08 octobre 2017

Oublier de passer à l’isoloir peut nuire gravement à la santé civique

GSM

Ecrit le jeudi 6 février 2014.

 

Les abstentions lors des dernières Européennes ont étés diversement interprétées, quand à la nature des abstentionnistes, à leur motivations ou plutôt non-motivation, à leur appartenance d’idées. Mais quoiqu’il en soit, beaucoup de lecteurs écrivent aux journaux pour manifester leur désappointement à ce sujet.

 

Lu sur Marianne la lettre d’un lecteur M. B. Brun :

 
J’ai mal à l’Europe, mal à la France, à la démocratie, à la non utilisation de leur bulletin de vote par tous ces citoyens de toutes tendances politiques. Soixante pourcents des Français n’ont pas voté. Quatre-vingt-un pourcent des jeunes de 18 à 34 ans ne se sont pas déplacés au bureau de vote. Mais quel avenir veulent-ils ? Le sort politique de moutons qui subissent ?
Combien d’hommes dans le monde aujourd’hui aimeraient pouvoir voter. Je respecte les abstentionnistes et je reconnais qu’ils sont libres de faire ce que leur conscience leur dicte. Mais j’ai envie de leur poser une question : Comment vos idées, vos rêves, vos projets, vos convictions aboutiront-ils aux oreilles de gens qui se moquent déjà de vous, sauf en cas de vote massif ? Le « non-vote », ces Messieurs de Bruxelles s’en moquent. Au contraire, le noyau dur des droites néolibérales est renforcé. Cette droite néolibérale va accentuer les dérégulations, le démantèlement des services publics (santé, éducation, etc.) et les inégalités.
 
Pour m’être déjà exprimé sur le sujet, je partage bien évidemment cette indignation… Dans ma famille même, mon fils ainé ne m’a pas laissé de procuration rebuté par la démarche y afférente, quand à mon cadet, il a presque fallu que je le traîne au bureau de vote. (Je précise que je ne sais pas pour qui il a voté : Je ne donne pas de consigne en la matière).
Il est vrai que je n’ai jamais endoctriné mes enfants, leur laissant leur libre arbitre…
Il faut bien reconnaître aussi, qu’ils ne cherchent pas à recueillir l’information quelle qu’elle soit, leur écran télé servant quasi-exclusivement aux jeux sur consoles…
 
Et c’est là le danger : Cette dépolitisation de la jeunesse qui les spolie ipso-facto de leurs droits à faire respecter leurs droits, puisqu’ils ne les connaissent même pas…
Alors bien que je n’aime pas les parents qui endoctrinent leurs enfants dans une idéologie, je pense qu’il est de notre devoir, de transmettre ce qui a été l’évolution sociale, les luttes de nos aïeux, et ce que nous avons connu comme progrès en la matière, afin, qu’ils puissent au moins juger de la pertinence ou non-pertinence des mesures prises actuellement.
Mais combien de parents sauront-ils expliquer qu’une autre politique est possible ? Combien ont lu Keynes, Marx, Stiglitz ? Combien connaissent l’histoire de la grande dépression ? Certains ne sauront guère expliquer que ce que nous vivons n’est pas inéluctable et que la politique peut changer, pour peu que l’on se donne la peine de comprendre et de voter !
 
C’est pourquoi, depuis le 7 juin 2009, j’explique la politique à mes deux fils aînés, le cynisme de nos dirigeants et la nécessité de se battre contre de tels dénis de démocraties…
 
Je leur expose les failles de notre constitution et la nécessite d'en changer, la nécessité d'instituer des procédures permettant au peuple de contrôler et de sanctionner nos dirigeants en cas de manquement à leurs engagements, la nécessité qu'il y aurait de voter par nous-mêmes certaines lois essentielles, ou de les abroger par nous-mêmes lorsqu'elles se révèlent néfastes.
 
Alors s'agit-il d'un endoctrinement ? Je ne pense pas, dans la mesure où je ne prêche pas pour  une idéologie, mais seulement pour une démocratie véritable...

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07 octobre 2017

Mémoires et radotages (140) – Marchons, marchons… Qu'un Macron impur abreuve nos sillons

GSM

Écrit le 06 octobre 2017.
 
Avant-hier, il faisait beau… J’ai marché… Hélas j’avais chaussé des bottes zippées étanches que j’ai perçues en 2008 et jamais mises… De plus j’ai revêtu ma vieille combinaison de saut à laquelle, idée idiote, j’avais rajouté les sangles de sous-pied…
Non seulement les bottes n’étaient pas cassées et faisaient mal, mais les sangles de sous-pieds équipées d’anneaux demi-lunes et de mousquetons me compressaient les os saillants des chevilles et de surcroît, ces sous-pieds tendaient les bas de jambes de la combinaison de sorte que le départ métallique des fermetures éclair serrées par les bottes, me meurtrissaient fortement …
 
J’ai quand même fait mes 8 bornes environ… Au départ, cela fait de plus en plus mal, mais si on s’obstine, au bout d’un moment on parvient à s’habituer à la douleur et à s’arc-bouter sur une idée simple : Continuer, coûte que coûte…
 
Cela m’a rappelé de cuisants souvenirs vécus il y a si longtemps.
En 1978, les rangers données par le fourrier, bien que déjà portées par un autre, n’avaient pas eu le temps de s’adapter à mes pieds (et inversement)… Les chaussettes étaient toutes usées et inaptes à leur utilisation… Il y avait trop de frottement même sur la plante des pieds… J’avais fini par avoir les pieds en sang (quand les ampoules crèvent, les blessures vont plus profondément et saignent). La fin de ces 4 jours de marche avait été très difficile, à cause, non pas de la douleur qui était lancinante, mais de la grande fatigue que celle-ci génère.
C'est aussi à cause de ce souvenir, que je ne me suis pas arrêté pour enlever les sangles de sous-pieds, pour voir si je serais aussi volontaire qu'à l'époque, bien que la douleur soit localisée aux chevilles et non plantaire...
 
En 2006 également, pour seulement quelques 30 petits kilomètres d’entraînement, je me suis cloqué les pinceaux, par une simple bêtise : J’avais mis des socquettes d’été dans des rangers… A-t-on idée d’être aussi con !…
 
Dans les deux cas précédents, il ne fallait pas arrêter, sous peine de ne plus réussir à repartir… Une fois qu’on est arrivé à destination et soigné, on ne parvient plus à marcher. Chaque pas devient un problème et engendre souvent un juron… Alors c’est le repos du guerrier ou du sportif, cela dépend…
 
Heureusement qu’en 2008, j’avais emporté mes chaussants personnels, ‘Patriots’ et grosses chaussettes… Je n’avais eu aucun problème pour cheminer dans des territoires difficiles d’accès…
 
Oui… Alors pourquoi je racontais tout ça ? Ah oui avant-hier j'ai fait à peu près 8 bornes… Du coup hier je change d’accoutrement et je mets des rangers fines (Anciennement pour officiers ou gendarmes). Je veux aller plus loin que la veille… Manque de pot, une douleur de l’articulation de la hanche droite, probablement de l’arthrose, m’a fait renoncer au bout d’un seul kilomètre… « Allo ! Tu peux venir me chercher ? »…
 
C’est ch…. De ne pas pouvoir faire ce que l’on veut… mais seulement ce qu’on peut… Marchons, marchons... si on le peut, parce qu'après, on pourra plus.

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06 octobre 2017

Mémoires et radotages (136) – La vie, la mort, l’amour

GSM

Quand quelqu’un que l’on aime, parent ou ami nous quitte à tout jamais, c’est un peu de nous-même qui disparaît avec lui.
 
Et pourtant il faut s'habituer à l'idée de la mort... A l'idée de quitter ceux qu'on aime par dessus tout.
 
Pourquoi nous fallait-il naître un jour ? Pourquoi nous faut-il mourir ? Pourquoi cette douleur ? Pourquoi ces blessures qui difficilement, se referment avec le temps ?
 
Aurons-nous vraiment existé ? A quoi cela aura-t-il servi ? Qu’aurons-nous fait d’utile ?
 
Pourquoi ne savons-nous que créer la douleur, celle qui persiste et s’apaise si lentement ?
 
Pourquoi les instants de bonheur sont-ils si fugaces et s’effacent comme une nuée un soir d’été ?
Pourquoi la mémoire disparaît, elle aussi ?
 
J’étais à… C’était en… Ils étaient si beaux en habits de rêve, leurs âmes étaient si belles et je les vis peut-être, si étincelants en leurs sourires innocents… Il parait que je les aimais « pour l’infini des temps ». Sont-ils gravés dans une matière qui va disparaître seulement à la fin d’une vie ? Ou plus ? Ou moins ?
 
Peut-être qu’un bout de papier en conservera la trace… Pour qui, pour quoi ?
Aimer et être aimé sont les seules choses qui importent. Pour un an, pour dix ans, pour la vie… On ne sait pas…
 
Il ne restera que quelques papiers jaunis, emportés par le vent…

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05 octobre 2017

Mémoires et radotages (139) – Macron, l’ISF et les pauvres

GSMEcrit le 03 ocyobre 2017

Jean Nouailhac avait écrit un excellent article en avril 2016, expliquant qu’à force de ponctionner les riches par l’ISF, ceux-ci finiraient par bouder la France :

L'explosion annoncée des exilés fiscaux (Le Point)

En fait ma position qui semble la même que Nouailhac puisque je suis pour la suppression de l’ISF, est quelque peu différente. Je pense que cette façon de ponctionner un patrimoine est totalement injuste.
 
Comme je l’expliquais, entre autres choses, le 21 avril 2016 : …

Mémoires et radotages (41) – Panama-leaks, exilés fiscaux, impôts à la source…

… Il faudrait supprimer l’ISF et le remplacer par une augmentation de l’imposition des revenus concernant les plus riches des Français. Assis sur les revenus, l’impôt est plus équitable que sur un patrimoine qui a déjà subi la ponction du fisc lors de sa constitution au fil des années. Il est injuste d’imposer plusieurs fois les mêmes revenus. En corollaire, l'impôt sur les revenus acquis en France devrait être payé en France et non dans un pays de résidence étranger, afin de supprimer les "optimisations fiscales".
 
Certes, il y a bien d’autres injustices qui touchent l’ensemble des Français, comme par exemple cette CSG non déductible : Le contribuable paie un impôt sur un revenu (la CSG) qu’il ne perçoit pas et il acquitte par conséquent un impôt sur un impôt !
 
Alors quand le Macron est arrivé, tel Zorro, certains auraient pu penser qu’il allait redresser les torts causés aux uns et aux autres par ses prédécesseurs.
Prenant les retraités comme boucs émissaires nantis, opposables aux jeunes bien démunis, on pouvait se dire qu’il allait prendre aux premiers et donner aux seconds ! Ah ça pour prendre aux retraités il ne se gêne pas, mais c’est pour compenser la baisse d’ISF pour les riches ! Les sommes correspondent…
 
Cherchez l’erreur. Que subitement Macron soit surnommé le président des riches, n’est qu’une officialisation de ce qu’est Macron au plus profond de lui-même. On vous l’avait bien dit !
 
De même, il veut supprimer la taxe d’habitation pour 80% des Français : Je veux bien !
Mais en supprimant une recette essentielle des collectivités locales, comment ces dernières vont-elles s’en sortir ? Qui va payer l’addition ? Ces fameux riches ? Certainement pas !
Le peuple payera d’une façon comme d’une autre : Nouvel impôt ou bien moins de budget scolaire, moins d’entretien des immeubles, des chaussées, des infrastructures, moins d’aide sociale, etc…
 
Pauvres et moins pauvres : Vous allez cracher du sang !
 
Revenant sur cette loi travail qui nous est imposée avec des conséquences parfois désastreuses sur la vie des salariés, on pouvait se dire qu’il y avait une contrepartie à venir concernant la prise en mains par l’état lui-même de l’assurance chômage que le candidat Macron promettait d’étendre mêmes aux démissionnaires… J’avais à l’époque déclaré que le coût en serait astronomique et donc l’idée irréalisable…
Nous apprenons qu’au lieu des 1,44 milliards que devait coûter cette promesse électorale, elle coûterait en fait entre 8 et 14 milliards la première année !!! Bravo l’estimation électorale ! Soi disant nous avions affaire à un super Enarque champion de l’économie !
 
Donc, le garde-fou qui compensait la facilitation de licenciement est en train de tomber à l’eau…
Il est nul en calcul ou menteur et manipulateur, le président ? C’est vous qui voyez !
 
Salarié, tu es fichu ! Dis merci à monsieur le président des riches !

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04 octobre 2017

De l’analyse des lois (3)

GSMEcrit le 15 avril 2015

Il faut en prendre et en laisser...
 
J'avais bien écrit peu après le 7 janvier 2015, qu'il nous faudrait mettre en place des lois d'exception, qui fatalement empiéteraient quelque peu sur nos libertés fondamentales. Une démocratie pure est incapable de lutter contre ces phénomènes terroristes. Maintenant il faut faire en sorte que ces dispositions ne soient pas trop liberticides et soient utilisées conformément à leur objectif...
 
L’actuel gouvernement s’attaque enfin à ce problème qui est très délicat. On trouvera toujours des gens, qui dénoncent l’abus de pouvoir et l’atteinte aux libertés fondamentales.
 
Ne nous leurrons pas. Ce n’est pas avec des moyens techniques, humains et juridiques désuets et insuffisants que nous parviendrons à terrasser le terrorisme.
 
Il ne faut pas oublier que le terrorisme peut utiliser tous les moyens détournés, des plus simples aux plus sophistiqués possibles pour arriver à communiquer, à organiser et à lancer ses attaques qui privent les simples mortels que nous sommes non seulement de leur liberté mais surtout de leur vie.
J’ai beau retourner le problème dans tous les sens, il n’y a aucune mesure efficace qui ne soit sans risque d’empiètement involontaire sur la vie privée des citoyens honnêtes que l’on veut protéger.
Il est d’autant plus important que la loi prévoie, comme cela semble être le cas, une autorité de contrôle permettant d’éviter et de réprimer des abus, des bavures, qui hélas ne manqueront pas de se produire.
 
A situation d’exception, mesures d’exception !
Heureusement, nous n’en sommes pas encore à l’application du couvre-feu ni de la loi martiale. Mais pourquoi pas, s'il le faut un jour ?
 
Certains parlent de risques, au cas où un jour un régime totalitaire s’établissait en France, d’utilisation abusive de la loi qui voit le jour en ce moment.
 
Cet argument est totalement naïf et tombe carrément à l’eau. De toute façon, on n’empêchera jamais un régime autoritaire (si cela devait arriver), d'utiliser en grande ampleur, des moyens totalement liberticides de manière tout à fait illégale, sans s'occuper du contour restrictif des lois qui auront été votées, quitte même à inventer ses propres règles coercitives sans aucun aval d’aucune assemblée populaire représentative quelle qu’elle soit.
 
Ce qu’il nous faudrait par contre, c’est le moyen de censurer notre président en cas de dérapage dans le seul cadre d’un régime élu. Ce qui n’est pas le cas actuellement. Ce serait la seule arme efficace contre les manquements quels qu’ils soient du pouvoir envers nous, le peuple…
 
Alors il nous faut être vigilant, mais se dire qu’on ne peut avoir le beurre, l'argent du beurre et le cul de la crémière...

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03 octobre 2017

Mémoires et radotages (138) – Macron et la belle-doche

GSM

Cela s’est passé le 29 septembre 2017

 

Ma femme emmène sa mère voir le médecin suite à des analyses pour traitement éventuel…

 

Le médecin en profite pour faire passer un petit examen sur le fonctionnement du cerveau de la belle-doche…

-Nous sommes en quel mois ?

-Heuuu… Septembre ou Octobre, j’sais pas bien !

-OK ! Nous sommes en quelle année ?

-… Mille neuf… cent soixante dix sept !

-Hummm ! Quel est le nom du président actuel ?

-François… François…

- Vos êtes sûre ?

-Ah, non, c’est vrai ! Maintenant, c’est l’autre con !

 

MACRON : Même les gâteux le détestent !

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02 octobre 2017

Mémoires et radotages (13) – Politiciens inutiles

GSMEcrit le 29 octobre 2015

Les enfants… C’est une sacrée responsabilité que nous prenons quand nous les mettons sur terre… Il y a des fois, de plus en plus souvent d’ailleurs, où je me dis que je n’aurais jamais du faire cela. Si j’avais pu savoir à cette époque que la vie en France en 2015 serait une vie de merde avec un avenir de merde pour mes gosses, je crois sincèrement que je me serais abstenu d’en faire.
 
C’est pourtant de la responsabilité de nos élus, ce qui se passe actuellement. Mais qui a voté pour ou contre eux ? Qui les a fait venir au pouvoir alors que leurs projets n’étaient pas de défendre la Patrie en danger ? C’est bien nous… et c’est bien moi, même en votant blanc, même en rejetant ce système, même en votant contestataire, puisque ne comptent que les votes concernant les deux partis frères machiavéliques, ceux-là mêmes qui nous ont menés dans cet abime, dans cette guerre que nous perdons chaque jour au dépends de l’avenir de notre jeunesse…
 
Si ces politiciens infâmes, menteurs, lâches, veules ne se sentent pas responsables de cette décadence, moi je m’en sens responsable. Je ne m’exonère pas d’avoir fait les mauvais choix, même si je ne pouvais légitimement pas savoir que ces enculés seraient autant des enculés… Mais cependant, ce sont eux qui ont droit à ma haine, parce que les escrocs c'est eux, alors que nous ne sommes que les victimes…
 
Je ne tombe plus dans le panneau de ces commisérations, commémorations, apitoiements sur-joués de Hollande, de ses comparses de droite ou de gauche, se déplaçant pour le moindre mort, à seule fin de tenter de faire remonter leur cote…
 
Ils n’ont qu’une façon, une seule… de remonter dans mon estime, c’est de défendre l’ensemble des Français, contre l’avidité de certains Français, et contre la rapacité du système libéral mondialiste… Mais là, il n’y a plus personne « C’est comme ça… On n’y peut rien… C’est pas nous, c’est l’Europe… C’est pas nous c’est le monde », etc, etc, etc…
 
Et alors, pourquoi donc vote-t-on pour des gens qui n’ont aucun pouvoir ? Pourquoi élisons-nous des gens inutiles ? Simplement pour leur donner des rentes à vie ? Simplement pour qu’ils se votent à eux-mêmes tous les privilèges dont ils ont envie ? Simplement pour leur donner les clés de la caisse, dans laquelle ils puisent bien largement, pour eux-mêmes et pour leurs complices ?
 
Quand va-t-on enfin prendre conscience… une conscience individuelle et collective… que nous sommes revenus dans une organisation féodale de la société ?
 
Quand va-t-on enfin comprendre que plus nous nous laisserons faire, plus cet asservissement prendra le pas sur notre vie et nous rabaissera davantage dans les limbes de l’inhumanité ?
 
Peut-on enfin nous unir pour nous opposer à cette volonté perverse des seigneurs actuels ?
A-t-on encore cette capacité de colère et de révolte ? Pouvons-nous retrouver cette volonté de construire notre avenir, fut-ce au prix d’une révocation forcée de tous ces bons à rien, qui ne savent pas servir les citoyens de leur pays ?
 
Le mécontentement grandit. Il faut reconstruire un pacte social honnête, sinon, la démocratie (qui n’en est plus une) risque de s’effondrer, faute de légitimité.
 
Cela pourrait nous mener aux pires extrémités… Mais finalement, ne sommes-nous pas tentés par les pires extrémités quand petit à petit nous n’avons plus rien à perdre ?

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01 octobre 2017

La toussaint

GSM

Un couple de vieux paysans est couché. Lui, se réveille… Il ouvre la chemise de nuit de bobonne et se met à lui tripoter les seins…
Elle se réveille : « Ah ben bondla, qu’est-ce qui t’prend donc à m’tripoter les seins ? »
« Ah, ben, aujourd’hui c’est la Toussaint, alors j’te touche les seins ! »
« Tu d’viens vraiment con !... »
----------
Le lendemain, c’est bobonne qui se réveille la première… Elle ouvre la braguette du pyjama de son mari…
Il se réveille en sursaut : « Sacré vindiou, qu’est-ce que t’as à m’embrasser la quéquette ? »
« C’est parce qu’aujourd’hui, c’est la fêtes des morts, alors j’embrasse un mort ! »
« Sacré fi d’garce !... »

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30 septembre 2017

Les larmes de la vie

GSM

Les larmes de la vie rouges du sang de la mort, sèchent au sol de mon désespoir. Où est la si douce jeune fleur, compagne de l’oubli, qui était comme amie que je n’aurais pas eue ?
Elle si attachante, à l’orée de ma nuit, est partie pour toujours sans un dernier regard.
A l’aube de sa vie est une étrange histoire, que mon cœur ne sait pas, mais qu’il a bien compris. La vie me quitte, par mon corps et mon cœur et les larmes de sang inondent mes matins. Je sais une douce amitié, qui à elle me lie, torturée par l’absence au silence de mort.
La noirceur du jour, ténèbres de la nuit, ne guident plus mes pas, à l’errante destinée.
Je m’arrache les poings aux murs sombres qui m’enserrent, mais il n’est pas d’issue pour la retrouver. Les aurores de nuit, aux déchirantes heures, s’écoulent comme le sang qui s’enfuit de mon cœur.

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29 septembre 2017

Bulletin N° 6 Mercredi, 31 mai 2000

GSM

 
Rubriques du bulletin
 
 1  Travail
 2  Moral
 
Travail
 
J’ai affaire à des entreprises qui sont les mêmes gros cons que j’ai côtoyé à la F.D.B (Fédération départementale du Bâtiment)... Forcément on est dans le même département de gros cons !
Ils font des devis à la louche en deux lignes pour décrire tout un chantier comprenant des dizaines de prestations et divisent leurs prix par 3 en une journée, ce qui en dit long sur leur façon de faire des prix.
Aucune culture du service au client.
Toujours est-il, qu’une de ces entreprises (certifiée d’ailleurs!) n’intervient pas. J’angoisse, bien que je me sache non responsable. J’ai des brûlures d’estomac et ma tension est montée à 16/10. Aucun moyen de pression ne les affecte. Et si on les menace de pénalités, ou de procès, ils s'en foutent. Jamais vu ça !
J’ai voulu un petit salaire, je l’ai!
J’ai voulu un travail peinard, c’est loupé!
 
Et pour couronner le tout, mon patron l'architecte, pour faire des économies m'emmène à une réunion de chantier... 160 KM/H, tout au long du trajet sur des routes vicinales !!! Dans l'habitacle, il règne une odeur de distillerie ! Lui, il n'a pas peur, puisqu'il est bourré ! Mais j'ai bien cru y laisser ma peau, surtout quand on a fait un demi tête à queue !!!
Crever pour un si petit salaire, non !!!
Je n’ai plus qu’à rechercher un autre job. Ça n’a pas l’air, mais c’est difficile de chercher un boulot quand on travaille!
Moral
 
Mon moral est bas. Ma tension est haute!
 
Parce que je fais un début de dépression, d’après mon toubib. Alors j’ai fait un petit tri croisé sur mon anxiété. Qu’est-il le plus dur?
 
Résultats :
 
-Me rendre compte de mon insignifiance                                               53,5 points.
-Me sentir minable                                                                                  52,5 points.
-Ne pas pouvoir me servir de mon savoir faire                                       52    points.
-Savoir que les gens de 50 ans ne sont pas embauchables (ou si peu)    48,5 points.
-Avoir peur de l’avenir                                                                            46,5 points.
-Etre incapable de maîtriser mon travail actuel (mais qui le pourrait?)  45 points.
-Voir diminuer mes facultés intellectuelles                                             42,5 points.
-Etre anxieux pour les études des deux petits                                         42    points.
-Avoir un petit salaire                                                                             41,5 points.
-Avoir à terme une petite retraite                                                            41,5 points.
-Avoir beaucoup de soucis dans mon travail                                          41,5 points.
-Avoir à terme un petit chômage                                                            41    points.
-N’être plus cadre                                                                                   40,5 points.
-Ne pas avoir droit au chômage dans un avenir proche                         40,5 points.
-Avoir un C.D.D. de 3 mois                                                                   37,5 points.
-Avoir de l’appréhension pour l’avenir de mon fils aîné (alors que lui s’en fout) 37    points.
-N’être pas aimé de ma compagne                                                        34    points.
-Avoir perdu ma force physique                                                            27,5 points.
 
 
 
En fait, je ne gagne pas assez de salaire pour vivre, mais j’ai en même temps l’impression de gagner trop pour les résultats professionnels que j’obtiens. Étrange paradoxe qui me met en mauvaise posture pour revendiquer plus, et même, pour vouloir continuer. Il me faut ajouter que cela fait maintenant 4 fois que je vois le taulier en état de distillation prononcée (sans compter les fois où je ne suis pas là pour le voir).
 
Je ne présage rien de bon à continuer de travailler pour un homme présentant des pertes de mémoires pouvant m’être préjudiciable, qui se prend pour Don Quichotte quand il est plein et qui redevient Sancho Pança à jeun.
 
Je n’ai plus qu’à placer mes espoirs dans mon sixième entretien qui aura lieu la semaine prochaine.
 

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