03 janvier 2019

Les Mots et Mes Mots

GSM

Ecrit le 12 mai 2008.
Il me revient avoir déjà parlé des mots, de leurs usages, de leurs pièges. 
J'ai parlé des mots de tout le monde. J'ai parlé des mots menteurs, des mots trompeurs...
J'ai parlé des mots des politiciens, forcément menteurs, trompeurs, faux ( et usage de faux )...
Comment un homme politique dirait-il le fond de sa pensée ? Une révolution immédiate secouerait le pays ! 
 
Non, je veux parler de mes mots à moi. Certainement, le sujet en sera beaucoup plus restrictif... 
 
Mes mots, sont le reflet de ce que je pense à un instant T. Oui, bien sur, je n'ai pas toujours les mêmes idées, ni par conséquent les mêmes mots. Car, nous sommes pétris de sincérités successives et je n'échappe pas à la règle. 
 
Je redoute les gens fondu dans un moule de certitudes immuables... 
 
Peut-on changer d'idée ? Oui, cela est tout à fait possible. Les adages fort heureusement sont là pour "cautionner" cette idée : "Il n'y a que les imbéciles...". 
 
Personnellement, je change avec le mûrissement de mes idées... 
 
Est-ce que je change vraiment ? Non ! Si de Gaulle revenait, je serais à nouveau Gaulliste !
 
Bien sûr, avec l'histoire cachée que l'on connaît maintenant, cela nuancerait mon opinion sur lui, mais pas fondamentalement... Car j'adhère toujours aux grands principes et à l'intégrité de cet homme qui a contribué à forger ma personnalité et ma vision des choses. 
 
Quand je gueulais contre le nain Hongrois de la république, je ne gueulais pas contre le Gaullisme. Qui a dit qu'il était Gaulliste ? Lui ? Et on le croit ? Il ne faut pas croire les mots menteurs des politiques. 
 
C'est précisément parce que j'ai conservé mes idées, que je dénonce, à droite, à gauche et au milieu, ce qui ne me plaît pas, car tout n'est pas noir, tout n'est pas blanc, mais tout peut comporter des aspects très critiquables... 
 
En fait derrière mes mots, il y a surtout un caractère, une volonté, l'envie d'analyser, de comprendre, d'anticiper cette dérive funeste, l'envie de faire comprendre à ceux qui ont le nez dans le guidon, ce qui va se passer... 
 
Quand mes mots parlent de moi, la chose n'est pas aisée. Je sais maintenant laisser ce voile de pudeur que je maintenais devant moi, lorsque j'étais plus jeune. Je sais dire que je me suis trompé, quand je le pense. Je sais aussi dire si mes pensées sont contradictoires et que je ne parviens pas à savoir quelle est la bonne.
 
Je n'ai plus cette honte de l'erreur. La vie m'a enseigné que l'erreur fait partie intégrante de notre construction mentale... 
 
La seule chose que je redoute encore, dans mes mots, c'est la souffrance, c'est le piège que l'affectif tend sur notre chemin... Et c'est quand même par des mots exprimés que l'on peut sortir de cette souffrance... 
 
Ceux qui n'ont pas de mots, n'ont pas la chance de pouvoir se libérer... 
 
Notre société enchaîne ainsi la jeunesse, en la privant du bagage des mots, pare ue l'inculture est la nouvelle orientation de l'éducation. 
 
Quand je dis la société, je veux dire, les puissants, qui savent, que les mots sont délivrance et pouvoir (pour eux). 
 
Alors quand on veut garder le pouvoir pour soi, on garde le pouvoir des mots pour soi... 
 
C'est là que commence le mal de notre société...
 

Posté par zalandeau à 10:15 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
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