17 août 2017

Mémoire et radotages (30) – Hollande et l’emploi

GSMEcrit le 19 janvier 2016

Hollande et l’emploi ? C’est comme dire « l’eau et le feu »… C’est antinomique ; absolument et définitivement incompatible…
Tous les présidents depuis après de Gaulle ont essayé la même politique d’incitation avec une politique de la carotte et du bâton, ou bien depuis quelque temps, de la carotte uniquement… Résultat le patron-lapin mange la carotte et basta !
 
2000 euros par an pour un emploi… Mais qui va accepter cela, sauf des patrons qui tenteront de profiter de l’aubaine et de ne pas remplir leur part du contrat s’ils parviennent à trouver une faille dans la loi et à la contourner ?
 
J’ai été gérant d’entreprise et j’ai été bien plus longtemps encore salarié. La solution est très difficile à trouver, parce qu’on ne la cherche pas…
 
Sans carnets de commande, il n’y aura pas de baisse du chômage, à part ces fausses baisses engendrées par le « traitement social du chômage », qui crée de faux-emplois et coûtent sans rapporter et permettent de gommer des chômeurs en les changeant de colonne dans les statistiques… Mais qui est encore dupe en France de ces tripatouillages ridicules…
 
Il faut une politique volontariste, qui entre dans le cœur du sujet et organise sérieusement une coordination entre l’offre et la demande en matière de services et de production…
Notre appareil industriel est tombé au plus bas et nous nous sommes laissés envahir par les importations. Notre déficit commercial est la cause très directe de notre chômage.
 
Il n’y a pas de redistribution de richesse entre les pays producteurs low cost et les pays importateurs, par conséquent, nous n’avons pas les moyens de donner un salaire à ceux que les machines auront remplacées, car pour cela il faudrait au moins qu’il y ait des usines qui tournent…
Seule l’activité utile à la société, liée à une redistribution équitable, crée de la richesse et permet d’éviter cette paupérisation qui prend des allures inquiétantes…
 
C’est en rompant avec les règles qu’impose l’OMC que nous parviendrons à redonner du souffle à nos entreprises et à notre production nationale. Oh, pas en rompant définitivement et totalement, mais ponctuellement, comme savent si bien le faire les USA, la Chine et bien d’autres… Il faut savoir ponctuellement protéger nos emplois, dans une guerre économique…
Dans une guerre on fait tout pour protéger la population et bien il faut faire pareil avec nos entreprises et nos emplois…
 
C’est en créant des organismes comme fut le CEA, à l’attention des développements technologiques nouveaux, en associant les organismes bancaires à des financements sous contrôle, que nous créerons des emplois se basant sur les productions intérieures créatrices de richesses.
 
C’est en assoyant les charges sociales sur le chiffre d’affaire et non pas sur l’emploi (Et que les consommateurs imbéciles ne crient point : Les charges, ils les paieront toujours, que ce soit dans le HT ou dans le TTC).
 
C’est en rétablissant des taxes douanières sur certains produits après négociations avec les pays fournisseurs externes. Nous n’avons jamais su jouer le « donnant-donnant ». Nous nous laissons toujours dépouiller à sens unique (par le laxisme économique de nos dirigeants)…
C’est en pénalisant les entreprises « délocalisantes » (taxes douanières spécifiques sur les produits importés) et en récompensant les entreprises « relocalisantes »…
 
Il faut supprimer l’ISF, qui est une véritable imbécillité rétrograde…
 
Il faut imposer en France l’argent des revenus gagné en France... Certains cantons de Suisse le font bien chez eux… La chasse aux fraudeurs doit être lancée à fond contre les contrevenants !
 
Enfin… le problème, c’est l’embauche… le contrat d’embauche… Les Prud’hommes, les procès, les conflits… Il n’est pas normal qu’une embauche crée autant de stress chez un patron… Même pour les mariages on a enfin admis le divorce à l’amiable… Et pourtant le mariage est prévu « pour la vie », ce qui est une utopie complète ! Un contrat d’embauche, n’est pas un mariage, ou bien disons un mariage temporaire. On doit pouvoir se séparer à tous moments, sans ces conflits ineptes qui sont la marque du retard Français en matière de maturité sociale…
A la limite cela devrait pouvoir être « Voici votre solde de tous comptes. Nous sommes contents de vous avoir employé. Nous serions contents de vous réembaucher dès que la situation le permettra… »…
Il faut donc libéraliser le licenciement, à charge pour l’employeur de respecter scrupuleusement les indemnités légales ou de branches !... Oui, quand-même « donnant-donnant » !…
Déjà, le licenciement négocié commence à prendre de l’ampleur, à défaut d’amménagement des règles actuelles…
 
Mais la mesure ci-dessus doit n’être mise en œuvre qu’après toutes les autres visant à favoriser et protéger l’emploi… Bien entendu…
 
Alors Hollande ? C’est trop dur de mettre les deux pieds dans la boue ? Ca m’étonnerait qu'il le fasse, ce n'est pas son monde de bobos…

Posté par zalandeau à 09:47 - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,


16 août 2017

Le pays du néant 7

GSM

Ils avaient voulu tuer ce monde.
Ce monde s’était écroulé.
Le pouvoir happé par la foule,
les états furent désintégrés.
Les nantis étaient morts de faim,
assis sur des sacs de billets,
croulants sous de pesants lingots.
Hommes d’état, couards, corrompus,
responsables de tout cela,
tous fuirent au bout de la planète.
Mais leur passé les rattrapait.
Les monstres qui dormaient partout,
profitant du désordre ambiant,
se réveillaient et saccageaient,
ce qui restait de la planète,
de ses hommes et de ses moyens,
au nom d'un dieu sanguinaire
qui voulait imposer son ordre.
Ce dieu du mal et de la mort
mangea la main et le corps
de ceux qui possédaient tout
et pactisaient avec le diable.
……….
Les pillards joignaient leurs effets,
aux lessivages des derniers sols,
par les éléments déchainés.
Argent,richesses et pouvoir,
n’avaient plus de valeur sur terre.
Seuls la soif, la faim et le crime,
étaient l’obsession de chacun.
Les plus forts tuaient les plus faibles,
chair et sang devenaient repas.
Riches et pauvres étaient victimes,
ou bourreaux perfides et lâches.
Toute vie alors disparut.
Terre et ciel étaient astres morts.
.

Posté par zalandeau à 08:57 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

15 août 2017

Bulletin N° 2 Mardi, 28 mars 2000

GSM

Rubriques du bulletin
 
 1  Travail
 2  Moral
 
Travail
 
J’ai faxé à l’amicale de l’école des mines pour leur dire que je n’avais pas les moyens de payer la cotisation annuelle.
 
Ho, Surprise! un appel de leur part.
Un service de placement des anciens élèves en difficulté existe ! Le consultant qui travaille pour l’amicale me dit qu’il a réduit en un temps record le nombre d’anciens non placés.
 
Mais plus la conversation se poursuit, plus le consultant met des réserves sur ses chances d’aboutir. Ca a commencé par “presque à tous les coups”, pour se terminer par “peut-être, il n’y a rien de sur, je vais essayer”.
 
Pas rassurant ! C’était trop beau !
 
J’ai pris des contacts pour une reprise d’entreprise. Deux offres :
 
- La 1ère: CA 600 KF/an à 2 ouvriers (le patron ne travaille plus). Je fais mes comptes, je me demande ce que peut gagner ce patron, 30 KF/an ? Il en veut 300 KF de sa boutique, elle en vaut 50.
 
- La 2ème: 3.000 KF/an. Le patron et la patronne gagnent ensemble 150 KF/an brut. Ils en veulent 450 KF + les stocks. Cette épave vaut 108 KF grand maximum.
   
Les escrocs ! Si on les lançait en l'air, ils resteraient accrochés au plafond !
 
C’est pour cela qu’ils ne trouvent personne.
 
Les annonces classiques ne donnent toujours rien.
 
Mes lettres évoluent, je fais même de l’humour. Humour ou ironie ? Bof ! Je n’arrive plus à distinguer.
Après tout je n’ai rien à perdre.
 
Je cherche de “cadre” à “etam”. Pas “ouvrier” à cause de mon dos.
 
Le beau père de mon ami Mario n’a pas l’air de vouloir me prendre comme sous-traitant en attendant sa cessation d’activité (dans 2 ans).
 
J’ en suis à 65 lettres (18 début janvier).
Je suis très éclectique (offres de 96 à 300 KF).
 
La chambre de commerce n’a plus de Responsable Qualité depuis qu’elle n’a plus de subvention européenne.
Mais si une subvention était accordée...
 
Moral
.
Je commence à envisager toutes les économies possible.
J’ai cessé de fumer (-600 F/mois).
J’ai réduit la bouffe (-870 F/mois).
J’ai remboursé par anticipation ma maison (-2811 F/mois).
J’envisage la vente de ma moto et du Trafic de l'entreprise.
Je croyais que mes clients étaient attachés à moi. Peut-être, mais pas au point de m’embaucher.
A travailler comme un sauvage, on ne tisse pas de réseau et on ne sait même pas comment faire.
Gérard, je suis content de t’avoir eu au bigophone!
Tiens, demain s’il fait beau, j’irai faire un tour de moto.

Posté par zalandeau à 09:28 - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags :

14 août 2017

Mémoires et radotages (6) – Mensonge, Violence etc…

GSMEcrit le 26 janvier 2016

L’humain… du moins l’appelle-t-on comme cela… n’est pas forcément doté d’humanisme. L’humain peut avoir tous les réglages et tous les dosages possibles entre ‘monstre’ et ‘juste’, entre doux et sanguinaire, entre bienveillant et pervers.
La cruauté souvent dégagée par cette espèce est plus forte que la somme de toutes les cruautés du reste du monde animal !
 
C’est pourquoi l’humain a essayé d’organiser son existence communautaire en régentant des systèmes d’entraide et de solidarité. Mais rien n’est jamais acquis en ce domaine. Souvent les malfaisants s’emparent de ces systèmes pour les faire capoter, pour les réduire et imposer leur ordre et leur dictat. Car la haine aussi peut unir la prédation, contre l’équilibre précaire instauré par la partie ‘humaniste’ du genre humain.
 
Il y a donc des factions, des partis, des sectes, des religions, des groupes de pensées (francs-maçons, énarques, imbéciles présomptueux et creux), qui tentent d’influencer, de manipuler, de régenter le monde, même au prix de sa perte.
Le mensonge est partout, dans tous les replis de la vie sociale, économique, politique, commerciale, technologique, financière…
 
Il faudrait être bien solide pour pouvoir déjouer tous les pièges où l’on veut nous faire tomber… Personne ne le peut… D’ailleurs, cela mènerait à une paranoïa pas plus productive…
 
Samedi dernier il y avait une manifestation contre la suppression de notre hôpital… (Pas d’autre hôpital à moins de 60 km à la ronde… J'y suis allé bien entendu...
-Les socialopes poursuivent et amplifient la politique désastreuse de désertification médicale commencée par leurs prédécesseurs de droite, après avoir affirmés « pas un pouce du territoire à plus d’une demi-heure d’un hôpital », (or, 60 km au bas mot, c'est 60 minutes... largement le temps de clamser!).
-Les élus (maires et députés) de droite et de gauche, qui soutiennent à fond cette politique, sont pourtant venus manifester contre !!! Pourquoi ? Pour tâcher de gagner quelques voix pour les prochaines échéances, pour tromper leurs électeurs, qui bientôt prendront l’exil loin de ce désert provincial ! Ils sont pour la désertification sauf quand il s'agit de LEUR circonscription... Où trouveraient-ils les impôts locaux envolés, pour vivre sur la bêtise de leurs contemporains ?
-Prenant la parole, le personnel médical n’a parlé uniquement que de son emploi, se foutant pas mal de la santé des pauvres couillons… Et voulant sauvegarder ses longues parties de cartes en salles de repos, rémunérées d’un salaire chaque fin de mois.
-La pétition, par ses 18.000 voix a fait voter les morts ! Une manifestation de 2.000 personnes s’est vue attribuer un effectif de 5.000…
 
Mensonges, mensonges et mensonges !
 
Et pour quoi tout cela ? Pour rien cela est certain ! Les manifestations pacifiques n’ont aucun effet. Seuls, le chantage, la violence, la menace, le risque, la peur alliée au doute, peuvent faire changer des programmations d’économies imbéciles. Pas le pacifisme !
 
Le monde marche à la violence, malgré son envie de paix et de dialogue !

Posté par zalandeau à 09:44 - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :

13 août 2017

La main de Valparaiso (1)

GSM

La femme marchait le long du quai… Je ne savais pas quel quai ni où j’étais…
Les brumes du petit matin se dissipaient plus vite que celles de mon cerveau imbibé de l’alcool que j’avais bu toute la nuit…
Elle était vraiment bien foutue, et ce discernement me rassura sur l’état général de mes méninges encore endolories…
 
Les jambes s’arrêtèrent près de moi et je distinguais leur galbe parfait disparaitre tout en haut dans une jupe fourreau où mon regard essaya de s’immiscer mais sans résultat dans la pénombre de cette aurore très matinale… Je regrettais sur le coup, de ne pas pouvoir me rincer l’œil, quand la belle blonde, oui, car elle était blonde et magnifique, se pencha vers moi et s’enquit de mon état de santé…
 
Cette vision enchanteresse contribua à me dégriser et j’entrepris de me relever, non sans apprécier le défilé affolant de ses cuisses gainées de polyamide… La manœuvre était pour le moins difficile et la belle inconnue devait en juger ainsi puisqu’elle m’aida en me tirant du plus fort qu’elle put… J’aurais bien inversé les rôles en cet instant pour la tirer moi-même, mais ce jeu de mots grivois qui chatouillait ma cervelle s’effaça pour tenter de tenir un propos plus galant…
 
La bouche pâteuse je bredouillais « Je vous remercie mademoiselle, sans vous je dormirais encore »…
Elle me fit remarquer que j’avais une drôle de façon d’appeler les choses et que d’après elle, mon repos avait une origine alcoolique certaine…
Il est vrai qu’elle avait du remarquer l’odeur très forte de la téquila que j’avais distillé cette nuit…
Oui c’est ça, la téquila, le port… Je suis à Valparaiso… Et en compagnie d’une blonde canon à qui je voudrais bien faire la cour si j’étais en état de le faire…
Une affaire comme ça aurait valu un peu d’abstinence alcoolique… Il fallait à tout prix que je la revoie… J’entrepris alors de lui dire de m’excuser pour cet état piteux et inhabituel dans lequel elle m’avait trouvé…
 
Nous marchions côte à côte. Elle avait bien deviné à mes vêtements coupés dans le tweed anglais le plus chic, mon appartenance à un milieu différend de celui habituel du port…
 
Après avoir trempé la tête dans la fontaine de San Carlos, je m’essuyais avec un mouchoir, tandis qu’elle me détaillait d’un air amusé… Décidément, cette fille commençait à me plaire, plus qu’un peu…
Plus j’étais lucide et plus  je ressentais son calme et comme une forme d’humour sur les traits de son visage…

Posté par zalandeau à 09:36 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :


12 août 2017

Mémoires et radotages (122) – Paris ! - Nostalgie et amertume

GSM

J’ai connu les locomotives à vapeur. Quand je dis cela, les gens disent que c’est impossible… Et pourtant, il n’y a pas si longtemps de cela qu’elles ont été retirées du service, moins d’un demi-siècle…
Quand j’avais dix ans, mes parents m’ont conduit à la gare de Nice. Je suis allé à Paris dans le train bleu (le Vintimille-Paris). Je me souviens de ces machines à vapeur (les "141" importées du nouveau monde par l’accord prêt-bail), de leurs souffles puissants, de leurs patinages avec emballement des pistons au démarrage, des jets de vapeur, de la fumée… Il me revient les fenêtres des wagons qu’il fallait fermer avant les tunnels, pour ne pas être enfumé. C’est moi qui les ouvrais pour sentir le vent de la vitesse… « è pericoloso sporgersi », me revient en mémoire…
 
J’ai déjà raconté, ma joie de redécouvrir Paris avec mon grand-père ou ma grand-mère, ce n’est pas le sujet d’aujourd’hui…
 
Heureuse époque où le travail abondait, où les gens étaient honnêtes, où les facteurs se promenaient avec des milliers de Francs dans leurs sacs en cuir, pour distribuer les mandats et les retraites, sans jamais être agressés…
Revoir Paris, comme le suggère la chanson de Trénet, pour moi, c’est cela ! C’est revoir un monde où après avoir connu l’occupation allemande, la population Française était apaisée. Les gens s’entraidaient. Les hommes, tous anciens appelés, séparaient les alcoolos qui voulaient en venir aux mains. Seules nos guerres coloniales venaient périodiquement troubler le paysage politique et la tranquillité des Français…
 
Quand parfois je reviens à Paris, j’essaye de revoir tous ces lieux de mon enfance… Et je projette sur tous ces édifices grandioses, ces paysages urbains familiers classés, toute la douceur de vivre que j’ai connue…
 
Dans certains quartiers, c’est beaucoup plus difficile maintenant… Les gens y sont tellement différents, tellement étrangers au sens propre du terme, tellement hostiles parfois, qu’il m’est impossible d’y plaquer une quelconque bonhomie Parisienne… Je me demande dans ces cas-là, si ce que j’ai dans la tête a vraiment existé !
 
Les petites boutiques, qui s’ouvraient sur un tintinnabulement de clochettes, ont disparu en grande partie… J’aimais bien ces devantures en bois où les commerçants accrochaient leurs volets le soir, à la fermeture. J’aimais bien ces droguistes qui vendaient des jouets, des roudoudous, des bâtons de réglisse, des pétards et des lance-pierres…
 
Alors quand je reviens dans ma cambrousse, je préfère penser à ce Paris que j’ai connu et qui restera ainsi dans ma mémoire, pour longtemps je crois…
 
Revoir Paris… Ah, Paris !

Posté par zalandeau à 09:41 - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,

11 août 2017

Mémoire de mon père (6)

GSM

C’est pas pour ça que… C’était vraiment quand même une injustice, parce que les vœux de c’temps-là, mon vieux, c’était l’grand honneur, hein ! L’enfant qui récitait ça, mon vieux, c’est qu’ça comptait à la campagne de c’temps-là ! Les gens étaient tellement croyants… et puis tout quoi !
 
Hé bien voilà ! Voilà ma vie de môme ! Enfin voilà, y’a tellement trop de détails que j’donne pas, ça serait trop long… Je disais à maman, à ma femme là, à votre mère, que, mais c’est par bribes… des jours ça me revient, des trucs, des machins, mais… tu vois c’est fini. J’ai soixante huit ans bientôt… Mais enfin, ça fait plaisir, quand je rappuie sur l’bouton, pour entendre tout c’que j’viens d’vous dire… Et pourtant, quand je parle de la Normandie, du pays, d’Heugueville, du marais, du pont de la Roque, enfin, la rivière, tout ça… Hagon-Coutainville, hein !... De la pêche au lançons, tout c’que, tout c’que j’ai pu faire… Hé bien des fois, des fois… j’en ai les larmes aux yeux, hein ?
 
J’aurais tellement voulu repartir habiter là-bas. Ma femme n’a pas voulu. J’crois que, malgré tout, j’aime ce pays, hein !
Comme j’ai dit, j’ai pas tellement été heureux, mais enfin, pendant la guerre quand-même, j’y suis retourné, quand j’ai été démobilisé en 41, j’ai revécu pendant quelques années, jusqu’en quaran… jusqu’à fin 44, fin décembre 44.
Parfois j’ai bien vécu. J’ai bien… J’ai revécu avec tous les gens de là-bas, que j’avais connus étant gosse… (Rémunéré par la mairie, afin d’échapper au STO, mon père a gardé le pont de la Roque, jusqu’avant sa destruction par l’aviation Anglaise en juin 44).
 
Mais, après, ben je suis r’parti début 45 et c’est là que j’ai eu mon plus grand bonheur de ma vie : C’est d’avoir rencontré une jeune fille… hein ! Fin… fin janvier 45. Une demoiselle, heu… qui travaillait dans un bureau, chez un marchand de charbon. Ils étaient plusieurs secrétaires. Moi, j’habitais rue Edgar Dupont (Edgar Poe en fait), juste à coté. Mon plus grand bonheur de ma vie, j’crois que c’est d’l’avoir rencontrée !
 
Ca fait 40 ans ! Je l’ai draguée ! Hé hé hé, On s’est connus bien… Je m’suis fiancé… Je suis retourné sous les drapeaux pendant huit mois… Et en rentrant, ma foi, on s’est fiancé. On s’est marié en 46, février… Hé bé, le mariage a bien tenu, parce que… c’était… c’était c’qu’on appelait l’grand amour, quoi !... Hein ! Quand on… L’honnêteté même, quoi, hein, tous les deux ! On s’est aimé vraiment honnêtement. Et, voilà, ça fait bientôt quarante ans que ça dure !
 
On a eu toutes les péripéties de la vie… J’vous redirai ça un autre jour, hein ! Notre mariage à Paris.
Habiter rue de Lourmel, c’est là qu’est né mon premier fils.
Quand j’ai retrouvé mon frère Jean et ah, François qu’était parti là-bas à Saïgon et Léon.
Notre départ pour Saïgon.
Après, au retour, en France on a habité à Nice… 25 ans. C’est là qu’est né ma fille et mon dernier fils : A Nice.
Et depuis, on habite à… depuis 80, on habite à Granges sur Lot. C’est là qu’on finira nos jours, certainement ! Et on ira faire un p’tit tour de temps en temps à Nice et à Heugueville en Normandie, pour se promener et revoir un petit peu de toute notre vie passée, quoi ! La nôtre et la mienne… de pauvre type, hein !
 
J’ai oublié de vous dire que quand nous sommes partis à Saïgon en cinquan… en 1953, j’ai oublié de vous dire que, mes deux frères Jean et François, ils étaient décédés en 1948.
Ils ont été accidentés à Saïgon ; tous les deux d’un coup, ils ont été écrasés par un camion.
C’est c’qui m’a poussé le plus fort, pour abandonner notre… notre pays (Pour retrouver l'assassin).

Posté par zalandeau à 09:12 - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags :

10 août 2017

Pour ou contre le retour de Sarko à la présidence de la république

GSMUn sondage de Zalandeau sur "Mesopinions.com" en décembre 2015

       

18 commentaires

Menteur , tricheur, ou sont passes les 600milliards empruntes rien n'a changé.Meme pas lui. Le 11/09/2016 à 11:58:46
non sûrement pas on déjà donné Le 29/05/2016 à 09:12:36
surement pas Jacky - Le 05/05/2016 à 11:13:49
Surtout pas, un echec suffit, comme pour hollade Philippe - Le 30/04/2016 à 15:58:40
contre, contre et encore contre parce qu'il a été NUL et qu'il le restera! Maryse - Le 30/04/2016 à 08:34:15
il avait dit lui même qu'il ne reviendrait plus en politique Jean-daniel - Le 26/04/2016 à 12:26:13
oui je suis fane de sarko j'ai son dernier dvd avec carla a la guitare en play bac elle a vendu plein de disques grace aux radars un flasch un disque ca a rien coué à sarko Le 22/04/2016 à 02:26:39
Une fois, c'était de trop alors deux fois bonjours les dégâts. Olivier - Le 21/04/2016 à 08:57:34
Non merci on a déjà donné Nicolas - Le 20/04/2016 à 01:28:20
non pas honnete Le 19/04/2016 à 18:19:34
1 - Grace à lui, Hollande est passé
2 - Il a trop d'affaires le concernant en cours. Il n'y a pas de fumée sans feu. Ca suffit. Thierry - Le 14/04/2016 à 15:49:37
STOP AU NAIN JUIF HONGROIS VOLEUR TUEUR COMME WALLL SS LESPINGOUIN SIONISTE DINGUE Christian - Le 12/04/2016 à 16:23:53
vas te coucher sarko on t'a essayé tu ne vaux RIEN Mireille - Le 12/04/2016 à 11:30:08
CONTRE SON RETOUR Le 07/04/2016 à 10:29:52
non, il a assez fait de mal et servi le grand capital prédateur. Jacques - Le 07/04/2016 à 10:03:34
Il hait les ouvriers, seuls les riches sont ses amis. un manipulateur de première. Le 07/04/2016 à 07:34:44
jamais quelle horreur ! qu'il fasse son show ailleurs avec sa pouffiasse Lyliane - Le 01/04/2016 à 12:22:04
Il n'a rien fait et trahi ses electeurs René - Le 14/01/2016 à 07:50:27

Posté par zalandeau à 09:11 - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :

09 août 2017

Le pays du néant 6

GSM

Dans le désert de pierres,
qu’il est dur de marcher.
On enjambe on titube,
l’équilibre est précaire.
Chaque pas est souffrance,
les chutes sont courantes
et sur les angles vifs,
les membres sont brisés.
………
Des humains aux cœurs fiers,
sont les seuls habitants,
à l’abri des tueurs,
sans âme et sans pitié.
……….
Les assassins stoppés,
par cette roche qui tue,
préfèrent les tueries,
sans risques, car le courage,
n’est pas leur qualité.
Tuer à dix contre un,
des êtres en faiblesse,
est un acte pour croire,
qu’ils sont vraiment plus forts,
alors qu’ils ne sont rien,
que des larves visqueuses,
mais que la société,
à tort, a épargné.
Eux n’épargnent personne,
leur faiblesse est cruelle.
Mais ils n’iront plus loin.
Ils chercheront ailleurs,
quelque butin facile,
quelque gibet plaisant,
quelque supplice très lent,
aux douleurs succulentes,
des endroits où tuer,
buchers aux cris mourants,
odeurs des chair qui brûlent.
.

Posté par zalandeau à 08:54 - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags :

08 août 2017

Mémoires et radotages (2)

GSMEcrit le 11 Novembre 2015 :

Cher Papa, que de choses j’aurais à te demander. C’était au moment où nous avions beaucoup d’expérience commune, au moment où nous aurions pu en parler, que nous ne pouvions plus le faire. Cela fait plus de 10 ans...

D'autre part, je crois que c’est au moment où mes enfants sortent de l’enfance, que je sors de la mienne. La béatitude niaise que j’avais à voir et admirer mes enfants laisse place à une douleur lancinante de voir que leur avenir n’est pas assuré. Leur vie sera extrêmement difficile.

J’ai d’énormes remords de les avoir mis sur terre. Et pourtant, dès le merveilleux choc de leur venue au monde, je m’étais promis de respecter leurs personnes, leurs identités. Je ne devais que les protéger, que les aider, pas empêcher leur développement ! Mais je n’ai pas su créer un environnement privilégié et pérenne. Et ça, je n’y ai pas pensé ! Je n’ai pas pensé une seule minute, que je ne pourrais pas leur assurer un empire financier, ou bien un environnement sociétal fait de réseaux, de renvois d’ascenseurs, sorte de communautarisme entre privilégiés…
Et pourtant, j’aurais du y penser ! C’était mon devoir ! Et si j’avais eu cette démarche intellectuelle, j’aurais compris que n’étant pas capable d’atteindre de tels objectifs, il aurait été plus prudent de ne pas se hasarder d’engendrer des enfants, futurs malheureux sur terre !

Alors maintenant, j’me trimbale avec ces remords et ces souffrances, d’être impuissant pour l’avenir de ceux qui comptent plus que moi.

Finalement, l’égoïsme est parfois une vertu ! Ne pas faire d’enfant n’aurait pas été qu’une insensibilité aux autres, mais en l’occurrence, plutôt une prévenance, une bienveillance envers mes prochains…

Mon égoïsme, en fait, a été de les faire venir sur cette terre sans avenir ! De ça Papa, j’aurais bien voulu débattre avec toi. Oh, je sais bien, tu aurais dit « Mais tu ne pouvais pas savoir ! Ce n’est pas de ta faute ! Tu as fait tout ce que tu as pu ! Et puis, c’est à eux de se démerder ! ».

Tu les aimais tant, mes petits ! Un jour, tu as dit que tu n’en revenais pas, le jour où je t’ai mis Toto dans les bras, quand il était un tout petit nourrisson. Et Maman non plus ! Vous bichiez comme des vieux poux ! Quelle drôle d’expression, d’ailleurs. Elle vient de vous deux. Belle époque de ma jeunesse, insouciante, confiante en vous et en l’avenir, pressé que j’étais de devenir grand, de partir, d’aller m’envoler vers les cimes… Quelles drôles de cimes d’ailleurs ! Le soleil pas si haut que ça, a du me brûler les ailes, sûrement !
Mais j’étais resté pendant cinquante sept ans un enfant, dans ma tête. Un enfant rempli de rêves et d’espoirs, confiant en moi-même, confiant dans le destin que nécessairement mon opiniâtreté me ferait obtenir, à la force des poignets… Ou plutôt à la force de ma volonté, de ma capacité de raisonnement, de mes dispositions techniques, organisationnelles…

N’était-ce pas très puéril ? J’ai vécu dans l’illusion imbécile… Enfin disons que cette illusion a fonctionné pendant cinquante sept ans… Et puis, depuis… depuis huit ans… La réalité est là, sous mon nez ! Triste réalité, implacable ! Prisonnier que je suis de mes incapacités nouvelles !
Tiens par exemple : Cela fait plus d’une semaine que je ne parviens toujours pas à trouver une solution technique pour réaliser le supportage de mon tuyau de descente d’eaux pluviales… Putain de merde ! Dans le temps, le lendemain, au réveil, j’aurais eu la solution. Je suis certain que la solution est simple ! Mais putain ! Je ne la trouve pas !

NDLA : J'ai depuis, eu la solution grâce à un ami blogueur et à mon copain Mario...

Posté par zalandeau à 10:21 - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags :