13 septembre 2017

Combien coûte le travail…

GSM

La vulgate (au sens populaire et laïc), prétend faire payer aux patrons le coût des charges sociales, c'est idiot car celles-ci sont intégralement répercutées sur le consommateur, quel que soit leur mode de calcul. Peu de gens en fait, connaissent l’importance du coût du travail.
Il dépend en fait des conventions collectives que l’entreprise applique, des taux d’accidents par branche, des fluctuations de taux de cotisations appliquées par les différents organismes d’affiliation et enfin de ces impôts déguisés en « contributions » que l’état dans son génie machiavélique a glissé dans la fiche de paye, comme un tuyau de pompe aspirante dans la poche des salariés…
 
J’affiche ci-dessous une fiche de paie (partie vue et partie non vue) d’un de mes ex-salariés. Mon activité était dans le BTP et plus particulièrement dans le bâtiment.
Elle date de 1992. On pourra constater que depuis lors, la CSG a bien augmenté, la RDS est arrivée par la suite et les divers taux ont progressé. De plus l'affiliation facultative à une mutelle est devenue obligatoire. L’activité (Bâtiment) présente une spécificité au niveau des intempéries et un taux de cotisation accident du travail plus important que la moyenne… Les particuliers ignorent également que les congés payés sont une charge pour l'employeur, puisque pendant ce temps, le salarié ne travaille pas. Des allègements de charges ont également bénéficié depuis, aux petits salaires, financés par le contribuable... Mais ce n'est pas la solution... C'est celui qui "consomme" les travaux qui doit payer...
 
 
 
Quoiqu’il en soit, cela donne un petit aperçu à tous ceux qui, comme un de mes collègues, pourtant cadre, se prévalaient de créer une entreprise dans le BTP, à leur retraite et prétendaient que les charges ne représentaient pas plus de 50 % du salaire… 
Hélas, faisant fi de mes mises en garde, il se croyait plus malin que les autres, lui aussi...
Je pense qu’il a du renoncer…
 
Il est de plus en plus nécessaire et urgent d'asseoir les charges patronales sur le chiffre d'affaire et plus précisément sur la valeur ajoutée par l'entreprise. C'est une condition essentielle à la survie de l'activité dans le privé (c'est à dire 80% des emplois) !!!

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12 septembre 2017

La mondialisation financière se fait toute seule

GSM

La mondialisation financière se fait toute seule.
 
L'autre mondialisation, celle que pourrait faire les citoyens, est en panne. Pourquoi ? Parce que les citoyens sont une somme d'individus isolés. Tant qu'ils n'arriveront pas à obtenir des chefs de files défendant et mettant en oeuvre leurs idées, ils ne pourront pas grand chose. La comédie démocratique à laquelle nous assistons de la part des "élites" confirme cette impossibilité.
 
Par conséquent il n'y a, à 99 %, qu'une seule mondialisation celle du fric.
La situation arrive à un point tel, que l'on peut parler de la dictature des capitaux.
Une dictature difficile à identifier, parce que n'ayant pas de visage identifié...
 
Que risque-t-il de se passer ? Contre un tel pouvoir qui accule des populations à la famine, qui exclut les individus, qui marginalise les valeurs du travail, sans aucune pitié, sans aucune foi (que celle de l'argent), on pourrait assister à une émergence regrettable...
 
En effet, du temps de la guerre froide, le bloc communiste faisait contrepoids au capitalisme et pouvait nous rendre sympathique ledit capitalisme (participation aux bénéfices etc...).
Mais depuis l'effondrement du bloc communiste, pour aussi souhaitable qu'il ait été, aucune force ne s'oppose plus aux débordements intempestifs du libéralisme...
 
Plus rien ne s'oppose ??? Pas si sûr !
 
Qui risque d'enfourcher le destrier de la croisade anti-libéralisme ?
 
Qui a une petite idée ?
 
Une idéologie théocratique qui dénonce l’impiété du monde occidental.
Un intégrisme se prévalant de la pureté des idées, face à un grand Satan qui veut dominer le monde…
Tout le monde voit de quoi je veux parler…
Nous allons donc assister à la récupération des blessés de la mondialisation, par cette nouvelle dictature intégriste… Oh, pas par bonté d’âme ! Mais parce que la multiplicité des prétextes fait gonfler les troupes…
 
Alors faut-il laisser le champ libre à l’affrontement de ces deux  dictatures ?
 
Il faut bien constater que nous sommes pris entre deux feux. Nous allons en prendre plein la figure, si nous ne faisons rien…

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11 septembre 2017

Mémoires et radotages (130) – Macron le dogmatique libéral hors-sol

GSMNota : Il est aujourd'hui l'anniversaire d'une catastrophe terroriste, qui a eu lieu il y a 16ans. Nous n'en avons que trop parlé. Je préfère aborder une catastrophe libérale qui vient de commencer dans notre pays depuis quatre mois et dont les conséquences seront terribles...

Macron est un personnage complexe. Cependant, il n’est jamais qu’un exemplaire comme les autres, que l’on peut comparer aux autres, bien que son organisation doctrinaire soit quelque peu différente…
Intelligent, il sait utiliser l’opinion publique, puisque c’est grâce au rejet consensuel par une majorité des Français de la gauche et de la droite, toutes deux considérées comme équivalentes et nuisibles, qu’il a eu l’idée très simple de se prétendre « NI de droite, NI de gauche »… Peu de gens ont perçu le fait qu’il était en réalité « de droite ET de gauche » ! Cela change tout !
 
Il se réclame de l’école de Francfort ; ce courant de pensée qui initialement a démarré dans le Marxisme absolu, pour aboutir au libéralisme pur et dur ! Cela peut paraître surprenant, mais c’est un cheminement très courant dans la caste dirigeante ! Autant pour les socialistes qui depuis longtemps ont abandonné la pratique Marxiste, que pour la droite qui du Capitalisme au libéralisme n'a eu qu'un petit pas à franchir.
 
Coluche l’avait exprimé mieux que je ne saurais le faire « Le communisme c’est l’exploitation de l’homme par l’homme, le capitalisme c’est le contraire »… Bien des gens ont pris ce résumé pour une boutade… En fait elle décrit une réalité bien plus profonde et très grave pour l’évolution de la société… Ces deux concepts apparemment opposés que sont collectivisme et individualisme, ont beaucoup plus de ressemblances qu’il n’y parait.
Bien des dirigeant et notables politiques ont suivi ce processus d’évolution mentale dans le même sens… C’est ce qui explique l’abondance de libéraux et d’ultra-libéraux dans la caste socialo-communiste, alors qu’à priori, cela n’aurait pas du se produire… Leur but c’est d’asservir l’homme pour le bien de la société… Quels hommes ? Pour quelle partie de la société ? Tout le problème est là ! L'intérêt général semble avoir disparu au profit d'intérêts de classe !
 
Macron est de ce courant-là. Il fait partie de ces intellectuels qui à travers leur formation cherchent à conceptualiser au point que leur intelligence en est déformée (leur formation les déforme)… Au lieu d’un cerveau bien fait, ils ont un cerveau bien plein. Montaigne le leur aurait dit « Mieux vaut une tête bien faite qu’une tête bien pleine ».
Conceptualiser, c’est un processus qui consiste à assembler des idées pour en faire un ensemble… Mais dans ce développement, rien ne garantit que le résultat soit ‘bon’. Qu’est-ce qui est bon, qu’est-ce qui est mauvais et pour qui ? Bon nombre d'intellectuels finissent par perdre la notion totale du 'bien' et du 'mal', trop préoccupés à construire, fut-ce, léger détail, sur des sables mouvants ! La conceptualisation est totalement subjective. La façon de manier des éléments objectifs peut enfanter des monstres subjectifs utopiques de la pensée… Les formations à travers l’enseignement qu’ils ont reçu (toujours les mêmes ENA, grandes écoles), doublées d'appartenance aux loges maçonniques ou autres 'think-tanks' en guise de maîtres à penser, de ces gens qui veulent nous diriger et n'ont fréquenté que les milieux libéraux de la grande finance (creuset non représentaif de la France profonde), leur ont finalement fait intégrer des éléments dont ils font une doctrine, au point d’en être devenus les adeptes inconditionnels, comme dans une secte et de les rendre inaptes à les remettre en cause. Conceptualiser est en quelque sorte le contraire du pragmatisme, c’est une attitude coupée du réel si on ne prend pas soin de se remettre en cause et de remettre en cause les idées reçues !
 
Au-delà de cet homme doctrinaire, il y a l’homme qui a appris les techniques de domination. Il les a très bien intégrées et les emploie fort habilement. Fort d’un discours à double sens, il sait invectiver telle ou telle partie de la population, une profession, une catégorie sociale, en s’appuyant sur le reste de l’électorat, afin d’enfoncer les clous, un par un. Ce procédé Poujadiste, Macron le partage avec un certain Nicolas Sarkozy, qui procédait avec le même populisme, les mêmes stigmatisations et les mêmes anathèmes !
 
Parfois, on découvre, qu’au-delà de cette technique bien rôdée de manipulation, la pensée Macronienne est totalement naïve et complètement irréaliste.
J’en veux pour exemple la déclaration qu’il fit récemment pour contre-attaquer sur la fameuse baisse de 5€/mois des APL dont on lui fait grand reproche… Il prétend demander aux propriétaires de baisser leurs loyer de la même somme, au motif absolument non démontré que c’est l’inflation des APL qui a motivé la hausses des loyers !
 
Je gage qu’aucun propriétaire (hormis une loi contraignante) ne baissera les loyers sur le simple désir exprimé d’un président totalement hors-sol, alors que les charges, impôts, règlements à respecter, protections excessives des locataires, dégradations des appartements et nombreux impayés n’ont jamais été si forts envers les propriétaires et que les droits de ces derniers n'ont jamais été aussi faibles !
 
C’est dans ces occasions-là, que l’on peut entrevoir ce que je cherche à faire comprendre : Le président est dans un dogmatisme totalement coupé du réel, ce qui n’est pas bon pour l’avenir d’une grande partie du peuple Français : Ceux qui ne font pas partie du Gratin ! C'est-à-dire nous, le peuple !

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10 septembre 2017

Bulletin N° 4 Dimanche, 23 avril 2000

GSM

 
Rubriques du bulletin
 
 
 1  Travail
 2  Moral
 
Travail
 
C’est finalement à quatre rendez-vous dont trois grâce à mon CV dernière mouture, que je me suis rendu.
 
Le premier, chez un économiste  où il fallait être opérationnel tout de suite. Je ne faisais donc pas l’affaire.
 
Mon choix s’est donc fait entre un poste relativement bien payé dans une entreprise nationale de construction sur paris en CDD de quatre mois avec beaucoup de dépenses de déplacement à ma charge et une place mal payée chez un architecte mais à coté de chez moie en CDD de trois mois.
 
J’ai donc choisi la deuxième solution.
 
J’ ai commencé à travailler le 14 Avril.
 
Je viens d’avoir un quatrième entretien, celui pour un poste de R.A.Q. sur toute la France. Le recruteur était trop sympa, je suis tombé dans le piège de la trop grande convivialité et du coup, je n’ai pas exprimé complètement mon savoir faire.
 
 
Moral
 
Mon but était un petit boulot avec un petit salaire près de chez moi pour voir mes enfants grandir.
 
Résultat atteint à 100%.
 
Certes j’ai retrouvé un statut social normal.
Mais les choses ne sont pas si simples. Après tout ce n’est qu’un CDD de trois mois.
De plus c’est la première fois que je ne suis pas cadre : Vérificateur chez un architecte.
Je n’ai pas beaucoup de responsabilité. Je ne me doutais pas que les responsabilités et la lutte contre les problèmes complexes me manqueraient autant.
De surcroît, cet objectif bas était basé sur le fait que ne trouverai plus de place à objectif haut. En fait, j’avais le choix, et j’ai pris l’objectif bas...
 
Les conséquences ne sont pas non plus celles que j’attendais.
 
-Comme j’arrive de bonne heure, et bien, je ramène du travail à finir. Drôle de comportement. C'est tout moi, ça !
-Comme je ne suis pas en déplacement je subis chaque jour les attaques de roquet, de la part de ma compagne.
 
Alors finalement, le moral est mitigé.
 
 
Je reporte donc mes espoirs sur ce quatrième entretien pour lequel j’ai envoyé une lettre  de synthèse, ainsi qu’ un additif complétant l’explication de mon fonctionnement.
Et puis, je vais recommencer à regarder les annonces.
Le roquet commence à me faire monter la pression et j’ai bien peur d’exploser d’ici peu.
Finalement, vivre éloignés pendant la semaine est peut être la seule solution pour faire durer mon ménage. L’inconvénient est que je ne profiterai pas de mes enfants.
Le drame est Cornélien...

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09 septembre 2017

La main de Valparaiso (3)

GSM

L’exercice est difficile et je crois que je vais m’asphyxier à tout moment…
A chaque fois que je vide mes poumons, je fais si peu descendre les cordes !...
Enfin ! J’ai réussi à concentrer les spirales de cordes autour de ma ceinture… Je suis essoufflé et je risque l'hyperventilation… Je parviens à faire venir par secousses la corde qui lie une main, jusqu’à ma bouche. Les rombiers doivent monter l’échelle de coupée…
Enfin une main, puis l’autre… Maintenant tourner la corde autour de cette tôle, vite… Il ne manquerait plus qu’ils m’attrapent maintenant…
 
Je m’échappe non sans me prendre les pieds dans ce sac de nœuds… Je me relève et je fonce vers l’arrière du vapeur… J’avise un canot à tribord…
 
Je grimpe par l’extérieur du bossoir, défais la sangle et je me hisse sous la bâche…
 
J’attends… Et je tâche de calmer ma respiration essoufflée… J’attends qu’ils viennent, j’attends qu’ils passent, j’attends qu’ils ne me devinent pas, j’attends aussi le pire…
 
Ce sentiment je ne le connais que trop… Ce temps qui passe vite et que l’on vit pleinement, où l’on a même le loisir de revivre sa vie…
C’est une de ces périodes remplies de l’instinct de conservation, sans peur je crois, car on n’a pas le temps pour cela… C’est un moment pendant lequel l’organisme est capable de performances exceptionnelles…
Pendant que j’entends résonner le pas et les voix des deux porte-flingues, pendant que je maitrise ma respiration et mon immobilité, pendant que je pense à la possibilité d’être découvert et flingué, ma pensée est sous les rafales en Afrique un 19 mai, les gerbes d’impact autour de moi, je tire avec application, froidement, jusqu’à réduire tout à fait le danger qui est face à moi…
Comment expliquer cette accumulation de processus d’instinct de survie et cette survenue de souvenirs enfuis ? Comment expliquer ce temps qui semble s’arrêter face au danger ?
 
J’en suis là de mes pensées, tendu comme la corde d’un arc, quand je les entends distinctement, immobiles à quelques mètres de mon refuge dire, que je devais déjà être loin et se plaindre du savon qu’ils vont prendre par « el comandante » Manterola… Puis les pas s’éloignent…
 
…………
 
L’air sur le quai ne m’a jamais paru si bon que maintenant… J’exagère ! Il était très bon hier avec Evita…
Par contre, mon petit doigt me dit que l’air ne sera bientôt plus très bon pour ce José Manterola, ni pour ces deux idiots dès que j’en aurai fini avec eux.
L’initiative est maintenant de mon côté et je compte bien en profiter…
 
Il y a quelques heures je ne savais pas par quel bout commencer ma mission et maintenant, j’entre à deux pieds dans l’univers de la pieuvre de Valparaiso…

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08 septembre 2017

Mémoires et radotages (127) – Le domaine du secret

GSM

Je reprends, pour en faire une comparaison, ce que j’avais exprimé avec mon Grand fils. Il aime à expliquer son travail. C’est vrai qu’il est assez volubile à ce sujet et pour tout dire assez bavard… Il me perd dans des détails auxquels je ne comprends que dalle et qui ne me captivent pas, obsédé par la question de fond : Comment parvient-il à survivre avec des revenus si bas et si aléatoires ? Mon pauvre Fiston…
 
Quand j’y repense… Entre mon père et moi, cela se passait très différemment… Il me demandait fréquemment ce en quoi consistait mon travail… Et il est vrai, que, contrairement à Kiki, j’étais très peu loquace à ce sujet… Soit je donnais une définition très succincte, sans m’étendre sur le sujet, soit, carrément, je disais que ce n’était pas intéressant et ne méritait pas d’en parler, ou bien je prétextais qu’en vacances ce n’était pas le moment d’évoquer des sujets qui fâchent !
A aucun moment je n’ai exprimé mes angoisses de recherches d’emploi ni mes difficultés professionnelles, ni même la fierté de mes "exploits" ; c’est à peine si je signalais à ma mère au téléphone un nouvel emploi… Et encore, quand mon occupation du moment faisait partie du domaine public ; sinon cela restait secret pour tout le monde… Il est vrai aussi, que j’ai préservé de la même façon mes enfants et mes conjointes… Autant que faire se peut (sauf dans la période patronale, où j’ai employé ma compagne à des tâches de comptabilité et de relance clients : Hé oui, comme Fillon !) !
 
Et pourtant, j’étais assez fier de ce que je faisais. A l’époque de ma vie professionnelle, je voyais bien plus souvent le verre à moitié plein que celui qui était à moitié vide.
En fait, je n’ai cherché qu’à me dépasser moi-même, plutôt qu’à me mesurer aux autres… Ce qui fait que dans certains domaines, j’étais bien meilleur que les collègues qui m’entouraient, mais dans d’autres… c’était bien le contraire…
Mais à jouer ce petit jeu, je n’ai pas su capitaliser sur un avancement positif de ma carrière…
Ma personnalité a plu à certains (clients, subordonnés, collègues), mais très peu, à quelques exceptions près, à ceux de mes supérieurs qui détenaient la clé de mon futur…
 
Revenant à mon père… Je tenais de lui cette opiniâtreté au travail… Mais, mais, mais...
Une pensée en entraînant une autre… J’ai gardé un très mauvais souvenir… Quand j’ai fondé ma société, lors de ma quête d’associés, mon père, après avoir acquiescé pour participer au capital à hauteur de 25%, s’était rétracté totalement, quand je lui ai demandé s’il pouvait éventuellement participer à 30%... Au lieu de me dire non pour 30 et oui pour 25, il s’était totalement retiré du projet et m’avait envoyé chier ! Carrément...
 
Outre le fait que j’ai été obligé de laisser participer un de mes amis à 50% alors que je n’avais que 25% du capital et que cela me fragilisait et me mettait en porte-à-faux, je me souviens que j’avais conçu une grande tristesse et une grande déception à propos du comportement de mon père… Il n’avait pas confiance en son fils… Et pourtant j’étais le seul de ses trois enfants qui était, pensais-je, totalement digne de confiance… Je m’étais bien fourré le doigt dans l’œil ! Bien plus tard, après que j’ai fermé la boite et remboursé leurs capitaux aux associés, il s’est excusé…
Et il est vrai, que lorsqu’il me demandait au fil des années « c’est quoi les becquets », ou quelque autre question sur l’activité de ma boite, je n’étais que peu enclin à lui répondre, cela me rappelait de mauvais souvenirs. « Tu m’as envoyé chier pour ma boite et bien cela ne te regarde pas » pensais-je à chaque fois avec exaspération !

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07 septembre 2017

Constitution Française 4 octobre 1958

 

 

Constitution Française 4 octobre 1958

La Constitution- La Constitution du 4 Octobre 1958 mise à jour: 26 janvier 2009 Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l'homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu'aux droits et devoirs définis dans la Charte de l'environnement de 2004. Suite

 

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06 septembre 2017

Sarkozy, je te vois (2009)

GSM

 
Dérives sécuritaires, d’un pouvoir absolu :
Enfants pris aux berceaux, menottés comme infâmes !
Où t’arrêteras-tu, toi le monarque insane ?
Parodie de pantin, tu n’es rien, tu n’es plus !
Grotesque ton action, décisions dérisoires
Tu fais rire tes sujets et même tu les dégoûtes
Et pendant ce temps là, miroir ton beau miroir
Te renvoie ton image, satisfait, sans un doute
Il me tarde de voir, ta tête sur une pique
Et les Français danser, sur ton corps en lambeaux
Fêter la liberté, en semant la panique
Parmi tes amis riches, parmi tes collabos
Et même si ce jour, j’étais déjà une ombre
Je reviendrais céans, pour pisser sur ta tombe
Zalandeau

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05 septembre 2017

L'habit fait le moine

GSM

Hélas ! Anouilh avait amplement raison... Combien de fois expliqué-je à mes fistons que l'habit fait le moine ? Même moi, qui sais cela, je refuserais d'embaucher quelqu'un qui aurait la dégaine d'un d'jeun habillé en voyou du 9-3...
 
Il y a des codes vestimentaires dans la société, et il faut les respecter, au moins pendant l'embauche et jusqu'à ce que nos vraies qualités et compétences soient révélées à nos supérieurs... Après, on peut se prendre des libertés...
 
C'est ce que je fis dans ce qui fut mon dernier emploi. Je lançai donc le Friday wear... Au grand dam de la direction... Mais j'aime le risque... Et je fus heureusement bientôt suivi par mon ami et mes copains, puis par un certain nombre de collègues...
 
Ensuite je continuai, seul, à aller plus loin : Je faisais le Friday wear tous les jours (le week wear en quelque sorte)... J'étais en treillis camouflé et ne remettais le costard cravate, que pour ne pas heurter quelques clients ou entrepreneurs nouveaux que le premier contact aurait choqué... Ainsi que pour des évènements tels les cocktails dinatoires, les réceptions entre gens qui se croient d'un monde différent et supérieur...
 
Ainsi, je pouvais leur démontrer que je savais donner le change, "paraître" comme eux et le lendemain être comme je suis, avec les mêmes compétences et les mêmes lacunes...
 
Ainsi, il faut parfois montrer au bon moment qu'on est comme les autres...
 
Nota bene : Anouilh, n'aimait pas le fenouil, mais adorait les nouilles... Et souvent, il se tripotait la nouille...

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04 septembre 2017

Mon Kikson

GSMEcrit le 16 février 2016.

Cela fait longtemps que je voulais te parler. Mais concrètement c’est difficile de parler avec toi mon Kiki… parce que tu vas vite, parce que tu passes du coq à l’âne, parce que tu n’es pas longtemps avec nous, parce que tu as ta vie à vivre…
 
Sache que je t’aime. Je vous aime tous les trois pareillement. Ce que j’admire, c’est ce lien qu’il y a entre vous trois. J’espère de tout mon cœur que ce lien fraternel subsistera après notre départ, car c’est ce qu’il y a de plus beau.
J’ai si peur pour votre avenir. C’est à chacun d’entre vous de vous prendre en mains. Je regrette de ne pouvoir pas davantage, pour vous procurer une situation dans la vie. Entraidez-vous. Remonte le moral de tes frères. Tu es si combattif à travailler comme tu le fais dans des conditions financières difficiles et précaires. Je t’admire, car tu me rappelles Papy ou moi-même qui étions très besogneux et qui rebondissions toujours après chaque coup de la vie professionnelle.
 
Je pense à toi très souvent, mais je ne t’appelle pas au téléphone, parce que je ne suis pas en phase avec ce à quoi tu t’intéresses. Je ne suis préoccupé que par ton avenir que je voudrais le meilleur possible. Je n’aurais que des questions angoissées à te poser, je casserais l’ambiance par mon inquiétude… alors, je m’abstiens…
 
Je te fais de gros bisous, mon fils.
 
Papa

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