10 mars 2019

Le bonheur est là où l’agression est écartée

Écrit le 12 août 2009
 

GSM

                                                                                                                                          
 
Enfin une journée non agressive ! Une journée où l’on peut laisser le temps au temps, pour dormir, apprécier cette chaleur, siroter un grand verre avec trois glaçons, sans pression d’un harcèlement quel qu’il soit…
 
 
C’est une journée comme elles devraient toutes être : calmes, l’esprit libre de s’envoler vers les chimères ou les souvenirs, pour rêver d’un ailleurs qui n’existe pas ou qui n’existe plus, pour retrouver l’inspiration au bout des doigts et l’envie de dire, l’envie d’exprimer ces sentiments enfouis et ces mots d’autrefois que la bataille de la vie a refoulés comme autant d’obscénités face aux conventions d’une société garde-chiourme de l’immobilité et de la bêtise.
 
 
Ce soleil et ce ciel bleu, silencieux, comme une après-fin du monde, est ce monde que je désire : Celui qui sans humain, est pur et merveilleux, débarrassé de la perversité et du mal…
 
 
Je pense seulement à mes fils, si extraordinaires, si honnêtes, qui se sentent si forts, prêts avec la foi téméraire de la jeunesse à dévorer le monde, mais que je sais si vulnérables, si mal préparés à affronter la noirceur de leurs contemporains et de cette société qui les guette pour les engloutir. Mais ce monde de haine, n’est pas là aujourd’hui. Il est tapi au-delà des collines et des champs, hors de ma perception, certainement endormi par la chaleur. Et bien qu’il y reste ! Aujourd’hui, humains maudits, laissez cette nature vierge de vous m’envelopper, me bercer de douceur, de soleil, de ciel et peut-être même de bonheur…
 
 
De ce bonheur, le même que cet après-midi de mai, où nous dégustions notre gauloise sans filtre, après quelques minutes de poussée d’adrénaline, si heureux de respirer, après l’embuscade.
 
 
De ce bonheur d’avril, une tache rouge à l’avant bras, réalisant que nous avions été attaqué et que le problème était déjà réglé, sans que je ne me soit rendu-compte de rien…
 
 
Le bonheur est là où l’agression est écartée, au moins provisoirement…
 

Posté par zalandeau à 09:47 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :


09 mars 2019

Le « bien » ? ... C’est mal !

Ecrit le 3 mai 2009
 

GSM


Il avait appris la notion du bien et du mal. Il l'a appliquée toute sa vie… 
 
Et qu'est-ce que ça lui a rapporté ?
 
- Quand il refusait d'être le mouchard du patron ?
- Quand il refusait d'avoir des subalternes mouchards, étant suffisamment attentif à la réalité des choses ?
- Quand il donnait des primes aux ouvriers, primes qui étaient refusées par la direction au motif qu'elles dépassaient la norme, alors que son service avait la meilleure rentabilité de toute la boite et qu'il se battait jusqu'au chantage pour les obtenir ?
- Quand il bataillait pour la possibilité de parler d'égal à égal avec le client, dans un climat de confiance et d'honnêteté mutuellement apprécié, alors que ses dirigeants préféraient la mollesse d'une soumission, dans laquelle le parler correct cachait la réalité des situations et menait à la catastrophe ?
- Quand il ferraillait pour améliorer des processus caducs, auxquels les cadres dirigeants s'accrochaient comme des naufragés à une épave ?
- Quand sur des chantiers il a pris des risques physiques importants, permettant le meilleur déroulement et la satisfaction de toutes les entreprises, alors qu'il était mal vu de « descendre » dans l'arène comme un « vulgaire » exécutant ?
- Quand il distribuait des journées de vacances supplémentaires à des subordonnés auxquels on n'avait plus le droit de donner de prime (du temps de Raymond Barre, le plus mauvais économiste de la planète) ?
- Quand il a couvert des subordonnés, contre les sanctions injustes d'une direction aveugle, au prix de son propre poste ?
- Quand il a tenté la notion d'objectif zéro mort dans une armée figée dans ses vieux réflexes, qui l'a traité de révolutionnaire puis lui a demandé conseil trente ans après ?
- Quand il a arrêté un cambrioleur armé dans les bureaux de son employeur,  geste récompensé par un blâme ?
 
Quelque part sur terre, certains ont peut-être un souvenir attendri de lui. Il a été fier, de n'être pas comme le modèle standard et d'avoir fait ce qu'il a fait, parce qu'il pensait que c'était « bien » !
 
Mais aujourd'hui… Quand il se retourne sur son parcours… Qu'a-t-il récolté ?
 
Des avertissements, des licenciements, du chômage, des reconnaissances tardives de sa clairvoyance, mais après avoir été sanctionné…
Il ne reste en fait que les sanctions, puisque les reconnaissances n'ont été que verbales.
 
Tous ses collègues ont obéi servilement en mettant leurs idées et leur conscience de coté.
Et maintenant, ceux-ci ont réussi dans la vie… Aisés, reconnus, ils font appliquer à leur tour les iniquités qu'on leur faisait faire auparavant…
Ils dorment bien, sans remords…
 
Qui avait raison ?
 
Eux !
 
Alors, quand on vient lui parler de « bien », il voit rouge !… Il a déjà donné !… Le « bien » n'a rapporté que du « mal ». Ça suffit comme ça !
 

Posté par zalandeau à 09:48 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :

08 mars 2019

La Saint Valérien


GSM

Écrit le 14 février 2013
 
Ce matin, j'ai cru un bref instant que c'était la saint V... Elle m'a offert une petite carte et un nounours en peluche avec un cœur dans les mains et m'a dit que c'était pour se faire pardonner...
 
Dix minutes après, c'était la crise de jalousie, la haine, le harcèlement, pour rien. Tous les sujets sont bons. Cette fois, c'était sa venue avec moi aux retrouvailles des 40 ans, qui s'est transformée en évocation de mon ex-femme, à qui elle est la seule à penser et dont elle est la seule à brandir l'épouvantail...
 
J'ai pensé qu'il y a 24 ans j'aurais du voir que ma future deuxième épouse ne valait rien !
 
Aujourd'hui, c'était donc la saint Valérien... A défaut de gravir le mont des oliviers...
 
Je crois que je vais brûler la peluche et la carte, parce que garder des souvenirs d'aujourd'hui, ce serait me tirer une balle dans le pied.
 

Posté par zalandeau à 09:48 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags :

07 mars 2019

Ma chronique - Radio Paris ment, Radio Paris ment...


GSM

Écrit le vendredi 9 juillet 2010
 
 
Les Français d'un certain âge, se souviennent de cette chanson que chantait Pierre Dac sur la BBC :
"Radio Paris ment, Radio Paris ment, Radio Paris est Allemand"...
 
France inter, héritière de Radio Paris, puis Paris inter, après 66 ans de bons services républicains, a licencié les chroniqueurs Stéphane Guillon et Didier Porte, ainsi que les Journalistes Vincent Josse, Didier Adès et Dominique Dambert, sans aucune explication...
 
Ils avaient la mauvaise fortune de déplaire au tyran quelque peu Vichyste dénommé Nicolas Sarkozy.
 
Ce faux-ami de la démocratie s'est fait voter le pouvoir de nommer lui-même les présidents de chaînes audiovisuelles, ce qu'il ne se prive pas de faire (Jean Luc Hess pour Radio France et Philippe Val pour FRance Inter)... Il porte ainsi un coup très grave à la liberté d'expression dans le pays qui fut jadis initiateur des "droits de l'homme et du citoyen"...
Il a aussi tenté ces derniers jours, d'intervenir dans le choix du repreneur du Quotidien Le Monde...
 
Petit à petit, la résistance s'organise sur le web, d'où monte de plus en plus fort l'expression d'un mécontentement, d'une indignation, contre cet intru (que nous avons élu, bien sur), mais qui trahit sa parole, qui trahit les obligations de sa charge, qui trahit une bonne partie de ses électeurs et qui trahit les institutions de la France...
 
Les derniers scandales ont fait monter d'un cran la colère et reprendre l'espoir en un avenir meilleur que cette période honteuse que nous traversons. Jamais nous n'aurons été aussi ridiculisés devant nos amis Européens et alliés traditionnels, par le petit homme complexé qui se prend pour le César des temps modernes...
 
Mais je crois que ce pouvoir se ruine par son aveuglement devant l'image qu'il renvoie de lui-même à la terre entière. Il se sape, il se mine de l'intérieur... Mais je ne pense pas qu'il s'auto-détruira. Il s'accrochera jusqu'au bout...
 
Lorsque nous serons débarrassés de ce pouvoir, (si nous y arrivons, car il tente des manœuvres destinées à diviser l'opposition majoritaire et à unir le Front National afin d'en triompher à un éventuel second tour en 2012, rééditant le scénario de 2002, Chirac - Le Pen, la comparaison s'arrêtant là, car Chirac était un brave homme.), l'UMP sera à tout jamais dé-crédibilisée et la démocratie à droite ne sera plus envisageable...
 
L'esprit Gaulliste aura vécu mais nous, Gaullistes, ne pourrons plus le réinventer...
 

Posté par zalandeau à 09:47 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags :

06 mars 2019

Ma chronique - Qu'est-ce qu'on insulte Robin des bois en ce moment...


GSM

Écrit le dimanche 17 octobre 2010
 
(Heureusement qu'on précise " Robin des bois à l'envers ")...
 
Au sujet du rabâchage présidentiel relativement à la prétendue réforme des retraites :
 
« Mais c'est hélas la dogmatique de la Sarkozye, la doxa que lui et sa bande veulent nous faire entrer dans le crâne, comme étant la seule et unique façon de faire... Et ça marche pour ses complices de l'oligarchie du CAC 40 et du Fouquet's, ainsi que pour les quelques millions de collabos, toujours prêts à fayoter tant qu'ils pensent avoir des miettes à grappiller...
 
Mais les autres ? La pauvre France d'en bas ?...
Pauvre France, sans mémoire, sans esprit d'analyse, sans libre arbitre, qui attend d'être en train de tomber dans le précipice, pour comprendre que, peut-être, on l'aurait poussée dans l'abîme et qu'elle n'aurait pas été prudente ?... »
 
……….
 
Heureusement que des mouvements de grève, des manifs, se produisent…
 
Je crois hélas ré-entendre les propos de nos parents en mai 68…
 
La phrase « Les petits mecs », s’agissant des lycéens que les Sarkozystes (et même certains qui ne le sont pas) prononcent péjorativement, est une invective à l’attention de ceux qui ne travaillent pas encore et qui devraient « s’occuper de leurs affaires »… Comme si leur avenir n’était pas leur affaire… Puisque nous disons que nous nous battons pour leur avenir, ce n’est pas moi qui leur reprocherais de prendre l’initiative, alors que j’ai tant appelé de mes vœux une parcelle de conscience citoyenne de leur part…
 
……….
 
Oui, vous les jeunes, prenez votre destin en mains ! Refusez l’enfumage de droite comme de gauche, qui consiste à présenter la mondialisation comme une fatalité, à accepter telle quelle !
 
Il faut savoir dire « NON » !
 
Nous sommes dans un processus de prise de pouvoir financier par des nantis, soucieux de rétablir un système de privilèges féodal.
Pendant ce temps, des nations s’emparent des systèmes économiques et productifs dans une sorte de colonisation qui nous rend dépendants, asservis, appauvris…
Le résultat est que nous sommes en train de perdre une guerre économique par la seule connivence de nos dirigeants avec l’ennemi…
 
Trahis, nous le sommes ! Mais il existe des solutions pour recouvrer notre souveraineté, notre libre choix de faire vivre en priorité nos citoyens, de reconstruire notre système productif, de recréer de l’emploi, de répartir équitablement les richesses.
Il nous faut un état interventionniste et protecteur, créateur de manufactures, de richesses et de travail, régulateur et contrôleur des systèmes financiers, productifs, sociaux, maître de sa monnaie, de l’avenir et de la sécurité de ses citoyens…
 

Posté par zalandeau à 09:47 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,


05 mars 2019

Ma chronique - J’en ai marre de tous ces buzz…

GSM

Ecrit le 26 novembre 2009.
 
Entre ceux qui sèment les rumeurs, ceux qui les propagent, ceux qui les relaient, ceux qui les grossissent et les font gonfler, j’en ai vraiment marre…
 
1°) Roman Polanski : Je me souviens de cette affaire. Il avait reconnu les faits et l’affaire en était là… Alors pour juger de la chose : Pour ou contre… Il faudrait d’abord savoir pourquoi la jeune fille a abandonné les poursuites : A-t-elle reçu un beau chèque de Polanski, a-t-elle voulu protéger sa vie privée durement compromise, avait-elle fait des avances à Roman ?... Personne n’en sait rien, rien de rien…
Tout ce que je sais, c’est que nous étions alors, à l’époque de la libération sexuelle, qui allait très loin, en toute impunité et que maintenant nous sommes revenus en arrière sur des positions plus classiques plus pudibondes… Ce qui ne choquait pas à l’époque, choque maintenant, soit !
 
Donc bien entendu, sur le fait théorique lui-même, il faudrait qu’il soit condamné, mais sur les circonstances réelles… Allez savoir…
Et quand on ne sait rien on s’abstient de crier « haro » sur le baudet…
 
2°) La grippe A : On entend tout et son contraire… Les faits réels : Toutes les grippes créent des morts… La grippe A, pour le moment, est beaucoup moins mortifère que les grippes habituelles… Elle ne se répand pas plus vite non plus… Cette grippe dont on entendait parler dès le mois de mai, n’en est après six mois, qu’à ses débuts…
 
Tout le monde sait maintenant que ce « virus » a été créé par l’industrie pharmaceutique, un peu comme jadis les vitriers payaient des gamins à casser des vitres juste avant leur passage… Chacun sait également que les lobbies pharmaceutiques et bancaires font la loi dans notre pays et sont incrustés dans tous les rouages importants de l’état…
 
3°) Jacques Chirac : Ce qu’il a dit avec Juppé, sur le ton de la plaisanterie, ça ressemble aux propos d’Hortefeux… Et vas-y « Haro » sur le raciste…
On n’a plus le droit de plaisanter sur les noirs, sur les jaunes, sur les juifs, sur les arabes… Il n’y a vraiment plus que sur les Belges : « Ça est quand même incroyable, une fois ! »...
 
Mais putain de bordel : Est-ce que Coluche pourrait encore faire ses sketches (le CRS Arabe, vos papiers, etc…) ? Je me demande ?... Est-ce qu’il faut plaisanter uniquement sur le caca-pipi, comme Bigard ?...
 
Alors qu’on arrête ces buzz incroyables… Dans la vie on a le droit de s’exprimer et de plaisanter sur tous les sujets sans exceptions… Ne censurons pas systématiquement…
Quand je pense qu’en 1970, Hara Kiri titrait « Bal tragique à Colombey, un mort ». Un journal pourrait-il encore le faire aujourd’hui ?...
 
On a le droit de « buzzer », c’est d’accord… Mais si c’est toujours dans la censure, l’indignation, la pensée unique, (alors qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat), ou qu’on ne connait pas les dessous des évènements : là, je dis non !!!
 

Posté par zalandeau à 09:47 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags :

03 mars 2019

L'amour est l'antidote de la solitude


GSM

Ecrit le 31 mai 2011
 
Y-a-t-il plus intime que la solitude ? Nous sommes seuls, aussi bien dans le désert que dans la foule.
 
Quand bien même nous rencontrons un voisin qui se croit obligé de vous faire la conversation :
- Alors il fait beau aujourd'hui.
- Oui mais moins qu'hier.
- C'est plus froid
- Je crois qu'ils ont annoncé de la pluie.
- Ah bon ?
- Et oui.
- Ça va pas le faire.
- Ben moi, je crois plutôt que ça le fait.
- Ah oui, les vaches n'ont plus rien à brouter.
- Il faudrait qu'il pleuve toutes les nuits.
- Comme ça on serait tranquille.
- Ça le ferait
- Oui, ça le ferait.
 
Nous sommes quand même seuls, comme des magnétophones répétant les mêmes platitudes depuis des années.
 
Seuls les mots d'amour et de tendresse nous font sortir de notre solitude et exister pleinement...
Le ciel devient alors bleu et le soleil brille de mille feux.
Nous partageons la vie dans le regard réciproque de l'autre...
 
L'amour est l'antidote de la solitude.
 

Posté par zalandeau à 09:48 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags :

02 mars 2019

Gigantesque escroquerie

 

GSM

 

2017 12 13 VIDEO 0000001211

Posté par zalandeau à 09:48 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,

01 mars 2019

De 1956 à nos jours : 62 ans d'imagination fiscale… et de mensonges ...

GSM

Ecrit par autrui
Déjà, je me présente. Je m’appelle Micheline Sany. Je suis née en 1927 et je vous le dis tout net : 
à force de tirer sur l’élastique, la corde va péter !
En 1956, quand Guy Mollet a instauré la vignette pour « fournir un revenu minimum à toutes 
 
les personnes âgées de 65 ans et plus », bon… moi j’avais à peine 30 ans et j’étais très fière de pouvoir venir en aide aux anciens.
En plus, Paul Ramadier, le ministre des Affaires économiques, avait affirmé que ça serait une taxe temporaire…
 
Bah, il a duré quarante-quatre ans le temporaire ! Pendant quarante-quatre ans j’ai payé cette vignette ! Alors merci !
 
Surtout que les anciens n’en ont presque jamais vu la couleur, vu qu’au bout de trois ans, 
le Premier ministre, Michel Debré, a annoncé que le produit de la vignette serait finalement 
« acquis au budget de l’État… », qui le reverserait au Fonds national de solidarité. Enfin, en partie… Enfin, en petite partie… Que les vieux se fassent dépouiller comme ça, ça a fait du foin, pendant toutes ces années. Mais ça n’a jamais rien changé.
Ensuite en 1991, quand ils ont créé la CSG, la contribution sociale généralisée pour financer 
la branche famille, en remplacement des cotisations patronales d’allocations familiales, bon… 
sans râler, j’ai payé ! Surtout que ça ne devait durer que cinq ans. « Une contribution transitoire » qu’ils disaient… et puis 1,1 %, c’était supportable. Seulement vingt-sept ans plus tard, elle transite toujours la CSG ! Et elle a grimpé à 9,2 % pour les salariés et 8,3 % pour les retraités. Par étapes, bien sûr, c’est moins voyant.
En 1993, elle est passée de 1,1 à 2,4 %. Pour alimenter en plus le Fonds de solidarité vieillesse. Y’avait pas déjà la vignette pour ça ? Chuuuuut, arrêtez d’être insolents !
En 1997, elle augmente encore pour financer, en +, la branche maladie : on en est à 3,4 %.
En 1998, toujours pour la branche maladie, elle passe à 7,5 %, etc., etc.
Bref, la protection sociale ne s’est pas redressée, et ce qui devait être temporaire est devenu… un impôt de plus.
 
Ah bah oui ! La CSG, ça rapporte plus que l’impôt sur le revenu aujourd’hui. Si on vous demande combien vous payez d’impôts par an, vous savez le dire. Mais si on vous demande combien vous payez de CSG, vous savez ?
Chez moi on disait : « C’est tout un art de plumer l’oie sans la faire crier. » Alors qu’il y aurait de quoi hurler.
Et puis en 1996, rebelote avec la CRDS, la « contribution à la réduction de la dette sociale». J’ai payé. (Mais j’avoue, j’ai râlé.)
À cette époque, les déficits sociaux s’élevaient à un montant estimé entre 30 et 38 milliards d’euros. Oui, parce que nous, si on se trompe de dix euros dans notre déclaration de revenus, 
on risque une amende, mais eux, un flou de 8 milliards, ils ont le droit…
Toujours est-il qu’ils avaient tout bien calculé : en treize ans, tout serait remboursé. La CRDS devait disparaître le 31 janvier 2009.
 
Mais voilà-t’y pas qu’en septembre 1997, le gouvernement Jospin annonce 13 milliards d’euros supplémentaires de dettes, qui correspondaient aux déficits sociaux non financés des années 1996 à 1998.
 
Alors, ils ont tout bien recalculé, finalement pour tout éponger il fallait prolonger… jusqu’au 31 janvier 2014.
Mais voilà-t’y pas une fois de plus qu’en 2004, le plan de redressement de la Sécurité sociale concocté par Philippe Douste-Blazy annonce 50 milliards d’euros supplémentaires de dette à rembourser.
Alors, ils ont tout bien re-recalculé… et ils ont vu que finalement, la Trinité était la meilleure 
date pour arrêter la CRDS. Donc, on la paye toujours…
Ensuite, en 2004, Raffarin a inventé la « journée de solidarité », vouée à « l’autonomie des personnes âgées ». Moi, ça va, j’étais déjà à la retraite, mais vous, vous avez travaillé… sans être payés !
 
Et en 2013, une nouvelle taxe pour les retraités. CASA, ça s’appelle. C’est la « contribution additionnelle de solidarité à l’autonomie », 0,3 % sur les retraites, pensions d’invalidité, allocations de préretraite. C’est-à-dire qu’ils font payer les vieux pour que les vieux soient autonomes ! C’est pas du bon foutage de gueule, ça ?
 
Et on continue. En 2013, toujours, M. Jean-Marc Ayrault nous gèle les retraites complémentaires…
Et comme ça ne s’arrête jamais, maintenant, parce que j’ai 1.247 euros de revenu fiscal par mois, j’ai une augmentation monstrueuse de la CSG : 25 % d’augmentation ! Ah ben oui, on nous a dit 1,7 %, mais c’est pas 1,7 % de ce qu’on payait, car c’est le taux qui augmente de 1,7 %... ! Bref, nous les vieux, on est passés de 6,6 % à 8,3 % de CSG, ça nous fait 25 % dans les dents qui nous restent.
  
Et maintenant, la cerise sur le pompon : on nous annonce que nos retraites vont être revalorisées de 0,3 %. Cinq fois moins que l’augmentation dont on aurait dû bénéficier si le code de la Sécurité sociale avait été simplement respecté, puisqu’il prévoit que les pensions soient revalorisées du montant de l’inflation moyenne sur l’année pour éviter toute dégradation du niveau de vie.  Et l’inflation prévue d’après l’Insee est de 1,6 %. Et Bruno Le Maire ose dire sur RTL : « Mais ils ne seront pas perdants, leur pension de retraite continuera à être revalorisée. » Il croit qu’on est tous gâteux ou quoi ?
Je n’ai que mon certificat d’études, mais y’a pas besoin de sortir de Polytechnique pour comprendre qu’une hausse de 0,3 % des pensions, quand les prix augmentent de 1,6 %, revient à une baisse du pouvoir d’achat.
D’après le baromètre de l’institut Elabe, publié le 6 septembre, 72 % des retraités déclarent ne pas avoir confiance dans le chef de l’État, alors qu’ils étaient 44 % en janvier et 35 % lors de son élection. On se demande vraiment pourquoi.
  Un type qui pour se faire élire déclarait chez Jean-Jacques Bourdin en décembre 2016 : «L’engagement que je prends ici devant vous, c’est que, avec moi, toutes les petites retraites auront leur pouvoir d’achat protégé. ».  Et sur RMC encore, en février 2017 : « Je ne veux pas, moi, faire d’économies sur le dos ni des retraités, ni de celles et ceux qui sont à quelques années d’aller à la retraite. ».  Et au 20 h. de France 2 en mars 2017 : « Je ne touche pas à la retraite de celles et ceux qui sont aujourd’hui retraités. Leur retraite sera préservée. Il n’y aura pas de perte de pouvoir d’achat, c’est essentiel ! »
 
  Alors je pose la question : 72 % qui n’ont pas confiance, comment est-ce possible ?
 
 Comment peut-il se trouver encore 28 % de retraités qui lui fassent confiance ?
 
 Toute ma vie, j’ai payé pour aider les vieux et maintenant que je suis vieille, il faut que je paye pour aider les jeunes ?
 
 Et ben, « Feuque », comme ils disent !
 
-------------------------------------------------
Extrait de "Causeur" _ édition abonnés
Impôts: ces retraités qu’on abat
Les retraites vont être revalorisées de 0,3 %. Cinq fois moins que l'inflation!
par Jean-Paul Lilienfeld - 6 octobre 2018

Posté par zalandeau à 09:49 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags : ,