17 avril 2019

Majorité silencieuse du 7 juin 2009 (élections européennes) et référendum bafoué

GSMEcrit le 16 juin 2009

 

Pourquoi n’a-t-on pas parlé de ce phénomène d’abstention record que nous avons connu le 7 juin 2009 (élections européennes) ? Comme l’a rappelé Jean François Khan, le 15 juin 2009 au soir dans l’émission « Mots croisés », « profitons de parler de ce sujet, avant que la Monarchisation du pouvoir Sarkozyste qui s’est emparé des médias, n’interdise définitivement le droit d’expression »… 
 
Certes, j’ai déjà évoqué tous les cas de possibilités de non-motivation des abstentionnistes : Instances Européennes éloignées dont on est sans nouvelle, non compréhension par non information médiatique du fonctionnement de ces mêmes instances… 
 
Mais lorsque l’on a dit ça, on n’a pas tout dit ! Comment expliquer les 59,37% d’abstention, qui n’étaient que 57,24% en 2004, dans ce contexte de crise, dont les Français ont quand même, pour la plupart une grande conscience de l’enjeu ? 
 
Il faut rappeler un certain référendum de 2005, pour lequel 69,37% des Français s’étaient rendus aux urnes, pour dire « NON » à 54,67% au projet de constitution Européenne…
 
Étant donné le taux de participation, on peut clairement dire que la motivation politique était réelle et entière !
 
Mais qu'ont ressenti ceux des Français qui ont dit « NON » en 2005, à la suite de l’affront magistral en 2007 de ce président qu’ils ont élu sur des mensonges, celui-ci ayant effacé les résultats de l’expression populaire en disant OUI au Traité de Lisbonne ? Ils ressentaient le dégoût, l’amertume d’avoir été trompé, le désespoir de n’être pas pris en considération, le sentiment que voter ne servait à rien en fin de compte, puisque le dictateur de l'époque pouvait changer à sa guise les résultats des votes… (Je tiens à souligner le silence complice d'une presse totalement acquise à l'UE et manquant complètement d'objectivité sur le sujet)...
 
Il est maintenant très clairement établi par des enquêtes et sondages que ce 7 juin là, le pouvoir a mobilisé tout son camp, les abstentions sont donc le fait de cette majorité d’opposants dégoûtés… 
 
Mais le référendum de 2005 jeté aux chiottes à Lisbonne  en 2007 par Nikola 1er est-il suffisant pour  expliquer cette désaffection pour les urnes ? 
 
- Il a été assez porté à la connaissance du peuple la connivence des députés européens appartenant à la gauche « caviar », avec les députés libéraux, pour voter des lois ultralibérales.
 
- Enfin, les hommes ou femmes politiques qui, socialistes un jour, deviennent ministres Sarkozystes le lendemain, pour le seul attrait du pouvoir, ne favorisent pas l’envie de voter pour des gens dont on ne sait pas s’ils sont pour, s’ils sont contres, s’ils ne mangent pas dans la même assiette que leurs adversaires, s’ils ne trahiront pas leurs idées pour devenir transfuge de l’autre camp… 
 
Il y a donc en France une masse de gens dégoûtés, parfois en colère, qui n’ont pas su exprimer leur désaccord. Cette division, savamment organisée et contrôlée par le machiavélique locataire Élyséen, qui en était le principal bénéficiaire, ne risquait-t-elle pas de lui exploser à la figure un jour ?
On le sait aujourd'hui, il ne sera simplement pas été réélu en 2012, mais c'est le sort de tous les présidents, bons ou mauvais... 
 
Ce que les abstentionnistes n'imaginaient pas, c'est que les ravages des dictats de Bruxelles sont cumulatifs et s'aggravent de jour en jour. Les laisser se renforcer, c'est se résigner à la misère...
 
NDLA : Nous allons revoter en mai pour ces "européennes"... Est-ce que les Français auront enfin compris la leçon qu'il faut tirer des ravages commis au nom de l'UE, au moment de choisir leur bulletin de vote ???
 

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15 avril 2019

L'Europe, l'Europe, l'Europe...


GSM

Écrit le 10 février 2013
 
"Nous", qui ça "nous" ?... Avons fait l'Europe. Quelle Europe ? Quel intérêt commun ? Quel but commun ?
 
- La France a voulu faire entrer pleins de pays, pour Noyer la puissance Allemande (Toujours aussi cons ces Français).
 
- L’Allemagne a voulu faire l'Europe, pour avoir un marché captif (Reconstituant ainsi son Östpolitik traditionnelle mais tous azimuts cette fois : Danke, kleine Franzosen, Arch, arch, arch... Traduction : Qu'ils sont cons ces Français...).
 
- L'Angleterre a voulu faire l'Europe, pour avoir les avantages mais pas les inconvénients (Ils y ont bien réussi "We are the champions in the world")
 
Les affairistes et financiers trouvent parfaitement leur compte dans ce gruyère sans défense et sans anticorps.
 
Depuis, la France n'est qu'une grosse hémorragie financière et économique, qui a échangé son emploi contre l'importation, sa croissance contre le surendettement, son savoir-faire contre la régression, ses ambitions d'avenir contre la résignation et le désespoir...
 
Ah, elle est belle "votre" Europe de merde ! Sortons de ce machin et recommençons tout à zéro. Revenons au temps de la CECA et de la PAC, c'est à dire au temps de l'intérêt partagé, des buts communs. (Y'a des cons qui vont dire : "Mais y'a pus de charbon, y'a pus d'acier". Circulez, j'parle pas aux nazes).
 
Quand aux angéliquement-cons, qu'ils continuent de donner du fric aux Polonais pour s'acheter des avions de chasse Américains...
 
NDLA : A l'époque les Angliches ne se souciaient encore pas de l'immigration massive et donc le Brexit n'était pas encore de saison...
 

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26 février 2019

Ma chronique – Pourquoi ne parle-t-on pas des massacres en Amazonie ?


 

GSM

Écrit le samedi 20 juin 2009
 

On a beaucoup parlé des « évènements » d’Iran, moi-même aie évoqué l’importance des faits mais en termes différends de la vulgate médiatico-politique…
En effet Il est de l’intérêt des pays occidentaux de diaboliser le régime de Téhéran le traitant de criminel…
 
Mais lorsque c’est la puissance occidentale colonisatrice qui massacre, on n’en parle que très peu…
 
C’est pourtant ce qui se passe en Amazonie, où des dizaines de communautés indiennes du Pérou et d’Équateur sont prises à partie par quelques grandes multinationales  du Pétrole…
 
La cause : Les expropriations sauvages, la déforestation et les désastres environnementaux.
 
Le 5 juin (2009), l’armée Péruvienne a ouvert le feu sur des milliers de manifestants qui bloquaient une autoroute près de la ville de Bagua. Les affrontements ont fait une trentaine de morts parmi les soldats submergés par la foule. Les représailles ont fait une quarantaine de victimes et des centaines de blessés parmi les manifestants. Les témoins ont rapporté des exécutions sommaires, des fosses communes et des tirs depuis les hélicoptères sur les villages…
 
Le président Alan Garcia a imposé un couvre-feu, accusant les manifestants d’avoir provoqué ce bain de sang…
 
Depuis deux mois les manifestations se multiplient contre la volonté du gouvernement Péruvien d’ouvrir de nouvelles zones de la forêt Amazonienne à l’exploitation pétrolière, forestière et minière…
L’influente Eglise catholique s’est rangée aux cotés des populations locales, dénonçant « un désastre à venir et le mépris de communautés indiennes oubliées »
 
Dans le fond, qu’y a-t-il de commun dans les « évènements Iraniens », dans cette guerre d’Amazonie, dans la crise que nous traversons, dans l’accaparation illégales des terres, dans les subprimes, dans la dictature Birmane et même dans la casse sociale Sarkozyenne ?
Le Mépris !
 
OUI ! Le mépris ! Tant que les Dirigeants d’états, de multinationales, de banques, d’entités supranationales (comme l’Europe), mépriseront l’humain, il n’y aura qu’iniquités, que haines, que violences, que guerres…
 
La rapacité, l’esprit de lucre, l’envie de pouvoir et de richesse n’engendrent que le mépris de l’humain !
 
Et moi, dans ces cas-là… Je serais toujours du coté des méprisés…
 

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06 février 2019

161011 Europe1 Ecologie Allemande

GSM

 

 

MERKEL : L'exemple à suivre pour Macron !!!

On est vraiment mal barrés !

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27 janvier 2019

Allocation du demandeur d’asile

GSM

Allocation du demandeur d’asile revalorisée de 1,6%, retraites et allocations familiales de 0,3%
Emmanuelle Ménard, député de l’Hérault, épouse de Robert Ménard, maire de Béziers déclare :à compter du 1er janvier 2019:
Allocation du demandeur d'asile revalorisée de 1,6%, retraites et allocations familiales, seulement de 0,3%... Cherchez l'erreur et bon courage à la majorité pour expliquer cette injustice à nos retraités ! Et accessoirement,
Je suis la seule dans l'hémicycle à l'avoir dénoncé !
  Cliquer sur le lien ci-dessous:
    16:59 - 27 oct. 2018


24 janvier 2019

Pauvre France...

GSMEcrit le 9 juillet 2014

Un pays ingouvernable.
Un Pays in-gouverné mais plutôt tyranisé.
Des syndicats qui rejouent la lutte des classes.
Des factions corporatistes défendant les privilèges étriqués, au mépris de l'intérêt  général.
Une social-démocratie qui fait du libéral plein pot.
Un gouvernement qui fait un pas en avant, un pas en arrière.
Des khmers verts et des khmers rouges avides de tyrannie à propos de tout ce qui n’est pas encore régenté et qui laissent de coté les questions essentielles.
Des théories ridicules d’égalité entre le bien et le mal, le bon et le mauvais, ce qui sert à quelque chose et ce qui ne sert à rien.
Un parti d’opposition irresponsable, parfaitement incapable de combler son propre déficit de 80 millions, dont il ne sait même pas comment il l’a créé d'ailleurs et qui ose critiquer et se gargariser de la gestion de la dette nationale par le pouvoir alors que c'est ce même parti d'opposition qui a augmenté fortement ladite dette dans la précédente mandature.
Des soi-disant responsables prêts à en découdre avec les dépenses sociales alors qu’ils laissent filer les dépenses somptuaires, les hémorragies de capitaux et d'activité.
Des politiciens qui distribuent la crise au lieu d’investir dans l’activité de demain.
Des sociétés nationales aux responsabilités diluées, dirigées par des castes de rêveurs éloignés des réalités du terrain, mais très préoccupés es intérêts personnels et carriéristes..
Des salariés qui n’en peuvent plus de voir se rapprocher le mur à toute vitesse.
Des Patrons, qui hésitent entre partir et tout brûler.
Un président qui nous joue le discours de la méthode alors que le véhicule France est déjà au-dessus du vide…
 
Est-ce que c'est la politique de la terre brûlée ?
Sommes-nous condamnés à subir à vie, le pouvoir de bons à rien ? 
 
Y-a-t-il un pilote dans l’avion France ? Et si c’est le cas, qu’il se présente dans le poste de pilotage séance tenante, SVP !

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21 janvier 2019

Ma chronique - Nous cherchons un commandant pour le bateau France

© zalandeau, le dimanche 17 janvier 2010

 

Triste réalité Haïtienne (séisme) qui fait l’actualité actuellement… Mais les mots sont impuissants… Alors nous regardons, un peu honteux, gênés, voire hypocritement soulagés…
 
Triste réalité de notre globe et de son devenir…
 
Confiscation de terres agricoles, accaparation des ressources, délocalisations, travailleurs jetables, policiarisation de la démocratie, triomphe de l’arbitraire…
 
La spéculation continue. Elle, dont l’effondrement temporaire a su entrainer la récession économique, repart de plus belle, mais en laissant l’économie et ses acteurs derrière elle… Jusqu’à la prochaine rechute…
 
Nous sommes dans une guerre économique, mais peu de nos dirigeants veulent bien l’admettre. Dans une guerre, il faut se défendre et contre-attaquer, il faut une stratégie et un stratège pour nous protéger. Y-a-t-il quelqu’un aux commandes du bateau France ? Non !
Alors, nous continuerons longtemps à perdre toutes les batailles, à accumuler chômage, misère et égoïsme.
 
Il y a deux adversaires :
-         La finance spéculative internationale dont il n’est aucune localisation hormis les lieux obscurs des paradis fiscaux.
-         L’activité économique mondialisée dont les effets sont partiellement nationaux, souvent nocifs car liés à la finance spéculative.
 
Nous attendons un président, véritable chef de guerre, capable de mener ce combat et d’entrainer les grands pays Européens, dans une croisade de reconquête par la puissance publique du contrôle de la vie économique. Il sera attentif et adoptera un mode participatif avec le peuple de France, qui sera prêt à le soutenir, si le combat est juste, social et équitable.
 
Nous ne voulons plus d’impérialisme colonial, nous ne voulons plus du seul intérêt privé, nous ne voulons plus de l’égoïsme ni de l’obscurantisme religieux que notre société occidentale a su générer en réaction à ses agissements honteux et écœurants.
 
Nous cherchons un commandant pour le bateau France, mais existe-t-il ?
 

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07 janvier 2019

La crise dans la crise

GSM

Ecrit le 1er mai 2010
 
J’ai hésité longtemps avant d’en parler… Mais dès les soupçons sur l’état de santé financier de la Grèce, j’ai compris deux choses : Qu’une nouvelle crise naissait, et que de nouveaux risques apparaissaient.
Alors que nous sommes toujours dans la tourmente de la crise des subprimes, de l’éclatement de la bulle spéculative, une autre bulle spéculative se reforme.
Cette fois-ci c’est contre l’Euro ! Combien les dirigeants fantoches de cette Europe qui n’existe pas, ou seulement par sa monnaie, vont rabattre de leur prétention sur la solidité de monnaie supposée, seul fleuron d’une union aux buts uniquement lucratifs…
Depuis longtemps les pays du « club méditerranée », auxquels il faut ajouter l’Islande, surnommés péjorativement « P.I.G.S », en raison de leurs comptes aux résultats artificiels et de leur économie spéculative, sont la cible des spéculateurs pour une nouvelle attaque financière…
L’Europe saura-t-elle résister à une telle attaque, dont les conséquences seraient une chute de l’Euro ? Faut-il aider la Grèce, ou bien se débarrasser de tous les pays moutons noirs et points faibles de l’Europe ?
Dans l’un comme dans l’autre cas, nous risquons un éclatement de l’Europe. Mais personnellement, je ne m’en plaindrai pas.
De cette Europe qui n’a su uniquement, qu’apporter la misère à son peuple et donner la part belle aux libéraux ainsi qu’aux multinationales, je n’ai pas vraiment envie…
Un Euro faible, c’est davantage d’exportations, la possibilité de rebâtir notre industrie, (mais seulement s’il y a une volonté politique nationale pour cet objectif).
 
Mais en tout état de cause, un conseil à ceux des petits épargnants possédant des assurances vies : Regardez la nature de votre contrat ! S’il est rédigé en Euros ou en Francs, pas de problème. Mais pour les contrats adossés à des actions voir même des obligations… votre risque est grand de tout perdre… A moins que notre bienaimé président ne garantisse lesdits contrats d’assurance-vie… Mais ça m’étonnerait…
 
Au fait ! Il faudrait que je vérifie le mien…
 
Rajouté le 07 janvier 2019 : Ah au fait ! Avec Macron, le risque de tout perdre est plus immense encore pour le peuple Français, parce qu'il sait faire "ruisseler l'argent des pauvres vers les premiers de cordée... Et quoi de plus simple que de prélever sous forme de taxes et éventuellement sur les épargnes des petits épargnants ???
 
 

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17 décembre 2018

La France et son armée

GSM

Écrit par Henri ROURE, le mardi 27 novembre 2018 (Envoyé par Trub)
 
Je ne crois ni aux hasards, ni aux coïncidences. Tout a un sens dès lors que les évènements émanent d’une même source. C’est bien sûr le cas en stratégie politique.
Si nous considérons plusieurs faits récents, apparemment indépendants les uns des autres, et si, avec un peu de réflexion et d’attention, nous essayons de leur trouver un ferment commun, nous sommes immédiatement amenés à nous interroger sur les calculs qui sous-tendent certaines actions du gouvernement. Un phénomène latent depuis quelques années vient de prendre une acuité toute particulière avec les dirigeants actuels : les Français ne se contentent plus des paroles issues du système politique traditionnel, ils analysent et ils jugent de la pertinence des décisions.
Désormais ils s’informent grâce aux réseaux sociaux, à internet et à une solidarité qui s’est créée en dehors des cheminements habituels et qui porte un nom : ras-le-bol ! Ils en tirent inévitablement des conclusions.
Dans un panorama d’insatisfaction nationale s’ajoutant à l’insécurité, nous pouvons nous interroger, aussi, sur le fond des relations entre le pouvoir et l’armée. Les forces armées sont les garantes de l’intégrité du territoire, de la défense de la population et des intérêts nationaux. C’est dire que leur mission est essentielle, régalienne, et doit les rendre intimes avec le peuple. Elles sont, d’ailleurs, constituées par des citoyens qui en sont issus. Dans le paysage politique présent il est bon de le rappeler.
Bien avant la révolte des gilets jaunes le président et ses soutiens ont montré à la fois une indifférence hautaine et une crainte inavouée du peuple. Ils persévèrent. Méconnaissant les gens-d’en-bas ils prennent des décisions à l’emporte-pièce, en cohérence avec leur idéologie européiste et mercantiliste, sans se soucier des conséquences sociales, parce qu’ils se sentent assurés de leur intelligence et donc de la qualité de leurs choix. Ils savent, cependant, probablement de manière encore confuse et en sous-estimant les conséquences possibles, qu’ils ne sont pas à l’abri de sévères remous, car leur politique ne sert pas la France indépendante alors que les Français restent toujours attachés à leur pays, à leur mode de vie, à la grandeur de leur histoire et à leur culture.
> Cette crainte a sans doute été confirmée par les actions des gilets jaunes. Cette arrogance va de pair avec une inquiétude. Ils prennent donc quelques précautions pour éviter un mouvement populaire puissant et structuré qui viendrait à mettre en péril la permanence de leur démarche politique. Mais nous pouvons douter de leur compréhension de la situation, donc de la justesse de leur réaction…
Une de leur appréhension, non-dite, serait que les armées sortent de leur neutralité en cas de crise majeure, contestant la globalité de la politique conduite. Cette méfiance est en soi une preuve supplémentaire d’une politique très sensiblement en contradiction avec un destin national indépendant. Ils ont à l’égard des militaires ce même regard qu’ils portent au peuple.
Ils additionnent, donc, des gestes et des décisions vers les armées qui visent à les affaiblir et à les décérébrer mais à les conserver aux ordres. Cette action de défiance complète le désir de ne pas développer un instrument de défense nationale, qui serait en contradiction avec leur idéologie.
> Dans cette ligne, le président émet l’idée d’une armée européenne, rejetant celle de patrie et montrant, à l’évidence, qu’il ignore pourquoi un soldat accepte de mourir.
La Défense est un monde qui lui échappe. Il constitue, par essence, un obstacle au supranationalisme financier. 
 
Aucun président, avant lui, n’a trouvé nécessaire de rappeler qu’il était chef des armées. Les militaires savent parfaitement que celui qui, seul, peut engager le feu nucléaire et décider d’une opération militaire est bien le responsable suprême. Nul n’est besoin de le clamer et de défier et humilier un chef d’état-major pour asseoir une autorité constitutionnelle. Pourtant il est surprenant que le président actuel réponde aux questions d’un journaliste, à bord du porte-avions Charles de Gaulle, tout juste sorti de sa grande visite, avec en fond de tableau un Rafale Marine, comme s’il voulait se mettre sous la protection de ces armées qu’il maltraite par ailleurs. De même en imaginant d’accorder aux grands responsables militaires parisiens une prime conséquente de très haute responsabilité, sachant pertinemment qu’ils sont les véritables chefs opérationnels des armées, alors que cadres et militaires du rang subissent toutes sortes de régressions sociales et financières et se heurtent, au quotidien, à des conditions de vie professionnelles et personnelles difficiles.
 
Les nantis sont censés être du côté du pouvoir ! Diviser pour régner et faire accepter une nouvelle baisse de capacité opérationnelle ?
L’attitude du chef de l’État n’est paradoxale qu’en apparence.
Simultanément le président - par l’intermédiaire de son ministre des comptes publics - rabote le budget de la défense de 400 millions d’euros, malgré la LPM, alors que la menace islamiste intérieure et extérieure est bien présente et que l’immigration musulmane ne cesse pas. Il essaie de dissocier la Nation et son armée, notamment, lors de la commémoration du centenaire de l’armistice de 1918, refusant, en outre, d’honorer les maréchaux qui ont conduit à la victoire l’armée de la nation et non-pas des civils que l’on avait armés. Et, tout récemment, en humiliant les Saint-Cyriens et, en fait tous les militaires, en faisant débaptiser la dernière promotion de l’Ecole Spéciale Militaire au prétexte que le parrain choisi, le général LOUSTAUNAU-LACAU - pourtant héros des deux guerres et de la Résistance, déporté par les nazis.- ne répondrait pas aux critères de la bien-pensance, à laquelle il voudrait se référer, et aux critères de ceux qui ont fait son élection. Il bafoue le contexte historique et la tradition d’une grande école qui a fourni à la France ses sauveurs, des présidents et un saint. En agissant ainsi c’est bien l’intimité du peuple et de son armée qu’il voudrait fracturer. Il affiche le même mépris des militaires que du peuple.
Nous pouvons dès lors nous interroger sur la finalité d’une politique générale qui vise à appliquer contre vents et marées les obligations supranationales du traité de Maastricht en s’opposant, notamment, aux revendications populaires, pour s’inclure dans des règles budgétaires inappropriées et à continuer, par petites touches, à résorber l’héritage gaullien d’une politique militaire indépendante.
La réponse va de soi : il faut tout faire pour réduire encore la souveraineté nationale pour mieux paraître, individuellement, dans la coterie mondialiste. D’ailleurs certaines idées sont étonnantes, sortes de ballons sondes ; mais qu’elles aient pu être émises donne la direction souhaitée par le pouvoir actuel : Partage de la direction de la dissuasion nucléaire avec un autre État, s’ajoutant à la proposition d’armée européenne, partage du siège permanent au conseil de sécurité…D’un personnage aussi complexe, élu grâce à une manipulation médiatico-financière, partenaire des plus fervents « mondialistes », il n’y aurait là rien d’étonnant.
 
Général (2S) Henri ROURE
Ancien officier des Troupes de Marine
27 novembre 2018

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06 novembre 2018

A l'est, rien de nouveau


GSM

Écrit le 26 juillet 2011... (NDLA : Toujours valable de nos jours)
 
Nos capitaux continuent de fuir vers l'Asie. Notre production continue de se délocaliser. Nous sommes dépendants de l'orient pour tout les produits industriels et manufacturés et bientôt nous subirons une dépendance alimentaire...
 
Nos "Daladier" et nos "Chamberlain" actuels ne mobilisent même plus, ne lancent pas de programmes de réarmement ni de relocalisation industrielle. Ils disent que nous n'avons plus les moyens de le faire. Ils pensent qu'il n'y a rien à faire. Ils sont résignés pour l'avenir de leurs pays (d'autant plus que leurs intérêts personnels sont préservés)...
 
Désarmés, nous sommes à la merci des envahisseurs qui préparent la plus grande armée d'invasion que l'on ait connue...
 
Qui donc avait compris que la prochaine guerre commencerait, non pas par des préparations d'artillerie, ni par des bombardements, ni par des infiltrations de commandos, mais par un assèchement économique de l'adversaire ? Personne !
 
Nous perdons la guerre économique, sans nous défendre, sans nous plaindre, sans qu'aucune voix ne s'élève... Nos morts se nomment par millions : chômeurs, SDF, quart-monde, "sous le seuil de pauvreté"... Et ensuite, nous périrons sous l'invasion barbare...
 
Nous n'avons pas de "de Gaulle", ni de "Churchill", mais par contre, les "Pétain" se bousculent au portillon...
 
Nous n'avons plus qu'à attendre l'asservissement total...
 
Le ciel de l'aube ne rougeoie pas encore de la fureur des armes...
 
A l'est, rien de nouveau... C'est au sud que cela se passe...

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