25 avril 2019

Mali, l’autre coté des choses


J’ai déjà dit ma fierté de la France acclamée comme libératrice. Maintenant j’aborde le coté obscur.
Il n’y a rarement, dans aucune guerre, ni dans aucune décision politique, un seul critère de décision. Quels sont les questions qui se posent au chef d’état dans ce cas ?
 
- Nous avons des intérêts de maitrise de ressources comme par exemple entre autres choses, l’uranium. Laisser tomber l’uranium aux mains des islamistes, bon je ne développe pas, cela tombe sous le sens. Les rôles seraient immédiatement inversés entre l’occident et les pays arabes.
- Nous devons protéger les entreprises comme Areva et ceux qui y travaillent, puisque sinon le résultat serait le même que ci-précédemment. (Nota bene : Ce sont nos impôts qui financent l’intervention ; le résultat est de protéger les supers-profits de ceux qui ne veulent pas payer d’impôts avec l’argent des impôts de ceux qui sont obligés d’en payer. C’est un problème qu’il faudra résoudre, car on ne pourra continuer comme cela. Mais si on n’agit pas ainsi, d’autres pays concurrents s’en chargeront à notre place).
- Ne pas intervenir, c’est laisser la quasi-totalité des pays d’Afrique noire tomber tels des dominos au pouvoir des arabes. C’est donc la fin pour nous qui n’avons plus de ressources.
- Ne pas intervenir, c’est voir affluer chez nous des millions de réfugiés qui achèveraient d’un seul coup notre économie et notre cohésion nationale. Ce qui nous mettrait dans la position d’un pays paupérisé prêt à subir une invasion facile si toutefois nous présentons encore un intérêt quelconque. Il ne resterait plus qu’à nous islamiser, tâche facile envers un peuple terrassé.
- Nous devons garder notre influence dans ce qui est pudiquement appelé la « FrançAfrique ». Seule l’intervention sauvegarde notre crédibilité. Cela rappelle aux africains que si nous n’avons pas les moyens d’influence corruptive des Chinois ou autres concurrents, nous par contre, nous assurons leur protection. Protectorat, diront certains, mais pour ma part, je dirais protection d’un maquereau sur sa gagneuse.
 
Je n’ai pas développé tous les intérêts occidentaux, parce qu’ils sont trop nombreux. J’ai simplement énumérés quelques motivations en exemples. Ceux d’entre nous qui crient à l’exploitation des Africains, des pauvres qui paient pour les riches, et j’en passe, ont raison ! Mais il ne faut pas cracher dans la soupe ! Lâcher le Mali, c’est ne plus avoir de soupe d’ici peu. C’est ainsi. On a bien fait d’aller porter secours au Mali !
 
Ce que je souhaite, c’est que nous puissions un jour transformer nos relations avec les ex-pays d’AEF et d’AOF, en véritable partenariat ("gagnant-gagnant", comme on dit maintenant). Car, actuellement il s’agit toujours d’une relation de dépendance, comme à l’époque de la colonisation.
Mais dans un monde où chaque pays ou bien groupe humain veut conquérir, il est bien qu’en plus de servir nos intérêts, nous ayons un alibi humain. Il y a cent ans on aurait tiré dans le tas.
 
Vive la France et mort aux anarchistes ! (Je ne dirais pas « mort aux cons », parce que c’est un « vaste programme », comme disait le Général)…
 

Posté par zalandeau à 09:48 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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