14 janvier 2019

S'é vo pli, mo zami

GSM

Les Amazigh sont un peuple Berbere qui furent l'objet d'un reportage il y a quelques annnées...
 
- Salam aleikoum !
- Aleikoum salam !
- La bèsse ?
- La bèsse !
- Vous parlez Français ?
- Chouïa !
- Vous êtes très accueillant vous les "Amaguise" !
- Amazigh !
- Ah bon !
- Ti viens, ti manges, ti dors, ti fi comme ti vo. (En apparté "Hé, Ahmed, القذارة الفرنسي (الفرنسيين) . En berbère : amène li lait di chamelle caillé et li rognon di dromadaire périmé pour le sidi, Saloperie d' Françi...")
- C'est Fantastique ! Comment se fait-il que vous accueillez aussi bien les Français en Amazighi, alors que les Arabes sont si mal accueillis en France ?
...
- Ti vois, ici, li Françi, on sait common li foutre dehors quand nous veut. Chez vo, vo savi pas common foutre li dzarabes dehors. Il i là, votre problème... Vo avi perdi li Maghreb, mais pas li dzarabes...
 
.......
 

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02 mai 2018

Mémoires et radotages (173) – Afrin, notre Munich 2018

GSM

Écrit le 25 avril 2018 
 
Note de Zalandeau : Nous comprenons le cynisme de l’attitude des occidentaux dans une affaire où l’intérêt géostratégique et la manne pétrolière guidée par un pragmatisme implacable nous fait adopter un semblable comportement. Nous comprenons, mais nous désapprouvons totalement… Voici les faits : 
 
Ecrit par Philippe Martinat et Henri Vernet le 22 mars 2018
 
« La prise de la ville d’Afrin par l’armée turque sonne le glas d’un Kurdistan syrien.
 
Triste « Norouz » – le nouvel an célébré mercredi par les Kurdes – pour les habitants d’Afrine. Cette grande ville clé du Rojava, l’entité kurde autonome autoproclamée au nord de la Syrie, est désormais entièrement sous le contrôle de l’armée turque. Et de leurs supplétifs, les rebelles de l’Armée syrienne libre, composée aujourd’hui majoritairement de djihadistes. 
 
Pourquoi cette offensive turque ?
 
Officiellement pour se débarrasser de la menace dans cette région frontalière. « Nous avons reçu pas moins de 700 tirs de roquette tirés depuis l’enclave d’Afrine faisant des dizaines de morts », assure Ismail Hakki Musa, l’ambassadeur de Turquie en France.
 
En réalité l’autoritaire président de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan, ne veut à aucun prix laisser s’installer le long de sa frontière un Kurdistan indépendant. « Il y a une perméabilité évidente entre ces milices kurdes et le PKK (NDLR : le parti kurde d’opposition en Turquie, considéré comme organisation terroriste). La preuve on a retrouvé chez nous des armes américaines fournies aux Kurdes de Syrie. »
 
De fait, Erdogan, dans l’euphorie de sa victoire d’Afrine, a annoncé son intention de poursuivre l’offensive en direction de Manbij, une ville située à environ 100 km à l’est où sont regroupées les forces kurdes mais aussi… un contingent de 200 marines américains. 
 
Le lâchage des Kurdes
 
Avec la chute d’Afrine, ils se sentent abandonnés et même trahis par leurs alliés occidentaux. Eux qui étaient en première ligne face à Daech pour reprendre Kobané et Raqqa, espéraient au moins que Paris et Washington imposeraient une zone d’interdiction de survol pour empêcher les raids de l’aviation turque.
 
« Sur le terrain on est meilleur qu’eux, mais contre leurs avions on ne peut rien », confiait un commandant kurde à Emilie Buzyn, une reporter-photographe présente au moment de l’offensive. La jeune femme témoigne de bombardements violents, y compris sur un hôpital civil, qui ont poussé la population à fuir Afrin.
 
Un vrai retournement de situation en faveur d’Erdogan et du syrien Bachar al-Assad devenus alliés objectifs après s’être sévèrement opposés. Le rêve du Rojava syrien, à l’image du Kurdistan irakien, est en train de s’évanouir. 
 
Le cynisme des Occidentaux
Malgré l’appel de François Hollande à soutenir les Kurdes et les civils syriens, son successeur Emmanuel Macron, pas plus que l’Américain Donald Trump – qui dispose pourtant de soldats dans la zone – n’ont vraiment retenu le bras d’Erdogan.
 
Maintenant que Daech est presque vaincu, les pions kurdes ne servent plus. Le « chantage » turc de laisser à nouveau passer les migrants vers l’Europe explique-t-il de surcroît cette passivité ? Au total une faute morale et un mauvais calcul. « Si l’offensive turque s’amplifie ce sera la guerre dans tout le nord de la Syrie et tout le monde y perdra », se désole un médecin humanitaire syrien. »
 
Note de Zalandeau :
En voyant cette passivité, on ne peut s’empêcher de penser à la même passivité que nous avions eue avant guerre en 1938, avec les accords de Munich et le dépeçage de la Tchécoslovaquie. Nous avions un traité d’alliance avec la Tchécoslovaquie. Nous l’avons trahi. Nous reproduisons dans cette affaire la honte et le soulagement lâche de Chamberlain et de Daladier…
Comment peut-on abandonner nos alliés ? Comment peut-on être aussi veule ? Comment peut-on continuer d’être « allié » à ce grand paranoïaque nommé Erdogan et céder à tous ses caprices… Il nous tient par la barbichette comme Hitler jadis !
 
L’occident est Munichois ! Nous n’avons aucun honneur. Les Kurdes de Syrie ont fait le boulot contre Daesh. Ils forment une sorte de démocratie où la femme est l’égale de l’homme et c’est bien le seul peuple à être dans ce cas dans la région. Cela devrait nous rapprocher d’eux encore davantage, tant ce petit peuple mérite d’être défendu. Ce sont eux nos alliés ! Effaçons-les de la liste des peuples terroristes que Busch nous a imposée… Nous aurions du être inflexibles avec Erdogan. Ce que nous avons fait lors du bombardement de Douma est un coup pour rien. Protéger les Kurdes de l’aviation Turque, aurait du être notre action bienfaitrice…
 
Nous, Français, avions déjà abandonné les Harkis en Algérie…
 
Qui pourra dire un jour que nous empêchons le totalitarisme et le génocide ? Celui qui dira cela sera un menteur !
 
Ce laxisme, cette lâcheté et cette veulerie nous ferons perdre la guerre, les guerres, notre identité et notre honneur…
 

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02 janvier 2018

La mainmise des Anglo-Saxons sur le Kivu

GSM

L'interview par Alain Chevalérias, de Jacques Hogard, officier en retraite de l’Armée Française, est très édifiante...
http://www.france-rwanda.info/article-27276265.html
 
Je me doutais bien de l'implication des grandes puissances dans la déstabilisation de l'ancienne Afrique Equatoriale Française, (Je l’ai d’ailleurs constaté moi-même lors d’autres évènements antérieurs)…
 
Mais, avec notre politique de désengagement partiel de l'Afrique, il va sans dire que les Anglo-saxons vont faire main basse sur des ressources stratégiques intéressantes. De toute façon, si ce n'est pas eux ça sera les Chinois... Ce qui est déjà le cas en maints Pays de ce continent...
 
Où nous avons mal joué, c'est en n'allant pas au devant des Anglo-saxons pour nous associer avec eux dans cette entreprise. On aurait pu ainsi "tempérer" le processus...
 
Car, en vérité, la France n'a pas en Afrique, de toute façon, une politique très démocratique. Elle soutient des dictateurs de toutes sortes, elle n'est pas meilleure...
 
Sarko, ne pérennisera pas l'interventionnisme coopératif que ses prédécesseurs pratiquaient à l'égard des Pays Africains en détresse. Il préfèrera par obséquiosité, s'incliner devant les Anglo-américains et leur allié Israélien. C'est entièrement perceptible.
 
L'affaire de l'opération "Turquoise", se terminera en "eau de boudin", comme on dit... On lâchera le bon droit au profit d'une tranquillité coupable, pour le bon plaisir de nos alliés occidentaux...

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01 septembre 2017

La menace Coréenne ? (2009)... Et 2017

GSM

Ecrit le 28 mai 2009.
 
Certes, il ne faut pas prendre les menaces de Pyongyang à la légère.
Les USA ainsi que la Corée du sud, les ont prises très au sérieux, puisque le niveau d’alerte a été porté à 2 en cette année 2009.
Mais on se doit de reconnaître que c’était la 4ème fois depuis 1982, qu’un tel niveau d’alerte était atteint.
 
Pourquoi ces menaces ? Simplement parce que des pays adhérents de l’ONU avaient mis en place le PSI (Initiative de sécurité contre la Prolifération), contrôlant les navires suspectés de transporter des matières nucléaires et des armes de destruction massive au large des cotes de Corée du nord.
La décision de Séoul d’adhérer à cette résolution avait mis le feu aux poudres de la colère de Kim Jong-Il. En effet la perspective de la présence des forces navales Sud Coréennes très proches et beaucoup plus présentes que la force expéditionnaire internationale, permettrait l’arraisonnement de manière beaucoup plus efficace des navires communistes. De quoi interrompre le commerce actuellement en cours avec l’Iran (but final des américains) et surtout déchainer l’ire des dirigeants du Pays des matins calmes…
 
Ces menaces restent des gesticulations. En effet, si la Corée du Nord avait eu envie d’attaquer la Corée du Sud, elle aurait déjà franchi le 38ème parallèle sans sommation comme elle l’avait déjà pratiqué en 1950.
Donc s’il y a menace ouverte et médiatique, il n’y a pas envie fondamentale de guerre…
 
Cependant, il ne faut pas oublier que la Corée du Nord possède la 5ème armée du monde avec 1.200.000 hommes et la bombe atomique.
La priver de sa source de revenus à l’exportation, pourrait l’amener à une colère dont les débordements pourraient être imprévisibles, d’autant que la Corée du Sud avec ses 670.000 soldats et les forces Américaines de 25.000 hommes qui y sont stationnées auraient l’infériorité numérique dans un tel assaut.
 
Néanmoins, la situation géopolitique a bien changé. La Corée du Nord ne peut plus compter sur ses deux anciens alliés (Russie et Chine), qui se passeraient bien d’un voisin aussi encombrant et même le désapprouvent complètement. De plus il faut ajouter que
Kim Jong-Il, moins virulent que son père, se contente de gesticulations beaucoup plus symboliques...
 
Pour conclure : Les évènements actuels d’Extrême-Orient, présentent moins de risque de générer une conflagration mondiale, qu’un conflit localisé tout au plus, contrairement aux actuelles poudrières Moyen-Orientale et d’Asie centrale…
 
NDLA : Retour en cet été 2017. La Corée du Nord a perfectionné son arsenal avec des vecteurs pour son arme atomique. "Un" a remplacé "Il" à la tête de la dictature Nord-Coréenne... A-t-il le sang froid ? Il est en tous cas bien plus virulent que son prédecesseur. Dans l'autre camp, Trump a remplacé Obama. Il semblerait que le président étasunien ait tendance à réagir au quart de tour ! Affaire à suivre. Les hommes changent mais pour le pays des matins calmes, la situation reste la même : aussi peu calme, aussi incertaine et dangereuse qu'elle puisse être !!!

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