01 mai 2019

Pour une fois, nous sommes des libérateurs


Pour une fois, nous faisons une bonne action : Nous libérons les Maliens de cette engeance terroriste.
C'est bien ! C'est même très bien ! Et j'en suis fier.
 
Cette actualité révèle l'inutilité passive de presque toute l'Europe. Je vois une Allemagne actuelle devenue aussi munichoise que nos pays de l'entente cordiale représentés par Chamberlain et Daladier en septembre 1938... Un défaitisme béat à toute épreuve, tant pis pour les autres... L'ignorance feinte du danger qui mène à des lendemains qui déchantent... Europe égoïste, divisée, construite à la hâte, uniquement pour satisfaire des intérêts égoïstes et qui fait l'Autruche croyant éviter le danger...
 
Il y en a tellement qui "sautent comme des cabris en disant : l'Europe, l'Europe, l'Europe". De Gaulle avait déjà et encore raison. Ils me dégoûtent, car ils vivent sur des petits nuages hors des réalités. L’Europe n'existe pas !
 
Certes, notre intervention au Mali n'a pas que des motivations pures et angéliques. Comme dans le cas de l'opération Bonite à Kolwezi en 78, des intérêts économiques, politiques et stratégiques sont en jeu.
 
Certes encore, la position de la Grande-Bretagne est différente des autres pays européens. Ses drones nous aident militairement dans le cadre de la mise en commun de ce type de matériel. Il est évident d'autre part qu'une intervention au sol des Anglais (au même titre que celle des Américains), serait très mal perçue par l'Afrique et serait du pain béni pour les islamistes de tous poils.
 
Nous avons donc fait au Mali (toutes proportions gardées), ce que nous n'avons pas fait il a 75 ans, pour la Tchécoslovaquie ou pour la Pologne...
C'est à dire qu'en aidant le Mali, nous nous aidons, de la même façon que nous aurions remporté la victoire et empêché une guerre mondiale si nous avions porté secours à la Pologne en envahissant l'Allemagne en 1939.
 
Ceci dit quand nous parviendrons aux frontières du Mali, notre intervention changera de nature et deviendra de type Indochine, Vietnam, ou Afghanistan. Comme dans ces conflits, une épée de Damoclès, mais cette fois sur la tête de tous les pays du Sahel, en provenance de repaires sanctuarisés, nous astreindra à un choix Cornélien : Rester ou partir.
 
Partir, ce n'est pas véritablement aller bien loin, pour des troupes Françaises bien implantée en Centrafrique et dans pas mal d'autres Pays de notre ex-empire colonial.
 
Rester, dans un pays où les extrémistes jihadistes sont très détestés et où on a beaucoup de place pour ne pas exaspérer les autochtones est moins problématique pour notre popularité, mais par contre générerait un enlisement et des pertes humaines pour notre armée ainsi qu'une hémorragie financière et un retournement de l'opinion en France.
 
L’Afrique n'est pas actuellement capable de se défendre militairement (comme l'Europe d'ailleurs). A cause de beaucoup de raisons dont nous portons d'ailleurs une partie de la responsabilité.
 
Si donc les bandits sont repoussés, ils ne sont pas vaincus. Ils reviendront.
 

Posté par zalandeau à 09:46 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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