20 octobre 2017

Mémoires et radotages (141) – Le Théâtre, arme de guerre - Macron

GSM

Écrit le dimanche ‎15 ‎Février ‎2009.
 
Le théâtre est l'art de jouer avec le danger.
Écrire une pièce de théâtre, c'est redonner un sens aux mots.
Le théâtre met en scène le seul animal qui remet en cause la branche où il est assis, le monde dans lequel il vit.
Il fait entrevoir tous les possibles, que la société ne permet pas.
En cela il est révolutionnaire, car il tire sur l'ordre établi. Il peut redonner du sens à la vie, de l'espoir aux désespérés...
 
Écrit le 14 Octobre 2017
 
Le théâtre a bien été cela, dans le passé peut-on dire. Car de plus en plus il ne prend que des formes de comédies de boulevards et par conséquent il ne sert que de plus en plus rarement la cause des peuples… Les mots qui soulèvent les peuples, les gestes qui ponctuent les phrases ne se pratiquent plus au théâtre… Ces mots et ces gestes sont pourtant utilisés au quotidien, par les personnages politiques, dont on peut sans se tromper, affirmer qu’ils sont les comédiens d’aujourd’hui. La comédie humaine que nos politiciens-comédiens jouent se passe quotidiennement à guichets fermés, en spectacle continu.
 
Comme les tragédiens, ils répètent leurs discours et rôdent leurs mensonges en coulisses. Lesquels sont sincères ?
 
Et pourtant… Qui a deviné derrière le discours enflammé de Macron par exemple, qui disait « Vive la république, vive la France », l’air possédé et le geste véhément, que ce dernier se disait dans son fort intérieur « Vive la monarchie de l’argent, vive la globalisation libérale »… Qui le savait ? Manifestement peu de Français savaient cela, ce qui a permis l’élection du plus grand escroc à la présidence de ce qui n’est plus une démocratie et de moins en moins une république…
 
Le théâtre il est sous nos yeux, chaque jour, répercuté par les médias. Nous gobons, bon gré, mal gré, des mensonges, des fausses vérités, des dissimulations, tels que les scènes des vrais théâtres n’en ont jamais générés.
 
Cette comédie dramatique que la politique nous fait vivre, est une violence envers les peuples qu’elle asservit, en jouant sur tous les ressorts de division, de clivage, d’injustice.
 
« Asservissement, injustice, division », est-ce vraiment encore l’image de notre devise « Liberté, égalité, fraternité » ?
 
La violence dans les actes politiques que nous vivons actuellement est une sorte d’acte de guerre… Un théâtral soulèvement populaire serait un très bon dernier acte…

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19 octobre 2017

Mémoires et radotages (142) – La politique des « Premiers de cordée » de Macron

GSM

Ecrit le 18 octobre 2017.
 
L’interview qu’a donnée Macron dimanche 15 octobre sur TF1, m’a fait chier.
 
-D’une part, parce qu’il décalait ainsi le film que je voulais regarder sur cette chaîne.
-D’autre part, parce que, bien que très bon parleur (Je crois qu’il bat ses deux prédécesseurs pour la qualité d’un discours hypnotique propre à endormir, satisfaits, nombre de pigeons qui se laissent bercer par l’abondance d’une parole elliptique n’apportant rien).
J’ai noté qu’il n’avait jamais cru en la théorie du « ruissellement » et qu’il avait manifestement préparé une autre métaphore « les premiers de cordée », mais tout au long de l’interview sur le sujet des gens fortunés, il a bel et bien développé les arguments propres au concept du « ruissellement » ! Dont acte !
 
Un petit point de comparaison sur les actes de Macron et ce que j'aurais souhaité personnellement…
 
-Macron a fortement diminué l’ISF et va se reporter sur les contribuables (classe moyenne et premiers de cordée) par la CSG augmentée, pour récupérer les recettes ainsi perdues. Je souhaitais que l’ISF soit entièrement supprimé, parce que taxer le patrimoine est injuste selon moi, mais en revanche, qu’il soit compensé d’une augmentation du taux marginal de l’impôt sur les revenus des riches, à due concurrence des recettes fiscales ainsi perdues, parce que je pense que ce taux marginal est trop faible actuellement (45%). Les premiers de cordées seront largement gagnants avec seulement 1,7% des revenus, de plus à payer… D’ailleurs, on voit bien que les classes moyennes sont actuellement bien trop imposées (cochons de payeurs, qui pour la plupart, ne savent pas comment faire de l’évaporation fiscale). Ce dispositif d'imposition à 4 tranches remonte à Sarkozy et n’est pas imputable à Macron !...
 
-Macron va diminuer les charges sociales retenues sur le salaire brut et les faire payer à l’ensemble des contribuables (sauf les miséreux) sous la forme d’une flat-tax : L’augmentation de la CSG ! On voit donc, que cette augmentation de CSG sert à deux choses : payer des charges sociales et remplacer les recettes d’ISF). Bien sûr, les grandes fortunes y seront assujettis (mais sauront bien contourner le fisc), par contre les classes moyennes (qui vont de pauvres à supérieures) seront encore les dindons de la farce !
Je souhaitais une baisse des charges salariales patronales compensée par une TVA sociale, tout ceci se retrouvant dans les prix de vente destinés aux consommateurs. C'est-à-dire, encore une fois, au lieu de faire payer les catégories concernées, en ce cas les consommateurs, sous une forme moins choquante et propice à redynamiser nos productions, il préfère s’en prendre aux contribuables… A ce rythme, je pense que les contribuables des classes moyennes paieront bientôt les salaires des riches, des miséreux et des salariés…
 
-La suppression de la taxe d’habitation pour 80% des foyers, qui va ne se faire que progressivement, va créer avec l’application immédiate de l’augmentation de la CSG, un problème de diminution temporaire du pouvoir d’achat, notamment chez les retraités.
Les diminutions de recettes des collectivités locales engendrées, vont faire prendre à ces dernières des mesures d’économies drastiques. Bien souvent cela aura des conséquences sur les foyers qui se verront payer pour des prestations jadis subventionnées et verront immanquablement leur pouvoir d’achat amputé ! 
 
Je vois mal l’évolution du PIB dans notre pays… S’il diminue et c’est à priori ce qui va se passer, adieu veaux, vaches, cochons, couvées, concernant la reprise de la croissance ainsi que les objectifs gouvernementaux de diminution de la dette, qui seront concrètement, fortement minimisés… 
 
Quant aux mesures visant à sortir de l’état d’urgence par la loi « antiterroriste », bien sûr elle comporte des bonnes choses, mais il faut bien dire qu’elle affadit considérablement les moyens juridiques de coincer les terroristes et leur laisse toute latitude en résidence surveillée, ce qui me fait très fortement penser que Macron est plutôt du genre conservateur du terrorisme, comme moyen de gouverner…
 
Le président aime-t-il vraiment les Français ? Cela dépend desquels on parle ! Mais à coup sûr, il aime les « premiers de cordée » !

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18 octobre 2017

Mémoires et radotages (39) – Gentillesse et enfants

GSMEcrit le 5 avril 2016.

 

Je parlais de l’honnêteté de mes enfants… Car c’est un sujet énorme de contentement pour moi… Mais, il en est un autre (de sujet), tout aussi énorme… La gentillesse de mes enfants… Ils nous aiment et de plus, ils s’aiment… Combien de fois dans l’année, offrent-ils de cadeaux à leur fratrie et à nous, leurs parents, qui n’avons plus les moyens de leur rendre la pareille ? Anniversaires, Noël, etc… Ce qui me fait honte d’ailleurs…
 
Je les ai bien réprimandés et leur ai conseillé de garder leur argent, ils n’en ont que très peu… Je leur ai dit que le plus beau cadeau, c’était leur présence, leur amour et pour moi, de les voir tous les trois ensemble, à rigoler, discuter, jouer avec des consoles…
 
Le grand, est en ménage… Et depuis, ma femme ne l’appelle plus, elle, qui autrefois restait souvent une heure en ligne avec Kikson à papoter de choses et d’autres… Maintenant, elle prend prétexte de risquer de perturber son travail… Mais moi, je sais que ce n’est pas vrai… C’est de la jalousie, du ressentiment, et une sorte de haine contre celle qui lui a piqué son fils !
 
J’ai eu beau l’inciter, plusieurs jours de suite, à appeler notre aîné, alors qu’elle avait un solde de 50 minutes de communications à utiliser… Et bien elle s’est démerdée à laisser perdre ce crédit… Je suis le seul à avoir vu la compagne de mon fils, quand je suis allé l’aider à déménager en novembre… Ma foi, je n’ai rien à dire, ni pour, ni contre…
 
Mais notre fils a complètement cloisonné sa vie privée par rapport à nous, comme s’il avait perçu l’hostilité de sa mère… Il ne nous a pas montré une seule photo de sa chérie, ni même prononcé son nom, quand il est venu nous voir en mars…
 
Ca me fait chier ! Perso, quand je l’appelle, je n’ai pas grand chose à dire…. Seulement lui demander s’il va bien, sa santé et surtout s’il a du boulot et lui dire qu’il nous manque, qu’on pense bien à lui… Je ne me permets pas de demander quoi que ce soit sur son couple, cela ne me regarde pas, je ne veux pas risquer de commettre un impair et il n’en parle pas, non plus… Etant donné que je ne suis pas bavard, la communication est vite abrégée… C’est pour cela que je voudrais bien que sa mère lui parle longuement au téléphone comme avant, parce qu’elle a le don, comme lui, du bavardage et j’étais heureux qu’elle garde le contact avec notre fils, même si c’est pour débiter des futilités…
 
Depuis que le monde est monde… Il y aura toujours des problèmes entre les brus et les belle-doches !...
 
Pfffff ! C’est chiant ! Je ne veux pas perdre le contact avec aucun de mes fils… Cela commence mal… Je vais essayer d’emmener mon petit dernier, un jour où il n’aura pas de leçon de conduite (oui... Il a eu son code il y a un mois…. Ouaiiiiiiiis !!!), voir notre aîné…
 
Je vais organiser cela… Tant pis si ça ne plait pas à leur mère ! Merde alors ! Elle me fait chier, celle-là…

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17 octobre 2017

Ma chronique - 18 juin 2010 : Quel 18 juin ?

GSM

Ecrit le 18 juin 2010 (Sous le règne de Sarko premier) :

 

Aujourd’hui, un tapage est fait sur la commémoration de l’appel du Général de Gaulle il y a 70 ans pile ! Evidemment notre président (qui a déjà montré à plusieurs reprises, depuis le début de son mandat, son dédain pour son illustre prédécesseur qu’il exècre d’autant plus que celui-ci était populaire, grand, intègre et soucieux des Français), en profite largement pour essayer d’être, le temps d’une journée, le chantre d’un Gaullisme dont il est pourtant l’exact inverse et opposé…

 
Ceci n’échappe pas à certains anciens combattants, qui insistent sur le pouvoir de dire NON que représentait le grand homme, et sur les leçons à tirer dans la conjoncture actuelle, où la résistance n’est pas assez virulente et où les jeunes n’exaltent pas les valeurs de refus que leurs ancêtres ont déployées dans la lutte contre l’envahisseur.
 
Car la situation actuelle, c’est un président qui collabore avec les nantis, le grand capital et la finance pour asservir le peuple Français auquel il sert un discours de compassion affecté… A cet égard notre Sarko national serait plutôt à comparer à Pétain, pour avoir livré la France au pillage de ses amis du Fouquet’s…
 
Alors, l’esprit du 18 juin va-t-il être compris par les Français dans son vrai sens, sans qu’ils soient abusés par la mise en scène racoleuse qui leur est servie ?
 
Saura-t-on dire NON au muselage de la presse ? Saura-t-on dire non, à l’abandon des soins médicaux pour les plus faibles ? A la diminution des retraites ? Au chômage de masse ? A la diminution de l’accès à l’éducation ? A la diminution des droits des justiciables les plus démunis ? A la politique ultra libérale qui privilégie les capitaux internationaux au détriment du travail en France ?
 
J’ai peur que la comparaison du 18 juin 2010 pour les Français, ne soit à faire qu’avec un certain 18 juin 1815 (Waterloo)… C'est-à-dire le sentiment d’une grande défaite, à laquelle notre souverain s’est appliqué à donner corps comme Domenech a su le faire pour notre équipe nationale…
 
Quand aura-t-on un 18 Juin de la résistance, de l’espoir et de la reconquête d’un avenir possible pour nos enfants ? Pour bientôt, je l’espère…
 
Jeunes de France, sortez votre nez de vos consoles de jeux ! La situation n’est pas définitivement noire ! Il ne faut pas croire les oiseaux de mauvais augure qui vous font gober que tout est inéluctable, afin de servir leurs seuls intérêts… vous pouvez inverser la situation !...
 
Jeunes, ne caillassez pas les autobus, les pompiers, les ambulances, les médecins de nuit… 
Votre énergie est à mettre en œuvre contre un pouvoir exécutif qui veut vous enfermer dans le désespoir et la résignation… Votre énergie doit soutenir ceux qui pensent que le peuple Français doit passer avant toute considération d’intérêts privés, dans l’édification d’un projet de vie commune…
 
NDLA : Rajouté le 26 novembre 2016 (sous le règne de "Moi je", fallot personnage). On peut le dire : Le 20 novembre 2016 a été notre 18 juin 40... Mais ce n'est pas encore, loin de là, notre 8 mai 45...
Et surtout, j'ai bien peur, telles que se présentent les choses, que le 7 mai 2017 soit notre10 mai 40... Le combat n'est pas fini ! L'ennemi djihadiste est à l'intérieur... Saura-t-on le neutraliser ?
 
NDLA : Retour vers octobre 2017. Nuit et brouillard. Hélas, j'avais bien raison... Le 7 mai 2017 a bien été notre 10 mai 1940, une grande défaite pour la France et une grande victoire pour les collabos et pour l'invasion ennemie... Est-ce qu'un jour une résistance se lèvera et nous libérera de nos deux ennemis intérieurs ?

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16 octobre 2017

Nous sommes faits de nos rêves

GSM

Quand j’étais petit (je n’étais pas grand, je montrais mon c.. à tous les passants, etc…), mon Papa dans sa volonté de bien remplir son rôle de Père avait semé en mon cerveau une idée : « Travaille bien en classe, sinon tu seras balayeur ! ».
Je fis mienne cette idée et elle fut le germe de rêves (bien que cauchemars, c’était quand même des rêves) où je me voyais muni d’un balai sans espoir d’évolution, sans espoir d’avenir. (Depuis... j'ai appris qu'il n'y avait pas de sots métiers, mais seulement de sottes gens et que le travailleur quel qu'il soit était une personne éminnement respectable)... Alors dès mon réveil, j’étais motivé pour aller travailler, pour faire le maximum d’efforts dans mes études et puis plus tard dans mes différents métiers…
 
Et il est vrai que je fis beaucoup d’effort. Mon QI n’était que de 105 à l’adolescence, après tout et plus je montais dans le niveau de mon cursus scolaire plus c’était difficile et plus je m’acharnais.
J’avais véritablement beaucoup plus de mal que beaucoup de mes copains à comprendre certaines choses, mais toujours ce rêve de l’échec me motivait à faire le maximum malgré mes capacités moyennes…
 
Il y a eu quand même un avantage à cela, c’est que ce que j’ai réussi avec beaucoup d’effort, à comprendre et à apprendre, je l’ai gardé très longtemps en moi, alors que bien des collègues avaient oublié leurs acquis six mois après l’obtention de leurs diplômes…
……….
Mon enfance a été entourée de nombreux héros. Bien sur, il y avait les Robin des bois, les Zorro, les Lagardère, les Thierry la Fronde, mais aussi, des hommes bien réels comme mon Père (ce héros), de Gaulle, le Général Leclerc, Churchill, Kennedy, Jean XXIII, l’Abbé Pierre…
Au-delà de l’admiration de ces grands hommes, le rêve s’est installé. Rêve endormi ou bien rêve éveillé que tout enfant a en jouant avec ses petits soldats, en dessinant, en inventant des histoires…
Ces rêves ont façonné mes convictions, mes idéaux, ma morale au point d’accompagner une grande partie de ma vie.
 
Je crois pouvoir affirmer que pendant toute cette période j’ai été fait de mes rêves et que mes rêves m’ont guidé pour faire ce que j’ai été…
 
… Jusqu’en 2007-2008, dates de ma sortie de route cérébrale et de ma mise au rencart comme objet obsolète… Les rêves d’avant se sont enfuis, une dure réalité nouvelle se mettait en place avec ses frustrations et de nouveaux cauchemars complètement négatifs cette fois… Le rêve n’était plus moteur, il était incendie, il était explosion et pour la première fois il était le passé et non plus le futur…

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15 octobre 2017

(26) Comment le dire ? Comment l’écrire ?

GSM

Ce soir-là, il avait le cœur battant et espérait tout de ces retrouvailles…
 
Mais ce soir-là, il n’y eut plus de baiser fougueux et enflammé… Juste une jeune femme qui voulait raconter sa peine, qui voulait un ami pour maintenant et pour après…
Elle ne savait pas qu’il lui était très dur d’écouter sa peine d’avoir été trompée et abandonnée, alors qu’il avait subi le même sort de sa part, quelques mois auparavant…
Elle avait seulement besoin d’une oreille pour l’écouter et de mots apaisants, qui se coinçaient en travers de la gorge de son ancien amant… A aucun moment il ne put la serrer dans ses bras…
Comment n’être que son ami, alors que c’est son amour qu’il veut…
Cette soirée fut difficile à encaisser… Il essayait de ne pas montrer sa déception, alors qu’il avait envie de hurler… Comment une femme peut-elle être aussi machiavélique ou inconsciente à ce point ?
Non, ce soir du 1er janvier 2009 ne fut pas un nouveau départ à deux, mais une nouvelle rupture…
 
« Qu’elle aille vers ses nouvelles aventures sans moi. Je ne tiendrai pas la chandelle ! », dit-il amèrement…
 
Il était libéré de son asservissement amoureux. Enfin débarrassée d'une inutile déchéance, sa vie allait devenir pour toujours "normale" !...

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14 octobre 2017

Aussi loin que l’on aille pour parler des autres, on ne parle jamais d’autre chose que de soi-même

GSM

Lorsque l’on parle, mais surtout lorsque l’on écrit, parle-t-on des autres ou de soi-même ? Lorsque nous tâchons de communiquer, les mots, les phrases et les idées émanent de nous-mêmes. C’est bien par notre compréhension personnelle que nous interprétons le monde qui nous entoure.
 
Aussi loin que l’on aille pour parler des autres, on ne parle jamais d’autre chose que de soi-même.
 
C’est pour cela que nous sommes différents : Parce que notre compréhension, et notre empathie avec ce et ceux qui nous environnent sont différents et varient d’un individu à l’autre. Cela influe sur notre objectivité, qui est empreinte malgré tous nos efforts d’une subjectivité variable suivant les personnes.
 
Cela affecte tous les domaines de la société. Non seulement la vie en groupe, les sciences humaines, les activités professionnelles, artistiques, créatrices, mais aussi la technologie et même les sciences. Même les mathématiques, pourtant réputées être le fort imprenable de la raison cartésienne, sont « habitées » par la subjectivité que les êtres portent en eux !
 
Parler des autres, est-il donc si impersonnel que cela ? Non ! Nous participons tous à ces phénomènes de communication. A ce titre, nous avons la plus grande difficulté pour ne pas alimenter les rumeurs, transmettre et amplifier les mensonges, créer l’injustice et le désordre…

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13 octobre 2017

De l’analyse des lois (1)

GSMEcrit le 13 mars 2016

 

Les projets de lois doivent être analysés par les citoyens avant leur adoption. En pratique, je devrais dire « devraient être analysés ». Ce n’est pas le cas ou bien très peu. Par manque de temps, par ignorance, ou incompétence, tant il est vrai que comprendre des textes parfois ardus n’est pas à la portée de tout un chacun.
 
Nous nous retrouvons à chaque fois dans le cas de figure où les élus commentent et interprètent le texte de la loi auprès de l’opinion publique, en le déformant, en le portant aux nues ou en le fustigeant, suivant qu’ils sont dans la majorité ou dans l’opposition. L’extrême mauvaise foi du personnel politique est à la source du capotage de certaines lois qui auraient été excellentes, mais qui sont à jeter parce qu’elles viennent du camp adverse. Inversement combien de lois scélérates ont été adoptées, parce que les scélérats étaient plus nombreux que les autres ?
Ceci est toujours du à une opposition entre deux camps, qui ne veulent surtout pas reconnaître la pertinence d’une idée si elle provient du camp adverse.
 
Un exemple flagrant est l’idée de la TVA sociale. Nous avons eu tous les cas de figures, concernant cette approche nouvelle de la cotisation sociale patronale (qui ne serait pas la panacée, mais pourrait contribuer à un léger rééquilibrage des injustices ‘cotisationnelles’). Depuis l’époque Mitterrand, l’opposition (de droite puis de gauche) l’a proposée, la majorité l’a donc refusée. La majorité (de droite ou de gauche) l’a proposée, l’opposition l’a fait capoter. A chaque fois, cette bonne idée a été enterrée. Elle sert d’épouvantail que l’on agite devant la populace qui se laisse influencer, par ceux qui gueulent les plus forts et surtout par le camp idéologique auquel l’électeur mouton décervelé adhère, sans aucun esprit d’analyse, par simple réflexe de solidarité imbécile.
 
Je me souviens du référendum que de Gaulle avait organisé et perdu d’ailleurs en 1969. Qu’est-ce qu’un référendum, si ce n’est une loi qui passe par le suffrage direct au lieu du suffrage habituellement délégué à ceux que l’on élit pour nous tromper et nous endoctriner ?
 
De Gaulle voulait décentraliser une partie du centre décisionnel du pouvoir, en régionalisant la France.
1) Les conseils régionaux seraient non seulement aptes à décider dans leurs régions respectives, mais ils se réuniraient nationalement pour participer à la discussion des lois nationales, Oeuvrant ainsi comme le fait le Sénat.
2) D’où la nécessité de dissoudre le Sénat sous sa forme actuelle, assemblée de vieillards séniles qui est complètement coupée des réalités du pays.
 
L’ensemble constituait pourtant un lot cohérent (D’autres sont venus depuis. Ils ont fait la régionalisation, mais ils ont conservé le Sénat).
 
Tous les partis de droite ou de gauche et surtout du centre ont conspué à l’époque cette réforme majeure au motif que l’on ne pouvait pas poser une seule question pour deux modifications majeures (Alors que pour le général, l'un n'allait pas sans l'autre). Poher, le président du sénat avait exercé un prodigieux activisme pour empêcher que l’on supprime la source de revenu sénatoriale. Tous les hommes politiques se sont solidarisés, car les loups ne se mangent pas entre eux.
Le référendum était négatif, de Gaulle ayant mis sont poste en jeu est parti (Il faut bien se dire que ce chantage était de plus l’occasion rêvée pour se débarrasser de cet empêcheur de magouiller en rond qu’était le fondateur de la cinquième république)…
 
Nous avons toujours le Sénat, inutile, et aucune idée territoriale ne remonte au plan national, alors que la régionalisation devait servir à cela...
 
C’est à chaque fois pareil : Des joutes stériles autour de projets de lois que personne ne comprend ni ne cherche à comprendre, alors que les loups politiques s’acharnent à protéger leurs intérêts en mentant aux moutons. Nous, les moutons, ne nous en apercevons pas, continuant à voter pour nos loups favoris sans comprendre que nous votons contre nous-mêmes…

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12 octobre 2017

Mémoire et radotages (36) – Enfants sans espérance

 

GSM

Ecrit le 22 février 2016.

 

Aider mes enfants… Cela a au moins une utilité, à défaut de pouvoir aller purger notre pays de ces inutiles qui nous ont menés dans la situation actuelle…

 
Il est vrai que je me suis senti utile, d’aller peindre 4 pièces du logement social de mon cadet… Le travail manuel est le meilleur remède contre le stress du retraité… Cela m’a pris quelques jours en décembre… Je n’ai même pas pensé à prendre des photos… Puis, je suis allé aider à déménager mon aîné… Ensuite j’ai emmené mon cadet et mon benjamin, voir leur grand frérot… Ils étaient heureux… Et moi, si heureux de les voir heureux…
 
Début janvier, plus rien à faire à part emmener mon tit’dernier au code trois fois par semaines… Alors j’ai acheté un costume d’occase à 20 euros et je l’ai agrandi à ma taille (en largeur)… Heureusement que le pantalon m’arrivait à la poitrine en hauteur… Avec la hauteur en trop, j’ai fait de la largeur… Maintenant à nouveau je me fais chier… Je colle des photos dans mes classeurs (ça coûte moins cher que des albums)…
 
Aujourd’hui, c’est un grand jour ! Mon aîné arrive à la gare dans quelques heures… A part pour moi, depuis début avril, d’être allé le voir trois fois une demi-journée, ses frères ne l’ont vu qu’une fois et sa mère pas du tout… Le retour du fils prodigue… Du bonheur, quoi ! On ira tous ensemble mercredi après-midi voir le cadet qui hélas travaille… Encore du bonheur…
 
C’est fou ce que ces trois frères se plaisent ensemble…Je voudrais bien que cela dure… Parce que nous, les parents, on n’est pas éternels… J’ai passé plus de vie avec eux, qu’il ne m’en reste à passer… Alors, j’aimerais bien que la fratrie perdure… Il ne leur restera que cela, car, je ne pense pas qu’ils feront des gamins… Ils ne sont pas si fous, ils ont compris… De toute façon, l’état nous remplace par des immigrés, alors nous avons le droit de ne pas nous reproduire, étant donné la vie de merde que nos dirigeants nous ont réservé…
 
Ce sera mieux ainsi… C’est trop de responsabilité d’avoir un ou des enfants… Ils voyageront plus légers ainsi, sans charges inconsidérées… Il leur sera déjà si difficile d’éviter d’être SDF !... Et heureusement que mes fils n’ont pas connu mon époque, parce qu’ils seraient encore plus déçus…
Ainsi est la vie actuelle ! Bien sur, une catégorie de Français ne comprend pas ce que je dis, parce qu’elle profite du système, se cooptant, étant privilégiés de père en fils, appartenant à des réseaux, etc…
 
De toute façon, il n’est pire aveugle qui ne veut regarder…
L’égoïsme et le nombrilisme, c’est tellement pratique, finalement !
 
Vous avez le gâteau et nous ‘Français périphériques’ n’avons que les miettes… Vous aviez besoin de nous pour sauver la France, dans le temps… Maintenant, il vous faudra vous passer de nous… On n’a pas envie de vous aider à sauver vos vies à vous ! Notre avenir, l’avenir de nos enfants est notre seule préoccupation. Nous ne ferons plus de gosses pour aller faire la guerre pour vos gueules ! Perso, j’ai déjà donné… pour ce que ça m’a rapporté… Même pas une poignée de main…
 
« A nos enfants, la patrie reconnaissante », qu’ils disaient ! C’est fini, tout ça !
Apprenez à vous passer de nous, c’est déjà ce que vous faites en nous sacrifiant sur l’autel du libéralisme…
 
Ah ! J’les vois bien moi, toutes ces ‘grosses légumes’, avec le petit gros à lunettes et le petit agité bling-bling, en train d’aller faire le coup de feu pour protéger leurs acquis et leurs privilèges, contre la barbarie qu'ils ont fait venir… On va rigoler…

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11 octobre 2017

Le blog est parfois thérapeutique

GSM

Ecrit le 29 janvier 2014
 
Le blog, c’est parfois thérapeutique.
Mais le blog, c’est souvent pathogène.
On s’accroche « aux nuages », donc à rien.
On dit des banalités et on peut être encensé.
Les gens peuvent s'engueuler par blogs interposés. Certains cherchent à semer la zizanie, à provoquer, cachés derrière le bouclier de l'anonymat. C'est comme la vraie vie, mais en pire...
Inversement on peut dire des choses pertinentes et sérieuses et tout le monde passe son chemin.
Parfois on a la bonne surprise, de bien rigoler, on fait des surenchères et au moment où on se sent en pleine forme, l’autre abandonne. On éprouve en permanence des déceptions. On est alors frustré.
On peut être intoxiqué comme par une drogue, dans une sorte de dépendance, parce que l'on imagine que le bon moment est pour tout de suite, ou pour très bientôt.
On est encensé, parfois sincèrement, parfois par intérêt, souvent par flatterie.
Si l’on y prend garde, on « prend la grosse tête ». Et on se croît arrivé, alors qu’on est au bout de nulle part en vérité.
On attrape tous les défauts de la terre : flagornerie, vanité. On croît en l’amitié de la part de certains, qui n’éprouvent en fait rien.
C’est aussi le royaume des pilleurs, des tricheurs, des voyeurs. On y rencontre les éternelles mouches à merde, parce que sur le blog, elles ne risquent pas les coups de tapettes, ni le fly-tox...
Avec certains, il y a une empathie bien sincère, mais si chimérique !
Mais à part ces exceptions que nous rencontrons par ci par là, il y a la déception qu'éprouve le drogué qui sort de son trip. Pour certains finalement, bloguer, au lieu d’être une thérapie, amplifie plutôt les problèmes.
Plus les problèmes s’intensifient, plus on blogue. Ce qui est le propre d’une dépendance.
 
Pour arrêter, c'est comme pour arrêter de fumer, comme pour faire le régime, comme pour sauter par la portière du Transall, il ne faut pas regarder en arrière ni en bas, mais simplement faire le pas en avant, en prenant du recul, en se restreignant, en se mettant en retrait, en se protégeant, afin de garder le plaisir sans les inconvénients.

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