29 août 2017

72 vierges

 

GSM

Posté par zalandeau à 09:25 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,


28 août 2017

Mémoires et radotages (124) – La « vieillerie » dans toute sa laideur…

GSM

La « vieillerie »… c’est quand on ne cherche plus à se battre, qu’on n’a plus de motivation, qu’on ne fait que survivre… La force mentale diminue, ce qui est finalement bien plus pénalisant que la régression de la force physique.
 
L’autre jour, j’étais dans une démarche comportant un problème de paperasse… Je n’entravais que dalle ! Moins je comprenais, plus je stressais sans pouvoir reprendre le contrôle sur moi-même. C’était comme une sorte de dépression momentanée ! Désespéré, j’étais dans un état de stress comme un gosse abandonné… En tâchant de progresser petit à petit, dans mes difficultés de compréhension des problèmes, j’ai fini par me calmer ; mais il reste cependant à ce jour, une inconnue et cela me tracasse. « Et si je m’étais fait avoir ? Et si le mec allait m’arnaquer ? Et si je ne reçois jamais le document ? Et si, et si, et si… ».
C’est dans ces cas-là, que je me rends compte de l’incapacité qui s’est emparée de mon cerveau, qui m’empêche de pouvoir rapidement faire la part des choses, de prendre les mesures appropriées et surtout de dominer la situation…
 
……….
 
Inversement, avec l’âge il y a des trucs qui ressortent et que notre cerveau avait occultés du temps de notre période de pleine activité. Certains traumatismes sont enfoncés au plus profond par notre cerveau, afin de nous permettre de continuer notre vie le plus normalement possible.
 
Certains sont traumatisés et doivent suivre un traitement et d’autres ont cette faculté de tout prendre sur soi… En fait, ils ont la capacité de mettre ces évènements dans une poche du cerveau avec leur mouchoir par-dessus…
 
Il en a été le cas pour mon père, pour deux sujets : Son enfance malheureuse et l’attaque Allemande au nord de Givet où il a été bien prêt de perdre la vie… Ce n’est qu’au bout de plus de cinquante ans qu’il a eu envie de raconter ces choses de sa vie…
 
Me concernant, j’ai mis vingt huit ans avant de mettre noir sur blanc, les évènements qui furent dangereux pour ma vie, mais qui furent à mon avis bien moins terribles que ceux de mon père.
Il y a un autre sujet, dont j’ai commencé à parler cette année, c’est ma première vie de couple dans la famille de ma première femme. Depuis ma séparation, il y a bientôt vingt-neuf ans, j’ai fait le ‘black-out’ total dans ma tête et ne me suis consacré qu’à mes petits « à moi », dans mon deuxième couple…
 
Je ne pense pas que je raconterai d’un seul coup tout ce passé d’avant… Cela viendra comme cela pourra, sujet par sujet, bribe par bribe, comme un besoin irrépressible.
Mes pensées de ce jour, ce sont de grands remords pour avoir accepté de couper totalement les ponts avec le reste de la famille de mon ex. Pourquoi ai-je accepté ce dictat ? Mon nouvel amour m’a aidé à occulter celui que je portais à mes belles-petites filles… Elles étaient trois… La plus grande doit avoir quarante et un ans…
Elle était très proche de moi, trouvant la tendresse, que son père psychorigide et sévère lui refusait…
 
Je n’ai même pas pensé qu’elle éprouverait un grand vide d’affection et risquerait de faire des conneries… Elle a, paraît-il, dès qu’elle l’a pu, tout fait pour couper les ponts avec ses parents et nul ne sait ce qu’elle est devenue.
J’aurais du garder le contact avec elle et ses sœurs. J’aurais du désobéir à cette vengeance de mon ex : Ce « tout ou rien » qui m’était imposé…
Je ne l’ai pas fait, préférant m’investir exclusivement dans mon nouveau nid. J’ai eu tort, bien sur ! Et cela ressort maintenant.
J’espère que ma petite Lilou ne s’est pas perdue en voulant se sauver, mais franchement j’aurais du être son confident, son conseiller, ce que hélas, je n’ai pas fait et… je m’en veux beaucoup ! Comment ai-je pu mettre mes sentiments sous le boisseau et abandonner Lilou à son sort ?
 
La « vieillerie », c’est aussi le moment venu de l’expiation.

Posté par zalandeau à 09:18 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,

27 août 2017

Bulletin N° 3 Mardi, 4 avril 2000

GSM

Rubriques du bulletin
 
 1  Travail
 2  Moral
 
Travail
 
J’ai même répondu à une offre d’emploi en proposant de travailler les deux premiers mois sans salaire pour apprendre le savoir faire spécifique de l’entreprise. Mais la réponse est négative. J’ai une réponse, de quoi me plains-je ?
 
Je postule pour des CDD. Mais ça ne donne rien non plus.
 
Je me suis inscrit Chez deux boites d’ intérim. Aucun résultat.
 
J’ai alors réalisé que mes C.V. étaient des repoussoirs à cause du mot “ingénieur”.
 
Au diable ce mot pourri ! Alors en une heure, j’ai refait mon C.V. sous forme de compétences, et j’ai supprimé ce titre qui m’empoisonne vraiment la vie.
 
J’ai mis le turbo ! J’en suis à 91 lettres en cumulé. Les 20 dernières sont des candidatures spontanées.
J’ai contacté toutes les chambres syndicales de SNTP. Certaines ont transmis mon CV nouvelle formule. Sympa !
SNBATI m’a envoyé l’annuaire de ses adhérents et j’ai fait insérer une annonce dans leur bourse du travail.
J’ai écrit à une dizaine d’Architectes du département.
 
 
Moral
 
  Je dois probablement avoir une existence virtuelle.
 
J’envoie peut-être, en réponse à des annonces imaginaires, des lettres transparentes, que personne ne reçoit et personne ne lit.
Je n’ai aucune utilité à la société.
 
C’est bizarre, les impôts et charges que j’ai payé n’étaient pas imaginaires, eux !
 
La société considère que j’existe quand ça l’arrange.
 
Les jours sont longs, longs, longs...
 
Je me suis bien un peu remis à ma façade.
Mais j’ ai trop mal au dos, et aux pieds.
Je ne tiens pas longtemps.
 
 
Et le lendemain, le canard était toujours vivant...
 
Putain, c’est pas vrai ! En deux jours, j’obtiens trois rendez vous pour entretien, étalés sur sept jours.
Le premier, grâce à mon ex-client, dont j’avais repris l’activité il y a trois ans.
Les deux autres, je pense que je les dois à mon nouveau CV.
Ce sont des candidatures spontanées.
 
Le moral est, du coup, gonflé à bloc !
 
 

Posté par zalandeau à 09:27 - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :

26 août 2017

La main de Valparaiso (2)

GSM

Ohhhh, que j'ai mal !… Ils n’y sont pas allés de main morte… Je suis ficelé comme un saucisson à la manche à air de ce vapeur… J’ai l’impression qu’une enclume a percuté mon crâne…
J’ai bien du mal à mettre de l’ordre dans mes idées… Ceci dit j’ai tout mon temps devant moi… Il n’y a pas âme qui vive et le navire est amarré tout au bout de la jetée… Si cette douleur lancinante pouvait me lâcher un instant…
 
Comment me suis-je fait assommer ? Et bien, je crois qu’il me faut remonter à hier…
Evita et moi (Et oui elle s’appelle Evita), avions rejoint l’avenida Errázuriz en discutant. Je lui avais offert un café à la terrasse d’un bar; nous avions l’océan pour horizon… Cette fille était intelligente et très cultivée… L’idée qu’elle pouvait être une professionnelle me paraissait saugrenue, d’autant que ce n’était pas sur un port qu’elle pouvait se faire une clientèle de luxe compatible avec la classe qui émanait de sa personne…
 
Devançant la question qui me brûlait les lèvres, elle m’avait dit qu’elle avait pour habitude de se promener avant l’aube sur le port avant d’aller à son travail et qu’à cette heure matutinale il n’y avait aucun danger.
 
Restait à savoir de quel travail il s’agissait… Je pensais que le métier du charme ne commençait pas si tôt et une nouvelle fois alors que j’allais la questionner, elle me dit qu’elle travaillait au consulat de France comme traductrice... Il y a un consul dans cette ville qui se rince les yeux tous les jours...
Elle enchaîna « Et vous ? »… Je lui répondis que j’étais dans l’import-export des métaux, que je venais d’arriver et que j’aimerais bien avoir un guide comme elle pour me faire découvrir les charmes de Valparaiso. J’avoue à cet instant, que je pensais davantage à ses charmes à elle, qu’à ceux de l’agréable grande ville australe…
Je la quittais non sans avoir obtenu un rendez-vous au bar que nous venions de quitter sur la grande avenue…
 
En attendant, je me dis que décidément depuis que je suis arrivé dans cette ville je me réveille à chaque fois avec un gros mal de tête… Il va falloir que je fasse plus attention…
 
Les hommes de main de Manterola avaient eus la main lourde et pourtant les présentations s’étaient bien passées… Je me demande ce qui cloche ? Me prenaient-ils pour un autre ? Ont-ils changés d’avis ? Pourquoi ne pas m’avoir liquidé ?...
 
J’en suis là de mes questions quand je distingue deux loustics, dont les bribes de paroles me parviennent hachés par la brise du large…
 
Je parie qu’ils font parti des hommes de mains qui m’ont tabassé… Vite, je n’ai pas le temps de réfléchir, la technique, rien que la technique, le temps presse…

Posté par zalandeau à 09:28 - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags :

25 août 2017

Mémoires et radotages (1)

 

GSMEcrit le 19 septembre 2015

Je le vois bien, ma quantité d’écrits diminue, chaque jour un peu plus. Je m’efforçais à écrire chaque jour, certains ne le comprenaient pas d’ailleurs, arguant que le plaisir c’est d’écrire quand on le veut et non de se forcer à le faire. Mais moi, j’estimais que m’astreindre à cet exercice, c’était entraîner mon cerveau et donc, que l’exercice serait salutaire pour ma santé mentale.
D’autant que, je dois l’avouer, le plaisir d’écrire et la fécondité étaient au rendez-vous et donc la contrainte n’était que théorique.
Ce besoin d’écrire est venu subitement après mon accident hémorragique cérébral. Je suppose que l’amoindrissement de la région de mes fonctions cognitives (situées dans l’hémisphère gauche) m’a fait basculer sur un fonctionnement plus poussé avec l’hémisphère droit… Ceci est d’autant plus plausible que l’inspiration qui me venait soudainement était entièrement de nature affective, motivée par les sentiments et plus du tout par le coté factuel et cartésien de ce que je fus auparavant (de l’Odéon)…
J’ai donc depuis 2007 mis en œuvre une partie créatrice de moi-même que j’avais totalement ignorée pendant 57 ans de ma vie antérieure.

Mais le temps joue son œuvre. Je ne serai pas le d’Ormesson ni le Dutourd du blog, (de toute façon mes dons sont infiniment moindre que les leurs et je n’aurais pas l’impudence de me comparer à eux), mais disons que je parlais plutôt de leur continuité dans l’espace temps. Ma longévité créatrice s’amoindrit au fil de la perte de mon vocabulaire, de ma vivacité et de ma mémoire.

Les sujets me venaient lors d’insomnies et j’étais capable de les transcrire dans la journée.
Maintenant, j’ai oublié les objets de mes pensées, au moment où je suis devant mon clavier.

De plus, mon cerveau ne sait plus ‘défragmenter’ les réflexions diverses qui sont générées en temps partagé. Et mêmes si certaines réflexions sont bonnes, elles ne connaîtront jamais le développement et la formalisation qu’elles méritent.

C’est pourquoi, sur le point de décider d’arrêter l’écriture, et par conséquent le blog, je prends une autre décision, provisoire, bien évidemment. Je vais me laisser écrire ce qui me passe par la tête. Je pensais que ce seraient des mémoires de ma vie que j’écrirais, mais finalement, ce sera un mélange de présent et de passé, de faits authentiques, de sentiments et de sensations. Ma capacité de classement et de rangement étant désormais très basse, les écrits seront les reflets de ce que sera ma pensée au fur et à mesure de sa régression funeste…

Franchement… Ne vieillissez pas ! J’admire mon père dans son talent oral ! Lui qui a si bien su conter son histoire de manière verbale ! Mon talent oral n’est pas au rendez-vous ! Je préfère écrire. Bien entendu, la spontanéité y perd, puisque les exclamations, les hésitations, les erreurs seront forcément moins fréquentes, mais j’essayerai autant que faire se peut, de laisser mon cerveau faire ses erreurs en direct, cela sera plus tristement humain. Quant aux fautes d’orthographe, en ayant une sainte horreur, je tenterai de les corriger. Mais si le niveau de celles-ci venait à augmenter (ce qui est inéluctable), et bien, là encore ce sera un indice de plus sur ce naufrage qui a déjà commencé.

Posté par zalandeau à 09:38 - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :


24 août 2017

Taubira : Enfin ils l'ont lourdée !

GSMEcrit le 28 janvier 2016

Au moins cette semaine, il y aura eu une injustice de moins...

Posté par zalandeau à 09:21 - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :

23 août 2017

En ces matins de crépuscule

GSM

En ces matins de crépuscule,
où mon âme exprime sa douleur
au monde noir, par des cris sourds
donne-moi ta tendresse, donne-moi ton amour.
 
Sans ton soutien, je vais périr,
car dans le monde qui nous entoure,
je n’ai plus la force de vivre.
Chérie, petite fleur,
seule ta couleur
illumine ce monde gris,
de la vie brutale de l’inhumain.
 
Je n’ai que toi pour me raccrocher,
je t’en prie, prends-moi dans tes bras.
Sans toi, je ne suis plus rien,
sans tes bras, je n’existe plus.
 
Tu es tout ce qui n’est plus,
la vie , l’amour, l’humanité,
le ciel bleu , le soleil, le bonheur.
Petite chérie, mon cœur d’amour
souffre quand il est loin de toi.
 
L’océan de la vie est vide sans ta présence.
La vie n’est plus sans toi.
La noire journée, près des costumes gris, s’écoule morne,

en attendant mon retour.

Posté par zalandeau à 09:13 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

22 août 2017

Mémoires et radotages (123) – Mes petits – Le temps passe…

GSM

Écrit le 21 août 2017.
 
Il est vrai que je pourrais passer mon temps à dégoiser la langue fleurie de mes vieux, du genre Ménilmuche ou Contrescarpe… Mais à quoi bon ?
Les temps ont changé et les cinquante mots des jeunes cailleras qui ont envahi nos rues ont appauvri une langue Française que je ne reconnais plus…
 
……….
 
Aujourd’hui, mon petit Toto est parti pour aller « taffer », comme il dit… Il était triste après 3 semaines de vacances, chez nous, avec un temps de merde… Cela m’attristait pour lui…
 
Quand j’étais actif, j’aimais le jour de la reprise du boulot, comme j’aimais, bien plus jeune, la reprise de l’école… Je devais être quelqu’un de pas normal… C’était une sorte de drogue, une décharge d'Adrénaline qui me donnait l’ivresse d’aller au combat, même s’il ne s’agissait que de « taf », avec les appréhensions, le stress, mais aussi l’envie de vaincre à tout prix !
 
Revenant à mon Toto, Il m’est difficile de comprendre son désarroi et pourquoi il va à reculons au boulot, alors que ses relations de travail sont quand même "potables", me semble-t-il. Il me peine beaucoup… J’ai eu le cœur serré, très serré… Cela m’a rappelé mes parents, qui avaient les larmes aux yeux dans leurs vieux jours, à chaque fois que nous partions…
Et ben, c’est notre tour… Ma femme pleurait ce matin et moi, j’ai fait un gros effort pour ne pas avoir la larme à l’œil. Parfois, je le reconnais, je n’y parviens pas. D'ailleurs, j'y parviens de moins en moins… On reverra notre grand moutard à la fin de la semaine, pourtant…
 
Dans deux jours, ça sera plus difficile… Car après-demain, c’est mon Kikson qui repartira chez lui, pour retrouver sa bergère… Et ce coup-là, on en aura pour des mois de séparation…
 
On a passé trois semaines de bonheur avec nos trois morpions (Une seule semaine avec notre Kiki). On a fêté les trente quatre piges du Kiki… Ce n’est pas tous les ans qu’il souffle ses bougies à la maison ! Que demander de plus ?
L’histoire se répète… Quand j’étais jeune, je partais sans me retourner, avec juste un petit pincement au cœur tout au plus. Je ne pouvais pas comprendre pourquoi mes parents pleuraient… Maintenant… je comprends… C’est à chacun son tour de vieillir et de ressentit les choses d’une autre façon… Comme des vieux…
 
La « vieillerie »… c’est quand on ne cherche plus à se battre, qu’on n’a plus de motivation, qu’on ne fait que survivre…

Posté par zalandeau à 09:25 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,

21 août 2017

Argot : Au temps de l’Argomuche

 

GSM

C’était du temps où c'qu'on s’asseyait sur une pile de traverses de chemin de fer, ou sur un camion de peinture retourné. Les aminches se réunissaient pour casser la graine. On sortait son schlass (pas l’surin, c’était pour les affranchis) et on se taillait un bon morceau de brichton, de ce brignolet à la mie jaune, qu’on accompagnait de sauciflard, ou bien d’une boite de sardines. Les plus pauvres se tapaient un oignon, ou bien du calendos qui courait tout seul, bicause les autres fromtons c’étaient pour les bourges. On arrosait tout ça avec du rouquin, un bon vieux pinard de chez Gévéor. On ne craignait pas de s’envoyer toute la boutanche de gros-qui-tache, ( quand on fait un métier d’homme, on a vite dépensé les calories). Le pichtegorne, c’est c’qui fait marcher la machine et c’est pas le picrate qui va faire la loi… Pas de roteuse on n'avait pas assez d'oseille, c'était pour les julots... Les gagneuses leur rapportaient plus que l'turbin en usine ! Nous on était que des caves !
 
C’était des mecs, y fallait pas leur marcher sur les arpions, passque les nougats, c’est sacré. Y z’hésitaient pas à balancer un coup de targette et la castagne, commencée à coups de lattes, pouvait se terminer avec des pains de deux livres dans la gueule ; un bon parpaing n’ayant jamais fait de mal, sauf à celui qui trinque. Tant pis pour sa tronche si qu'y s’est fait refaire le portrait à l’œil pour pas un rond.
 
Après, ceusses qu’avaient la dalle en pente, allaient au bistrot se jeter un p’tit dernier pousse-au-crime pour la route, histoire de s’rincer la glotte. Parfois on était murgé, complètement cuit, bourré, rond comme une queue de pelle. On serrait la louche des poteaux. Dédé se réconciliait avec Mimile et y s’serraient la pince. Attention, c’est qu’y’en a qu’avaient de foutus battoirs à la place des pognes ! Et puis, on se cassait pour rentrer à la cagna (la casba, la taule, la crêche) voir si bobonne avait bien astiqué la bicoque. Eventuellement ça s’terminait au pieu, par une partie d’jambonneaux et mossieur envoyait la purée histoire de s’vider les burnes.
 
Les ceusses qu’avaient pas d’gonzesse et qu’avaient les valseuses en surpression, hé ben, y s’tapaient la veuve poignet ou y z’allaient au boxon pour tremper leur p’tit Lu et s'vidanger les roupettes.
 
Le plus terrible c’est quand les roussins vous tombaient sur l’palteau, alors fallait se trisser vite fait, mettre les adjas pour pas s’faire alpaguer par les archers.
 
Les macs du mitan, y s’faisaient pas chier : Les marlous allongeaient l’oseille aux argousins ripoux, vu qu’avoir un condé avec la maison Royco, ça évitait de casquer du flouze à un baveux qu’en foutait pas une rame.
Passqu’y faut dire que ces oiseaux-là (les bavards), y z’avaient une fâcheuse tendance à engourdir les biftons que nos gagneuses avaient péniblement affuré à la sueur de leur cramouille. Le grisbi, c’était sacré ! On palpait pas mal d'artiche, mais on gaspillait pas la braise ! Une fois entré dans les fouilles l’auber ne ressortait des profondes et on n’ouvrait l’morlingue qu’en cas d’absolue nécessité ; par exemple l’enterrement d’une écrémeuse (pour quelques talbins de dix sacs, il fallait être louf pour pas raquer).
 
L’mieux, pour un barbeau, pour pas êt’ dans la mouscaille, c’était d’pas fréquenter la maison poulaga et d’planquer ses tapineuses, voire de les dérouiller avec quelques mandales. Les torgnoles, ça discipline ! Les morues qu’avaient encore leur berlingue, on leur faisait faire un p’tit stage à Tanger avant d’les mettre au turf. Gare à celles qui s’faisaient poisser par les bleus et qui finissaient au ballon !
 
Le dimanche, les caves sapés avec leurs plus belles fringues (costard à rayures, limace et cravetouse sans oublier les écrases-merdes bicolores et la gapette à carreaux pour faire un tantinet apache), allaient gambiller au pince-fesses ou bien roupillaient dans leur plumard pour décuiter. Y faisaient une tyrolienne avec leur souris et après, une petite pipe, sauf si leur braquemard affichait fermaga. Dans c’cas là, polope, que dalle, nib…
 
Alors au lieu de rouscailler, apprenez à dégoiser la langue verte, la langue de ceusses qui ne voulaient plus être dans la mouscaille. Ah, ce n’est pas la jactance des grosses légumes, ni des gonzes à têtes de nœuds et de leurs bergères, ni celle des trouducs, des loufiats ou des rombières maniérées ! C’était la manière de jaspiner des titis démerdards, de Paname jusqu’à Pontruche, qui se réunissaient autour d’un perniflard ou d’un pastaga et faisaient péter une roteuse en faisant la foire à la boustifaille, charcutaille et pot-au-rif (pas de poulaga pour meszigues, ça m’file de l’eczéma) , du temps de mon dab et de ma mère tapdur…
 
Je salue au passage mon paternel et ma dabesse, qu’ont jamais eu les chocottes et qu’étaient réglos. Attendez-moi, je poireaute un peu, tant que j’peux arquer, mais quand j’vais décaniller (calencher, canner, claboter, clamser, claquer, passer l'arme à gauche), je radinerai, parole d’homme, et on s'fera une p'tite becquetance, là-haut…
 
Ça sera de nouveau l’bon temps, quoi !

Posté par zalandeau à 09:05 - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :

20 août 2017

(23) Reviens-moi

GSM

" Reviens-moi… Ton absence a brisé ma vie. Reviens-moi. Ton souffle est le souffle de ma vie.
Sans toi, je ne suis plus rien. Sans toi, je n’ai plus d’envie. Sans toi tout est gris. Si sombres sont mes pensées…
 
Dis, pourquoi es-tu partie ? Pourquoi m’as-tu quitté ? Nous avions deux cœurs, je n’en ai plus du tout. Tu m’as abandonné, ton absence me rend fou.
 
Reviens-moi… Dans mes yeux j’ai gardé ton sourire, dans mes bras j’ai gardé l’empreinte de toi et lorsque je ferme les yeux, je crois que tu es encore là.
 
Je rêve si fort de toi, que tout va se réaliser, que tu me reviendras et que l’amour pour toujours renaîtra…"
 
Il reste dans le silence le seul tic tac de l'horloge, imperturbable et éternel, sans amour, sans problème...

Posté par zalandeau à 09:36 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :