18 septembre 2019

Le mythe du progrès : Désillusion de ma génération

GSMpar zalandeau @ 2013-05-13 – 11:29:29

 

Je suis d'une génération à laquelle on a fait croire et qui a cru que le progrès profiterait à l'homme de manière directe.
C'était dans la fin des années 60 et au début des années 70. Nous avions atteint une sorte d'apogée dans la socialisation de la société française. L'état social veillait sur tous ou presque. La création de richesse était permanente et retombait en pluie sur tous.
Nous étions dans ce tournant technologique qui permettait de penser que dés lors, le progrès scientifique et technique apporterait du bien-être et du mieux-vivre à chacun.
 
En clair les machines devraient nous aider dans nos tâches de la vie courante comme dans notre vie professionnelle. Le robot travaillerait à notre place, créerait des richesses et nous nous acheminerions vers une sorte de paradis terrestre, le même paradis dont la bible nous disait que nous en avions été chassés par Dieu...
 
Dès lors, le progrès, aurait du être de donner le confort à tous les humains de la terre...
 
Mais c'était compter sans la rapacité de la RACE humaine...
 
Le progrès ou le robot, ne devait pas atterrir directement dans les mains du quidam de base. Non !
Cette manne technologique a rallumé les appétits féroces de ceux qui veulent depuis la nuit des temps, égoïstement, prélever la plus grosse part du gâteau. La socialisation de notre société policée en réaction aux dévastations des conflits mondiaux a volé en éclats. Les bienfaits de ce progrès ne profitèrent que par miettes aux citoyens de base qui petit à petit redeviennent les serfs des temps anciens.
 
Non, le robot ne devait pas être attribué à chacun d'entre nous. Les robots servirent des patrons qui les utilisèrent pour nous remplacer, nous faisant perdre notre gagne-pain, sans nous faire bénéficier des bienfaits des créations de richesses.
 
Il nous a fallu continuer de travailler alors que la machine nous volait notre travail au lieu de nous le simplifier.
 
La dernière trouvaille de la gent prédatrice (la finance libérale puisqu'il faut l'appeler par son nom), fut de mettre en concurrence les hommes de la planète sur l'exécution de ces créations de richesses. Alors que la technique aurait du profiter à tous au fur et à mesure de son progrès.
 
Nous nous retrouvons ainsi, avec un progrès qui a supprimé des emplois, asservi davantage les humains et enrichi une caste de prédateurs qui n'a jamais été aussi riche, mais jamais aussi inconsciente des conséquences néfastes de son action sur tout ce qui vit et même sur elle-même...
 
Un système mégalomane, avide et égoïste joue à l'apprenti-sorcier, tel un diable que l'on aurait jamais du laisser sortir de sa boite, dévorant tout sur son passage dans une fureur autodestructrice...
 
Le Progrès ?... C'est maintenant devenu un synonyme de récession dans un processus d'esclavage...

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06 septembre 2019

Trente ans, libéralisme, chômage, profiteurs, guerre froide


 
Finalement, ces trente dernières années, à travers tous les phénomènes de plus en plus exacerbés du libéralisme, peuvent possiblement se résumer de la façon suivante :
 
Nous avons échangé du chômage contre du pouvoir d'achat...
 
C'est pour cette raison, que nous avons égoïstement accepté le troc. Que nous importait le chômage des autres si on pouvait acheter plus...
Et petit à petit, de proche en proche, les emplois disparaissent, les consommateurs diminuent, les profiteurs profitent, Les pauvres sont plus pauvres, les riches sont plus riches... Bref, le transfert de richesse crée une panne de l'activité et un appauvrissement général de notre société occidentale... L'accroissement du pouvoir d'achat devient illusoire et s'inverse, remplacé alors par une diminution de pouvoir d'achat...
 
Tant que nous n'aurons pas réalisé que nous sommes dans une guerre froide économico-monétaire et que nous ne réagirons pas à cette guerre non déclarée, nous irons de décadence en décadence vers une récession totale...
 
Le progrès se gagne, se mérite, se conquiert, se défend...
 
Quand les citoyens arrêteront-ils d'écouter les noirs présages, soit-disant "incontournables", fait par nos élites ? Quand les Français cesseront-ils de regarder le bout de leurs godasses et redresseront-ils leur tête ?
 
Il nous faut des dirigeants lucides, pour remettre en ordre les valeurs morales, pour nous protéger des concurrences déloyales, pour faire repartir l'expansion, dans une optique équitable, écologique et sociale...
 

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03 août 2019

Le «vrai» déficit commercial de la France (5)

GSM


 
 
Le tableau 4 donne une estimation de la balance commerciale en volume de la France en 2008. On peut lire sur ce tableau, que cette balance commerciale en volume était en déficit de 161,3 milliards d'unités réelles de biens et services, pour ce qui concerne les échanges de biens manufacturés avec tous les pays du reste du monde, et de 122,1 milliards d'unités réelles de biens et services, pour ce qui concerne les échanges de biens manufacturés avec les pays émergents.
 
Tableau 4. Balance commerciale en volume de la France en 2008 (Volume réel des biens échangés, par sens de l'échange, catégorie des biens échangés, et région partenaire de l'échange, en milliards d'unités réelles de biens et services)
 
Une estimation des contenus en emplois des exportations et importations de la France.
 
Le tableau 5 donne, pour diverses branches d'activité, plusieurs indicateurs concernant la France en 2008, utiles pour apprécier la balance commerciale en volume. Les sources de ce tableau sont les tableaux précédents et l'OCDE (sa base de données STAN).
 
Tableau 5. Valeurs de divers indicateurs concernant la France en 2008 (Valeur de l'indicateur, par indicateur et catégorie de biens et services produits par la branche concernée)
 
Le tableau donne d'abord une estimation de la valeur ajoutée, calculée en volume, faite par les acteurs de la branche concernée durant l'année. La valeur ajoutée en volume faite par des acteurs d'une branche de l'économie, est le volume réel des biens et services qu'ils ont produit, auquel on retranche le volume réel de leurs consommations intermédiaires. Le PIB en volume est la somme des taxes sur la consommation, divisées par le niveau des prix, et de la valeur ajoutée en volume de toutes les branches d'activité. L'unité de mesure est le milliard d'unités réelles de biens et services. Sur le tableau, on peut lire qu'en France, les acteurs appartenant à la branche produisant des biens manufacturés, ont fait une valeur ajoutée de 183 milliards d'unités réelles de biens et services, et que le PIB en volume de la France est de 2116,2 milliards d'unités réelles de biens et services. Les 161,3 milliards d'unités réelles de biens et services, de déficit commercial en volume de la France, pour ce qui concerne les échanges de biens manufacturés, représentent donc 7,6% de son PIB en volume.
Le tableau donne ensuite le nombre d'emplois dans la branche concernée. L'unité de mesure est le million d'emplois. On peut lire qu'il y a dans la branche des biens manufacturés, 2,6 millions d'emplois en France en 2008.
Puis le tableau donne la productivité annuelle, calculée en volume, des acteurs de la branche. La productivité en volume des acteurs d'une branche, est la valeur ajoutée en volume faite en moyenne par chaque acteur de la branche : elle se calcule en divisant la valeur ajoutée en volume de la branche, par le nombre d'emplois dans la branche. L'unité de mesure est l'unité réelle de biens et services. On peut lire que la productivité en volume des acteurs de la branche des biens manufacturés, est de 69901 unités réelles de biens et services par an et par travailleur.
Le tableau donne ensuite une approximation plutôt sommaire, du contenu en emplois, calculé en volume, des biens exportés de la catégorie concernée. Une manière sommaire de le calculer, est de diviser le volume des biens exportés, par la productivité en volume des travailleurs de la branche des biens exportés. L'unité de mesure sur le tableau est le million d'emplois. On peut y lire que pour produire les biens manufacturés exportés, il a fallu mobiliser en France 5 millions d'emplois en 2008.
Puis le tableau donne une approximation sommaire du contenu en emplois calculé en volume, des biens importés de la catégorie concernée. On peut le calculer en divisant le volume des biens importés, par la productivité en volume des travailleurs de la branche des biens importés, dans le pays où les biens sont importés. L'unité de mesure sur le tableau est le million d'emplois. On peut y lire que pour produire les biens manufacturés importés en 2008, il aurait fallu mobiliser en France 7,3 millions d'emplois.
Enfin le tableau donne le solde de la balance en emplois, calculée en volume, pour les biens de la catégorie concernée. La balance en emplois calculée en volume, recense les contenus en emplois calculés en volume, des biens importés et exportés. Son solde est le contenu en emplois des biens exportés, auquel on retranche le contenu en emplois des biens importés. Sur le tableau, l'unité de mesure est le million d'emplois. On peut y lire que, pour les biens manufacturés, la balance en emplois calculée en volume de la France en 2008, a un déficit de 2,3 millions d'emplois.
 

01 août 2019

Le «vrai» déficit commercial de la France (4)

GSM


 
 
Une estimation de la balance commerciale en volume de la France.
 
Pour calculer une balance commerciale en volume à partir d'une balance commerciale en valeur, il faut calculer les volumes réels des quantités de biens échangés, dont les valeurs marchandes sont recensées dans la balance commerciale en valeur. Le volume réel d'une quantité de biens peut se calculer à partir de sa valeur marchande, en utilisant le niveau des prix dans le pays de production de ces biens. Le niveau des prix dans un pays, est le prix auquel on peut y acheter une unité réelle de biens et services. Une unité réelle de biens et services, peut être par exemple le volume réel de biens et services que l'on peut s'acheter aux USA, avec 1 dollar. Le niveau des prix dans un pays, peut alors être le nombre de dollars qu'il faut échanger contre de la monnaie du pays, étant donnés les taux de change du moment, pour pouvoir s'acheter dans ce pays une unité réelle de biens et services, c'est à dire ce que l'on aurait pu s'acheter aux USA avec 1 dollar. Le volume réel d'une quantité de biens et services, est donc considéré comme égal à sa valeur marchande en dollars, divisée par le niveau des prix dans le pays de production de ces biens et services.
 
Le tableau 3 donne une estimation des niveaux des prix dans divers pays du monde, en 2008. Cette estimation est donnée par le FMI (dans sa base de données World Economic Outlook). Sur ce tableau, on peut lire qu'étant donnés les taux de change de 2008, si l'on voulait acheter en France ce que l'on pouvait acheter aux USA pour 1 dollar, il fallait détenir une quantité d'euros que l'on pouvait acquérir en échange de 1,35 dollars. On voit sur ce tableau, que les taux de change sont loin d'être ceux d'une situation de parité des pouvoirs d'achat, où le niveau des prix serait le même dans tous les pays. D'un pays à un autre, le niveau des prix peut varier du simple (en Inde : 0,37) au quadruple (en Suisse : 1,58).
 

Tableau 3. Niveaux des prix dans le monde en 2008 (Prix d'une unité réelle de biens et services, par pays, en dollars)
 
Pour que l'estimation du volume réel d'une quantité de biens et services, à partir de sa valeur marchande, soit plus vraisemblable, on pourra considérer que les niveaux des prix donnés dans le tableau 3 concernent les biens et services de toutes les catégories, à l'exception de celles des biens naturels agricoles ou issus des sous-sols, et des biens manufacturés énergétiques. Pour les biens de ces catégories, on pourra considérer que même s'ils sont produits à l'étranger, leur prix serait le même pour nous s'ils étaient produits en France : une unité réelle de biens de ces catégories, vaudrait donc pour nous 1,35 dollars, quel que soit son lieu de production. Le prix du pétrole brut ou raffiné, ou du métal brut, est à peu près le même d'un pays à l'autre. Les pays où le coût du travail est bas, sont souvent aussi si mal dotés en équipements agricoles, que leurs coûts de production de biens agricoles ne sont finalement pas si inférieurs que cela, à ceux des pays riches.

 

30 juillet 2019

Le «vrai» déficit commercial de la France (3)

GSM



 
 
La balance commerciale en valeur de la France.
 
La balance commerciale en valeur de la France en 2008, est donnée dans le tableau 1. Les sources principales de ce tableau sont l'OCDE (sa base de données STAN, à la rubrique "Industrie et Services"), et la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects. Sur ce tableau, on peut lire que la France a exporté pour 473,6 milliards de dollars de biens manufacturés, dont 106,4 milliards vers les pays émergents. Elle a aussi importé pour 500,8 milliards de dollars de biens manufacturés, dont 124,4 milliards en provenance des pays émergents. La balance commerciale en valeur de la France était donc en déficit de 27,2 milliards de dollars pour ce qui concerne les échanges de biens manufacturés avec tous les pays du reste du monde, et de 18 milliards de dollars pour ce qui concerne les échanges de biens manufacturés avec les pays émergents.
Tableau 1. Balance commerciale en valeur de la France en 2008 (Valeur marchande des biens échangés, par sens de l'échange, catégorie des biens échangés, et région partenaire de l'échange, en milliards de dollars)
Dans le tableau 1 et les suivants, les biens et services sont regroupés dans la catégorie des biens mobiliers, et dans celle des biens immobiliers et des services. Les biens mobiliers sont ceux qui peuvent s'exporter ou s'importer. La catégorie des biens immobiliers et des services, comprend la construction, la vente et la location de terrains construits, le commerce et le transport, les services d'intermédiation financière, et les services non financiers, individuels ou collectifs. Les biens mobiliers sont regroupés dans la catégorie des biens naturels, et dans celle des biens manufacturés. La catégorie des biens naturels, est plus exactement celle des biens naturels, alimentaires ou énergétiques. Elle comprend les biens agricoles (comme du blé, du raisin, du coton ou du bois brut), les biens manufacturés alimentaires (comme du pain ou du vin), les biens extraits des sous-sols (comme du métal brut ou du pétrole brut), les biens naturels énergétiques (comme de l’électricité, du gaz ou de l’eau), et les biens manufacturés énergétiques (comme du pétrole raffiné). La catégorie des biens manufacturés, est plus exactement celle des biens manufacturés non alimentaires et non énergétiques (comme des vêtements, des meubles, de la pierre taillée, des produits métallurgiques, des produits chimiques, des machines, des appareils électriques, des matériels de transport). Ces catégories de biens et services, peuvent facilement être mises en correspondance avec celles définies par l'ONU (dans sa nomenclature ISIC 3).
Les pays du reste du monde aussi, sont regroupés dans des régions du monde, dont les plus étendues sont celle des pays émergents (Europe centrale, Asie du sud et du sud-est, Amérique latine, Maghreb et Turquie), celle des pays pauvres (Afrique sub-saharienne, proche et moyen Orient, Europe orientale, Caucase et Asie centrale), celle des pays d’Europe occidentale (du nord et du sud), et celle des autres pays riches (Amérique du nord, Japon et Océanie).
 
Le tableau 2 donne, pour diverses branches d'activité, la valeur ajoutée, calculée en valeur, faite par les acteurs de la branche concernée, en 2008. La valeur ajoutée en valeur faite par des acteurs d'une branche de l'économie, est la valeur marchande des biens et services qu'ils ont produit, à laquelle on retranche la valeur marchande de leurs consommations intermédiaires, c'est à dire des biens et services qu'ils ont utilisé lors de leur activité productive. Le PIB en valeur est la somme des taxes sur la consommation, et de la valeur ajoutée en valeur faite par toutes les branches d'activité. La source de ce tableau est l'OCDE (sa base de données STAN). Sur ce tableau, on peut lire qu'en France, les acteurs appartenant à la branche produisant des biens manufacturés, ont fait une valeur ajoutée de 247,1 milliards de dollars, et que le PIB en valeur de la France était de 2857 milliards de dollars. Les 27,2 milliards de dollars de déficit commercial en valeur de la France, pour ce qui concerne les échanges de biens manufacturés, représentent donc 1% de son PIB en valeur.
 
Tableau 2. Valeur ajoutée en valeur de la France en 2008 (Valeur marchande des biens et services produits, nette de la valeur marchande des consommations intermédiaires, par catégorie de biens et services produits, en milliards de dollars)


29 juillet 2019

Le «vrai» déficit commercial de la France (2)

GSM



 
 
Le déficit commercial en volume est la pleine mesure de la non réciprocité des échanges entre la France et le reste du monde. Il faudrait mobiliser en France beaucoup plus d'emplois pour produire ce que nous importons, qu'il faut y mobiliser d'emplois pour produire ce que nous exportons. Le nombre d'emplois mobilisés pour produire les biens exportés, porte le nom de contenu en emplois, calculé en volume, des biens exportés. Et le nombre d'emplois qu'il aurait fallu mobiliser en France pour produire les biens importés, porte le nom de contenu en emplois, calculé en volume, des biens importés. Ce nombre peut être différent du nombre d'emplois qui ont été effectivement mobilisés à l'étranger, pour produire les biens importés, puisque les pays étrangers peuvent ne pas avoir les mêmes niveaux d'équipement et de qualification des travailleurs qu'en France. On verra qu'à partir de la balance commerciale en volume, il existe une manière simple et sommaire de calculer ces contenus en emplois. On verra aussi que ce calcul aboutit sur une différence de 2,3 millions d'emplois, entre le contenu en emplois des biens manufacturés exportés et celui des biens manufacturés importés.
Le déficit commercial en volume est aussi la pleine mesure de l'érosion de l'appareil de production, notamment industrielle, de la France, qui est pourtant la seule source à long terme de sa prospérité et de sa puissance. En effet la différence entre le volume de biens et services que nous consommons, et le volume de biens et services que nous produisons, est ce déficit commercial en volume. Ce n'est pas parce que nous consommons moins de biens manufacturés, ou parce que nos techniques de production se sont améliorées, que nous consacrons environ deux millions d'emplois en moins à l'activité industrielle qu'il y a quelques décennies : c'est plutôt, comme il était naturel de le pressentir, parce que nous importons aujourd'hui beaucoup plus de bien manufacturés que nous en exportons.
Le déficit commercial en volume est enfin la véritable mesure de la longueur du chemin de reconstruction que notre économie devra parcourir, quand il viendra l'envie au reste du monde, de cesser de nous vendre comme aujourd'hui, beaucoup plus de biens qu'il ne nous en achète. Ou bien, quand il viendra l'envie au peuple français de s'engager de manière solidaire dans une relation au reste du monde, sans laisser les travailleurs français exposés à la concurrence des pays émergents, sans emploi ou avec des salaires soumis à une pression à la baisse. A ce moment là, les forces qui maintiennent les taux de change très loin de la parité des pouvoirs d'achat, et qui maintiennent l'euro dans son état de surévaluation, s'affaibliront. Par exemple, la banque centrale chinoise cessera d'intervenir pour maintenir la sous-évaluation de son yuan par rapport à l'euro. Ou bien, le peuple français décidera de dévaluer sa monnaie par rapport aux autres monnaies, et/ou mettra en place des droits de douane et éventuelles subventions aux exportations. La puissante force exercée par le déficit commercial en volume de notre pays, aura alors libre cours, et fera baisser la valeur de l'euro, pour la ramener vers la valeur qu'il aurait s'il y avait parité des pouvoirs d'achat. Le déficit de la balance commerciale en valeur se rapprochera alors du déficit commercial en volume, bien plus accentué. Les réserves de change de notre pays fondront alors plus vite, et l'inflation sera plus forte. En un mot, ce sera comme un lent dégonflement, ou un brusque éclatement, de la bulle qui consisterait en la surévaluation de l'euro et en notre déficit commercial en volume. Les échanges commerciaux revenant alors, doucement ou brusquement, vers leur valeur fondamentale que serait l'équilibre des balances commerciales en volume, et les taux de change revenant vers leur valeur fondamentale qui serait un état de parité des pouvoirs d'achat. Plus nous attendrons sans rien faire, sans avoir recours à des droits de douane, éventuelles subventions aux exportations, et/ou à des dévaluations, et plus la bulle qui se dégonflera ou éclatera sera alors volumineuse, et plus longue sera pour nous la reconstruction.
 
En 2008, le déficit commercial en valeur de la France, représentait 3,6% de son PIB en valeur. Selon l'estimation que j'ai faite, cette même année 2008, le déficit commercial en volume de la France représentait quant à lui 10,9% de son PIB en volume.
Pour ce qui concerne seulement les échanges de biens manufacturés de la France avec les pays émergents, le déficit en valeur de la France représentait 0,6% de son PIB en valeur, alors que son déficit en volume représentait 5,7% de son PIB en volume.
Enfin, pour ce qui concerne seulement les échanges de biens manufacturés, mais cette fois avec tous les pays du reste du monde, le déficit commercial de la France représentait par rapport à son PIB, 1% en valeur, et 7,6% en volume.
Dans la suite de ce texte, je donne le détail de la balance commerciale en valeur de la France en 2008, ainsi que le détail de l'estimation que j'ai faite de sa balance commerciale en volume cette même année. Ce faisant, je montre aussi comment une estimation de la balance commerciale en volume, peut se calculer à partir de la balance commerciale en valeur. Puis je montre comment on calcule le nombre d'emplois mobilisés en France pour produire les biens exportés, et le nombre d'emplois qu'il aurait fallu mobiliser en France pour produire les biens importés. Enfin, j'essaie de voir comment, au delà d'une compréhension intuitive du concept de volume réel, il est possible de lui donner une définition précise, et j'essaie d'évaluer la qualité des approximations que j'ai calculées.

26 juillet 2019

Le «vrai» déficit commercial de la France (1)

GSM


J’avais écrit en 2012 sur blog.fr, des comparatifs suggérant que la balance commerciale de la France était bien plus grave que ce que l’on nous le suggérait à longueur de médias.

Il n’en reste rien depuis que blog.fr a disparu.

Un  seul texte est demeuré (écrit sur Word) que j’ai republié en 2016 et qui aborde très brièvement la parité de pouvoir d’achat dans le calcul du déficit de notre balance commerciale.

Sur Blogger :

La balance commerciale (Modèle Allemand de Nikola 1er)


Ainsi que sur canalblog :

La balance commerciale (Modèle Allemand de Nikola 1er)



Un auteur « Samuel », explique fort bien le mécanisme qui conduit notre pays à minorer notre déficit commercial afin de faire penser aux Français que la situation n’est pas si grave. Or elle est très grave. Et simplement par le calcul raisonnable et non faussé, on comprendra aisément que notre politique libérale va droit dans le mur.

Je vais donc publier ci après le texte de cet auteur paru sur Mediapart en 2011…


Le «vrai» déficit commercial de la France (1)






Dans le domaine du commerce international, comme dans celui de la production et des échanges au sein d'un même pays, et contrairement à ce que suggère la belle image de Jean-Baptiste Say, la monnaie n'est pas qu'un «voile» posé sur l'économie réelle, sans influence sur elle, et à travers lequel on pourrait en voir une image non déformée.


Comme le soulignent notamment les économistes postkeynésiens, et contrairement à ce que suppose la théorie néoclassique des « avantages comparatifs », les taux de change, c'est à dire les valeurs des monnaies les unes par rapport aux autres, ne sont pas de simples conséquences des échanges commerciaux internationaux. Ils peuvent aussi être influencés par les interventions des banques centrales, et aussi par les mouvements de capitaux, surtout quand ceux-ci sont libéralisés. Les taux de change peuvent alors influencer à leur tour les échanges commerciaux internationaux. C'est ainsi que, dans leur état actuel où par exemple l'euro est surévalué et le yuan est sous-évalué, ils maintiennent des déséquilibres commerciaux, bien reflétés se dit-on, par les déséquilibres des balances commerciales des pays.


Mais c'est ici justement qu'on oublie que la monnaie, en plus d'agir sur l'économie réelle, n'en laisse voir à travers elle qu'une image déformée. La balance commerciale, que l'on considère le plus souvent comme une image fidèle des flux commerciaux entrants et sortants d'un pays, recense les valeurs marchandes, exprimées en unités monétaires, des biens importés et exportés par le pays. Derrière cette balance commerciale, qu'on pourrait appeler plus précisément la balance commerciale en valeur, se cache une autre balance commerciale, qu'on pourrait appeler la balance commerciale en volume, qui recense les volumes réels des biens échangés par le pays, exprimés en unités réelles de biens et services. De même, derrière la valeur des biens et services produits dans un pays, c'est à dire derrière son PIB en valeur, se cache le PIB en volume de ce pays, volume des biens et services qui y sont produits, dont l'évolution est considérée comme le plus fidèle indicateur de la croissance de ce pays.

On donne le nom de niveau des prix dans un pays et à un moment, à la valeur dans ce pays et à ce moment, d'un volume de biens et services, qui sert d'étalon. Ce volume étalon peut être un panier type de biens et services, qui ne doit pas changer quand on change de pays ou de moment. Le niveau des prix peut être exprimé dans une unité monétaire internationale, comme le dollar. Pour évaluer le niveau des prix dans un pays et à un moment, on regarde quelle est la valeur dans le pays et à ce moment, du volume étalon de biens et services, qu'on exprime en unités monétaires du pays, puis on convertit cette valeur en unités monétaires internationales, selon les taux de change du moment.

Dès lors que le niveau des prix change d'un pays à un autre, ou autrement dit, dès lors que les taux de change ne sont pas dans un état de parité des pouvoirs d'achat, les balances commerciales en valeur et en volume ne sont plus identiques. De même, dès lors que dans un pays, le niveau des prix change au cours du temps, c'est à dire dès lors qu'il y a de l'inflation ou de la déflation, les évolutions des PIBs en valeur et en volume ne sont plus identiques.


Dans ce texte, je donnerai la balance commerciale en valeur de la France en 2008, ainsi qu'une approximation que j'ai faite à partir de chiffres donnés par le FMI, de sa balance commerciale en volume cette même année. On verra que le déficit commercial en volume de la France est bien plus accentué que son déficit commercial en valeur.

Cela n'a rien d'étonnant, puisque par rapport à un état de parité des pouvoirs d'achat, l'euro est fortement surévalué par rapport à la plupart des autres monnaies. La valeur des biens que nous exportons est globalement surévaluée par rapport à celle qu'ils auraient s'il y avait parité des pouvoirs d'achat. Et la valeur des biens que nous importons est globalement sous-évaluée. En effaçant ces surévaluations et sous-évaluations, on obtient de plus petits volumes de biens exportés, et de plus grands volumes de biens importés.

17 avril 2019

Majorité silencieuse du 7 juin 2009 (élections européennes) et référendum bafoué

GSMEcrit le 16 juin 2009

 

Pourquoi n’a-t-on pas parlé de ce phénomène d’abstention record que nous avons connu le 7 juin 2009 (élections européennes) ? Comme l’a rappelé Jean François Khan, le 15 juin 2009 au soir dans l’émission « Mots croisés », « profitons de parler de ce sujet, avant que la Monarchisation du pouvoir Sarkozyste qui s’est emparé des médias, n’interdise définitivement le droit d’expression »… 
 
Certes, j’ai déjà évoqué tous les cas de possibilités de non-motivation des abstentionnistes : Instances Européennes éloignées dont on est sans nouvelle, non compréhension par non information médiatique du fonctionnement de ces mêmes instances… 
 
Mais lorsque l’on a dit ça, on n’a pas tout dit ! Comment expliquer les 59,37% d’abstention, qui n’étaient que 57,24% en 2004, dans ce contexte de crise, dont les Français ont quand même, pour la plupart une grande conscience de l’enjeu ? 
 
Il faut rappeler un certain référendum de 2005, pour lequel 69,37% des Français s’étaient rendus aux urnes, pour dire « NON » à 54,67% au projet de constitution Européenne…
 
Étant donné le taux de participation, on peut clairement dire que la motivation politique était réelle et entière !
 
Mais qu'ont ressenti ceux des Français qui ont dit « NON » en 2005, à la suite de l’affront magistral en 2007 de ce président qu’ils ont élu sur des mensonges, celui-ci ayant effacé les résultats de l’expression populaire en disant OUI au Traité de Lisbonne ? Ils ressentaient le dégoût, l’amertume d’avoir été trompé, le désespoir de n’être pas pris en considération, le sentiment que voter ne servait à rien en fin de compte, puisque le dictateur de l'époque pouvait changer à sa guise les résultats des votes… (Je tiens à souligner le silence complice d'une presse totalement acquise à l'UE et manquant complètement d'objectivité sur le sujet)...
 
Il est maintenant très clairement établi par des enquêtes et sondages que ce 7 juin là, le pouvoir a mobilisé tout son camp, les abstentions sont donc le fait de cette majorité d’opposants dégoûtés… 
 
Mais le référendum de 2005 jeté aux chiottes à Lisbonne  en 2007 par Nikola 1er est-il suffisant pour  expliquer cette désaffection pour les urnes ? 
 
- Il a été assez porté à la connaissance du peuple la connivence des députés européens appartenant à la gauche « caviar », avec les députés libéraux, pour voter des lois ultralibérales.
 
- Enfin, les hommes ou femmes politiques qui, socialistes un jour, deviennent ministres Sarkozystes le lendemain, pour le seul attrait du pouvoir, ne favorisent pas l’envie de voter pour des gens dont on ne sait pas s’ils sont pour, s’ils sont contres, s’ils ne mangent pas dans la même assiette que leurs adversaires, s’ils ne trahiront pas leurs idées pour devenir transfuge de l’autre camp… 
 
Il y a donc en France une masse de gens dégoûtés, parfois en colère, qui n’ont pas su exprimer leur désaccord. Cette division, savamment organisée et contrôlée par le machiavélique locataire Élyséen, qui en était le principal bénéficiaire, ne risquait-t-elle pas de lui exploser à la figure un jour ?
On le sait aujourd'hui, il ne sera simplement pas été réélu en 2012, mais c'est le sort de tous les présidents, bons ou mauvais... 
 
Ce que les abstentionnistes n'imaginaient pas, c'est que les ravages des dictats de Bruxelles sont cumulatifs et s'aggravent de jour en jour. Les laisser se renforcer, c'est se résigner à la misère...
 
NDLA : Nous allons revoter en mai pour ces "européennes"... Est-ce que les Français auront enfin compris la leçon qu'il faut tirer des ravages commis au nom de l'UE, au moment de choisir leur bulletin de vote ???
 

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15 avril 2019

L'Europe, l'Europe, l'Europe...


GSM

Écrit le 10 février 2013
 
"Nous", qui ça "nous" ?... Avons fait l'Europe. Quelle Europe ? Quel intérêt commun ? Quel but commun ?
 
- La France a voulu faire entrer pleins de pays, pour Noyer la puissance Allemande (Toujours aussi cons ces Français).
 
- L’Allemagne a voulu faire l'Europe, pour avoir un marché captif (Reconstituant ainsi son Östpolitik traditionnelle mais tous azimuts cette fois : Danke, kleine Franzosen, Arch, arch, arch... Traduction : Qu'ils sont cons ces Français...).
 
- L'Angleterre a voulu faire l'Europe, pour avoir les avantages mais pas les inconvénients (Ils y ont bien réussi "We are the champions in the world")
 
Les affairistes et financiers trouvent parfaitement leur compte dans ce gruyère sans défense et sans anticorps.
 
Depuis, la France n'est qu'une grosse hémorragie financière et économique, qui a échangé son emploi contre l'importation, sa croissance contre le surendettement, son savoir-faire contre la régression, ses ambitions d'avenir contre la résignation et le désespoir...
 
Ah, elle est belle "votre" Europe de merde ! Sortons de ce machin et recommençons tout à zéro. Revenons au temps de la CECA et de la PAC, c'est à dire au temps de l'intérêt partagé, des buts communs. (Y'a des cons qui vont dire : "Mais y'a pus de charbon, y'a pus d'acier". Circulez, j'parle pas aux nazes).
 
Quand aux angéliquement-cons, qu'ils continuent de donner du fric aux Polonais pour s'acheter des avions de chasse Américains...
 
NDLA : A l'époque les Angliches ne se souciaient encore pas de l'immigration massive et donc le Brexit n'était pas encore de saison...
 

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26 février 2019

Ma chronique – Pourquoi ne parle-t-on pas des massacres en Amazonie ?


 

GSM

Écrit le samedi 20 juin 2009
 

On a beaucoup parlé des « évènements » d’Iran, moi-même aie évoqué l’importance des faits mais en termes différends de la vulgate médiatico-politique…
En effet Il est de l’intérêt des pays occidentaux de diaboliser le régime de Téhéran le traitant de criminel…
 
Mais lorsque c’est la puissance occidentale colonisatrice qui massacre, on n’en parle que très peu…
 
C’est pourtant ce qui se passe en Amazonie, où des dizaines de communautés indiennes du Pérou et d’Équateur sont prises à partie par quelques grandes multinationales  du Pétrole…
 
La cause : Les expropriations sauvages, la déforestation et les désastres environnementaux.
 
Le 5 juin (2009), l’armée Péruvienne a ouvert le feu sur des milliers de manifestants qui bloquaient une autoroute près de la ville de Bagua. Les affrontements ont fait une trentaine de morts parmi les soldats submergés par la foule. Les représailles ont fait une quarantaine de victimes et des centaines de blessés parmi les manifestants. Les témoins ont rapporté des exécutions sommaires, des fosses communes et des tirs depuis les hélicoptères sur les villages…
 
Le président Alan Garcia a imposé un couvre-feu, accusant les manifestants d’avoir provoqué ce bain de sang…
 
Depuis deux mois les manifestations se multiplient contre la volonté du gouvernement Péruvien d’ouvrir de nouvelles zones de la forêt Amazonienne à l’exploitation pétrolière, forestière et minière…
L’influente Eglise catholique s’est rangée aux cotés des populations locales, dénonçant « un désastre à venir et le mépris de communautés indiennes oubliées »
 
Dans le fond, qu’y a-t-il de commun dans les « évènements Iraniens », dans cette guerre d’Amazonie, dans la crise que nous traversons, dans l’accaparation illégales des terres, dans les subprimes, dans la dictature Birmane et même dans la casse sociale Sarkozyenne ?
Le Mépris !
 
OUI ! Le mépris ! Tant que les Dirigeants d’états, de multinationales, de banques, d’entités supranationales (comme l’Europe), mépriseront l’humain, il n’y aura qu’iniquités, que haines, que violences, que guerres…
 
La rapacité, l’esprit de lucre, l’envie de pouvoir et de richesse n’engendrent que le mépris de l’humain !
 
Et moi, dans ces cas-là… Je serais toujours du coté des méprisés…
 

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