Ma maman a eu un pacemaker alors qu'elle avait moins de 70 ans. Impeccable ! Cela a prolongé sa vie beaucoup, même énormément...
Oui, mais voilà : Trop ! Elle a fini les cinq dernières années de sa vie, grabataire, à presque 87 ans...
Et les deux dernières années sans pouvoir ni bouger, ni parler.
Elle a enduré des souffrances sans pouvoir les exprimer, privée des soins habituels aux autres malades, entourée de personnels soignants soulagés de leur conscience professionnelle, par l'évidence d'une impunité assurée...
Seul son cœur tenait grâce au pacemaker... Par la faute du pacemaker, devrais-je dire...
C'est pourquoi, je refuserais ce genre de bidule, si le choix m'est présenté un jour.
Ils ont eu beau prétexter le non-acharnement thérapeutique, je crois que laisser souffrir sans anti-douleur, laisser des crevasses et des escarres sans soins, ne pas donner à boire ni à manger, avec un goutte à goutte, baigner dans ses excréments une couche au cul... Est-ce humain ?
 
Cela pose la question beaucoup plus vaste de l'euthanasie...