19 mai 2016

Germes de révolte

GSM

L’affaire Pérol, l’affaire Kouchner, sont des icebergs isolés, qui cachent une réalité plus inquiétante… La partie immergée et toute la banquise.
 
En fait, de tous temps, les pouvoirs qui se sont succédés ont mis des hommes à eux, dans les postes clés et dans les bonnes places bien entendu… Sous la droite comme sous la gauche…
Les hautes institutions de l’état, hauts fonctionnaires, élus, sont un vivier de candidats au « pantouflage », dans les fonctions dirigeantes des plus grosses entreprises.
Le pouvoir en place passe le plus clair de son temps à installer le personnel de son sérail dans des postes de dirigeants avec salaires gigantesques, bonus astronomiques, parachutes dorés. Ce qui lui permet de se mettre à l’abri des aléas de la politique et de s’enrichir en même temps.
Parfois, certains font des perruques (un petit rapport payé hors de prix, une intervention diplomatique pour un contrat de vente d’arme), Ces petits boulots sont les CDD des politiciens non encore placés dans des postes mirobolants. Ils n’ont aucun besoin de justifier d’aucun talent managérial pour arriver à ces fins. Seuls leur charisme, leur faculté à mentir, leur jeu de comédien et leur accointances suffisent à constituer leur C.V.
On place même des hommes de l’autre bord. Qui sait ? Le vent tourne…
 
Le pouvoir constitue donc une gigantesque agence de placement pour riches (une oligarchie)… Comment s’étonner dès lors, que la tendance soit à créer des groupes géants (qui génèreront plus d’émoluments), à favoriser toutes opérations tendant à produire des situations financières mirifiques, fût-ce au prix d’une bulle spéculative qui éclate ? Peut-on encore douter que les licenciements aux vertus rassurantes pour la bourse, soient applaudis par ces candidats à la richesse, même si devant les médias ils affichent des visages mélodramatiques convenus ? Peut-on croire qu’ils répartiront mieux la richesse (la part des salaires dans la valeur ajoutée est passée de 74% à 65% entre 1980 et 1985 sous le règne de Mitterrand), au risque de lâcher une partie du gâteau ?
 
La nomenklatura des dirigeants et des élus, de droite comme de gauche, dont l’intérêt financier personnel est totalement au centre de sa préoccupation, ne peut décemment pas défendre les droits du peuple, même s’ils le disent !
 
Sarkozy avait promis une transparence, une moindre ingérence… Et le voilà qui place ses amis, sans vergogne, en balayant toute protestation d’un revers de main…
Tous les Français sauront ce que c’est que faire de la politique : Mentir et s’en mettre pleins les poches. Qu’ils n’attendent pas de progrès civilisateurs, ils n’en auront pas avec ces gens-là !
Les veaux pourraient-ils attendre une grâce de leur boucher, même s’ils l’avaient choisi auparavant ?
 
Le libéralisme un bienfait ? Oui pour ceux qui nous gouvernent, mais c’est une barbarie pour le peuple de France…
 
NDLA : Depuis, tant d'autres "affaires", se sont succédées, à un rythme effréné et le peuple stoïque ou bien résigné attend, encore et encore...

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13 mai 2016

Mémoires et radotages (44) – La Loi travail, l’ultralibéralisme Hollandais

GSM

Le 49.3 va probablement entériner la loi telle que son projet est amendé actuellement.
 
-Il est sidérant qu’en partant d’une simple ‘envie’ de dépoussiérer le code du travail, ce gouvernement despotique inverse la valeur du droit du travail en le plaçant sous les accords de branche et sous les accords d’entreprise (Que les entreprises imposeront par chantage aux salariés), renvoyant le code du travail au rebut des gadgets inutiles.
-Il est aberrant d’autoriser la baisse de majoration des heures supp. Jusqu’à 10% au lieu de 25% actuellement. Salariés exploités, est-ce du progrès ?
 
-Il est débile de surcharger les entreprises (référendums internes), compte de ceci, compte de cela… Quant un énarque veut simplifier, c’est toujours en compliquant.
 
-Quant aux modalités de licenciement économique, n’importe qui comprend que les experts en faux comptables ont de beaux jours devant eux !
 
C’est presque un accord perdant/perdant ! Mais les plus perdants, ce sont bien entendu les salariés qui d’un seul coup reviennent en arrière de 50 ans sur leurs acquis sociaux !
 
Donc, on a bien compris, que le souci de ce gouvernement est de renvoyer le salariat Français aux conditions de vie des pays émergeants et que sous une étiquette ‘socialiste’, nous avons affaire à de l’ultralibéralisme débridé, pour lequel le travail passe après les profits, la grandeur de la France après les intérêts particuliers, les conquêtes sociales après la régression mondialisée  !
 
Il n’est pour s’en convaincre, que de regarder attentivement l’interrogatoire devant la commission sénatoriale de Frédéric Oudéa, PDG de la Société Générale, (salaire 2 254 692 € en 2014). Ses pieux mensonges (parjures) de 2012 dénoncés dans les Panama papers, passent à la trappe… Bon, je sais, il s'agit du Sénat. C’est en fait une interview courtoise, dont le gouvernement se détourne pudiquement préférant laisser le temps faire son œuvre d’oubli.
 
Déjà, on l’avait bien vu, Michel Sapin, invité de Cash investigation, avait été très timoré sur ses intentions… Et pour cause ! Nos élites, de droite comme de gauche, mis à part quelques résistants communistes ou patriotes, soutiennent ce système totalement dédié à l’arnaque, la fraude et l’enrichissement sans barrière…
 
La fraude fiscale annuelle est de 80 milliards, la déficit budgétaire annuel est de 73 milliards… Il parait qu’on est dans la merde !.. Voyez-vous ça ! Et à cause du laxisme de qui ? Et à cause de la complicité de qui ?
 
Vous votez pour eux et ils vous le mettent bien profond en vous faisant croire que c’est pour votre bien ! Macron, énarque conservateur non socialiste, issu de la banque Rothschild, favori de nombreux Sarkozystes… c’est social, ça ?
 
Le système LR-PS n’a que trop duré !
 
A quand le coup de balai ?

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12 mai 2016

Macron et ce gouvernement : il ne serait pas abusif de les licencier !

Ecrit mardi 6 juin 2015 :

GSM

Mon fils aîné, visiblement choqué par le dispositif que Macron veut mettre en place concernant les licenciements abusifs, m’écrit ceci :
 
Ils sont quand même forts, c’est une honte :
 
http://www.msn.com/fr-fr/finance/articles-principaux/indemnisation-des-licenciements-abusifs-de-la-flexi-s%C3%A9curit%C3%A9-%C3%A0-la-flexi-impunit%C3%A9/ar-BBl9kxM?ocid=mailsignoutmd
 
http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/06/15/loi-macron-il-faut-abandonner-le-plafonnement-des-indemnites-pour-licenciement-abusif_4654223_3232.html?xtmc=macron&xtcr=7 
 
NDLA : Je lui réponds ceci : 
 
J'ai bien pris connaissance des deux articles de journaux, dont tu me fais part. De plus, on en parle dans les médias.
 
C'est un vaste problème. C’est une honte mais il faut expliquer le pourquoi du comment.
Il y a licenciement abusif réel  et licenciement abusif faux. Je m’explique…
 
Il n'est pas facile en France de licencier.. Dans certains cas, cela coûte cher à l'entreprise, mais dans tous les cas, cela nécessite une procédure compliquée à suivre, surtout pour les petites boites.
 
Qu'est-ce qu'un licenciement abusif ? La grande question est là. Bien sur on pense tout de suite à un patron qui traite de manière éhontée son salarié, mais l'appréciation de "abusif" peut venir simplement du salarié qui espère en tirer un maximum. Il n'est pas obligé que le patron l'ait traité de manière indigne. Il suffit qu'il n'ait pas respecté les délais pour les étapes à suivre dans la procédure du licenciement, ou que ce patron n'ait pas gardé de preuve qu'il a respecté la procédure, pour qu'il soit accusable par le salarié de "licencieur abusif".
Donc, bien souvent (pas toujours non plus), celui qui abuse, c'est le salarié (souvent conseillé par des délégués syndicaux qui scrutent à la loupe comment a procédé le patron)...
 
Le gros problème, c'est qu'en France il soit si difficile de licencier. Si on a plus besoin ou plus envie de travailler avec un salarié, il devrait être plus simple de le licencier.
Il existe 3 catégories de causes de licenciement :
Faute lourde (1 seule, ou 3 fautes moyennes dans un certain laps de temps)
Licenciement économique
Licenciement pour incompatibilité d'humeurs.
 
Ce dernier licenciement est quasi impossible à mettre en œuvre et dérape en "licenciement abusif".
 
Quand l'employeur et le salarié ne s'entendent pas, ou que le salarié travaille trop doucement, ou qu'il se porte souvent malade (avec les justificatifs d'arrêt maladie), ce ne sont pas des motifs recevables !
 
Un ouvrier a le droit de se conduire comme un con envers son patron (à condition de ne pas l'insulter), Il a le droit de faire bouffer du fric à son patron en travaillant tout doucement, il a le droit d'être malade on absent à répétition avec justificatifs (de complaisance), désorganisant ainsi le planning de travail du service.
 
il ne reste dès lors, que deux possibilités pour s'en séparer : la faute lourde, ou le licenciement négocié.
 
Et là encore, si le salarié refuse le négocié, le patron risque de chercher à trouver les moindres prétextes d'accumulation de fautes légères pour licencier le salarié (d'autant plus si le salarié est un fieffé filou, bien conseillé et qui sait jusqu'où il peut aller). Et c'est le licenciement abusif devant un prud'homme : les motifs étant jugés abusifs...
 
Le problème c'est qu'en France, on ne peut pas licencier pour les causes que j'ai citées précédemment.
 
Alors, le Macron et sa clique, qui n'osent pas (par peur d’un soulèvement populaire), "libéraliser" le licenciement général (je ne parle pas de supprimer les primes de licenciement ni les indemnités d'ancienneté, mais de légaliser afin qu'il n'y ait plus que seulement deux motifs reconnus de licenciement), et bien, ils se rabattent sur le licenciement abusif, rajoutant ainsi une injustice dans les cas véritables de licenciement abusif.
C'est totalement stupide, car, s'ils augmentaient les motifs restrictifs de licenciement, il n'y aurait pratiquement plus de licenciement abusif. Alors que là, pour les vrais licenciements abusifs, les victimes vont l'être encore plus (victimes)...
 
Mais c'est comme ça chez les socialopes ; L'inversion des valeurs de la morale que nous pauvres mécréants avions dans notre petit crâne ! Je déteste les "valeurs" des socialopes, notamment Taubira qui petit à petit punit davantage les honnêtes gens que les grands criminels, qu'elle dépénalise...
 
NDLA : Depuis les items de cette proposition de loi ont été amendés... mais cela ne change en rien mes propos précedents...
Suite de ma critique  au 14 mars 2016 :

http://zalandeau1.canalblog.com/archives/2016/03/14/33511701.html

 

 

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10 mai 2016

Le voyou de la république

Ecrit le jeudi 12 août 2010
 

GSM

Jean François Kahn a signé un article dans Marianne. Cet article intitulé « Le voyou de la république » titré avec la photo de Sarkozy sur la une, fait couler beaucoup d’encre, mais fait aussi le gros tirage de l’hebdomadaire… Certes, le titre très accrocheur et très irrévérencieux est la cause du « buzz » et de l'engouement qui va occuper cette période estivale. Je n’expliquerai pas ici, la démonstration que JFK fait dans sa chronique, que chacun pourra trouver en kiosque (s’il reste encore des exemplaires de Marianne)…
 
Je tiens seulement à souligner, puisque Jean François a très bien formulé sa pensée, que l’expression utilisée est selon moi, un très bon résumé de ce personnage de peu d’estime qui représente actuellement le peuple Français pour sa plus grande expiation…
 
Il est à constater qu’auparavant, aucun de nos Présidents de la 5ème république n’avait été aussi débiné et décrit de manière si triviale…
 
Il faut cependant préciser qu’aucun autre Président n’a mérité les critiques et la haine que le dernier en date suscite dans la population. D’ailleurs, n’est-ce pas lui qui a montré le mauvais exemple ? Qui sème le vent…
 
Pour ma part, si je me félicite de cette levée de boucliers multiple et multiforme, je ne pense pas que la situation soit cependant acquise pour faire déchoir le monarque en 2012…
 
En effet, Il y a deux aspects à sa politique : Le social et le sécuritaire…
 
Pour le social, l’opposition et une partie de ses ex-électeurs forment une majorité de mécontents largement suffisante pour l’empêcher d’être réélu…
 
Par contre, en ce qui concerne sa politique sécuritaire, 80 % des Français l’approuvent, soit la quasi-totalité de son électorat et une bonne partie de ses opposants…
 
Or, ce qui préoccupe les Français en tout premier, c’est bien la sécurité, dont on voit au fil du temps qu’elle est de plus en plus aléatoire et de plus en plus bafouée…
 
Ce qui m’entraine à penser que :
 
1) D’une part, ce n’est pas Sarkozy qui assurera la sécurité des Français ! Nous le voyons à l’œuvre depuis de nombreuses années tant au ministère de l’intérieur qu’à la présidence de la république. Son bilan est une série de propositions de lois sans cohérence au fil des évènements, une diminution des forces de police de 11.000 fonctionnaires, un abandon des territoires en zone de non-droit, une délinquance débridée qui se renforce chaque jour, des mesures policières iniques et un mépris de la constitution (comme un voyou qui ne respecte pas les règles de la société). En bref, beaucoup d’effets de manches, beaucoup d’invectives, mais dans les actes, à part du spectaculaire qui n’atteint pas son but, rien de vraiment efficace…
 
2) D’autre part, puisque les électeurs apprécient ces gesticulations inefficaces, il y a un grand risque que l’opposition, enfermée dans un idéalisme naïf, zappe totalement la problématique de l’insécurité et de l’immigration. (Nous avons eu une triste expérience avec une gauche-caviar éprise de libéralisme et reniant tous les principes de la devise de notre république)…
 
Dans ce cas, c’est bien entendu le voyou de la république qui emporterait les présidentielles de 2012… Mais ne parlons pas de malheur !
 
Le clivage de l’électorat, ne ressemble pas du tout au clivage idéologique des partis.
 
Si l’opposition veut gagner, elle devra se rassembler, avoir un programme social et économique ; mais surtout un projet sécuritaire non-laxiste et juste (Ce qui sera une grande première)… A moins que la détestation dudit "voyou de la république" suffise à le disqualifier... Je croise les doigts...
 
Ce n’est pas dans l’ambiance d’iniquité distillée par le pouvoir actuel, que la paix sociale peut être rétablie…

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09 mai 2016

Mémoires et radotages (43) – Fréjus, attentat FLN, complicité Allemande

GSM

Sur ARTE, un documentaire allemand de 2013 (qui vient de repasser aujourd’hui) a révélé que la catastrophe de Fréjus (effondrement du barrage de Malpasset en 1959, 423 morts) ne serait pas d’origine naturelle… mais un attentat du FLN algérien.
 
L’État ouest-allemand (informé par ses services secrets) aurait laissé faire ce crime alors qu’il était au courant de ce qui allait arriver. Le documentaire allemand l’affirme sans état d’âme : Fréjus n’est pas dû à la fatalité mais est l’œuvre des terroristes algériens. 
 
« Les services de renseignements allemands savaient où et quand cet attentat aurait lieu mais ils n’ont pas prévenu leurs homologues français » explique un des protagonistes du documentaire dont le sujet principal était l’histoire mouvementée de l’amitié franco-allemande.
 
Le gouvernement de l’époque avait d’emblée écarté toute autre thèse que la fatalité. De Gaulle a-t-il su la vérité ? Le FLN a t-il refusé d’assumer devant l’ampleur de la catastrophe ? On invoqua un défaut de conception de l’ouvrage, pourtant inauguré cinq années auparavant. On parla aussi d’une mauvaise étude géologique préalable et de pluies diluviennes qui venaient de s’abattre sur la région…
 
Ces faits et ce documentaire nous ramènent à une sombre réalité : l’Allemagne de l’Ouest était, à l’époque, le refuge des nationalistes algériens dont elle connaissait parfaitement les activités contre la France et des marchands d’armes pro-FLN qui fournissaient l’ALN au su de tout le monde.
Appréciant les tendances dé-colonisatrices de De Gaulle, la République Fédérale entendait néanmoins, par cette complicité avec nos adversaires, étendre son influence sur l’Afrique du nord afin d’y faire prospérer ses intérêts commerciaux.
La France aurait heureusement répliqué par l’intermédiaire d’une mystérieuse organisation initiée par nos services secrets, « la Main Rouge », laquelle était chargée d’éliminer les indépendantistes et les marchands d’armes sur le territoire Allemand !
 
Il faut donc modérer nos élans de sympathie envers la réconciliation Franco-Allemande que le général De Gaulle et le chancelier Adenauer avaient initiée. Derrière cette façade, l’Allemagne de l’ouest a toujours mené un double jeu éminemment critiquable !
 
De fait, l’Allemagne a toujours fait passer ses intérêts en premier, jouant sans cesse d’une pseudo amitié par devant mais scellant des pactes troubles avec ceux des pays ou des organisations avec lesquels la France était ou est en conflit ou désaccord. Il en est hélas, toujours de même aujourd'hui !
 
Ceci est un argument de plus pour me faire conclure à la nécessité absolue de réaliser un "Frexit", une séparation de cette Europe (dont l’Allemagne est le chef de file), plus unie dans la détestation de la France que dans l’union avec la France. On le voit bien encore actuellement avec la guerre contre le djihadisme. L’empressement pour l’entraide européenne est quelque peu apathique, vraisemblablement motivé par des intérêts mercantiles et géostratégiques…
 
Devant cette inutilité Flagrante de l’union européenne, qui, de fait n’en est pas une, je crois qu’il vaudrait mieux reconquérir notre souveraineté avant de reconstruire une vraie union européenne… et en espérant que cette nouvelle fois on le fera lucidement et complètement !

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08 mai 2016

Le vrai visage de Bayrou

GSM

C'était un matin de 2009, François Biroute était l’invité de France 2, où il ne s’est pas privé de fustiger l’état Sarkozyen, sous le prétexte cette fois de la fusion de la caisse d’épargne avec les banques populaires. Il critiqua, force détails à l’appui, l’ingérence de l’état dans cette opération, (mise en place d’un proche du pouvoir néomonarchique à la tête du nouveau groupe, etc…), prônant la liberté pour ces établissements de se débrouiller seuls…
 
François Beyrouth n’est pas à une contradiction près, puisqu’il souhaitait il y a peu un interventionnisme de l’état plus puissant dans la crise…
 
Gageons, que son ultralibéralisme (de la famille de pensée Madeliniste), est enclin à l’aide publique accordée aux capitalistes sans contrepartie, mais que par opposition forcenée au pouvoir en place, il est prêt à dire tout et son contraire, du moment qu’il puisse critiquer…
Nous aurions été infiniment plus intéressés, par l’exposé de ce qui n’est pas bon dans le plan de fusions des deux organismes bancaires… Y aura-t-il perte du statut coopératif des banques populaires ? Quels inconvénients pour les intérêts des citoyens-clients de ces banques ? Autant de questions sans réponses…
 
Il est donc à conclure une nouvelle fois, que les intentions néolibérales du Modem sont identiques à celles du pouvoir en place…
 
La suite des aventures de François Biloute, (celui qui voulait être Vizir à la place du Vizir), au prochain épisode…

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05 mai 2016

Mémoires et radotages (42) – La sagesse ?

GSM

J’ai souvent évoqué, depuis ces quelques dernières années, le naufrage incroyable que constitue la vieillesse. D’autre part, on dit que la vieillesse amène la sagesse… Je me pose également des questions sur ce concept…
 
Qu’est-ce que la sagesse dans mon cas ?
Je constate parfaitement, bien que je n’y puisse porter remède, l’amoindrissement de mes propres capacités tant physiques que cognitives… Par contre, certains de mes copains et amis, qui, conscients de leurs diminutions de performances physiques, ne se rendent pas compte de leur régression intellectuelle… qui est pourtant réelle, puisque je le constate en les observant…
Si la sagesse est de s’apercevoir de notre décrépitude, alors je suis sage… mais s’il s’agit de s’y résigner sans maugréer, alors je n’en suis pas un… contrairement à mes copains et amis… Mais eux, ont-ils mérite de supporter une déchéance intellectuelle qu’ils ne constatent pas ? Leur manque de lucidité ne peut être de la sagesse ! Quoique !
 
La sagesse, signe d’un certain sérieux affecté, ce n’est pas moi, non plus… Je suis resté un enfant, émerveillé par mes propres enfants. Je les vois comme la huitième merveille du monde… Dans ce cas, un tel manque de lucidité n’est pas, je crois, un signe d’une quelconque sagesse !
Il en va de même des grosses vannes pourries, qui me font rire… J’aime ça et tant pis pour les grenouilles de bénitiers et autres censeurs de la morale et du bon goût ! Futilité n'est point sagesse non plus !
 
Alors la sagesse, en ai-je ?
 
Je crois que j’ai possédé une certaine sagesse, à une certaine période donnée… Cette période est celle qui a culminé mon évolution, avant la redescente vers le crash final. C’était une époque où j’avais acquis le maximum de compréhension des mécanismes du monde qui m’entourait. Je ne veux pas dire que j’avais atteint toute la compréhension universelle… d’autres en ayant acquis davantage que moi… mais, disons que j’avais acquis mon maximum, atteint mon seuil d’incompétence… D’ailleurs, on devrait dire « mon plafond de compétence »…
 
C’est la période où j’ai été le plus efficace, le plus juste, essayant de maintenir les exemples pris chez mon père, chez de Gaulle, mon père spirituel et à la diffusion de Zorro, véritable modèle de justice…
 
Chimères, idéalisme… ne constituent pas de la sagesse… Peut être de l’imbécillité… Guère plus...

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03 mai 2016

Mémoires et radotages (21) – Le courage

GSM

Oui, j’ai eu peur… Parce que le courage n’est pas éternel ! Il n’y a pas que des hommes lâches et des hommes courageux… Ce serait trop manichéen ! Il y a aussi des gens qui ont eu du courage dans certaines circonstances et n’en ont pas eu dans d’autres, à certaines époques et pas à d’autres… Le courage n’est pas un acquis… Cela se mérite chaque jour…
 
C’est comme le vertige… J’ai connu un gars qui installait des échafaudages, perché tout en haut, posé d’un pied et accroché d’une main… jusqu’au jour où je l’ai trouvé au pied de l’échafaudage : C’est lui qui accrochait les tubes au bout de la corde… Le vertige était venu d’un coup, un jour… Et le vertige, qu’est-ce, sinon de la peur que l’on ne peut raisonner, irrépressible… La terreur, les tremblements, les suées froides, le blocage complet comme tétanisé…
 
Comme je le comprends ce gus ! J’ai vécu la même chose… Comment ai-je pu aller faire le singe à des hauteurs pareilles sur des bouts de tubes brinquebalants ? Comment ai-je pu sauter par la portière d’un avion ? Comment ai-je pu imposer ma loi à une bande de nègres qui ne rêvaient que de me faire la peau ? Comment ai-je pu mater des mecs comme des armoires à glaces sur les chantiers ? Fallait-il que je sois fou, inconscient, téméraire ?
 
Non, en y réfléchissant bien, je n’étais pas inconscient ni téméraire… J’avais peur mais, j’évaluais les risques, je mettais au point les actions que j’allais mener, je me préparais à contrôler ma peur, puis je contrôlais ma peur, le moment venu… Je me maîtrisais… Je déployais ma volonté plein pot, comme un forcené… Ma force était dans ma voix, dans mon ton, dans la justesse de mon combat, dans ma précision, fut-ce au fusil mitrailleur… En fait tout venait de mon cerveau ! Je serai le plus fort parce que c’est moi ou l’autre… Je serai le plus fort parce qu’il en va de mon emploi… Je serai le plus fort, parce qu’il en va de ma crédibilité…
 
C’était le bon temps, quoi !... Et… le bon temps, c’est fini… Maintenant, je commence à avoir peur et à savoir que je ne saurais plus contrôler la situation… On ne peut pas être et avoir été… Pourtant, j’aimerais avoir encore du courage…
Parce que, non seulement on sait que l’on a plus les moyens de contrôler les situations qui se présenteraient (en matière de force, vivacité d’esprit, etc.…), mais encore, on n’a plus la maîtrise de notre volonté, de notre courage… Tout fout le camp !
 
Et le pire c’est que cette chute est rapide, beaucoup trop rapide…
 
Bordel ! Ça fait chier de vieillir ! Merde !

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30 avril 2016

Dur d'être un parent

2 Août 2013.

GSM

Coup de poignard dans le cœur ! Mon pauv'Nono n'a pas été reçu au BTS (Brevet de Technicien Supérieur).
 
Il y avait 10 ans que je n'avais pas vécu ça. Kikson avait alors raté son bac. Depuis lors, deux bacs et un BTS se sont heureusement bien passés.
 
Pourquoi faut-il tant souffrir d'évènements négatifs qui marquent nos enfants ?
Parce qu'on les aime. Parce que leur vie est la nôtre par procuration. Parce qu'ils sont tout pour nous; nous avons placé tous nos espoirs en eux. J'ai mal, peut-être davantage que s'il s'agissait d'un de mes propres échecs.
 
Quand j'échouais, je rebondissais, j'avais la hargne de triompher, de prendre ma revanche ! Mais eux, ils sont différents ! Ils n'ont pas cette volonté, ils encaissent mal. Alors, moi-aussi j'encaisse mal, dans une sorte de mimétisme avec mes enfants.
Comme si souffrir avec eux pouvait les aider à se reconstruire...

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