15 janvier 2019

Le roi est nul

 
Le souverain. Le monarque. L’empereur. À écouter bon nombre de ses opposants, Emmanuel Macron serait donc l’héritier du royaume de France, le maître incontesté des lieux de pouvoir, de Versailles à l’Élysée. Et mon cul, c’est du palais ?
 
Ce petit bonhomme né de la fusion d’un open space et d’une pub De Fursac serait donc l’incarnation de la puissance française ? Ce croquignolesque bureaucrate qui fait passer les répliques d’OSS 117 pour des modèles de diplomatie et qui chie dans son froc au moindre battement de chéquier de Bernard Arnault symboliserait la force et la vigueur de l’État ? A-t-on vérifié cette information ?
 
Depuis quand un valet de la finance internationale et du capitalisme débridé devrait bénéficier de ce traitement de faveur ? Dans quel monde croit-on que le chef du rayon petits pois à Auchan possède plus de pouvoir que la famille Mulliez ? Dans quel univers parallèle le chien du vigile de l’immeuble de Goldman Sachs dicterait sa loi à Wall Street ? Quelle déformation de l’esprit nous fait voir un clasheur de collégien comme un mâle alpha dans l’expression de sa toute-puissance ?
 
Dopé à la vanité, shooté aux hormones de confiance, et propulsé par Rothschild, peut-être que ce petit personnage n’est que le symptôme ultime de la démission du pouvoir politique devant le pouvoir économique. Le dernier clou en or du cercueil qui se referme sur l’espoir démocratique.
 
Pour reprendre la main, sans doute faudrait-il commencer par exiger d’un chef de l’État qu’il travaille davantage pour son peuple que pour ses créanciers, et arrêter de croire Jupiter sorti de sa propre cuisse.
 

Posté par zalandeau à 09:48 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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