GSM

Écrit le 27 décembre 2007
 
Je vais en faire frémir plus d'un, par mes propos...
Il ne faut pas non plus les prendre au pied de la lettre...
 
Certes l'écroulement du bloc Soviétique est normalement en principe une bonne chose pour la liberté...
 
Mais si je réfléchis bien, à l'époque, j'étais inquiet que ce bi-pôlarisme Est-Ouest du monde cesse en 1989, lors de la chute du mur de Berlin.
Je savais ce qu'on avait, je ne savais pas ce qu'on allait avoir.
L'équilibre de la guerre froide fut brisé à cet instant au seul profit du capitalisme...
Il y avait gros à parier que celui-ci commettrait sans risque dès lors, des excès...
Bien que fort suspicieux, j'étais loin de me douter de ce qui nous attendait...
 
Les pays du Sud étaient le champ clos des batailles que se livraient l'Ouest et l'Est. Alors, bien souvent l'un ou l'autre camp aidait des dictatures (de droite ou de gauche suivant le cas), mais forcément dans 50% des cas on aidait le "bon camp", celui des résistants, des combattants pour la liberté...On se fichait pas mal de leur cause, on voulait faire contrepoids au camp d'en face, un point c'était tout. Et pour cela on aidait nos partisans, à seule condition qu'ils en fasse baver le plus possible aux adversaires...
 
Le déséquilibre qu'a produit l'écroulement soviétique est impossible à mesurer. Il est gigantesque. La seule idéologie du "tout pour moi, rien pour les autres" a alors prévalu depuis.
 
Lors donc, plus du tout d'aide aux sous-développés, par contre si on peut leur piquer leurs richesses gratuitement, on le fait...
 
L'émergence d'une conscience anti-occidentale de la part des pays sous développés, s'est faite jour, à partir du moment où ce foutu libéralisme égoïste a tout pris sans rien donner. Avant c'était donnant-donnant. Maintenant c'est je prends-je prends...
 
Il ne faut pas être énarque (surtout pas ils ne comprennent rien au monde), pour comprendre les brûlots que cette mondialisation est en train d'allumer partout. L'intégrisme, par exemple, ne trouverait pas de terrain fertile si la misère ne progressait pas à pas de géant...
 
Oui vraiment Karl Marx, reviens !
 
Je n'étais pas du tout pour tes idées, mais au moins le monde était en équilibre et mon monde m'allait bien... La dictature communiste dure à l'est et la dictature capitaliste soft à l'Ouest...