04 juin 2016

Ne croyons plus les menteurs qui nous gouvernent

GSM

Nos hommes politiques de droite ou de gauche ne connaissent qu'une recette pour combler le déficit de la dette : Réduire les dépenses et lever des impôts.
 
Lorsque l'on calcule les effets de semblables mesures, on s'aperçoit que réduire notre déficit annuel qui est actuellement de 150 milliards d'euros, impliquera une baisse de notre PIB de 300 milliards d'euros. Soit une baisse de 15%... Et ce quel que soit la proportion entre économies et recettes d'impôts...
 
Cela impliquerait un effet boule de neige parce que les réductions ne seraient pas équitablement partagées et que beaucoup de citoyens passeraient de la pauvreté à la misère entrainant des effets secondaires (comme des répliques de séismes)...
 
En fait, c'est en empêchant l'argent de partir que l'on pourrait redresser  nos comptes.
- En taxant l'importation depuis les pays low-cost.
- En faisant la chasse à l'évasion fiscale et en durcissant les peines afin qu'elles soient dissuasives.
 
En effet, la mondialisation permet aux plus riches de transmuter la masse salariale Française en bénéfice colossaux, qu'ils sont tentés de thésauriser et de cacher au fisc, tandis que des colonnes de chômeurs se créent. Les taxes douanières relocaliseraient cette masse monétaire en créant des emplois, qui par voie de conséquence allègeraient nos charges sociales parce que supportées par davantage de travailleurs. Il est bien entendu qu'il faut cibler les produits que l'on veut taxer (pas tous à la fois), en menant parallèlement une négociation avec les pays concernés et une mettant en place une incitation hexagonale de relocalisation de production...
 
Notre monnaie est trop forte, alors qu'en Allemagne elle est trop faible. Mais eux et nous, avons la même monnaie. L’Europe qui devait nous protéger est devenue un marché captif de l'Allemagne, une colonie de l'Allemagne, une chasse gardée de l'Allemagne. L'évolution des coûts n'a pas été amortie par notre intégration à la communauté européenne parce qu'aucune harmonisation n'a été faite sur aucun plan (social, défense,  politique...). La seule intégration a été monétaire. Le résultat est que pour dévaluer notre monnaie, il faut que nous sortions de l'euro, il faut que nous recréions notre monnaie.
 
Pour mettre des taxes douanières et reprendre notre monnaie, il faut bien entendu déchirer un certain nombre de traités que nos élites ont signés sans demander notre accord (notamment la traité de Schengen). Nous rétablirions le contrôle des changes.
 
Il faut changer la loi sur la résidence des personnes physiques et morales imposables. Si le revenu ou le bénéfice est réalisé en France, il doit être imposé en France.
 
Par contre, les revenus des étrangers et gagnés hors de France doivent être attirés sur notre sol par des taxations très faibles.
L'impôt sur la fortune doit être démantelé et ne servir à taxer que les contribuables dissimulateurs dont on n'a pas réussi à cerner les revenus...
 
La création de telles "écluses" autour de la France, loin d'être une catastrophe comme l'annoncent nos imbéciles heureux de la politique, seraient attractives et feraient repartir le PIB tout en diminuant la dette.
 
30 milliards de diminution des importations des pays low-cost créeraient 90 milliards de PIB supplémentaires.
 
Ainsi les sacrifices des Français ne seraient pas vains
 

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03 juin 2016

Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais !

GSM

Pollution

qui nous coûte cher, regardez!!!!!

 Taubira et son biclou
Si ça c'est pas de la connerie démago-socialo !!!
2 personnels de sécurité à vélo
+ 1 monospace (pour mettre le vélo)
+ 1 Peugeot en fermeture
+ 1 équipage à moto.

> > > > > > > > >
Cela fait quand même 2 voitures et une moto qui polluent pour une conne en vélo et je ne parle pas du nombre de personnes mobilisées pour les 2 gardes du corps en vélo (ça leur fait leur sport du jour)

Et à part cela,
on ne prend pas les gens pour des cons en France ..!
Elle n'est heureusement plus au gouvernement... Mais... comment cela se passe-t-il maintenant ???

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02 juin 2016

La panne de l'ascenseur social

Il est  bien certain que l'égalité, dans l'idée de beaucoup de Français, est prise dans son sens pécuniaire.
Je sais bien qu'il s'agissait tout d'abord, dans l’esprit révolutionnaire, d'une égalité devant la loi.
 

GSM

Outre que cette égalité devant la loi n'est pas franchement avérée actuellement, parce que certains magistrats jugent avec une optique idéologique : jugements trop sévères ou trop laxistes, il y a l'inapplication des peines partielles ou totale. Même en matière d'affaires non délinquantes, une décision de justice (dommage et intérêt, pension alimentaire, etc...) est la plupart du temps inexécutée faute de moyens.
 
Alors ces constatations étant posées, il est bien évident que la justice est davantage du coté de ceux qui ont les moyens de payer des avocats, des huissiers, des conseils juridiques.
 
En ce qui concerne le reste de la vie des citoyens, elle est aussi décrite dans notre constitution, en termes d'égalité d'accès et de suffisance de moyens.
 
La période qui vient de s'achever, marque bien que les Français percevaient bien un net recul de nos droits en termes d'éducation, de santé, de travail, de retraite ou même d'assistanat des plus pauvres. Ils ont bien vu la mise en place d'un système à deux vitesses, synonyme d'un retour aux privilèges de l'ancien régime...
 
Par voie de conséquence, les Français sans le savoir, ont raison : L'égalité pécuniaire serait un vecteur d'égalité totale, y compris judiciaire... Ce n'est pas réciproque, bien sur. Car la justice peut être injuste du fait de celui qui juge, ou du fait de la loi. Là encore, il y a à réorganiser le système humain des tribunaux, afin d’éviter les abus de pouvoirs judiciaires et pour ce qui est des lois, le "peuple", devrait pouvoir s'opposer à celles qui sont injustes!
 
Car franchement, peut-il y avoir une réelle liberté sans justice ? Peut-il y avoir une réelle fraternité sans justice ?
 
Comme on le voit les trois termes de la devise de notre république «  LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ », sont intimement liés.
Ce qui prouve que ces mots ont été mûrement réfléchis et c'est peut-être cette devise qui devrait guider nos gouvernements, autant si ce n'est plus, que le seul respect de la constitution...

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31 mai 2016

Destitution

GSM

Titre I - De la Souveraineté
 
 
Art. 2. - La langue de la République est le français
L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge.
L'hymne national est la Marseillaise.
La devise de la République est Liberté, Égalité, Fraternité.
Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.
Art. 3. - La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum.
Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice.
Le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret.
Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques.
 
 

Titre IX - La Haute Cour
 
 
Article 68 : Le Président de la République ne peut être destitué qu'en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat. La destitution est prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour.
La proposition de réunion de la Haute Cour adoptée par une des assemblées du Parlement est aussitôt transmise à l'autre qui se prononce dans les quinze jours.
La Haute Cour est présidée par le président de l'Assemblée nationale. Elle statue dans un délai d'un mois, à bulletins secrets, sur la destitution. Sa décision est d'effet immédiat.
Les décisions prises en application du présent article le sont à la majorité des deux tiers des membres composant l'assemblée concernée ou la Haute Cour. Toute délégation de vote est interdite. Seuls sont recensés les votes favorables à la proposition de réunion de la Haute Cour ou à la destitution.

 

Mes commentaires :
 
L’actuel président n’incarne plus la souveraineté nationale. Le pouvoir actuel ne gouverne plus par le peuple ni pour le peuple.
La loi actuellement ne permet pas le référendum d’initiative populaire, afin de sanctionner la réquisition du pouvoir. Le parlement étant entièrement acquis au président, la destitution ne peut être envisagée.
Une révision de la constitution serait nécessaire pour redonner le pouvoir au peuple. Seule la pression populaire peut mettre un terme à ce pouvoir qui n’incarne plus le peuple. La liberté se conquiert.

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30 mai 2016

Mémoires et radotages (48) – Les casseurs et le pouvoir, Valls

GSM

Ce gouvernement, n’est pas différent de tous ceux que nous avons eu de tous temps… La manipulation est une arme plus efficace, que la probité candide !
Selon Valls, concernant les casseurs, on n’a pas affaire à un groupe constitué…
 
C’est vrai et c’est pas vrai !
 
Disons qu’il y a une nébuleuse de casseurs d’extrème gauche, de toutes motivations et dont le point commun est de vouloir casser du flic ! Certains en plus, veulent démonter la société, certains veulent établir un néo marxisme, d’autres, l’anarchie, etc…
Mais il y a quand même parmi eux, des groupes constitués… Et en particulier, l’un d’entre eux une certaine « action antifasciste » est présente… Mais les propos de Valls montrent à l’évidence, que la dissolution de cette organisation n’est absolument pas envisagée…
 
Et pourquoi les dissoudrait-il ? Après tout, le bénéfice de dé-crédibilisation des manifestations, le détournement de l’attention des Français, vaut largement de laisser prospérer les méfaits de ces petits extrémistes pervers…
 
D’ailleurs, n’en a-t-on pas relâché 3 sur 4 ? Il joue avec le feu le Valls ! Quand se brûlera-t-il les doigts ?
 
J’avais déjà signalé que les attentats étaient du pain béni, pour rassembler les Français en leur faisant « oublier » momentanément les problèmes sociaux inextricables dans lequel le pouvoir nous plonge avec délectation.
Mais bon ! N’ayant pas de djihadistes sous la main, quoi de mieux que des groupuscules d’extrême gauche, moins sanguinaire, mais de violence suffisamment spectaculaire pour casser le mouvement social ?
 
Nous vivons une époque, où état, syndicats, islamistes, casseurs, grévistes, prennent les Français en otages…
 
Démocratie ? Liberté ? Fraternité ? Egalité ? Que sont tous ces mots ?... De simples souvenirs...
 
En tous cas, ce gouvernement a des méthodes de voyou…

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28 mai 2016

La Valls ministérielle. Est-ce que je vais en parler ?

Ecrit le 27 août 2014

 

GSM

Est-ce que cela vaut le coup de parler ou même d’écrire la moindre ligne sur les événements gouvernementaux du début de semaine ?
Il y a beaucoup à dire en critiques, mais le spectacle est tellement navrant que je pense qu’il n’y a rien à dire, car comment pourrait-on faire des éloges sur des insignifiances, des galéjades, des bouffonneries même pas risibles tant elles sont pitoyables ?
 
Vais-je parler du fait qu’un type, un certain Valls, pour lequel les Français n’ont pas voté, qu'il n'ont pas élu, qui était le dernier sur la liste des préférés aux primaires socialopes (Ah, non, il parait qu’on dit socialiste… C’est bizarre qu’il y ait le mot social dans socialiste ?.. A mon avis ça doit vouloir dire autre chose quand il y a ‘iste ‘ accolé après), vienne en tant que larbin non choisi, annoncer aux Français un fait majeur (démission du gouvernement), comme ça à la télé ?
J’me suis dis « Il est arrivé kék chose au président, p’têtre qu’il est mort, pour être absent à son boulot ? ».
 
Ben non ! Vais-je parler du fait que le président-normal-anormalement-mou, était trempé comme une soupe à l’île de Sein, comme si les pêcheurs l’avaient foutu à la baille ?
Moi qui adore les seins, je regarde, bien sur… Mais y sait-t-y qu’y a un changement de gouvernement le roi débonnaire, là ? Kékun l’a-t-y prévenu ?... Qu’est-ce qu’y fout déguisé en homme grenouille ?
 
Faut-il dire que nous sommes de fait revenus à la 4ème république ? Valls est probablement devenu président du conseil et Hollande inaugure les chrysanthèmes ?
 
Et bien non, je n’en parlerai pas !
 
Je dirai simplement que maintenant Herr Chancelier Valls a un gouvernement entièrement à sa botte !
 
Il va donc pouvoir : Baisser fortement les charges des entreprises, redonner du pognon aux classes défavorisées que l’on nomme pudiquement classes moyennes inférieures et rembourser la dette ! Qu'il dit, le mec ! Ou bien ?
 
- Putain ! Quel homme ! Fantastique ! C’est très fort ! Même Oudini, c’était d’la merde à coté ! 
- Mais dis Monsieur ? Où c’est qu’y va trouver la thune pour faire tout ça ton Monsieur Chancelier ??? 
- Tais-toi ! On ne parle pas la bouche pleine !

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27 mai 2016

L'avènement de Herr Chancelier Valls

J'avais écrit le 27 août 2014 :
 

GSM

" J'ai maté la rébellion et éliminé les traitres. Maintenant que le gouvernement est purgé, j'exige de vous tous une obéissance absolue au parti Liberale-Sozialistische"
 
Je trouve qu'il fait 'fureur' (führer) en ce moment  el Manuel. Il finira en 'Godillot' (caudillo). En tous cas, il ne fait pas ça en douce (duce)...
 
 
Retour au présent, en ce 27 mai 2016 ...
 
Et si le vent de son entêtement avait tourné et lui souffle desus ?
Et s'il était le prochain fusible et sautait enfin, après deux ans de mauvais coups ?
Et si son chef était emporté dans la tourmente du 49.3 ?
Affaire à suivre...

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26 mai 2016

Folle

GSM

J’écris cet article seulement pour valoir archive. Cela permet d’ y retrouver le mot syllogomanie .
Je ne connaissais pas ce mot qui m’a été révélé par un membre du blog, que je remercie. Il n’est jamais trop tard pour apprendre, mais comme je ne parviens plus à mémoriser, je l’archive. Le titre suffisamment facile à retenir, me permettra de retrouver aisément cette définition…
Il est important pour moi de retenir l'expression, car elle décrit si bien la personne qui partage et qui pourrit ma vie, que cela peut servir dans un échange écrit ou verbal (Ce mot résume une page de description de symptômes fastidieuse).
 
Syllogomaniaque : Ce mot est une ‘bhombbe’ entre mes mains (faute volontaire, pour éviter un afflux de lecture aussi big-brother-ien que malvenu).
En effet, je pensais communiquer cette information à nos trois fils. Mais à quoi bon ? Ils ne veulent pas savoir parce qu’ils aiment leur mère et que même la vérité les choquerait. De plus, je serais le mauvais Père qui dit du mal sur leur tit’Man…
 
Le médecin ? Le mien s’en branle ! Au mieux me conseillera-t-il de l'emmener voir un psychiatre.
Et cela, elle le refuse depuis toujours, alors qu’elle s’enfonce de plus en plus dans cette pathologie.

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25 mai 2016

Mille euros mensuels de plus...

GSM

Si j'avais mille euros de plus par mois !
Mille euros ! C'est peu de chose.  C'est la différence entre un budget inextricable et l'aisance, la facilité, l'insouciance.
 
Ce serait la possibilité de partir en vacances, ce serait le restaurant et le cinéma sans compter. Il y aurait de petits séjours à la mer, l'Olympia, la Traviata à l'Opéra Garnier. Il y aurait des visites à la famille dans le midi, aux amis de promo. La vie serait douce et onctueuse...
 
Oui, mais je n'ai pas ces mille euros mensuels qui font la différence. Il me faut me débrouiller avec Leclerc et Aldi, grouper démarches et emplettes dans un même voyage, fermer le chauffage quand j'ai dépassé le budget. Il me faut choisir entre lunettes pour moi, ou lunettes pour ma femme, cette année ou bien l'année prochaine.
Les vacances ? C'est celles des autres que l'on regarde à la télé. Les vacances c'est  "peut-être un jour, quand les enfants ne seront plus à charge", en espérant que nous ne serons pas grabataire et que nous pourrons encore profiter de la vie
 
C'est une situation que l'on n'a pas choisie, mais que l'on subit. C'est la vie !

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24 mai 2016

L'occupation Israélienne de la Palestine

GSM

Paru sur RT France le 4 mai 2016 :

 

Un Amiral français en mission volontaire en Palestine s'insurge contre l'occupation israélienne 

https://francais.rt.com/opinions/20092-amiral-merer--a-hebron
 
Ancien préfet maritime de l’Atlantique, l’Amiral Laurent Mérer, désormais retraité, s’est rendu en Cisjordanie pour une mission bénévole. Bouleversé par les conditions de vie des Palestiniens, il a accepté de raconter son expérience à RT France.
RT France : Vous êtes en Cisjordanie depuis trois mois. Sur le terrain, que constatez-vous ?
 
Amiral Laurent Mérer : Moi qui connaissais peu le dossier, je ne réalisais pas à quel point la population palestinienne, qu’elle soit chrétienne ou musulmane, était soumise à une occupation de la part d’Israël. Sur place, je constate un véritable vol de sa terre. Les Israéliens grappillent petit à petit des portions de territoire. Le fait que des enfants soient soumis à des contraintes très lourdes pour aller à l’école et que l’accès aux lieux de culte pour les fidèles soit si compliqué est aussi très dur à constater. Et puis en parlant avec les soldats, on apprend aussi qu’ils ont des ordres très stricts qui font froid dans le dos : ils peuvent tirer sur des gamins de 12 ou 13 ans qui leur jettent des pierres par exemple ! A Hébron, où je suis actuellement, c’est encore pire qu’ailleurs, car il y a une très grande proximité entre les colons et les palestiniens, et surtout, une très grande proximité entre lieux de culte majeurs pour les trois religions. Hébron est une ville sacrée pour les juifs car c’était la première cité du roi David par exemple. C’est aussi ici qu’Abraham aurait vu les trois anges. Donc le poids culturel et religieux de la ville est immense, et ce qui est terrible, c’est que de ce fait vous avez affaire à des gens qui sont tous intimement persuadés qu’ils sont dans leur bon droit. Donc Hébron, c’est une ville entièrement militarisée avec des soldats tous les 20 mètres pour tenter d’éviter les débordements. Au souk, les marchands ont même été obligés d’installer des grillages sur leurs devantures pour que les extrémistes juifs ne leur jettent plus des ordures ou des excréments…Et quand vous voyez le regard de jeunes femmes de 20 ans, déjà mères et encore enceintes qui vous supplient de rester dans leurs villages car elles vous disent qu’elles se sentiront plus en sécurité…
C’est surréaliste. On n’imagine pas qu’un peuple puisse faire cela à un autre.
 
RT France : Vous dites qu’Israël fait passer les Palestiniens pour des terroristes alors qu’ils ne sont que des résistants.
 
Amiral Laurent Mérer : Vous savez, c’est une situation d’occupation. Ici on est en Palestine, mais on a connu ça en France aussi ! Comment appelait-on les gens qui s’opposaient à l’occupation des Allemands ? Ça ne veut pas dire que les palestiniens ont raison d’avoir recours à l’action violente, car ça peut compliquer la situation, et d’ailleurs beaucoup de Palestiniens raisonnables disent que ça ne mène à rien. Mais pour autant, on voit bien que ces actions sont désespérées. Elles sont souvent menées par des gamins de 12 ou 13 ans qui n’ont jamais connu rien d’autre dans leur vie que le check-point, le barbelé, le contrôle ou la fouille quand ils vont à l’école. Et ça fait 50 ans que ça dure…
 
Après, je voudrais aussi faire une parenthèse sur les soldats israéliens car il faut savoir qu’ils sont souvent très jeunes, ce qui joue beaucoup sur le cours des choses. Quand vous avez 18 ans, et qu’on vous met un M16 entre les mains, c’est parfois difficile de maitriser une situation. Je peux me mettre à leur place, ça a aussi été mon métier… Ils ont une peur profonde et légitime de se faire poignarder ou attaquer et ça on ne peut pas leur reprocher. On les met dans des situations très complexes, et du coup ça crée forcément des accidents.
 
C’est une situation d’occupation. Ici on est en Palestine, mais on a connu ça en France aussi
 
RT France : Et les attentats et attaques sur des civils israéliens, vous les comprenez ?
 
Amiral Laurent Mérer : Les attentats ne sont pas justifiables, mais vous savez, les Israéliens aussi attaquent des civils ! Aussi bien l’armée que les colons, qui pour beaucoup d’entre eux portent des armes en permanence…
 
RT France : Quand le Hamas cache volontairement des armes dans des écoles à Gaza, et a recours à des boucliers humains, ne croyez-vous pas que certains responsables palestiniens ont également leur part de responsabilité dans le malheur de la population ?
 
Amiral Laurent Mérer : Si bien sûr, et je pense d’ailleurs qu’on n’arrivera pas à résoudre ce conflit par la violence. Je ne peux pas parler de Gaza car je n’y suis pas allé, en revanche je suis allé aux alentours deGaza, où j’ai pu voir des choses totalement interdites par le droit international, notamment une zone sur le territoire palestinien dans laquelle ils n’ont pas le droit d’aller et où il y a des systèmes de détection automatiques de présence qui déclenchent automatiquement de la mitraille. Avec ça, il y a je ne sais combien d’enfants palestiniens qui ont été cisaillés alors qu’ils venaient juste récupérer un ballon sur ce terrain ! La situation est très complexe, il faut donc regarder des deux côtés…
 
RT France : Parlant d’avenir, vous qui êtes un homme de la Marine nationale et un spécialiste de stratégie, avez-vous une solution à ce conflit ?
 
Amiral Laurent Mérer : Malheureusement à court terme je ne vois pas de solution. Il est certain qu’il n’y a pas d’avenir si le Hamas met des gosses en tant que boucliers et si Israël continue à développer des colonies sur une terre qui ne lui appartient pas. Beaucoup d’anciens responsables de la sécurité d’Israël le disent d’ailleurs, comme en atteste le documentaire The Gate Keepers, qui recueille les témoignages de six anciens du Shin Bet qui portent un regard très critique sur la politique israélienne dont ils pensent que la façon de procéder est inefficace et sans issue. Et pourtant le gouvernement israélien continue…alors que partout, et même en Israël, les gens qui réfléchissent un peu savent que ça ne mène nulle part ! Les Palestiniens sont résignés et n’ont plus d’espoir mais vous savez, cette situation désespère aussi les Israéliens : beaucoup ont peur pour l’avenir ! Après, aucune paix n’est impossible, quand on voit ce que l’on a réussi à accomplir en Europe avec nos voisins avec qui on a été si longtemps en guerre…Grace à nos leaders éclairés, il n’y a plus de frontières et on vit en paix. Pour le conflit israélo-palestinien, c’est peut être ça qu’il faudrait, des leaders éclairés…
 
Il est certain qu’il n’y a pas d’avenir si le Hamas met des gosses en tant que boucliers et si Israël continue à développer des colonies
 
RT France : Nous avons récemment interviewé des généraux «frondeurs», tels que Tauzin ou Piquemal, qui n’hésitent pas à manifester leur mécontentement ou à donner leur point de vue sur l’actualité. Inscrivez-vous dans ce mouvement ?
 
Amiral Laurent Mérer : Vous savez, quand j’ai eu des choses à dire et que j’ai voulu m’exprimer ou manifester mon désaccord, je l’ai toujours fait, que ce soit avec les politiques ou dans mes livres. Il est certain que mon passé me donne une certaine crédibilité, donc je veux en profiter. Après, je ne fais le jeu d’aucun lobby ! Je suis juste mon éthique et mes valeurs, je ne suis pas un frondeur. Dans le cadre de cette mission en Palestine par exemple, j’ai voulu faire les choses dans le respect des règles, et j’ai pris toutes les précautions pour ne pas interférer avec la politique de mon pays dans la région : j’ai signalé mon séjour et ma mission aussi bien au ministère des Affaires Etrangères avant de partir, qu’au consulat de France en arrivant par exemple. Après, il est certain que je me sens investi d’une mission après ce séjour, et que je compte bien profiter de mes relations pour faire entendre aux bonnes personnes ce que j’ai pu constater sur place. Je pense que c’est mon devoir.

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