23 octobre 2017

Convoqué chez le patron

GSM

Première décennie du 21ème siècle...
 
Je ne regrette qu'une chose, c'est de ne pas avoir pensé à utiliser mon dictaphone.
 
Car je suis très fier de moi. C'est la fierté inutile de ceux qui ne possèdent que peu de choses, à part la fierté de proclamer leur liberté et de montrer leur témérité dérisoire. Cela donne la joute verbale dont je narre le déroulement...
 
En face de moi le Directeur d'affaire et le patron.
 
J'ai gueulé plus fort qu'eux.
Je leur ai fait le coup, comme je l'avais annoncé, de leur demander d'emblée de parler de mon augmentation.
Comme prévu, le patron s'est mis à hurler à la mort, comme si on lui arrachait son âme.
 
A part son motif de convocation concernant mon habillement, son leitmotiv, c'était :"  Je vous ai donné une voiture de service, vous en connaissez beaucoup des patrons qui auraient fait ça ? Si vous n'êtes pas content, la porte est ouverte ". (Il doit faire des opérations portes ouvertes, ma parole !)...
 
(Il m'avait "donné" une voiture parce que ça lui revenait moins cher que les indemnités kilométriques avec les nouvelles dispositions fiscales...). Manque de pot pour moi, l'investissement dans l'achat de mes véhicules n'était pas amorti. Je m'asseyais sur 26.000 €.
Je le lui ai dit ! Silence de mort ! Ils étaient devenus subitement sourds l'un comme l'autre...
 
Et dans la foulée j'ai répondu : " Puisque vous ne me donnez pas d'augmentation, vos reproches bidons, ne m'intéressent aucunement ".
Comme je me levais pour partir, le commercial m'a dit : " Vous êtes malpoli de partir. Je lui ai rétorqué : non je suis pas malpoli puis que je vous dit au revoir M. XXX Au revoir M. YYY ".
 
Je suis quand-même resté, (puisque j'avais droit à un rappel de la foule en délire), pour les agonir de vérités...
 
Mes propos furent (En vrac), car je ne me souviens pas dans quel ordre je les ai dit, mais disons que c'était à chaque fois pour en rajouter une couche en rebondissant sur leurs jérémiades :
 
" Vous avez un système de management de merde, basé sur la délation et l'épée de Damoclès et ce n'est pas comme cela que vous fidèliserez et motiverez vos équipes ".
 
" On peut faire 1000 choses bien, il n'y a jamais un compliment, par contre, vous cherchez la petite faille afin d'avoir un motif de refus d'augmentation, alors ne me chantez pas la messe, je la connais ".
 
" Vos véhicules ne durent que 120.000 km, parce que votre personnel vous baise les pieds par devant et vous crache dessus dans le dos et pour se venger, ils massacrent vos véhicules, c'est le seul moyen qu'ils ont de se venger en vous faisant perdre votre bien le plus précieux : le fric...
Mon véhicule tiendra 300.000 km, sauf accident, parce que moi, je ne sabote pas le matériel... "
 
" Vos reproches oiseux sont du niveau maternelle. "
 
" Savez-vous à qui vous parlez ? Vous avez embauché une bande de courtisans et de lèche-culs, mais des vrais hommes vous n'en avez pas vu beaucoup. Il y en a un devant vous, profitez-en ! Je n'ai pas peur de vous. J'ai été patron avant vous et votre cinéma, vous savez ce que j'en fait ? "
 
" Où j'habite ? Vous le saviez depuis mon embauche, c'est inscrit dans vos fiches. Alors épargnez-moi votre interrogatoire de police. Nous ne jouons pas dans la même cour. "
 
" Que je m'habille comme un ingénieur ? Tiens, vous vous rappelez que je suis ingénieur quand ça vous arrange ! Alors n'oubliez pas de le rajouter sur ma feuille de paye que je suis ingénieur, quand vous me vendez comme tel sur une mission, sinon je leur montrerai ma feuille de paye où vous avez omis ce mot. Je leur dirais que vous les avez escroqué... "
 
" Profitez-en de l'ingénieur ! Parce que là non plus, il n'y en pas beaucoup autour de moi (J'ai senti un froid chez le patron qui n'est non seulement ni ingénieur, ni ingénieux, ni doué, ni même intelligent)... "
 
" Et à propos de paye, quand vous me payerez une vraie paye d'ingénieur, je m'habillerai comme un ingénieur. Avant d'entrer chez vous j'avais costume trois pièce laine et soie, cravate et chemise en soie.
Vous savez que je m'habille maintenant aux puces, pantalon 15 euros, chemise 5 euros. Je n'ai jamais été aussi mal habillé que depuis que je travaille chez vous. "
 
" J'ai perdu 0,55 smic de pouvoir d'achat en 7 ans.
Sans compter toutes les dépenses professionnelles que j'ai engagées pour votre boite et que vous ne m'avez jamais remboursées. Vous êtes le patron le plus pingre que j'ai rencontré. Vous faites coeff 2,5 sur le coût salarial chargé de ma mission. Alors hein ! "
 
Là, il s'est calmé.
 
Et il a dit (le patron) : " Bon, faites ce qu'on vous dit et on verra... "
Et il s'est cassé...
 
C'est tout vu ! Il me l'a déjà fait plein de fois, y compris quand il m'a filé la voiture de service et où il m'avait promis une "petite augmentation" pour compenser, qu'il ne m'a bien sur jamais donné...
(C'est à dire que pour chacun d'entre nous "petite" à une signification quantitative variable, mais pour lui, ça doit valoir zéro Euro)
On croirait voir l'Avare de Molière, ou de Funès dans la folie des grandeurs.
 
Quand au grand ancien lieutenant colonel de mes deux, ci-devant responsable commercial également toujours de mes deux, dont les opérations militaires les plus spectaculaires ont été d'inviter à danser la fille de Madame la Générale de Brigade, au bal du "Génie", (dont il est d'ailleurs totalement dépouvu), il m'a dit qu'il allait m'envoyer une lettre sur ce rappel à l'ordre vestimentaire...
 
Je vais bien voir les termes de sa lettre...
Et suivant les termes, je vais lui balancer de ces missiles littéraires en retour, car en matière épistolaire, je ne crains personne et surtout pas lui...
 
Affaire à suivre...
 
Enfin... J'ai quand même  dominé le set verbal en simple contre une équipe qui jouait en double... ( deux piètres joueurs)... Mais comme chacun sait : Le patron a toujours raison, puisque c'est lui qui tient les cordons de la bourse...
 
Quand je suis sorti, au bout du couloir tout le personnel était groupé pour écouter (La porte étant restée ouverte. J'ai été  félicité chaudement par tous ces gens qui rêvaient que quelqu'un fasse ce qu'eux mêmes n'osaient pas faire...

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22 octobre 2017

Histoire de France - Sarkozy, ébauche de psychanalyse

GSM

Note de zalandeau : Ci-dessous une ébauche d’analyse comportementale de Sarkozy, Roy des Francs et surtout des €uros.
 
Libération. 7décembre 2007
 
«Le souci de Sarkozy c'est de toujours vouloir faire la preuve de son existence»
 
Pour Jean-Pierre Winter, psychanalyste, le sentiment d'agitation perpétuelle que donne le chef de l'Etat naît de ce qu'il est constamment dans le «vouloir être», au détriment de la pensée.
Jean-Pierre Winter, psychanalyste, de formation philosophique, est notamment l'auteur de « Les hommes politiques sur le divan » (Calmann-Lévy, 1995) répondait aux questions de Libération.
 
Comment peut-on interpréter l'hyperactivité de Nicolas Sarkozy sur le plan psychanalytique?
 
C'est drôle parce que le mot hyperactivité est très à la mode chez les enfants. Donc c'est un peu comme si vous me demandiez s'il faut donner de la Ritaline à Sarkozy. Je ne suis pas psychiatre, je ne sais pas. Le terme est un peu réducteur, parce qu'il contient déjà une réponse. Ce qui m'interroge chez Sarkozy, c'est la différence entre l'acte et l'agir. Tout se passe comme s'il y avait une espèce de confusion entre les deux. Faire un acte politique, c'est une chose, agir en est une autre. Un acte, c'est par exemple ce qu'a fait De Gaulle avec l'appel du 18 juin. Un acte s'inscrit durablement, tient compte de plein de paramètres pas immédiatement lisibles par tout le monde, ce n'est pas juste un mouvement d'humeur. Dans le cas de l'appel de De Gaulle, il a mesuré les forces en présence, c'est un savant calcul de stratège.
 
Nicolas Sarkozy, par opposition, serait plutôt dans l'agir?
 
Quand on lit le livre de Yasmina Reza (L'aube le soir ou la nuit, récit-portrait du candidat Sarkozy, ndlr), on voit bien qu'il y a chez Sarkozy une profonde défiance à l'égard de la pensée. Dès lors qu'il s'agit d'élaborer la position qui est la sienne, il se fie plus à son intelligence intuitive qu'à une élaboration de ce qu'il est en train de dire, s'en remettant pour cela à des gens comme Guaino (Conseiller spécial du chef de l'État) ou Kouchner (ministre des Affaires étrangères). Quand on le voit s'agiter, du verbe agir cette fois, comme il le fait depuis six mois, on se demande à quel moment il pense à ce qu'il fait, à quel moment il élabore. Il y a une fuite dans l'acte.
Alors c''est vrai qu'il s'entoure, par le biais des commissions, de gens qui se donnent le temps de penser. Mais en même temps il ne leur donne pas le temps de penser puisque les délais sont très court, totalement inhabituels sous la Ve République. C'est ce qui donne ce sentiment d'agitation, c'est qu'on a l'impression qu'il «squeeze» le temps.
 
Tout cela est-il calculé, ou relève-t-il parfois de mouvements d'humeur?
 
Sur le plan politicien, je ne doute pas que ce soit calculé. Il s'est engagé à faire des réformes, il sait que le temps lui est compté, sa crédibilité est en jeu. Sur le plan politique, au sens noble du mot, je ne pense pas que ce soit calculé suffisamment. Sur les effets par exemple de ses réformes menées tous azimuts, dont chacune efface la précédente.
 
Nicolas Sarkozy a l'habitude de tutoyer, et dit «je» à tout bout de champ. Comment faut-il l'interpréter?
 
Il n'y a pas besoin d'être psychanalyste pour constater qu'il personnalise complètement l'action gouvernementale, qu'il se substitue à tout le monde, qu'il fait preuve d'une certaine ubiquité. On peut prendre les choses soit du côté d'une espèce d'hyper-narcissisme, mais ça serait un peu de la psychologie sans grand intérêt, soit il pense qu'il y a besoin d'un chef. Et ce qu'il faut alors interroger c'est l'idée qu'il se fait d'un chef. Or, dans une démocratie, un chef c'est d'abord quelqu'un qui a une grande capacité à déléguer. Et là il y a effectivement un problème. S'il était dans un système tyrannique, finalement il serait très à l'aise... Mais il est bridé par le système dans lequel on est.
Sur le plan psychanalytique, on peut se référer à Paul Valéry, qui n'était pourtant pas psychanalyste mais qui disait: «De temps en temps je pense, de temps en temps je suis». Quand on pense, on n'est pas dans l'être et quand on est dans l'être, on n'est pas en train de penser. Chez Sarkozy, le sentiment qu'il donne est de vouloir être toujours dans l'être. De vouloir toujours faire la preuve de son existence. Tout le temps.
 
A-t-il toujours été comme ça, «dans l'être», ou est-ce depuis son accession au ministère de l'Intérieur puis à l'Élysée?
 
Je pense qu'il a toujours été comme ça, et c'est pourquoi il est si fascinant pour beaucoup de gens, et notamment pour les intellectuels, qui eux ne sont au contraire que dans la pensée. Donc quand Sarkozy, avec sa politique d'ouverture, leur offre l'occasion d'être dans l'action, ils se précipitent, comme toujours dans l'histoire depuis Platon, et plus récemment Heidegger. Les deux seuls qui ont résisté à ça, d'une manière assez courageuse il faut dire, ce sont BHL et Finkielkraut. Sans exprimer d'antipathie profonde, ils ont su rester à la place qui est la leur.

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21 octobre 2017

Bulletin N° 8 Dimanche, 16 juillet 2000

GSM

Rubriques du bulletin
 1  Travail
 2  Moral
 
Travail (de merde!)
 
J’ ai fini avant-hier chez le poivrot.
J’ai trouvé un emploi à Argenteuil dans une boite de bâtiment tous corps d’état.
C’est fou ce que ça me remplit de joie.
 
Ils n’ont trouvé personne d’autre , ni moi non plus.
 
C’est vraiment une bonne base de départ que de travailler ensemble contraints et forcés.
 
Le patron s’appelle ‘SALIM’ et je comprends un mot sur quatre de ce qu’il dit.
 
Le salaire promis ainsi que le grade sont bien meilleurs que ce que je viens de quitter.
Cadre supérieur (à la limite inférieure du point de vue salaire) puisque je serai directeur d’exploitation.
 
Je commence demain.
 
Il me reste à obtenir mon contrat dans un premier temps et à bien veiller à percevoir mon salaire. C’est fou ce que j’ai confiance !
 
Moral (jamais content!)
 
Demain soir, ma première nuit à l’hôtel!
J’ai bien pensé au camping mais ça revient plus cher et en plus il faut amener sa maison comme les escargots.
 
Pas de chambre ou de studio en location, car il faut avancer plusieurs mois de loyer et vu la confiance que j’ai dans cet emploi...
 
Il faut quand même dire que cette entre- prise doit être en difficulté prononcée,
c’est pour cela qu’elle trouve peu de monde pour la place proposée.
 
Cela ressemble à “Mission impossible”,
 
“- Cette mission si vous l’acceptez, etc...”. Bien sur que je l’accepte, je n’ ai rien trouvé d’autre !
 
Je redeviens cadre, j’ai un titre qui permet à mon CV et à mon ego d’être plus reluisants et j’aurai  aussi un chômage meilleur.
 
Un mois de travail dans cet emploi, et j’aurai acquis un droit au chômage de quatre mois. Je commencerai à être un salarié comme les autres. Pas que je veuille être au chômage, mais cela fait une sécurité au lieu de bouffer mes économies...
 
           
 
Pour le reste , et bien, beaucoup de travail en vue.
Je cherchais un job dans lequel je mènerai, contrôlerai et animerai des conducteurs de travaux. En théorie, j’ai la main sur tout, sauf le commercial; c’est à dire sur le personnel des études et l’ encadrement travaux.
En fait, études: effectif zéro, travaux: un conducteur pas très dynamique.
Le reste a été ou est en train d’être lourdé.
 
Pas de compta analytique, pas de contrôle de rendement ni de qualité, pas de prise en compte des exigences clients, pas de bibliothèque de prix (pratique, pour les commandes de matériaux courants ! ). Tout ça, je sais mettre en place. Mais l’essentiel de mon boulot ne sera pas de réorganiser mais de conduire les travaux, c’est évident.
 
 Je mettrai beaucoup plus de temps pour mettre en place ma qualité ( pas celle d’ ICOPREF).
Et puis conduire les travaux j’ai déjà donné. Cela ne m’intéresse plus.
Ce qui me plait, c’est la synergie d’une entreprise, faire marcher tout le monde au même pas, d’une discipline plus ou moins librement consentie, suivant les individus.
 
Mais c’est une autre histoire !

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20 octobre 2017

Mémoires et radotages (141) – Le Théâtre, arme de guerre - Macron

GSM

Écrit le dimanche ‎15 ‎Février ‎2009.
 
Le théâtre est l'art de jouer avec le danger.
Écrire une pièce de théâtre, c'est redonner un sens aux mots.
Le théâtre met en scène le seul animal qui remet en cause la branche où il est assis, le monde dans lequel il vit.
Il fait entrevoir tous les possibles, que la société ne permet pas.
En cela il est révolutionnaire, car il tire sur l'ordre établi. Il peut redonner du sens à la vie, de l'espoir aux désespérés...
 
Écrit le 14 Octobre 2017
 
Le théâtre a bien été cela, dans le passé peut-on dire. Car de plus en plus il ne prend que des formes de comédies de boulevards et par conséquent il ne sert que de plus en plus rarement la cause des peuples… Les mots qui soulèvent les peuples, les gestes qui ponctuent les phrases ne se pratiquent plus au théâtre… Ces mots et ces gestes sont pourtant utilisés au quotidien, par les personnages politiques, dont on peut sans se tromper, affirmer qu’ils sont les comédiens d’aujourd’hui. La comédie humaine que nos politiciens-comédiens jouent se passe quotidiennement à guichets fermés, en spectacle continu.
 
Comme les tragédiens, ils répètent leurs discours et rôdent leurs mensonges en coulisses. Lesquels sont sincères ?
 
Et pourtant… Qui a deviné derrière le discours enflammé de Macron par exemple, qui disait « Vive la république, vive la France », l’air possédé et le geste véhément, que ce dernier se disait dans son fort intérieur « Vive la monarchie de l’argent, vive la globalisation libérale »… Qui le savait ? Manifestement peu de Français savaient cela, ce qui a permis l’élection du plus grand escroc à la présidence de ce qui n’est plus une démocratie et de moins en moins une république…
 
Le théâtre il est sous nos yeux, chaque jour, répercuté par les médias. Nous gobons, bon gré, mal gré, des mensonges, des fausses vérités, des dissimulations, tels que les scènes des vrais théâtres n’en ont jamais générés.
 
Cette comédie dramatique que la politique nous fait vivre, est une violence envers les peuples qu’elle asservit, en jouant sur tous les ressorts de division, de clivage, d’injustice.
 
« Asservissement, injustice, division », est-ce vraiment encore l’image de notre devise « Liberté, égalité, fraternité » ?
 
La violence dans les actes politiques que nous vivons actuellement est une sorte d’acte de guerre… Un théâtral soulèvement populaire serait un très bon dernier acte…

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19 octobre 2017

Mémoires et radotages (142) – La politique des « Premiers de cordée » de Macron

GSM

Ecrit le 18 octobre 2017.
 
L’interview qu’a donnée Macron dimanche 15 octobre sur TF1, m’a fait chier.
 
-D’une part, parce qu’il décalait ainsi le film que je voulais regarder sur cette chaîne.
-D’autre part, parce que, bien que très bon parleur (Je crois qu’il bat ses deux prédécesseurs pour la qualité d’un discours hypnotique propre à endormir, satisfaits, nombre de pigeons qui se laissent bercer par l’abondance d’une parole elliptique n’apportant rien).
J’ai noté qu’il n’avait jamais cru en la théorie du « ruissellement » et qu’il avait manifestement préparé une autre métaphore « les premiers de cordée », mais tout au long de l’interview sur le sujet des gens fortunés, il a bel et bien développé les arguments propres au concept du « ruissellement » ! Dont acte !
 
Un petit point de comparaison sur les actes de Macron et ce que j'aurais souhaité personnellement…
 
-Macron a fortement diminué l’ISF et va se reporter sur les contribuables (classe moyenne et premiers de cordée) par la CSG augmentée, pour récupérer les recettes ainsi perdues. Je souhaitais que l’ISF soit entièrement supprimé, parce que taxer le patrimoine est injuste selon moi, mais en revanche, qu’il soit compensé d’une augmentation du taux marginal de l’impôt sur les revenus des riches, à due concurrence des recettes fiscales ainsi perdues, parce que je pense que ce taux marginal est trop faible actuellement (45%). Les premiers de cordées seront largement gagnants avec seulement 1,7% des revenus, de plus à payer… D’ailleurs, on voit bien que les classes moyennes sont actuellement bien trop imposées (cochons de payeurs, qui pour la plupart, ne savent pas comment faire de l’évaporation fiscale). Ce dispositif d'imposition à 4 tranches remonte à Sarkozy et n’est pas imputable à Macron !...
 
-Macron va diminuer les charges sociales retenues sur le salaire brut et les faire payer à l’ensemble des contribuables (sauf les miséreux) sous la forme d’une flat-tax : L’augmentation de la CSG ! On voit donc, que cette augmentation de CSG sert à deux choses : payer des charges sociales et remplacer les recettes d’ISF). Bien sûr, les grandes fortunes y seront assujettis (mais sauront bien contourner le fisc), par contre les classes moyennes (qui vont de pauvres à supérieures) seront encore les dindons de la farce !
Je souhaitais une baisse des charges salariales patronales compensée par une TVA sociale, tout ceci se retrouvant dans les prix de vente destinés aux consommateurs. C'est-à-dire, encore une fois, au lieu de faire payer les catégories concernées, en ce cas les consommateurs, sous une forme moins choquante et propice à redynamiser nos productions, il préfère s’en prendre aux contribuables… A ce rythme, je pense que les contribuables des classes moyennes paieront bientôt les salaires des riches, des miséreux et des salariés…
 
-La suppression de la taxe d’habitation pour 80% des foyers, qui va ne se faire que progressivement, va créer avec l’application immédiate de l’augmentation de la CSG, un problème de diminution temporaire du pouvoir d’achat, notamment chez les retraités.
Les diminutions de recettes des collectivités locales engendrées, vont faire prendre à ces dernières des mesures d’économies drastiques. Bien souvent cela aura des conséquences sur les foyers qui se verront payer pour des prestations jadis subventionnées et verront immanquablement leur pouvoir d’achat amputé ! 
 
Je vois mal l’évolution du PIB dans notre pays… S’il diminue et c’est à priori ce qui va se passer, adieu veaux, vaches, cochons, couvées, concernant la reprise de la croissance ainsi que les objectifs gouvernementaux de diminution de la dette, qui seront concrètement, fortement minimisés… 
 
Quant aux mesures visant à sortir de l’état d’urgence par la loi « antiterroriste », bien sûr elle comporte des bonnes choses, mais il faut bien dire qu’elle affadit considérablement les moyens juridiques de coincer les terroristes et leur laisse toute latitude en résidence surveillée, ce qui me fait très fortement penser que Macron est plutôt du genre conservateur du terrorisme, comme moyen de gouverner…
 
Le président aime-t-il vraiment les Français ? Cela dépend desquels on parle ! Mais à coup sûr, il aime les « premiers de cordée » !

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18 octobre 2017

Mémoires et radotages (39) – Gentillesse et enfants

GSMEcrit le 5 avril 2016.

 

Je parlais de l’honnêteté de mes enfants… Car c’est un sujet énorme de contentement pour moi… Mais, il en est un autre (de sujet), tout aussi énorme… La gentillesse de mes enfants… Ils nous aiment et de plus, ils s’aiment… Combien de fois dans l’année, offrent-ils de cadeaux à leur fratrie et à nous, leurs parents, qui n’avons plus les moyens de leur rendre la pareille ? Anniversaires, Noël, etc… Ce qui me fait honte d’ailleurs…
 
Je les ai bien réprimandés et leur ai conseillé de garder leur argent, ils n’en ont que très peu… Je leur ai dit que le plus beau cadeau, c’était leur présence, leur amour et pour moi, de les voir tous les trois ensemble, à rigoler, discuter, jouer avec des consoles…
 
Le grand, est en ménage… Et depuis, ma femme ne l’appelle plus, elle, qui autrefois restait souvent une heure en ligne avec Kikson à papoter de choses et d’autres… Maintenant, elle prend prétexte de risquer de perturber son travail… Mais moi, je sais que ce n’est pas vrai… C’est de la jalousie, du ressentiment, et une sorte de haine contre celle qui lui a piqué son fils !
 
J’ai eu beau l’inciter, plusieurs jours de suite, à appeler notre aîné, alors qu’elle avait un solde de 50 minutes de communications à utiliser… Et bien elle s’est démerdée à laisser perdre ce crédit… Je suis le seul à avoir vu la compagne de mon fils, quand je suis allé l’aider à déménager en novembre… Ma foi, je n’ai rien à dire, ni pour, ni contre…
 
Mais notre fils a complètement cloisonné sa vie privée par rapport à nous, comme s’il avait perçu l’hostilité de sa mère… Il ne nous a pas montré une seule photo de sa chérie, ni même prononcé son nom, quand il est venu nous voir en mars…
 
Ca me fait chier ! Perso, quand je l’appelle, je n’ai pas grand chose à dire…. Seulement lui demander s’il va bien, sa santé et surtout s’il a du boulot et lui dire qu’il nous manque, qu’on pense bien à lui… Je ne me permets pas de demander quoi que ce soit sur son couple, cela ne me regarde pas, je ne veux pas risquer de commettre un impair et il n’en parle pas, non plus… Etant donné que je ne suis pas bavard, la communication est vite abrégée… C’est pour cela que je voudrais bien que sa mère lui parle longuement au téléphone comme avant, parce qu’elle a le don, comme lui, du bavardage et j’étais heureux qu’elle garde le contact avec notre fils, même si c’est pour débiter des futilités…
 
Depuis que le monde est monde… Il y aura toujours des problèmes entre les brus et les belle-doches !...
 
Pfffff ! C’est chiant ! Je ne veux pas perdre le contact avec aucun de mes fils… Cela commence mal… Je vais essayer d’emmener mon petit dernier, un jour où il n’aura pas de leçon de conduite (oui... Il a eu son code il y a un mois…. Ouaiiiiiiiis !!!), voir notre aîné…
 
Je vais organiser cela… Tant pis si ça ne plait pas à leur mère ! Merde alors ! Elle me fait chier, celle-là…

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17 octobre 2017

Ma chronique - 18 juin 2010 : Quel 18 juin ?

GSM

Ecrit le 18 juin 2010 (Sous le règne de Sarko premier) :

 

Aujourd’hui, un tapage est fait sur la commémoration de l’appel du Général de Gaulle il y a 70 ans pile ! Evidemment notre président (qui a déjà montré à plusieurs reprises, depuis le début de son mandat, son dédain pour son illustre prédécesseur qu’il exècre d’autant plus que celui-ci était populaire, grand, intègre et soucieux des Français), en profite largement pour essayer d’être, le temps d’une journée, le chantre d’un Gaullisme dont il est pourtant l’exact inverse et opposé…

 
Ceci n’échappe pas à certains anciens combattants, qui insistent sur le pouvoir de dire NON que représentait le grand homme, et sur les leçons à tirer dans la conjoncture actuelle, où la résistance n’est pas assez virulente et où les jeunes n’exaltent pas les valeurs de refus que leurs ancêtres ont déployées dans la lutte contre l’envahisseur.
 
Car la situation actuelle, c’est un président qui collabore avec les nantis, le grand capital et la finance pour asservir le peuple Français auquel il sert un discours de compassion affecté… A cet égard notre Sarko national serait plutôt à comparer à Pétain, pour avoir livré la France au pillage de ses amis du Fouquet’s…
 
Alors, l’esprit du 18 juin va-t-il être compris par les Français dans son vrai sens, sans qu’ils soient abusés par la mise en scène racoleuse qui leur est servie ?
 
Saura-t-on dire NON au muselage de la presse ? Saura-t-on dire non, à l’abandon des soins médicaux pour les plus faibles ? A la diminution des retraites ? Au chômage de masse ? A la diminution de l’accès à l’éducation ? A la diminution des droits des justiciables les plus démunis ? A la politique ultra libérale qui privilégie les capitaux internationaux au détriment du travail en France ?
 
J’ai peur que la comparaison du 18 juin 2010 pour les Français, ne soit à faire qu’avec un certain 18 juin 1815 (Waterloo)… C'est-à-dire le sentiment d’une grande défaite, à laquelle notre souverain s’est appliqué à donner corps comme Domenech a su le faire pour notre équipe nationale…
 
Quand aura-t-on un 18 Juin de la résistance, de l’espoir et de la reconquête d’un avenir possible pour nos enfants ? Pour bientôt, je l’espère…
 
Jeunes de France, sortez votre nez de vos consoles de jeux ! La situation n’est pas définitivement noire ! Il ne faut pas croire les oiseaux de mauvais augure qui vous font gober que tout est inéluctable, afin de servir leurs seuls intérêts… vous pouvez inverser la situation !...
 
Jeunes, ne caillassez pas les autobus, les pompiers, les ambulances, les médecins de nuit… 
Votre énergie est à mettre en œuvre contre un pouvoir exécutif qui veut vous enfermer dans le désespoir et la résignation… Votre énergie doit soutenir ceux qui pensent que le peuple Français doit passer avant toute considération d’intérêts privés, dans l’édification d’un projet de vie commune…
 
NDLA : Rajouté le 26 novembre 2016 (sous le règne de "Moi je", fallot personnage). On peut le dire : Le 20 novembre 2016 a été notre 18 juin 40... Mais ce n'est pas encore, loin de là, notre 8 mai 45...
Et surtout, j'ai bien peur, telles que se présentent les choses, que le 7 mai 2017 soit notre10 mai 40... Le combat n'est pas fini ! L'ennemi djihadiste est à l'intérieur... Saura-t-on le neutraliser ?
 
NDLA : Retour vers octobre 2017. Nuit et brouillard. Hélas, j'avais bien raison... Le 7 mai 2017 a bien été notre 10 mai 1940, une grande défaite pour la France et une grande victoire pour les collabos et pour l'invasion ennemie... Est-ce qu'un jour une résistance se lèvera et nous libérera de nos deux ennemis intérieurs ?

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16 octobre 2017

Nous sommes faits de nos rêves

GSM

Quand j’étais petit (je n’étais pas grand, je montrais mon c.. à tous les passants, etc…), mon Papa dans sa volonté de bien remplir son rôle de Père avait semé en mon cerveau une idée : « Travaille bien en classe, sinon tu seras balayeur ! ».
Je fis mienne cette idée et elle fut le germe de rêves (bien que cauchemars, c’était quand même des rêves) où je me voyais muni d’un balai sans espoir d’évolution, sans espoir d’avenir. (Depuis... j'ai appris qu'il n'y avait pas de sots métiers, mais seulement de sottes gens et que le travailleur quel qu'il soit était une personne éminnement respectable)... Alors dès mon réveil, j’étais motivé pour aller travailler, pour faire le maximum d’efforts dans mes études et puis plus tard dans mes différents métiers…
 
Et il est vrai que je fis beaucoup d’effort. Mon QI n’était que de 105 à l’adolescence, après tout et plus je montais dans le niveau de mon cursus scolaire plus c’était difficile et plus je m’acharnais.
J’avais véritablement beaucoup plus de mal que beaucoup de mes copains à comprendre certaines choses, mais toujours ce rêve de l’échec me motivait à faire le maximum malgré mes capacités moyennes…
 
Il y a eu quand même un avantage à cela, c’est que ce que j’ai réussi avec beaucoup d’effort, à comprendre et à apprendre, je l’ai gardé très longtemps en moi, alors que bien des collègues avaient oublié leurs acquis six mois après l’obtention de leurs diplômes…
……….
Mon enfance a été entourée de nombreux héros. Bien sur, il y avait les Robin des bois, les Zorro, les Lagardère, les Thierry la Fronde, mais aussi, des hommes bien réels comme mon Père (ce héros), de Gaulle, le Général Leclerc, Churchill, Kennedy, Jean XXIII, l’Abbé Pierre…
Au-delà de l’admiration de ces grands hommes, le rêve s’est installé. Rêve endormi ou bien rêve éveillé que tout enfant a en jouant avec ses petits soldats, en dessinant, en inventant des histoires…
Ces rêves ont façonné mes convictions, mes idéaux, ma morale au point d’accompagner une grande partie de ma vie.
 
Je crois pouvoir affirmer que pendant toute cette période j’ai été fait de mes rêves et que mes rêves m’ont guidé pour faire ce que j’ai été…
 
… Jusqu’en 2007-2008, dates de ma sortie de route cérébrale et de ma mise au rencart comme objet obsolète… Les rêves d’avant se sont enfuis, une dure réalité nouvelle se mettait en place avec ses frustrations et de nouveaux cauchemars complètement négatifs cette fois… Le rêve n’était plus moteur, il était incendie, il était explosion et pour la première fois il était le passé et non plus le futur…

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15 octobre 2017

(26) Comment le dire ? Comment l’écrire ?

GSM

Ce soir-là, il avait le cœur battant et espérait tout de ces retrouvailles…
 
Mais ce soir-là, il n’y eut plus de baiser fougueux et enflammé… Juste une jeune femme qui voulait raconter sa peine, qui voulait un ami pour maintenant et pour après…
Elle ne savait pas qu’il lui était très dur d’écouter sa peine d’avoir été trompée et abandonnée, alors qu’il avait subi le même sort de sa part, quelques mois auparavant…
Elle avait seulement besoin d’une oreille pour l’écouter et de mots apaisants, qui se coinçaient en travers de la gorge de son ancien amant… A aucun moment il ne put la serrer dans ses bras…
Comment n’être que son ami, alors que c’est son amour qu’il veut…
Cette soirée fut difficile à encaisser… Il essayait de ne pas montrer sa déception, alors qu’il avait envie de hurler… Comment une femme peut-elle être aussi machiavélique ou inconsciente à ce point ?
Non, ce soir du 1er janvier 2009 ne fut pas un nouveau départ à deux, mais une nouvelle rupture…
 
« Qu’elle aille vers ses nouvelles aventures sans moi. Je ne tiendrai pas la chandelle ! », dit-il amèrement…
 
Il était libéré de son asservissement amoureux. Enfin débarrassée d'une inutile déchéance, sa vie allait devenir pour toujours "normale" !...

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14 octobre 2017

Aussi loin que l’on aille pour parler des autres, on ne parle jamais d’autre chose que de soi-même

GSM

Lorsque l’on parle, mais surtout lorsque l’on écrit, parle-t-on des autres ou de soi-même ? Lorsque nous tâchons de communiquer, les mots, les phrases et les idées émanent de nous-mêmes. C’est bien par notre compréhension personnelle que nous interprétons le monde qui nous entoure.
 
Aussi loin que l’on aille pour parler des autres, on ne parle jamais d’autre chose que de soi-même.
 
C’est pour cela que nous sommes différents : Parce que notre compréhension, et notre empathie avec ce et ceux qui nous environnent sont différents et varient d’un individu à l’autre. Cela influe sur notre objectivité, qui est empreinte malgré tous nos efforts d’une subjectivité variable suivant les personnes.
 
Cela affecte tous les domaines de la société. Non seulement la vie en groupe, les sciences humaines, les activités professionnelles, artistiques, créatrices, mais aussi la technologie et même les sciences. Même les mathématiques, pourtant réputées être le fort imprenable de la raison cartésienne, sont « habitées » par la subjectivité que les êtres portent en eux !
 
Parler des autres, est-il donc si impersonnel que cela ? Non ! Nous participons tous à ces phénomènes de communication. A ce titre, nous avons la plus grande difficulté pour ne pas alimenter les rumeurs, transmettre et amplifier les mensonges, créer l’injustice et le désordre…

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