31 janvier 2020

“Territoires conquis de l’islamisme”, quand les journalistes découvrent que l'islam radical gagne du terrain en France

GSM


Par Barbara Lefebvre  Publié le 16/01/2020 à 14:54
 
 
Le livre de Bernard Rougier, Les territoires conquis de l’islamisme, a reçu un accueil très enthousiaste dans les médias. Cette enquête est utile bien entendu, mais la présenter comme une analyse inédite ferait sourire, si le sujet n’était pas si grave.
 
Deux ans après l’attentat de Trèbes, quatre ans après les attentats de Magnanville, de Nice et Saint Etienne du Rouvray, cinq ans après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper-cacher de Vincennes, du Bataclan et du Stade de France, huit ans après les tueries de Toulouse, et sans énumérer la litanie des attentats dits « low cost » ou des attaques de divers « déséquilibrés » tuant au cri d’Allah akbar mais qui n’ont « rien à voir avec l’islam », où en sommes-nous de l’action républicaine contre l’islam politique ? Un récent sondage montrait que 90% des Français considéraient qu’elle était notoirement insuffisante. Certes, depuis le choc de 2015, nos services de renseignement ont retrouvé quelques moyens dignes de ce nom pour travailler, eux que la droite prétendument « sécuritaire » avait désarmé sous couvert de réorganisation politico-budgétaire. Néanmoins, l’idéologie islamiste fait son œuvre paisiblement, enracinée depuis près de trois décennies dans la plupart des villes de France. Cette réalité est aveuglante. Pourtant des hebdomadaires, des émissions de télévision ou de radio ont fait il y a quelques jours leur Une sur un ouvrage collectif, celui du chercheur Bernard Rougier, en nous servant l’énième formule du « livre choc » sur l’islamisme conquérant. Quel scoop !
 

Les publications sur la montée de l'islamisme

 
Sans remonter à des ouvrages aussi « anciens » que les Territoires perdus de la République (2002) où beaucoup était déjà expliqué à travers des exemples concrets du monde éducatif (ce terreau des années 1990 qui produira les terroristes des années 2000-2010 !), on ne peut que constater depuis 2015, a minima, la somme des publications sur le sujet (essais, études d’experts, rapports parlementaires). N’est-il donc pas assez affligeant d’observer en 2020 des journalistes ou présentateurs prendre une mine déconfite en recevant leur invité, M. Rougier, pour lui poser des questions d’une banalité consternante, comme s’ils découvraient la lune ? Certes, le réveil est douloureux pour certains journalistes depuis 2015. D’autres ont logiquement besoin de continuer à s’aveugler sans quoi c’est tout leur socle idéologique multiculturaliste qui s’effondre. Mais il n’est qu’à lire les récurrentes enquêtes d’opinion sur plus d’une décennie pour s’apercevoir que — comme souvent — la population a une longueur d’avance en termes de compréhension du réel. En 2020, les « gens » n’ont pas besoin de lire l’enquête des étudiants de M. Rougier pour « voir et dire ce qu’ils voient » pour paraphraser Péguy. Cette enquête est utile bien entendu, mais la présenter comme une analyse inédite ferait sourire, si le sujet n’était pas si grave.
 
Depuis vingt ans, toutes ces pages que nous avons noircies, ces heures de travail bénévole, ces engagements militants pour préserver la République du pire ennemi qu’elle ait eu à affronter depuis le fascisme, ces débats sans fin en radio et télévision, pour quel résultat ? A lire le constat de Bernard Rougier : quasi nul ! A se dire d’ailleurs, qu’on peut se contenter de lire Houellebecq… En effet, la littérature, quand elle a du talent, a souvent plus de force pour décrire le réel de son temps et nous projeter dans un futur probable, que nombre d’études raisonnables dites « scientifiques » (si tant est que les sciences humaines, notamment les sciences économiques et sociales relèvent de cette catégorie).
 

Les agents de l'islam politique ont su jouer de la faiblesse de l'État pour prendre du galon

 
Il ne fait aujourd’hui plus aucun doute que les agents de l’islam politique ont pris racine en France, ils sont d’ailleurs pour la majorité d’entre eux Français ; certains se sont même vus honorés par la République, un peu trop bonne mère. « C’est avec des hochets qu’on mène le monde », constatait l’Empereur en 1802, mais parfois c’est le récipiendaire qui sait utiliser le hochet pour trahir la République. Les acteurs de l’islam politique ont pris le pouvoir depuis le début des années 1990 par le tissu associatif (culturel, social, sportif, cultuel) qui est l’écosystème idéal pour éclore comme force politique dans une démocratie : entrisme et construction de réseaux d’influence locale, subventions publiques, personnalités servant d’interfaces avec les élus. Le modèle associatif en particulier dans le domaine social est bien plus performant en termes d’entrisme et de lobbying que le militantisme syndicale ou politique. Ces personnages, souvent proches de l’idéologie des Frères musulmans voire ayant appartenu à la confrérie, ont paradoxalement pris du galon depuis 2015 quand ils ont compris que la République bouleversée était avide d’interlocuteurs « musulmans » pour continuer à jouer la mascarade du « vivre ensemble ». Ils ont habilement pris le virage de la désolidarisation avec les fameux « radicalisés » voire avec les Frères qu’ils prétendent désormais ne pas connaître, répétant à l’envi « ce n’est pas cela l’islam ». Ils ont pris leur distance avec la dimension djihadiste et la barbarie de l’Etat islamique les y a bien aidés. Pourtant, la guerre djihadiste est intrinsèque à l’idéologie fréro-salafiste, mais encore faudrait-il que la littérature du fascisme islamiste produite depuis un siècle soit mieux lue et connue par ceux qui affirment que les Frères et leurs alliés salafistes ne font pas la promotion du djihad guerrier mais du célèbre « djihad intérieur, celui de l’âme »… Ce n’est même pas une affaire de Taqiya chez ces islamistes de salon, c’est simplement de la stratégie politique. Ces personnages n’ont pas besoin d’être candidats ou élus d’un « parti musulman », ce serait même contreproductifs. Depuis des années, s’étant rendus incontournables en tant que relais d’opinion (et pourvoyeurs de voix pour les scrutins locaux) par le biais associatif, ils ont embarqué dans la plupart des formations politiques à l’échelle de la commune ou du département où ils ont servi de clientèle-caution, qui de « la diversité », qui de « la communauté musulmane »… Gagnant-gagnant en somme. Et c’est là que se trouve le cœur de l’affaire pour la République.
 
Les islamistes (en costume cravate autant qu’en costume salafiste) jouent leur partition. Ils ont un agenda qui n’est ni secret, ni récent comme les publications réalisées à leur sujet le démontrent. Ils s’adaptent à l’environnement politique et culturel de la nation où ils se trouvent, la littérature frériste est limpide sur ce point, Tariq Ramadan en fut pendant vingt ans le paisible propagateur chez nous. La France laïque et républicaine donne théoriquement aux islamistes plus de fil à retordre que d’autres nations occidentales ; c’est pourquoi abattre la France et sa République laïque c’est défaire l’Occident tout entier. Pour avancer l’islam politique très minoritaire à l’origine dans le paysage musulman national, a pu bénéficier de la force démographique produite par l’immigration de masse depuis quarante ans. C’est un atout incomparable car plus la République laïque, exigeante et méritocratique, s’est effacée dans les quartiers populaires, plus l’islam politique a engrangé des soutiens. Et ce qui est tragique c’est que plus son implantation est reconnue par les acteurs publics, plus cela dissuade les Français musulmans de s’opposer frontalement à l’islam politique. Quand la République ne daigne plus être un bouclier pour ses citoyens les plus fragiles ou menacés, mais qu’elle les livre à quelques caudillos d’associations de quartier, il ne faut pas s’étonner des dérives.
 

Les compromissions, les collaborations explicites, le clientélisme communautariste ont été évidentes dans certaines municipalités depuis 2006

 
Il n’est donc plus temps de couper les cheveux en quatre, l’opinion est assez lucide sur les dangers de l’islam politique. Il est temps en revanche que des journalistes, des enquêteurs, se lèvent pour relayer les alertes citoyennes qui à l’échelle locale, municipale, départementale, régionale, nationale, racontent les alliances contre nature entre d’une part des élus (ou candidats) ou dirigeants politiques et d’autre part des individus appartenant aux courants de l’islam politique. Ce sont eux, ces élus de la République qui font la courte échelle aux islamistes pour gagner une élection, qu’il nous faut maintenant dénoncer : les nommer, décrire leurs petits arrangements par le menu. Sans leur complicité, les islamistes seraient restés la minorité fasciste qu’ils étaient à la fin des années 1980.
 
La campagne municipale qui s’ouvre me semble le moment idéal pour dénoncer ces collusions mortifères, tant les compromissions, les collaborations explicites, le clientélisme communautariste ont été évidents dans certaines municipalités depuis 2006 puis 2014. Certaines communes de banlieue des grandes métropoles sont connues pour être le terrain de jeu des islamistes qui ont fait copain-copain avec telle ou telle équipe municipale, tel ou tel président de département ou de région, tel ou tel parlementaire. Cela va-t-il recommencer en 2020 ? Après « la lutte contre l’hydre islamiste », la fameuse « guerre au communautarisme » que prétend lancer le président Macron début février par un énième discours, risque d’être un nouveau feu de paille.
 
Nos élus ne doivent pas seulement être transparents sur l’origine de leur garde-robe ou de leurs homards, ils nous doivent d’abord, à nous citoyens qui leur déléguons notre pouvoir souverain, la transparence sur la nature des alliances qu’ils contractent en notre nom. Quand celles-ci s’avèrent anti-républicaines, contraires à la neutralité laïque, qu’elles répondent à des manœuvres pour acheter la paix sociale en déléguant le pouvoir à des chefferies locales chargées de « tenir le quartier », c’est le devoir des citoyens de rompre le silence. C’est surtout le devoir des journalistes de relayer ces alertes et les approfondir par des enquêtes nourries. A l’orée des échéances électorales locales, chaque citoyen doit être attentif et apprendre à « lire » une liste municipale… La République n’est pas un instrument institutionnel qu’une poignée de politiciens manipulent pour nous gouverner. Nous sommes la République et sans notre vigilance, elle n’est rien. Cessons d’accuser nos élus de la dévoyer si nous ne sommes pas capables de les démasquer quand ils la trahissent. Cela demande de la persévérance, du courage, car les intimidations sont réelles quand on s’attaque aux « petits arrangements entre amis », mais c’est un devoir citoyen.
 

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30 janvier 2020

Mémoires et radotages (267) – La diabolisation des retraités


GSM

Écrit le 18 janvier 2020 – Réponse à Mousquetaire
 
Très complet ! Tu as tout dis.
Je me permets toutefois de compléter sur le fait que la population active ait moins de revenus que les retraités : Dans ce qu'ils appellent la population active, ils prennent les gens de 18 à avant la retraite... Cette population comprend beaucoup plus de gens sans salaires (jeunes, séniors en fin de droit... qu'il y a quelques décennies, ainsi que des travaux et payes précaires, qu'il y a quelques décennies)...
Donc, cela fait d'autant plus baisser le ratio salaire moyen, quand on pense qu'ils ne pèsent rien au numérateur mais beaucoup au dénominateur...
Et ce que je dis, c'est que tous les politiciens et leurs affidés d'analystes lèche-culs, oublient de mentionner ce léger détail : Le Manque de boulot ! Qui diminue les actifs travaillant, qui diminue les recettes fiscales, de l'Urssaf, de l'Unedic, qui empêche la progression du PIB, etc... De sorte que nous sommes englués dans cette dette et ce marasme...
Mais bien sûr, il vaut mieux ne parler des dépenses (la retraite c'est une dépense pour l'état) que sous la forme comparative, de façon à diaboliser les uns contre les autres et ainsi tenter de diviser les gens et de mieux tirer sur eux qui sont dans le viseur... Plutôt que de penser à revoir cette concurrence déloyale qui a supprimé nos emplois...
Trump, lui, est le seul, coté occidental (ainsi que les chinois en Asie), à protéger son pays et à vouloir équilibrer les échanges commerciaux... Ce qui est la seule vraie façon de faire : La complémentarité et non la guerre économique... Des échanges mais pas la submersion…
 
Mais encore faut-il qu’il y ait dialogue entre deux grandes puissances, pour parvenir à cela…
Mais lorsque Trump peut traiter les pays tiers comme de la merde il ne s’en prive pas et il tente de nous écraser dès qu’il le peut (exemple sur les gafas)… Enfin, c’est un autre débat… sur l’inutilité de l’.E.
 

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29 janvier 2020

150 quartiers sont “tenus” par les islamistes, selon un document classé secret-défense

GSM


 
La DGSI vient d’établir une cartographie de ces territoires conquis de l’islamisme, à la demande de Christophe Castaner, formulée après l’attentat de Villejuif. Un sujet extrêmement sensible pour l’exécutif, qui ne veut pas stigmatiser la communauté musulmane.
 
Conséquence ou pas du bel accueil médiatique fait au livre du politologue Bernard Rougier, Les territoires conquis de l’islamisme, l’exécutif semble déterminé à lutter tant bien que mal contre les dérives communautaires, mais craint d’être accusé de stigmatiser les musulmans. Ainsi, le 5 janvier, après l’attentat de Villejuif, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a envoyé un télégramme aux préfets leur demandant de réunir les GED, à savoir les groupes d’évaluation départementaux. Cette énième réunion aura au moins accouché d’un chiffre, relayé par Le JDD : 150, soit le nombre de quartiers sous l’emprise de l’islam radical. Des territoires perdus de la République cartographiés par la DGSI.
 

« Situation alarmante », « proportions inquiétantes », « microterritoires » salafisés…

 
Le document, classé secret-défense, est extrêmement sensible et n’a été divulgué qu’à un seul ministre, celui de l’Intérieur. Les autres ministères concernés par la lutte contre le communautarisme, et qui se sont réunis pour évoquer le sujet les 5 et 16 décembre, à savoir la Justice, l’Éducation nationale, la Santé, les Collectivités locales ou encore la Jeunesse, n’ont pas de droit de regard. « Les ministres sont sous la pression de Macron, qui leur a demandé de faire des propositions fortes », fait remarquer un connaisseur du dossier au JDD. Le 27 novembre dernier, déjà, Christophe Castaner avait adressé aux préfets une circulaire faisant de « la lutte contre l’islamisme et le repli communautaire » un « nouvel axe de [leur] action ». 
 
SUR LE MÊME SUJET
 
 
Mais outre les banlieues de Paris, Lyon et Marseille, qu’on sait touchées par le phénomène, plusieurs cités du département du Nord sont dans le viseur des renseignements intérieurs. À Maubeuge, par exemple, l’Union des démocrates musulmans français (UDMF) a obtenu 40% des voix dans un bureau de vote. Une « situation alarmante » semblable à celle de l’agglomération de Denin ou encore Roubaix, où « bien qu’historique, la situation prend des proportions inquiétantes », explique un préfet cité par Le JDD. Parmi ces territoires « tenus » par l’islam salafiste, figurent des zones moins attendues, comme en Haute-Savoie ou dans l’Ain, à Annemasse, Bourg-en-Bresse, Oyonnax ou encore Bourgoin-Jallieu. Enfin, plus surprenant encore, la DGSI constate « l’apparition de micro territoires qui se salafisent dans des zones improbables », telles que Nogent-le-Rotrou, en Eure-et-Loir.
 

Par valeursactuelles.com/ Dimanche 19 janvier 2020 à 20:43

  

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28 janvier 2020

La guerre dans l'association des anciens élèves avec des dirigeants oligarchiques (19)

GSM

 
Je remercie JLM, pour sa grande contribution (ci-dessous) en soutien à la résistance, pour contrecarrer les plans des dirigeants actuels de l'amicale des anciens et pour la future élaboration de nouveaux statuts pour ladite amicale, dont j'espère que ceux-ci sauront empêcher l'accaparation et le détournement d'un pouvoir à des fins personnelles et malhonnêtes comme ce fut le cas depuis 5 ans...
 
 

  
  

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27 janvier 2020

Non, les feux en Australie n’ont pas été causés par un « dérèglement climatique »

GSM


Alors que l’Australie est ravagée par des incendies considérables, le changement climatique est pointé du doigt.
Une réaction automatique est fausse.
 
Écrit par Par Benoît Rittaud
 
Benoît Rittaud est mathématicien (université Sorbonne Paris nord) et président de l’association des climato-réalistes.
 
Difficile de ne pas céder à l’abattement devant les millions d’hectares ravagés par les flammes, et leurs 28 victimes. Moteurs de notre solidarité, nos émotions ne doivent cependant pas abolir notre faculté de réflexion. Si nos revivons un jour les mêmes scènes, il est mieux d’analyser objectivement ce qui s’est passé. Les marchands de peur, eux, n’ont pas besoin de le faire, ils tiennent leur explication depuis le début : Il fait plus chaud à cause de nous, donc la forêt brûle. Peu importe que ce soit faux, l’important est de satisfaire le complexe climato-industriel et ses relais médiatiques militants.
 
En réalité, le surface globale brûlée par les feux de forêt diminuent. Le siècle passé semble même avoir établi un minimum sur les deux derniers millénaires.
Pour la période récente, des observations satellitaires entre 1996 et 2012 signalent une baisse significative de 1% par an, et même de 2% entre 2003 et 2012.
Pour l’Australie le chiffre est encore plus frappant : 5% de forêt brûlée en moins entre 1991 et 2015, toujours par an. Pour mémoire, la tendance est également baissière sur le pourtour méditerranéen. On hésitera donc à l’attribuer au réchauffement climatique…
 
Mais, dira-t-on, 18 millions d’hectares de forêt Australienne partis en fumée en quelques jours, n’est-ce pas du jamais vu ? Non ! Dans ce même pays, un incendie 6 fois plus ravageur, soit une fois et demie la taille de la France, s’est produit en 1974-1975. Une année qui, contrairement à 2019-2020, n’était même pas celle d’une sécheresse particulière. Cela ne diminue en rien le drame vécu ces jours-ci ; cela diminue en revanche l’intérêt du simplissime climatique pour comprendre le phénomène.
 
Jamais en retard d’une sortie alarmiste, le journal le Monde s’est ridiculisé en titrant que les incendies de 1974-1975 « n’ont pas été bien pires » que ceux de cette année, principalement au motif qu’ils concernaient d’autres zones moins peuplées. Certes la différence est réelle pour les personnes concernées. Sauf que le journal du soir est bien entendu incapable de dire en quoi cette distinction permettrait de préserver le prétendu lien entre feu de forêt et « climat déréglé par l’homme ».
A ce propos faisons l’expérience de pensée qui consiste à intervertir les incendies actuels et passés, pour nous poser la question suivante : Le Monde eût-il alors écrit que 117 millions d’hectares de forêt brûlée, ce n’est « pas bien pire » que 18 millions ?
[…]
Il est temps que le climat cesse d’avoir bon dos. Pour cela, nous devons apprendre, ou plutôt réapprendre, que les questions environnementales ont, dans leur grande majorité, vocation à être traitées à des échelles locales. En l’espèce, l’origine du drame Australien est tout à fait banale : La gestion du parc forestier national s’est considérablement dégradée depuis plus de vingt ans. Les spécialistes et hommes de terrain s’en alarmaient depuis longtemps.
 Une catastrophe peut révéler la grandeur d’un homme. Alors que la meute exigeait du premier ministre Australien qu’il relève les ambitions climatiques de son pays, suite à la « leçon » donnée par les incendies, celui-ci a refusé tout net. En tenant tête à la dictature de l’émotion, Scott Morrison a ainsi agi en homme d’état.
 
Puissent nos gouvernants en prendre de la graine !
 
Paru sur V.A. du 23 janvier 2020
 

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26 janvier 2020

Mémoires et radotages (260) – Chantons n’importe quoi, mais chantons ! (2)


GSM

Écrit le 11 janvier 2020
 
Je comprends pourquoi on me regarde :
 
(Sur l’air de Cadet Rousselle)
 
Bali-Balo dans le désert
Se promenait les c……. en l’air
Une avalanche de grenouilles
Lui arracha les poils des c…….
Ah, ah Ah oui vraiment
Bali-Balo est un salaud
 
Alors parfois je me contente de siffloter, mais certains connaissent les paroles…
Mais dans ce cas je change :
 
En revenant de Nantes
En revenant de Nantes
De Nantes à Montaigu, la digue, la digue,
De Nantes à Montaigu, la digue du cul.
 
Je rencontre une belle,
Qui dormait le c.. nu, la digue, la digue,
Qui dormait le c.. nu, la digue du cul.
 
Je bande mon arbalète,
Et j'la lui fous dans l'c.., la digue, la digue,
Et j’la lui fout dans l’c.., la digue du cul.
 
La belle se réveille,
Et dit j'ai l'diable au c.., la digue, la digue,
Et dit j'ai l'diable au c.., la digue du cul.
 
Non ce n'est pas le diable,
C'est mon beau dard poilu, la digue la digue,…
 
Qu’importe la chanson pourvu que l’humeur soit bonne…
Et tant pis pour les passants…
 
Les bourgeois, c’est comme les cochons, plus ça devient vieux, plus ça devient bête
Les bourgeois, c’est comme les cochons, plus ça devient vieux, plus ça devient con.
 
Et comme je suis vieux, j’ai le droit de le dire !
 

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25 janvier 2020

Zippos2 (03) Le retour

GSM


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24 janvier 2020

Pfff !... Le « devoir » accompli...


Pour lutter contre cette sorte de « dépression du retraité » (Je ne sais pas si le terme existe), mais en tout cas, je vis cela... Et bien, je suis passé à l’action !… Des grosses actions pour des tous petits résultats, comme Sarko, sauf que pour moi c’est le résultat qui compte et que je ne surestime pas ces maigres résultats !...
 
La semaine dernière, je suis allé en Vendée trouver une adresse, pour mon divorce.
Aujourd’hui je suis allé porter une lettre à mon avocate (ils sont deux dans ce cabinet d’avocat, Mari et femme)... On dit un truc à l’un, il oublie de faire ou bien de dire à l’autre...
Et pourtant ils sont « goals volants » pour mon affaire !... Pratique quand l’un ne sait pas ce que fait l’autre !...
Comme de bien entendu l’adresse donnée par téléphone la semaine dernière, il ne l’a pas donnée à sa femme et en plus sa femme voulait hier, une certaine forme écrite par le demandeur (moi)... Une semaine de perdue !... Heureusement que j’ai rappelé hier, parce que sinon, l’affaire était dans le lac, encore une fois...
 
Alors là j’ai fait le facteur (300 km, ça fait cher le timbre), j’ai remis en mains propres de l’avocate (ou sales plutôt, parce que les avocats trempent plus souvent dans l’injustice et la magouille)...
 
Maintenant l’avocate, va-t-elle déposer ma demande de convocation de la partie adverse avec preuve de réception, chez la greffière ???... Le pire c’est qu’on n’a pas le droit de contacter le greffe soi-même ! Sinon je l’aurais fait, hop, dans la foulée !
 
Être dépendant de baveux qui se foutent de leur boulot, du moment qu’on paye...
 
Bon, on verra bien ! J’ai fait ce que j’ai pu… Maintenant « Wait and see »... Au moins j’aurais moins d’angoisse, de ce coté-là…
Et si ils ne font pas leur boulot et que ça se passe mal ?... Je suis résigné de toute façon...
 
Je reviens ce soir de mon périple… La convention de stage de Nono n’a pas été ré-éditée par la secrétaire du chef des travaux du Lycée… Ben non, la pauvre ! Elle ne peut pas tout faire ! Boire le café, manger le croissant, puis plus tard l’apéritif et entre deux, les discussions dans la salle des profs sur les vacances au ski ! Débordée qu’elle est !... PUT... DE SA RA.. DE MER.. !
 
Bon ! Quant à Toto, il s’est défaussé sur moi pour l’email envoyé à son Lycée… « Mon père est violent, primaire, énervé... »... J’espère qu’il ne m’a pas fait passer pour alcoolique ???... Tant pis ! En tous cas j’ai regardé le diplôme sur toutes les coutures ! J’ai dit à Toto de le scanner, puisqu’il ne peut se passer de MON scanner... (De toute façon si je veux que ça soit fait, soit je me fâcherais, soit je le ferais moi-même)...
 
Bon… Je pense que je vais bien dormir, cette nuit...
 
Putain de retraite ! « Vous vous reposerez qu’ils disaient ! »… Mon cul ! J’ai jamais tant stressé, depuis que je ne maitrise rien en fait !...
Alors ce soir… C’est comme quand je travaillais, j’ai fait le max, j’ai des résultats positifs... DODO !...
 

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23 janvier 2020

Mémoires et radotages (266) - Réflexions de monsieur Lavall à notre égard et commentaires



GSM

NDLA de 2020 : J’ai été en stage "ouvrier" aux HBL du bassin de Lorraine en 1970, du 10 mars au 31 juillet, avec mes deux collègues de promo. Tous ces reproches faits par le responsable de stage, nous sont adressés à la deuxième personne du pluriel et donc on ne sait jamais lesquels d’entre nous sont visés, sauf à tenter de le deviner. Et parfois nous ne trouvons pas de quoi il peut s’agir. Peut-être du bluff ? J’ai retrouvé un carnet dans lequel sont consignés mes notes de l'époque…
 
 
Écrit le 1er juin 1970
 
« Si vous aviez les mêmes histoires à Douai, vous seriez à la porte »
« J’espère que vous allez continuer votre stage mieux que vous l »avez commencé »
« Je serais à la place de l’école, je croirais que vous l’avez fait exprès (de mal faire le C.T.P) » Je ne sais plus ce que signifie CTP
« Ceci ajouté au reste… » (Ceci : Absence de Jerf et de Bahou le lundi 1er juin)… Le reste ???
 
On nous a d’ailleurs reproché de n’être pas allés à un rendez-vous, auquel nous n’avons même pas été conviés. Des réticences de la part de Mr Lavall pour nous croire sur ce fait, me font penser que l’on est pris pour des menteurs.
Nous n’avons rien à nous reprocher, si ce n’est d’avoir oublié d’apporter à Monsieur Lavall une liste de renseignements dont nous avions besoin. C’est absolument tout. Cela ne nuisait à personne d’autre que nous.
Plus nous y pensons et plus nous sommes amenés à conclure que Monsieur Lavall se fait une montagne d’un rien. Il a essayé de nous bluffer et, ne rencontrant pas d’opposition de notre part, il a cru avoir raison.
Il doit s’imaginer que nous ne foutons rien à la mine. Quel imbécile !
Ses remarques sur la dernière analyse, montrent bien qu’il est susceptible et qu’il a l’esprit étroit.
Affaire à suivre. Il va falloir lui demander des explications sur ses sous-entendus que nous n’arrivons pas à entendre. Que nous reproche-t-il au juste ?
Il va falloir qu’il s’explique !
 
Écrit le 4 juin 1970
 
Je me demande pourquoi la maîtrise en la personne de Mr Lavall, s’acharne sur nous.
Cette expression « le reste », qui désigne Dieu sait quoi, ne laisse pas de nous étonner. On nous traite comme des gosses. Je voudrais bien voir s’il en est de même des stagiaires de Saint-Etienne. Je ne sais pas comment sera interprété la définition de leur stage.
Mais notre stage à nous, est mal interprété. On pourrait croire que la seule raison de notre présence dans ce bled, est primo, de fournir une main d’œuvre à vil prix, et secundo, de passer un examen d’une importance vitale pour nous : Le C.T.P. (Certificat de travaux pratiques). Maintenant je sais ce que veux dire CTP
Mais en ce qui concerne les visites d’installations, nos demandes de renseignements, la mauvaise organisation que l’on rencontre n’a rien prévu à ce sujet.
S’ils veulent inventer des motifs de mécontentement, nous, nous en avons de bien réels !
Pour la paye, autre exemple, nous sommes obligés d’aller la réclamer à chaque fin de mois.
Mais ils sont un peu plus empressés pour nous faire travailler, par contre !
S’ils veulent être tatillons avec nous, qu’ils le soient d’abord avec eux-mêmes.
  

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22 janvier 2020

La marche tranquille de l'islamisme

GSM


Paris Match | Publié le 19/01/2020 à 08h55 |Mis à jour le 19/01/2020 à 10h50
 
 
Dans de multiples cités, les salafistes prennent peu à peu possession des rues, des commerces, des écoles... Sous l’oeil inquiet de nombreux musulmans.
 
Le groupe scolaire s’appelle Al-Andalus, du nom donné à la péninsule ibérique sous domination musulmane. C’est aussi le nom qu’Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) a choisi pour sa filiale de communication sur Internet. Cette école privée à Saint-Denis, sous la direction de l’association du Centre d’enseignement génération avenir (Cega), est gérée par Mustapha Halloumi. L’imam salafiste, « défavorablement connu » des services de renseignement, a été écarté de sa mosquée, en 2012, par la mairie d’Epinay. Quatre ans plus tard, l’Education nationale lui a délivré un agrément… Il est 16 h 30, les élèves commencent à sortir. Des fillettes voilées courent vers des pères barbus. Ce n’est pas leur barbe – épaisse, longue, parfois teinte au henné – ni leur qamis, longue tunique traditionnelle affectionnée par les salafistes, qui inquiètent le plus, mais leur nombre : « Quand on ne voit plus les mères, c’est qu’il y a un problème d’intégrisme radical », nous explique-t-on.
 
 
C’est cette islamisation des ghettos urbains, cette « conquête » de l’islam par l’islamisme que dénonce Bernard Rougier, professeur à la Sorbonne-Nouvelle et directeur du Centre des études arabes et orientales (CEAO), dans « Les territoires conquis de l’islamisme » (éd. Puf). « Dans certaines cités, on ne fume plus dans les rues, dénonce une habitante de Saint-Denis. Plus jamais les femmes ne discutent entre elles en bas des immeubles. Les couples ne se tiennent plus la main. On n’entend plus de musique… » Les habitants se retrouvent quasi prisonniers de la « umma », la communauté musulmane. A Trappes, toutes les boucheries sont halal. Même constat dans le quartier de la cité de la Rose-des-Vents, à Aulnay-sous-Bois. Ce mardi 31 décembre, jour de marché, les températures sont glaciales, le ciel bleu vif et les femmes voilées. Quelques-unes disparaissent sous le djilbab, qui montre juste leur visage. Dans des effluves de menthe et d’agrumes, les allées sont bordées de stands de vêtements amples, de voiles islamiques et de livres religieux. Des hommes fument devant des bars bondés. A l’intérieur, pas de femme. « L’accès ne leur est pas interdit, dira une Aulnaysienne, mais ici on pense que les femmes n’ont rien à faire dans un café ! »
 
 
Rougier explique : « Dans les années 1980 et 1990, le monde musulman a connu une révolution silencieuse avec le triomphe d’une version salafiste de l’islam […]. Puis celle-ci s’est exportée. » En France, notamment, où de nombreux militants du Groupe islamique armé (GIA) algérien se sont réfugiés. Aujourd’hui, sur les quelque 4 millions de musulmans français fidèles, environ 50 000 adhéreraient à cette mouvance qui développe une approche littéraliste du Coran. Parmi eux, 12 000 seraient des intégristes virulents : ils n’étaient que 5 000 en 2004. Discrètement, à la fin des années 1990, le salafisme s’est enraciné, a dicté ses règles, avec les notions de pur et d’impur, de légal (halal) et d’illégal (haram). Des quartiers populaires, déjà fragiles, se sont transformés en enclaves militantes, l’Etat a déserté, les solidarités anciennes se sont volatilisées. « Les milieux salafistes ou apparentés ont pris en charge les mécanismes de sociabilité longtemps structurés par le Parti communiste », écrit Rougier. Des religieux jouent le rôle de « grands frères », conseillers, banquiers, référents. Et, comme à la grande mosquée de Sarcelles, limogent manu militari les réfractaires, souvent âgés. Leurs proies : des jeunes oisifs, sans emploi, en rupture scolaire et sociale, parfois délinquants.
Noam Anouar* est un ancien policier du renseignement territorial en Seine-Saint-Denis. Pendant dix ans, il a alerté sa hiérarchie sur la « montée spectaculaire et progressive du salafisme » dans le département, précisant que « la plupart de ses adeptes sont pacifistes. […] Mais le salafisme exècre toute collaboration avec une autorité autre que théologique. Ses adeptes excluent la moindre forme d’expression républicaine, du vote lors des élections à la scolarisation des enfants dans le public… »
 
Des prêches enregistrés par des cheikhs étrangers alimentent les réseaux sociaux. Il y aurait encore plus d’une centaine de mosquées salafistes en France. Certaines, équipées de brouilleurs pour déjouer les écoutes. Cette année, l’imam de Champigny a encouragé le viol conjugal, déclarant que « le devoir de la femme est de se soumettre au désir de son mari », et expliquant que les violences conjugales chez les « mécréants » étaient dues aux femmes qui se refusent à leurs maris, ce qui n’arrive pas avec les bonnes musulmanes… Il n’a pas été inquiété. A Mantes-la-Jolie, Aubervilliers, Pantin, les thèmes de l’islamophobie, des discriminations sont abordés avec agressivité. On appelle à ne pas voter ni se soumettre aux lois, à ne pas se mêler aux juifs, aux chrétiens, aux kouffars (les mécréants). Plus inquiétant, selon les spécialistes : « Des leçons religieuses – des dars – inculquées en petit comité. Ni publicité préalable ni affichage, on connaît leur existence grâce au bouche-à-oreille. » Des cheikhs itinérants abordent les sujets tabous : les « frères qui font le métier de chauffeur de taxi » ont-ils le droit de « charger des femmes mal vêtues », voire de les « accompagner dans des lieux qui sont interdits » ? On conseille de ne pas se raser la barbe, de ne pas se laisser pousser la moustache, de ne pas s’habiller « comme eux » ni de célébrer les fêtes chrétiennes ou les anniversaires… Ils sont français donc non expulsables.
 

Les “fréristes” constituent des listes aux municipales, des groupes de pression pour instrumentaliser la justice, des associations de gauche…

 
Selon Noam Anouar, les recrutements dans les mosquées sont rares. « C’est ailleurs qu’il faut chercher ! Dans les appartements, les halls d’immeuble, les caves, les garages, les écoles coraniques clandestines, les salles de sport… » Via leurs multiples associations, les islamistes distribuent vêtements, nourriture. Sur les terrains de foot, ils offrent des sodas, étendent leur toile dans les lycées, les universités. Mais restent en dehors des mairies… Ils les laissent aux Frères musulmans qui, eux, s’intéressent « à la conquête de l’espace politique institutionnel, explique Bernard Rougier. Les “fréristes” constituent des listes aux municipales, des groupes de pression pour instrumentaliser la justice, des associations de gauche… Leur objectif, c’est la défense d’intérêts communautaires avec comme horizon la transformation du groupe de pression en parti le moment venu. Ils se réclament de la doctrine du “juste milieu”, qui se trouve entre deux abominations équivalentes à leurs yeux : la laïcité d’un côté et le djihadisme de l’autre. […] Et veulent, par une participation prétendument citoyenne, modifier les cultures politiques des Etats de l’Union européenne. »
 
 
En 2006, Mohamed Louizi, un ingénieur marocain, ex-président des Etudiants musulmans de France, a quitté le mouvement qui l’avait enrôlé à l’âge de 13 ans. Et publié « Plaidoyer pour un islam apolitique » (éd. Michalon). « C’est les Frères qui vous choisissent, pas l’inverse, nous raconte-t-il. Très vite, on exige que vous prêtiez allégeance à l’idéologie. Votre patrie n’est plus la France ou le Maroc, c’est l’umma. Elle est spirituelle, régie par un guide suprême à qui l’on doit obéissance et soumission. Nos missions sont menées au nom de Dieu. Et Dieu nous regarde… Imaginez cette pression psychologique écrasante pour un adolescent. On oublie de penser. »
 

Beaucoup de subventions seraient distribuées à des associations culturelles organisant en réalité des activités cultuelles

 
Mohamed décrypte la stratégie d’islamisation globale des Frères en Europe, révèle comment ils s’infiltrent à des postes stratégiques, dans les entreprises ou les conseils municipaux. Des listes communautaires se multiplient, des noms émergent, dont celui de Samy Debah, professeur d’histoire-géographie et fondateur du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF). A Garges-lès-Gonesse, dans le Val-d’Oise, il a créé la surprise en arrivant au second tour des législatives avec 13,94 % de voix. Aux municipales, il espère faire mieux. L’Union des démocrates musulmans français (UDMF), qui se définit comme un « mouvement non confessionnel, laïque et profondément républicain », convoite une cinquantaine de villes, dont Montereau-Fault-Yonne, Mantes-la-Jolie, La Courneuve, Chanteloup-les-Vignes, Villetaneuse, Les Mureaux. Dans le 17e bureau de Maubeuge, aux européennes en 2019, ils ont obtenu 40,94 %. Mais cette performance est à mettre en relation avec un taux d’abstention de 77,14 %. Funeste crédulité ? Ou cynisme électoraliste ?
 
Car « une partie de la gauche a dit aux islamistes : “D’accord, on vous prend sur nos listes, on fait les accommodements nécessaires avec vous.” », affirme Bernard Rougier. Ce que confirme une ancienne élue de Cergy : « Leurs candidats ciblent des postes précis, essentiels pour conquérir une ville. Comme les associations, les finances, l’urbanisme ou la petite enfance. Les édiles cèdent aux exigences en échange de voix électorales. » Beaucoup de subventions seraient distribuées à des associations culturelles organisant en réalité des activités cultuelles. On prête des salles qui sont transformées en lieux de culte, on cède des terrains avec des baux emphytéotiques pour y construire des mosquées. Le 31 décembre 2015, le maire d’Aulnay-sous-Bois prêtait un gymnase à Espérance musulmane de la jeunesse française (EMJF). L’association a invité trois fondamentalistes, pro-djihadistes, à prêcher devant 700 personnes… Autant d’électeurs ? A trois mois des municipales, la bataille ne fait que commencer.
 
* Auteur de « La France doit savoir » (éd. Plon).
  

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