05 juillet 2018

1292suite Dans mon castel, j'ignore tout ce qui se passe

GSM

NDLA : Une petite pause dans la narration historique au profit d'une mise en scène du quotidien du chevalier responsable de la forteresse de Montlhéry.
 
Dans mon castel, icelui que mon Roy me donne à garder, j'ignore tout de ce qui se passe chez les manants et autres parvenus, en bas dans le bourg et n’ai oncques de nouvelles concernant les seigneuries alentour.
 
Seuls mes amis, de toute condition, (ménestrels, biographes, poètes) me tiennent informés des évènements du dehors.
 
Je suis bien avec eux. Quand ils viennent me visiter, nous jouons luth, vielle, tambourin et déclamons poèmes à la lune levée. J'ai bien du mal à leur faire visite. Huit amis, répartis lointainement et dont la production littéraire est fort abondante, cela pose problème, car il faut bien du temps pour les tous voir. J’ai donc avec l’ordonnance des occupations domestiques, des journées fort bien occupées et point de répit.
 
Je commence à voir poindre autour du castel, de nombreux curieux, intéressés, qui voudroient bien entrer par quelque poterne dérobée ou prest à tenter l’escalade jusqu’à une archère. Mais à chaque fois nous les repoussons dans les douves. Il est à parier que leur odeur ne fust très forte, tant, des douves, la vase a pris possession.
 
Je faisois ce matin, poser un placard devant le pont-levis : «Manant ou Chevalier, si n’estes parent ou ami avec le Seigneur de ce lieu, passaillez prestement votre chemin. Les arbalestriers céans, sont forts aguerris et embrochent leurs flèches à trois cents coudées».

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29 juin 2018

1292 Prison d'état

GSM

Prison d’état
 
Ainsi, sous le règne du bon Roy Saint Louis, Guillaume, évesque de Paris, regardoit le Chastel de Mont Lehericus comme situé au fin cœur du Royaume de France.
 
Plus tard, le comte de Hainaut s’étoit révolté contre le Roy Philippe le Bel.
 
Celui-ci fist enfermer le séditieux dans la tour de Mont Lehericus en 1292 et 1293.
 
Sur la somme de 1800 livres que la prévosté de Paris fist don au Roy Philippe le Bel, en 1304 pour la subvention de l’armée de Flandres, la chastellenie de Flandres payoit 1220 livres, ce qui montroit sa puissance, mais fesoit monter sa rancœur envers son féal le Roy de France.
 
En 1311, Louis, filliot aisné de Robert, comte de Flandres étoit mis en geosle dans la tour de Mont Lehericus, confirmant ainsi le le rosle de prison d’état du Chastel.
 
En 1316, Philippe, comte de Poitiers, visitoit le chastel de Mont Lehericus. Les lépreux étoient soupçonnés d’empoisonner les puits.
 
Par ordonnance Royale du 2 septembre 1321, Guillaume de Guerville, receveur de la vicomté de Paris fesoit nettoyer le puits du Chastel, pour le doute qu’avoit Pierre Guillard, garde du chastel, chastellenie et comté de Mont Lehericus, que les lépreux ne l’eussent empoisonné.
 
Puis le Roy Charles V visita le chastel en 1332. Quel ne fust pas la liesse qui entoura Sire Charles sur son fier destrier, accompagné de sa garde de chevaliers. Oncques le bourg de Montlhéry et le chastel ne virent de festoyment plus magnificent, et joyeux.
 

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22 juin 2018

1227suite Le peuple agit en 1227

GSM

Louis IX, réfugié au castel de Mont Lehericus, dépescha alors un messager vers Blanche de Castille à Paris.
 
Icelle fust prompte à décider. Elle informa la population Parisienne.
 
Apprenant les dangers qui menaçoient leur Roy, les Parisiens se dressoient en foule, hommes, femmes et jeunes gens, sous la conduite de quelques Chevaliers, derrières les milices communales et ils prennoient le chemin d'Orléans.
 
Ils arrivèrent à Montlhéry. Le jeune Roy revinst alors vers Paris avec cette escorte populaire, salué sur son passage par iceux, qui plus âgés, étoient restés en arrière et l'acclamoient tout au long du chemin.
 
D'ailleurs Saint Louis aimera à conter ce magnifique évènement à Messire de Joinville qui nous le raportoit : "Depuis Mont Lehericus, le chemin étoit tout plein de gens en armes et sans armes, jusqu'à Paris. Tous crioient "Noël, Noël ! Que Notre Seigneur donne bonne et longue vie à nostre Sire ! Qu'il le défende contre ses ennemis ! Noël, Noël !"
 
Le projest factieux des Barons s'effondroit et ils abandonnèrent leur entreprise, voyant "que la main de Dieu est avec leur Roy".
 
En signe de gratitude, Saint Louis fesoit construire une chapelle à l'entrée du castel en 1254, mesurant 45 pieds de long par 24 pieds de large...
 
Heureuse époque ou le peuple aimoit son Roy, qui le lui rendoit bien et se soulevoit pour en soutenir la cause...
 

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15 juin 2018

1227 Un refuge pour Saint Louis

GSM

Le nouveau castel, va monstrer son utilité, ainsi que le raporta Jean de Joinville.
Louis IX n'avoit que treize ans. Les barons du Royaume de France n'aimoient point la mère du jeune Roy, Blanche de Castille, qui assuroit le gouvernement après le décès de son époux Louis VIII.
Ils lui reprochoient ses origines étrangères, de favoriser son pays d'origine au détriment de la France et vouloient soustraire le jeune Roy à son influence.
 
Ainsi, les barons hourdissoient un complot pour enlever Louis IX...
Vers la fin de l'an de grasce 1227, Blanche qui résidoit à Paris, envoya son fils parcourir la région Orléanoise. Cette tradition Capétienne, il falloit se monstrer aux sujets du Royaume, afin d'estre populaire.
 
Alors qu'il étoit sur le chemin de Vendosme, les barons se réunirent à Corbeil pour s'emparer du jeune Roy à son retour...
 
Le Prévost de Corbeil aillant vent du complost s'en fut prévenir le Roy sur le chemin du retour.
Louis IX déjà arrivé à Châtres (Arpajon), plutost que de s'enfuir vers Orléans, et de passer pour un faible, ne perdit point son sang froid.
 
Il décida de rejoindre le castel de Montlhéry sur sa route, alors que les barons tentoient de l'encercler entre Corbeil et Etampes...
 

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08 juin 2018

1215 Brouille avec le roy des Francs

GSM

Guy II Le Roux marioit alors sa fille unique au filio naturel du Roy de France, le Comte Philippe de Mante, ausquel il confia la garde du Castel.
L'on vit le vieux Roy Philippe rendre visite et résider à Mons Lehericus, accompagné des grands du Royaume...
 
Mais la paix estoit de courte durée.
 
Les Garlandes, cousins de Guy II, retinrent en otage la fiancée du fils du Roy et la mère de cette dernière. Milon II, frère cadet de Guy Troussel fist alors un long siège infructueux du Castel.
Il étoit relayé par l'époux de la belle-mère, le Sénéchal de France Guy de Rochefort.
 
Mais entre temps, les factieux avoient pris la prudente décision de s'échapper !
Guy de Rochefort, faisoit alors démolir toutes les défenses et fortifications du Castel, et ne conservoit que la tour.
 

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31 mai 2018

1200suite Montlhéry RETOUR SUR LA MORT de Milon II - Le Félon Hugues

GSM

Il faut revenir en détail sur le cas de Milon II. (Toute ressemblance avec des personnages du blog serait purement fortuite et pour tout dire inespérée !).
 
Celui-ci, bien que ruiné par la restauration de la Forteresse de Mons Lehericus, n’augmenta pas les impôts que payoient ses serfs.
Ses villageois et notables, pour la plupart l’aimoient.
 
Ses soucis financiers et familiaux le firent changer. Il devint d’apparence futile et détachée, parfois ironique, pour mieux cacher ses problesmes dont il ne vouloit pas, par pudeur, embester la populace. L’effest fut contraire à ses attentes. Bientost, quelques notables et quelques commerçants, bien que toujours monstrant un air affable à Milon II, lui devinrent moins attachés et pour tout dire jaloux du caractère badin et narquois, de leur suzerain.
 
C’est à ce moment que le cousin de Milon II, Hugues de Crécy, de la famille des Garlandes, se fit inviter au Castel. Milon II n’y vit point malice et laissa faire.
Mal lui en prit.
 
En effet Hugues s’installa comme en sa maison et entreprit de détourner les vassaux et notables du domaine de Mons Lehericus, de leur Suzerain.
Il n’eust pas de mal à les flatter, à leur faire comprendre que les impôts étaient trop lourds, que leur Seigneur ne s’occupait point d’eux.
Manipulateur, Hugues, fist mesme distribuer des parchemins appelant à lui rapporter des témoignages sur des comportements déviants de Milon II.
 
Milon II ne se doustoit de rien, tant le nombre de ses fidesles avoit diminué.
 
Le félon Hugues de Crécy, n’eust point de mal à faire financer par ses nouveaux partisans, aveuglés par les propos doucereux, une bande de malandrins et de coupe-jarrets.
 
Une nuit ceux-ci firent irruption pour étrangler en son sommeil Milon II. Milon qui avoit pu se barricader dans la haute salle du Donjon, préféra se pendre que de se rendre à ses bourreaux. Hugues, hypocritement  fit faire des obsèques grandioses à son cousin.
 
Quelques fidesles de Milon, tentèrent de réhabiliter la mémoire de ce dernier… En vain !
Leur Seigneur disparu, Hugues devenu tout puissant, le calme revinst sur le domaine, par l’irruption tardive des soldats du Roy, qui chassèrent Hugues du Castel !
 

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22 mai 2018

1200 Forteresse de Montlhéry

GSM

Milon II, le grand floué dans l'affaire, demandoit réparation au nouveau Roy de France Louis VI le Gros. Celui-ci, accédant à la requeste lui remis la tour de Mons Lehericus.
Milon II n'avoit plus qu'à reconstruire les fortifications. Mais en bois, car les finances étoient en baisse.
Mais la destinée funeste de Milon le poursuivit, puisque son cousin, (issu des Garlandes ), l'étrangloit...
Milon à peine mis en terre, le Roy excédé, faisoit main basse sur ce Castel de Mons Lehericus et en fit possession de la couronne !
 
Un bourg s'érigeoit ensuite, qui fust fortifié. Une garnison royale y prit place.
Les Roys qui se succédèrent y séjournèrent fréquemment.
 
C'est finalement Le Roy Philippe Auguste qui fist reconstruire en dur, le Castel de 1200 à 1205.
 
Outre le Donjon (la grosse tour de 22 coudées (9,50 ml) de diamestre), ce Castel fust édifié en pentagone, flanqué de 4 tours de flanquement à pan coupé intérieur d'un diamestre de 17 coudées (7,50 ml).
De plus une tour-porte carrée interdisoit l'accès à tout importun éventuel.
Les parois étoient toutes de 4 coudées et demie (2,00 ml) d'épaisseur.
 
Le pont levi pivotoit et prenoit place dans une feuillure de l'ébrasement de la poterne...
Il permettoit la sécurité, l'approvisionnement, les contre-attaques ou les fuites salvatrices.
 

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15 mai 2018

1118 Hugues le félon ne s’en tire pas mal

GSM

Les représailles Royales de Louis VI le gros, ne se firent pas attendre : le Roy se jeta sur le castel de Gometz, où Hughes (Hugues) s'étoit réfugié. Les gardes ne firent que peu de résistance au siège Royal. Hughes, pris d'une peur panique, fut sommé de paraître à la cour de son seigneur, Amaury IV de Montfort, de la forest des Yvelines.
 
Connoissant la rudesse d'Amaury, Hugues savoit ses jours comptés. Il préféra une austre tactique.
 
Hughes de Crécy fondit en larmes, se prosterna aux pieds du roi qui étoit présent, lui remit ses terres et revêtit l'habit monastique. Tout ceci se passoit en l'an de grasce 1118.
 

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10 mai 2018

1108 Un des premiers actes de Louis VI

GSM

Un des premiers actes de Louis VI, devenu roi en 1108, à la mort de son père, fut d'enlever à Hughes (Hugues) de Crécy, fils de Guy le Rouge, la dignité de sénéchal, pour la donner à Anselme de Garlande, dont le frère Etienne reçut la charge de chancelier. Il fit présent à son frère naturel, Philippe de Melun, de la terre et du château de Montlhéry. Mais celui-ci rendit à Hughes de Crécy le château, pour entourer le roi d'un cercle d'ennemis. Hughes se hâta vers sa nouvelle seigneurie quand le roi se lança à sa poursuite. Pendant quelques jours les deux adversaires s'opposèrent, l'un pour avoir la seigneurie et l'autre pour empêcher de l'avoir. C'est alors que se présenta Milon Il de Braye, cousin de Hughes, qui demanda la seigneurie par droit héréditaire. Le roi offrit alors Milon Il comme seigneur aux habitants de la ville. Ceux-ci enjoignirent à Hughes de sortir au château, le menaçant de mort. Hughes fut alors obligé de s'enfuir.
 
A partir de là, il faut s'en remettre à la "chronique de Morigny" par laquelle il est dit que :
 
Hughes étoit furieux de s'être fait enlever le château de Montlhéry par son cousin Milon à qui il revenoit de bon droit. C'est pourquoi il se mit à en ravager les alentours. Peu après, il réussit à s'emparer du château grâce à une trahison. Il emprisonna alors Milon II dans sa tour de Châteaufort. Une nuit, "pris de folie" dit la chronique, il étrangla son cousin de ses propres mains puis le défenestra, peut-être pour faire croire à un accident. Les représailles royales ne se firent pas attendre : le roi se jeta sur le château de Gometz qu'il prit rapidement. Hughes, pris d'une peur panique, fut sommé de paraître à la cour de son seigneur.
 
Ce passage est intéressant car on apprend que son seigneur est en fait Amaury IV de Montfort, gruyer, de la forêt des Yvelines. Quoi qu'il en soit, Hughes de Crécy fondit en larmes, se prosterna aux pieds du roi qui étoit présent, lui remit ses terres et revêtit l'habit monastique. Tout ceci se passoit avant la mort d'Anseau de Garlande en 1118.
 
C'est ainsi que le château de Montlhéry rentra définitivement sous le joug royal après avoir eu successivement pour seigneurs : Thibaud File-Etoupe, Guy 1er, Milon le Grand, Guy II Troussel, Milon II de Braye et Hughes de Crécy.

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06 mai 2018

996 Robert le pieux

GSM

Au printemps 996, Berthe de Bourgogne, veuve du comte Eudes 1er de Blois, venoit demander aide et protection à Robert le Pieux. Le souverain fust séduit par la noblesse et la détermination de cette femme de quelques années son aînée, mère de cinq enfants, dont Thibaud et Eudes, âgés de quatorze et treize ans. Peu après, Berthe devenoit sa maistresse. Qui pourroit s'en soucier puisque, près de cinq ans auparavant, il avoit répudié sa première épouse, Rozala Suzanne et se considèroit libre de tout lien? Mais le roi estoit très amoureux et ne songeoit plus qu'à épouser celle qui avoit partagé ses nuits. Hugues Capet, qui ne vist pas d'un très bon oeil l'arrivée au palais de la veuve de son ennemi d'autrefois, s'y opposa fermement.
 
Le 24 octobre 996, Hugues Capet rendoit son âme à Dieu. Robert estoit désormais seul roi et libre de convoler avec celle qu'il aimoit. Il espèroit que, contrairement à son union avec Rozala Suzanne, son aisnée de plus de quinze ans, qui lui fust imposée et qui estoit restée stérile, ce mariage d'amour lui permettra de donner un héritier à la jeune dynastie capétienne. En outre, Berthe lui apportera en dot des droits sur la Bourgogne et les immenses possessions de la puissante famille de Blois. Tout sembloit donc pour le mieux dans le meilleur des royaumes...
 
Mais l'Eglise désapprouvoit, et le pape Grégoire V condamna formellement ce mariage. Berthe estoit née de l'union du roi Conrad II de Bourgogne et de Mathilde, fille du Carolingien Louis IV. Or, depuis les années 830, le droit canonique interdisoit les mariages entre parents jusqu'au septième degré. Or Robert le Pieux et Berthe de Bourgogne étoient cousins issus de germains : leurs grands mères respectivement paternelle et maternelle étoient toutes deux filles du roi de Germanie Henri 1er l'Oiseleur. Sans compter que le roi estoit le parrain du dernier né de sa future épouse; ce qui constituoit alors un véritable et indissoluble lien de parenté.
 
En faisant fi des avis de l'Eglise, Robert le Pieux s'exposa à voir ses relations avec les puissants du clergé et la papauté se compliquer sérieusement. Qu'importe! Sa décision estoit prise; puisque liaison il y avoit, autant l'officialiser. En novembre ou en décembre, les noces furent célébrées par l'archevesque Archambaud de Tours, un des seuls prélats qui lui fustent restés fidesles.
 
En février 987, le concile de Pavie, présidé par le pape, somma alors le roi de Francie de renoncer à Berthe de Bourgogne, "sa cousine qu'il avoit épousaillée contre l'interdiction apostolitique", et les évesques qui "avoient consenti à ces noces incestueuses" estoient rappelés à l'ordre. Robert le Pieux ne cesda point. Au cours de l'été suivant, le pape et l'Empereur Otton III convoquèrent un nouveau concile à Rome. Le roi se vist infliger sept années de pénitence pour se laver du péché d'avoir épousaillé une cousine au troisième degré et, s'il ne renonçoit pas à Berthe, estoit menacé d'estre frappé d'anathème. Mais il ne céda toujours pas à ces considérations politiques.
 
En février 999, Grégoire V rendit son âme à Dieu et, en avril, Gerbert d'Aurillac devint pape sous le nom de Sylvestre II. Robert le Pieux estoit-il alors prest à se rendre aux arguments de celui qui avoit esté son précepteur? Il alla désormais sur ses vingt neuf ans, et aucun enfant ne lui estoit né du lit qu'il partageoit avec Berthe de Bourgogne. Si la raison lui souffla de mettre un terme à une union stérile, il ne put se résoudre à renoncer à son grand amour. Il lui faudra près de quatre ans pour accepter cette idée, et ce n'est qu'en 1003, qu'il répudiera Berthe de Bourgogne.
 
Pourtant, mesme après avoir épousaillé Constance d'Arles, sans doute ne mettra-t-il pas fin à leur liaison. En 1008, las des intrigues et des récriminations incessantes de sa troisième femme, il se rendra à Rome avec Berthe pour solliciter du pape Jean XVIII l'annulation de son mariage et l'autorisation de reprendre "officiellement" la vie commune avec celle qui n'est plus que sa maîtresse. Robert II essuiera encore un refus et, cette fois, se soumettra définitivement.
 
© Henridelatour alias Zalandeau samedi 27 octobre 2007

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