). Je pensais que la plaisanterie était de mise. Je n’en suis plus si sûr à présent.
Elle a retiré les bagues que je lui ai offert. Elle n’ arbore plus que les bijoux de l’autre, le précédent.
Elle a encore dit à mon aîné d’aller voir chez son vrai père si c’était mieux.
 
Décidément je n’ai pas de chance avec mes compagnes.
Ma première femme m’ a traité un jour de minable ! Je ne lui ai jamais pardonné cela. Elle se bourrait la gueule, était-ce mieux ?
Ma seconde ne me l’a encore pas dit mais son comportement vaut-il mieux?
 
Bref, mes objectifs sont :
 
- Retrouver un boulot de cadre à responsabilités, en déplacement (si ce rêve est accessible à un homme de cinquante ans).
-  La laisser refaire sa vie. On est toujours mieux seul que mal accompagné...
- Maigrir. J’ai perdu 2 kilos. Il me faut mobiliser ma volonté pour perdre encore 15 kilos.
 
L’inconvénient, (si je repars en déplacement) est que je ne verrais pas grandir mes deux petits... Ni le grand...
 
Si seulement j’avais le courage d’en finir...

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08 octobre 2017

Oublier de passer à l’isoloir peut nuire gravement à la santé civique

GSM

Ecrit le jeudi 6 février 2014.

 

Les abstentions lors des dernières Européennes ont étés diversement interprétées, quand à la nature des abstentionnistes, à leur motivations ou plutôt non-motivation, à leur appartenance d’idées. Mais quoiqu’il en soit, beaucoup de lecteurs écrivent aux journaux pour manifester leur désappointement à ce sujet.

 

Lu sur Marianne la lettre d’un lecteur M. B. Brun :

 
J’ai mal à l’Europe, mal à la France, à la démocratie, à la non utilisation de leur bulletin de vote par tous ces citoyens de toutes tendances politiques. Soixante pourcents des Français n’ont pas voté. Quatre-vingt-un pourcent des jeunes de 18 à 34 ans ne se sont pas déplacés au bureau de vote. Mais quel avenir veulent-ils ? Le sort politique de moutons qui subissent ?
Combien d’hommes dans le monde aujourd’hui aimeraient pouvoir voter. Je respecte les abstentionnistes et je reconnais qu’ils sont libres de faire ce que leur conscience leur dicte. Mais j’ai envie de leur poser une question : Comment vos idées, vos rêves, vos projets, vos convictions aboutiront-ils aux oreilles de gens qui se moquent déjà de vous, sauf en cas de vote massif ? Le « non-vote », ces Messieurs de Bruxelles s’en moquent. Au contraire, le noyau dur des droites néolibérales est renforcé. Cette droite néolibérale va accentuer les dérégulations, le démantèlement des services publics (santé, éducation, etc.) et les inégalités.
 
Pour m’être déjà exprimé sur le sujet, je partage bien évidemment cette indignation… Dans ma famille même, mon fils ainé ne m’a pas laissé de procuration rebuté par la démarche y afférente, quand à mon cadet, il a presque fallu que je le traîne au bureau de vote. (Je précise que je ne sais pas pour qui il a voté : Je ne donne pas de consigne en la matière).
Il est vrai que je n’ai jamais endoctriné mes enfants, leur laissant leur libre arbitre…
Il faut bien reconnaître aussi, qu’ils ne cherchent pas à recueillir l’information quelle qu’elle soit, leur écran télé servant quasi-exclusivement aux jeux sur consoles…
 
Et c’est là le danger : Cette dépolitisation de la jeunesse qui les spolie ipso-facto de leurs droits à faire respecter leurs droits, puisqu’ils ne les connaissent même pas…
Alors bien que je n’aime pas les parents qui endoctrinent leurs enfants dans une idéologie, je pense qu’il est de notre devoir, de transmettre ce qui a été l’évolution sociale, les luttes de nos aïeux, et ce que nous avons connu comme progrès en la matière, afin, qu’ils puissent au moins juger de la pertinence ou non-pertinence des mesures prises actuellement.
Mais combien de parents sauront-ils expliquer qu’une autre politique est possible ? Combien ont lu Keynes, Marx, Stiglitz ? Combien connaissent l’histoire de la grande dépression ? Certains ne sauront guère expliquer que ce que nous vivons n’est pas inéluctable et que la politique peut changer, pour peu que l’on se donne la peine de comprendre et de voter !
 
C’est pourquoi, depuis le 7 juin 2009, j’explique la politique à mes deux fils aînés, le cynisme de nos dirigeants et la nécessité de se battre contre de tels dénis de démocraties…
 
Je leur expose les failles de notre constitution et la nécessite d'en changer, la nécessité d'instituer des procédures permettant au peuple de contrôler et de sanctionner nos dirigeants en cas de manquement à leurs engagements, la nécessité qu'il y aurait de voter par nous-mêmes certaines lois essentielles, ou de les abroger par nous-mêmes lorsqu'elles se révèlent néfastes.
 
Alors s'agit-il d'un endoctrinement ? Je ne pense pas, dans la mesure où je ne prêche pas pour  une idéologie, mais seulement pour une démocratie véritable...

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07 octobre 2017

Mémoires et radotages (140) – Marchons, marchons… Qu'un Macron impur abreuve nos sillons

GSM

Écrit le 06 octobre 2017.
 
Avant-hier, il faisait beau… J’ai marché… Hélas j’avais chaussé des bottes zippées étanches que j’ai perçues en 2008 et jamais mises… De plus j’ai revêtu ma vieille combinaison de saut à laquelle, idée idiote, j’avais rajouté les sangles de sous-pied…
Non seulement les bottes n’étaient pas cassées et faisaient mal, mais les sangles de sous-pieds équipées d’anneaux demi-lunes et de mousquetons me compressaient les os saillants des chevilles et de surcroît, ces sous-pieds tendaient les bas de jambes de la combinaison de sorte que le départ métallique des fermetures éclair serrées par les bottes, me meurtrissaient fortement …
 
J’ai quand même fait mes 8 bornes environ… Au départ, cela fait de plus en plus mal, mais si on s’obstine, au bout d’un moment on parvient à s’habituer à la douleur et à s’arc-bouter sur une idée simple : Continuer, coûte que coûte…
 
Cela m’a rappelé de cuisants souvenirs vécus il y a si longtemps.
En 1978, les rangers données par le fourrier, bien que déjà portées par un autre, n’avaient pas eu le temps de s’adapter à mes pieds (et inversement)… Les chaussettes étaient toutes usées et inaptes à leur utilisation… Il y avait trop de frottement même sur la plante des pieds… J’avais fini par avoir les pieds en sang (quand les ampoules crèvent, les blessures vont plus profondément et saignent). La fin de ces 4 jours de marche avait été très difficile, à cause, non pas de la douleur qui était lancinante, mais de la grande fatigue que celle-ci génère.
C'est aussi à cause de ce souvenir, que je ne me suis pas arrêté pour enlever les sangles de sous-pieds, pour voir si je serais aussi volontaire qu'à l'époque, bien que la douleur soit localisée aux chevilles et non plantaire...
 
En 2006 également, pour seulement quelques 30 petits kilomètres d’entraînement, je me suis cloqué les pinceaux, par une simple bêtise : J’avais mis des socquettes d’été dans des rangers… A-t-on idée d’être aussi con !…
 
Dans les deux cas précédents, il ne fallait pas arrêter, sous peine de ne plus réussir à repartir… Une fois qu’on est arrivé à destination et soigné, on ne parvient plus à marcher. Chaque pas devient un problème et engendre souvent un juron… Alors c’est le repos du guerrier ou du sportif, cela dépend…
 
Heureusement qu’en 2008, j’avais emporté mes chaussants personnels, ‘Patriots’ et grosses chaussettes… Je n’avais eu aucun problème pour cheminer dans des territoires difficiles d’accès…
 
Oui… Alors pourquoi je racontais tout ça ? Ah oui avant-hier j'ai fait à peu près 8 bornes… Du coup hier je change d’accoutrement et je mets des rangers fines (Anciennement pour officiers ou gendarmes). Je veux aller plus loin que la veille… Manque de pot, une douleur de l’articulation de la hanche droite, probablement de l’arthrose, m’a fait renoncer au bout d’un seul kilomètre… « Allo ! Tu peux venir me chercher ? »…
 
C’est ch…. De ne pas pouvoir faire ce que l’on veut… mais seulement ce qu’on peut… Marchons, marchons... si on le peut, parce qu'après, on pourra plus.

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06 octobre 2017

Mémoires et radotages (136) – La vie, la mort, l’amour

GSM

Quand quelqu’un que l’on aime, parent ou ami nous quitte à tout jamais, c’est un peu de nous-même qui disparaît avec lui.
 
Et pourtant il faut s'habituer à l'idée de la mort... A l'idée de quitter ceux qu'on aime par dessus tout.
 
Pourquoi nous fallait-il naître un jour ? Pourquoi nous faut-il mourir ? Pourquoi cette douleur ? Pourquoi ces blessures qui difficilement, se referment avec le temps ?
 
Aurons-nous vraiment existé ? A quoi cela aura-t-il servi ? Qu’aurons-nous fait d’utile ?
 
Pourquoi ne savons-nous que créer la douleur, celle qui persiste et s’apaise si lentement ?
 
Pourquoi les instants de bonheur sont-ils si fugaces et s’effacent comme une nuée un soir d’été ?
Pourquoi la mémoire disparaît, elle aussi ?
 
J’étais à… C’était en… Ils étaient si beaux en habits de rêve, leurs âmes étaient si belles et je les vis peut-être, si étincelants en leurs sourires innocents… Il parait que je les aimais « pour l’infini des temps ». Sont-ils gravés dans une matière qui va disparaître seulement à la fin d’une vie ? Ou plus ? Ou moins ?
 
Peut-être qu’un bout de papier en conservera la trace… Pour qui, pour quoi ?
Aimer et être aimé sont les seules choses qui importent. Pour un an, pour dix ans, pour la vie… On ne sait pas…
 
Il ne restera que quelques papiers jaunis, emportés par le vent…

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05 octobre 2017

Mémoires et radotages (139) – Macron, l’ISF et les pauvres

GSMEcrit le 03 ocyobre 2017

Jean Nouailhac avait écrit un excellent article en avril 2016, expliquant qu’à force de ponctionner les riches par l’ISF, ceux-ci finiraient par bouder la France :

L'explosion annoncée des exilés fiscaux (Le Point)

En fait ma position qui semble la même que Nouailhac puisque je suis pour la suppression de l’ISF, est quelque peu différente. Je pense que cette façon de ponctionner un patrimoine est totalement injuste.
 
Comme je l’expliquais, entre autres choses, le 21 avril 2016 : …

Mémoires et radotages (41) – Panama-leaks, exilés fiscaux, impôts à la source…

… Il faudrait supprimer l’ISF et le remplacer par une augmentation de l’imposition des revenus concernant les plus riches des Français. Assis sur les revenus, l’impôt est plus équitable que sur un patrimoine qui a déjà subi la ponction du fisc lors de sa constitution au fil des années. Il est injuste d’imposer plusieurs fois les mêmes revenus. En corollaire, l'impôt sur les revenus acquis en France devrait être payé en France et non dans un pays de résidence étranger, afin de supprimer les "optimisations fiscales".
 
Certes, il y a bien d’autres injustices qui touchent l’ensemble des Français, comme par exemple cette CSG non déductible : Le contribuable paie un impôt sur un revenu (la CSG) qu’il ne perçoit pas et il acquitte par conséquent un impôt sur un impôt !
 
Alors quand le Macron est arrivé, tel Zorro, certains auraient pu penser qu’il allait redresser les torts causés aux uns et aux autres par ses prédécesseurs.
Prenant les retraités comme boucs émissaires nantis, opposables aux jeunes bien démunis, on pouvait se dire qu’il allait prendre aux premiers et donner aux seconds ! Ah ça pour prendre aux retraités il ne se gêne pas, mais c’est pour compenser la baisse d’ISF pour les riches ! Les sommes correspondent…
 
Cherchez l’erreur. Que subitement Macron soit surnommé le président des riches, n’est qu’une officialisation de ce qu’est Macron au plus profond de lui-même. On vous l’avait bien dit !
 
De même, il veut supprimer la taxe d’habitation pour 80% des Français : Je veux bien !
Mais en supprimant une recette essentielle des collectivités locales, comment ces dernières vont-elles s’en sortir ? Qui va payer l’addition ? Ces fameux riches ? Certainement pas !
Le peuple payera d’une façon comme d’une autre : Nouvel impôt ou bien moins de budget scolaire, moins d’entretien des immeubles, des chaussées, des infrastructures, moins d’aide sociale, etc…
 
Pauvres et moins pauvres : Vous allez cracher du sang !
 
Revenant sur cette loi travail qui nous est imposée avec des conséquences parfois désastreuses sur la vie des salariés, on pouvait se dire qu’il y avait une contrepartie à venir concernant la prise en mains par l’état lui-même de l’assurance chômage que le candidat Macron promettait d’étendre mêmes aux démissionnaires… J’avais à l’époque déclaré que le coût en serait astronomique et donc l’idée irréalisable…
Nous apprenons qu’au lieu des 1,44 milliards que devait coûter cette promesse électorale, elle coûterait en fait entre 8 et 14 milliards la première année !!! Bravo l’estimation électorale ! Soi disant nous avions affaire à un super Enarque champion de l’économie !
 
Donc, le garde-fou qui compensait la facilitation de licenciement est en train de tomber à l’eau…
Il est nul en calcul ou menteur et manipulateur, le président ? C’est vous qui voyez !
 
Salarié, tu es fichu ! Dis merci à monsieur le président des riches !

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04 octobre 2017

De l’analyse des lois (3)

GSMEcrit le 15 avril 2015

Il faut en prendre et en laisser...
 
J'avais bien écrit peu après le 7 janvier 2015, qu'il nous faudrait mettre en place des lois d'exception, qui fatalement empiéteraient quelque peu sur nos libertés fondamentales. Une démocratie pure est incapable de lutter contre ces phénomènes terroristes. Maintenant il faut faire en sorte que ces dispositions ne soient pas trop liberticides et soient utilisées conformément à leur objectif...
 
L’actuel gouvernement s’attaque enfin à ce problème qui est très délicat. On trouvera toujours des gens, qui dénoncent l’abus de pouvoir et l’atteinte aux libertés fondamentales.
 
Ne nous leurrons pas. Ce n’est pas avec des moyens techniques, humains et juridiques désuets et insuffisants que nous parviendrons à terrasser le terrorisme.
 
Il ne faut pas oublier que le terrorisme peut utiliser tous les moyens détournés, des plus simples aux plus sophistiqués possibles pour arriver à communiquer, à organiser et à lancer ses attaques qui privent les simples mortels que nous sommes non seulement de leur liberté mais surtout de leur vie.
J’ai beau retourner le problème dans tous les sens, il n’y a aucune mesure efficace qui ne soit sans risque d’empiètement involontaire sur la vie privée des citoyens honnêtes que l’on veut protéger.
Il est d’autant plus important que la loi prévoie, comme cela semble être le cas, une autorité de contrôle permettant d’éviter et de réprimer des abus, des bavures, qui hélas ne manqueront pas de se produire.
 
A situation d’exception, mesures d’exception !
Heureusement, nous n’en sommes pas encore à l’application du couvre-feu ni de la loi martiale. Mais pourquoi pas, s'il le faut un jour ?
 
Certains parlent de risques, au cas où un jour un régime totalitaire s’établissait en France, d’utilisation abusive de la loi qui voit le jour en ce moment.
 
Cet argument est totalement naïf et tombe carrément à l’eau. De toute façon, on n’empêchera jamais un régime autoritaire (si cela devait arriver), d'utiliser en grande ampleur, des moyens totalement liberticides de manière tout à fait illégale, sans s'occuper du contour restrictif des lois qui auront été votées, quitte même à inventer ses propres règles coercitives sans aucun aval d’aucune assemblée populaire représentative quelle qu’elle soit.
 
Ce qu’il nous faudrait par contre, c’est le moyen de censurer notre président en cas de dérapage dans le seul cadre d’un régime élu. Ce qui n’est pas le cas actuellement. Ce serait la seule arme efficace contre les manquements quels qu’ils soient du pouvoir envers nous, le peuple…
 
Alors il nous faut être vigilant, mais se dire qu’on ne peut avoir le beurre, l'argent du beurre et le cul de la crémière...

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