GSM

Écrit le 12 janvier 2020
 
Lorsque j’étais adolescent j’aimais Mozart, la petite musique de nuit… Puis on évolue. Et un jour on trouve cela trop mièvre…
 
Alors Bach et sa toccata devint ma préférée…
Et puis trop de solennité m’a lassé…
 
Et depuis, Beethoven s’empara enfin de moi et ne me lâcha plus… Certes j’aime bien d’autres compositeurs à travers leurs œuvres, mais c’est depuis 50 ans, Beethoven, qui a composé le plus d’œuvres musicales parmi mes préférées…
Sa « sonate à la lune », merveilleuse, n’a pas été la première à percuter mon attention.
Ainsi, c’est sa 5ème symphonie qui eut d’emblée ma préférence… J’avais alors 18 ou 19 ans.
Cet été là, je peignis une aquarelle reproduisant la photo d’un château prise sur un calendrier des PTT… Tout le temps de mon occupation je passai en boucle cette 5ème : « TA, ta, ta, ta… Ta, ta, ta, ta… »… Je crois que la force de cette œuvre m’a grandement aidé à réaliser mon tableau…
Des décennies après je m’aperçus que je n’avais pas noté le nom du château… J’affichais mon tableau sur mon blog de l’époque en posant la question… et on me répondit : C’était le château de Flers…
 
 
 
Et puis le temps passa… Et il advint que la 5ème ne me sembla que force sans suffisamment de nuance… Et je me mis à préférer toutes les symphonies Beethovéniennes dont les numéros sont impairs, 3ème, 7ème
Curieusement, les impaires ne me plaisent pas du tout, je les trouve sans saveur… Je n’ai jamais trouvé d’explication.
Et plus tard, je ne jurais plus que par la 9ème… Grandiose, forte, fragile, humaine…
Mais avec l’âge c’est le 4ème mouvement avec ses chœurs qui m’émut le plus, puis enfin, depuis une dizaine d’années, le 5ème mouvement dont je trouve qu’il est la quintessence de ce que j’attends de… de quoi au juste ? Je ne sais pas… Beaucoup de chœurs, beaucoup de spiritualité… Force, foi, faiblesse... Que sais-je ?
 
Alors entre le grandiose de Bach et celui de Beethoven… N’ai-je pas tourné en rond, pour me retrouver à mon point de départ ?