GSM

Ecrit le 20 avril 2014
 
Un souvenir en entrainant un autre… Cela se passait en 2002...
 
S’agissant de la même boite dont j'ai déjà parlé précédemment, mon dernier employeur en fait. J'évoque une époque plus ancienne… Celle de mon embauche…
 
Je dois préciser que le patron à cette date là, était le Père du patron que j’ai ridiculisé lors d’une convocation dont j'ai déjà parlée. Il est mort à 74 ans, deux ans après mon embauche sans avoir pris sa retraite. C’est le seul patron sur la tombe duquel j’ai pleuré. C’était un véritable entrepreneur avec ce que cela comporte de créativité, de management, d’esprit de qualité et de dynamisme. Son fils étant la quantité négligeable de l’entreprise…
 
Je passe donc sur les entretiens d’embauche, qui ne présentent que peu d’intérêt, étant donné que le patron voulait m’embaucher absolument (suite à mes prestations intérimaires et en CDD), alors que personnellement le boulot ne m’intéressait que très peu.
 
Lorsqu’on me présente mon contrat en deux exemplaires déjà signés par le patron, j’exige de pouvoir lire l’entièreté du document (parce qu’on voulait me tourner les pages pendant que j’aurais signé allègrement !).
Bien m’en pris, comme toujours. Erreur sur le salaire, erreur sur la qualif, erreur sur le coeff.  Et bien évidemment toutes à mon désavantage. Enfin bref, j’ai fait modifier deux fois le contrat. A chaque fois j’ai relu, car réintroduire une erreur à l’occasion de la correction d’une autre est monnaie courante…
Petit coquin farceur ce patron ! Mais du coup, il m’a donné 12.000 F annuels de plus que ce que j’avais demandé, du seul fait je crois, qu’il n’ait pas pu prendre en défaut ma vigilance. Il faut bien dire que cela le confortait dans la confiance qu’il pouvait avoir dans son futur économiste…
 
Après que fut apposé mon paraphe, il vint me rejoindre avec son Directeur d’affaire, l'air satisfait… Je lui décochais ma dernière flèche…
« Vous savez je n’ai pas voulu dénaturer le document que je viens de signer. Mais sachez que, en ce qui concerne la clause de non-concurrence après mon départ… Je l’ai vue… Et je l’ai signée… Etant donnée qu’elle est léonine et donc réputée non-écrite, c’est avec plaisir que je l’ai signée ».
 
Il a éclaté de rire et m’a dit « décidément rien ne vous échappe »…
 
J’espère que ce qui précède sera didactique et que des jeunes concernés, qui passeraient devant ce texte en feront leur profit.
 
Mais attention ! Avec cette dérive de la dérégulation aussi bien du code pénal que du code du travail… Méfiez-vous et renseignez-vous : La clause de non-concurrence en cas de départ pourrait redevenir légale… Tout est possible dans le monde pourri de nos dirigeants libéraux...