GSM

Écrit le 07 août 2019 
 
Il n’y a plus de confiance en France. Ceux qui, lucides, n’ont pas attendus les manifs des gilets jaunes ni les homards de deRugy, le savaient déjà. Le soupçon pèse de plus en plus sur la gent politique et plus particulièrement sur celle au pouvoir.
Quand l’un d’entre eux parle, on se demande à chaque fois s’il n’est pas instrumentalisé par les puissances financières.
Le seul lien qui faisait le ciment de notre république, était le bien commun.
L’excès de soupçon qui traverse la société vient du constat toujours renouvelé, semaine après semaine, que certains intérêts privés s’approprient ce bien commun dont l’état devrait être le garant devant la nation.
Chaque nouvelle décision, chaque nouvel acte politique, se fait contre le bien commun mais pour des intérêts catégoriels, qui savent peser plus lourd, parce qu’ils sont bien en cour du Roy, dont la république n’aurait que faire si la constitution ne lui permettait tous les abus, au nom d’une élection, véritable farce, dont le peuple est la victime à chaque fois.
 
Comment dès lors, ne pas constater parmi les citoyens, emplis de ressentiment,, une tentation irrépressible pour le « chacun pour soi », que l’on appelle l’incivisme ?
 
Les citoyens sont convaincus jour après jour, qu’on les dépossède de ce qui leur appartenait : La République.
 
Les actes constatés sont des choix politiques. Pourquoi arbitrer systématiquement en faveur des gros et contre les petits, pour les monopoles et contre ceux qu'ils exploitent ?
 
Or le même jour, le mardi 23 juillet, ce gouvernement vient d’envoyer deux messages contradictoires :
-Les députés de la majorité ratifient le CETA
-Et on apprend d’autre part que le ministère de l’économie réclame à l’entreprise E. Leclerc une amende de 117 millions d’euros pour des pratiques commerciales abusives.
Et comme E Leclerc a déjà été condamné en 2018 à 100 millions d’amende, le Zorro de la distribution avait décidé d’obliger ses fournisseurs à traiter avec sa fillale Belge, qui n’obéit pas à une législation aussi regardante.
 
Certes, cette deuxième annonce peut nous réjouir par le fait que Bercy prenne enfin la mesure du rôle néfaste des grandes centrales d’achat dans la destruction des filières industrielles et agricoles Françaises et qu’il a compris que les ristournes exigées (marges arrières) ainsi que les ventes à pertes des producteurs allaient les faire disparaître…
 
Que nenni ! Si Bercy intervient, c’est parce que les pratiques de E. Leclerc ne sont pas conformes à la libre concurrence.
 
Alors, si on peut applaudir à cette intervention, on se rappellera cependant que l’année dernière Bercy avait refusé un moratoire sur l’installation des grandes surfaces, qu’il est favorable au CETA ainsi qu’au MERCOSUR !!!
 
Alors ce n’est pas cette simple mesure qui ressoudera l’unité nationale autour des valeurs de la république, alors que la doctrine reste la libre concurrence systématique, qui permet aux plus puissants d’augmenter leurs marges et d’écraser les plus faibles.
 
A aucun moment, ce gouvernement ne s’attaque aux mécanismes européens qui permettent à michel-Edouard d’utiliser une filiale Belge pour détourner le droit Français, ni à cette agression invasive du Low cost des deux traités qu’il soutient mordicus…
 
Le pire, c’est que ce gouvernement avoue piteusement, que le traité permettra bien l’entrée de viandes nourries aux farines animales.
De plus, le jour où les députés écoutent religieusement la grande prêtresse Greta Trucmuche parler de généralités banales sur l’écologie, ils votent contre la destruction de notre agriculture qui respecte les conditions sanitaires imposées…
 
Ce gouvernement semble apparemment être en contradiction…
 
Mais en fait, il suit une seule logique : l’application d’une idéologie, celle du commerce NON RÉGULÉ, qui doit selon cette quasi-religion, apporter le bonheur et la prospérité à tous !
 
Cette idéologie Macroniste est bien plus puissante que les faits réels qui en démontrent les méfaits.
 
J’ai toujours détesté les dogmatismes… Et le Macronisme en fait partie.
 
Avec Macron ; le bien commun disparaît et le chaos n’a plus d’entrave…