GSM

Ecrit le 1er juin 2014

 

Elections Européennes :
 
Faut-il que nous baissions les bras, nous, peuple, qui sommes en train de couler littéralement ?
 
Et bien le rassemblement bleu marine a été le seul à semer un très léger trouble dans la gent politicienne UMPS...
 
Si Méluche avait été capable de rassembler autant, c'est Méluche qui aurait eu nos faveurs. Mais sa rigidité dogmatique et sa virulence sont un handicap que sa complaisance à l'ouverture des frontières renforce en le rendant complice involontaire des dirigeants libéraux dont c'est l'un des dogmes...

 
Si Dupont Aignan ou Nouvelle Donne avaient eu un peu plus d’aficionados, ils auraient eu nos faveurs. Mais nous savions bien que leurs scores de moins de 5% répartiraient leurs voix entre les ténors UMPS... Alors, qu'ils grandissent, ils sont trop petits pour nous servir à quoique ce soit... 
 
Nous en avons marre. Tant que nos institutions seront bafouées par nos élus, ce sera ainsi. Et tant que nos institutions ne changeront pas, cela restera ainsi.
C'est d'ailleurs pour cela que les gens ne veulent plus de cette démocratie faussement représentative, qui trahit à chaque fois ses électeurs.
Avec nos votes, nous voulons faire entendre que nous voulons une démocratie directe, un contrôle et des sanctions sur des élus qui ne respectent pas leurs promesses, un respect de nos choix.
 
Pouvons-nous approuver un connard qui fout notre référendum de 2005 aux orties ? Pouvons-nous approuver un autre connard qui accepte de se passer du référendum pour valider l'entrée des nouveaux pays impétrants dans l'Europe ? Acceptons-nous cette UE, alibi des politiciens nationaux complices et instigateurs, qui est un moyen détourné de nous faire retomber au niveau du capitalisme du 19ème siècle ? Seuls les gens du secteur privé peuvent nous comprendre. Nos enfants même diplômés n'ont pas de taf. Ils n'ont aucun avenir. La colère gronde. Est-ce que vous le voyez, ça ?
 
J'achetais des pneus Michelin parce qu'ils étaient Made in France. Ils sont devenus Made in Hongrie. Qu'est-ce que je fais ? Je fabrique mes pneus moi-même ? (Depuis l'usine a de nouveau délocalisé de la Hongrie vers la Pologne et la Roumanie. Ils sont contents aussi les Hongrois ! Bien fait pour eux. N'avaient qu'à pas générer la famille Sarközy de Nagy-Bocsa !)
 
Qu'est-ce qu'on fait ? On laisse tomber les bras ? Non ! On prend le premier levier, la première baramine qui tombe sous nos mains, ce fut Bleu Marine cette fois-ci et on tente de faire vaciller ce pouvoir qui se fout de nous.
Les inamovibles de l'UMPS se sont déjà rendormis sans plus de problème de conscience que ça, à part diaboliser, c'est tellement plus simple. Et leurs aficionados ne sont pas des veaux (comme disait de Gaulle), ils sont des poissons rouges (une seconde de mémoire vive), ils revotent pour les mêmes ! C'est deux tiers des Français qui veulent changer notre système politique, c'est donc deux tiers qui auraient du rejeter le système et non seulement dix pour cents !  C'est pas près de changer, ils peuvent dormir tranquille, ceux à qui nous confions à tort et contre notre volonté, notre destin depuis si longtemps...
 
Ah, évidemment, nous ne sommes pas de ces gens malléables qui s'abstiennent croyant emmerder nos gouvernants... Ceux-ci rigolent bien des abstentionnistes, car même s'il n'y avait que 5 % de suffrages exprimés, ils continueraient ce petit jeu de "c'est moi le chef et demain ça sera ton tour"...
 

Parfois je me demande même si une partie des abstentionnistes ne font pas consciemment le jeu des comploteurs qui nous gouvernent...
Et un jour, ces gens qui nous gouvernent diront la main sur le cœur "le peuple n'est pas intéressé par la politique, nous allons supprimer les élections et rester entre nous"... Cela nous pend au nez, c'est plus proche que ça en a l'air, si on continue à sous-réagir ainsi...

 
Et pourtant ce n'est pas vrai ! Nous ne sommes pas indifférents ni inintéressés, nous sommes dégoûtés, indignés, révulsés par la politique, ou plutôt par ceux qui la pratiquent en dépit de nous, contre nous. Nous nous intéressons à notre avenir et nous voyons bien qu'avec cette bande d'écornifleurs, nous n'en avons aucun (d'avenir)...
 
C'est ce qu'ils veulent : revenir à la monarchie en plein jour, au lieu de cette monarchie déguisée et faussement alternative à deux partis qui jouent le sketch des frères ennemis...
 
Alors, nous nous considérons, comme des résistants et bien entendu, tous ceux qui nous diabolisent ont plutôt des attitudes de collabos passifs selon moi : Tous aux abris, on ne fait rien et on regarde... C'est l'éternel point de vue relatif au coté où on se place...

 
Nous, les 10% de l'électorat, nous avons voté Bleu Marine ! Parce que les Français, les travailleurs, vous savez, ceux qui faisaient douze heures par jour sans rechigner, ceux qui ne peuvent plus les faire parce qu'il n'y a plus de boulot, ceux qui sont en danger parce que l'Europe fait régresser leur niveau de vie avec la complicité de dirigeants vendus, en ont marre !
 
Nous ne parlons pas aux faignants qui ont une place à vie. Nous ne parlons pas pour ceux qui ont une rente de situation et veulent garder les choses en l'état actuel...
 
Nous avons voté pour Marine et s'il fallait le refaire, nous le referions !
 
Mais attention ! Nous ne voterions par forcément toujours pour son parti ! C'est pas de l'amour, c'est de la stratégie ! Mais dans la vie il faut être suffisamment opportuniste pour saisir les moyens qui se présentent à nous. En l’occurrence il n'y avait qu'un seul moyen . Alors, nous l'avons saisi. Maintenant elle est obligée de bosser pour nous, si elle veut se maintenir...
 
Est-ce que nous, nous diabolisons ceux qui continuent à voter  comme avant ? Non ! Parce qu'avant, nous faisions comme eux ! Mais nous, nous avons eu le courage de venir au bureau de vote et de dire : NON, ça suffit !
 
Il est inutile d'autre part de prendre le contrepied de la diabolisation et de dire "ce sont des pauvres gens un peu dérangés, des idiots, des simplets, des malades", parce que cela nous ferait ressembler aux collabos qui traitaient les résistants de rebelles, de terroristes, de fous, afin de se justifier et de se donner une contenance avec le beau rôle en plus...
 
Nous aurions bien aimé une révolution, pour mettre en place une démocratie directe qui contrôlerait son exécutif . Mais je crois que personne n'aura le courage d'y aller ni de la faire... Pauvre France, tu n'es plus qu'un souvenir...
 
Nous avons essayé de faire quelque chose et nous continuerons. 
 
Alors, veuillez nous respecter, nous faisons le sale boulot pour vous ! Merci d'avance !