Je parle peu des "gens de peu", que les autres regardent avec mépris ou bien condescendance.
 
En dehors des catégories des faignants de gauche ou de droite, en dehors de ces gens qui se croient tout permis, il existe une population de devoir et de peine.
 
Chez Aldi, l'homme qui voulait me laisser passer devant lui à la caisse, l'autre jour.
Il avait peu de marchandises dans son chariot. Il était plutôt effacé, de condition modeste. Il est reparti sur sa vieille mobylette, avec son vieux casque et sa canadienne élimée à l'extrême. Cela fait plusieurs personnes comme lui avec qui j'ai les mêmes amabilités. Des "gens de peu", comme ces ouvriers que j'ai eu l'honneur d'avoir dans mes équipes. Des gens qui encaissent les coups du sort, des gens écrasés par le système, mais qui restent dans une attitude de bonté et d'attention aux autres, qui travaillent quoiqu'il leur arrive, sans jamais se plaindre, alors qu'ils le devraient parfois...
 
Il y en a plus qu'on le croit, de ces individus modestes mais avec un cœur énorme. Ils sont malheureusement occultés par les grosses faignasses que j'ai évoqués dans mes écrits antérieurs...
 
Je leur rend un hommage des plus sincère à ces "gens de peu", mais qui sont pour moi, les personnes qui ont le plus de valeur.
D'ailleurs j'ai été très ému chez Aldi, sans en laisser paraître...