18 septembre 2017

Mémoires et radotages (132) – Eté 2017 ?

GSM

L’été est presque fini et pourtant, il n’a pas encore commencé !
 
Par chez moi, il me semble que la météorologie nationale ne s’applique pas… Les prévisions sont en dessous-de tout ! Rares sont les fois où la température atteinte réellement correspond aux ‘prédictions’ faites la veille sur le petit écran… Le plus souvent les températures effectives maximales sont 3 à 4 degrés en dessous de ce que l’on nous annonce… Le 12 septembre, par exemple, nous n’avons eu que 12,5% au plus, pour une prévision de 18… Quand aux pluies éparses, une pluie continuelle nous a rendu la journée d’une morosité à nulle autre pareille…
 
Fin Août, Bodin nous annonçait que la France avait vécu son été le plus chaud depuis un certain temps, sans préciser que que cela ne s'appliquait pas certaines régions … Pour ma part, je suis en train de vivre l’été le plus froid que j’ai jamais vécu !
 
Parfois, je me demande si les météorologistes enregistrent dans leurs archives les températures réelles prises aux quatre coins du pays, ou bien s’ils prennent en compte leurs prédictions de merde ? Cela expliquerait pourquoi, ils en arrivent à nous annoncer un réchauffement climatique appuyé sur des données antérieures largement fausses…
 
En tous cas, je ne constate dans ma région, qu’un refroidissement climatique…
 
Ce n’est pas compliqué, les radiateurs se sont remis en marche automatiquement depuis le 5 septembre… Depuis la même date, je porte tee-shirt, chemise, pull et veste, pour sortir en ville… Et c’est ce qu’ils appellent l’été le plus chaud… Nous avons froid, pluie, tempête d'équinoxe avaant l'heure... La totale !
Je me souviens d’un été fort chaud, celui de 2003. Il avait fait par chez nous, de 40 à 41 pendant deux mois consécutifs, sans pluie, sans aucun nuage et des périodes à 43 dans le Lyonnais et le bordelais… J’avais même pris des vacances impromptues (ce qui avait un peu déplu à mon dernier employeur (bien qu’il m’eut avoué par la suite que j’avais eu bien raison, parce que la productivité de ses personnels avait été déplorable) et suis allé me réfugier en haut du massif central, ce qui me permettait de n’avoir que 39 et même moins lorsque chaque jour, un orage bienveillant venait rafraichir temporairement la température à  20°.Inutile de dire que ce nuage bienfaiteur n’avait même pas été annoncé par météo France…
 
Je pense que Météo France, appartient à la ‘France qui perd’ et non à celle qui gagne… Comment peut-on encore conserver une bande de nullards pareils, obnubilés par des images satellites qu’ils ne savent pas du tout interpréter. Ils ont rejetés les méthodes de leurs anciens, qui au moins donnaient des prévisions justes à court terme… Alors que maintenant elles ne seraient justes qu’en les annonçant qu’après leur réalisation… Et encore, si ces branleurs prenaient le temps de mettre le nez à la fenêtre…

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17 septembre 2017

(25) Pourvu que ça marche

GSM

Sur sa boite email, il remercie tous ceux qui lui ont rendu visite à la Saint Sylvestre et aujourd’hui même. Ses camarades et amis n’y sont d’ailleurs pas pour rien…
 
Il a comme l’impression que cet élan de vœux sincères, lui a porté chance…. Le vrai amour n'est-il pas celui des amis ?
 
Hier, il a quitté ses activités assez tôt… Impossible de dire l’heure, sauf en consultant ses derniers écrits, mais ça ne présente pas le moindre intérêt…
 
Diner, une pince à linge sur le nez, avec son grand petit dernier, la mère de ses enfants, la belle-doche…
Ils regardaient les 100 plus grosses conneries de Dechavanne à la TV, pendant que lui se levait fréquemment pour aller dans une chambre regarder la suite de Zorro…
 
J’abrège, parce que ça risque de faire long. Je ne suis qu’ange gardien, pas écrivain. Il n’a pas tout vu, mais Zorro a gagné comme d’hab…
 
L’ambiance étant lourde, il a pris son grand fiston à part et lui a souhaité une bonne année anticipée. Il devait être 11h30. Il est parti vers le domicile de son grand amour de printemps… Il faisait froid dans sa voiture, sur le trottoir d’en face…
Soudain la lumière s’allume dans le hall de son immeuble… La silhouette, là… Mais ? Il croit que c’est elle ! Il bondit comme un diable hors de sa boîte…Se provoquant une vive douleur dans le rachis… (Il est un âge où on ne peut plus rejouer les scènes commandos, surtout avec le froid qui gèle les tuyaux du corps)…
 
Oui, c’est elle… Elle se retourne… Il arrive en courant et en boitant… Elle lui ouvre ses bras… Il lui souhaite une bonne année, elle aussi… Il l’enlace et ils échangent un baiser, long très long, même s’il leur a paru très court. Elle s’est blottie dans ses bras… Il ne sentait plus du tout le froid glacial de l’hiver… Pour lui, c’était le printemps !
 
Il lui manque. Elle lui manque. Ils se manquent l’un à l’autre. Du moins, c’est ce qu’ils se sont dit… Elle voulait le faire entrer. Il lui a dit qu’il était préférable de ne pas succomber à un désir passager et que pour sa part, il souhaitait, si elle le désirait, reprendre leur amour, là où il s’était arrêté…
Ils se sont fixés rendez-vous…
 
Dans quelques heures, il sera fixé… Et il attend devant l’horloge que s’égrènent ces secondes qui le rapprochent d’elle, comme un jeune amant qu’il est encore une fois redevenu…
 
« Ah, mon Dieu, faites que… Pourvu que… Ah, c’est incroyable… C’est un vrai conte de la Saint-Sylvestre… Et pourtant c’est vrai… J’ai le cœur qui bat à une vitesse !!!
Je vais la voir… J’espère qu’elle n’aura pas changé d’avis… Nous allons nous embrasser, comme hier soir, c’était si bon !.. Nous allons faire l’amour, du moins je l’espère »…
 
Il est content, de formaliser par écrit, ce qu’il vient de vivre, ça lui occupe l’esprit et le temps passe ainsi plus vite, qui le rapproche de mon petit oiseau d’amour… « Pourvu que ça marche… Pourvu que »….
 
« Et si je mettais ma combinaison para, celle que j’avais quand nous nous sommes rencontrés ?.. Il faut que je l’essaye, j’ai tellement grossi »…

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16 septembre 2017

Bulletin N° 5 Samedi, 6 mai 2000

GSM

Rubriques du bulletin
 
 1  Travail
 2  Moral
 
Travail
 
Je viens d’avoir un cinquième entretien.
Toujours grâce à mon CV dernier modèle. Je m’aperçois que je prends une trop grande liberté, puisque, inconsciemment, je m’accoude sur le bureau de mon interlocuteur.
 

On verra bien.

Moral
Mon moral est bas.
 
Quelle peut en être la raison?
 
J’ai découvert que mon patron,  en plus d'être architecte, est un vrai alambic, ce que je n’apprécie pas du tout. Cela sent l'alcool comme dans une distillerie...
Il ne m’informe de rien, et je découvre les problèmes à mes dépends.
Je sers de bouclier, ou plutôt, l’image est meilleure, je suis pris entre le marteau et l’enclume.
C’est une situation que je n’ai pas envie de subir très longtemps!
Le classement est anarchique que dis-je, bordelique, inexistant.
En m’embauchant, il m’avait dit que c’était un de ses soucis, mais quand je lui propose d’organiser une réunion pour définir un classement des
dossiers, alors là plus personne.
Il y a loin de la coupe aux lèvres!
 
Mon aîné ne fout rien au lycée, il est fainéant et contrarie ma nature, ainsi que les ambitions que nous avions pour lui.
 
Ma femme est de plus en plus teigneuse.
Certes, elle est très mal traitée par son patron, qui à mon avis est à moitié fou, disons, psychopathe.
Il dit aux uns du mal sur le dos des autres et inversement, en prenant soin que les gens concernés s’en doutent.
Il change l’organisation plusieurs fois par jour, d’où pas d’organisation.
Il engueule les gens pour avoir fait ce qu’il a demandé de faire peu avant.
Il est le principal obstacle au bon fonctionnement de son entreprise, et faisant régner la terreur, il agit comme s’il voulait bloquer l’initiative et la responsabilité du personnel. Il ne s'en ptrend pas à moi, bien sûr... Et cela vaut mieux...
 
Ma femme est très stressée.
 
Mais de là à me harceler et à reporter sur moi le comportement de son patron à elle, il y a une frontière dont je n’admets pas le franchissement, en fait je ne peux plus la supporter.
 
En résumé, j’avais envisagé à défaut d’ambition légitime de carrière, un bonheur tranquille, fait d’attentions et de tendresses.
 
Qu’est-ce que je peux être con, à mon âge! (NDLA : Je confirme j'étais déjà con à 50 ans)...
 
Je me donne à fond dans mon travail, bien que ne l’aimant pas, et je n’ai rien envie de faire à la maison..
Je n’aime pas mon travail, je n’aime pas être à la maison et supporter ma harpie, je n’aime pas ma vie.
 
Bref j’ai encore fait le mauvais choix.
 
On dirait que la vie ne m’a rien appris.

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15 septembre 2017

Mémoires et radotages (131) – L’avenir derrière nous avec Macron

GSM

Pour les hommes politiques comme pour tout un chacun, il n’y a pas que la formation qui soit déterminante pour leur personnalité. Le milieu dans lequel ils ont vécu, les a également façonnés… Il n’est pas certain, j’en suis même convaincu, qu’un milieu aisé et bourgeois qu'il soit familial ou professionnel, soit le meilleur moyen d’apprendre ce que sont les problèmes des Français pour un politicien qui, un jour, devient leur chef suprême ou tout simplement pour un quelconque représentant du peuple… Comment peut-on traiter les gens de Faignants lorsqu'on a fait profession de passer ses nuits à "s’épuiser" en boites de nuit, en réceptions, en galas et autres opéras, certes très passionnants, pour exhiber sa faconde, sa répartie, sa tenue, mais que l’on ignore tout de l’activité que déploient au quotidien des salariés aux activités éreintantes, pénibles, usantes et dont la santé et la durée de vie est abrégée par la dégradation prématurée de leur corps et de leur mental ?… Il y a des mots que l'on peut penser, mais qu'on doit avoir la correction de ne pas prononcer, mais encore faudrait-il savoir cacher sa détestation !
 
Par ailleurs, Macon est un petit cron, en cela qu’il méprise, on le voit aujourd’hui, la cohorte des travailleurs et des Français qu’il considère comme laquais, corvéables à merci et dont il veut totalement ignorer la noblesse de l’existence… Entendons-nous bien : La noblesse de l’argent si importante pour le monarque est factice, mais elle est la seule que Macron reconnaisse, méprisant les Français, salariés ou fonctionnaires, ainsi que la France qu’il traîne dans la boue à chaque fois qu’il se pavane à l’étranger. Il monte nos compatriotes les uns contre les autres, comme jadis Sarkozy le fit ! Il partage de plus avec ses deux prédécesseurs, son ego démesuré, qui ne lui fait considérer uniquement que sa propre 'aura' pour éclairer le monde !
 
Habile manœuvrier, il a su accéder au pouvoir en flattant ceux-ci, en trompant ceux-là… Maintenant, il peut laisser transparaître un peu plus chaque jour sa détestation de l’ensemble de ce qui n’est pas sa vision personnelle, de l'ensemble de ce qui n'est pas le monde du ‘dessus du panier’ : Ceux qui, gagne-petits, se lèvent chaque matin pour aller gagner leur vie péniblement et honnêtement !
 
Les Français vont s’en rendre compte petit à petit ! Ce n’est pas faute de le leur avoir signalé ! Mais le petit joueur de flûtiau les a charmés et maintenant il est près de la rivière… Le troupeau va-t-il aller se noyer sous la férule de ce bobo de la finance ?
 
"Réformer la France". Quelle bien belle expression ! Mais derrière chaque expression, il y a un contenu et malheureusement ce contenu n’est pas forcément celui que l’on supposait !
 
Je rappelle que nous en sommes là, bien sur, parce que tous ceux de la classe huppée que Macron défend ont voté pour lui, c’est évident, mais aussi parce qu’il a su tromper pas mal d’autres Français avec l’aide certaine d’Hollande, de la complicité avérée de la magistrature et des patrons des médias.
 
Tout ce qui précède, concernant l’environnement et la formation de nos élites, exprime une idée centrale : L’actuel Président n’a pas été élu (d’ailleurs comment peut-on appeler ‘élection’ une opération aussi truquée) sur des qualités le rendant apte à comprendre et à diriger les Français, mais plutôt sur une vaste tromperie (encore une fois, les Français sont les rois des dupes) ! 
 
Un président devrait n’avoir ni alibis dogmatiques ni mobiles d’intérêts de classe, dans aucun domaine que ce soit : Economie, mondialisme, libéralisme, vision sociétale…
 
Faute de cela, nous débouchons sur de fumeuses idées de remplacement de la société par métissage universel, de nécessaire accumulation des richesses vers le haut, pour qu’elles rejaillissent soi disant en cascade vers le bas, de concurrence tous azimuts, de communautarisation salutaire à l’épanouissement personnel, etc…
 
Toutes ces théories sont entièrement fausses mais malheureusement, l’intelligence d’un individu cocooné à l’abri des réalités a du mal à l’apercevoir… De plus quand on est issu d’un milieu dont on souhaite l’épanouissement total, on a tendance à flétrir tous les autres pans de la société, considérés comme marginaux, voire inutiles !
 
Quand aura-t-on les dirigeants et surtout le dirigeant suprême qu’il nous faut ? Un pays comme la France a besoin de quelqu’un qui soit soucieux de l’intérêt général et non pas d’intérêts particuliers, de quelqu’un qui soit réaliste et non formé aux idées oniriques imbéciles de pseudos intellectuels !
 
Ou bien alors, comme il semble que ce personnage, qui nécessairement aurait de par son expérience côtoyé tous les milieux, n’existe pas, faudrait-il revenir à une république représentative à la proportionnelle ? Pourrait-on dans ce cas, éviter les pièges de dysfonctionnement des 3ème et 4ème républiques, trop parlementaires et incapables d’avancer, mais seulement capables d’être instables et de boguer tous les 4 matins ?
 
Je crois qu’il est grand temps de se poser les bonnes questions, si on ne veut pas que la progression de la société Française ne se transforme en une régression (déjà "en marche") à nulle autre pareille qui déboucherait, n’en doutons pas, sur une catastrophe sociale et humanitaire…

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14 septembre 2017

Mémoires et radotages (128) – Le complexe de l’habillement

GSM

Je parlais récemment du « Friday ware » que j’avais fait pénétrer chez mon dernier employeur…
Je dois préciser que lorsque j’avais pris la décision sur mon dernier chantier, d’organiser la rotation des camions de livraison, parce qu’aucun andouille parmi mes collègues ne voulait se lancer là-dedans, je me changeais de tenue et adoptais le treillis et les rangers pour aller mettre les pieds dans la boue l’hiver ou revenir blanc de poussière l’été… Deplus la tenue lézard influençait beaucoup l'aptitude à l'obéissance des différents chauffeurs et personnels de manutention...
Personne n’avait osé me faire da remarque sur mon habillement ! Sauf le Directeur d’affaires que j’avais envoyé bouler en lui rappelant qu'autrefois dans sa caserne, il était peut-être tiré à quatre épingles, mais qu’en manœuvre je ne pense pas que ç’avait été le cas (C’était un officierl de carrière, retraité en tant que Lieut-Col, appartenant à cette catégorie de rombiers qui ont le droit de piquer le travail des chômeurs en plus de leur retraite et de critiquer ceux dont ils ne sauraient même pas faire le boulot) !
 
Je me souviens que le patron précédent (père du dernier et supérieur du Directeur d'affaires), décédé au boulot, avait failli lourder un jeune Tech Sup à peine embauché, parce qu’il était venu le premier jour au boulot en pantalon de velours, pull et sans ceinture ! Quel crime abominable ! J’avais pris le jeune homme à part et lui avait demandé « Veux-tu rester dans la boite ? »… Je lui avais expliqué le code vestimentaire obligatoire à arborer dès le lendemain et lui avais donné son après-midi pour faire ses emplettes… Il a ensuite été très apprécié !
……….
Personnellement, depuis que j’ai quitté la vie professionnelle, j’ai un gros problème avec l’habillement, ou du moins, j’ai en moi un conflit entre habillement et apparence !
 
Je déteste être mal habillé lorsque je n’ai pas d’activité salissante… Je me "costardise" donc !... Pour des raisons pratiques, j’aime bien avoir tout sur moi et ne pas trimballer un sac  comme certains le font… Les costards civils ne sont pas pratiques à cet égard… J’ai opté depuis des années pour des tenues militaires d’occasion, que j’obtiens pour des bouchées de pain et que je modifie pour les mettre à ma taille. Elles comportent 4 poches extérieures boutonnées, ce qui me convient parfaitement… J’ai 'civilisé' ces costumes en mettant des boutons ordinaires et des cravates fantaisies… Je me suis d’ailleurs confectionné deux d’entre eux. Je suis bien dans ma peau ainsi ! Sauf que le regard des autres m’insupporte au plus haut point ! Plus personne ne s’habille en costard, ni en plus, comme les miens… Alors des gens me regardent comme des vaches regardent passer les trains… J'emprunte donc des trottoirs de rues moins fréquentées, parce que je ne cherche pas à me montrer aux autres mais à me plaire à moi-même ! Mais bien sur, je ne parviens pas à écarter tous les regards inquisiteurs, surtout dans les lieux fréquentés… Même en treillis, on me regarde !
 
Finalement, ça me fait chier ! Le monde me fait chier ! Je ne regarde pas les autres. Que les autres regardent ce qu’ils veulent, mais cessent de me regarder ! Ils m’emmerdent !
 
Cruel dilemme entre habillement et apparence ! Je ne trouve pas la soluce…

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13 septembre 2017

Combien coûte le travail…

GSM

La vulgate (au sens populaire et laïc), prétend faire payer aux patrons le coût des charges sociales, c'est idiot car celles-ci sont intégralement répercutées sur le consommateur, quel que soit leur mode de calcul. Peu de gens en fait, connaissent l’importance du coût du travail.
Il dépend en fait des conventions collectives que l’entreprise applique, des taux d’accidents par branche, des fluctuations de taux de cotisations appliquées par les différents organismes d’affiliation et enfin de ces impôts déguisés en « contributions » que l’état dans son génie machiavélique a glissé dans la fiche de paye, comme un tuyau de pompe aspirante dans la poche des salariés…
 
J’affiche ci-dessous une fiche de paie (partie vue et partie non vue) d’un de mes ex-salariés. Mon activité était dans le BTP et plus particulièrement dans le bâtiment.
Elle date de 1992. On pourra constater que depuis lors, la CSG a bien augmenté, la RDS est arrivée par la suite et les divers taux ont progressé. De plus l'affiliation facultative à une mutelle est devenue obligatoire. L’activité (Bâtiment) présente une spécificité au niveau des intempéries et un taux de cotisation accident du travail plus important que la moyenne… Les particuliers ignorent également que les congés payés sont une charge pour l'employeur, puisque pendant ce temps, le salarié ne travaille pas. Des allègements de charges ont également bénéficié depuis, aux petits salaires, financés par le contribuable... Mais ce n'est pas la solution... C'est celui qui "consomme" les travaux qui doit payer...
 
 
 
Quoiqu’il en soit, cela donne un petit aperçu à tous ceux qui, comme un de mes collègues, pourtant cadre, se prévalaient de créer une entreprise dans le BTP, à leur retraite et prétendaient que les charges ne représentaient pas plus de 50 % du salaire… 
Hélas, faisant fi de mes mises en garde, il se croyait plus malin que les autres, lui aussi...
Je pense qu’il a du renoncer…
 
Il est de plus en plus nécessaire et urgent d'asseoir les charges patronales sur le chiffre d'affaire et plus précisément sur la valeur ajoutée par l'entreprise. C'est une condition essentielle à la survie de l'activité dans le privé (c'est à dire 80% des emplois) !!!

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12 septembre 2017

La mondialisation financière se fait toute seule

GSM

La mondialisation financière se fait toute seule.
 
L'autre mondialisation, celle que pourrait faire les citoyens, est en panne. Pourquoi ? Parce que les citoyens sont une somme d'individus isolés. Tant qu'ils n'arriveront pas à obtenir des chefs de files défendant et mettant en oeuvre leurs idées, ils ne pourront pas grand chose. La comédie démocratique à laquelle nous assistons de la part des "élites" confirme cette impossibilité.
 
Par conséquent il n'y a, à 99 %, qu'une seule mondialisation celle du fric.
La situation arrive à un point tel, que l'on peut parler de la dictature des capitaux.
Une dictature difficile à identifier, parce que n'ayant pas de visage identifié...
 
Que risque-t-il de se passer ? Contre un tel pouvoir qui accule des populations à la famine, qui exclut les individus, qui marginalise les valeurs du travail, sans aucune pitié, sans aucune foi (que celle de l'argent), on pourrait assister à une émergence regrettable...
 
En effet, du temps de la guerre froide, le bloc communiste faisait contrepoids au capitalisme et pouvait nous rendre sympathique ledit capitalisme (participation aux bénéfices etc...).
Mais depuis l'effondrement du bloc communiste, pour aussi souhaitable qu'il ait été, aucune force ne s'oppose plus aux débordements intempestifs du libéralisme...
 
Plus rien ne s'oppose ??? Pas si sûr !
 
Qui risque d'enfourcher le destrier de la croisade anti-libéralisme ?
 
Qui a une petite idée ?
 
Une idéologie théocratique qui dénonce l’impiété du monde occidental.
Un intégrisme se prévalant de la pureté des idées, face à un grand Satan qui veut dominer le monde…
Tout le monde voit de quoi je veux parler…
Nous allons donc assister à la récupération des blessés de la mondialisation, par cette nouvelle dictature intégriste… Oh, pas par bonté d’âme ! Mais parce que la multiplicité des prétextes fait gonfler les troupes…
 
Alors faut-il laisser le champ libre à l’affrontement de ces deux  dictatures ?
 
Il faut bien constater que nous sommes pris entre deux feux. Nous allons en prendre plein la figure, si nous ne faisons rien…

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11 septembre 2017

Mémoires et radotages (130) – Macron le dogmatique libéral hors-sol

GSMNota : Il est aujourd'hui l'anniversaire d'une catastrophe terroriste, qui a eu lieu il y a 16ans. Nous n'en avons que trop parlé. Je préfère aborder une catastrophe libérale qui vient de commencer dans notre pays depuis quatre mois et dont les conséquences seront terribles...

Macron est un personnage complexe. Cependant, il n’est jamais qu’un exemplaire comme les autres, que l’on peut comparer aux autres, bien que son organisation doctrinaire soit quelque peu différente…
Intelligent, il sait utiliser l’opinion publique, puisque c’est grâce au rejet consensuel par une majorité des Français de la gauche et de la droite, toutes deux considérées comme équivalentes et nuisibles, qu’il a eu l’idée très simple de se prétendre « NI de droite, NI de gauche »… Peu de gens ont perçu le fait qu’il était en réalité « de droite ET de gauche » ! Cela change tout !
 
Il se réclame de l’école de Francfort ; ce courant de pensée qui initialement a démarré dans le Marxisme absolu, pour aboutir au libéralisme pur et dur ! Cela peut paraître surprenant, mais c’est un cheminement très courant dans la caste dirigeante ! Autant pour les socialistes qui depuis longtemps ont abandonné la pratique Marxiste, que pour la droite qui du Capitalisme au libéralisme n'a eu qu'un petit pas à franchir.
 
Coluche l’avait exprimé mieux que je ne saurais le faire « Le communisme c’est l’exploitation de l’homme par l’homme, le capitalisme c’est le contraire »… Bien des gens ont pris ce résumé pour une boutade… En fait elle décrit une réalité bien plus profonde et très grave pour l’évolution de la société… Ces deux concepts apparemment opposés que sont collectivisme et individualisme, ont beaucoup plus de ressemblances qu’il n’y parait.
Bien des dirigeant et notables politiques ont suivi ce processus d’évolution mentale dans le même sens… C’est ce qui explique l’abondance de libéraux et d’ultra-libéraux dans la caste socialo-communiste, alors qu’à priori, cela n’aurait pas du se produire… Leur but c’est d’asservir l’homme pour le bien de la société… Quels hommes ? Pour quelle partie de la société ? Tout le problème est là ! L'intérêt général semble avoir disparu au profit d'intérêts de classe !
 
Macron est de ce courant-là. Il fait partie de ces intellectuels qui à travers leur formation cherchent à conceptualiser au point que leur intelligence en est déformée (leur formation les déforme)… Au lieu d’un cerveau bien fait, ils ont un cerveau bien plein. Montaigne le leur aurait dit « Mieux vaut une tête bien faite qu’une tête bien pleine ».
Conceptualiser, c’est un processus qui consiste à assembler des idées pour en faire un ensemble… Mais dans ce développement, rien ne garantit que le résultat soit ‘bon’. Qu’est-ce qui est bon, qu’est-ce qui est mauvais et pour qui ? Bon nombre d'intellectuels finissent par perdre la notion totale du 'bien' et du 'mal', trop préoccupés à construire, fut-ce, léger détail, sur des sables mouvants ! La conceptualisation est totalement subjective. La façon de manier des éléments objectifs peut enfanter des monstres subjectifs utopiques de la pensée… Les formations à travers l’enseignement qu’ils ont reçu (toujours les mêmes ENA, grandes écoles), doublées d'appartenance aux loges maçonniques ou autres 'think-tanks' en guise de maîtres à penser, de ces gens qui veulent nous diriger et n'ont fréquenté que les milieux libéraux de la grande finance (creuset non représentaif de la France profonde), leur ont finalement fait intégrer des éléments dont ils font une doctrine, au point d’en être devenus les adeptes inconditionnels, comme dans une secte et de les rendre inaptes à les remettre en cause. Conceptualiser est en quelque sorte le contraire du pragmatisme, c’est une attitude coupée du réel si on ne prend pas soin de se remettre en cause et de remettre en cause les idées reçues !
 
Au-delà de cet homme doctrinaire, il y a l’homme qui a appris les techniques de domination. Il les a très bien intégrées et les emploie fort habilement. Fort d’un discours à double sens, il sait invectiver telle ou telle partie de la population, une profession, une catégorie sociale, en s’appuyant sur le reste de l’électorat, afin d’enfoncer les clous, un par un. Ce procédé Poujadiste, Macron le partage avec un certain Nicolas Sarkozy, qui procédait avec le même populisme, les mêmes stigmatisations et les mêmes anathèmes !
 
Parfois, on découvre, qu’au-delà de cette technique bien rôdée de manipulation, la pensée Macronienne est totalement naïve et complètement irréaliste.
J’en veux pour exemple la déclaration qu’il fit récemment pour contre-attaquer sur la fameuse baisse de 5€/mois des APL dont on lui fait grand reproche… Il prétend demander aux propriétaires de baisser leurs loyer de la même somme, au motif absolument non démontré que c’est l’inflation des APL qui a motivé la hausses des loyers !
 
Je gage qu’aucun propriétaire (hormis une loi contraignante) ne baissera les loyers sur le simple désir exprimé d’un président totalement hors-sol, alors que les charges, impôts, règlements à respecter, protections excessives des locataires, dégradations des appartements et nombreux impayés n’ont jamais été si forts envers les propriétaires et que les droits de ces derniers n'ont jamais été aussi faibles !
 
C’est dans ces occasions-là, que l’on peut entrevoir ce que je cherche à faire comprendre : Le président est dans un dogmatisme totalement coupé du réel, ce qui n’est pas bon pour l’avenir d’une grande partie du peuple Français : Ceux qui ne font pas partie du Gratin ! C'est-à-dire nous, le peuple !

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10 septembre 2017

Bulletin N° 4 Dimanche, 23 avril 2000

GSM

 
Rubriques du bulletin
 
 
 1  Travail
 2  Moral
 
Travail
 
C’est finalement à quatre rendez-vous dont trois grâce à mon CV dernière mouture, que je me suis rendu.
 
Le premier, chez un économiste  où il fallait être opérationnel tout de suite. Je ne faisais donc pas l’affaire.
 
Mon choix s’est donc fait entre un poste relativement bien payé dans une entreprise nationale de construction sur paris en CDD de quatre mois avec beaucoup de dépenses de déplacement à ma charge et une place mal payée chez un architecte mais à coté de chez moie en CDD de trois mois.
 
J’ai donc choisi la deuxième solution.
 
J’ ai commencé à travailler le 14 Avril.
 
Je viens d’avoir un quatrième entretien, celui pour un poste de R.A.Q. sur toute la France. Le recruteur était trop sympa, je suis tombé dans le piège de la trop grande convivialité et du coup, je n’ai pas exprimé complètement mon savoir faire.
 
 
Moral
 
Mon but était un petit boulot avec un petit salaire près de chez moi pour voir mes enfants grandir.
 
Résultat atteint à 100%.
 
Certes j’ai retrouvé un statut social normal.
Mais les choses ne sont pas si simples. Après tout ce n’est qu’un CDD de trois mois.
De plus c’est la première fois que je ne suis pas cadre : Vérificateur chez un architecte.
Je n’ai pas beaucoup de responsabilité. Je ne me doutais pas que les responsabilités et la lutte contre les problèmes complexes me manqueraient autant.
De surcroît, cet objectif bas était basé sur le fait que ne trouverai plus de place à objectif haut. En fait, j’avais le choix, et j’ai pris l’objectif bas...
 
Les conséquences ne sont pas non plus celles que j’attendais.
 
-Comme j’arrive de bonne heure, et bien, je ramène du travail à finir. Drôle de comportement. C'est tout moi, ça !
-Comme je ne suis pas en déplacement je subis chaque jour les attaques de roquet, de la part de ma compagne.
 
Alors finalement, le moral est mitigé.
 
 
Je reporte donc mes espoirs sur ce quatrième entretien pour lequel j’ai envoyé une lettre  de synthèse, ainsi qu’ un additif complétant l’explication de mon fonctionnement.
Et puis, je vais recommencer à regarder les annonces.
Le roquet commence à me faire monter la pression et j’ai bien peur d’exploser d’ici peu.
Finalement, vivre éloignés pendant la semaine est peut être la seule solution pour faire durer mon ménage. L’inconvénient est que je ne profiterai pas de mes enfants.
Le drame est Cornélien...

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09 septembre 2017

La main de Valparaiso (3)

GSM

L’exercice est difficile et je crois que je vais m’asphyxier à tout moment…
A chaque fois que je vide mes poumons, je fais si peu descendre les cordes !...
Enfin ! J’ai réussi à concentrer les spirales de cordes autour de ma ceinture… Je suis essoufflé et je risque l'hyperventilation… Je parviens à faire venir par secousses la corde qui lie une main, jusqu’à ma bouche. Les rombiers doivent monter l’échelle de coupée…
Enfin une main, puis l’autre… Maintenant tourner la corde autour de cette tôle, vite… Il ne manquerait plus qu’ils m’attrapent maintenant…
 
Je m’échappe non sans me prendre les pieds dans ce sac de nœuds… Je me relève et je fonce vers l’arrière du vapeur… J’avise un canot à tribord…
 
Je grimpe par l’extérieur du bossoir, défais la sangle et je me hisse sous la bâche…
 
J’attends… Et je tâche de calmer ma respiration essoufflée… J’attends qu’ils viennent, j’attends qu’ils passent, j’attends qu’ils ne me devinent pas, j’attends aussi le pire…
 
Ce sentiment je ne le connais que trop… Ce temps qui passe vite et que l’on vit pleinement, où l’on a même le loisir de revivre sa vie…
C’est une de ces périodes remplies de l’instinct de conservation, sans peur je crois, car on n’a pas le temps pour cela… C’est un moment pendant lequel l’organisme est capable de performances exceptionnelles…
Pendant que j’entends résonner le pas et les voix des deux porte-flingues, pendant que je maitrise ma respiration et mon immobilité, pendant que je pense à la possibilité d’être découvert et flingué, ma pensée est sous les rafales en Afrique un 19 mai, les gerbes d’impact autour de moi, je tire avec application, froidement, jusqu’à réduire tout à fait le danger qui est face à moi…
Comment expliquer cette accumulation de processus d’instinct de survie et cette survenue de souvenirs enfuis ? Comment expliquer ce temps qui semble s’arrêter face au danger ?
 
J’en suis là de mes pensées, tendu comme la corde d’un arc, quand je les entends distinctement, immobiles à quelques mètres de mon refuge dire, que je devais déjà être loin et se plaindre du savon qu’ils vont prendre par « el comandante » Manterola… Puis les pas s’éloignent…
 
…………
 
L’air sur le quai ne m’a jamais paru si bon que maintenant… J’exagère ! Il était très bon hier avec Evita…
Par contre, mon petit doigt me dit que l’air ne sera bientôt plus très bon pour ce José Manterola, ni pour ces deux idiots dès que j’en aurai fini avec eux.
L’initiative est maintenant de mon côté et je compte bien en profiter…
 
Il y a quelques heures je ne savais pas par quel bout commencer ma mission et maintenant, j’entre à deux pieds dans l’univers de la pieuvre de Valparaiso…

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