16 mars 2018

2ème trimestre 2015 : Crise, la reprise ?

GSM

Ecrit le dimanche 24 mai 2015
Aujourd'hui, je voulais écrire un article sur la situation politico-économique de notre pays aujourd’hui.
 
Je voulais dire l’énorme erreur de considérer que la conjoncture paraissait favorable à une reprise durable, comme une sortie de crise qu’espère le gouvernement dans ses vaines tentatives réduites à la méthode Coué…
 
Je voulais parler de cette baisse de l’euro favorable aux exportations et de cette baisse toute aussi inespérée du pétrole favorable à la baisse de notre déficit commercial…
 
Je voulais formuler que notre déficit commercial par rapport à la communauté européenne n’en trouvera aucune amélioration, étant donné que notre monnaie est commune et d’autre part, que la baisse du pétrole provoque l’effet pervers d’une reprise forte de la consommation ‘pour le plaisir’ des consommateurs et donc annulera les effets bénéfiques sur notre balance commerciale.
 
Je voulais expliquer l’envie de consommer des Français, qui bien loin de répondre à une confiance plutôt timide, exprime le besoin de renouveler des achats, longtemps reportés aux calendes grecques mais devenus plus que nécessaires. Envie momentanée, mais dont personne ne sait si elle peut perdurer. Et de toute façon ce supplément de consommation ira en quasi-totalité vers des produits importés, favorisant les pompes à fric des circuits commerciaux d’importation, mais si peu les créations d’emploi de notre activité propre.
 
Je voulais exprimer la portée réduite de cette reprise de nos exportations, limitée au monde situé hors de la sphère de l’U.E. et seulement à des pays sans force de travail, car la Chine par exemple ne se départira pas de son protectionnisme et avec 20% de baisse de notre devise européenne (notre devise malgré nous), nous sommes encore loin du compte.
Je voulais raconter les énormes effets pervers de cette baisse de 'notre' devise qui met davantage nos entreprises à la merci des ‘investisseurs’ étrangers. Car s’il y a de bons investisseurs, il y a surtout des prédateurs, qui s’empareront de notre savoir-faire devenu bon marché et de nos emplois après délocalisation. A la différence des pays protectionnistes, nous laissons les prédations s’effectuer et notre pays se paupériser, par manque total de patriotisme économique.
 
Je voulais exposer la non responsabilité totale de nos gouvernants actuels dans cette situation inespérée, qu'ils osent s'attribuer, laquelle situation aurait pu être favorable à l’enclenchement d’une reprise durable.
Je voulais démontrer l’absence totale de savoir-faire de ce même personnel politique qui ne saura pas profiter de ce hasard. Il aurait fallu que des mesures de protection soient prises, mais le règlement ‘l’interdit’…
Comme si, en cas de guerre, une coalition alliée (l'U.E.) interdisait à chacun de ses membres de protéger ses ressortissants et devait les laisser se faire tuer sans répliquer…
 
Je voulais donc, développer le fait que nous sommes dans une guerre où la règle est de se laisser tuer. Et ce n’est pas parce qu’une conjoncture est temporairement favorable que nous contre-attaquerons, parce que nos dirigeants ne comprennent pas ce qui se passe, préoccupés qu’ils sont par leur intérêts personnels situés à mille lieues des intérêts de la patrie.
Je voulais conclure que la France est toujours un corps qui perd son sang, certes moins vite pour le moment, mais puisque aucun chirurgien n’en a pansé les plaies, le pronostic vital est toujours engagé. Tant que nous n’aurons que des médecins de Molière à notre chevet, nous ne nous relèverons pas.
 
Je voulais écrire tout cela, mais je n’ai pas la concentration nécessaire ; mais j’ai de plus en plus de mal à rédiger, à mettre en forme et en ordre. Alors, je ne rédigerai pas… Je me contenterai de crier : Foutez-moi dehors ces bons à rien de politicards tocards !

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15 mars 2018

2040, une idée fixe qui me guide

GSM

Le petit matin me réveille par ses doux chants d'oiseaux.
Je mange ma dernière provision, puis je pars. A travers champs, à travers bois, il fait beau, en cet été de fin du monde. Je marche et pour rythmer mes pas je me mets à chanter...
 
L'écho de ma voix me revient par les montagnes répété. Je n'ai plus que trois ou même deux jours de marche pour retrouver ceux que j'aime.
Femme aimée, enfants chéris, pourvu que l'hydre ne vous ait pas atteint.
Pourvu que je puisse mourir avec vous, c'est mon dernier vœu. Vous revoir s’il en est encore temps. Me dépêcher, oui presser le pas…
 
Le nord de la France est anéanti. Anéantis toux ceux que j’aimais et aussi tous ces idiots qui pensaient pouvoir négocier leur misérable vie avec un ennemi implacable…
 
Je n’ai plus de pitié. Je ne sais plus ce que c’est. Je me dis que les obséquieux, les collabos se sont fait massacrer et que c’est bien fait pour eux. Qu’ils aillent rôtir en enfer !
La pitié ? Oui, sûrement, pour les innocents qui ont payé de leur vie l’incapacité de nos dirigeants, lesquels ont fui leurs responsabilités et sont partis se réfugier en Amérique. La mort du vieux continent ne les regarde plus. Mais s’ils avaient été clairvoyants ils nous auraient évité notre triste destin.
 
J’ai emmené ma femme de Maubeuge à Moissac Vallée Française, avant de monter au front en Russie. Et mon rêve depuis un an, qui me soutient contre toutes les adversités, c’est de les revoir tous. Maubeuge est rasée, il n’en reste rien.
Je me demande combien de centaines de millions de morts nous avons eu.
 
Je pense aussi, toujours en marchant, l’œil aux aguets, que les Chinois ont subi des pertes, qu’ils sont dispersés, pour occuper et massacrer les territoire conquis, que leur lignes de ravitaillement sont très étirées et mobilisent beaucoup de leur effectif. Il n’y a peut-être plus que trente ou quarante millions de soldats ennemis qui nous encerclent…
 
Si les Américains pouvaient nous aider comme pendant les deux premières guerres mondiales, tout ne serait pas encore perdu…
 
Les toits en schiste d’un hameau au fond de la vallée apparaissent au loin dans la brume matinale…
Je contourne le village. Déjà fatigué de ma marche matinale, je cherche un abri dans des fourrés.
 
Je me couche et m’endors…

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14 mars 2018

Lettre d'un élu politique, paysan béarnais (Suite et fin)

GSM

Mais j’en reviens à l’essentiel, car bien que n'ayant pas voté pour vous, je suis votre expérience avec intérêt. Vous êtes, Monsieur le Président, très bien construit sur le plan intellectuel, mais l’intelligence n’est qu'une qualité et pas une vertu. Pour l’instant vous nous parlez avec intelligence, mais nous n'en saurons la qualité qu'à ses résultats puisque l’arbre se juge à ses fruits. Et l'Évangile m'a appris qu'il était des figuiers stériles. Pardonnez-moi cette référence si peu laïque. Elle contrevient à la morale républicaine qui faisait dire à Monsieur Pelletant : « Et si les évènements viennent trop brutalement infirmer nos prévisions, nous nous consolerons en songeant qu'ils ont tort ! »
 
Une opinion populiste mal éclairée vous fait grief d’avoir recruté en dehors des braves gens qui, écœurés par les partis de gouvernement, vous ont fait confiance, quelques déjections des anciens régimes. Il est certain que les Collomb, Lemaire, le Driant, et Castaner entre autres, ne sont pas des perdreaux de l’année. Mais en ce qui me concerne, je comprends très bien votre choix. Dans la situation actuelle, un pouvoir directif doit s’imposer. Le mérite de Monsieur Fillon, d'ailleurs, aura été, outre ses déclarations d'amour à son épouse, de dire clairement aux Français que nous étions en faillite. Il est donc certain que des esprits libres et capables d’initiative dans le gouvernement, pourraient contrarier vos décisions. Il vous fallait donc choisir des êtres absolument serviles et c'est ce que vous avez su faire. En accordant à vos ministres du genre une situation inespérée, et étant donné que vous n’auriez aucune peine à les remplacer, vous vous en êtes assuré une fidélité à toute épreuve. L’important c’est que vous, vous restiez maître du terrain pour assurer la rapidité des réformes nécessaires. 
 
 Pour avoir succédé à un cloporte multidimensionnel qui faillit nous faire entrer en guerre avec la Syrie, et qui contribua à ce que Monsieur Poutine s'allie avec la dangereuse Chine, je mesure l'effrayant héritage qu'il vous faut assumer. Déjà la Chine s'était intéressée à nos aérodromes, car elle forme des milliers de pilotes destinés à couvrir les besoins du monde entier, et voici qu'elle achète, à des prix qui ne peuvent être concurrencés, des terres qui étaient nécessaires à notre autonomie alimentaire. Cela certes démontre d’abord, depuis le projet morticole du Gaullisme, la totale incapacité des ministres de l’agriculture, et surtout la faillite d’un syndicalisme Agricole soviétisé par le dénommé Chirac qui n'avait pas attendu le grand âge pour être un imbécile patenté. Mais c’est vrai qu'au moins aujourd’hui, ce syndicalisme de la FNSEA, devenu une chambre d'’enregistrement du régime, ne vous causera aucune nuisance pour peu que vous ne le priviez pas de ses picaillons.
 
 La prévoyance doit être la qualité majeure du Politique. Or la menace de troubles internationaux qui suspendraient les échanges est réelle. La prévoyance doit donc, en temps de crise, assurer à un peuple le minimum nécessaire à sa survie, d’où le rôle vital de l'Agriculture qui doit être encadrée dans ce but, ce qui requiert la moindre dépendance des marchés internationaux. Or l’imbécilité moderniste ne pose jamais le problème en ces termes, et j'insiste sur cette faille de notre régime.
 
Mais bien sûr cela ne saurait avoir priorité sur le fait d’un nouveau peuplement du territoire qui veut faire de l’Hexagone, une Hexocoranie. Dans cette perspective, le Pape et les Francs-Maçons voient dans la cité future, celle radieuse de paix et d’Amour, plus idéale que ne l’avait rêvée Le Corbusier. Cela avec l'assentiment d'une administration formatée par l'ENA. Vos prédécesseurs sont entrés pleinement dans le projet, de sorte qu’il est aujourd’hui interdit de penser qu’il pourrait y avoir une relation quelconque, dans l’Hexagone, entre l'augmentation de la délinquance, et l’augmentation de la population Coranique. Mais je pense qu'à votre place, vous avez le droit de penser par vous-même. Il vous faudra donc voir s'il n'y a pas un rapport à faire entre les zones dites de « Non-droit » ou la « Charia » fait la loi, et les incidents comme les incendies de poubelles et de voitures, le saccage des lieux public , le caillassage des pompiers, et le dernier incident qui a vu deux policiers échapper à la mort de justesse.
 
Se sentant quelque peu concernée, la police a demandé le rétablissement des « peines Plancher », ce que les membres du gouvernement -qui risquent un peu moins que les policiers -, auraient refusé. Par contre ils ont décidé la prison pour les joyeusetés de ce genre, comme si auparavant cette sanction n'’existait pas ! Cependant, comme les prisons sont surpeuplées, on ne pourra y loger les délinquants du genre, qu'en libérant les condamnés bénins qui n'ont à leur actif que 20, 30 ou 40 petites condamnations. Je ne suis pas sûr que la sécurité citoyenne y gagnera !
 
Un jour, et malgré les lourdes menaces qui pèsent sur les policiers, auteurs de « bavures », des policiers malmenés tireront, bien qu'ils sachent qu'en principe ils n’ont le droit de tuer qu'après s'être fait tuer eux-mêmes, la riposte devant être proportionnée à l’attaque. Alors, s'il y a fusillade, on ne sait pas ce qui peut s'ensuivre, à partir de cités qui ressemblent à des poudrières, et avec un peuple qui s’est résigné à poser des fleurs là où les islamistes posent des bombes. La république - qui eut des instants de virilité -, est devenue aujourd’hui une école de lâcheté, sous l'étiquette de l’Humanisme.
 
Or l'humanisme dont on veut faire la nouvelle religion ne peut que se référer à la diversité des hommes, et l’humanisme qui découle de l’homme Staline n’est pas le même que celui qui découle de l'homme St François d’Assise. C’est donc une extraordinaire duperie que faire de l’humanisme, une sorte de super-charité dont devraient bénéficier aussi les chenapans ! La défense nationale, plus que toute autre, exige la rigueur, et parfois l’extrême rigueur.
 
Toutes proportions gardées, Monsieur le Président, je crains que sous le couvert de cet humanisme imprécis, vous ne deveniez quelque chose, comme un Kerenski hexagonal, et cela avec des intentions dont je ne mets en doute ni la sincérité ni la noblesse. Mais la république est aujourd’hui dans l’état des écuries d’Augias, tellement vos prédécesseurs ont laissé s'accumuler les immondices, et je préfèrerais que vous fussiez Hercule plutôt que Jupiter pour faire le ménage. Hercule possédait une massue, et il ne s'en servait pas comme d’un chasse-mouches.
 
Un président Herculéen, Monsieur le président rétablirait la peine de mort. Il donnerait l’ordre de tirer sur les incendiaires de voitures, sur les saccageurs, et sur toute manifestation de désordre qui arborerait un drapeau étranger. Il y aurait certainement un petit bain de sang, mais pas deux ! Et nous assisterions à un reflux rapide de toute la conjuration, qu'elle soit religieuse ou politique, car les émeutiers de tout genre ne sont forts que de notre faiblesse.
 
Et si vous assortissiez ces mesures, d'une réduction immédiate de 50% de tous les salaires des élus politiques et de haute administration, non seulement cela ne refrénerait pas les véritables vocations, ni n’empêcherait de vivre (un peu moins fastueusement) les sanctionnés, mais immédiatement vous auriez l’assentiment populaire nécessaire à l'application des réformes. Car j’avoue n’avoir pas trouvé dans vos propositions la véritable stratégie qui pourrait éponger les 20 Milliards des dépenses excessives de l'État. Il faut donc commencer par le commencement. D’abord supprimer totalement les retraites de préfets « honoraires » nommés par le favoritisme de Monsieur Hollande, puisqu’ils n'eurent jamais d’activité préfectorale, et toutes les prébendes et faveurs républicaines du même genre, c'est-à-dire s’en prendre aux profiteurs tout azimut, et puis faire répondre les anciens chefs d’Etat de ces complaisances devant la justice. Et Je ne n'’oublie pas dans ma vision justicière, les évadés fiscaux, car leur sanction, et celle de leurs complices administratifs pourrait également boucher quelques trous de notre dette.
 
Il n’y aura pas de salut autrement.
 
Je connais assez bien l'Histoire Monsieur le Président, et en sus j’ai une riche expérience de la vie. J'ai toujours la trace d'une balle communiste à deux doigts du cœur reçue en montant à l’assaut, j'ai encore à mes poignets la brûlure des menottes Gaullistes pour n'avoir pas accepté le dépeçage des harkis, j'ai le goût de la pitance des prisons républicaines pour avoir refusé la Soviétisation du syndicalisme agricole, j'ai dénoncé le fricotages des Fracs à la tête de la culture du Conseil régional d’Aquitaine et, responsable national d’un syndicalisme libre, j’ai exigé de n'être rétribué qu'au Smig désirant, le cas échéant, souffrir comme souffraient tellement de mes compatriotes. Avec ce bilan, comme le chantaient mes camarades Légionnaires sur la route de Zéralda, je ne regrette rien, sinon de n’avoir eu qu'une seule vie à donner à mon Dieu et à mon pays.
 
C’est donc en homme tout à fait libre, Monsieur le président, que je vous écris, pour vous souhaiter une année héroïque, face à la crapule rouge, verte, orange, noire, ou même tricolore dont vous devriez nous libérer, afin de rallier le restant des hommes d’honneur de la Nation.
 
Ce n’est pas que je pense avoir le talent d'’enrichir votre réflexion monsieur le Président, mais comme toujours je fais ce que je crois devoir faire, avec de pauvres moyens, mais cela de tout cœur.
 
Alexis Arette

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13 mars 2018

Lettre d'un élu politique, paysan béarnais, à Macron

GSM

Lettre d'un  élu politique, paysan   béarnais  particulièrement  ...cultivé. Il  n'y  manque  rien. Tout  est  dit.
Biographie de l'auteur
Alexis Arette, chevalier de la Légion d'Honneur, est un  agriculteur béarnais, écrivain, homme politique et poète français né en 1927, combattant volontaire en Indochine.
Emprisonné pour cause d' "Algérie Française", il le sera à nouveau en tant que Président National de la Fédération Française de l'Agriculture.
Il part en Indochine en 1949 dans une unité de béret rouge[1]. Blessé, il reçoit la légion d’honneur et la médaille militaire.
En 1953, il reprend la ferme de ses parents et est élu « premier paysan de France » au concours du CNJA-SIMA, interviewé à ce titre par Jacques Chancel et reçu « maître en gai savoir » du Félibrige en 1957.
En 1967, il est le premier présentateur du festival de Siros, dédié à la chanson béarnaise. Il est vice-président de l’Académie de Béarn en 1970, président de la Fédération française de l’agriculture en 1982, élu conseiller régional d’Aquitaine en 1988.
………………..
Le 4 Janvier 2018
Alexis Arette
Paysan retraité
invalide de guerre
                                                                                                                                               A : monsieur Macron,
 
                                                                                                                                               Président de la République
                                                                                                                                               Palais de l’Elysée
                                                                                                                                               Paris
  Monsieur le Président,
 
Lorsque vous avez présenté vos vœux aux français, ma femme venait de recevoir le nouvel avis d'imposition sur sa retraite Agricole. Celle-ci passait de 6, 50 % à 8,50. Cette nouvelle l’a empêché de goûter vos propos à leur juste valeur.
 
Je sais bien que ma femme, ayant eu quelques enfants de plus que la moyenne, et ayant été quelques années chef d’exploitation, est une privilégiée avec une retraite de 850 Euros mensuels, alors que certaines de nos agricultrices n’en touchent que la moitié ; mais son caractère la porte à se référer à la devise républicaine qui contient toujours le terme Égalité.
 
Or, dans une nation où quantité de citoyens touchent 10 fois plus qu'elle, et où Sénateurs et députés viennent d'augmenter leur traitement d'un montant équivalant à ce qu'elle perçoit par mois, cela lui paraît faire un peu désordre, et je crains qu'elle ne finisse par porter des jugements répréhensibles sur le chef de l'État. Et comme, en tant qu’agriculteur, je touche un peu moins qu'elle, vous comprendrez que mes arguments contraires en votre faveur ne lui paraissent pas recevables.
 
C’est qu'en fait je suis un mauvais agriculteur, m’étant un instant distrait de mes labours pour être combattant volontaire dans une guerre que je croyais nationale. En fait, la France depuis De Gaulle était devenue l’hexagone, mais les cérémonies du 11 Novembre faisaient encore illusion. Je pense qu'aujourd’hui les Hexagonaux sont devenus plus réalistes que je ne l’étais, et que s'il y avait ordre de mobilisation pour sauver l’Hexagone en danger, la jeunesse prendrait le maquis, puisque de toute façon l'Hexagone a pris l’habitude de perdre les guerres.
 
A SUIVRE ...

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11 mars 2018

Ma chère Maman (mai 2011)

GSM

Ma chère Maman, quand on est jeune on est con, on ose pas dire que l'on aime ses parents. Il faut que j’atteigne 61 ans pour te dire que je t'aime ma petite Maman, que j'aurais du te le dire depuis longtemps et que je t'aimerai toujours.
 
A toi qui nous a élevés, nourris, soignés, chéris, qui t'es sacrifiée pour nous, je viens souhaiter une bonne fête des Mères.

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10 mars 2018

Cauchemars

GSMEcrit le 4 décembre 2014.

Je parle plus souvent de mes rêves que de mes cauchemars. Je fais d’ailleurs peu de cauchemars. Certains de ceux-ci sont absurdes, incompréhensibles et s’évacuent dès le réveil. D’autres sont récurrents et inquiètent car on finit par penser qu’ils sont prémonitoires, jusqu'au moment où l'on finit par s'habituer. D’autres encore sont des souvenirs qui reviennent…
 
Celui de cette nuit était un ancien traumatisme. Un évènement vrai. Un de ces épisodes dont chacun se remet différemment. Certains, dans des cas extrêmes, finissent à l’asile, d'autres revivent mille fois les affres de l’horreur ou sombrent dans l'alcool. Certains finissent par oublier quelque peu. D’autres encore, comme mon père et moi-même, ont eu la chance que leurs cerveaux aient occulté leurs anciennes émotions en se mettant exclusivement au service de leur présent et en ignorant les mauvais souvenirs.
 
Tout est revenu en 2006. J’ai essayé d’en parler à ma femme à mes gosses. Les oreilles se fermaient. Nulle écoute. Personne ne veut écouter ce qu’il ne veut pas croire, ce qu’il ne veut pas entendre. Par ailleurs, les choses sont si difficiles à dire. On étouffe de ne pas pouvoir s’exprimer, de ne pas pouvoir se libérer de ne pas évacuer ce stress accumulé qui refait surface.
 
Alors j’ai écrit, seul moyen d’évacuer, seule assistance psychologique que j’ai pu m’inventer. Mon père, lui, avait eu une personne pour l’écouter : moi, cinquante quatre ans après les faits. Il a raconté, à moi, seulement à moi, le choc des combats qu’il a livré en mai 40 et le carnage qui s’en ait suivi le long de la Meuse. Ni mon frère, ni ma mère, ni ma sœur ne savaient rien. Il n’avait jamais essayé de leur parler, parce qu’il savait qu’il n’aurait pas leur écoute. Mais avec moi, il a eu confiance.
 
Pour mon cas, ce fut très différent. J’ai tout d’abord essayé, verbalement, mais je n’ai rencontré que négation, fuite, envie de ne pas savoir. Quand j’ai fini d’écrire mon histoire, ils ne l’ont pas lue, ils n’ont pas voulu. Mes proches ne savent finalement rien de ce que j’ai vécu.
 
Sur mon clavier, je tourne également autour du pot ; je ne dirai pas l’extrait de ma vie, que mon cauchemar m’a fait revivre. Cela serait tellement traîné dans la boue par certains antimilitaristes épris d'idées chimériques sur la bonté des hommes. Article par article, cette période de ma vie est restée très confidentielle. L’objet de mon cauchemar passe inaperçu comme un simple texte, une simple action, une simple autodéfense, une simple question de survie, légitime, logique, incontournable…
 
Je crois que je ne veux pas à nouveau parler de ce moment aujourd’hui, parce que le monde ne veut pas entendre ni comprendre ce qu’il veut ignorer ou même ce qui pourrait salir son arrogante certitude ou entamer son indifférence.
 
Finalement, Pourquoi viens-je d'écrire ce texte ? Parce qu’il y a eu ce cauchemar, que je n’avais pas eu depuis longtemps, parce que je voulais m’en libérer à nouveau sans toutefois, par pudeur, aller jusqu’au bout…
 
C’est débile, ça ne sert à rien, à quoi bon ?
Si ! Cela va mieux quand même. Cela libère telle une soupape.
Après tout, je n’ai pas subi de bombardement comme mon père, je n’ai pas vu mes camarades se faire massacrer. Je n’ai qu’un petit traumatisme, finalement. De quoi me plaindrais-je ?

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09 mars 2018

C'était un "jour de la femme"

GSM

J’ai fait ma petite marche à pied, ce matin.  Ah , si je pouvais transcrire tout ce qui m’est venu à la pensée. Mais je pense beaucoup plus vite que je ne parle, et je parle beaucoup plus vite que je n’écris.
En passant j’ai acheté « Psychologies ». Je vais donc essayer d’apprendre la différence de façon d’appréhender le monde, entre les hommes et les femmes.
 
Je ne vais pas dire que du bien sur les femmes…
 
Il n’est pas trop tard pour apprendre. Je viens d’apprendre qu’une femme peut avoir ma sensibilité. Ai-je un coté féminin, ou est-ce l’inverse ?
Je souhaite que les femmes aient leur place dans la société.
Mais je conseille aux femmes de rester femme.
Exemple : une femme-chef : Je suis entièrement pour. A condition, (et c’est valable aussi pour les hommes) qu’elle manage son personnel avec souplesse en tenant compte des spécificités et caractères de chaque individu. Le tort d’une femme-chef est bien souvent de vouloir singer les hommes : elles veulent crier, faire viril. C’est aussi pitoyable qu’un homme en train de singer la femme ( sauf Michel Serrault dans la cage aux folles, c’est très drôle !).
Que les femmes restent femmes. Elles peuvent en imposer par leur compétence, leur calme, leur sourire, leur intelligence…
La « Royal » (Ségo) : au début, j’étais séduit et près éventuellement à lui accorder ma voix, parce qu’elle avait un parler neuf, plus proche des gens… Mais le temps passant : Je m’aperçus qu’elle « rasait gratis », qu’elle promettait tout et son contraire, : comme un homme politique, hélas !
Il est vrai que les femmes qui réussissent à « monter » en politique, ne le font qu’avec l’accord de ces derniers. Les hommes pensent « celle-là elle est trop gourde, elle n’est pas dangereuse pour moi, on va la laisser grimper un peu, histoire de ne pas avoir l’air trop machos ». C’est la même chose chez les hommes : un chef qui ne serait rien sans son entreprise, ne fait pas « grimper » les jeunes qu’il trouve trop compétents, de peur que ceux-ci ne lui prennent sa place.
Je pense que la vraie intelligence en entreprise, c’est de découvrir et favoriser les talents, dans l’intérêt de l’entreprise. Mais en politique ils sont machos. D’ailleurs ils sont très préoccupés à faire des « conquêtes », le pouvoir exacerbe la libido…
 
Donc pour revenir à la politique, on aura des femmes compétentes, le jour où, soit les hommes ne feront plus obstacle, soit les femmes feront semblant d’être « gourdes », et dévoileront leur compétence une fois franchis les obstacles.
Pourquoi les hommes sont-ils machos ? Ont-ils peur des femmes ? Est-ce un complexe devant celles qui donnent la vie ?
La femme-soldat : Là, je m’interroge… On a vu un reportage où des femmes s’engageaient dans le 1er Bataillon de Parachutistes de Choc (dernier saut opérationnel sur Dien Bien Phu en 54)…
On le voit bien, elles ont du mal à faire des tractions sur les suspentes du parachute, par exemple. Quand au mal au pied lors des marches, au problème de la pause pipi, tout ça me laisse bien perplexe. Ajoutant qu’elles sont 3 ou 4 parmi 100 jeunes hommes aux appétits sexuels importants… De plus je trouve que la femme-qui-donne-la-vie, devenant celle qui tue, n’est pas très rassurant. Il est vrai qu’elles deviennent plutôt « infirmières-para »…
Je salue quand même l’armée pour cette large ouverture d’esprit et surtout pour toute la psychologie qu’il faut aux cadres pour gérer cela.
 
Par contre la femme-hystérique : Attention danger !!! J’ai eu affaire à une d’entre elles. Crise de nerfs, débit de reproches énorme sur un ton violent en 30 secondes ! Une paire de claques l’aurait calmée. Je me suis contenté de lui dire que, ce que j’avais pu capter de son catalogue, elle aurait pu me le dire gentiment, même avec le sourire, et que j’en aurai d’autant plus volontiers tenu le plus grand compte à l’avenir… N’empêche, qu’elle aurait mérité une paire de claques.
Mais je me suis promis de ne jamais plus le faire. Oui parce que je l’ai fais étant jeune (20 ans) : juste une claque (par jalousie). Elle s’est promenée avec le cou de travers pendant six mois (j’aurais du lui en donner une 2ème dans l’autre sens pour la redresser). J’en ai été mortifié pendant longtemps…
Depuis, je n’ai plus tapé de femme et surtout je ne suis plus jaloux : C’est un instinct très bas et vil…
Et il n’y a pas lieu d’être fier.
Les femmes il faut les respecter. Mais les femmes doivent aussi respecter les hommes (je m’adresse aux petites hargneuses : gare aux baffes de ceux qui n’ont pas pris conscience de leur force) !
 
A ce sujet j’en viens aux violences faites aux femmes : c’est insupportable. Un homme moyen est bien plus fort qu’une femme moyenne, donc il n’y a aucune gloire à frapper quelqu’un de plus faible que soi. Bien souvent les femmes sont victimes d’humanoïdes qui pensent être des hommes parce qu’ils tapent des femmes. Ce sont les mêmes qui massacrent des civils, vieillards, femmes, enfants pendant les guerres. C’est eux qu’il faudrait massacrer. Les rares fois où ils sont jugés au tribunal, on devrait les condamner à être tabassés par des boxeurs poids lourds très méchants. Là, ils verraient ce que c’est d’être humilié dans leur chair…
 
Mesdames, je verse une larme symbolique pour celles qui endurent ces minables…
Je souhaite l’harmonie entre les hommes et les femmes.
 
Bonne journée et même bonne année de la femme (tous les 8 mars). Comme ça c'est fait, avec une journée de retard, mais tant pis ! Je n'y reviendrai pas.

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08 mars 2018

2040, Adieu l’honneur, bonjour l’instinct

GSM

Le soir venu, alors que je bivouaque près d’un ruisseau, j’écris mon vécu de ce jour. Quelle connerie cette guerre. Les forces de l’Axe massacrent nos civils, nos alliés violent nos femmes et moi je tue les nôtres… Il n’y a plus de règle. Je l’ai fait car je savais que le poteau d’exécution aurait été mon destin si je ne l’avais pas fait. L’autodéfense, liée à l’instinct de survie : Je suis devenu un animal…
 
Au front c’est moi, ou celui qui est en face. A l’arrière aussi maintenant. Mes principes, je les ai piétinés, moi aussi, comme les autres. Je fais passer l’amour de ma famille avant mes devoirs envers l’union Européenne, avant les lois édictées par mon Pays. C’est moche… J’ai tué des gens qui ont peut-être encore une famille… Je ne vaux pas mieux qu’eux. Je sais bien qu’eux n’auraient pas eu de scrupule à m’exécuter pour l’exemple, mais cela m’excuse-t-il ?
 
Machinalement, j’ai mis le canon de mon arme sous mon menton et déverrouillé le cran de sûreté…
Je suis seul, comme jamais j’ai été. Seul contre tous, rebelle contre l’autorité, je suis devenu un paria. Tout ce qui a fait mon idéal, s’est écroulé. J’ai tué ceux de mon camp ! Qui aurait dit qu’un jour j’en viendrais là ? Je n’ai plus qu’un avenir limité, puisque je serai attrapé un jour ou l’autre au moment où mon attention sera mise en défaut, comme cela a bien failli être le cas ce matin…
 
J’éclate en sanglots… Je pose mon MiniMI et je sors de mon portefeuille la photo de mes enfants et de ma femme… Je ne les ai pas revu depuis un an…Je les ai mis à l’abri dans la Vallée Française…
 
Je ne vais pas abandonner maintenant… Je suis à la hauteur de Saint Chely d’Apcher… Plus que 100 km à tenir, plus que trois jours…
D’une façon ou d’une autre, la mort est au bout du chemin, car les forces de l’Axe sont en train de gagner cette guerre et nous extermineront jusqu’au dernier…
 
Alors à quoi bon ces remords ? Épuisé, je serais incapable de ne dormir que d’un œil, cette nuit.
Je m’endors, conscient que je suis à la merci du destin. A la grâce de Dieu…

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07 mars 2018

Pourquoi être sérieux quand on peut déconner ?

GSM

C'est une manière de ne pas s'impliquer. C'est une façon de se protéger.
 
Le drame, le deuil, le chagrin sont souvent les moments privilégiés de la plaisanterie, de la gauloiserie, de la fête.
 
Pourquoi les gens font-ils des banquets après un enterrement ? Pour évacuer, pour sortir un instant de la peine et du désarroi.
Alors quand on stresse, quand on a des idées noires, pourquoi ne pas tout tourner en dérision ?
 
Cela semble évidemment très déplacé à ceux qui sont dans l'émoi et la tristesse. Ils se disent "quel est cet impertinent qui ne respecte rien, même pas notre peine, même pas nos propos sérieux ?"
 
Avant je pensais comme eux. Depuis j'ai compris que pour supporter la mort et la violence, il faut rigoler, il faut se vider la tête... Pourquoi après avoir frôlé la mort, après avoir eu peur, avoir été choqué, allons-nous nous saouler ou bien au bordel, en tous cas faire la fête ?
 
Nous sommes des êtres de chair et de sang. Notre point faible est notre mental. Tout ce qu'on a trouvé pour ne pas sombrer est de nous distraire dans une activité futile qui nous vide la tête de nos traumatismes et de nos cauchemars...

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