22 janvier 2020

La marche tranquille de l'islamisme

GSM


Paris Match | Publié le 19/01/2020 à 08h55 |Mis à jour le 19/01/2020 à 10h50
 
 
Dans de multiples cités, les salafistes prennent peu à peu possession des rues, des commerces, des écoles... Sous l’oeil inquiet de nombreux musulmans.
 
Le groupe scolaire s’appelle Al-Andalus, du nom donné à la péninsule ibérique sous domination musulmane. C’est aussi le nom qu’Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) a choisi pour sa filiale de communication sur Internet. Cette école privée à Saint-Denis, sous la direction de l’association du Centre d’enseignement génération avenir (Cega), est gérée par Mustapha Halloumi. L’imam salafiste, « défavorablement connu » des services de renseignement, a été écarté de sa mosquée, en 2012, par la mairie d’Epinay. Quatre ans plus tard, l’Education nationale lui a délivré un agrément… Il est 16 h 30, les élèves commencent à sortir. Des fillettes voilées courent vers des pères barbus. Ce n’est pas leur barbe – épaisse, longue, parfois teinte au henné – ni leur qamis, longue tunique traditionnelle affectionnée par les salafistes, qui inquiètent le plus, mais leur nombre : « Quand on ne voit plus les mères, c’est qu’il y a un problème d’intégrisme radical », nous explique-t-on.
 
 
C’est cette islamisation des ghettos urbains, cette « conquête » de l’islam par l’islamisme que dénonce Bernard Rougier, professeur à la Sorbonne-Nouvelle et directeur du Centre des études arabes et orientales (CEAO), dans « Les territoires conquis de l’islamisme » (éd. Puf). « Dans certaines cités, on ne fume plus dans les rues, dénonce une habitante de Saint-Denis. Plus jamais les femmes ne discutent entre elles en bas des immeubles. Les couples ne se tiennent plus la main. On n’entend plus de musique… » Les habitants se retrouvent quasi prisonniers de la « umma », la communauté musulmane. A Trappes, toutes les boucheries sont halal. Même constat dans le quartier de la cité de la Rose-des-Vents, à Aulnay-sous-Bois. Ce mardi 31 décembre, jour de marché, les températures sont glaciales, le ciel bleu vif et les femmes voilées. Quelques-unes disparaissent sous le djilbab, qui montre juste leur visage. Dans des effluves de menthe et d’agrumes, les allées sont bordées de stands de vêtements amples, de voiles islamiques et de livres religieux. Des hommes fument devant des bars bondés. A l’intérieur, pas de femme. « L’accès ne leur est pas interdit, dira une Aulnaysienne, mais ici on pense que les femmes n’ont rien à faire dans un café ! »
 
 
Rougier explique : « Dans les années 1980 et 1990, le monde musulman a connu une révolution silencieuse avec le triomphe d’une version salafiste de l’islam […]. Puis celle-ci s’est exportée. » En France, notamment, où de nombreux militants du Groupe islamique armé (GIA) algérien se sont réfugiés. Aujourd’hui, sur les quelque 4 millions de musulmans français fidèles, environ 50 000 adhéreraient à cette mouvance qui développe une approche littéraliste du Coran. Parmi eux, 12 000 seraient des intégristes virulents : ils n’étaient que 5 000 en 2004. Discrètement, à la fin des années 1990, le salafisme s’est enraciné, a dicté ses règles, avec les notions de pur et d’impur, de légal (halal) et d’illégal (haram). Des quartiers populaires, déjà fragiles, se sont transformés en enclaves militantes, l’Etat a déserté, les solidarités anciennes se sont volatilisées. « Les milieux salafistes ou apparentés ont pris en charge les mécanismes de sociabilité longtemps structurés par le Parti communiste », écrit Rougier. Des religieux jouent le rôle de « grands frères », conseillers, banquiers, référents. Et, comme à la grande mosquée de Sarcelles, limogent manu militari les réfractaires, souvent âgés. Leurs proies : des jeunes oisifs, sans emploi, en rupture scolaire et sociale, parfois délinquants.
Noam Anouar* est un ancien policier du renseignement territorial en Seine-Saint-Denis. Pendant dix ans, il a alerté sa hiérarchie sur la « montée spectaculaire et progressive du salafisme » dans le département, précisant que « la plupart de ses adeptes sont pacifistes. […] Mais le salafisme exècre toute collaboration avec une autorité autre que théologique. Ses adeptes excluent la moindre forme d’expression républicaine, du vote lors des élections à la scolarisation des enfants dans le public… »
 
Des prêches enregistrés par des cheikhs étrangers alimentent les réseaux sociaux. Il y aurait encore plus d’une centaine de mosquées salafistes en France. Certaines, équipées de brouilleurs pour déjouer les écoutes. Cette année, l’imam de Champigny a encouragé le viol conjugal, déclarant que « le devoir de la femme est de se soumettre au désir de son mari », et expliquant que les violences conjugales chez les « mécréants » étaient dues aux femmes qui se refusent à leurs maris, ce qui n’arrive pas avec les bonnes musulmanes… Il n’a pas été inquiété. A Mantes-la-Jolie, Aubervilliers, Pantin, les thèmes de l’islamophobie, des discriminations sont abordés avec agressivité. On appelle à ne pas voter ni se soumettre aux lois, à ne pas se mêler aux juifs, aux chrétiens, aux kouffars (les mécréants). Plus inquiétant, selon les spécialistes : « Des leçons religieuses – des dars – inculquées en petit comité. Ni publicité préalable ni affichage, on connaît leur existence grâce au bouche-à-oreille. » Des cheikhs itinérants abordent les sujets tabous : les « frères qui font le métier de chauffeur de taxi » ont-ils le droit de « charger des femmes mal vêtues », voire de les « accompagner dans des lieux qui sont interdits » ? On conseille de ne pas se raser la barbe, de ne pas se laisser pousser la moustache, de ne pas s’habiller « comme eux » ni de célébrer les fêtes chrétiennes ou les anniversaires… Ils sont français donc non expulsables.
 

Les “fréristes” constituent des listes aux municipales, des groupes de pression pour instrumentaliser la justice, des associations de gauche…

 
Selon Noam Anouar, les recrutements dans les mosquées sont rares. « C’est ailleurs qu’il faut chercher ! Dans les appartements, les halls d’immeuble, les caves, les garages, les écoles coraniques clandestines, les salles de sport… » Via leurs multiples associations, les islamistes distribuent vêtements, nourriture. Sur les terrains de foot, ils offrent des sodas, étendent leur toile dans les lycées, les universités. Mais restent en dehors des mairies… Ils les laissent aux Frères musulmans qui, eux, s’intéressent « à la conquête de l’espace politique institutionnel, explique Bernard Rougier. Les “fréristes” constituent des listes aux municipales, des groupes de pression pour instrumentaliser la justice, des associations de gauche… Leur objectif, c’est la défense d’intérêts communautaires avec comme horizon la transformation du groupe de pression en parti le moment venu. Ils se réclament de la doctrine du “juste milieu”, qui se trouve entre deux abominations équivalentes à leurs yeux : la laïcité d’un côté et le djihadisme de l’autre. […] Et veulent, par une participation prétendument citoyenne, modifier les cultures politiques des Etats de l’Union européenne. »
 
 
En 2006, Mohamed Louizi, un ingénieur marocain, ex-président des Etudiants musulmans de France, a quitté le mouvement qui l’avait enrôlé à l’âge de 13 ans. Et publié « Plaidoyer pour un islam apolitique » (éd. Michalon). « C’est les Frères qui vous choisissent, pas l’inverse, nous raconte-t-il. Très vite, on exige que vous prêtiez allégeance à l’idéologie. Votre patrie n’est plus la France ou le Maroc, c’est l’umma. Elle est spirituelle, régie par un guide suprême à qui l’on doit obéissance et soumission. Nos missions sont menées au nom de Dieu. Et Dieu nous regarde… Imaginez cette pression psychologique écrasante pour un adolescent. On oublie de penser. »
 

Beaucoup de subventions seraient distribuées à des associations culturelles organisant en réalité des activités cultuelles

 
Mohamed décrypte la stratégie d’islamisation globale des Frères en Europe, révèle comment ils s’infiltrent à des postes stratégiques, dans les entreprises ou les conseils municipaux. Des listes communautaires se multiplient, des noms émergent, dont celui de Samy Debah, professeur d’histoire-géographie et fondateur du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF). A Garges-lès-Gonesse, dans le Val-d’Oise, il a créé la surprise en arrivant au second tour des législatives avec 13,94 % de voix. Aux municipales, il espère faire mieux. L’Union des démocrates musulmans français (UDMF), qui se définit comme un « mouvement non confessionnel, laïque et profondément républicain », convoite une cinquantaine de villes, dont Montereau-Fault-Yonne, Mantes-la-Jolie, La Courneuve, Chanteloup-les-Vignes, Villetaneuse, Les Mureaux. Dans le 17e bureau de Maubeuge, aux européennes en 2019, ils ont obtenu 40,94 %. Mais cette performance est à mettre en relation avec un taux d’abstention de 77,14 %. Funeste crédulité ? Ou cynisme électoraliste ?
 
Car « une partie de la gauche a dit aux islamistes : “D’accord, on vous prend sur nos listes, on fait les accommodements nécessaires avec vous.” », affirme Bernard Rougier. Ce que confirme une ancienne élue de Cergy : « Leurs candidats ciblent des postes précis, essentiels pour conquérir une ville. Comme les associations, les finances, l’urbanisme ou la petite enfance. Les édiles cèdent aux exigences en échange de voix électorales. » Beaucoup de subventions seraient distribuées à des associations culturelles organisant en réalité des activités cultuelles. On prête des salles qui sont transformées en lieux de culte, on cède des terrains avec des baux emphytéotiques pour y construire des mosquées. Le 31 décembre 2015, le maire d’Aulnay-sous-Bois prêtait un gymnase à Espérance musulmane de la jeunesse française (EMJF). L’association a invité trois fondamentalistes, pro-djihadistes, à prêcher devant 700 personnes… Autant d’électeurs ? A trois mois des municipales, la bataille ne fait que commencer.
 
* Auteur de « La France doit savoir » (éd. Plon).
  

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07 janvier 2020

Pension de réversion : quels sont vos droits ?

GSM


le 04 novembre 2016 à 18h59 par Catherine Janat, Notre Temps septembre 2009
 

1/ Pension de réversion: quels sont vos droits ?

 
Attention, cet article n'est pas à jour (valeurs 2016): cliquez ici pour retrouver l'actualité des pensions de réversion
 
Note de zalandeau : La Macronie est en train de concocter des modifications importantes (à la baisse) concernant les pensions de réversion… voici donc la version actuelle avant effacement et remplacement prochain !

 

Salariés

 
Lorsqu'un salarié ou un retraité du régime général décède, son conjoint et ex-conjoint (mais ni le concubin, ni le partenaire de Pacs) peuvent prétendre à la réversion de sa retraite de base et de ses complémentaires Arrco et Agirc (si le défunt a été cadre).
 
La réversion de la Sécurité sociale garantit un minimum de ressources au veuf ou à la veuve. Alors que le conjoint survivant recevra celles versées par les complémentaires, quel que soit son niveau de vie.
 

2/ Salariés: La réversion de la Sécurité sociale

 
Pour l'obtenir, deux conditions de revenus et d'âge sont exigées aujourd'hui.
Âge minimum. Si le décès de l'assuré est survenu avant le 1er janvier 2009, son conjoint ou ex-conjoint peut prétendre à la réversion à partir de 51 ans. Pour un décès survenant à partir de 2009, il faut avoir au moins 55 ans (Loi 2008-1330 du 17 décembre 2008).
 
Ressources. Le demandeur ne doit pas disposer de ressources annuelles supérieures à 2 080 fois le montant horaire du Smic en vigueur au 1er janvier (soit 20 113,60€ en 2016). En cas de remariage, concubinage ou Pacs, la limite est portée à 1,6 fois ce plafond (soit 32 181,76 € en 2016). Pour apprécier cette condition, la caisse prend en compte les revenus (salaires, indemnités de chômage, retraites…) du demandeur et, le cas échéant, de son conjoint, partenaire ou concubin. Elle compare, dans un premier temps, les ressources correspondant aux 3 mois civils précédant la date d'effet de la pension avec le quart du plafond de ressources (soit 5 028,40 € ou 8 045,44€ pour un couple en 2016). Si la condition de ressources n'est pas satisfaite, la caisse réexamine la demande en prenant en compte les ressources sur 12 mois et le plafond annuel.
 
Montant. La réversion est égale à 54% de la retraite principale du défunt (majorations non comprises). Si celui-ci était encore en activité, sa retraite est calculée à taux plein (même si au moment du décès il n'avait pas le nombre de trimestres pour y prétendre). Le montant ainsi calculé ne peut être inférieur à 283,87€ par mois depuis le 1er octobre 2016. Ce minimum est accordé si le défunt avait cotisé au moins 60 trimestre au régime général. Avec une durée de cotisations moindre, il est réduit en fonction du nombre de trimestres manquants.
Note de zalandeau : C'est sous le quinquennat du capitaine de pédalo (Hollande), que les pensions de réversions sont passées de 56% à 54% ! Merci les socialopes !
 
Attention, dans la plupart des cas, le conjoint ne perçoit pas les 54 % mais moins! En effet, si la somme de la réversion et des ressources du veuf ou de la veuve (ou celles de son ménage s'il vit en couple) est supérieure au plafond de ressources, la pension est réduite de la valeur du dépassement. Exemple: Mme Durand perçoit une retraite de 16 000€ par an et elle a droit au une réversion de base de 7000€ par an.  Le total représente 23 000€ (16 000 + 7 000). Le plafond de ressources étant de 20 113,60 euros, la réversion est réduite de 2 886,40 € (23 000 – 20 113,60). Son montant est donc de 4 113,60 € par an (7 000 € – 2 886,40€).
 
La réversion peut être majorée de 10% si le conjoint survivant a eu ou élevé au moins 3 enfants (les enfants mort-nés sont pris en compte). En outre, vous pouvez bénéficier sous certaines conditions d'une majoration pour enfants encore à charge d'au maximum 96,30€ par mois depuis le 1er octobre 2015.
 
Perte ou révision. Tant que le bénéficiaire de la réversion n'a pas fait liquider ses propres retraites, la pension peut être revue à la hausse ou à la baisse. Une perte d'emploi, une nouvelle vie en couple ou tout autre événement peut modifier sa situation financière. Aussi a-t-il l'obligation d'informer sa caisse de tout changement dans ses revenus. Mais, à partir d'une certaine date, la pension ne peut plus être révisée. Il en est ainsi 3 mois après la date à laquelle le conjoint survivant perçoit l'ensemble de ses pensions (de base et complémentaires) ou à 60 ans s'il ne peut prétendre à aucune retraite. Par conséquent, un remariage, un concubinage, une reprise d'activité plus de 3 mois après la liquidation des retraites n'a aucune incidence sur le montant de la réversion.
 
Demande. Le veuf ou la veuve s'adresse à la caisse régionale d'Assurance maladie qui versait la retraite au défunt, à celle de son domicile si le défunt n'était pas encore retraité. Le plus simple est d'utiliser l'imprimé spécifique, à se procurer auprès de sa caisse ou via Internet). Une seule demande déclenche les démarches auprès des autres régimes (général, agricole et celui des artisans et commerçants). En revanche vous n'êtes pas dispensé de demande auprès des caisses de retraite complémentaires.
 
Il faut indiquer dans votre demande la date à partir de laquelle vous souhaitez obtenir la réversion. Si vous faites votre demande dans l'année suivant le décès, le point de départ de votre réversion peut être fixé au 1er jour du mois suivant le décès et, au plus tôt, au 1er jour du mois où votre condition d'âge est remplie.
En revanche, pour une demande après l'année suivant le décès: le point de départ de votre réversion peut être fixé au 1er jour du mois suivant le dépôt de votre demande (plus condition d'âge). Par dérogation, en déposant sa demande dans l'année qui suit le décès, le point de départ de la réversion peut être fixé à partir du 1er jour du mois qui suit le décès (Décret 2008-1555 du 31 décembre 2008 et circulaire Cnav 2009-2011 du 9 février 2009).
 
Un complément de réversion pour les plus modestes
 
Les veuves et veufs d'au moins 65 ans dont le total des retraites personnelles et de réversion ne dépassera pas 2 557,18 € par trimestre pourront bénéficier d'une majoration de 11,1 % de la réversion de la Sécurité sociale (régimes général, des agricoles et des indépendants). En cas de dépassement du plafond de ressources, la majoration sera réduite. (Décrets n° 2009-788 et 2009-789 du 23 juin 2009.)
 

• Pour les professions libérales

 
La réversion est accordée aux mêmes conditions que dans le régime général des salariés. Son montant maximal est égal à 54 % de la pension de base de l’assuré. Le conjoint bénéficie aussi d’une réversion de la retraite complémentaire du défunt, dans des conditions d’âge et de montant variant d’une section professionnelle à une autre. Se renseigner auprès de la section concernée.
 

3/ Salariés: La réversion des retraites complémentaires

La pension de réversion de la retraite complémentaire Arrco, ou de l'Agirc pour les cadres, est attribuée sans condition de ressources. Tous les veufs et veuves non remariés peuvent la percevoir à partir d'un certain âge. Le concubin ou le partenaire de Pacs ne peut y prétendre.
 
Deux conditions:
1/ Tout d'abord ne pas être remarié. Si le veuf ou la veuve ainsi qu'un ex-conjoint remplissent la condition, la pension est partagée. Vivre en concubinage ou conclure un Pacs, en revanche, ne remet pas en cause le droit à réversion. Si un remariage a lieu une fois la réversion attribuée, celle-ci sera définitivement supprimée.
 
2/ La deuxième condition tient à l'âge. Dans le régime Arrco, pour un décès postérieur au 30 juin 1996, il faut avoir au moins 55 ans. Pour les décès survenus jusqu'à cette date, les veuves ont droit à une réversion à partir de 50 ans (pour les veufs, la réglementation est complexe, renseignements auprès du Cicas).
 
Dans le régime Agirc, pour les décès survenus à compter du 1er mars 1994, le conjoint survivant doit être âgé d'au moins 55 ans. Mais, s'il n'a pas droit à la réversion du régime général ou de la Mutualité sociale agricole, il devra attendre 60 ans ou accepter un abattement définitif. Pour les décès antérieurs, les femmes peuvent recevoir la réversion à partir de 50 ans, les hommes à partir de 65 ans. Mais, si le décès de l'épouse est survenu après le 16 mai 1990 et avant le 1er mars 1994, le veuf peut demander à 50 ans la part de la pension correspondant aux droits obtenus par l'assurée entre le 1er janvier 1990 et la date du décès.
 
À l'Arrco comme à l'Agirc, aucune condition d'âge n'est exigée, si l'on a au moins 2 enfants à charge au moment du décès, ou si l'on est invalide au moment du décès ou ultérieurement.
 
Montant. La réversion est égale à 60% des retraites complémentaires du défunt, auxquelles s'ajoutent des éventuelles majorations pour enfants.
 
Demande. Il faut s'adresser à la dernière caisse Arrco et si le défunt était cadre Agirc ou au Centre d'information conseil et accueil des salariés. Pour une demande déposée dans les 12 mois du décès, le droit à la réversion prend effet :
 
- si le défunt n'était pas retraité: à compter du premier jour du mois suivant le décès ou la date à laquelle les conditions d'ouverture des droits sont remplies ;
 
- s'il était à la retraite: à compter du 1er jour du trimestre suivant le décès ou le 1er jour du trimestre suivant la date à laquelle ces conditions sont remplies.
 

4/ Salariés: En cas de divorce, le partage de la réversion

 
• Le défunt laisse uniquement un ex-conjoint
 
Réversion de la Sécurité sociale :
l'ex-conjoint a droit à l'intégralité de la réversion s'il remplit les conditions exigées.
 
Réversion des complémentaires Arrco et Agirc :
elle est calculée en tenant compte du rapport entre la durée du mariage et la durée d'assurance du défunt.
 
• Le défunt laisse un conjoint survivant et un ou plusieurs ex-conjoints
 
Réversion de la Sécurité sociale. Chacun d'eux a droit à une part calculée en fonction de la durée du mariage avec l'assuré. S'ils ne remplissent pas tous à la même date les conditions nécessaires pour percevoir la réversion, les parts de pension qui leur sont respectivement dues sont déterminées lors de la liquidation des droits du premier d'entre eux qui en fait la demande. Les parts de réversion sont ensuite liquidées au fur et à mesure que chacun des bénéficiaires remplit les conditions exigées. Le décès de l'un entraîne le partage de sa part de réversion entre les autres toujours en proportion de la durée du mariage.
 
Exemple : la réversion de la retraite de la Sécurité sociale de Jean est de 600€ par mois. Peuvent y prétendre Marie, avec laquelle Jean a été marié 30 ans (soit 360 mois), et Sophie, son épouse (durée du mariage: 7 ans, soit 84 mois). Durée totale des deux mariages: 444 mois. Réversion de Marie : 600 € x 360/444, soit 486,49 € par mois. Réversion de Sophie: 600€ x 84/444, soit 113,51 euros.
 
Réversion des complémentaires Arrco et Agirc.
 
L'ex-conjoint non remarié peut obtenir une pension de réversion aux mêmes conditions d'âge que le conjoint survivant. Le partage de la réversion dépend de la date du décès de l'assuré, de la date de son ou ses divorces et parfois même de la date de remariage (voir tableau ci-dessous). NDZ : Tableau effacé !
 
Le défunt laisse seulement des ex-conjoints
 
Réversion de la Sécurité sociale. Elle est partagée entre les différents ex-conjoints en fonction de la durée de mariage de chacun. Réversion des complémentaires Arrco et Agirc. Chacun des ex-conjoints non remariés a droit à une part de réversion calculée en tenant compte du rapport entre la durée de chacun des mariages et la durée d'assurance plafonnée (161 trimestres en 2009, 162 en 2010…).
 

5/ Fonctionnaires

 
La réversion de la retraite des fonctionnaires de l'État est accordée sans condition de ressources ni d'âge, ce qui en fait l'un des régimes les plus protecteurs. En contrepartie, cette réversion est égale à 50% des droits du défunt : c'est le taux de réversion le plus bas. En outre, depuis le 1er janvier 2005, les fonctionnaires cotisent sur les primes et indemnités dans le cadre du régime additionnel de la Fonction publique. Celui-ci attribue une retraite calculée en points aux fonctionnaires et une réversion à leur conjoint survivant. Mais ce régime est récent et les prestations qu'il sert sont encore peu élevées.
 

6/ Fonctionnaires: La réversion de la retraite de base

 

Conditions. Il faut avoir été marié au moins pendant 2 ans avant le départ à la retraite du fonctionnaire ou 4 ans avant son décès. Cette condition n'est pas exigée si le couple a eu au moins un enfant ou si le fonctionnaire a obtenu une pension au titre de l'invalidité sous réserve alors que le mariage soit antérieur à l'événement qui a provoqué la mise à la retraite. Enfin, il ne faut être ni remarié, ni pacsé, ni vivre en concubinage. Un ex-conjoint remarié avant le décès du fonctionnaire n'a pas droit à la réversion. À moins que sa nouvelle union ait cessé avant le décès du fonctionnaire et qu'il ne puisse prétendre à une autre réversion. Si la nouvelle union a cessé après le décès, il peut aussi invoquer le droit qu'il tient de son premier conjoint s'il n'a pas droit à une autre réversion et qu'aucune autre personne ne bénéficie de la réversion de la pension de ce premier conjoint. Le titulaire de la réversion qui se remarie ou vit en couple perd la pension. Mais elle peut à nouveau lui être versée sur demande en cas de divorce ou veuvage, s'il en fait la demande.
 
Montant. Il est égal à la moitié de la retraite du fonctionnaire (ou à la moitié de celle qu'il aurait eue s'il était encore en activité). Peuvent s'y ajouter, sous certaines conditions, la moitié de la majoration pour enfants et la moitié de la rente invalidité dont bénéficiait ou aurait pu bénéficier le défunt. La réversion et les autres ressources du bénéficiaire doivent atteindre 9 600 € par an depuis le 1er octobre 2014. Sinon, un complément de pension est versé pour atteindre ce minimum. Elle peut également être augmentée dans des cas exceptionnels (décès d'un fonctionnaire à la suite d'un attentat, dans le cadre de ses fonctions…). Enfin, la réversion se cumule sans limite avec les autres ressources personnelles du bénéficiaire. Conjoint divorcé. Lorsque au décès du fonctionnaire, plusieurs conjoints (divorcé, veuf ou veuve) ont droit à la pension, celle-ci est partagée entre eux en fonction de la durée de chaque mariage. Au décès de l'un, sa part ne va pas aux autres conjoints.
 

7/ Fonctionnaires: La réversion de la retraite additionnelle

 
Conditions. Elle est réservée au conjoint survivant, au conjoint séparé ou divorcé qui ne sont ni remariés, ni en concubinage. Si le bénéficiaire de la pension se remarie ou vit en concubinage, la réversion est suspendue. Mais elle peut être rétablie sur demande si la vie de couple cesse.
 
Montant. Il est fixé à 50% de la retraite additionnelle perçue par le fonctionnaire ou qu'il aurait pu obtenir. Cette réversion se cumule avec les revenus.
 
Si le fonctionnaire décédé a reçu sa retraite additionnelle sous forme de capital, aucune réversion ne sera versée.
 
Conjoint divorcé. La réversion est partagée entre le conjoint survivant et les ex-conjoints divorcés s'ils remplissent les uns et les autres les conditions pour en bénéficier. La répartition se fait en fonction de la durée de chaque mariage.
 

8/ Fonctionnaires: La demande

 
Pour accélérer la procédure, il convient de déclarer le décès du fonctionnaire au Centre régional des pensions dont il dépendait. Un formulaire de demande de réversion est alors envoyé au conjoint survivant (ce document est également téléchargeable sur le site de Bercy). Si le fonctionnaire était encore en activité, les démarches sont à accomplir auprès du bureau des pensions de l'administration dont il dépendait.
 

9/ Artisans et commerçants

 
• La réversion de la retraite de base
 
La veuve ou le veuf ont droit à 54 % de la retraite de base de l’artisan ou du commerçant sous les mêmes conditions que les salariés. Dans le régime des artisans et des com­merçants, les ex-conjoints remariés d’un assuré décédé ont droit à la réversion de la retraite de base si leurs ressources additionnées à celles de leur second conjoint sont inférieures au plafond.
 
• La réversion de la retraite complémentaire
 
Depuis le 1er janvier 2013, les artisans et les commerçants bénéficient d’un régime unique de retraite complémentaire. Les conditions d’obtention de la pension de réversion sont donc unifiées.
 
À quelles conditions?
 
Peut y prétendre le conjoint mais aussi l’ex-conjoint divorcé. Peu importe qu’il soit remarié. En revanche, le concubin ou le partenaire de pacs n’a aucun droit. En outre, il faut avoir au moins 55 ans (51 ans si le conjoint est décédé avant le 1er janvier 2009).
 
La dernière condition tient au niveau de ressources. Si le total de vos ressources et de la réversion de la complémentaire du défunt dépasse deux fois le plafond de la Sécurité sociale (77 232€ par an en 2016), le montant de la pension de réversion sera diminué de la valeur du dépassement. Si le plafond n’est pas dépassé, le montant de la réversion sera versé en totalité. Toutes les ressources personnelles du conjoint survivant sont prises en compte. S’il est remarié, vit en concubinage ou s’il a conclu un pacs, les ressources du couple seront retenues.
 
Quel est le montant?
 
Le montant de la réversion est de 60% de la retraite complémentaire du défunt. Si elle est liquidée avec un abattement, il n’en sera pas tenu compte pour fixer le montant de la réversion. Si le défunt laisse un conjoint et un ex-conjoint ou plusieurs ex-conjoints, la réversion sera partagée entre tous, en fonction de la durée respective des mariages.
 
En cas de divorce
 
La réversion est partagée entre le veuf ou la veuve et l’ex-conjoint en fonction de la durée de chaque mariage. Au décès de l’un des bénéficiaires de la réversion, l’autre peut récupérer sa part à condition d’en faire la demande. Attention ! Avant 2013, les conditions d’octroi de la réversion étaient plus contraignantes. Si votre demande a été rejetée dans le passé, refaites-en une : la réversion peut vous être attribuée au regard de la nouvelle réglementation. Néanmoins, si elle a été accordée à une ex-épouse avant 2013 par exemple, votre droit ne sera pas réexaminé. Vous pourrez renouveler votre demande au décès de cette dernière.
 

10/ Artisans: Dans le régime de base

 
La réversion, égale à 54% de la retraite de l'artisan, est calculée selon les règles applicables dans le régime des salariés. Lorsque l'artisan a accompli une partie de sa carrière avant le 1er janvier 1973, il a droit pour cette période à une retraite calculée en points. La réversion correspondante, égale à 54% des points acquis par l'assuré, est accordée à partir de 55 ans au conjoint survivant.
 

11/ Artisans: Dans le régime complémentaire

 
À la réversion de la retraite de base s'ajoute 60% de la retraite complémentaire. Depuis février 2008, les hommes et les femmes ont les mêmes droits, au même âge. L'âge requis pour en bénéficier est celui exigé dans le régime général, sauf pour le conjoint survivant reconnu totalement et définitivement invalide (aucune condition d'âge ne lui est appliquée).
 
Il faut, en outre, que le mariage avec l'artisan ait duré au moins 2 ans (sauf si un enfant est né de l'union) et ne pas être remarié. Enfin, pour les pensions de réversion prenant effet depuis le 1er janvier 2009, une condition de ressources est instituée. Les revenus du demandeur ne doivent pas dépasser 35 326 € par an en 2009 (réversion de retraite complémentaire comprise). Dans les revenus ne sont pas prises en compte les réversions des retraites de base servies par le régime général, le régime agricole, des artisans, commerçants et professions libérales (hors avocats) (Circulaire RSI 2008/031 du 6 mai 2008).
 

12/ Artisans: En cas de divorce

 
L'ex-conjoint peut prétendre, s'il remplit les conditions exigées, à la réversion de la retraite de base acquise au titre d'une activité artisanale postérieure à 1972 et cela, même s'il est remarié. Mais les réversions de la complémentaire sont réservées aux ex-conjoints non remariés. Toutes sont partagées au prorata de la durée de chaque mariage si l'artisan s'était remarié. Ce partage n'est pas définitif : au décès de l'un des bénéficiaires, sa part accroîtra celle des autres.
 

13/ Commerçants et artisans

 

14/ Commerçants: Dans le régime de base

 
Le conjoint survivant a droit à 54 % de la retraite du défunt, y compris celle calculée en points pour la période d'activité antérieure à 1973. Attention, si le commerçant a exercé son activité avant 2004, il a cotisé au « régime des conjoints » ! La pension de réversion de base peut alors, pour cette période, être portée à 75 % sous certaines conditions et lorsque le conjoint survivant a au moins 65 ans (60 ans en cas d'inaptitude au travail).
 

15/ Commerçants: Dans le régime complémentaire

 
Le conjoint survivant peut prétendre à la réversion du NRCO à partir de 60 ans. Il faut que le mariage ait duré au moins deux ans (sauf si un enfant est né de cette union). Le conjoint ne doit pas être remarié. Il doit avoir cessé son activité et fait liquider toutes les retraites et réversions des régimes obligatoires auxquelles il peut prétendre.
 
La réversion est égale à 60 % de la retraite complémentaire du commerçant. Mais son montant peut être réduit. Il en sera ainsi toutes les fois que le total des retraites personnelles et des réversions dépasse un plafond fixé à 35 326 € pour 2009.
 

16/ Commerçants: En cas de divorce

 
L'ex-conjoint a droit dans les mêmes conditions que le veuf ou la veuve à la réversion de la retraite de base et de la retraite complémentaire (NRCO). Si le défunt laisse un conjoint survivant et un ou plusieurs ex-conjoints, les réversions sont partagées entre eux au prorata de la durée de chaque mariage.
 

17/ Agents non titulaires de l’État ou d’une collectivité locale

 
 • Agents non titulaires de l’État ou d’une collectivité locale
 
À la réversion de la retraite de base s’ajoute celle de la complémentaire Ircantec (Institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l’État et des collectivités publiques), égale à la moitié des points acquis par le défunt.
 
Pour percevoir la réversion de l’Ircantec, il faut avoir été marié au moins deux ans avant que l’agent non titulaire ait atteint 55 ans ou ait cessé ses fonctions relevant de l’Ircantec, ou avoir été marié au moins quatre ans dans les autres cas. Ces conditions ne sont pas exigées si un enfant est né de cette union ou si le conjoint s’est vu attribuer une pension d’invalidité après son mariage.
 
Pour les décès intervenus après le 1er janvier 2004, la réversion est accordée dès 50 ans au conjoint non remarié (aucune condition d’âge n’est exigée s’il a au moins deux enfants de moins de 21 ans à sa charge). Pour les décès intervenus avant le 1er janvier 2004, les veufs n’ont pas les mêmes droits (voir auprès de votre caisse)
 

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31 décembre 2019

Pension de réversion: quand doit-elle être partagée ?

GSM


le 20 décembre 2019 à 12h15 par Catherine Janat
 

• Le défunt était salarié 

 
-         Retraite de base:
 
La caisse connaît la situation du défunt (mariage et divorce) grâce son acte de naissance, à lui remettre lors de la demande de réversion. Selon le nombre d’ex-conjoints, la présence d’un veuf ou d’une veuve, la caisse calcule la part de chacun selon la durée de mariage mais ne la verse que sur demande. Au décès de l’un des bénéficiaires, sa part est partagée entre les autres.
 
-         Complémentaires: pas toujours de partage. Vous aurez droit à l’intégralité de la réversion (l’ex-conjoint à rien): si votre conjoint est décédé avant le 1er juillet 1980; ou si l’ex-conjoint est remarié ou décédé lors de votre demande. Vous n’en toucherez qu’une partie si l’ex- conjoint n’est ni remarié ni décédé. Son montant dépend de la durée de votre mariage. Le décès de l’un des bénéficiaires ne change rien pour les autres.
 

• Le défunt était fonctionnaire 

 
La réversion est partagée entre veuve/veuf et ex-conjoint en fonction de la durée de chaque mariage. Quand l’un meurt, sa part peut être partagée entre les enfants du défunt âgés de moins de 21 ans ou infirmes.
 

• Le défunt était commerçant ou artisan 

 
Les réversions (retraites de base et complémentaire) sont partagées entre conjoint et ex-conjoints en fonction de la durée de chaque mariage.
 
Au décès de l’un/l’une des bénéficiaires, ses parts de réversion de base et complémentaires augmentent celle des autres.
 

• À vous de vous renseigner

Les caisses n’informent pas du décès des bénéficiaires. C’est à vous d’obtenir l’information et de réclamer la révision. Pour cela, demandez l’acte de naissance de l’ex-conjoint à sa commune de naissance.
 

• Cas particulier 

 
Si votre conjoint a divorcé avant le 1er juillet 1980 et vous a épousé/e avant le 13 janvier 1998, vous aurez droit à l’intégralité de la réversion de ses pensions Agirc-Arrco, et l’ex-conjoint à une partie calculée en fonction de la durée du mariage. 
 

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26 décembre 2019

Après un AVC : quelles séquelles, quels risques ?

GSM


Les différents types d’AVC

 
 
On distingue deux types d’accidents vasculaires cérébraux : les infarctus cérébraux et les hémorragies cérébrales ou méningées.
 
Les infarctus cérébraux (environ 80 % des AVC) résultent le plus souvent de l’occlusion d’une artère cérébrale par un caillot sanguin (thrombus). On parle aussi de thrombosethromboseFormation d’un caillot de sang au niveau d’une veine ou d’une artère, pouvant créer une phlébite quand il y a obstruction d’une veine, ou une embolie quand celui-ci migre vers un autre organe. ou d'embolie cérébrale, ou encore d'AVC ischémiques. Environ 25% d'entre eux sont dus à une arythmie cardiaque (fibrillation atriale), 25% à la rupture d’une plaque d’athérome, 25% à une maladie des petites artères cérébrales et le quart restant à d’autres causes parmi lesquelles la dissection des artères carotidiennes et vertébrales (une lésion dans la paroi des artères qui provoque une infiltration du sang et un gonflement du volume de la paroi). Cette dernière étant la première cause d’AVC ischémique chez le jeune adulte.
 
Plus rarement, l’infarctus cérébral peut avoir une origine veineuse (et non artérielle) : on parle alors de thrombose veineuse cérébrale, qui représente environ 1% des AVC. Ces thromboses surviennent à tout âge, avec un pic important chez les femmes jeunes lié à des facteurs hormonaux (contraceptifs œstroprogestatifs, grossesse et post-partum) et favorisé par le tabagisme.
 
Les hémorragies cérébrales et méningées représentent respectivement 15% et 5% des AVC. Elles correspondent à la rupture d’une artère cérébrale au niveau du cortex ou des méninges qui l’entourent. Dans ce dernier cas, la cause principale est la rupture d’anévrisme (une dilatation anormale de la paroi artérielle). Les hémorragies intracérébrales sont soit secondaires à un traumatisme, à une malformation vasculaire ou encore une tumeur, soit spontanées. Dans ce dernier cas, lorsque l’hémorragie est profonde, elle est généralement due à une maladie des petites artères liée à des facteurs de risque vasculaires dont l’hypertension artérielle est le chef de file. L’angiopathie amyloïde cérébrale est quant à elle responsable de la plupart des hémorragies spontanées superficielles. Il s’agit d’une anomalie des parois vasculaires dont le tableau clinique associe hémorragies récidivantes et déclin cognitif.
 

Après un AVC : quelles séquelles, quels risques ?

 
20% des patients sont décédés un an après leur accident.
60% des patients récupèrent leur indépendance.
40% des patients gardent des séquelles importantes.
 
La sévérité d’un AVC est variable, allant de l’accident ischémique transitoire qui régresse en quelques minutes sans laisser de séquelle, à l’AVC gravissime conduisant au décès en quelques heures ou quelques jours, en passant par l’AVC qui laissera des séquelles définitives plus ou moins lourdes. Globalement, on estime qu’un an après l’accident 20% des patients sont décédés. Parmi les survivants, environ deux tiers récupèrent une indépendance fonctionnelle et trois quarts peuvent reprendre une activité professionnelle.
 
Les séquelles les plus fréquentes et invalidantes sont l'hémiplégie et l’aphasie (troubles du langage oral et écrit, affectant l'expression et la compréhension). La majorité des patients récupèrent leur capacité à marcher (plus ou moins "bien"), mais le contrôle de la motricité du bras et de la main reste souvent altéré. Chez environ un tiers des patients une aphasie sévère limitant la communication persiste. Un autre tiers récupère suffisamment pour communiquer correctement, malgré des séquelles. L’âge influe évidemment sur les capacités de récupération. Et même chez les patients qui en apparence n’ont pas de séquelle, il persiste un handicap souvent qualifié d’invisible : fatigue, trouble de la concentration, anxiété, irritabilité.
 
De manière générale, les accidents hémorragiques sont plus graves que les infarctus cérébraux. A un an d’une hémorragie cérébrale, on compte seulement 50% de survivants et la moitié d’entre eux présentent un handicap important. Seulement un quart s’en sort bien et peut conserver son indépendance.
 
Les séquelles motrices et cognitives consécutives à un AVC font l’objet d’une rééducation qui débute dans l’unité neurovasculaire et peut se poursuivre dans un service de réadaptation. La plasticité cérébrale (capacité des neurones à recréer des synapsessynapsesZone de communication entre deux neurones.) permet parfois aux zones non atteintes du cerveau de suppléer aux fonctions perdues des régions nécrosées.
 

Risque de comorbidités supplémentaires

 
Les patients qui ont été victimes d’un premier AVC doivent faire face à divers risques de santé. Un suivi est particulièrement important pour les prévenir ou les dépister à temps.
 
La survenue d’un nouvel AVC ou d’un accident vasculaire localisé en dehors du cerveau, en particulier celle d’un infarctus du myocarde, est par exemple plus fréquente chez ces patients que dans la population générale. L’importance de ce risque et les mesures à mettre en œuvre pour prévenir les récidives dépendent de la cause du premier accident, d’où l’importance d’un bilan diagnostique initial précis.
 
D’autres risques à dépister sont notamment :
 
  • La dépression, qui survient chez environ 30% des patients dans l’année suivant un AVC. Elle va non seulement altérer la qualité de vie du patient, mais aussi sa capacité à récupérer de l’AVC.
  • Le déclin cognitif, mineur ou plus sévère (démence vasculaire). Le risque de développer une démence est multiplié par 5 après un AVC et il est étroitement lié à l’âge du patient au moment de l’AVC.
  • Des troubles de la marche et de l’équilibre. En dehors du contexte évident du patient hémiplégique ou ataxique, les troubles de la marche et de l’équilibre d’origine multifactorielle sont très fréquents après un AVC et doivent être recherchés car ils sont associés à un risque élevé de chute.
  • Des crises d’épilepsie liées à la cicatrice cérébrale de l’AVC et qui impose la mise en place d’un traitement spécifique, généralement efficace.
   

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22 décembre 2019

Régime Montignac (2)

GSM


Efficacité du suivi lié au régime Montignac 

 
Aucune étude ne permet d'apprécier l'efficacité du coaching. L'abonnement ouvre la possibilité de poser 4 questions par mois au coach.
 
Ce régime permet-il de perdre du poids ? Oui, si la personne qui le suit se met en restriction calorique par rapport à ses apports habituels. Car l'amaigrissement avec le régime Montignac, comme avec tout régime amaigrissant est directement lié à la restriction calorique induite par le régime.
 
Aucun fondement scientifique ne soutient l'intérêt d'un régime dissocié sur la perte de poids. Dans une étude randomisée3 parue en 2000 dans  l'International Journal of Obesity and Related Metabolic disorders chez 54 patients obèses, Golay A et ses collaborateurs des Hôpitaux universitaires de Genève ont montré qu'à apports énergétiques identiques, un régime dissocié abouti au même amaigrissement qu'un régime équilibré. 
 
La  méta-analyse4 de Johnston BC. de l'université de Toronto publiée dans le JAMA (Journal of American Medical Association) en 2014 conclut à l'équivalence sur la perte de poids chez des patients en surpoids et obèse de 11 régimes populaires, dont le régime South Beach qualifié de "copie de la méthode Montignac" sur le site officiel du régime Montignac. Les auteurs invitent à retenir que tout régime amaigrissant fait perdre du poids s'il est suivi.
 

Quel type d'exercice physique doit accompagner le régime Montignac ?

La méthode Montignac ne met pas en avant l'activité physique
 
Rappelons que reprendre et maintenir une activité physique au moins 5 heures par semaine est indispensable pour préserver sa masse musculaire et osseuse pendant un régime et aide à stabiliser le poids à l'arrêt d'un régime amaigrissant, en augmentant la masse musculaire et donc le métabolisme basal.
 

Ce régime est-il dangereux pour la santé?

Risque cardiovasculaire 

 
Une reprise d'une activité physique est souhaitable chez un patient obèse et sédentaire désireux de suivre un régime amaigrissant. Celle-ci nécessite une réadaptation progressive de l'organisme à l'effort, qui doit être encadrée pour éviter tout risque cardio-vasculaire (visite médicale préalable). 

Ce régime permet-il de diminuer les facteurs de risque cardiovasculaires ?

L'obésité est un facteur de risque cardiovasculaire. Tout amaigrissement chez l'obèse limite les facteurs de risques cardiovasculaires si le poids se stabilise ensuite à long terme.
 
Le régime Montignac diminue-t-il les événements cardiovasculaires et des facteurs de risque cardiovasculaires autres que l'obésité ? En 2017 une revue de la littérature5 publiée dans la  bibliothèque Cochrane a examiné 21 études randomisées comparant l'impact de régimes à faible index glycémique par rapport à l'impact de régimes à index glycémique plus élevé sur les événements cardiovasculaires et sur les facteurs de risque de maladies cardiovasculaires que sont les dyslipidémies et l'hypertension artérielle.
 
Les auteurs concluent qu'"il n'existe actuellement aucune donnée probante concernant l'effet des régimes à faible index glycémique sur les événements cardiovasculaires. De plus, il n'existe actuellement aucune preuve convaincante que les régimes à faible IG ont un effet bénéfique évident sur les lipides sanguins ou les paramètres de la tension artérielle".
 

Risque lié à la glycémie 

 
Suivre le régime Montignac peut exposer à des hypoglycémies si la restriction calorique est trop importante par rapport à l'activité physique.

Ce régime peut-il prévenir l'apparition du diabète ?

 
Aucune étude clinique ne permet d'affirmer que ce régime amaigrissant permet de prévenir l'apparition du diabète. L'obésité est associée au diabète de type 2, mais aussi à la sédentarité. Un régime amaigrissant associé à une reprise de l'activité physique pourrait être de nature à limiter le risque d'apparition du diabète de diabète de type 2… mais la non-survenue d'un événement reste difficile à prouver.
 
En revanche, comme tout régime amaigrissant, ce régime peut entraîner la rémission d'un diabète de type 2. Lean MEJ de l'Université de Glasgow a publié dans le prestigieux  Lancet6 en 2017, une étude randomisée sur 12 mois chez des patients atteints de diabète de type 2 et ayant un IMC compris entre 27 et 45 kg/m2 soumis à un régime amaigrissant. Ils concluent que "l'amaigrissement chez un patient en surpoids ou obèse, peut entraîner une rémission du diabète de type 2". Et que "le pourcentage de patients diabétiques de type 2 en rémission après un régime amaigrissant est d'autant plus important que la perte de poids est importante".
 
 

Les apports de ce régime sont-ils suffisants par rapport aux apports conseillés?

 
Les apports du régime Montignac ont été évalués par l'Anses7
 

Calories 

 
Les apports énergétiques journaliers conseillés sont de 1800 à 2200kcal/j chez la femme et de 2400 à 2600 kcal/j chez l'homme. Selon l'évaluation de l'Anses, le régime Montignac n'apporte pas suffisamment de calories chez l'homme et chez la femme (Montignac 1: 1317 kcal/j; Montignac 1+ : 1383 kcal/j; Montignac 2: 1143 kcal/j).
 

Fibres 

 
Les apports nutritionnels conseillés en fibres sont de 25 gr/j chez l'homme et chez la femme. Selon l'évaluation de l'Anses, le régime Montignac n'apporte pas suffisamment de fibres (Montignac 1 et 1+ : 18 gr/j, Montignac 2 : 20 gr/j).
 

Protéines 

 
Les apports nutritionnels conseillés en protéines dépendent du poids de l'individu et de son âge. Avant 60 ans les apports en protéines devraient être de 0,83 gr/kg/j (maximum à 2,2 g/kg/j) et après 60 ans, de 1gr/kg/j. Selon l'évaluation de l'Anses, le régime Montignac 1 et 1 + apporte 89 gr/j (le caractère suffisant ou non des apports en protéines dépend du poids et de l'âge de la personne qui suit le régime, et le régime Montignac 2 en apporte 44 gr/j ce qui constitue des apports très insuffisants et plus encore après 60 ans. 
 

Sodium 

 
Selon l'Anses les apports en sodium avec le régime Montignac sont satisfaisants
 

Potassium

 
Selon l'Anses les apports en potassium avec le régime Montignac sont satisfaisants. 

Calcium

 
Le besoin nutritionnel moyen en calcium est de 900mg/j. Selon l'Anses les régimes Montignac 1 et 1+ apportent des apports en calcium supérieurs aux besoins journaliers (respectivement 1008 mg/j et 1014 mg/j); le régime Montignac 2 des apports inférieurs au besoins nutritionnels moyen (521 mg/j).
 

Vitamines B9, C, E  

 
Selon l'évaluation de l'Anses les apports en vitamines B9, vitamine C, vitamine E du régime Montignac sont satisfaisants.
 
 

Avantages du régime Montignac  

 
  • Le régime Montignac permet de perdre du poids ;
  • Le régime Montignac encourage à cuisiner avec des aliments frais non transformés ;
  • Le régime Montignac supprime les aliments consommés sans faim devant la télévision, responsables de prises de poids (chips, biscuits, chocolat, sodas, bière…) ;
  • Cette approche du régime ne demande pas de compter les calories (ou de peser les aliments) ;
  • Il n'y a pas de restriction de quantité dans les produits autorisés.

 

Inconvénients du régime Montignac 

 
  • La longue phase I de privations et d'exclusions (2 à 6 mois d'exclusions des bananes, melons, carottes cuites, betteraves cuites…) limite la diversité alimentaire, l'apport en fibres et favorise la reprise de poids à l'arrêt du régime ; 
  • Les interdictions d'associations "lipides glucides" sont non fondées scientifiquement ; 
  • Le risque de perte de l'estime de soi, de dépression si l'on n'arrive pas à suivre le régime ;
  • La nécessité de reprendre et maintenir à long terme une activité physique n'est pas mise en avant ;
  • Enfin, comme tout "régime" amaigrissant, la "méthode Montignac" surfe sur la croyance qu'une contrainte alimentaire limitée dans le temps peut résoudre un problème de surpoids ou d'obésité. Il n'en est rien. Un "régime" amaigrissant permet de perdre du poids, mais expose au risque de reprendre à plus ou moins long terme plus de poids qu'on en a perdu (effet yoyo). Pour revenir à un poids de forme et le maintenir à long terme, il est judicieux :
    • De comprendre pourquoi on a grossi (stress, grignotage devant la télévision sans faim, boissons alcoolisées ou sucrées, alimentation à base de produits ultratransformés, quantité de nourriture absorbée lors des repas trop importante…) ;
    • De mettre en place à son rythme des éléments correcteurs
    • De reprendre progressivement et maintenir à long terme une activité physique (au moins 5 heures par semaine) ; 
    • D'écouter sa faim et sa satiété
    • D' adopter pour la vie une alimentation variée, équilibrée et en quantités adaptées, selon les recommandations du plan national nutrition santé.
 

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21 décembre 2019

Régime Montignac (1)

GSM


La "méthode Montignac", inventée par Michel Montignac, ancien cadre de l'industrie pharmaceutique est un régime amaigrissant dissocié. Il repose sur deux principes : l'exclusion des aliments à index glycémique (IG) élevé et la dissociation des aliments, c'est-à-dire l'interdiction d'associer certains types d'aliments au cours d'un repas. 
 

https://www.doctissimo.fr/html/nutrition/dossiers/regimes/articles/12219-regime-montignac.htm#

 

Qu'est-ce que la "méthode" Montignac ?

 
La "méthode" Montignac est un régime amaigrissant hypocalorique (comme tous les régimes amaigrissants), hyperlipidique (plus de 40 % des apports journaliers sont lipidiques, contre 35 % recommandés) et dissocié (l'association "glucide + lipide" est interdite lors d'un même repas). 
 
Le régime Montignac comporte deux phases : 
 
  • Une Phase I "active", de "perte de poids" de 1 à 6 mois pendant laquelle seuls les aliments d'indice glycémique inférieur à 50 sont autorisés (la plupart des fruits et légumes frais par exemple) ;
  • Puis une phase II dite "de stabilisation" comportant un apprentissage afin de "réintégrer ponctuellement des aliments à indice glycémique plus élevé" ; "gérer ses écarts" ; "stabiliser son poids en adoptant définitivement de bonnes habitudes alimentaires"1.

 

Comment fonctionne la "méthode" Montignac ?

 
Selon le site  montignac.com, la "méthode" Montignac permet de "perdre du poids d'une manière efficace et durable", de "diminuer les facteurs de risque cardiovasculaires" et de "prévenir l'apparition du diabète". 
 
En pratique, le régime Montignac autorise le repas "protido-lipidique" (une viande grasse, un poisson gras, un œuf ou un fromage gras) si l'aliment qui l'accompagne est à indice glycémique inférieur à 35 (brocolis, carotte crue, champignon, etc.).
 
Il autorise le repas "glucido-protidique" avec un "glucide" à index glycémique entre 35 et 50 (riz basmati, boulgour, etc) et des "protides" (comprendre, une viande maigre ou un poisson maigre). Il exclut (totalement dans la phase I, partiellement dans la phase II) les "mauvais sucres" d'index glycémique supérieur à 50 (pain blanc, sucre, viennoiseries, etc.).
 
Quelques précisions :
 
  • On ne mange pas des lipides, des glucides ou des protides, mais des aliments. Ceux-ci contiennent en proportions variables, des glucides, des lipides et des protides.
  • L'indice (ou index) glycémique d'un aliment est sa capacité à augmenter le taux de sucre dans le sang (la glycémie) après avoir été consommé de façon isolée. Une augmentation rapide de la glycémie provoque un pic de sécrétion d'insuline qui permet de faire rentrer le sucre dans les cellules, de stocker le sucre sous forme de glycogène (dans le foie et les muscles squelettiques), puis sous forme de graisse dans le tissu adipeux ; 
  • Cependant, lors d'un repas l'indice glycémique d'un aliment est différent de celui qui a été calculé après une consommation isolée. L'indice glycémique de l'aliment diminue si celui-ci est consommé froid, cru ou avec des matières grasses, des protéines, ou des fibres ; il augmente s'il est cuit, réduit en purée ; 
  • En 2017 dans une étude parue dans l’European Journal of Clinical Nutrition2, Hall KD, chercheur à l'institut National of Health de Bethesda aux USA a examiné le modèle glucide-insuline de l'obésité et il conclut à une vision simpliste

 

Qu'est-ce que je peux manger?

 
Le régime Montignac permet de manger à satiété, à condition de sélectionner les aliments en fonction de leur indice glycémique et du type d'acides gras.
 

Aliments conseillés 

 
  • "Bons glucides" à index glycémique inférieur à 50 : pain intégral, quinoa, artichaut, carottes crues, chou, courgette, haricots verts, poireau, lentilles, flageolets, haricots blancs, pomme, poire, orange, banane verte… ; 
  • "Protides" : viandes et poissons maigres ;
  • "Bons lipides" : huile d'olive, amandes, avocat

 

Aliments interdits 

 
  • Aliments à index glycémique supérieur à 50 :
    • Sucre, miel, confiture, chocolat, bonbons, viennoiseries ; 
    • Céréales de petit déjeuner, pain, pâtes, riz blanc, couscous ; 
    • Carotte cuite, betterave cuite, maïs, pommes de terre, chips, frites ;
    • Bière ; 
    • Ananas, banane ; 
    • Aliments industriels transformés (gâteaux, biscuits, plats préparés…) ; 
  • Viandes grasses, charcuteries ;
  • Beurre, huile de palme, fritures… ;
  • Fromages gras

 

Deux types de repas sont prévus dans la journée 

 
  • Un repas "protido-lipidique" (repas PL) au déjeuner (et au petit-déjeuner 1 à 2 fois par semaine), composé :
    • D'aliments à indice glycémique inférieur ou égal à 35 (brocolis, carottes crues, champignons, concombres, épinards, haricots verts, lentilles, pois cassés, pois chiches, poireaux, quinoa, radis, riz sauvage, tomates, pain intégral Montignac) ;
    • De "protéines" en quantité normale (volailles, viandes, poissons, œufs, soja, fromage) ;
    • De "lipides" (graisse de poisson, huile d'olive, assaisonnement, sauce, jus de cuisson, vinaigrette…) ; 
  • Exemple : salade avec vinaigrette, brocolis et viande de bœuf ;
  • Un repas "glucido-protéique" (repas "GP") au petit-déjeuner et au dîner, composé :
  • D'aliments à indice glycémique inférieur ou égal à 50 : riz basmati, semoule intégrale, boulgour, patate douce, légumes, fruits, féculents, légumineuses d'indice glycémique maximal 50, pain Montignac ;
  • De poisson ou viande maigre (blanc de poulet ou de dinde, viande des grisons, poisson-vapeur, omelette) ;
  • De fromage blanc ;
  • D'une cuillère à soupe d’huile végétale.
  • Exemple : riz basmati agrémenté d'une cuillère à soupe d'huile d'olive, blanc de poulet, fromage blanc
  

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19 décembre 2019

Stéphane Ravier

GSM

Stéphane Ravier - Sénateur  Maire du VII secteur Marseille de 2014 à 2017

Immigration: Stéphane Ravier (RN) dénonce « l’immigration de peuplement pour assistés sociaux


 

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16 décembre 2019

TEST : Etes-vous croyant, athée, agnostique ou chercheur ?

GSM

http://www.meditationfrance.com/testmf.htm#agnostique
 
On dit que la croyance n'est jamais celle d'un individu, mais toujours celle des gens qui l'entourent. Comme les grandes religions établies de l'Occident sont essentiellement fondées sur une foi et des croyances ne prêtant pas à discussion, on comprend aisément pourquoi nous sommes en règle générale si paresseux pour tout ce qui concerne notre vie spirituelle.
 
Quand un enfant pose des questions essentielles - "D'où est-ce que je viens?", "Qu'est-ce que je suis ?", "Qui m'a fait ?" ou encore "Où est-ce que l'on va quand on est mort ?" - rares sont ceux d'entre nous qui ont le courage de lui répondre franchement qu'ils n'en savent rien.
 
La plupart du temps, nous préférons puiser les réponses dans l'arsenal d'arguments tous faits, usés et rabâchés, mais rassurants, de notre système de croyances et les présenter telles quelles à son jeune esprit avide de révélations. Ces explications d'adultes sûrs d'eux-mêmes, qu'il a du mal à contester, le satisfont généralement, et très peu d'enfants ont alors assez de curiosité pour pousser plus loin leurs investigations.
 
Les séries de question qui suivent définissent 4 manières fondamentales d'aborder les questions de Dieu, de la vie et de la mort.
Vous pouvez aussi préciser votre approche en choisissant l'illustration qui vous inspire le plus. Quels que soient les résultats que vous obtiendrez, n'oubliez pas qu'ils n'impliquent aucun jugement de valeur. Aucune de ces attitudes n'est meilleure, plus juste ou plus sacrée que les autres. Elles sont seulement différentes et méritent toutes le même respect.
 
Évaluation
Répondez par oui ou par non aux questions qui suivent. Si les oui d'une même colonne dépassent de plus de 4 les oui des autres colonnes, vous pouvez considérer que l'attitude envers Dieu et le divin qu'elle décrit sommairement est bien la vôtre.
 
Note de zalandeau : J'ai fait le test...  Et bien évidemment je ne rentre pas dans l'évaluation ci-dessus. Disons que je suis plutôt agnostique et chercheur...
 

CROYANT 1 Oui /12
Pensez-vous que :  
1. La religion que vous avez choisie est la seule vraie religion ? Non
2. Vous étiez prédestiné à naître et grandir dans votre religion ? Non
3. Vous êtes sur Terre pour suivre la voie que Dieu vous a indiquée ? Non
4. Votre foi n'est pas discutable, parce que les vérités qu'elle énonce n'ont pas besoin d'être démontrées ? Non
5. Une foi inébranlable est la première qualité requise en matière de religion ? pas concerné
6. La vie religieuse doit s'appuyer sur des renseignements clairs, compréhensibles par tous ? pas concerné
7. La sincérité de votre foi vous conduira à Dieu ? Ne sais pas
8. Les fidèles doivent se soumettre à l'autorité des prêtres, imams et rabbins selon leur religion ? Non
9. Les bienfaits que vous accomplissez ici-bas seront récompensés au paradis ? peut être
10. Votre âme continuera de vivre après la mort ? Oui
11. Les personnes qui professent une autre religion que la vôtre sont dans l'erreur ? Non
12. La communion et la prière en commun sont essentielles pour un croyant ? Non
   
AGNOSTIQUE 9 Oui /12
Pensez-vous que :  
1. Il est impossible de prouver l'existence ou la non existence de Dieu ? Oui
2. Il faut garder un esprit ouvert pour tout ce qui concerne Dieu ? Oui
3. Les représentations de Dieu proposées par les diverses religions ne peuvent pas être toutes exactes ? Oui
4. La foi des croyants n'est pas une preuve de l'existence de Dieu ? Oui
5. Si Dieu existait, il serait tout simplement inconnaissable ? Oui
6. Seul le monde matériel, mesurable peut-être connu ? Oui
7. Il est possible d'apprécier pleinement la vie sans se poser d'inutiles questions sur Dieu ? Oui
8. Rien n'indique d'une manière convaincante qu'il y ait un Dieu omnipotent au dessus de nous ? Non
9. Dieu peut être une hypothèse de travail quand on réfléchit à l'existence, mais rien de plus ? Non
10. Il n'y a aucune raison de croire en un Dieu unique, mâle de surcroît ? Oui
11. La plupart des gens monothéistes sont simplistes et infantiles ? Non
12. Les gens qui disent accomplir l'œuvre de Dieu s'illusionnent eux-mêmes ? Oui
   
ATHÉE 6 Oui /12
Pensez-vous que :  
1. Il n'y a pas besoin d'un créateur pour expliquer la vie ? Non
2. La science fournit toutes les explications suffisantes pour rendre compte de l'existence de l'univers ? Non
3. Les affirmations qui ne s'appuient pas sur des faits véritables ne méritent pas d'être retenues ? Oui
4. Les croyants sont des gens qui prennent leurs désirs pour des réalités ? Non
5. Les souffrances du monde entier rendent absurde l'idée d'un Dieu amour et de bonté ? Non
6. Les religions sont des vestiges d'époques révolues de l'évolution humaine ? pas concerné
7. La croyance en un Dieu salvateur est révélatrice d'un manque de maturité ? Non
8. L'homme a crée Dieu à son image- et non l'inverse ? Oui
9. Il faut se méfier des gens qui essaient de vendre aux autres l'image de leur Dieu ? Oui
10. La plupart des gens ne croient en Dieu que parce que l'idée du paradis les rassure ? Oui
11. Ceux qui croient que seul leur Dieu est omnipotent sont de dangereux illuminés ? Oui
12. Une bonne philosophie vaut mieux que toutes les religions du monde ? Oui
   
CHERCHEUR 9 Oui /12
Pensez-vous que :  
1. On ne peut croire au divin que lorsqu'on en fait l'expérience directe ou dit autrement on ne peut connaître Dieu qu'en le rencontrant à l'intérieur de soi ? Non
2. La foi est aveugle, seuls des aveugles peuvent croire ? Non
3. Il ne faut jamais prendre pour argent comptant les croyances des autres ? Oui
4. Chacun devrait s'interroger sur sa propre nature au lieu d'interroger les autres ? Oui
5. La méditation (être un témoin détaché des pensées et des émotions) est essentielle à la spiritualité authentique ? pas concerné
6. Il vaut mieux être soi-même vrai que croire à une quelconque vérité ? Oui
7. Toute religion qui demande de croire sans se poser de questions est suspecte ? Oui
8. La paix, la vérité et le bonheur se trouvent dans l'ici et maintenant quand nous sommes simplement en accord avec nous même et avec la vie ? Oui
9. Vous avez besoin de découvrir par vous-même qui vous êtes et d'où vous venez ? Oui
10. Il faut se méfier de tous ceux qui prétendent être envoyés par Dieu ? Oui
11. Le " Connais-toi toi même " de Socrate est une forme supérieure de sagesse ? Oui
12. Se soumettre à une religion établie est une capitulation ? Oui

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